13/07/2007

En vitrine sur Relatio aujourd'hui

>>L'Allemagne lance son grand plan national pour l'intégration

>> Proche-Orient: Les voeux pieux du Parlement européen

>>Voilà un an, Israel contre le Hezbollah

>>Le scandale de la  pauvreté des enfants d’Europe

>>Le mandat d'arrêt européen progresse

>>Culture: « Les années Grâce Kelly »

>> Vous avez dit « Union méditerranéenne »? 

Bonne journée

02/12/2006

Les boulettes orientales de Ségo-la-gaffeuse: L'enfer est pavé de bonnes intentions...

Oh! Que c'est dur, la diplomatie... je connais assez le LIBAN pour savoir qu'il ne suffit pas d'"écouter" les uns et les autres pour réunir les uns et les autres....Et que les meilleures intentions ne font les meilleures actions. Pire: l'enfer "pavé de bonnes intentions" est là-bas. Rien à voir avec le Poitoou-Charentes d'aujourd'hui

Les agences :"Ségolène Royal, qui a rencontré vendredi 1er décembre la commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale libanaise, s'est livrée à un exercice délicat de dialogue avec un de ses membres, député du parti chiite pro-syrien Hezbollah.La candidate présidentielle socialiste, qui a annoncé sa volonté "d'écouter tout le monde" lors de son voyage au Liban, a répondu à des interventions de députés de tous bords. Dix-sept membres de la commission étaient présents. En réponse à un long exposé du député du Hezbollah Ali Ammar, qui a fustigé "la démence illimitée de l'administration américaine", Ségolène Royal a frôlé le faux-pas en affirmant qu'"il y a beaucoup de choses que vous dites que je partage", citant en premier exemple "l'analyse du rôle des Etats-Unis".

Pauvre Ségolène: on ne discute pas avec le Hezbollah comme avec le parti radical (de gauche ) français....

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Les agences (encore): "Le discours du député, en langue arabe, était traduit par deux interprètes, un pour la candidate et ses collaborateurs, un second pour les journalistes français.Ségolène Royal, qui est invitée mi-décembre au congrès du Parti démocrate américain, a rectifié le tir en fin de réunion. "On me dit que ce que j'ai dit tout à l'heure pourrait prêter à confusion donc je vais bien préciser le sens de ma pensée par rapport à ce que j'ai dit sur l'intervention de l'administration Bush en Irak, je ne voudrais pas que ce soit confondu avec une condamnation globale de l'action des Etats-Unis", a-t-elle déclaré. C'est bien çà. En diplomatie, il vaut mieux éviter les situations qui exigent des mises au point... Un démenti n'efface que rarement un "démend dit"... L'ENA et un quart de siècle dans les apareils du PS n'immunisent en rien contre les bévues, les bavures et les dérapages. la conduite sur le verglas, c'est un art. Surout dans cet Orient compliqué où l'on va toujours avec des idées trop simples, redirait en substance De Gaulle. Ségo au Liban, c'est une nouvelle fable: le Cèdre et le roseau.Le problème, c'est que le roseau n'est pas "pensant", dirait Blaise  PascaL

"Il ne faut pas confondre cette appréciation des choses avec une condamnation globale des Etats-Unis qui est un pays dont la France est également ami et avec lequel nous avons beaucoup de convergences, je tenais à ce que ce soit précisé", a poursuivi la candidate. Rappelant le "droit" des Palestiniens à un "Etat souverain et viable", elle a exprimé "une divergence de vue" avec le député du Hezbollah sur Israël."Je ne veux pas, comme vous, parler d"entité' à propos d'Israël, puisque l'Etat d'Israël existe. Il a droit à la sécurité", a-t-elle insisté, en référence à l'expression "entité sioniste" utilisée par le Hezbollah.

Une précision utile, en effet, même si elle est assez bizarrement formulée... Douste-Blazy n'aurait pas  fait Pire... On a beau relirela phrase: elle est mal distillée. Les plus francophones des Libanais n'ont pas du tout comprendre, même  s'ils manient le français mieux que moi...

Les agences de presse (toujours): "Ségolène Royal n'a en revanche pas répliqué à une comparaison faite par le député du Hezbollah entre "le nazisme qui a versé notre sang et qui a usurpé notre indépendance et notre souveraineté" et le "nazisme qui a occupé la France". La candidate, qui n'a pas abordé lors de cette rencontre la question des deux soldats israéliens enlevés mi-novembre au Sud-Liban, l'a ensuite fait pendant le dîner, auquel n'a pas participé le député du Hezbollah, a précisé un de ses conseillers."

Là, il y a manquement, erreur et faute. Elle ne frôle pas le faux-pas , comme disent des commentateurs trop indulgents. Il y a faux pas ... Et ligne rouge dépassée. Au moins par manque de vigilance...Retrait de permis, dirait-on sur nos routes! Il est vrai que Ségolène a passé la moitié de sa campagne interne au PS à tenter de corriger une semaine les bêtises qu'elle avait commises la semaine précédente .Et que cela lui a réussi. Mais on ne fait pas de la diplomatie comme on joue aux dés ou aux cartes  en famille. C'est plus que grave. C'est plus qu'inquiétant.

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Ségolène Royal se rendra ce dimanche en Israël et dans les territoires palestiniens pour rencontrer le Premier ministre israélien Ehud Olmert, la ministre des Affaires étrangères Tzipi Livni et le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas.

Quelle bourde au programme? A suivre...

DSK reviens! Trop de militants-supporters-sélectionneurs du PS se sont trompés... Ils ont oublié qu'un candidat ou une candidate à l'Elysée n'avait pas droit à une période stage à l'essai....Ni à un permis à points avant la prise de fonctions.  L'enjeu des Présidentielles c'est d'abord la crédibilité nationale. Jean-Louis Bianco, son directeur de campagne,  qui sait ce que "responsabilité" veut dire devrait lui remonter les jaretelles (comme on disait jadis les "bretelles": l'image  n'a rien de sexiste)... Les ereurs de castings se payent toujours cher. Surtout quand elles sont collectives...

 

22/09/2006

RAMADAN : Que la fête soit celle du respect de soi et des autres

Plus d'un milliard de musulmans (dont les quelque cinq millions recensés en France) entament ce week-end le Ramadan, sur fond de tension avec l'Occident, exacerbée par les interprétations (malhonnêtes) faites des  propos du pape Benoît XVI, les différents conflits armés secouant les pays arabo-musulmans .et les menaces terroristes des fasco-islamistes ou des islamo-fascistes.

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Ce mois sacré de jeûne est d’abord censé être une période de piété et de quiétude pour les Musulmans. Il est marqué par une série de rituels Abstinence : de boire, de manger et d'avoir des relations sexuelles du lever au coucher du soleil.. Maîtrise des passions et respect du Prochain qu’il importe de se garder de blesser. Le jeûne est l'un des "cinq piliers" de l'islam, avec la profession de foi (chahada), la prière (salat), l'aumône (zakat) et le pèlerinage (hadj) aux lieux saints (de la Mecque et Médine). Le mois se terminera par la fête de l'Aïd al-Fitr.

Mais cette période du ramadan  peut être aussi un mois de combat où le jihad (la guerre sainte) est assuré d'être couronné de succès. D'ores et déjà, des groupes islamistes en Irak et dans la bande de Gaza ont menacé d'attaquer des cibles chrétiennes et même le Vatican. La branche irakienne d'Al-Qaïda a promis de poursuivre le jihad jusqu'à "la défaite" de l'Occident. Et les menaces terroristes se sont multipliées, y compris contre des pays musulmans (Maroc) et  laïcs (France) Les prêches de ce vendredi étaient attendus  avec une extrême attention par tous ceux qui observent de près (sans toujours tout comprendre) les discours des  imams. Ceux-ci  lanceront-ils  des appels au calme ou à l'escalade ? Leur influence directe est faible,  mais leur tonalité peut être révélatrice de tendances « lourdes »… même si les plans terroristes ne s’élaborent pas dans les mosquées, grandes ou petites.

La controverse (soulevée et nourrie bien artificiellement) au sujet des déclarations de Benoît XVI à Ratisbonne survient quelques mois après les manifestations violentes et, dans certains cas, meurtrières, qui avaient suivi la publication en Europe de caricatures du prophète Mahomet, jugées blasphématoires par une partie des musulmans.

De nombreux musulmans voient également dans le rôle des puissances occidentales, comme les Etats-Unis et la Grande-Bretagne, dans les conflits régionaux (Irak, territoires palestiniens, Liban, Afghanistan) une nouvelle "croisade" contre leur religion.

Le monde arabo-musulman a été au centre du discours du président américain George W. Bush devant l'Assemblée générale de l'ONU, dans lequel il a critiqué les régimes soudanais et iranien, ce qui risque d'irriter encore plus les radicaux.

medium_nasrallah.jpgReflet anecdotique de cette crispation anti-occidentale, (rapportée par l’afp), les meilleurs dattes en vente cette année au Caire portent le nom du chef du Hezbollah chiite libanais Hassan Nasrallah, alors qu'il y a deux ans, elles étaient dédiées au… président français Jacques Chirac. C’est insignifiant,  voire ridicule, mais révélateur. D’ailleurs, Le chef du Hezbollah a fait aujourd’hui une première apparition publique très remarquée.

Au-delà de ses cris de victoire «historique et stratégique» sur Israël,  il  a refusé  de renoncer à l'arsenal de sa formation tant que l'État libanais ne pourra pas défendre le pays contre Israël et a assuré que sa formation possédait encore 20 000 roquettes. Cela n’a rien de rassurant pour le Liban, pour la paix et …pour les troupes onusiennes qui vont se déployer dans le sud du Liban, aux cotés de l’armée libanaise, une armée qui, comme le gouvernement de Beyrouth, est gangrenée par le Hezbollah.

«Nous ne sommes pas une résistance arbitraire, qui improvise, mais une résistance qui a recours à la raison, à la planification, à l'armement, à l'entraînement et à la mobilisation, voici le secret de la victoire que nous célébrons», a-t-il encore assuré.
 «Fini le mythe de l'État et de l'armée invincible», a insisté Hassan Nasrallah, faisant référence à l'État d'Israël et son armée. Pas un mot sur une paix possible. Comme ses « protecteurs iraniens, Nasrallah (qui, selon les meilleurs services de renseignements,  fait de l’ombre à Ben Laden dans la « nébuleuse » fasco-islamiste) conserve, comme le Hamas,  la destruction de l’Etat d’Israël comme objectif prioritaire…

Dans ce contexte, les responsables de la diplomatie européenne qui s’en tiennent aux exhortations de « bonne volonté » sont dans l’embarras, les « faucons » israéliens sont renforcés dans leurs convictions et les « forces de paix » ont les jambes et les bras coupés…

Dans ce contexte aussi, les responsables de la lutte anti-terroristes sont sur les dents. Mais ils sont en alerte permanente depuis longtemps, Ramadan ou non. Notamment en France. Ne pas avoir peur, ne pas jouer sur les peurs, mais rester extrêmement vigilants. Un impératif ! Un impératif qui, comme le Conseil de l’Europe a raison d’y insister, doit aller de pair avec le respect des droits de l’homme. Tout réflexe sécuritaire liberticide constitue une victoire des terroristes ismamo-fascistes.

Bon Ramadan à tous les Musulmans, qui non seulement de sont pas à confondre avec le  fascislamisme,  l’islamo-terorisme, le fondamentalisme meurtrier mais en sont, quantitativement, les premières victimes.

La grande majorité des fidèles de l’Islam savent que le Ramadan est d’abord la fête du Respect. De soi-même et du autres. De ce Prochain qui est d’abord un Proche, au-delà des croyances, des origines, des couleurs de la peau et de la           nature de ce qu’on appelle la Foi, en  Dieu, en l’Homme, en la raison.

medium_benoit_XVI.jpgComment a-t-on pu ne pas voir que le discours du Pape à Ratisbonne était d’abord un exposé de théologien érudit sur la conciliation si nécessaire entre Raison et Foi ? Les fondamentalistes de tout bord, y compris ceux du laïcisme métaphysique et intolérant,  auraient dû apprécier…Mais il faut croire que « l’Internationale des Intolérants » non instituée, non constituée, non structurée, est, avec celle de la « géo-finance » et celle des « geôliers », l’une des plus influentes…

« On » n’en sortira qu’en replaçant la Personne au cœur de toute action, de toute politique, de toute finalité. C’est le grand défi de ce XXI ième siècle naissant sous de bien mauvaises étoiles.