09/12/2006
Le scandale Pascal Sevran: le ministre de la culture condamne des "propos infâmes"
Le ministre de la Culture condamne avec vigueur, Jack LANG, en ami, se porte temoin de moralité: "Une polémique qui a été engagée récemment contre Pascal Sevran, laisse à penser qu'il aurait pu tenir des propos racistes. Pascal Sevran est un ami de longue date qui a été proche de François Mitterrand. C'est un écrivain et comme tel, sa liberté d'écriture et de pensée relève de sa conscience.Il advient que je ne partage pas toutes ses convictions politiques. Je souhaite simplement témoigner, avec force, que par ses comportements et par ses actes, Pascal Sevran est profondément antiraciste." Ah! bon... Il est quoi alors?... La justice est saisie. A LIRE SUR DpJ, le Droit pour la Justice >>>>>
02:00 Publié dans Coups de colère | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sevran, justice, racisme, Lang
Carnet de campagne: Et si Jack Lang avait eu raison avant d'avoir tort?
Elle est drôle, parfois, la vie d’un journaliste… Voilà quelques bonnes semaines que je savais que Jack Lang dans son livre-tremplin ("Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur moi") programmé pour sa candidature ne ménageait pas ses critiques envers Ségolène Royal.
Je n’en ai pas fait état. Parce que je n'avais pas les preuves en mains (donc par déontologie). Parce que j’ai eu la chance de fréquenter un peu Edgar Faure qui m’a beaucoup appris en terme de cynisme, d’opportunisme et de versatilité politiques, donc qui m’a enseigner l’art de relativiser les choses…(Vous connaissez sa formule : « ce n’est pas la girouette qui tourne, c’est le vent »…). Et parce que (aveu !) j’apprécie Jack à un point tel que même ses défauts me semblent des qualités dans le « microcosme » (Barre dixit) assez marécageux qui gouverne (mal) la France depuis 25 ou 30 ans.
Sans doute aie-je pêché par paresse : des preuves, j’aurais pu en avoir. Mais ce type d’"investigation" pour des rubriques « poepe » plus que pour des « éditos » ne m’amuse plus guère…

Mais « l’affaire du livre de Lang » rebondit. Et le NouvelObs.com se régale…Allez y faire un tour. Ne serait-ce que pour prendre connaissance des versions des uns et des autres. De celle de l’éditeur, frustré. Et de celle de l’auteur, castré dans ses élans présidentiels. Moi, je n’ai rien à trancher, à juger et à dire. La justice est saisie, d’ailleurs…
Mais il est des phrases (démenties ou retirées) mises dans la bouche de Lang que je connaissais (je ne vous dirai pas de qui et d’où : secret des sources…)
« Hollande a manipulé tout le monde, en me faisant travailler sur le projet socialiste alors que Ségolène n’était jamais là.(…) « Ce couple a privatisé le parti à son profit. C’est un déni de démocratie. ».Ségolène ? : « Elle n’en a aucune expérience, ni à l’international, ni dans un grand ministère. » (…) « On ne peut pas jouer uniquement de son charme, ne rien dire, et espérer devenir présidente. »
Jack Lang apporte un démenti formel (of course!). Didier Jacob, du Nouvel Observateur, sur son blog “Rebuts de presse” doit seulement illustrer cette phrase prêtée à Mitterrand que Lang aime citer : « Méfiez-vous des journalistes, ils sont serviles et moutonniers. » (ce qui n’est pas toujours vrai, heureusement).
La boulette portugaise de Ségolène
« Moutonniers », nombre de journalistes (français) l’ont été en commentant « l’accueil enthousiaste » dont a bénéficié Ségolène lors de sa première apparition devant le congrès du Parti socialiste européen… Bien sûr qu’elle a été accueillie par des applaudissements, par des hommages, par des phrases du type : « La parole est à la future Présidente de la République française ». Mais les images font, souvent, écran. C’est le gros problème de la télé d’ailleurs…puisque l’essentiel est (presque) toujours hors-cadre, sauf quand on veut frapper l’émotion plus que l’esprit.
Dans sa déclaration, la reine du PS a commis une « boulette ». Sur la Banque centrale européenne. C’est gentil de vouloir flatter l’aile « euro-sceptique » du PS. Mais il faut savoir ce que l’on dit, là comme ailleurs. Même Hollande s’est cru obligé de rectifier le tir…En « tempérant » les propos de sa compagne qui avait été trop « fabusienne » (version "démago" 2005)

Hollande et « l’esprit des traités »
La candidate socialiste jeudi, devant le congrès du Parti socialiste européen, à Porto, avait critiqué le président de la BCE, Jean-Claude Trichet, affirmant qu'il n'avait pas à "décider de l'avenir de nos économies", cette tâche revenant "aux dirigeants élus".
"Nous devons revenir à l'esprit des traités avant de vouloir les modifier", a déclaré Hollande, ce vendredi, devant le m^me Congrès.
Une remise en question de l'indépendance de la banque centrale supposerait, en effet, de réviser les traités européens. Ceux-ci interdisent actuellement aux Etats-membres de la zone euro d'interférer dans la conduite de la politique monétaire de la BCE. Et Ségolène ne doit pas prendre ses rêves, réels ou calculés, pour des réalités. Sauf à sombrer dans le défaut bien français de bne vouloir qu’une Europe française
Le professeur Delors fait la leçon à Ségolène
Egalement présent au congrès, l'ancien président de la Commission européenne Jacques Delors a dans son style feutré tancé Ségolène Royal. "L'euro protège mais l'euro ne dynamise pas", parce que "d'un point de vue technique, on demande trop à la monnaie et pas assez à l'économie", a-t-il expliqué. Jacques Delors a rappelé que son rapport de 1989, qui a ouvert la voie à l'Union économique et monétaire (UEM), reposait sur "l'équilibre dialectique entre l'économique et le monétaire".
Outre le pacte de stabilité et de croissance, qui encadre les politiques budgétaires des pays membres de la zone euro, "il aurait fallu un pacte de coordination des politiques macro-économiques". Mais pour cela, les Etats-membres auraient dû reconnaître une capacité de jugement et d'orientation à la Commission européenne, ce qu'ils n'ont jamais voulu, précise celui qui a présidé à Bruxelles de 1985 à 1994.
Trouver une issue, selon Jacques Delors, "implique, non pas le changement des statuts de la BCE", mais faire de l'UEM "une véritable coopération renforcée, avec un budget propre permettant d'accompagner les efforts des Etats", et peut-être "un fonds d'intervention conjoncturel" à utiliser "de manière raisonnable".
Selon lui, il faudrait aussi "une harmonisation minimale à l'intérieur de l'UEM, notamment en ce qui concerne l'assiette de l'impôt sur les entreprises puis ensuite sur les taux".
Eh oui ! Delors sait de quoi il parle, lui. Mais Ségolène, là comme dans (presque) tous les domaines a le temps d’apprendre. N’est-elle pas « énarque », cette fervente supportrice de « L’Europe des gens » ? Peut-être proposera-t-elle un livre à l'ex-éditeur de jack: "Tout ce que je voudrais savoir et que vous ne saurez jamais". J'arrête.je deviens mêchant.Et l'ex-éditeur de Lang ne se laisserait sans doute plus prendre... Mais pour en revenir au fond du problème, une question se pose: Et si Lang, dans ses déclarations auto-censurées ou démenties sur Ségolène, avait raison? Chut! Il a rallié Ségolène... et il a démenti les propos qu'on lui prête. "Tout ce que vous ne saurez jamais sur tout ce que vous aimeriez savoir".
Daniel RIOT
01:35 Publié dans Présidentielles 2007: carnet de campagne | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Ségolène, PS, présidentielles, europe, lang, delors
02/10/2006
Le renoncement "militant" de Jack...
>>> Emouvant, Jack. Quel esprit de solidarité ! Quel militantisme ! Il dit adieux à ses ambitions présidentielles, non comme un « toutou » qui obéirait à l’injonction d’un maître, mais comme un « serviteur » du PS, conscient de ses responsabilités. Il ne veut pas ajouter de la division à la confusion. Il sacrifie ses ambitions sur l’autel des intérêts supérieurs du Parti. La rose au poing reconnaissante…
Les psycho-politologues (si à la mode sur les plateaux de TV) vont encore commenter les problèmes de celui qui a plus d’envies que de réelle volonté, comme après son décrochage de ses ambitions parisiennes…
Moi, je l'aime bien, Jack. Et contrairement à bien des "politiques", il gagne à être connu de près. Il est le contraire de ce que dit Raffarin à propos de Ségolène "Elle séduit de loin. Elle fait peur de près". Ah! Ce Raffarin...
Une question tout de même : à quoi bon des « primaires » si le choix "démocratique" n’est pas le plus large possible ? Lang incarne une gauche que ne représente ni Ségolène, ni DSK, ni Fabius, non ? Son refus de ne pas confier à PPDA en faveur de qui il se retire tient de la coquetterie et du souci de se ménager de futures « plages » médiatiques : il faut savoir distiller ses infos quand on fait de la politique. Cela fait partie du jeu."J'appellerai à voter pour le candidat qui me paraîtra le plus capable de mener une révolution politique, une révolution économique et sociale, et une révolution du savoir", a plaidé Jack Lang, appelant à battre ce "gouvernement antisocial et arrogant". Trois Révolutions en Une: qui, lui mis à part, peut assumer une telle tâche? DSK peut-être... Sûrement pas Fabius dans ses "habits neufs" de "bobo gaucho"... Nous verrons.
Mais visiblement, depuis le retrait de Jospin, tout se fait (à la tête du PS) pour que Ségolène l’emporte au sein du Parti dès le premier tour… Face à l’unité de la droite, ce serait mieux peut-être. Cela éviterait à François Hollande bien des tractations en coulisses désagréables. Cela épargnerait à Ségolène de faire des promesses qu’elle ne serait pas sûre de tenir. Et cela couperait l’herbe sous les pieds de Sarko qui ne cesse de vouloir montrer que « l’UMP est la contraire du PS » en termes de cohérence et d’unité. Nous verrons.
>>> Admirables Sarko et de Villepin réunis par un esprit de famille salué unanimement (y compris par Jean-Louis Debré) au sein de l’UMP. Malgré les divergences de fond et de forme. Plus de « guéguerre des petites phrases », c’est promis. En attendant, Raffarin (très en verve) pense que Sarko devrait quitter "vite" son ministère. Cela clarifierait les choses. Mais qui va à la chasse... risque d'être victime de chasseurs. Sarko est prudent et sait jouer sur tous les plans. Jusqu'à quand? Nous verrons.
>>> Intéressante, cette pré-campagne qui a commencé très tôt. Et très fort. Dans un contexte national, européen et mondial chargé d’incertitudes. Et un futur proche à de multiples inconnues… Aucun scénario n’est écrit. Pas même celui que prépare peut-être Chirac qui doit être à la fois agacé, amusé et stimulé par le déferlement de livres, de docs, d’échos qui le concernent, le mettent en cause et critiquent déjà un bilan qui n’a rien de clos… « Haro sur Chirac ! » C’était le thème de « C dans l’air », inspiré par un bon article du Figaro, d’aujourd’hui… Quand on tire trop sur une ambulance, il arrive que l’ambulancier (ou le malade) se rebiffe. Nous verrons.
>>> Révoltante, cette info publiée et commentée par Le Monde (entre autres). Parmi les promesses non tenues de Chirac : la réforme du statut pénal du chef de l’Etat ! Le parlement, paraît-il , ne disposerait pas assez de temps d’ici le printemps… Là, qui se moque de qui ? Finalement, c’est peut-être Bayrou qui est dans le vrai : il est temps d’en finir « avec le monopole à deux, du PS et de l’UMP » Trop d’alternances en 25 ans n’ont pas offert de vraie alternative : la vraie « rupture » serait celle d’un centre « central ».Mais comment jouer le « Centre » sans retomber dans le « Marais », dans le « centre mou » ? Nous verrons.
21:40 Publié dans Présidentielles 2007: carnet de campagne | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, présidentielles, Lang, Pas, sarko, de Villepin, raffarin
29/09/2006
Présidentielles: La Course à l'Elysée n'est pas un Paris-Dakar ... Et si nous parlions des programmes, des projets, des "engagements"?...
« Maintenant, les choses sérieuses commencent », dit Dominique Strauss-Kahn en confirmant sa candidature à la candidature en ce vendredi où l’on apprend que tous les « aspirants » disposent de leurs parrainages, y compris Jack Lang qui a du subir une blessure d’amour-propre en ayant autant de difficultés à décrocher ses « signatures » …
En attendant encore quelques clarifications (dont celle, importante, mais difficile de François Hollande dont je n'ose plus imaginer sa vie domestique... Cet Homme est un Héros! ), nous nous trouvons donc, au PS, avec sur la ligne de départ, trois Eléphants et une Gazelle. Jean de La fontaine, priez pour eux... Je résume, à ma façon....En oubliant ceux (et celles) qui auraient dû ou pu être de cette "course",
Bernard Kouchner, par exemple... Celui qui dit fort justement:: "C'est dur d'être de gauche,
aujourd'hui, en France, surtout quand on n'est pas de droite"... Ce n'est pas de l'humour, mais un diagnostic...médical, ou presque. Kouchner gêne les moins intelligents que lui: ce n'est pas BON pour une France qui se cherche sans se trouver...

>>> DSK le plus crédible à bien des points de vues. Un économiste qui ne sombre pas dans l’économisme. Un homme de terrain (Sarcelles, vous connaissez ?) et de dossiers. Un homme de culture et de convictions. Un homme politique qui a la trempe d’un Homme d’Etat. Anne Sinclair, malgré ses qualités, n’ y est pour rien, même si DSK peut compter sur elle, sur son intelligence et ses bons conseils. S’il ne réussit pas aux Présidentielles (à cause de sa confession, peut-être, ce qui serait grave pour la France, mais PMF en a su quelque chose ! ), DSK ferait honneur à la France en jouant les Premiers ministres… Je suis sûr que Ségolène y pense. Et Bayrou aussi…Heureux les pays qui peuvent, comme la France, peut-être, se passer des talents de tels Hommes d'Etat. Ce peut être aussi de l'inconscience...
>>>
Jack Lang, le plus sympathique pour bien des gens, notamment pour ceux qui savent que culture et politique sont indissociables, surtout en cette ère de dépersonnalisation de l’individu. Ceux qui lui trouvent, comme les "Guignols", ce soir encore, un « coté Régine » oublient ce qu’on lui doit et ce qu’il pourrait nous apporter encore (pas seulement le jour de la fête de la Musique). En matière de « paillettes », il y a pire…A gauche, et à droite. Et je sais, après expérience, qu’il a des facultés d’ écoute bien rares dans ce « microcosme politique » que Barre dénonçait avec raison et pertinence. "Jack "a tous les défauts de ses qualités, mais il a aussi toutes les les qualités de ses défauts. Et elles sont nombreuses et précieuses...
>>>
Laurent Fabius. Cet ex- "petit jeune" enfant gâté d’un mitterrandisme à la mode et en mode, a sans doute grandi trop vite.... Et il a en vieilli mal, malgré la moto et un livre de (fausse) jouvence « routarde » (puisqu’il a renié ses engagements européens et piétiné les règles de fonctionnement du PS sur l’autel de ses ambitions présidentielles)… Mais il reste une « tête d’oeuf » remarquablement calculatrice et un orateur redoutable.
Avec un pouvoir de nuisance que les meilleurs des Chiraquiens pourraient lui envier. lui qui pourrait être un des leurs, ce "champion de la gauche authentique"....
La politique dans ce qu'elle a de plus détestable?
Pour moi, oui. Je l'ai rencontré dans un diner au Parlement européen; à Strasbourg, voilà bien longtemps déjà, qui m'a fait froid dans le dos....
Sa suffisance était une forme d'outre-cuidance... Il; avait sur l'architecture du "palais de l'Europe" des certitudes qui envoyaient les Prix de Rome, la municipalité de Catherine Trautmann, Gicard d'estaing, Mitterrand, et le monde entier dans les orties de la médiocrité....
Il est resté suffisant et outre-cuisant. Pauvre Laurent! Mitterrand m'en avait parlé, dans un entretien profesionnel:
"Cest l'un des jeunes qu'il nous faut. Mais saura-t-il rester jeune longtemps?... C'est dur, la jeunesse. il faut l'assumer sans impatience... " Une leçon qui ne concerne pas que "Fafa", le favori d'une époque de "Mi-Mi" ... Fabius, tel que je le conais, me sort par les trous de nez, les oreilles et tout ce qui peut ressembler à des orifices. Non à cause de ses origines, mais en raison de ses ambitions d'avenir et de ses cyniques trahisons. il est pour moi la caricature vivante du "socialiste-traite" qui me fuir et le traitres et le socialisme... Désolé, Laurent! Je juge sur ce que j'ai vu, non par ce que l'on a pu me dire...Et votre action, intellectuellement crimlinelle, au moment du référendum sur le Traité constitutionel européen, n' en rien constitué une surprise. Tout juste, une confirmation... L'imposture n'est pas "politiquement coorecte", car elle est moralement condamnable... Ma seule surprise, c'est que vous soyiez (encore) au PS un candidat àla candidature... J'ai peur pourle PS et pour la France....
>>> Ségolène ROYAL ... Elle reste mystérieuse, à tel point qu’Alain Duhamel, en janvier, ne l’imaginait pas dans ses « Prétendants » …On aurait tort de sous-estimer ses « réseaux », son toupet voire son cynisme et cette habileté sans laquelle il vaut mieux ne pas faire carrière en politique : « C’est dans la nature des choses », redirait De Gaulle. 
Elle a déjà réussi un bel exploit qui confirme la « poepolisation » (un mot aussi vilain que les réalités qu’il recouvre) de la politique, sous les influences conjuguées et interactives des sondages, de l’audimat, de l’info-spectacle, de la com’cul et de la politique-show…Et des impostures en tous genres. N’avait-elle pas osé prétendre qu’elle avait lancé, par anticipation, la première « pétition européenne » prévue par le projet de traité constitutionnel …six mois après que cette « première » (sur la « Justice en Europe ») ait été lancée…
Tout « politique » est « un voleur d’idées » , et c’est logique, mais l’honnêteté se juge à des détails…Là où le diable se loge, selon un proverbe alsacien…Là, je ne commente pas : je témoigne. Trop de mails sont restés sans réponses…A Ségolène et à ses servives.Le réel prnd toujours sa revanche sur le "paraître", même en cette époque où l'on prétend le contaire...
Désolé, Madame en Charentaises à Hauts- talons qui dirige cette Région de Poitou-Charentes, et qui est à la fois celle de Jarnac (donc de Mitterrand) , du Futuroscope ( donc de l'avenir), de Raffarin (que vous avez battu) et de Cognac (la ville natale de Jean Monnet),: la confiance ne se décrète pas.
Confidence: J'ai une faiblesse : n’étant pas membre du PS, je n’aurai pas dans ces fausses « primaires » à me prononcer pour ou contre vous…Mais je me fais une autre idée du socialisme et de la politique. Naïveté, sans doute…J'ai un regret:: je voudrais tant qu'enfin une Femme soit Présidente de la République. Mais faut-il que des femmes assoiffées de pouvoirs aient ainsi, autant, les mêmes défauts que les Hommes? Les attaques "matchos' dont vous êtes l'objet me révulsent... Mais vous affichez trop de défauts trop masculins pour que votre sexe deviennent un atout. Le Pouvoir, Madame, entaîne visiblement des effets colatéraux asexués.
En résumé: Le bref « Paris-Dakar » que vous avez entrepris ,en « star des sondages » (qui a su soigner et modifier une image un peu ringarde voire archaïque et « réactionnaire » n’ést qu’un prélude à un drôle de safari. Qui n’a peut-être pas fini de surprendre…. Le PS peut être fier de sa démocratie interne, si vivace, (il l’était déjà avant le référendum sur l’Europe !), mais, comme disait Jospin, cela ne va pas sans un certain « tohu-bohu ». Assez peu conciliable avec le rôle que doit jouer un parti de gouvernement digne des idéaux qu'il prétend défendre...
Les « choses sérieuses » ne devraient pas se résumer à ce "safari" et à ces bombardements de petites phrases qui finissent pas assommer le plus passionné de la "chose " politique. Il est temps de parler programmes, de projets, de propositions précises. D’engagements. De « contrats de quinquennat »
Or, les socialistes qui, sous l’influence de Fabius et de ses amis, qui ont su imposer leur loi de « vainqueurs du NON » , ont mis au point un « projet » qui se résume en une bien vilaine synthèse d’idées rarement novatrices et qui est une vraie faiblesse que le nombre des candidats " de qualité" ne fait pas oublier. Or, les dossiers ne manquent pas. Ils sont tous chauds et urgents. Et les pirouettes médiatiques, les coups de bottes en touche ou les appels aux « citoyens-experts » (ou aux « experts-citoyens », je ne sais plus) ne suffiront pas…
Une « Présidentielle », c’est l’élection d’un Chef de l’Exécutif : nous sommes (encore) dans une démocratie « représentative » et notre Constitution donne au Chef de l’Etat des pouvoirs (et des responsabilités) considérables… Avec, on l’oublie trop, des pouvoirs de vie et de mort, y compris « nucléaires » sur une partie du monde, et sur nombre de « citoyens du Monde »… Qui peut en être digne? Notre césaro-monarchisme republicano-régicide doit être réformé en profondeur. Ce devrait être l'enjeu majeur de cette consultation du XXI siècle...
Un exemple, parmi d'autres, dûs à un de ces Hasards (?) de l’actualité qui devraient faire réfléchir: Les candidats (pas seulement du PS) devront rapidement répondre aux responsables des Université françaises dont l’appel n’a pas eu l’écho médiatique qu’il méritait…La conférence des présidents d'université (CPU) veut faire de la "refondation" des universités un des thèmes majeurs de la campagne présidentielle, a annoncé son vice-président, Yannick Vallée. La CPU, qui réunit 102 établissements d'enseignement supérieur, compte s'adresser aux candidats pour leur faire part de sa vision de l'université du XXIe siècle, qui passe notamment par une réforme de la "gouvernance".
"Le système actuel n'est pas adapté, estime M. Vallée. Il faudra bien qu'un ministre ait le courage de mettre les partenaires autour d'une table." Depuis les lois Faure, de 1968, et Savary, de 1984, le mode de gestion des universités n'a pas évolué. Leurs conseils d'administration fonctionnent à la façon "d'un comité d'entreprise", considère le vice-président de la CPU. De fait, les stratégies définies par les conseils d'administration apparaissent souvent comme la somme des décisions de groupes de pression représentant les différentes disciplines et les différents syndicats. "Il faut que les conseils s'ouvrent à la société civile et admettent 50 % de personnalités extérieures", notamment des chefs d'entreprise, estime M. Vallée.
Le sujet est politiquement sensible. Jospin avait (bêtement) désavoué son ami Allègre, pourtant courageux Et Luc Ferry, désavoué par les sines sous la pression de la rue, avait dû renoncer, en novembre 2003, à son projet visant à renforcer l'autonomie des universités.
Les représentants de la CPU estiment une telle réforme possible pendant "l'état de grâce" qui suit traditionnellement les élections présidentielles. "Je réclame que le prochain gouvernement soit visionnaire sur l'université. S'il ne fait pas cette réforme, personne ne la fera", martèle Yannick Vallée. Autre problème rencontré par les universités : leur financement. "Il manque de l'ordre de 3 milliards d'euros par an", estime la CPU.
Eh ! Oui. Et les « SOS RECHERCHE » qui sont lancés, ce week-end encore, par des chercheurs qui se battent avec courage en prêchant dans le désert vont dans le même sens…
Ils, ou elles, nous proposent quoi, sérieusement, les candidat(e)s aux Présidentielles? …Il faut imposer des soirées du type « Théma » sur toutes les chaînes publiques pour que les questions-clefs dont dépend l’avenir de la France, chez elle, en Europe et dans le monde soient abordées, non par des polémiques d’aboyeurs, mais par des discussions de fond…Le problème, c’est que l’audimat privilégie les nouveaux bateleurs de foire (d’empoigne)
>>> Puisque nous parlions de recherche, d’université, d’enseignement : un rappel qui n’a pas fait l’objet de beaucoup de débats de fond…..Selon une étude de l’OCDE, comparée aux autres pays riches, la dépense publique de la France en éducation n'atteint pas le taux moyen (9,5 sur 20 : une sale note au niveau "international".. Peut nettement mieux faire… Mais qui le fera? La droite, la gauche, ou le Centre "central"? Je prends peur... Seuls Bayrou et DSK me semblent crédibles dans leurs "programmes" sur ce plan si essentiel. Ferais-je une erreur? Ou decrais-je relire les "propositions " des uns et des autres? Je ne suis qu'un "expert-citoyen"...
Malgré une forte amélioration de ses performances en matière d'éducation primaires ces dernières décennies, la France voit s'aggraver son retard dans divers domaines par rapport aux autres pays riches, ceux-ci ayant progressé plus fortement.
Ainsi, les titulaires d'un diplôme de fin d'études secondaires (CAP, BEP et baccalauréat) représentent, en France, 80 % d'une classe d'âge, quand l'Allemagne, la Finlande ou la Corée du Sud atteignent ou dépassent les 90 %. Or, la France affiche un taux de chômage parmi les 20-24 ans non scolarisés et sans diplôme de 23,7 %, soit la plus forte proportion de l'OCDE après la Pologne et la République tchèque.
>>> Autre chiffre : Le taux d'obtention d'un diplôme universitaire (licence, maîtrise ou diplôme d'ingénieur) n'est que de 22 % dans une classe d'âge (contre 24 % pour la moyenne des pays de l'OCDE ou 30 % aux Etats-Unis) tandis que les diplômés des filières courtes (titulaires d'un DUT ou d'un BTS) atteignent 16 % d'une classe d'âge, contre 11 % en moyenne.
Je sais : ce n’est pas drôle…Et on en parle ni dans Voici, ni dans Voilà, ni dans Gala… Mais c’est le type de questions qu’il faut aborder de front, si l’on veut que l’élection d’un chef de l’Etat soit d’abord un problème de fond, et non un jeu de télé-virtualité du style « République Académie »…
« Allô, Nikos ? Ici, Ségolène : y a-t-il encore une place dans le Château ? Je voudrais chanter la Marseillaise sur l’air de l’Internationale, en dansant en Charentaises»…
Pourquoi terminer ce billet (déjà trop long par cette boutade ? Allez savoir… C’est tellement dur de rester sérieux quand on regarde la télé en jouant sur son ordinateurs..
"Zappez ! " Il paraît, selon le supplément télé du Nouvel Obs, que tous les politiques font cela. A la télé, ils SE regardent. En ne voulant surtout pas jouer les « Français moyens » qui LES regardent…
20:50 Publié dans Edito, Présidentielles 2007: carnet de campagne, Réflexions | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : politique, ségolène Royal, DSK, fabius, Lang, présidentielles










