05/01/2008

Forni, "un enfant de la république"

Il est des jours où la mort frappe plus que d'autres le cercle des êtres chers. il se trouve que j'ai apprécié Raymond Forni,voilà bien longtemps déjà lorsqu'il était jeune représentant français à l'Assemblée du Conseil de l'Europe et que deux de ses deux fils , bien connus à Strasbourg, sont des êtres avec qui je me suis lié d'amitié. Qu'ils reçoivent ici l'expression de mes sentiments les meilleurs en cette circonstance. 

Le président PS du Conseil régional de Franche-Comté, ancien président de l'Assemblée nationale, est décédé à 66 ans des suites d'une leucémie foudroyante provoquée par des dérèglements hépatiques.

Il s'était séparé de Chevènement plus des raisonsde fond (divergences sur l'Europe, notamment) que pour des raisons de rivalités personnelles, comme il est dit rop souvent, encore aujourd'hui. Cet homme de conviction était un vrai comtaois:"Comtois rends toi, ne nie ta foi".    

Raymond Forni (Sipa)

Raymond Forni (Sipa) (Sipa)

 

Ancien président de l'Assemblée nationale de mars 2000 à juin 2002, Raymond Forni était à la tête de la région depuis avril 2004. Cet avocat avait aussi été député du Territoire de Belfort durant cinq législatures, entre 1973 et 2002.

Fils d'immigrés italiens, Raymond Forni avait raconté son destin dans un livre publié en 2002, "Un enfant de la République". Orphelin de père à 11 ans, il avait débuté comme ouvrier chez Peugeot à 18 ans, et avait passé son bac à 22 ans avant de devenir avocat à 27 ans.
"Il n'a eu de cesse jusqu'à son dernier souffle de penser à la Région Franche-Comté (...), au Territoire de Belfort et à sa ville de Delle", a déclaré le conseil régional de Franche-Comté.

28/11/2007

ROCARD "fête" les 10 ans de Hollande àla tête du PS...

Michel Rocard dans le JJD (une ITW de Maud Pierron) fête à sa manière es 10 ans de François Hollande à la tête du PS. L’annonce d’une prochaine implosion du Parti socialiste ? Un peu. Beaucoup, même. Extraits…

>>>  « Contrairement à l'opinion générale, je ne crois pas qu'il soit pertinent d'isoler les dix ans de François Hollande. Le PS vit toujours un drame qu'il n'a pas tranché depuis sa naissance: son incapacité à accepter que nous sommes dans l'économie de marché. Il existe toujours des minorités au sein du PS qui rêvent d'en sortir. Le PS vit toujours un prurit d'unanimité, il a peur de ses divisions, qui sont en effet fortes. Le fait de vouloir rompre avec le capitalisme alors qu'il s'agit en fait de le contrôler rend peu clair, donc inaudible le discours du PS. Mais c'est bien antérieur à François Hollande » D’accord ou pas d’accord ? Moi, je suis tout à fait d’accord….

>>> « Le PS est un parti ou on ne réfléchit plus ou on ne lit guère ». Un avertissemnt pour toutes les autres formations. On ne le dira jamais assez : les politiques devraient tous inscrire un temps de lectures et de réflexions dans leur emploi du temps. La vie politique, toujours menée le nez dans le guidon, est trop chronophage.  

>>> « L'autre grande erreur de Hollande est la gestion de la question européenne. C'était une faute de vouloir un référendum. D'autant qu'il l'a voulu pour des raisons tactiques de politique intérieure, pour embêter Chirac, avec la conviction que celui-ci ne l'accepterait pas. Chirac a commis l'erreur de le faire aussi. D'où l'arrêt de mort de l'Europe politique, elle n'en est toujours pas remise. » Entièrement d’accord sur cela aussi. Et la question européenne est toujours mal règlée.Ou plutôt, pas règlée du tout.  

>>> « Il n'y a pas de politique possible sans une vision doctrinale sérieuse sur l'avenir. Et il n'y en a plus ». C’est l’avantage du MoDem si Bayrou réussit à combler son déficit organisationnel.  

>>> « 2012 est pour le moment perdu faute d'existence d'un parti qui propose un vrai projet.(…) Mon enthousiasme social démocrate n'a jamais cessé.  J'ai même envie de dire que devant la crise financière mondiale qui commence avec la crise du subprime américain, le ralentissement de la croissance, ce capitalisme d'aujourd'hui qui produit de la précarité comme s'il ne savait plus faire que cela, je n'ai jamais été plus social-démocrate qu'aujourd'hui ».

Social-démocrate dit Rocard. Social-économie et démocratie sociale, dit Bayrou. Michel après « 50 ans de bureaux nationaux du PS et 58 ans de parti », il est peut-être temps de changer de maison…Subitement, j’imaginais Rocard au Congrès constitutif du MoDem. Il est tard et je rêve éveillé, sans doute.

17/11/2007

Strasbourg : Oh ! Les copieurs… Quand Roland et Robert se disputent une formule de…Chantal

Ma petite chronique strasbourgeoise

Ils vont finir par être encore plus drôles que dans la revue de la Choucrouterie, Robert Grossmann et Roland Ries… Le second dans les dna reproche au premier de lui avoir piqué le « Vivre ensemble » comme priorité de la prochaine campagne municipale… Un « Vivre ensemble » plus harmonieux ? C’est un bel objectif, çà…

Pas étonnant que Chantal Cutajar en ait fait l’une de ses priorités essentielles dès la campagne des…législatives, qu’elle ait repris cette formule (qui chez elle n’est pas un slogan) dans sa conférence de rentrée, le 5 septembre…

Mais  j’y pense : vous allez de temps à autres sur le site de DpJ, le droit pour la Justice, l’association crée par... Chantal Cutajar voilà plusieurs années ? Sans doute : ce blog associatif a plus de 10000 visiteurs uniques chaque mois… Avez- vous remarqué la phrase qui est en sous-titre du bandeau ?  « Pour un "vivre ensemble" fondé sur le Respect : développer et approfondir l'éthique démocratique »…(depuis le lancement du blog en janvier 2005)

Le « Vivre ensemble » ! Tu as raison, Roland : Robert a copié. Mais il ne te « plagie pas ». Comme toi, il a copié sur (ou s’est inspiré de)… Chantal Cutajar !

Il est vrai que les bonnes idées n’appartiennent à personne (j'ai éjà éecrit cela à propos de l'eurodom que le tandem a mis à son programme après avoir lu dans le dna que "strasbourg je t'M" soutenait ce projet... bloqué par le Tandem (parce que soutenu ausi par la gauche!) .

 Le problème, c’est qu’il ne suffit pas de les agiter, les idées. Il faut les appliquer." La priorité, c'est vous", c'éatit aussi un bon slogan... Quand on voit ce qu'en a fait le "tadem" en pédalant dans la choucrouite du pouvoir personnel...

Ce qui est vrai c'est que le « vivre ensemble »,  depuis une bonne quinzaine d’années, ce n’est pas exactement la formule qui correspond le mieux à la réalité strasbourgeoise…

Mais puisque j’en suis aux formules vidées de leur substance par de politiques en quête de slogans, la jolie trouvaille du « tandem » sur «passer de l’urbain à l’humain » ne manque pas de sel… Notre  « Malraux de Pourtalès » (Grosmann pour ceux qui ne connaissent pas le surnom du Renommé) a dû oublier que urbain c’est d'abord preuve montre... d' urbanité. Ce n'est pas synonyme de béton et d'urbanisme…

Comme il oublie tant notre "Mérimée de la Robersau" (le même, les jours impairs) que  politique et politesse ont la même racine. Un bon « Vivre ensemble » repose sur un sens aigu de l’urbanité, donc de l’humanité… Donc du « respect », ce pilier de la politesse...

 C’est vraiment une bonne formule : « Pour un Vivre ensemble fondé sur le Respect : développer et approfondir l’éthique démocratique »… Je comprends que Grossmann et Ries pillent Cutajar. Mais ils oublient l’essentiel : Les formules « cutajariennes » ont du sens parce que Chantal leur donnent de la valeur, elle ! Robert va encore me dire qu'il me "sera beaucoup pardonné" parce que je ne sais pas ce que je fais, dit et écrit... Si c'est lui qui le dit, je crois en mon Salut!

 

Daniel RIOT

11/11/2007

L’Europe à Strasbourg : Le « tandem » en quête d’une session de rattrapage

Maintenant, « on » sait. On sait pourquoi le « tandem » tient tellement à être réélu en 2008 à la tête se Strasbourg. Comme les élèves médiocres, ils ont besoin d’une session de rattrapage. Pour tenter de faire ce qu’ils auraient dû faire, ce qu’ils avaient même promis de faire, et ce qu’ils n’ont pas fait… Ou mal fait. C’est particulièrement net sur  le plan européen. Où, hélas pour Strasbourg, le temps perdu par eux ne sera guère rattrapé par eux, même s' ils sont mus  par une sorte de prise de conscience subite.

Ils avaient promis une « Maison de l’Europe », sans trop dire ce dont il s’agissait. Ils font aujourd'hui des études  (avec demande de financement à la Région) et ils inscrivent à leur programme, en faisant un copié-collé amusant, le beau projet d’ Eurodom d’Alexis Lehmann… qu’ils avaient rejeté d’un revers de mains (parce que soutenu par la gauche !).

Etrange ? Il a suffi que les dna fassent allusion à ce projet mis en avant par « Strasbourg  je ‘t’M » qui soutient Chantal Cutajar et son équipe (et d'ailluers pris aussi en considération par Roland Ries) pour que ce dossier qui aurait  dû être traité en priorité (comme Bruxelles a fait avec son musée vivant de l’Europe) reprenne de l’intérêt à leurs yeux. Des yeux fixés sur les pédales de leur tandem et non tournés vers l’avenir.

L’avenir pour Strasbourg  sera européen avec un développement à 360 degrés, ou ne sera pas. C’est une évidence, bien oubliée ces dernières années, avec entre autres  un échec complet du renforcement de l’Europe A Strasbourg. Il est vrai qu’il est difficile d’être à fois adjoint chargé des affaires européennes et du quartier de la Meinau. Pauvre Pascal ! Pour lui, comme pour les autres, la priorité, c’était et cela reste la réélection : "les gens de la Meinau votent, pas les « Européens », m'a-t-il dit un jour alors qu'il partait pour la Moldova…

Le problème, pour lui et pour ses deux « guides » c’est que les citoyens de la Meinau ont conscience que l’Europe est un atout pour toute la ville (et la région ) donc pour eux ! Mais, Fabienne promet déjà de faire mieux. Depuis que Sarkozy a exhorté les élus : « Faites-moi part de vos idées ! »…ce qui est le pire constat de carence que l’on puisse faire au sommet de l’Etat dans une Ville politiquement sarkozyste (pour l’instant)

Alors Fabienne Keller, d’une façon touchante, poignante même, redécouvre les vertus de l’Eurodistrict, ce terrain d’actions extraordinaire laissé en jachère ou presque alors qu’il aurait dû être (ne serait-ce qu’avec son double parrainage bi-national) une expérience pilote, un modèle sur ce continent où d’autres euro-régions ces cinq dernières années ont connu un développement spectaculaire et positif à tous points de vue…

Mais Robert Grossmann n’est pas à l’aise dans les relations franco-allemandes. Pourtant, c’est un domaine où l’homme qui l’a fabriqué politiquement, André Bord, aurait pu lui être d’une grande utilité… mais  s’il n’avait pas là comme ailleurs pédalé dans la choucroute aigre de ses rancoeurs, rancunes et …peurs. Avec une montagne d’ingratitude en guise de jambonneau.

Mais il y a pire en termes  d’explications. Pour l’eurodistrict, Grossmann attendait tout de Paris : c’est cela la décentralisation à la mode jacobine… Et, comme il me l’a dit un jour, en réponse à une remarque de bon sens de ma part, « Daniel, comment veux-tu que je m’entende avec le maire de Kehl? Il est allemand, il est socialiste, il est maire d’une petite ville et il a une très jolie femme ».

Plaisanterie, bien sûr. J’en ris encore. Et c’est parce que les plaisanteries, par définition, sont faites pour être répétées que je la cite ici. Tu peux exercer ton droit de réponse, Robert (le décret est enfin paru pour internet), mais tout  démenti serait mal venu  … C’est le genre d’histoires qui ne s’inventent pas. T’en souviens-tu ? J’ai une mémoire très sélective, mais fidèle. Passons. Nos amis allemands ont pris depuis cinq ans la défiance strasbourgeoise pour un compliment. Et le maire de Kehl a bien changé le visage de sa (petite) ville. Dont le commerce vit bien grâce aux Strasbourgeois, en dépit de transports collectifs si médiocres. 

Mais c'est du passé. Demain, "ils" feront mieux, c'est juré... Ils vont même réparé ce qu'ils ont cassé....Depuis que Fabienne a rêvé d’un aéroport pour l’eurodistrict, on peut s’envoler vers de nouveaux horizons. C’est bien de promettre de faire ce que l’on n’a pas fait quand on en avait les moyens, non ?

A quand la résurrection du projet, enterré sous une véranda en forme de boudin géant, d’une vraie gare TGV qui aurait respecté la façade historique de l’ancienne et aurait occupé les terrains de « derrière », là où l’on ne sait même plus accrocher les wagons, comme disaient jadis les garnements. On aurait même pu en faire un « dépose-touristes » (selon une belle expression faite pour une bonne campagne de pub).

Mais à Strasbourg, le « tandem » a même réussi, grâce à son nez sans cesse dans le guidon,  à faire une Waterloo…de la place d’Austerlitz ! Ce n’est pas grave. A une nuance près : je ne suis pas certain que la « séance de rattrapage » demandée soit justifiée. C’est l’avenir de la Ville qui compte, non celui du « tandem » : « Les entreprises et les universitaires réclament que Strasbourg tienne son rang européen. Voilà une piste de travail... », a lancé, sans rire, Fabienne ! C’est bien, excellent, même. Le problème, c’est que ces six dernières années, ce « rang » a sérieusement rétrogradé, malgré le TGV Paris…Baudrecourt. Qui n'est pas de compétence municipale, d'ailleurs...

Daniel RIOT

07/11/2007

PS:La DECHIRURE européenne deux ans après

AU PS, l’Europe n’est qu’un révélateur de divisions idéologiques mortelles pour le parti

Le Commentaire RELATIO de Daniel RIOT :

Deux ans après la déchirure du référendum de 2005 sur la Constitution, la question européenne divise toujours le PS. Heureusement qu’il ne dirige pas la France… Sarkozy peut bomber le torse. Et Bayrou regretter une fois de plus de ne pas avoir été « finaliste »… Faits et commentaire.

UN RAPPEL QUI S'IMPOSE: Les clivages droite/gauche sont dépassés, n’en déplaisent aux esprits binaires donc « hémiplégiques », comme redirait Raymond Aron. Mais il est une vraie ligne de démarcation politique, en France et ailleurs : les partisans de l’ouverture et ceux de la fermeture des frontières. La construction européenne, ce chantier inachevé, fixe les bornes.

Bas les masques : il n’y a que trois façons de construire une Europe unie. Par la domination (merci, l’Europe-cimetière est toujours là !), la coopération (celle du Conseil de l’Europe) et celle de l’intégration (celle de la CECA devenue marché commun puis Communauté européenne puis l’Union européenne).

Celle-ci ne va pas au bout de la logique qui lui a permis de naître et de se développer. Et elle en pêche. Mais elle est perfectible, ce qui est l’essentiel.  Face à elle, les alter-européens sont des anti-européens ! Comme les militants d’une Europe dite  des nations…comme si l’Union ne respectait ni les Etats ni les nations ni les Régions ni les Villes qui la composent. La campagne pour le referendum l’a montré. Les prises de positions sur le traité de Lisbonne le confirment. Même si (n’est-ce pas Monsieur Fabius ?) de bons arguments critiques sont agités dans des démonstrations qui reposent sur des prémisses falsifiées et débouchent sur des conclusions éronnées.

L’Union est à améliorer (sans cesse, comme tous les Etats qui la composent, d’ailleurs). Elle doit surtout devenir authentiquement politique. C’est même urgent. Mais c’est le cap qui compte. Face à ce qui est proposé, c’est Oui ou Non à l’unification. Il n’y a place ni pour un OUI… MAIS, ni pour un NON… MAIS. Soit on est pour soit on est contre. Le reste, c’est de l’habillage, des masques, des arguties.

Ces lignes de clivages là, traversent tous les partis sauf ceux qui se situent au Centre (Nouveau Centre, udf/umpiste, Udf/Modem, Cap 21/Modem, partis radicaux de gauche et de droite). L’UMP a réussi à rendre très minoritaires (pour l’instant) leurs courants anti-européens. Le PS depuis la disparition de Mitterrand  n’a pas réussi à afficher le réalisme au service de ses idéaux comme la très grande majorité des  Partis socialistes européens. Pas de motion de « synthèse », pas de consensus (même mou), pas de « ligne » (sauf en zig zag)…

Le PS a perdu sa crédibilité au moment du referendum. Puis après. La défaite de Ségolène fut d’abord le résultat d’un PS « auto crucifié » sur l’autel de l’Europe. Parce que la question européenne est au cœur des problèmes essentiels d’identité et d’altérité (individuelles et collectives), comme…« l’intégration » des étrangers. Et parce que, aussi, cette « affaire européenne » est au centre des équilibres à trouver entre compétition et solidarité, entre libre marché et marché contrôlé, entre libéralisme et dirigisme, entre économie et social, entre croissance et développement durable, entre efficacité et écologie…

L’Europe n’est ni de droite ni de gauche : elle est ce qu’on la fait, en fonction des majorités au pouvoir dans les différents pays et globalement.

CONSTAT DU JOUR, PREVISIBLE:  Le Parti socialiste français reste prisonnier de ses vieux démons  idéologiques, et c’est ce qui brouille ses options sur l’Europe.  Le bureau national s'est prononcé majoritairement (36 contre 20, avec Deux abstention et Julien Dray en… relâche) en faveur du nouveau traité européen. Oui et alors ? Ceux qui voudront voter non à Lisbonne voteront …non."Il n'y aura pas de sanctions", a déjà annoncé (en souriant) Hollande! Retour au clivage entre partisans du "oui" et du "non" au référendum.

On comprend que, chargé de rechercher un consensus, Benoît Hamon ait démissionné de son poste de secrétaire national à l'Europe. Le pauvre !... Il prônait l’abstention, ce qui est, dans ce cas précis, un courage d’autruche. « Je ne me sens plus en charge d'être responsable de cette cacophonie », a lancé le jeune député européen. On le comprend.

Les socialistes ont reporté à plus tard leur prise de position sur la révision constitutionnelle préalable à la ratification du traité simplifié approuvé le 19 octobre dernier par les Vingt-sept, et qui sera signé le 13 décembre à Lisbonne. « Nous verrons quelle sera la révision de la Constitution qui sera proposée », a déclaré François Hollande. Quelle sagesse : le temps guérit, parfois, mais il pourrit, aussi.

Le Premier secrétaire, partisan du « oui » à ce traité qui « sort l'Europe de l'impasse » dans laquelle elle se trouve depuis 2005 et les « non » français et néerlandais à la Constitution européenne, s'est efforcé de dédramatiser ce nouveau signe de division du parti en expliquant que la page était tournée. Ah !bon"Il y avait ce soir un sentiment d'apaisement. Bien sûr que chacun est resté sur ses positions, (...) mais il y avait une volonté commune (...) le souci de clore une période et d'en ouvrir une autre », a affirmé numéro un socialiste en estimant que la question institutionnelle européenne était maintenant « derrière » le PS. On en rit, ou on en pleure ?

Cette nouvelle épreuve sert en fait de révélateur. Tel qu’il est le PS ne peut pas être « rénové ». C’est d’ailleurs ce qui,par ricochet, en termes de pluralisme, donne une importance supplémentaire au Congrès constitutif du MoDem…

Daniel RIOT

22/10/2007

traité de Lisbonne: L'embarras du PS...

6a8f1d7076d8f7654738bc4eab3e5d80.jpgDécidément, les socialistes français oublient l'un des héritages les plus beaux du seul Président de la V ième République qui ait porté leurs couleurs:l'unité européenne... Il hésite le PS! Il cherche l'impossible "synthèse" entre les OUI et les NON qui continuent à être opposés en son sein, malgré des festivals d'hypocrisie des uns et des autres...

C'est officiel (et provisoire): Le Parti socialiste ne s'opposera pas à l'adoption du nouveau traité européen. Il va rechercher "une position collective" qui pourra être "le oui" ou "l'abstention". C'est ce qu' a indiqué, ce lundi 22 octobre, Stéphane Le Foll, bras droit du premier secrétaire François Hollande. 

Que c'est beau! Il ne votera donc pas NON à ce traité de substitution qui a le mérite de sortir l'Union d'une impasse dont...bien des socialistes français sont les premiers responsables...

La position du PS se résume à "deux principes", a poursuivi M.Le Fol: "Nous ne nous opposerons pas à l'adoption du traité, et nous allons rechercher une position collective, ce qui est de la responsabilité du premier secrétaire". Le porte parole a souligné qu'il y avait "besoin de sortir l'Europe de l'impasse institutionnelle", mais il etsime que le traité approuvé par les chefs d'Etat est "assez loin dans ses objectifs du traité originel" rejeté par référendum en mai 2005 en France. Tiens donc! Pervenge Berès, l'eurodputée du PS, dit tout autre chose... "Il y a un consensus pour dire que nous ne nous opposerons pas" à l'adoption du nouveau traité, a ajouté l'eurodéputé, précisant qu'"il peut y avoir un vote "oui" et il peut y avoir abstention" du PS.

A propos de la ratification du texte, il a indiqué que le PS continuait à être favorable à la procédure référendaire. "Mais, a-t-il ajouté, l'élection présidentielle est passée par là, Nicolas Sarkozy a dit clairement qu'il n'était pas favorable à un référendum". Dimanche, François Hollande avait indiqué que le PS aurait une "attitude responsable", estimant que le texte comptait "des points positifs, des points qui ne le sont pas". Il n'avait pas prononcé le mot d'abstention. Rappel:M. Sarkozy a exprimé le souhait que le Parlement ratifie le texte, le plus rapidement possible, après sa signature formelle, prévue le 13 décembre.

SEGOLENE ROYALE: "MIEUX VAUT UN COMPROMIS QUE RIEN"

"Même imparfait", le traité adopté par les Vingt-Sept cette semaine à Lisbonne "peut remettre l'Europe en marche", estime Ségolène Royal dans un entretien à Libération. "Mieux vaut un compromis que rien", fait valoir l'ancienne candidate socialiste à la présidentielle française, qui aurait souhaité un nouveau référendum mais refuse d'en faire une "question de principe".

"Nous n'avons pas de temps à perdre à nous diviser", souligne-t-elle, appelant les socialistes français à "faire bloc" avec leurs homologues européens. "Je crois que ce traité, même imparfait, peut remettre l'Europe en marche (...) L'intégration de la Charte européenne des droits fondamentaux est une avancée très importante", explique Ségolène Royal. "C'est pourquoi nous devons faire bloc avec les socialistes portugais, espagnols, allemands et les autres, et adopter ce texte le plus vite possible pour passer à l'étape suivante : la préparation du traité social", insiste-t-elle. Au moins, cela a le mérite de la clarté...

RAPPEL: En décembre 2004, le PS français avait organisé un référendum interne sur le précédent traité constitutionnel européen. La consultation s'était soldée par un "oui" massif, quelques mois avant la tenue d'un référendum au niveau national. Les socialistes s'étaient ensuite divisés entre partisans du "oui" et opposants au traité, conduisant le parti au bord de l'implosion. Le 29 mai 2005, plus de 55 % des Français avaient finalement rejeté le texte.


Chevènement fidèle à lui-même:Le traité simplifié, une entourloupe

Jean-Pierre Chevènement (qui a été l'un des conseillers de ségolène Royale durant la campagne des Présidentielles)  considère le traité simplifié adopté par les Vingt-Sept la semaine dernière à Lisbonne comme une "entourloupe" et réclame qu'il fasse l'objet d'un référendum en France."On se moque du monde, on se moque du peuple Français", a déclaré sur France 2 le président d'honneur du Mouvement républicain et citoyen. "Je demande à tous les citoyens de faire pression sur leurs députés pour qu'ils ne se prêtent pas à cette mascarade et que tout le monde exige un référendum", a ajouté l'ancien ministre, qui estime que le texte rejeté par les Français en mai 2005 n'a subi que "quelques modifications de forme" depuis lors.

19/10/2007

Quand les « Fabusiens » disent OUI au traité de substitution…

« Je crois qu’il met fin à une longue période d’interrogation sur le fonctionnement des institutions de l’Union européenne, qui correspond à une sorte de lassitude des chefs d’Etat et de gouvernement quant à leur capacité à traiter de ces questions. Fondamentalement, je crois que la grande Europe avait besoin d’institutions adaptées et je pense que l’équilibre institutionnel repris par ce traité correspond à ce dont l’Europe a besoin, avec cet avantage de ne pas confondre ce qui relève du fonctionnement des institutions et de ce qui relève des politiques comme le faisait la Constitution. ».

d7284f01a4148836621e0e896e37e466.jpgDe qui est ce splendide commentaire donné dans une ITW à Toutel’Europe.fr ? D’une euro-députée fabusienne, Pervenche Berès,  qui a fait voter Non au referendum sur la Constitution et qui aujourd’hui applaudit le traité de substitution… parce qu’il ne contient pas la partie III du texte “de Giscard”, comme elle disait alors qu’elle y avait bien contribué… Cette partie III, il faut peut-être  le souligner,  ne faisait qu’une synthèse de traités qui ne sont évidemment pas supprimés, donc qui restent (heureusement) en vigueur….

Le culot, en politique, c’est indispensable ? Il est vrai que le leader de son « courant », Laurent Fabius, est pour l’heure très silencieux sur ce sujet. Il vaut mieux sans doute. Un jour, peut- être, un historien montrera comment par son faux calcul politicien anti-européen, Fabius (qui veut ressusciter le parti qu’il a si fortement contribué à mettre en pièces) a empêché le PS de remporter les dernières présidentielles.

L’intelligence ne se résume pas plus au QI que l’identité en une carte…

Daniel RIOT

15/10/2007

Strasbourg : Tentative d’OPA sur le Modem…

Les ambitions masquées de Jean-Claude  Petitdemange, « préfet hors cadre »

(ma petite chronique strasbourgeoise) 

Voilà près de trois semaines que j’attends que l’info sorte dans les « dna ». Je dis info, pas rumeur… Alors, je joue ici les « chuchoteurs » (salut Jean-Louis !). Après tout, ma « petite chronique strasbourgeoise » est faite aussi pour cela…Le « pape strasbourgeois des souverains poncifs », comme me promeut la « droite strasbourgeoise », a encore quelques bons restes d’info-fouineur, peut-être.

On le sentait venir de loin. Son dessein s’est fait dessin : Jean-Claude Petitdemange, préfet hors cadre, a fait un travail de fourmi rouge, ou de taupe,  pour tenter une OPA sur le Modem strasbourgeois.

OPA : Offre privée d’achat, en l’occurrence, puisque rien n’est public.

Ce maître en combines politiciennes doté d’incontestables talents dans l’une des capacités les plus répandues en politique, celle de nuire, a adhéré au MoDem. Pourquoi pas ? Le Modem est ouvert à tous les talents. Et il a lui des « amitiés » dans tous les rangs, sur tous les bancs, c’est un signe d’ouverture d’esprit, non ?

Mais il le fait discrètement, en catimini, à huis clos,  au « sommet », au siège de l’udf-Modem, à Paris, en tirant parti de quelques unes des nombreuses relations qu’il a pu se faire dans ses fonctions de chef de cabinet de Rocard (qui l’a rayé de son carnet d’adresses). Et en ignorant, avec cette élégance chargée de mépris et d’arrogance qui est l’une de ses caractéristiques, les militants locaux de ce Mouvement démocrate qui gêne tant de monde, à droite, à gauche et…au centre !

C’est qu’il sait « présenter bien » Jean-Claude ! C’est qu’il est tout sauf bête ce « Pasqua de gauche »,  comme je  le surnommais voilà longtemps déjà, à une époque où au PS tout le monde chantait ses louanges !  Et c’est qu’il sait, en tout et pour tout, se montrer fin calculateur, comme tous ceux qui se placent au-dessus de la morale ordinaire pour ne suivre que leur propre « moraline » (selon l’expression de Nietzsche).

Ceux qui ne le connaissent pas ou mal lui font facilement confiance. Il a même l’art  de faire illusion. Un vrai séducteur, sous certains angles (politiquement, bien sûr). Malheur à celles et ceux qui s’en rendent compte trop tard.

Comme il a aussi un bagout de représentant de commerce quand il se vend lui-même, il « embobine » facilement… « Il est très bien ce type ». Mais bien sûr ! S’il savait construire aussi bien que détruire, il serait même très, très, très fréquentable. J’ai même failli me faire piéger, voilà bien des années, quand il animait un club de réflexions transformé en cercle de conspirations…

Enfin, il est très utile, Jean-Claude. Pour les adversaires de ses amis. Fabienne Keller et Robert Grossmann ne pourront jamais le remercier comme il convient : c’est grâce à lui qu’ils sont entrés dans l’histoire de  Strasbourg.

 Pascale Jurdant-Pfeiffer aussi peut lui dire « merci » avec chaleur : c’est grâce à lui qu’elle a pu gagner(face au FN) des élections cantonales où le « traître à sa cause » (conseiller sortant) avait obtenu un score que n’importe quel homme politique un peu lucide aurait considéré comme un désaveu et une invitation à une retraite bien méritée. Un sortant sorti avec 13% des voix : quelle belle popularité !

Au MoDem, Jean-Claude Petitdemange  (silencieux pendant les Présidentielles comme durant les Législatives) se dit qu’il a un ou deux bons coups à jouer. Il y a un tel « bordel » au centre, avec les UMP venus du centre, le Nouveau Centre, les Udf  fidèles à Sarko mais ennemis du tandem, ou amis du tandem mais ennemis de Sarko, les Udf-Modem qui détestent Cutajar et ceux qui adorent Cutajar, les nouveaux centristes et les anciens, les (faux) « historiques » et les (vrais) histrions, les centreux, les centraliens, les décentrés, les excentrés, les centraux…Y a bon marécage !

En plus,  de nouvelles figures brouillent les cartes dès que le jeu semble se clarifier. Pascale, la corde au cou, s’agenouille aux pieds du tandem et fait plusieurs me culpa, mais voici qu’émergent Marc (qui rallie publiquement par voie (x) de presse Chantal puis se dédit comme s’il n’avait rien dit) et, ralliée elle aussi par adhésion directe à Paris, Ludmilla la magnifique.

L’auteure d’un livre (dont les bonnes feuilles sont publiées sur le blog des dna au grand dam de Robert Grossmann) annonce sa candidature à l’investiture juste après avoir affirmé publiquement qu’elle ne briguerait pas  la tête de liste ! On peut changer d’avis, non ? Il n’y a aucun mal à cela. Et elle veut l’investiture sans rejoindre le groupe municipal de l’udf-Modem ! Et alors ?

Comme dit le « déblogueur » qui lui sert d’attaché de presse (ou de chef du protocole, puisque c’est lui qui adresse les invitations à un dîner-débat), « personne ne peut revendiquer une quelconque légitimité ! »).  Ben voyons…

Il y a les « centro-n’importquoistes », aussi : je les avais oubliés, ceux-là ! Y a bon, vraiment bon, marécage ! « Petitdemangetout » avoir bon appétit ! De plus en plus.

Le calcul devient simple : la commission nationale d’investiture du MoDem va se retrouver avec trois dossiers, ou plutôt avec deux puisque celui de Marc n’existe que parce que la locale des dna y prête (un peu) attention. Que se passe-t-il, parfois, dans ce cas de figure ? Le « troisième homme » n’est pas que viennois…

Jean-Claude Petimanche (pardon mon clavier patine) Petidemange,  fort de ses « excellentes relations » avec quelques membres de la dite commission peut arriver, en potion (position) de synthèse. En plus, il pourrait être servi par un argument (fort répété  en ville) : « Les Strasbourgeois en ont marre d’avoir des femmes à la mairie… Catherine, Fabienne, çà suffit ! On a donné ! »

C’est qu’il a un programme, Jean-Claude : le meilleur de ce qu’ont préparé les autres… La vie quotidienne des Strasbourgeois : il ne chante que cela le « préfet hors cadre » ! Qui n’en fait pas sa priorité? « Synthèse » : un mot qui serait nouveau dans son lexique personnel plutôt marqué par « antithèse »  Et,en plus,  il a sa vieille  équipe, Jean-Claude. « Strasbourg citoyenne ». Qui est prête à discuter avec tout monde , sauf avec la droite UMP et avec le PS. Le blog de la locale des dna qui est devenu (par ce qui est publié…et par ce qu’il n’y est pas) un révélateur des faux et des vrais calculs des uns et des autres (y compris des journalistes) lui a même consacré une longue note. « Strasbourg citoyenne » rajoute un peu de confusion au centre : Cela arrange qui, à votre avis ?  

Le « briseur de Catherine qui veut briser Roland » compte en profiter en tous cas. Avec ses deux fers encore au feu : son OPA sur le MoDem Strasbourg et son Oui au tandem « en quête d’un Kouchner ou d’un Bockel local » (Rien de moins !).

Pour l’heure, il se concentre sur l’OPA, le « préfet hors cadre ». Avec le soutien ou dans le dos de Ludmilla Hug- Kalinkova ? De cela, je ne sais rien.

Drôle d’attelage en vue, en tous cas : l’une veut la perte du « tandem », l’autre l’échec de Ries. Comme s’il suffisait de faire perdre pour gagner. Pour le Modem l’enjeu suprême n’est pas de gagner ou de perdre, mais de faire gagner Strasbourg !

Un de ses proches  me dit que Hug-Kalinkova serait sûre de « faire un tabac » si Petitdemange était tête de « sa » liste…D’où l’idée de l’OPA, peut-être… Les interdictions de fumer dans les lieux publics ne sont pas (heureusement) des interdictions de rêver. Mais les illusions tuent, parfois. Allez savoir. L’heure n’est pas aux pronostics…

Ce dont je suis sûr en revanche c’est ce que l’émergence de Petitdemange en première ligne ferait perdre au MoDem à Strasbourg et ailleurs. Rassembler n’est pas jouer les sacs poubelles des déçus, des aigris et de ce que De gaulle nommait les « politichiens ». Or, le « préfet hors cadre » est un « politichien hors normes »

Il me semblait que l’appartenance au Modem impliquait l’adhésion à une éthique politique nouvelle, plus rigoureuse, plus honnête, moins calculatrice. Si faire de la politique « autrement », c’est savoir avancer caché et masqué, marcher en crabe tout en  tentant d’imiter les crocodiles (belle gymnastique !), le Modem sera condamné sans modération. Mais le pire n’est jamais sûr, surtout quand l’objet de l’OPA n’a rien à vendre. Surtout pas son âme…

Daniel RIOT

07/10/2007

Strasbourg : La sagesse et la modestie d’Armand jung

CK (Claude Keiflin) a fait une ITW d’Armand Jung. Une info : le seul député socialiste de la région ne sera pas sur la liste du PS. Mais son suppléant ? Mais son épouse ? En tous les cas, Armand se veut sage, mesuré, bref, responsable… 

« Je soutiendrai fortement Roland Ries », dit-il. Roland doit en être rassuré : imaginez instant le contraire…  « Je lui conseille d'aller au-devant des Strasbourgeois avec modestie et humilité. Nous devons retourner sur le terrain, dans les cages d'escalier que nous avions un peu abandonnées. » Bel aveu ! «  Il y a de la frustration chez les Strasbourgeois. Ils ne se sentent plus dans le coup. ». En cela, il a parfaitement raison. « Il faut s'occuper de leur assurer un mieux-vivre, avec modestie, je le répète. ». La modestie face à l’arrogance ? La révélation d’un des thèmes de la campagne qui se prépare...

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« Vous estimez que le tandem Keller-Grossmann ne s'est pas occupé du mieux-vivre des Strasbourgeois ? », ose Keiflin…

« Je ne suis pas de ceux qui veulent remettre en cause ce que le tandem a fait. Le tram, la médiathèque et un certain nombre d'autres choses ont été faites et bien faites. C'est autant que nous n'aurons plus à faire. Le problème de Keller-Grossmann est ailleurs, dans les comportements. Le tandem est une cotte mal taillée, avec d'une part un gaullisme dévoyé, caricatural ; tout ce qu'il en reste chez Robert Grossmann se réduit à sa propre personne. Fabienne Keller, quant à elle, affiche une suffisance de technocrate ; elle ne doute de rien, surtout pas d'elle-même ». Etrange… Nous voilà devant des attaques plus personnelles (même justifiées) que sur des critiques de fond. Candidat à « l’ouverture », Armand ? Mais non. Puisqu’il n’est ni Bockel (il le dit), ni Petitdemange (il n’en parle pas)

« Et pourtant Roland Ries veut reproduire le tandem en confiant la CUS à un maire extérieur », insiste CK.

« Roland Ries donnera une tout autre image. Il n'y aura plus qu'un seul maire, auquel les Strasbourgeois pourront s'identifier. Je me suis rallié à l'idée d'un président de la CUS extérieur, bien que j'aie été formé à l'école Pflimlin  qui cumulait les deux fonctions. J'avoue que l'administration unique pose problème. Il faudra un jour différencier celle qui relève de la Ville et celle qui s'occupe des affaires communautaires ».

Alors, là, Armand, il faudrait relire ce qu’en disait Pierre Pflimlin, précisément… Strasbourg en tant que telle n’a plus d’administration. Et comment peut-on concevoir un développement de ville sans une vraie stratégie de développement de la CUS ? Au moins, ce pourrait être un débat de fond… (et de fonds). Mais franchement, il est des questions plus importantes que de savoir s’il faut une ou deux têtes pour Strasbourg ? L’idée du « tandem » est née (sous la gauche) d’un problème de susceptibilités personnelles, non de nécessités politiques. De questions de personnes, non  d’impératifs d’efficacité.

Une vraie équipe, avec une vraie tête. Avec un vrai programme. Une vraie vision. Et surtout des méthodes de travail (de gouvernance, dit-on aujourd’hui) adaptées aux défis de ce siècle. Avec non des fausses « ouvertures » et de vraies « fermetures », mais avec des partenariats reposant sur des contrats de confiance, donc de respect,  et sur cette donnée essentielle trop oubliée ;  « politique » a la même racine que « politesse », comme « urbanisme » et « urbanité ».

Rendre Strasbourg aux Strasbourgeois ? Bien sûr. Il le faut.  Rendre aussi aux Strasbourgeois la fierté d’être… Strasbourgeois. Pour l’heure, (et là Armand, vous êtes trop indulgent envers le « bilan » des sortants) tout ce qui est dit « grand » est bien petit… Comme les jets de pipi de chat de la place Kléber (qui ont coûté si cher).

Et rien de ce qui a été coulé dans le béton et le verre ne s’inscrit dans une politique globale et dans un plan d’ensemble prospectif digne d’une grande métropole qui se veut comme on dit à l’UMP « au cœur de la mégapole rhénane »…

Mais la campagne n’a pas encore commencé, sauf pour le « tandem » qui passe son temps à fêter des inaugurations qui mériteraient effectivement des lauriers, dans des villes adorables par ailleurs : Vesoul, Limoges,  Sélestat…

30/09/2007

Politique: Quand Jospin donne raison à ... Bayrou!

Le livre de Jospin devrait faire un heureux : François Bayrou. Les ouvrages d’autres « dealers » de la pensée socialiste mal raffinée (pardon d’autres « leaders » du PS non rénové), comme Mélanchon devraient conforter un homme dans ses convictions : François Bayrou. La rentrée de Fabius, « candidat à rien » (donc à tout), devrait donner un surplus d’énergie à un leader : François Bayrou.

Sur quoi en effet repose le pari de Bayrou ? Sur l’incapacité du PS de s’arracher à ses mythes, à ses archaïsmes, à son passéisme en dépit de ce qui peut être dit sur la « social-démocratie », sur « l’acceptation de l’économie de marché », sur les « valeurs » du socialisme, sur la modernité de l’idée sociale…

Or Jospin, Fabius, Mélanchon et d’autres confirment le diagnostic du fondateur du MoDem. Le PS  reste figé dans son idéologie du XIX ième siècle et dans sa fidélité à des alliances (contre nature) avec l’ultra-gauche, la gauche de la gauche et les pires réactionnaires  de gauche. Irrécupérable…

N’est pas Mitterrand qui veut. Et ce n’est pas la désertion (pour cause de promotion) de DSK qui va améliorer les choses, faire « bouger les lignes », faire sonner l’heure d’une sociale démocratie moderne. Et digne des  valeurs proclamées.

Bien sûr, il reste le « désir d’avenir » en panne « d’avenir de désir » : la Jeanne d’Arc victime (selon elle) du « sexisme » et du « racisme » des « évêques Cochon » qui la voudraient sur un bûché. Elle représente plus qu’elle-même en effet, Ségolène. Et elle pourrait incarner cette « voie nouvelle » qui s’impose tant dans un paysage politique que Sarkozy a réussi (provisoirement) à modifier sans changer le pays.

Mais elle a tellement montré les limites du charisme de paillettes (à la Star’Ac, Sarko a su faire, et sait faire,  nettement mieux qu’elle !)… Et, sur le fond, son programme ne repose ni sur un « projet de société » cohérent, ni sur un socle de valeurs très affirmé, ni sur une éthique politique bien précise.

Le Modem ne se confond pas avec un « bayrouisme » imprécis : ce mouvement qui puise sa force dans les vleurs de l’Europe personnaliste pourrait même s’imaginer sans Bayrou (et c’est un atout considérable, tout à l’honneur de son leader). Mais Ségolène ne porte qu’un « Royalisme » (républicain) mal défini qui ne vaut (en bien et mal) que par sa personne. La nuance est de taille !

Ces constats doivent  consoler Bayrou de bien des déceptions. Je ne parle pas là des « lâcheurs » du nouveau Centre ou des nostalgiques d’une UDF dépassée, mais des « prises » faites dans sa sphère par Sarkozy.

Car on ne l’a pas assez relevé : ce que Sarkozy appelle « l’ouverture » se résume  d’abord en des  débauchages en série de personnalités qui se retrouvaient dans… la « Bayrousphère » et qui auraient pu rejoindre le MoDem…

Bockel, Kouchner, Ruffin, Jouyet, AtaIli, Rocard… La liste est longue, avec quelques exceptions qui confirment la règle (comme Védrine, trop peu « pro-européen » pour être Modem sans modération) …  

Sarkozy a fauché dans le pré du Béarnais ! Seuls les observateurs politiques sous influences élyséennes ou prisonniers des clivages droite-gauche si pratiques,  ne le voient point !

Cela doit surtout encourager Bayrou à être le premier fidèle à son cap, à son « chemin », à sa stratégie. Ce n’est pas simple.

Mais c’est à lui de bien montrer que le Modem n’est pas fait d’"habits neufs" d’une formation qui a fait sa grande mutation au Congrès de Lyon avec le « Penser Libre » mais qu'il est un mouvement vraiment nouveau, le vrai premier parti du XXI ième siècle. Preuve n’est pas encore faite. On attend le Congrès, les statuts et les municipales.

Daniel RIOT

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