22/11/2008
PS: Impasse sur le Chemin des Dames...
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| Samedi, 22 Novembre 2008 10:08 | |
| Il était 05h50: La direction du PS avait annoncé que rien ne serait proclamé dans la nuit, mais le service de presse du PS officialise avant l'aube grise par un mail étrange envoyé aux journalistes...qui dorment enfin un peu: "A l'issue du second tour de l'élection du premier secrétaire du PS, vous trouverez ci-joint la totalisation des centralisations fédérales. Un conseil national sera convoqué par François Hollande, premier secrétaire" Une formule qui recouvre . deux choses .: D'abord, Martine Aubry l'emporte de 42 Voix... Un écart plus faible encore que tout ce qui avait été envisagé."Le pire des scénarii". Ensuite, les résultats ne sont pas proclamés encore officiellement. Le "sommet" qui marche sur la tête va décider pour une base déboussolée. |
12:04 | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : ps, socialistes, politqiue, france, strasbourg, aubry, royal
07/11/2008
PS : La « ligne Europe » l'emporte largement
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| Vendredi, 07 Novembre 2008 11:09 | |
Par Daniel RIOT« Le Ps se donne des verges pour se faire battre », écrit l'éditorialiste du Nouvel Observateur. Bien sûr. Mais sur Relatio-Europe nous faisons un premier constat, positif : les listes pro-européennes (ce qui ne veut pas dire « eurolâtres ») font ensemble un score plutôt réconfortant. Et pour nous, l'essentiel est là! Ce vote des militants ne répond évidemment pas à une question politicienne :Y a-t-il au PS trop de leaders ou une absence de vrai « chef » ? Elle ne répond pas non plus à une question essentielle complémentaire de la première. Une question que l'on se pose que l'on soit militant ou sympathisant du PS ou simple observateur attentif : Qu'est-ce qui différencie les motions présentées au suffrage des adhérents du PS ? Pas grand-chose, pas même sur un point pourtant essentiel : aucune n'a été mise à jour pour tenir compte, dans une perspective d'avenir---donc par une indispensable anticipation--- de l'implosion de la bulle financière de l'hypercapitalisme bushisto-inconscient... Une seule « motion » est vraiment différente des autres. Et elle a obtenu un score qui confirme une vraie cassure : celle de Benoît Hamon. |
| PS: Ségolène en pole position | ![]() | ![]() | ![]() |
| Vendredi, 07 Novembre 2008 01:50 | |
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13:07 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politqiue, ps, segolène, gauche, strasbourg
05/01/2008
Forni, "un enfant de la république"
Il est des jours où la mort frappe plus que d'autres le cercle des êtres chers. il se trouve que j'ai apprécié Raymond Forni,voilà bien longtemps déjà lorsqu'il était jeune représentant français à l'Assemblée du Conseil de l'Europe et que deux de ses deux fils , bien connus à Strasbourg, sont des êtres avec qui je me suis lié d'amitié. Qu'ils reçoivent ici l'expression de mes sentiments les meilleurs en cette circonstance.
Le président PS du Conseil régional de Franche-Comté, ancien président de l'Assemblée nationale, est décédé à 66 ans des suites d'une leucémie foudroyante provoquée par des dérèglements hépatiques.
Il s'était séparé de Chevènement plus des raisonsde fond (divergences sur l'Europe, notamment) que pour des raisons de rivalités personnelles, comme il est dit rop souvent, encore aujourd'hui. Cet homme de conviction était un vrai comtaois:"Comtois rends toi, ne nie ta foi".

Raymond Forni (Sipa) (Sipa)
Fils d'immigrés italiens, Raymond Forni avait raconté son destin dans un livre publié en 2002, "Un enfant de la République". Orphelin de père à 11 ans, il avait débuté comme ouvrier chez Peugeot à 18 ans, et avait passé son bac à 22 ans avant de devenir avocat à 27 ans.
"Il n'a eu de cesse jusqu'à son dernier souffle de penser à la Région Franche-Comté (...), au Territoire de Belfort et à sa ville de Delle", a déclaré le conseil régional de Franche-Comté.
18:00 Publié dans Notes politiques | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, PS, franche comté, belfort, forni, europe
28/11/2007
ROCARD "fête" les 10 ans de Hollande àla tête du PS...
Michel Rocard dans le JJD (une ITW de Maud Pierron) fête à sa manière es 10 ans de François Hollande à la tête du PS. L’annonce d’une prochaine implosion du Parti socialiste ? Un peu. Beaucoup, même. Extraits…
>>> « Contrairement à l'opinion générale, je ne crois pas qu'il soit pertinent d'isoler les dix ans de François Hollande. Le PS vit toujours un drame qu'il n'a pas tranché depuis sa naissance: son incapacité à accepter que nous sommes dans l'économie de marché. Il existe toujours des minorités au sein du PS qui rêvent d'en sortir. Le PS vit toujours un prurit d'unanimité, il a peur de ses divisions, qui sont en effet fortes. Le fait de vouloir rompre avec le capitalisme alors qu'il s'agit en fait de le contrôler rend peu clair, donc inaudible le discours du PS. Mais c'est bien antérieur à François Hollande » D’accord ou pas d’accord ? Moi, je suis tout à fait d’accord….
>>> « Le PS est un parti ou on ne réfléchit plus ou on ne lit guère ». Un avertissemnt pour toutes les autres formations. On ne le dira jamais assez : les politiques devraient tous inscrire un temps de lectures et de réflexions dans leur emploi du temps. La vie politique, toujours menée le nez dans le guidon, est trop chronophage.
>>> « L'autre grande erreur de Hollande est la gestion de la question européenne. C'était une faute de vouloir un référendum. D'autant qu'il l'a voulu pour des raisons tactiques de politique intérieure, pour embêter Chirac, avec la conviction que celui-ci ne l'accepterait pas. Chirac a commis l'erreur de le faire aussi. D'où l'arrêt de mort de l'Europe politique, elle n'en est toujours pas remise. » Entièrement d’accord sur cela aussi. Et la question européenne est toujours mal règlée.Ou plutôt, pas règlée du tout.
>>> « Il n'y a pas de politique possible sans une vision doctrinale sérieuse sur l'avenir. Et il n'y en a plus ». C’est l’avantage du MoDem si Bayrou réussit à combler son déficit organisationnel.
>>> « 2012 est pour le moment perdu faute d'existence d'un parti qui propose un vrai projet.(…) Mon enthousiasme social démocrate n'a jamais cessé. J'ai même envie de dire que devant la crise financière mondiale qui commence avec la crise du subprime américain, le ralentissement de la croissance, ce capitalisme d'aujourd'hui qui produit de la précarité comme s'il ne savait plus faire que cela, je n'ai jamais été plus social-démocrate qu'aujourd'hui ».
Social-démocrate dit Rocard. Social-économie et démocratie sociale, dit Bayrou. Michel après « 50 ans de bureaux nationaux du PS et 58 ans de parti », il est peut-être temps de changer de maison…Subitement, j’imaginais Rocard au Congrès constitutif du MoDem. Il est tard et je rêve éveillé, sans doute.
00:00 Publié dans Notes politiques | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : Rocard, PS, politique, bayrou, socialistes, Hollande, partis
17/11/2007
Strasbourg : Oh ! Les copieurs… Quand Roland et Robert se disputent une formule de…Chantal
Ma petite chronique strasbourgeoise
Ils vont finir par être encore plus drôles que dans la revue de la Choucrouterie, Robert Grossmann et Roland Ries… Le second dans les dna reproche au premier de lui avoir piqué le « Vivre ensemble » comme priorité de la prochaine campagne municipale… Un « Vivre ensemble » plus harmonieux ? C’est un bel objectif, çà…
Pas étonnant que Chantal Cutajar en ait fait l’une de ses priorités essentielles dès la campagne des…législatives, qu’elle ait repris cette formule (qui chez elle n’est pas un slogan) dans sa conférence de rentrée, le 5 septembre…
Mais j’y pense : vous allez de temps à autres sur le site de DpJ, le droit pour la Justice, l’association crée par... Chantal Cutajar voilà plusieurs années ? Sans doute : ce blog associatif a plus de 10000 visiteurs uniques chaque mois… Avez- vous remarqué la phrase qui est en sous-titre du bandeau ? « Pour un "vivre ensemble" fondé sur le Respect : développer et approfondir l'éthique démocratique »…(depuis le lancement du blog en janvier 2005)
Le « Vivre ensemble » ! Tu as raison, Roland : Robert a copié. Mais il ne te « plagie pas ». Comme toi, il a copié sur (ou s’est inspiré de)… Chantal Cutajar !
Il est vrai que les bonnes idées n’appartiennent à personne (j'ai éjà éecrit cela à propos de l'eurodom que le tandem a mis à son programme après avoir lu dans le dna que "strasbourg je t'M" soutenait ce projet... bloqué par le Tandem (parce que soutenu ausi par la gauche!) .
Le problème, c’est qu’il ne suffit pas de les agiter, les idées. Il faut les appliquer." La priorité, c'est vous", c'éatit aussi un bon slogan... Quand on voit ce qu'en a fait le "tadem" en pédalant dans la choucrouite du pouvoir personnel...
Ce qui est vrai c'est que le « vivre ensemble », depuis une bonne quinzaine d’années, ce n’est pas exactement la formule qui correspond le mieux à la réalité strasbourgeoise…
Mais puisque j’en suis aux formules vidées de leur substance par de politiques en quête de slogans, la jolie trouvaille du « tandem » sur «passer de l’urbain à l’humain » ne manque pas de sel… Notre « Malraux de Pourtalès » (Grosmann pour ceux qui ne connaissent pas le surnom du Renommé) a dû oublier que urbain c’est d'abord preuve montre... d' urbanité. Ce n'est pas synonyme de béton et d'urbanisme…
Comme il oublie tant notre "Mérimée de la Robersau" (le même, les jours impairs) que politique et politesse ont la même racine. Un bon « Vivre ensemble » repose sur un sens aigu de l’urbanité, donc de l’humanité… Donc du « respect », ce pilier de la politesse...
C’est vraiment une bonne formule : « Pour un Vivre ensemble fondé sur le Respect : développer et approfondir l’éthique démocratique »… Je comprends que Grossmann et Ries pillent Cutajar. Mais ils oublient l’essentiel : Les formules « cutajariennes » ont du sens parce que Chantal leur donnent de la valeur, elle ! Robert va encore me dire qu'il me "sera beaucoup pardonné" parce que je ne sais pas ce que je fais, dit et écrit... Si c'est lui qui le dit, je crois en mon Salut!
Daniel RIOT
04:35 Publié dans chroniques strasbourgeoises | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : strasbourg, politique, municipales, UMP, PS, modem
11/11/2007
L’Europe à Strasbourg : Le « tandem » en quête d’une session de rattrapage
Maintenant, « on » sait. On sait pourquoi le « tandem » tient tellement à être réélu en 2008 à la tête se Strasbourg. Comme les élèves médiocres, ils ont besoin d’une session de rattrapage. Pour tenter de faire ce qu’ils auraient dû faire, ce qu’ils avaient même promis de faire, et ce qu’ils n’ont pas fait… Ou mal fait. C’est particulièrement net sur le plan européen. Où, hélas pour Strasbourg, le temps perdu par eux ne sera guère rattrapé par eux, même s' ils sont mus par une sorte de prise de conscience subite.
Ils avaient promis une « Maison de l’Europe », sans trop dire ce dont il s’agissait. Ils font aujourd'hui des études (avec demande de financement à la Région) et ils inscrivent à leur programme, en faisant un copié-collé amusant, le beau projet d’ Eurodom d’Alexis Lehmann… qu’ils avaient rejeté d’un revers de mains (parce que soutenu par la gauche !).
Etrange ? Il a suffi que les dna fassent allusion à ce projet mis en avant par « Strasbourg je ‘t’M » qui soutient Chantal Cutajar et son équipe (et d'ailluers pris aussi en considération par Roland Ries) pour que ce dossier qui aurait dû être traité en priorité (comme Bruxelles a fait avec son musée vivant de l’Europe) reprenne de l’intérêt à leurs yeux. Des yeux fixés sur les pédales de leur tandem et non tournés vers l’avenir.
L’avenir pour Strasbourg sera européen avec un développement à 360 degrés, ou ne sera pas. C’est une évidence, bien oubliée ces dernières années, avec entre autres un échec complet du renforcement de l’Europe A Strasbourg. Il est vrai qu’il est difficile d’être à fois adjoint chargé des affaires européennes et du quartier de la Meinau. Pauvre Pascal ! Pour lui, comme pour les autres, la priorité, c’était et cela reste la réélection : "les gens de la Meinau votent, pas les « Européens », m'a-t-il dit un jour alors qu'il partait pour la Moldova…
Le problème, pour lui et pour ses deux « guides » c’est que les citoyens de la Meinau ont conscience que l’Europe est un atout pour toute la ville (et la région ) donc pour eux ! Mais, Fabienne promet déjà de faire mieux. Depuis que Sarkozy a exhorté les élus : « Faites-moi part de vos idées ! »…ce qui est le pire constat de carence que l’on puisse faire au sommet de l’Etat dans une Ville politiquement sarkozyste (pour l’instant)
Alors Fabienne Keller, d’une façon touchante, poignante même, redécouvre les vertus de l’Eurodistrict, ce terrain d’actions extraordinaire laissé en jachère ou presque alors qu’il aurait dû être (ne serait-ce qu’avec son double parrainage bi-national) une expérience pilote, un modèle sur ce continent où d’autres euro-régions ces cinq dernières années ont connu un développement spectaculaire et positif à tous points de vue…
Mais Robert Grossmann n’est pas à l’aise dans les relations franco-allemandes. Pourtant, c’est un domaine où l’homme qui l’a fabriqué politiquement, André Bord, aurait pu lui être d’une grande utilité… mais s’il n’avait pas là comme ailleurs pédalé dans la choucroute aigre de ses rancoeurs, rancunes et …peurs. Avec une montagne d’ingratitude en guise de jambonneau.
Mais il y a pire en termes d’explications. Pour l’eurodistrict, Grossmann attendait tout de Paris : c’est cela la décentralisation à la mode jacobine… Et, comme il me l’a dit un jour, en réponse à une remarque de bon sens de ma part, « Daniel, comment veux-tu que je m’entende avec le maire de Kehl? Il est allemand, il est socialiste, il est maire d’une petite ville et il a une très jolie femme ».
Plaisanterie, bien sûr. J’en ris encore. Et c’est parce que les plaisanteries, par définition, sont faites pour être répétées que je la cite ici. Tu peux exercer ton droit de réponse, Robert (le décret est enfin paru pour internet), mais tout démenti serait mal venu … C’est le genre d’histoires qui ne s’inventent pas. T’en souviens-tu ? J’ai une mémoire très sélective, mais fidèle. Passons. Nos amis allemands ont pris depuis cinq ans la défiance strasbourgeoise pour un compliment. Et le maire de Kehl a bien changé le visage de sa (petite) ville. Dont le commerce vit bien grâce aux Strasbourgeois, en dépit de transports collectifs si médiocres.
Mais c'est du passé. Demain, "ils" feront mieux, c'est juré... Ils vont même réparé ce qu'ils ont cassé....Depuis que Fabienne a rêvé d’un aéroport pour l’eurodistrict, on peut s’envoler vers de nouveaux horizons. C’est bien de promettre de faire ce que l’on n’a pas fait quand on en avait les moyens, non ?
A quand la résurrection du projet, enterré sous une véranda en forme de boudin géant, d’une vraie gare TGV qui aurait respecté la façade historique de l’ancienne et aurait occupé les terrains de « derrière », là où l’on ne sait même plus accrocher les wagons, comme disaient jadis les garnements. On aurait même pu en faire un « dépose-touristes » (selon une belle expression faite pour une bonne campagne de pub).
Mais à Strasbourg, le « tandem » a même réussi, grâce à son nez sans cesse dans le guidon, à faire une Waterloo…de la place d’Austerlitz ! Ce n’est pas grave. A une nuance près : je ne suis pas certain que la « séance de rattrapage » demandée soit justifiée. C’est l’avenir de la Ville qui compte, non celui du « tandem » : « Les entreprises et les universitaires réclament que Strasbourg tienne son rang européen. Voilà une piste de travail... », a lancé, sans rire, Fabienne ! C’est bien, excellent, même. Le problème, c’est que ces six dernières années, ce « rang » a sérieusement rétrogradé, malgré le TGV Paris…Baudrecourt. Qui n'est pas de compétence municipale, d'ailleurs...
Daniel RIOT
11:50 | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : strasbourg, alsace, politique, municipales, ump, modem, PS
07/11/2007
PS:La DECHIRURE européenne deux ans après
AU PS, l’Europe n’est qu’un révélateur de divisions idéologiques mortelles pour le parti
Le Commentaire RELATIO de Daniel RIOT :
Deux ans après la déchirure du référendum de 2005 sur la Constitution, la question européenne divise toujours le PS. Heureusement qu’il ne dirige pas la France… Sarkozy peut bomber le torse. Et Bayrou regretter une fois de plus de ne pas avoir été « finaliste »… Faits et commentaire.
UN RAPPEL QUI S'IMPOSE: Les clivages droite/gauche sont dépassés, n’en déplaisent aux esprits binaires donc « hémiplégiques », comme redirait Raymond Aron. Mais il est une vraie ligne de démarcation politique, en France et ailleurs : les partisans de l’ouverture et ceux de la fermeture des frontières. La construction européenne, ce chantier inachevé, fixe les bornes.
Bas les masques : il n’y a que trois façons de construire une Europe unie. Par la domination (merci, l’Europe-cimetière est toujours là !), la coopération (celle du Conseil de l’Europe) et celle de l’intégration (celle de la CECA devenue marché commun puis Communauté européenne puis l’Union européenne).
Celle-ci ne va pas au bout de la logique qui lui a permis de naître et de se développer. Et elle en pêche. Mais elle est perfectible, ce qui est l’essentiel. Face à elle, les alter-européens sont des anti-européens ! Comme les militants d’une Europe dite des nations…comme si l’Union ne respectait ni les Etats ni les nations ni les Régions ni les Villes qui la composent. La campagne pour le referendum l’a montré. Les prises de positions sur le traité de Lisbonne le confirment. Même si (n’est-ce pas Monsieur Fabius ?) de bons arguments critiques sont agités dans des démonstrations qui reposent sur des prémisses falsifiées et débouchent sur des conclusions éronnées.
L’Union est à améliorer (sans cesse, comme tous les Etats qui la composent, d’ailleurs). Elle doit surtout devenir authentiquement politique. C’est même urgent. Mais c’est le cap qui compte. Face à ce qui est proposé, c’est Oui ou Non à l’unification. Il n’y a place ni pour un OUI… MAIS, ni pour un NON… MAIS. Soit on est pour soit on est contre. Le reste, c’est de l’habillage, des masques, des arguties.
Ces lignes de clivages là, traversent tous les partis sauf ceux qui se situent au Centre (Nouveau Centre, udf/umpiste, Udf/Modem, Cap 21/Modem, partis radicaux de gauche et de droite). L’UMP a réussi à rendre très minoritaires (pour l’instant) leurs courants anti-européens. Le PS depuis la disparition de Mitterrand n’a pas réussi à afficher le réalisme au service de ses idéaux comme la très grande majorité des Partis socialistes européens. Pas de motion de « synthèse », pas de consensus (même mou), pas de « ligne » (sauf en zig zag)…
Le PS a perdu sa crédibilité au moment du referendum. Puis après. La défaite de Ségolène fut d’abord le résultat d’un PS « auto crucifié » sur l’autel de l’Europe. Parce que la question européenne est au cœur des problèmes essentiels d’identité et d’altérité (individuelles et collectives), comme…« l’intégration » des étrangers. Et parce que, aussi, cette « affaire européenne » est au centre des équilibres à trouver entre compétition et solidarité, entre libre marché et marché contrôlé, entre libéralisme et dirigisme, entre économie et social, entre croissance et développement durable, entre efficacité et écologie…
L’Europe n’est ni de droite ni de gauche : elle est ce qu’on la fait, en fonction des majorités au pouvoir dans les différents pays et globalement.
CONSTAT DU JOUR, PREVISIBLE: Le Parti socialiste français reste prisonnier de ses vieux démons idéologiques, et c’est ce qui brouille ses options sur l’Europe. Le bureau national s'est prononcé majoritairement (36 contre 20, avec Deux abstention et Julien Dray en… relâche) en faveur du nouveau traité européen. Oui et alors ? Ceux qui voudront voter non à Lisbonne voteront …non."Il n'y aura pas de sanctions", a déjà annoncé (en souriant) Hollande! Retour au clivage entre partisans du "oui" et du "non" au référendum.
On comprend que, chargé de rechercher un consensus, Benoît Hamon ait démissionné de son poste de secrétaire national à l'Europe. Le pauvre !... Il prônait l’abstention, ce qui est, dans ce cas précis, un courage d’autruche. « Je ne me sens plus en charge d'être responsable de cette cacophonie », a lancé le jeune député européen. On le comprend.
Les socialistes ont reporté à plus tard leur prise de position sur la révision constitutionnelle préalable à la ratification du traité simplifié approuvé le 19 octobre dernier par les Vingt-sept, et qui sera signé le 13 décembre à Lisbonne. « Nous verrons quelle sera la révision de la Constitution qui sera proposée », a déclaré François Hollande. Quelle sagesse : le temps guérit, parfois, mais il pourrit, aussi.
Le Premier secrétaire, partisan du « oui » à ce traité qui « sort l'Europe de l'impasse » dans laquelle elle se trouve depuis 2005 et les « non » français et néerlandais à la Constitution européenne, s'est efforcé de dédramatiser ce nouveau signe de division du parti en expliquant que la page était tournée. Ah !bon…"Il y avait ce soir un sentiment d'apaisement. Bien sûr que chacun est resté sur ses positions, (...) mais il y avait une volonté commune (...) le souci de clore une période et d'en ouvrir une autre », a affirmé numéro un socialiste en estimant que la question institutionnelle européenne était maintenant « derrière » le PS. On en rit, ou on en pleure ?
Cette nouvelle épreuve sert en fait de révélateur. Tel qu’il est le PS ne peut pas être « rénové ». C’est d’ailleurs ce qui,par ricochet, en termes de pluralisme, donne une importance supplémentaire au Congrès constitutif du MoDem…
Daniel RIOT
01:40 Publié dans Edito | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : PS, politique, gauche, europe, france
22/10/2007
traité de Lisbonne: L'embarras du PS...
Décidément, les socialistes français oublient l'un des héritages les plus beaux du seul Président de la V ième République qui ait porté leurs couleurs:l'unité européenne... Il hésite le PS! Il cherche l'impossible "synthèse" entre les OUI et les NON qui continuent à être opposés en son sein, malgré des festivals d'hypocrisie des uns et des autres...
C'est officiel (et provisoire): Le Parti socialiste ne s'opposera pas à l'adoption du nouveau traité européen. Il va rechercher "une position collective" qui pourra être "le oui" ou "l'abstention". C'est ce qu' a indiqué, ce lundi 22 octobre, Stéphane Le Foll, bras droit du premier secrétaire François Hollande.
Que c'est beau! Il ne votera donc pas NON à ce traité de substitution qui a le mérite de sortir l'Union d'une impasse dont...bien des socialistes français sont les premiers responsables...
A propos de la ratification du texte, il a indiqué que le PS continuait à être favorable à la procédure référendaire. "Mais, a-t-il ajouté, l'élection présidentielle est passée par là, Nicolas Sarkozy a dit clairement qu'il n'était pas favorable à un référendum". Dimanche, François Hollande avait indiqué que le PS aurait une "attitude responsable", estimant que le texte comptait "des points positifs, des points qui ne le sont pas". Il n'avait pas prononcé le mot d'abstention. Rappel:M. Sarkozy a exprimé le souhait que le Parlement ratifie le texte, le plus rapidement possible, après sa signature formelle, prévue le 13 décembre.
SEGOLENE ROYALE: "MIEUX VAUT UN COMPROMIS QUE RIEN"
"Même imparfait", le traité adopté par les Vingt-Sept cette semaine à Lisbonne "peut remettre l'Europe en marche", estime Ségolène Royal dans un entretien à Libération. "Mieux vaut un compromis que rien", fait valoir l'ancienne candidate socialiste à la présidentielle française, qui aurait souhaité un nouveau référendum mais refuse d'en faire une "question de principe".
"Nous n'avons pas de temps à perdre à nous diviser", souligne-t-elle, appelant les socialistes français à "faire bloc" avec leurs homologues européens. "Je crois que ce traité, même imparfait, peut remettre l'Europe en marche (...) L'intégration de la Charte européenne des droits fondamentaux est une avancée très importante", explique Ségolène Royal. "C'est pourquoi nous devons faire bloc avec les socialistes portugais, espagnols, allemands et les autres, et adopter ce texte le plus vite possible pour passer à l'étape suivante : la préparation du traité social", insiste-t-elle. Au moins, cela a le mérite de la clarté...
RAPPEL: En décembre 2004, le PS français avait organisé un référendum interne sur le précédent traité constitutionnel européen. La consultation s'était soldée par un "oui" massif, quelques mois avant la tenue d'un référendum au niveau national. Les socialistes s'étaient ensuite divisés entre partisans du "oui" et opposants au traité, conduisant le parti au bord de l'implosion. Le 29 mai 2005, plus de 55 % des Français avaient finalement rejeté le texte.
Jean-Pierre Chevènement (qui a été l'un des conseillers de ségolène Royale durant la campagne des Présidentielles) considère le traité simplifié adopté par les Vingt-Sept la semaine dernière à Lisbonne comme une "entourloupe" et réclame qu'il fasse l'objet d'un référendum en France."On se moque du monde, on se moque du peuple Français", a déclaré sur France 2 le président d'honneur du Mouvement républicain et citoyen. "Je demande à tous les citoyens de faire pression sur leurs députés pour qu'ils ne se prêtent pas à cette mascarade et que tout le monde exige un référendum", a ajouté l'ancien ministre, qui estime que le texte rejeté par les Français en mai 2005 n'a subi que "quelques modifications de forme" depuis lors.
14:20 Publié dans Débats d'actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : europe, PS, traité de Lisbonne, hollande, royal, chevènement, france
19/10/2007
Quand les « Fabusiens » disent OUI au traité de substitution…
« Je crois qu’il met fin à une longue période d’interrogation sur le fonctionnement des institutions de l’Union européenne, qui correspond à une sorte de lassitude des chefs d’Etat et de gouvernement quant à leur capacité à traiter de ces questions. Fondamentalement, je crois que la grande Europe avait besoin d’institutions adaptées et je pense que l’équilibre institutionnel repris par ce traité correspond à ce dont l’Europe a besoin, avec cet avantage de ne pas confondre ce qui relève du fonctionnement des institutions et de ce qui relève des politiques comme le faisait la Constitution. ».
De qui est ce splendide commentaire donné dans une ITW à Toutel’Europe.fr ? D’une euro-députée fabusienne, Pervenche Berès, qui a fait voter Non au referendum sur la Constitution et qui aujourd’hui applaudit le traité de substitution… parce qu’il ne contient pas la partie III du texte “de Giscard”, comme elle disait alors qu’elle y avait bien contribué… Cette partie III, il faut peut-être le souligner, ne faisait qu’une synthèse de traités qui ne sont évidemment pas supprimés, donc qui restent (heureusement) en vigueur….
Le culot, en politique, c’est indispensable ? Il est vrai que le leader de son « courant », Laurent Fabius, est pour l’heure très silencieux sur ce sujet. Il vaut mieux sans doute. Un jour, peut- être, un historien montrera comment par son faux calcul politicien anti-européen, Fabius (qui veut ressusciter le parti qu’il a si fortement contribué à mettre en pièces) a empêché le PS de remporter les dernières présidentielles.
L’intelligence ne se résume pas plus au QI que l’identité en une carte…
Daniel RIOT
21:15 Publié dans humeur | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : europe, politqiue, PS, fabius, socialiste, traité
15/10/2007
Strasbourg : Tentative d’OPA sur le Modem…
Les ambitions masquées de Jean-Claude Petitdemange, « préfet hors cadre »
(ma petite chronique strasbourgeoise)
Voilà près de trois semaines que j’attends que l’info sorte dans les « dna ». Je dis info, pas rumeur… Alors, je joue ici les « chuchoteurs » (salut Jean-Louis !). Après tout, ma « petite chronique strasbourgeoise » est faite aussi pour cela…Le « pape strasbourgeois des souverains poncifs », comme me promeut la « droite strasbourgeoise », a encore quelques bons restes d’info-fouineur, peut-être.
On le sentait venir de loin. Son dessein s’est fait dessin : Jean-Claude Petitdemange, préfet hors cadre, a fait un travail de fourmi rouge, ou de taupe, pour tenter une OPA sur le Modem strasbourgeois.
OPA : Offre privée d’achat, en l’occurrence, puisque rien n’est public.
Ce maître en combines politiciennes doté d’incontestables talents dans l’une des capacités les plus répandues en politique, celle de nuire, a adhéré au MoDem. Pourquoi pas ? Le Modem est ouvert à tous les talents. Et il a lui des « amitiés » dans tous les rangs, sur tous les bancs, c’est un signe d’ouverture d’esprit, non ?
Mais il le fait discrètement, en catimini, à huis clos, au « sommet », au siège de l’udf-Modem, à Paris, en tirant parti de quelques unes des nombreuses relations qu’il a pu se faire dans ses fonctions de chef de cabinet de Rocard (qui l’a rayé de son carnet d’adresses). Et en ignorant, avec cette élégance chargée de mépris et d’arrogance qui est l’une de ses caractéristiques, les militants locaux de ce Mouvement démocrate qui gêne tant de monde, à droite, à gauche et…au centre !
C’est qu’il sait « présenter bien » Jean-Claude ! C’est qu’il est tout sauf bête ce « Pasqua de gauche », comme je le surnommais voilà longtemps déjà, à une époque où au PS tout le monde chantait ses louanges ! Et c’est qu’il sait, en tout et pour tout, se montrer fin calculateur, comme tous ceux qui se placent au-dessus de la morale ordinaire pour ne suivre que leur propre « moraline » (selon l’expression de Nietzsche).
Ceux qui ne le connaissent pas ou mal lui font facilement confiance. Il a même l’art de faire illusion. Un vrai séducteur, sous certains angles (politiquement, bien sûr). Malheur à celles et ceux qui s’en rendent compte trop tard.
Comme il a aussi un bagout de représentant de commerce quand il se vend lui-même, il « embobine » facilement… « Il est très bien ce type ». Mais bien sûr ! S’il savait construire aussi bien que détruire, il serait même très, très, très fréquentable. J’ai même failli me faire piéger, voilà bien des années, quand il animait un club de réflexions transformé en cercle de conspirations…
Enfin, il est très utile, Jean-Claude. Pour les adversaires de ses amis. Fabienne Keller et Robert Grossmann ne pourront jamais le remercier comme il convient : c’est grâce à lui qu’ils sont entrés dans l’histoire de Strasbourg.
Pascale Jurdant-Pfeiffer aussi peut lui dire « merci » avec chaleur : c’est grâce à lui qu’elle a pu gagner(face au FN) des élections cantonales où le « traître à sa cause » (conseiller sortant) avait obtenu un score que n’importe quel homme politique un peu lucide aurait considéré comme un désaveu et une invitation à une retraite bien méritée. Un sortant sorti avec 13% des voix : quelle belle popularité !
Au MoDem, Jean-Claude Petitdemange (silencieux pendant les Présidentielles comme durant les Législatives) se dit qu’il a un ou deux bons coups à jouer. Il y a un tel « bordel » au centre, avec les UMP venus du centre, le Nouveau Centre, les Udf fidèles à Sarko mais ennemis du tandem, ou amis du tandem mais ennemis de Sarko, les Udf-Modem qui détestent Cutajar et ceux qui adorent Cutajar, les nouveaux centristes et les anciens, les (faux) « historiques » et les (vrais) histrions, les centreux, les centraliens, les décentrés, les excentrés, les centraux…Y a bon marécage !
En plus, de nouvelles figures brouillent les cartes dès que le jeu semble se clarifier. Pascale, la corde au cou, s’agenouille aux pieds du tandem et fait plusieurs me culpa, mais voici qu’émergent Marc (qui rallie publiquement par voie (x) de presse Chantal puis se dédit comme s’il n’avait rien dit) et, ralliée elle aussi par adhésion directe à Paris, Ludmilla la magnifique.
L’auteure d’un livre (dont les bonnes feuilles sont publiées sur le blog des dna au grand dam de Robert Grossmann) annonce sa candidature à l’investiture juste après avoir affirmé publiquement qu’elle ne briguerait pas la tête de liste ! On peut changer d’avis, non ? Il n’y a aucun mal à cela. Et elle veut l’investiture sans rejoindre le groupe municipal de l’udf-Modem ! Et alors ?
Comme dit le « déblogueur » qui lui sert d’attaché de presse (ou de chef du protocole, puisque c’est lui qui adresse les invitations à un dîner-débat), « personne ne peut revendiquer une quelconque légitimité ! »). Ben voyons…
Il y a les « centro-n’importquoistes », aussi : je les avais oubliés, ceux-là ! Y a bon, vraiment bon, marécage ! « Petitdemangetout » avoir bon appétit ! De plus en plus.
Le calcul devient simple : la commission nationale d’investiture du MoDem va se retrouver avec trois dossiers, ou plutôt avec deux puisque celui de Marc n’existe que parce que la locale des dna y prête (un peu) attention. Que se passe-t-il, parfois, dans ce cas de figure ? Le « troisième homme » n’est pas que viennois…
Jean-Claude Petimanche (pardon mon clavier patine) Petidemange, fort de ses « excellentes relations » avec quelques membres de la dite commission peut arriver, en potion (position) de synthèse. En plus, il pourrait être servi par un argument (fort répété en ville) : « Les Strasbourgeois en ont marre d’avoir des femmes à la mairie… Catherine, Fabienne, çà suffit ! On a donné ! »
C’est qu’il a un programme, Jean-Claude : le meilleur de ce qu’ont préparé les autres… La vie quotidienne des Strasbourgeois : il ne chante que cela le « préfet hors cadre » ! Qui n’en fait pas sa priorité? « Synthèse » : un mot qui serait nouveau dans son lexique personnel plutôt marqué par « antithèse » Et,en plus, il a sa vieille équipe, Jean-Claude. « Strasbourg citoyenne ». Qui est prête à discuter avec tout monde , sauf avec la droite UMP et avec le PS. Le blog de la locale des dna qui est devenu (par ce qui est publié…et par ce qu’il n’y est pas) un révélateur des faux et des vrais calculs des uns et des autres (y compris des journalistes) lui a même consacré une longue note. « Strasbourg citoyenne » rajoute un peu de confusion au centre : Cela arrange qui, à votre avis ?
Le « briseur de Catherine qui veut briser Roland » compte en profiter en tous cas. Avec ses deux fers encore au feu : son OPA sur le MoDem Strasbourg et son Oui au tandem « en quête d’un Kouchner ou d’un Bockel local » (Rien de moins !).
Pour l’heure, il se concentre sur l’OPA, le « préfet hors cadre ». Avec le soutien ou dans le dos de Ludmilla Hug- Kalinkova ? De cela, je ne sais rien.
Drôle d’attelage en vue, en tous cas : l’une veut la perte du « tandem », l’autre l’échec de Ries. Comme s’il suffisait de faire perdre pour gagner. Pour le Modem l’enjeu suprême n’est pas de gagner ou de perdre, mais de faire gagner Strasbourg !
Un de ses proches me dit que Hug-Kalinkova serait sûre de « faire un tabac » si Petitdemange était tête de « sa » liste…D’où l’idée de l’OPA, peut-être… Les interdictions de fumer dans les lieux publics ne sont pas (heureusement) des interdictions de rêver. Mais les illusions tuent, parfois. Allez savoir. L’heure n’est pas aux pronostics…
Ce dont je suis sûr en revanche c’est ce que l’émergence de Petitdemange en première ligne ferait perdre au MoDem à Strasbourg et ailleurs. Rassembler n’est pas jouer les sacs poubelles des déçus, des aigris et de ce que De gaulle nommait les « politichiens ». Or, le « préfet hors cadre » est un « politichien hors normes »
Il me semblait que l’appartenance au Modem impliquait l’adhésion à une éthique politique nouvelle, plus rigoureuse, plus honnête, moins calculatrice. Si faire de la politique « autrement », c’est savoir avancer caché et masqué, marcher en crabe tout en tentant d’imiter les crocodiles (belle gymnastique !), le Modem sera condamné sans modération. Mais le pire n’est jamais sûr, surtout quand l’objet de l’OPA n’a rien à vendre. Surtout pas son âme…
Daniel RIOT
23:50 Publié dans chroniques strasbourgeoises | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : strabourg, politique, modem, UMP, PS, municipales
07/10/2007
Strasbourg : La sagesse et la modestie d’Armand jung
CK (Claude Keiflin) a fait une ITW d’Armand Jung. Une info : le seul député socialiste de la région ne sera pas sur la liste du PS. Mais son suppléant ? Mais son épouse ? En tous les cas, Armand se veut sage, mesuré, bref, responsable…
« Je soutiendrai fortement Roland Ries », dit-il. Roland doit en être rassuré : imaginez instant le contraire… « Je lui conseille d'aller au-devant des Strasbourgeois avec modestie et humilité. Nous devons retourner sur le terrain, dans les cages d'escalier que nous avions un peu abandonnées. » Bel aveu ! « Il y a de la frustration chez les Strasbourgeois. Ils ne se sentent plus dans le coup. ». En cela, il a parfaitement raison. « Il faut s'occuper de leur assurer un mieux-vivre, avec modestie, je le répète. ». La modestie face à l’arrogance ? La révélation d’un des thèmes de la campagne qui se prépare...

« Vous estimez que le tandem Keller-Grossmann ne s'est pas occupé du mieux-vivre des Strasbourgeois ? », ose Keiflin…
« Je ne suis pas de ceux qui veulent remettre en cause ce que le tandem a fait. Le tram, la médiathèque et un certain nombre d'autres choses ont été faites et bien faites. C'est autant que nous n'aurons plus à faire. Le problème de Keller-Grossmann est ailleurs, dans les comportements. Le tandem est une cotte mal taillée, avec d'une part un gaullisme dévoyé, caricatural ; tout ce qu'il en reste chez Robert Grossmann se réduit à sa propre personne. Fabienne Keller, quant à elle, affiche une suffisance de technocrate ; elle ne doute de rien, surtout pas d'elle-même ». Etrange… Nous voilà devant des attaques plus personnelles (même justifiées) que sur des critiques de fond. Candidat à « l’ouverture », Armand ? Mais non. Puisqu’il n’est ni Bockel (il le dit), ni Petitdemange (il n’en parle pas)
« Et pourtant Roland Ries veut reproduire le tandem en confiant la CUS à un maire extérieur », insiste CK.
« Roland Ries donnera une tout autre image. Il n'y aura plus qu'un seul maire, auquel les Strasbourgeois pourront s'identifier. Je me suis rallié à l'idée d'un président de la CUS extérieur, bien que j'aie été formé à l'école Pflimlin qui cumulait les deux fonctions. J'avoue que l'administration unique pose problème. Il faudra un jour différencier celle qui relève de la Ville et celle qui s'occupe des affaires communautaires ».
Alors, là, Armand, il faudrait relire ce qu’en disait Pierre Pflimlin, précisément… Strasbourg en tant que telle n’a plus d’administration. Et comment peut-on concevoir un développement de ville sans une vraie stratégie de développement de la CUS ? Au moins, ce pourrait être un débat de fond… (et de fonds). Mais franchement, il est des questions plus importantes que de savoir s’il faut une ou deux têtes pour Strasbourg ? L’idée du « tandem » est née (sous la gauche) d’un problème de susceptibilités personnelles, non de nécessités politiques. De questions de personnes, non d’impératifs d’efficacité.
Une vraie équipe, avec une vraie tête. Avec un vrai programme. Une vraie vision. Et surtout des méthodes de travail (de gouvernance, dit-on aujourd’hui) adaptées aux défis de ce siècle. Avec non des fausses « ouvertures » et de vraies « fermetures », mais avec des partenariats reposant sur des contrats de confiance, donc de respect, et sur cette donnée essentielle trop oubliée ; « politique » a la même racine que « politesse », comme « urbanisme » et « urbanité ».
Rendre Strasbourg aux Strasbourgeois ? Bien sûr. Il le faut. Rendre aussi aux Strasbourgeois la fierté d’être… Strasbourgeois. Pour l’heure, (et là Armand, vous êtes trop indulgent envers le « bilan » des sortants) tout ce qui est dit « grand » est bien petit… Comme les jets de pipi de chat de la place Kléber (qui ont coûté si cher).
Et rien de ce qui a été coulé dans le béton et le verre ne s’inscrit dans une politique globale et dans un plan d’ensemble prospectif digne d’une grande métropole qui se veut comme on dit à l’UMP « au cœur de la mégapole rhénane »…
Mais la campagne n’a pas encore commencé, sauf pour le « tandem » qui passe son temps à fêter des inaugurations qui mériteraient effectivement des lauriers, dans des villes adorables par ailleurs : Vesoul, Limoges, Sélestat…
12:45 Publié dans chroniques strasbourgeoises | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : strasbourg, politiue, municipale, UMP, PS
30/09/2007
Politique: Quand Jospin donne raison à ... Bayrou!
Le livre de Jospin devrait faire un heureux : François Bayrou. Les ouvrages d’autres « dealers » de la pensée socialiste mal raffinée (pardon d’autres « leaders » du PS non rénové), comme Mélanchon devraient conforter un homme dans ses convictions : François Bayrou. La rentrée de Fabius, « candidat à rien » (donc à tout), devrait donner un surplus d’énergie à un leader : François Bayrou.
Sur quoi en effet repose le pari de Bayrou ? Sur l’incapacité du PS de s’arracher à ses mythes, à ses archaïsmes, à son passéisme en dépit de ce qui peut être dit sur la « social-démocratie », sur « l’acceptation de l’économie de marché », sur les « valeurs » du socialisme, sur la modernité de l’idée sociale…
Or Jospin, Fabius, Mélanchon et d’autres confirment le diagnostic du fondateur du MoDem. Le PS reste figé dans son idéologie du XIX ième siècle et dans sa fidélité à des alliances (contre nature) avec l’ultra-gauche, la gauche de la gauche et les pires réactionnaires de gauche. Irrécupérable…
N’est pas Mitterrand qui veut. Et ce n’est pas la désertion (pour cause de promotion) de DSK qui va améliorer les choses, faire « bouger les lignes », faire sonner l’heure d’une sociale démocratie moderne. Et digne des valeurs proclamées.
Bien sûr, il reste le « désir d’avenir » en panne « d’avenir de désir » : la Jeanne d’Arc victime (selon elle) du « sexisme » et du « racisme » des « évêques Cochon » qui la voudraient sur un bûché. Elle représente plus qu’elle-même en effet, Ségolène. Et elle pourrait incarner cette « voie nouvelle » qui s’impose tant dans un paysage politique que Sarkozy a réussi (provisoirement) à modifier sans changer le pays.
Mais elle a tellement montré les limites du charisme de paillettes (à la Star’Ac, Sarko a su faire, et sait faire, nettement mieux qu’elle !)… Et, sur le fond, son programme ne repose ni sur un « projet de société » cohérent, ni sur un socle de valeurs très affirmé, ni sur une éthique politique bien précise.
Le Modem ne se confond pas avec un « bayrouisme » imprécis : ce mouvement qui puise sa force dans les vleurs de l’Europe personnaliste pourrait même s’imaginer sans Bayrou (et c’est un atout considérable, tout à l’honneur de son leader). Mais Ségolène ne porte qu’un « Royalisme » (républicain) mal défini qui ne vaut (en bien et mal) que par sa personne. La nuance est de taille !
Ces constats doivent consoler Bayrou de bien des déceptions. Je ne parle pas là des « lâcheurs » du nouveau Centre ou des nostalgiques d’une UDF dépassée, mais des « prises » faites dans sa sphère par Sarkozy.
Car on ne l’a pas assez relevé : ce que Sarkozy appelle « l’ouverture » se résume d’abord en des débauchages en série de personnalités qui se retrouvaient dans… la « Bayrousphère » et qui auraient pu rejoindre le MoDem…
Bockel, Kouchner, Ruffin, Jouyet, AtaIli, Rocard… La liste est longue, avec quelques exceptions qui confirment la règle (comme Védrine, trop peu « pro-européen » pour être Modem sans modération) …
Sarkozy a fauché dans le pré du Béarnais ! Seuls les observateurs politiques sous influences élyséennes ou prisonniers des clivages droite-gauche si pratiques, ne le voient point !
Cela doit surtout encourager Bayrou à être le premier fidèle à son cap, à son « chemin », à sa stratégie. Ce n’est pas simple.
Mais c’est à lui de bien montrer que le Modem n’est pas fait d’"habits neufs" d’une formation qui a fait sa grande mutation au Congrès de Lyon avec le « Penser Libre » mais qu'il est un mouvement vraiment nouveau, le vrai premier parti du XXI ième siècle. Preuve n’est pas encore faite. On attend le Congrès, les statuts et les municipales.
Daniel RIOT
20:50 Publié dans Edito | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : politique, bayrou, jospin, modem, ps, france
27/09/2007
Petite chronique strasbourgeoise : Quelques réponses à quelques questions…
« Vos petites chroniques strasbourgeoises ne sont pas assez nombreuses », m’écrit Sabrina « Elles m’amusent et ont le méritent de soulever de vrais problèmes »…Très aimable Sabrina. Mais je ne peux pas faire de la concurence au blog de la locale des DNA... Ce type de reproche me console d’autres courriels plus vinaigrés.
C’est marrant d’ailleurs : j’ai plus de réactions personnelles par mels que dans la rubrique commentaires de ce blog. Cela vaut mieux, d’ailleurs, dans bien des cas… Que quelques correspondants trouvent ici quelques réponses à leurs questions (étant bien évident que je ne m’attarde jamais sur les insultes ou sur les appréciations nullardes qui nourrissent ma « corbeille » chaque jour)…>>>De Bernard H. « Que penses-tu du fait que Mme Jurdant-Peiffer rejoigne le bercail, comme disent les dna ? »
- Rien.
- De Jean-Marie S : « Que penses-tu du soutien que Jean-Marie Bockel va apporter au tandem ? »
- Rien.
- De Sébastien K : « Que pensez-vous des centristes qui seront sur la liste du tandem » ?
- Rien.
- De Simone W « Que pensez-vous du ralliement de Monsieur Petitdemange au Modem ? »
- Celui qui n’a démontré qu’il excelle à faire perdre son camp n’a plus rien à prouver dans un autre camp. Au-delà de ces considérations personnelles, un constat d’intérêt général : un « préfet hors cadre » (emploi fictif légal de la République) doit être un politique « hors tableau »
- De Valérie D : « Que pensez-vous de Marc Merger »
- Le plus grand bien. Mais les gens trop influençables sont rarement influents.
- De Christian T : « Pourquoi certains jeunes du MoDem sont-ils aussi haineux envers Mme Cutajar » ?
- Au Modem, je n’en connais pas…Les nombreux jeunes qui travaillent avec elle sont des gens fantastiques ! Des « haineux », comme vous dites, je n’en connais qu’une poignée : des jeunes vieux de l’UDF qui ne se sentent à l’aise que dans les « politicardises » d’un autre temps, qui confondent prétentions et ambitions et qui ne supportent guère les qualités et la soif d’exigence d’une femme de caractère qui a le « défaut » (c’est pour moi une qualité, bien sûr) de ne pas confondre compréhension et complaisance, reconnaissance et clientélisme, amabilité et flagornerie, politesse et démagogie. Mais chez certains, (très peu nombreux mais bavards, y compris sur quelques blogs), seul un recours à la psychanalyse pourrait expliquer ce que vous qualifiez de « haineux »… Cela dit, il y a le même pourcentage de « nuisibles » dans tous les partis et, partout, ce sont les « têtes qui dépassent » qui servent le plus de cibles aux « sans têtes »
- De Julien V. : « Ne pensez-vous pas que le droite a raison de considérer que les ralliement d’élus socialistes dans le groupe municipal de Mme Cutajar sont des sous-marins du PS ? »
- Demandez aux responsables socialistes locaux ce qu’ils en pensent ! … Ils en sortent leur lance-torpilles ! D’abord, je ne vois pas dans leur adhésion au Modem un « ralliement ». Pierre Henninger et Yveline Moeglen ont toujours prônés une économie sociale et une « écologie qui n’empêche pas le progrès » qui sont au cœur des idées défendues par Chantal Cutajar. Des idées qui constituent la raison même de la création du MoDem par François Bayrou. Ensuite, ceux (ou plutôt celles) qui parlent de sous-marins à leurs propos jugent les autres en fonction d’eux-mêmes : ce sont des « centreux » sous-marins de la droite…
- De Josiane L. : « Cutajar-Kalinkova : cela fait un peu « tandem du ressentiment et de la revanche, non ? »
- Seuls ceux qui ont voulu nuire à chacune les ont mises dans le même sac, si je puis dire… « Dissidente », Mme Kalinkova l’a été : elle a quitté l’équipe avec laquelle elle a été élue. Chantal, ne l’a jamais été : elle s’est fait virée. Pour des raisons de fond et de formes. Je n’ai pas lu dans le livre de la première une soif de vengeance. Je connais trop la deuxième:je suis sûr qu’elle n’est en rien animée par des ressentiments. Elle a d'autres motivations plus nobles et plus fortes. Cela dit, parler d’un tandem « Cutajar-Kalinkova » est pour le moins surprenant… Les deux vont sans doute en rire.
Sur le fond, il me semble l’avoir déjà écrit : il faut en finir avec le "tandem" et même avec l’image du « tandem » (piquée par Fabienne et Robert à Catherine et Roland).
C’est une équipe qu’il faut à Strasbourg. Une équipe qui sache rendre la ville aux Strasbourgeois. Et « mettre le turbo » pour que cette capitale démocratique de l’Europe mérite son nom, recouvre un rayonnement qu’elle n’a plus et assume mieux ce qui est sa vraie mission.
Le « tandem », c’est marrant pour des ballades en amoureux en des dimanches d’été…
20:50 Publié dans chroniques strasbourgeoises | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : strasbourg, politique, modem, municipales, ps, ump, cutajar
19/09/2007
Petite chronique strasbourgeoise : Roland Ries prisonnier d’un PS où l’unité de façade n’efface ni le dogmatisme ni le sectarisme ?
Les socialistes strasbourgeois réussiront-ils à convaincre les « personnalités civiles » sollicitées et annoncées comme des « surprises » par Ries d’enrichir leur liste très partisane pour le législatives? Peut-être, mais je connais quelques « bonnes volontés » sollicitées rendues très réticentes non par la personnalité de la tête de liste, mais par …les « obligés PS » de cette liste.
Sur le plan national, dans ce PS disqualifié, les bornes des zizanies sont largement dépassées, dans une ambiance (faussement) évangélique où l’on oublie la « charité chrétienne » pour sombrer dans une atmosphère de guerre des religions, entre l’ancienne pensionnaire de N-D d’Epinal toujours habitée par ses fantasmes d’adolescence de la pucelle de Saint-Rémy et le bon pasteur protestant qui s’en prend à la « pécheresse » sans mettre d’huile sainte dans son encre au venin…
Fantastique,le nouveau genre littéraire mis à la mode par le PS : « les livres ne sont pas faits pour être lus mais pour être balancés à la tête des camarades »…

Sur le plan local, l’unité de façade est celle d’un crépi déjà fissuré qui risque de mal passé l’hiver. Pire : les confidences faites par Mathieu Cahn, le premier secrétaire du Ps Bas-Rhin, à Claude Keiflin, sont chargées d’une telle arrogance et porteuse d’un tel dogmatisme que des esprits intelligents et libres peuvent se poser des questions… Ries, oui, bien sûr. Le PS, pas sûr… Cahn a-t-il lu le livre de Roland sur la gauche et l'Alsace? Si oui, il devrait réapprendre à lire.
Pour les personnalités de la "société civile", servir de faire valoir à une armée désarmante nécessite une âme de galérien et un esprit de sacrifice plutôt rares surtout chez des gens qui n'ont pas besoin du PS pour s’épanouir dans de vrais pôles d’excellence ou vivre d’une manière plus conforme à leur souci éthique.
Paroles d’apparatchik…
Quel était le but de Mathieu Cahn, tel qu’on peut en juger à travers l’article de Claude Keifkin ? Que c’est « l’appareil » qu’il dirige qui détient les clefs. Il se fait sûr de lui, cet « apparatchik » local. Il se fait même arrogant, comme semblent se croire obligés d’être les boutiquiers locaux de la plupart des partis…
A l’intérieur, « au pas », camarades ! « La liste des 65 noms sera concoctée par une commission électorale composée de Cahn, Ries et des dix secrétaires de section, avant d'être soumise à l'approbation des militants fin novembre (ils devront voter oui ou non, sans possibilité de panachage) » Repos !

Les Verts, ces supplétifs…
Vis-à-vis des autres partis, même force de caractère (fermé). Et même fermeté(sectaire) !
>>>>« Il n'y aura pas de discussions sur une liste unique avec les Verts ». Comme il n’y a pas eu de chance laissée à Yan Wehrling, le porte-parole des Verts aux dernières législatives ! Pourtant, il aurait eu une bonne chance, le brillant Yan dans cette circonscription où le (faux) centre s’est disqualifié plutôt deux fois qu’une… D’ailleurs, le PS n’a pas « l’intention de sous-traiter l'écologie aux Verts ». A bon entendeur, salut. Et les écolos ne mériteront considération que s’ils peuvent utilement servir de force d’appoint…éventuellement. « On préparera peut-être avec eux les conditions d'une éventuelle fusion entre les deux tours, en bonne harmonie », dit Mathieu Cahn (à Keiflin). Mais si la liste Ries est en situation de l'emporter seule, elle ne fera pas d'alliance. ». Cela a le mérite de la clarté. Le parti de la rose (est-ce encore vrai ?) n’aime le vert que s’il s’en sert.
>>> Face au MoDem, Mathieu Cahn se prend pour un expert en stratégie et un donneur d’ordre. « On verra au soir du premier tour », dit Mathieu Cahn. Mais pour qu'il y ait possibilité d'alliance, le MoDem devra remplir certaines conditions : accepter le cadre du rassemblement de la gauche et un projet conforme aux valeurs du PS. Il devra s'inscrire clairement dans l'opposition à Nicolas Sarkozy et à l'UMP. La balle est dans le camp du MoDem, « nous ne pourrons pas, dit Mathieu Cahn, accepter des accords à géométrie variable », avec Ries à Strasbourg et Juppé à Bordeaux, par exemple ». Que c’est beau tout cela.
Et Lyon, on n’en parle pas, Monsieur Cahn ? Et Paris, vous savez ce qui s’y prépare ? Et le MoDem, vous connaissez les éventuelles conditions qu’il pourrait poser non à une alliance mais à un éventuel « partenariat » (la formule est de Marielle de Sarnez) ou à un hypothétique « contrat »?
C’est gentil à vous, monsieur Cahn, de jouer ainsi avec les autres pour tenter de tenir les vôtres… C’est moins gentil, en revanche, c’est même vilain de faire croire n’importe quoi : Qui peuvent bien être ces « certains adhérents du MoDem qui ont fait des appels du pieds au PS » ? Jean-Claude Petitdemange, peut-être ? Je rigole, bien sûr… Parce qu’il faut bien sourire, même quand on lit des déclarations qui n’ont rien de drôle, faites par les concierges de fédération qui n’excellent que dans le comique involontaire.
La clarté du « centre central »
Après cet article, le groupe municipal de l’Udf-Modem dirigé par Chantal Cutajar a publié une petite mise au point (sur les « i », titrent les DNA) pour préciser quelques évidences : « A ce jour il n'y a eu aucune négociation avec le Parti Socialiste 67, ni avec aucun autre parti. »(…) « Conformément aux prises de position de François Bayrou, le MoDem présentera une liste indépendante aux élections municipales de Strasbourg. Si discussion il doit y avoir au deuxième tour, elles se feront sur la base d'un projet pour Strasbourg et non en fonction de la vision partisane d'un seul parti. »
Mathieu Cahn doit faire sourire le « tandem ». Il fait autant son jeu que les « centreux » de l’UDF qui refusent le MoDem et qui sont joyeusement téléguidés par Fabienne Keller qui a eu au moins le mérite de trahir l’UDF (qui l’avait investie tête de liste) avec clarté en rejoignant carrément, ouvertement et ostensiblement l’UMP.

Quand le PS n’est plus « républicain »…
Mais le sectarisme et le dogmatisme pathologique du PS ne s’arrêtent pas là. Les « camarades » ont réussi à faire signer à Catherine Traumann (qui connaît pourtant la Constitution et la loi, dans sa lettre et son esprit) une admonestation à Pierre Henninger et à Yveline Moeglen « au nom de la cohérence et de l’éthique politiques »(sic). Pierre et Yveline, on le sait, ont quitté en toute clarté le PS pour adhérer au moDem pour ester fidèles à leurs convictions et à leurs conceptions de l'engagement politique.
« Abandonnez vos mandats d’élu municipal et vos délégation à la CUS ! » Amis démocrates et républicains, bonjour : la légitimé en notre République selon l’ancienne ministre de la culture ne vient donc pas du suffrage universel mais des cooptations, des désignations, des nominations du Parti. Une démocratie, la France ? Non : Une partitocratie selon le PS strasbourgeois….

Je connais (et j’apprécie) trop Catherine pour l’imaginer pondre elle-même cette double missive. Les « gardiens du révolutionnarisme » de ce PS toujours prisonnier des us et coutumes archaïques de son histoire (le Congrès de Tour à l’envers est loin d’être fait !) ont dû la contraindre à signer ces « arrêts », ces « oukases », ces « décrets » (sans valeur et dépourvus de sens mais chargés de signification) en tant que « Présidente du groupe des Elus socialiste et Républicains ». « Socialistes », je veux bien. On s’interroge d’ailleurs sur le sens exact de ce mot en France, aujourd’hui. « Républicains », en l’occurrence, c’est autre chose…

Je ne doute pas que Pierre Henninger et Yveline Moeglen sauront répondre avec sobriété mais clarté à ces injonctions… Des injonctions tout de même très surprenantes et décevantes sous la signature de Catherine Traumann, même si l’on sait que la gratitude n’est pas une qualité que les mœurs politiques favorisent.
Entre les « sortants » et les « revenants » : les « innovants »
Strasbourg, à six mois des municipales, se trouve tout de même dans une situation qui n’a rien de drôle… A droite, une UMP qui pourrait être bonne sans le Tandem qui a trop démontré son incapacité à animer une bonne gouvernance et son pouvoir d’affadissement du rayonnement de la ville. A gauche, une « tête » qui aurait toutes les qualités requises pour installer une bonne gouvernance susceptible de relever les défis en cette ville en début de siècle sans le poids (la pesanteur) de son parti.

Et au centre ? « Le Modem un mélange explosif », comme écrit la rédaction locale des DNA ? Mais non ! Juste une épreuve de force, sérieuse mais indispensable, entre celles et ceux qui suivent Bayrou en allant de l’avant (et en travaillant sérieusement, sur des programmes sérieux) et ceux qui voudraient entrer dans l’avenir à reculons (en bavassant). Entre ceux veulent perpétuer les traditions politiciennes version « canal historique » du marais et ceux qui ont compris, avec Chantal Cutajar, que le MoDem ne vaut que s’il s’accompagne d’une vraie révolution culturelle. J’y reviendrai. Ce ne sont pas les occasions qui vont manquer.
En attendant, je comprends que la droite et la gauche se liguent pour taper sur le « centre central » que peut constituer le « Mouvement démocrate »? Une alliance objective des « sortants » et des « revenants » contre les « innovants », quoi de plus logique ? Car c’est au « centre central », chez les « Démocrates », que tout se jouera. Or, pour l’heure, rien n’est joué. Heureusement d’ailleurs :à quoi servirait une campagne électorale ?
Daniel RIOT
15:15 Publié dans chroniques strasbourgeoises | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : strasbourg, politique, PS, Modem, UMP, municipales
10/07/2007
Strasbourg: Martine Roure, vice-présidente du Parlement européen
Martine Roure a été élue Vice-présidente, par acclamation. Après les élections législatives françaises, l'un des Vice- Présidents français, Pierre Moscovici, ayant rejoint l'Assemblée nationale, le Parlement a dû procéder à l'élection de son remplaçant à cette fonction. Comme son prédécesseur, Martine Roure sera la dixième Vice-Présidente dans l'ordre de préséance. Avec l'élection de Martine Roure, la proportion de femmes aux postes de Vice-Présidents passe de 28,6% à 35,7%.
A l'issue de son élection, Martine Roure a déclaré: "Il est évident que ce jour est pour moi très important. Dans cette grande maison, le travail est reconnu et l'unanimité du Parlement me touche vraiment. Cette nouvelle fonction me permettra de continuer à faire avancer l'idéal européen auquel je suis attachée".
Auparavant, Martine Roure était déjà Vice-Présidente de la Délégation pour les relations avec la République populaire de Chine et coordinatrice et porte-parole de la commission des Libertés civiles, de la Justice et des Affaires intérieures pour le PSE. Elle est également membre suppléant de la commission des Budgets.
REPERES: La fonction de Vice-Président
Les Vice-Présidents du Parlement peuvent, en cas de nécessité, remplacer le Président dans l'exercice de ses fonctions, et notamment présider la séance plénière. Ils sont également membres du Bureau, l'instance responsable de tous les aspects relatifs à l'administration, au personnel et à l'organisation du Parlement.Pour mémoire, dans la foulée de l'élection de son Président, le Parlement a élu le 24 janvier de cette année, 14 Vice-présidents. La France a conservé deux députés aux postes de Vice-Présidents : Gérard Onesta devenant le troisième Vice Président du Parlement européen dans l'ordre de préséance et Pierre Moscovici le dixième.
L'ordre de préséance est défini par l'article 14 en fonction des résultats obtenus, l'âge départageant en cas d'égalité, ce qui a été le cas en faveur de Luisa Morgantini qui a bénéficié du même nombre de voix que Pierre Moscovici lors des élections de janvier.
Les candidatures aux postes de Vice-présidents peuvent être faites soit par les groupes politiques soit par quarante députés au moins. L'élection des Vice-présidents se fait également par scrutin secret via un bulletin de vote unique sur papier. Les candidats doivent obtenir une majorité absolue des votes valablement exprimés, un deuxième tour ayant lieu dans les mêmes conditions si les 14 postes ne sont pas pourvus à l'issue du premier tour de scrutin. Un troisième tour peut également avoir lieu si des postes restent encore à pourvoir et, à ce stade de la procédure, une majorité relative suffit pour être élu à l'un des postes restants. L'ordre dans lequel les candidats sont élus détermine l'ordre de préséance.
22:20 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : europe, parlement, stradbourg, socialiste, PS
28/06/2007
Le "sage" Fabius flingue Ségolène
Fantastique FABIUS, l'homme qui a le plus tué le projet de Constitution pour l'Europe en faisant campapagne contre le OUi décidé démocratiquement par son parti! Il se veut "sage actif", ne se mêlant pas aux controverses quotidiennes qui discréditent le PS. Mais le "sage" cogne. Et çà fait mal, puisque ce qu'il dit n'a, en l'occurence, rien de faux...
Laurent Fabius dénonce le "triple déficit" de Ségolène Royal pendant la campagne présidentielle et reproche à l'ex-candidate d'avoir tenu à l'écart les principaux responsables socialistes, dont lui-même, dans une ITW au Monde. "Un triple déficit est apparu : présidentialité, crédibilité, collégialité",Pour Laurent Fabius, on ne gagne pas une élection présidentielle "en demandant à chacun ce qu'il ou elle veut, mais en proposant une vision, un dessein capables de faire progresser la France et les Français tout en convainquant qu'on est soi-même capable de les conduire."
Interrogé sur les critiques formulées par Ségolène Royal, qui estime ne pas avoir été assez soutenue, le dirigeant socialiste répond : "Notre candidate a plutôt choisi de tenir à l'écart les principaux responsables socialistes.""Ce fut sa décision. Pour ma part, j'étais totalement disponible et je le lui ai dit", précise-t-il.
Laurent Fabius reproche en outre à Ségolène Royal d'avoir affirmé que le smic à 1.500 euros et la généralisation des 35 heures étaient "des idées qui ne sont pas crédibles" tout en faisant campagne sur ce thème.Selon lui, ces propos posent la question "de la sincérité en politique."... Un sujet qu'il connaît bien!
00:40 Publié dans Notes politiques | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : PS, royal, fabius, gauche, politique
23/06/2007
PS : Les dinosaures du « Jurassique Parc » donnent encore du temps au temps
L’immobilisme, voilà le mouvement ! Les apparatchiks du PS donnent du temps au temps pour réaliser cette « rénovation », cette « refondation », cette « résurrection » qu’ils ont été incapables de concrétiser ces cinq dernières années. DESIRS D'AVENIR... DANS LE RETROVISEUR!
En l’absence de Ségolène Royal, boudeuse boudée, le PS, réuni en Conseil national, approuve en effet, à mains levées et avec de nombreux absents dans la salle (dont DSK et Fabius) le calendrier proposé par François Hollande. L’université d’été, comme prévu, et un Congrès extraordinaire en 2008. Après les luttes intestines pour quelques postes à l’Assemblée.Après le "festival" annoncé de l'hyper actif et omni présent Sarkozy. Et surtout, après les « municipales »…que le PS voit bonnes pour lui en se référant (par optimisme?) aux résultats du deuxième tour des législatives.

On raisonne en échéances électorales plus qu’en impératifs programmatiques chez les bureaucrates du PS où le « Tout Sauf Ségolène » remplace le « Tout Sauf Sarko ». Il serait pourtant temps de lancer le « Tout Sauf les Stalagmites et les Stalactites » qui perturbent les cerveaux plongés dans cette grotte où des archaïsmes, des passéismes et des sectarismes ne se retrouvent que pour s’affronter …
Patience donc pour règler (peu-être) les questions qui touchent au leadership, à la doctine et aux alliances. Pour définir le mot "socialiste" , tracer des lignes tactiques et stratégiques clairs et fixer des caps précis.
Des éléphants ? Des dinosaures, plutôt. Hollande, concierge d’un « Jurassique Parc » du progressisme en berne. Dans le deuil d'une "deuxième gauche" assassinée et d'une "troisième" méprisée.Est-ce un hasard si Jean-marie Bockel a rejoint Sarkozy après un déjeuner avec DSK?
C’est dommage. Le PS est riche de personnalités et de militants de qualité. Il est riche aussi de valeurs qui ont du sens. Il a aussi au niveau européen des partenaires qui ont une vision mieux adaptée aux défis de ce siècle.
« Je ne laisserai pas s'installer l'idée qu'il y aurait d'un côté les responsables et de l'autre les militants », a déclaré Hollande qui aurait fait une carrière extraordinaire dans des régimes où le pouvoir est d'abord dans les "appareils". « Lors du prochain congrès, chacun pourra déposer sa motion son texte, sa stratégie, sa ligne. Chacun pourra le faire et le faire devant les militants ».Et on pondra une "synthèse", comme d’habitude, depuis 1908 ? Ou tranchera-t-on jusqu’à risquer la cassure ? SOS Vauban: La citadelle prend l'eau.

D’ici là, tout peut changer… Qui suivra Jean-Marie Bockel, Kouchner et quelques autres ?"Je suis le seul non socialiste de la délégation française" , a plaisanté Sarkozy en arrivant à Bruxelles pour un Cnseil européen que Hollande juge mauvais, en champion de l'opposition systématique, en "beni non-non"... comme royal, d'ailleurs pourtant déclarée en rupture avec l'opposition "frontale" si stérile depuis 2002.
Qui rejoindra le séduisant MoDem, qui a intérêt conserver son positionnement de "l'extrême centre" même si la création du Nouveau Centre (qui occupe une partie du centre-droit ou plutôt de la droite dite "centriste") le pousse naturellement, et culturellement, vers des démocrates soucieux de concilier efficacité économiqe et justice sociale, croissance et développement durable, et conscients de la nécessité de rompre vec des moeurs politiques d'un autre temps, comme on en trouve en nombre au "centre-gauche"?
Qui rejoindra les forces conservatrices de la « gauche de la gauche » en s’alliant à une partie du PC sauvé des eaux ou à ces chapelles d’ « alter » qui sont bien en peine de se fédérer et qui sont plus douées pour dénoncer que pour proposer, pour protester que pour construire?
Cet immobilisme technocratique du PS donne une responsabilté supplémentaire au MoDem: s'affirmer comme la vraie force de cette "social-économie" et de cette "démocratie sociale" plus moderne que la social-démocratie qui n'a jamis été la marque du socialisme français, sauf pour y être étouffé.Si Rocard nous était conté...
La recomposition du paysage politique ne fait que commencer. Car à droite aussi, la belle unité de l’UMP n’est que de façade. « L’effet Sarko » n’aura pas dans cette droite « décomplexée » à son sommet mais un peu voire beaucoup « déboussolée » ou « cocufiée » à sa base, que les bienfaits escomptés. Les « godillots » ne sont pas tous à l’aise dans leurs baskets…
18:20 Publié dans Notes politiques | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, PS, modem, hollande, bayrou
21/06/2007
Les aveux tardifs de Ségostar : La « femme fatale » perd ce qui lui restait de crédibilité
Ségolène Royal reconnaît avoir dû défendre des idées qu'elle ne jugeait « pas crédibles »
L’AVEU. De mensonge. De manque de sincérité. De médiocrité. Comment accorder quelque crédibilité à quelqu’un qui, après avoir eu la prétention de gagner la confiance des Français pour accéder au pouvoir suprême de la République, reconnaît, une fois la défaite non admise mais venue, qu’elle avait soutenu des idées qu’elle ne partageait pas, pris des engagements dans lesquels elle ne croyait pas et qu’elle se sentait prisonnière des archaïsmes et des « retards » de son parti… ?
Scandaleuse, la « femme fatale » ! Fatale pour les idéaux qu'elle prétend incarner. Désirs brisés.Et avenir bouché...

Je n’ai jamais été tendre pour Ségolène. mais je n'ai pas été assez sévère, quoi qu'en disent mes amis socialistes.
Mon intuition était bonne : quelque chose, en elle, sonne faux. Même dans ses prestations les moins mauvaises. BHL aurait du le voir et l'entendre aussi...
Mon analyse était fondée : son « désir d’avenir » était plus un désir de pouvoir être que de pouvoir faire. Et la consistance, la cohérence et la pertinence de son "pacte" ne résistait guère à un examen attentif. Rocard, DSK et d'autres l'ont vu, mais bien peu ont eu le courage de la dire...
Transformée durant la campagne interne du PS en femme-objet marketing, en tête de « couv » glacée des magazines, en vedette des plateaux télé, bref en petite reine de la Star’Ac de la politique-spectacle, celle qui « s’autorisait tout » s’est permis de mentir à ses militants, à ses supporters et aux Français .

Smic à 1 500 euros, généralisation des 35 heures. Y en a-t-il d’autres ?... Selon Ségolène Royal, « ce sont des idées qui ne sont pas crédibles, pas cohérentes avec le projet socialiste ». Elle a « dû les reprendre dans son pacte présidentiel », a-t-elle précisé, lors de l'émission Question d'info (LCP-Le Monde-France Info). La pauvre... Elle a du défendre des causes indéfendables! Les avocats le peuvent:pas les candidats à l'Elysée... Se trahir soi-même sur l'autel de ses propres ambitions, c'est le comble de l'arrivisme...
Parlant du smic à 1 500 euros brut en cinq ans, « qui est une idée phare de Laurent Fabius », Mme Royal a rappelé que la mesure n'était pas évoquée dans sa « profession de foi ». Ce qui ne l'a pas empêché de crier :"je m'engage à...", sous les applaudissements de la foule des militants enthousiastes. Cependant, a-t-elle ajouté comme pour s'autoexcuser, « certaines mesures [étaient] en même temps politiquement fondées : le message politique était de dire que les socialistes sont favorables à une augmentation des bas salaires ». Ah! Oui. Et comment?
Ségolène Royal a aussi estimé que l'entrée dans le gouvernement Fillon de personnalités de gauche ou issues de la diversité devait « interpeller le PS ». « Cela doit faire réfléchir. Je pense que la gauche a été en retard, les socialistes ont été en retard", a-t-elle affirmé. Sur ce point, elle a raison.

Mais qui a écoeuré Besson, qui a découragé Kouchner, qui a méprisé Bockel (comme tous ceux qui ont présidé en région ses comités de soutien)? C'est elle. Et c'est elle qui s’est voulue cheftaine de ce train en retard. Qui ne semble pas prêt de se remettre sur les rails d'une "vonté d'avenir".
Evoquant l'idéologie socialiste, l'ex-candidate à l'Elysée a jugé qu'il fallait « remettre en cause un certain nombre de choses ». Selon elle, il faut « tout revoir de fond en comble, y compris le vocabulaire ». Elle s'est dite « favorable à ce que les militants soient le plus rapidement possible appelés à trancher une ligne et des priorités » car « sinon, il y a un risque d'inertie » et de départ des militants.
Tout cela est vrai. Mais l’aveu d’un mensonge n’efface pas le mensonge, la tromperie, l’escroquerie intellectuelle et morale. La première ligne, c’est la clarté des engagements et la sincérité des discours. La priorité des priorités, c’est l’honnêteté intellectuelle de celles et de ceux qui prétendent guider le peuple et gouverner le pays.
Le PS vient d’aggraver son cas. Gravement. Vraiment très gauche et maladroit. Intrinsèquement. Pathétique, Royal. Pathétique, Hollande… Et leurs histoires de cœur n’ont rien à voir avec tout cela.

Les cocus, ce sont ceux qui ont fait confiance à une candidate qui renie ses propres engagements. Qu’aurait-elle bien pu faire une fois à l’Elysée ? Elle n’a pas implosé en vol, contrairement à ce que le simple bon sens auraut voulu, durant la campagne. C’est vraiment dommage.
Son tort n’est évidemment pas d’avoir, aujourd’hui, raison sur le fond. Mais d’avoir osé se présenter en agitant un drapeau qu’elle voulait ou aurait du piétiner, déchirer.
Désolé, Madame. Vous n’êtes guère crédible aujourd'hui (et votre parti non plus) pour critiquer Sarkozy. S’il est où il est, s’il peut jouer les « Bonaparte de l’Elysée » c’est d’abord grâce, ou à cause, de vous… Sarko avait raison:Vous avez été et vous restez sa "meilleure ennemie". Alors…Silence, Madame. On tourne. Votre page! Avec gravitude.
Daniel RIOT
13:25 Publié dans Edito | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, royal, PS, démocratie, présidentiielles
20/06/2007
Chapeau Sarko !
Il est bon. Excellent, même... Et je fais le pari qu’il va réussir son premier Conseil européen. Eh ! Oui… je parle bien de Nicolas Sarkozy!
J’ai été suffisamment critique, satirique, alarmiste (injuste, même, de cette injustice vénielle des polémistes) envers lui pour ne pas autocensurer les sentiments positifs que Sarkozy m’inspire aujourd’hui, après ses débuts à l’Elysée, la formation de son gouvernement et l’image de « gagneur » qu’il sait donner à une France qui a effectivement besoin de voir ses structures (et bien des têtes) dépoussiérées, secouées, modernisées.

Son entretien avec Poivre et Claire Chazal, ce soir sur TF1, était un petit chef d’œuvre de prestations télévisuelles pour un chef de l’Etat qui doit incarner la Nation et représenter une France qui avait perdu ce dynamisme et ce moral sans lesquels l’avenir est bouché. Entre nous, Sainte Ségolène dans la même situation m’aurait sans doute fait lever les yeux au ciel. Sarko m’incite à regarder droit devant. C’est peut-être d’abord cela, « l’effet Sarko ». Pauvre Ségolène: avec elle, la photo aurait été (parfois) bonne. Figée.Avec Sarko, c'est l'image et le son qui font impression. En mouvement.
Victime de l’ « état de grâce », l’auteur de ce billet laudateur ? De l’hypnose collective déclenchée par ce magicien ou du moins, comme le dit Tapie, cet excellent comédien ? De cette « sarkomania » ambiante ? Non, bien sûr. Je juge l’image et l’habileté. Pas le fond du programme mis en route et l’étrange manière de confondre démocratie sociale et bonapartisme à peine voilé, avec ce que tout ce peut comporter de positif et d’inquiétant.

Mais reconnaissons-le : Il faut être excellent pour réussir aussi bien à siphonner l’électorat de Le Pen, à piller sans vergogne dans la boîte à outils de Bayrou (seul leader politique dont il ne cite pas le nom, bien qu’il l’ait reçu comme d’autres à l’Elysée), à accentuer encore le coté ringard et archaïque du PS, et... à prendre à rebrousse polis sa propre majorité condamnée soit au masochisme confortable du chien de la fable de La Fontaine soit à la vie du loup qu’elle serait bien incapable de supporter.
Le plus frappant, en ces lendemains d’élections, au niveau des images, c’est le contraste saisissant entre l’image du Chef, du Guide, du « Superman de l’Elysée » et le troupeau (au sens noble du terme, disons biblique, bien sûr) de l’UMP, de ses apparentés et de ses valets de Chambre (des Députes, évidemment) : même les plus jeunes de ces notables réunis semblent très vieux dans cette digne assemblée d’élus du peuple…
Bien sûr, il y a des exceptions, ne caricaturons pas. Mais elles confirment la règle. Heureusement que selon son propre commentaire les « Français ont été sages dimanche dernier » en limitant la masse du conservatisme crasse.
Le plus drôle, dans le même ordre d’idées, c’est le terrible décalage entre ce rassemblement d’élus par « l’effet Sarko » et la jeunesse, la diversité, et la qualité (mais oui) de la plupart des ministres (je ne parle évidemment pas de Santini, de Besson et de quelques autres, en place par calculs politiciens trop classiques et trop connus et non par choix ,de forme ou de fond.
Les socialistes peuvent toujours parler « d’équipe pour les caméras », « de casting pour la frime »…On a déjà vu nettement moins bien ces dernières décennies. Avec moins de jeunes, moins de femmes, moins de représentants de la « diversité française », comme on dit pour gommer un peu les effets désastreux d’expressions du type « d’origine étrangère », « issus de l’immigration », « des banlieues »

Deux rappels copiés collés dans Le Monde :
* La moyenne d'âge du gouvernement "Fillon 2" est de 50,5 ans. Sur 32 ministres, 13 ont moins de 50 ans, 12 entre 50 et 60 ans (dont le Premier ministre François Fillon, qui a 53 ans). Les deux benjamins de l'équipe ministérielle sont Rama Yade (30 ans) et Laurent Wauquiez (32 ans), porte-parole du gouvernement.
*Les femmes, avec deux ministères "régaliens" (Intérieur pour Michèle Alliot-Marie et Justice pour Rachida Dati) et la "forteresse" de Bercy (Christine Lagarde), plus quelques ministères "techniques" mais emblématiques (Culture, Logement, Santé, Recherche), se taillent une vraie place de premier plan dans le nouveau
gouvernement.
Pas mal, effectivement ! Et les socialistes peuvent toujours exclure de leurs rangs ceux (et celle) qui se sont ralliés à Sarkozy : la gauche française est devenue ce qu’on disait de la droite voilà peu encore (avec raison), « la plus bête du monde ».
Consolation pour les électeurs de Bayrou : preuve est ainsi donnée, par ricochet, qu’en cas de victoire, la patron du MoDem n’aurait eu aucune difficulté pour réunir les meilleures compétences dans un gouvernement d’union nationale…Il aurait même pu mieux faire, sans doute.
Tristesse pour les mêmes électeurs : la République aurait été modernisée et assainie dans ses structures mêmes, non par des réformettes qui vont perpétuer la confusion et la concentration des pouvoirs, les tentations politiciennes de « ralliements » et non d’ « alliances », et l’existence d’une Assemblée toujours coupée en deux et non devenue vraiment constructive grâce à ces « accords de législature » que Pierre Mendès France préconisait déjà. Et grâce à une vraie revalorisation du travail parlementaire.
Pas de regret à avoir : l’Histoire ne se refait pas ; elle continue. Et elle ne se fait pas uniquement par des effets d’annonce et des prestations (même très réussies) à la télévision. La loi du « tapage médiatique » qu’avait conceptualisée Kouchner a des limites. Comme disait De Gaulle : « Il n’est pas possible de se faire élire sur un programme et de l’appliquer. Car le choix est simple : ou l’élu trompe ses électeurs, ou il trompe l’intérêt du pays. >>
En attendant la suite, avec une vigilance critique comme il se doit, mais aussi dans l'espoir de pouvoir applaudir à quelques actions "utiles et justes" pour la France et les Français, chapeau Sarko !
Daniel Riot
22:55 Publié dans Edito | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, sarkozy, PS, Bayrou, ump
19/06/2007
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Mon article sur "les Petites leçons du deuxième tour des législatives: ce sont les électeurs du MoDem qui ont permis d’éviter le raz-de-marée annoncé" a tté repris par Agoravox. Dejà plus de 50 réactions. participez au forum >>>>>>
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