29/10/2007
Une victoire...royale
Heureuse...par procuration, Ségolène! De quoi, pour elle, en oublier les critiques ("dégueulasses", en langage ministériel) de Mélenchon....Mme Royal fait plaisir à voir dans les images du triomphe de la Reine d'Argentine, Cristina Fernandez de Kirchner, élue en famille (puisqu'elle succède à son mari). Et elle en tire des leçons SégoStar!
"Ce n'est pas parce qu'on fait une campagne électorale qu'on doit se vêtir de haillons", a expliqué Cristina Fernandez, citée par Ségolène Royal. "J'ai trouvé fort de sa part cette féminité assumée", a indiqué la socialiste française."Elle est en train d'inventer une nouvelle alliance entre la capacité à exercer une autorité (...) et à garder en même temps sa féminité", a-t-elle ajouté soulignant que "cette exigence (était) très originale".
Ségolène Royal doit quitter Buenos Aires aujourd'hui à destination du Chili où elle être reçue par la présidente Michelle Bachelet. L'Internale des femmes au pouvoir s'est trouvée une Ambassadrice itinérante. Excellente fonction qui permet de rester dans l'actualité people, en souriant. Et pour la France, c'est bien: en dépit de la retraite, nous avons toujours un "Première Dame". Macho, cette réflexion? Un peu conne, oui. C'est mon droit naturel à la rioterie...
12:40 Publié dans Rioteries | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : royal, arhentine, peole, femmes, humour, politique, international
22/10/2007
traité de Lisbonne: L'embarras du PS...
Décidément, les socialistes français oublient l'un des héritages les plus beaux du seul Président de la V ième République qui ait porté leurs couleurs:l'unité européenne... Il hésite le PS! Il cherche l'impossible "synthèse" entre les OUI et les NON qui continuent à être opposés en son sein, malgré des festivals d'hypocrisie des uns et des autres...
C'est officiel (et provisoire): Le Parti socialiste ne s'opposera pas à l'adoption du nouveau traité européen. Il va rechercher "une position collective" qui pourra être "le oui" ou "l'abstention". C'est ce qu' a indiqué, ce lundi 22 octobre, Stéphane Le Foll, bras droit du premier secrétaire François Hollande.
Que c'est beau! Il ne votera donc pas NON à ce traité de substitution qui a le mérite de sortir l'Union d'une impasse dont...bien des socialistes français sont les premiers responsables...
A propos de la ratification du texte, il a indiqué que le PS continuait à être favorable à la procédure référendaire. "Mais, a-t-il ajouté, l'élection présidentielle est passée par là, Nicolas Sarkozy a dit clairement qu'il n'était pas favorable à un référendum". Dimanche, François Hollande avait indiqué que le PS aurait une "attitude responsable", estimant que le texte comptait "des points positifs, des points qui ne le sont pas". Il n'avait pas prononcé le mot d'abstention. Rappel:M. Sarkozy a exprimé le souhait que le Parlement ratifie le texte, le plus rapidement possible, après sa signature formelle, prévue le 13 décembre.
SEGOLENE ROYALE: "MIEUX VAUT UN COMPROMIS QUE RIEN"
"Même imparfait", le traité adopté par les Vingt-Sept cette semaine à Lisbonne "peut remettre l'Europe en marche", estime Ségolène Royal dans un entretien à Libération. "Mieux vaut un compromis que rien", fait valoir l'ancienne candidate socialiste à la présidentielle française, qui aurait souhaité un nouveau référendum mais refuse d'en faire une "question de principe".
"Nous n'avons pas de temps à perdre à nous diviser", souligne-t-elle, appelant les socialistes français à "faire bloc" avec leurs homologues européens. "Je crois que ce traité, même imparfait, peut remettre l'Europe en marche (...) L'intégration de la Charte européenne des droits fondamentaux est une avancée très importante", explique Ségolène Royal. "C'est pourquoi nous devons faire bloc avec les socialistes portugais, espagnols, allemands et les autres, et adopter ce texte le plus vite possible pour passer à l'étape suivante : la préparation du traité social", insiste-t-elle. Au moins, cela a le mérite de la clarté...
RAPPEL: En décembre 2004, le PS français avait organisé un référendum interne sur le précédent traité constitutionnel européen. La consultation s'était soldée par un "oui" massif, quelques mois avant la tenue d'un référendum au niveau national. Les socialistes s'étaient ensuite divisés entre partisans du "oui" et opposants au traité, conduisant le parti au bord de l'implosion. Le 29 mai 2005, plus de 55 % des Français avaient finalement rejeté le texte.
Jean-Pierre Chevènement (qui a été l'un des conseillers de ségolène Royale durant la campagne des Présidentielles) considère le traité simplifié adopté par les Vingt-Sept la semaine dernière à Lisbonne comme une "entourloupe" et réclame qu'il fasse l'objet d'un référendum en France."On se moque du monde, on se moque du peuple Français", a déclaré sur France 2 le président d'honneur du Mouvement républicain et citoyen. "Je demande à tous les citoyens de faire pression sur leurs députés pour qu'ils ne se prêtent pas à cette mascarade et que tout le monde exige un référendum", a ajouté l'ancien ministre, qui estime que le texte rejeté par les Français en mai 2005 n'a subi que "quelques modifications de forme" depuis lors.
14:20 Publié dans Débats d'actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : europe, PS, traité de Lisbonne, hollande, royal, chevènement, france
15/07/2007
Atteintes à la vie privée…
Quand Sarkozy fait, sur le perron de l'Elysée, une déclaration d’amour à Cécilia et à une de ses filles, (« belles les deux », il a raison…), on est dans quoi ? Dans le public ou dans le privé? Dans un moment d'Etat ou dans une confidence publique à caractère privé? Dans le jeu ou dans la sincérité? Dans une fête pour le peuple ou pour le people?« Nous voulons de la vie au théâtre et du théâtre dans la vie », remarquait Jules Renard...

Quand la presse s’amuse d’une photo souriante de Sarkozy ravi de dépingler la médaille de l’ordre du mérite sur une poitrine qui ferait triompher le sens tactile sur le bon sens, on est dans une forme d’irrespect ou d’humour ? Un homme d’Etat conserve son état d’homme. Les femmes aussi d’ailleurs,, heureusement.

Quand l’ami Jean Quatremer, sur son euroblog allongé, révèle (ou sous-entend) sur DSK quelques tendances sans lesquelles il aurait moins de charme mais avec lesquelles Anne Sinclair et nos diplomates doivent composer si ce gout pour les jupons est effectif, que fait-il ? Du journalisme d’investigation et de transparence ou des insinuations (diffamatoires?) de « fouille-poubelle » envieux des succès de la presse people? Attirer, c’est plus tirer vers le bas que vers le haut…La presse dite people (pipole) ne le montre que trop…

Quand Ségolène Royal, en femme outragée qui se sent harcelée, fait un procès à Match pour une photo de vacances bien innocente et sans intérêt, que fait-elle ?
Un geste d’autodéfense bien légitime (après d'autres "atteintes") même si cette « femme fatale » qui avait convoqué les caméras pour un accouchement a fait une partie de son chemin public en jouant (plus ou moins bien) sur le piano d’un marketing politico-médiatique qui implique une bonne dose de narcissisme pas toujours pudique ? Ou…de la pub (involontaire) pour l’hebdomadaire (en l’occurrence en panne d’inspiration) ? Ou de l’autopromotion par posture victimaire et imposture primaire ?
La « femme fatale » finit par rendre bien banal le recours aux avocats pour des causes qui font causer sans grande conséquence
Vie privée/vie publique…Malgré son tact et son sourire pudique,
Mireille Dumas reflète, à sa manière, cet exhibitionnisme ambiant et galopant qui nous transforme tous (ou presque) en des pornographes de l’âme que Restif de la Bretonne ne pouvait imaginer…
« Si j’avais un secret pour concilier vie privée et vie publique, je le vendrais », ironisait Sean Connery… Cela n’est pas vrai que dans le spectacle, le cinéma, les média et la politique. Rassurons-nous. Avec Pierre Assouline : « Dès lors qu’on a une vie intérieure,on mène déjà une double vie ». Et avec Alphonse Allais : « la vie est comme on la fait ». Ou la défait.
Pendant que notre « peoplecratie » qui est aussi une « médiacratie » se chatouille l’épiderme avec ce type de faux événements, l’information essentielle de la semaine en matière de protection de la vie privée, donc de droits de l’homme et de Liberté n’a guère été commentée, sauf dans des cercles spécialisés où l’on sait ce que prêcher dans le désert veut dire.
La Commission nationale informatique et liberté a publié un rapport plus qu’accablant et plus qu’inquiétant. « Si vous croyez que le monde ressemblera un jour à celui de Big Brother, détrompez-vous… Vous êtes en plein dedans ! », lance son président en lançant une "alerte à la société de surveillance" que lance aussi la « Commission de Venise » du Conseil de l’Europe.
On apprend au passage que la CNIL est la commission de ce type qui en Europe dispose des moyens et des pouvoirs les plus faibles. Souriez, vous êtes filmés. L'oeil invisible nous regarde; Prenez garde, vous êtes fichés (avec des risques d'erreurs considérables) . Les disques durs nous emprisonnent.
Sachez-le: vous n’avez plus de vie privée. Réflexes sécuritaires et progrès technologiques : dans
cette société liberticide à tendances totalitaires "soft", il y a vraiment plus grave qu’une photo anodine dans l’eau bleue d’une plage corse.
Au fait, on a peu entendu et Royal et les autres dirigeants socialistes sur ces atteintes constantes et générales à la vie privée. Il est vrai que notre « traçabilité » (comme on dit pour les bêtes d’élevage) est telle que notre portable nous localise, que notre ordi nous trahit, que nos cartes de paiement ou de crédit sont prêtes à nous discréditer, et que même en vélo dans les rues de Paris, une puce nous accompagne...
Mais, comme dit Sarkozy, il faut des règles pour jouir des plaisirs de la transgression…Michel Polnareff a raison de ne plus fuir le fisc aux USA et de ne plus afficher ses fesses sur les murs de Paris Il joue jouer gagnant en misant sur les gagneurs:"je vous dit merde, monsieur le Préséident, et on ira tous au paradis".
Un monde sans espionnage, le "paradis"? Chut! Dieu nous espionne tous depuis longtemps: on me l'a appris au cathéchisme...D'ailleurs, Adam n'a pas pu croquer la pomme d'Eve en cachette. Tout finit toujours par se savoir!
19:05 Publié dans Edito | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : france, politqiue, justice, liberté, droits de l'homme, sécuité, royal
06/07/2007
Schrek (suite): Le tiercé du Prix du Président de la République
04:35 Publié dans humeur | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : politique, humour, blog, web, sarkozy, royal, bayrou
28/06/2007
Le "sage" Fabius flingue Ségolène
Fantastique FABIUS, l'homme qui a le plus tué le projet de Constitution pour l'Europe en faisant campapagne contre le OUi décidé démocratiquement par son parti! Il se veut "sage actif", ne se mêlant pas aux controverses quotidiennes qui discréditent le PS. Mais le "sage" cogne. Et çà fait mal, puisque ce qu'il dit n'a, en l'occurence, rien de faux...
Laurent Fabius dénonce le "triple déficit" de Ségolène Royal pendant la campagne présidentielle et reproche à l'ex-candidate d'avoir tenu à l'écart les principaux responsables socialistes, dont lui-même, dans une ITW au Monde. "Un triple déficit est apparu : présidentialité, crédibilité, collégialité",Pour Laurent Fabius, on ne gagne pas une élection présidentielle "en demandant à chacun ce qu'il ou elle veut, mais en proposant une vision, un dessein capables de faire progresser la France et les Français tout en convainquant qu'on est soi-même capable de les conduire."
Interrogé sur les critiques formulées par Ségolène Royal, qui estime ne pas avoir été assez soutenue, le dirigeant socialiste répond : "Notre candidate a plutôt choisi de tenir à l'écart les principaux responsables socialistes.""Ce fut sa décision. Pour ma part, j'étais totalement disponible et je le lui ai dit", précise-t-il.
Laurent Fabius reproche en outre à Ségolène Royal d'avoir affirmé que le smic à 1.500 euros et la généralisation des 35 heures étaient "des idées qui ne sont pas crédibles" tout en faisant campagne sur ce thème.Selon lui, ces propos posent la question "de la sincérité en politique."... Un sujet qu'il connaît bien!
00:40 Publié dans Notes politiques | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : PS, royal, fabius, gauche, politique
21/06/2007
Les aveux tardifs de Ségostar : La « femme fatale » perd ce qui lui restait de crédibilité
Ségolène Royal reconnaît avoir dû défendre des idées qu'elle ne jugeait « pas crédibles »
L’AVEU. De mensonge. De manque de sincérité. De médiocrité. Comment accorder quelque crédibilité à quelqu’un qui, après avoir eu la prétention de gagner la confiance des Français pour accéder au pouvoir suprême de la République, reconnaît, une fois la défaite non admise mais venue, qu’elle avait soutenu des idées qu’elle ne partageait pas, pris des engagements dans lesquels elle ne croyait pas et qu’elle se sentait prisonnière des archaïsmes et des « retards » de son parti… ?
Scandaleuse, la « femme fatale » ! Fatale pour les idéaux qu'elle prétend incarner. Désirs brisés.Et avenir bouché...

Je n’ai jamais été tendre pour Ségolène. mais je n'ai pas été assez sévère, quoi qu'en disent mes amis socialistes.
Mon intuition était bonne : quelque chose, en elle, sonne faux. Même dans ses prestations les moins mauvaises. BHL aurait du le voir et l'entendre aussi...
Mon analyse était fondée : son « désir d’avenir » était plus un désir de pouvoir être que de pouvoir faire. Et la consistance, la cohérence et la pertinence de son "pacte" ne résistait guère à un examen attentif. Rocard, DSK et d'autres l'ont vu, mais bien peu ont eu le courage de la dire...
Transformée durant la campagne interne du PS en femme-objet marketing, en tête de « couv » glacée des magazines, en vedette des plateaux télé, bref en petite reine de la Star’Ac de la politique-spectacle, celle qui « s’autorisait tout » s’est permis de mentir à ses militants, à ses supporters et aux Français .

Smic à 1 500 euros, généralisation des 35 heures. Y en a-t-il d’autres ?... Selon Ségolène Royal, « ce sont des idées qui ne sont pas crédibles, pas cohérentes avec le projet socialiste ». Elle a « dû les reprendre dans son pacte présidentiel », a-t-elle précisé, lors de l'émission Question d'info (LCP-Le Monde-France Info). La pauvre... Elle a du défendre des causes indéfendables! Les avocats le peuvent:pas les candidats à l'Elysée... Se trahir soi-même sur l'autel de ses propres ambitions, c'est le comble de l'arrivisme...
Parlant du smic à 1 500 euros brut en cinq ans, « qui est une idée phare de Laurent Fabius », Mme Royal a rappelé que la mesure n'était pas évoquée dans sa « profession de foi ». Ce qui ne l'a pas empêché de crier :"je m'engage à...", sous les applaudissements de la foule des militants enthousiastes. Cependant, a-t-elle ajouté comme pour s'autoexcuser, « certaines mesures [étaient] en même temps politiquement fondées : le message politique était de dire que les socialistes sont favorables à une augmentation des bas salaires ». Ah! Oui. Et comment?
Ségolène Royal a aussi estimé que l'entrée dans le gouvernement Fillon de personnalités de gauche ou issues de la diversité devait « interpeller le PS ». « Cela doit faire réfléchir. Je pense que la gauche a été en retard, les socialistes ont été en retard", a-t-elle affirmé. Sur ce point, elle a raison.

Mais qui a écoeuré Besson, qui a découragé Kouchner, qui a méprisé Bockel (comme tous ceux qui ont présidé en région ses comités de soutien)? C'est elle. Et c'est elle qui s’est voulue cheftaine de ce train en retard. Qui ne semble pas prêt de se remettre sur les rails d'une "vonté d'avenir".
Evoquant l'idéologie socialiste, l'ex-candidate à l'Elysée a jugé qu'il fallait « remettre en cause un certain nombre de choses ». Selon elle, il faut « tout revoir de fond en comble, y compris le vocabulaire ». Elle s'est dite « favorable à ce que les militants soient le plus rapidement possible appelés à trancher une ligne et des priorités » car « sinon, il y a un risque d'inertie » et de départ des militants.
Tout cela est vrai. Mais l’aveu d’un mensonge n’efface pas le mensonge, la tromperie, l’escroquerie intellectuelle et morale. La première ligne, c’est la clarté des engagements et la sincérité des discours. La priorité des priorités, c’est l’honnêteté intellectuelle de celles et de ceux qui prétendent guider le peuple et gouverner le pays.
Le PS vient d’aggraver son cas. Gravement. Vraiment très gauche et maladroit. Intrinsèquement. Pathétique, Royal. Pathétique, Hollande… Et leurs histoires de cœur n’ont rien à voir avec tout cela.

Les cocus, ce sont ceux qui ont fait confiance à une candidate qui renie ses propres engagements. Qu’aurait-elle bien pu faire une fois à l’Elysée ? Elle n’a pas implosé en vol, contrairement à ce que le simple bon sens auraut voulu, durant la campagne. C’est vraiment dommage.
Son tort n’est évidemment pas d’avoir, aujourd’hui, raison sur le fond. Mais d’avoir osé se présenter en agitant un drapeau qu’elle voulait ou aurait du piétiner, déchirer.
Désolé, Madame. Vous n’êtes guère crédible aujourd'hui (et votre parti non plus) pour critiquer Sarkozy. S’il est où il est, s’il peut jouer les « Bonaparte de l’Elysée » c’est d’abord grâce, ou à cause, de vous… Sarko avait raison:Vous avez été et vous restez sa "meilleure ennemie". Alors…Silence, Madame. On tourne. Votre page! Avec gravitude.
Daniel RIOT
13:25 Publié dans Edito | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, royal, PS, démocratie, présidentiielles
29/05/2007
Mon carnet de campagne : Le « bon choix » de Sarkozy

Le Havre, port d’attache ! A jumeler avec Verdun-sur-le Doubs où Giscard Président indiquait son « Bon choix pour la France » à des Français qui lui ont dit vite « Bonchoir »…
On feint de s’en scandaliser à gauche, où l’on oublie l’interventionnisme électoral de François Mitterrand. Ce qui permet à Patrick Devedjian, le nouveau Gardien en chef de l’Armée UMP de confirmer que la droite au pouvoir est totalement « décomplexée » : "Le président de la République est cohérent. Le projet qu'il a défendu à l'occasion de l'élection présidentielle, il le défend à l'occasion des élections législatives", a-t-il déclaré. "C'est beaucoup plus honnête de défendre son projet dans un cadre politique (...) que de vouloir faire croire qu'il est au-dessus de tous les partis". De Gaulle, reveilles-toi...
Sarkozy, lui sourit : il sait que les images qui seront diffusées sur cette « réunion républicaine » auront plus d’impact que celles statiques d’une intervention télévisée sur l’importance des enjeux et la nécessité d’aller (bien) voter. Au fait, si contre tous les pronostics, L’UMP perdait les Législatives, le nouveau Président ferait-il ce que feront les ministres candidats battus ? Scénario impossible…Je devrais aller faire un jogging:il paraî que c'est un bon moyen de passer dans les JT...
D’ailleurs, dans sa prestation havraise, Sarkozy ne pense pas qu’aux Législatives : il est accompagné de la ministre de l'Agriculture, Christine Lagarde. Cette Havraise d'origine pourrait former avec Antoine Rufenacht un ticket lors des municipales de 2008…
Les municipales, qui n’y pense pas ?
Quand on lit un peu ce qui s’écrit dans les journaux sur la situation dans quelques circonscription, que trouve-t-on ? Des études de rapports de forces dans des circonscriptions « incertaines » (la première à Strasbourg, par exemple) ou chargée de force symbolique (celle de Bayrou) par exemple. Des clins d’œil « people » ( Francis Lalanne parachuté par Waechter contre le porte parole des Verts à Strasbourg, par exemple). Et surtout, partout, des projections sur les municipales… A croire qu’en France, il faut toujours avoir dans la tête une élection d’avance… Ce qui n’est évidemment fait ni pour clarifier les enjeux (et les jeux) et ni pour respecter les champs de compétences (ou d’incompétences) des instances et des élus. Tant pis si les citoyens s'y perdent!
Je me suis régalé (si l’on peut dire) en lisant les articles du Figaro et de Libération consacrés aux Législatives dans la première circonscription de Strasbourg. On fait parler le « tandem UMP » qui dirige la Ville plus que les candidats aux Législatives.

Les tireurs de ficelles
Il est vrai que le « tandem » tire bien des ficelles dans cette circonscription (et dans les trois autres de l’agglomération)… Parlant de la défaite de Robert Grossmann dans cette « Une » lors du dernier scrutin, la journaliste du Figaro (que Yolande me pardonne !) fait un joli lapsus en évoquant le fait que l’actuel sortant socialiste avait battu « Robert Grossmann et Fabienne Keller de 121 voix ». Unis même dans la défaite, la sénateur--maire et l’ancien Président national de l’UJP ! Unis surtout dans leurs soutiens et dans leurs calculs politiciens. Des calculs peu payants pour Sarkozy au deuxième tour des Présidentielles, comme s'il avait souffert d'un réflexe anti-tandem au bénéfice de Ségolène Royal.
A Strasbourg, la droite se paye le luxe d’une primaire entre une conseillère régionale connue (exclue de l’UMP) parce que le « tandem » a voulu une candidate bien à lui, fidèle et reconnaissante, bien de la famille » même. Elle sera portée par la « vague bleue », bien que l’exclue s’inscrive elle aussi dans le « courant Sarkozy ».Et comme dit Grossmann dans Libé, « il est important d'avoir un député qui appartient à l'exécutif de la municipalité.»
C’est sans doute pour cela que dans cette circonscription, le suppléant de la candidate UMP investie est flanquée d’un élu municipal qui s’accroche abusivement (recours est lancé) à l’étiquette UDF. Cela entretient la confusion au Centre et vise d’abord à gêner Chantal CUTAJAR, qui est investie par l’UDF-Modem et qui avait été virée de "l’exécutif" municipal à la suite de désaccords de forme et surtout de fond avec le « tandem » qui avait utilisé la bonne image, la crédibilité et les compétences de cette « personnalité de la société civile » durant sa campagne, avant de se rendre compte qu’elle avait trop de compétences , d’exigences et de force de caractère pour jouer les dociles servantes d’un « exécutif » expert en exécutions et pour cautionner une politique avec laquelle elle avait (et a) bien des désaccords.

Des éléphants aux mamouths
Dommage que dans ce type d’articles, les journalistes ne s’attardent pas davantage à la personnalité des candidats en concurrence : cela privilégie les « étiquettes » alors que l’élection d’un député devrait d’abord être un contrat de confiance entre une personne et le peuple.
Ce que je viens d’écrire est en partie faux : Les articles de Libé décrivent bien le secret de la réussite du sortant socialiste de cette première circonscription : « labourer le terrain sans relâche ». Son précepte est simple : «Là où il y a des gens réunis, j'y vais.» Son agenda ne prévoit pas de grande réunion publique. «Je fais rue par rue, quartier par quartier, raconte le député. En ce moment, j'ai trois réunions par jour, avec 10 à 50 personnes, dans des salons de thé, des restaurants, chez des particuliers. Mais ça fait des années que j'agis comme ça. Ça ne se voit pas mais c'est terriblement efficace. C'est comme ça que j'ai pu tisser un maillage.»
Le problème, c’est que son bilan législatif est plutôt maigre… On ne peut pas tout faire : du labourage de conseiller général et une représentation du peuple digne de ce nom à Paris. Quand la convivialité fait office de crédibilité…
C’est aussi avec ce type de candidat que la parti des éléphants est devenu celui des mammouths. La « rénovation » annoncée au PS aurait sans doute dû commencer par un renouvellement de quelques sortants du parti de la « rose au poing ». Mais les laboureurs de terrains sont aussi des verrouilleurs de sections. Ainsi prospèrent les poids lourds et les poids morts. Mais le PS n’a pas le monopole de ces pratiques arthritiques…
Bayrou avait le mérite de prévoir des « mandats uniques et exclusifs » pour les députés… mais c’est peut-être cela qui explique (aussi) l’hémorragie « morinesque » vers le PSLE /Nouveau centre Celui s'est crée ce matin avec un souci tactique clair:tirer parti du succès de Bayrou pour le "kärcheriser", conformément aux ordres de l'Elysée. Le miniqtre de la défense passe à l'attaque.
A propos, dans « 20 minutes », Morin reconnaît qu’il ne se fonde pas dans l’UMP pour permettre à la « majorité présidentielle » d’afficher plusieurs couleurs et pour que son groupe puisse bénéficier de l’aide publique aux partis politiques… Belle franchise ! Culte des apparences et intérêts bien compris…

«Mes racines sont mes branches »
Francis Lalanne ne fait pas ce genre de calculs. Antoine Waechter , patron du MEI, les fait pour lui. Je ne résiste pas au plaisir de citer un extrait l’article de Libération :
« Pour se décrire, Francis Lalanne aime les images : «Je suis un arbre en voyage, mes racines sont mes branches.» Voilà que le vent a porté l'arbre jusqu'à Strasbourg pour l'y planter, il y a dix jours, au beau milieu de la 2e circonscription du Bas-Rhin, l'une des plus ouvertes du département. Francis Lalanne était chanteur, «poète» et «intellectuel». Désormais, il se lance en politique (…)
Ecolo, Lalanne ? «Il suffit d'écouter mes chansons.» Les fans jugeront. Il explique être contre «l' homo politicus et la mainmise des grands et moyens partis», qu'il compare à des «sectes». «On a besoin de voir arriver dans la vie politique une émanation du peuple souverain» , estime le chanteur, qui se présente aux électeurs en «homme libre qui offre ses services à la cité comme un chevalier offrait son épée au service du prince». «Francis a une sensibilité romantique, reconnaît Antoine Waechter. Mais il a une grande intelligence de situation, de la repartie et de la présence dans les médias. Je l'accepte volontiers comme porte-parole.»

Pour l'autre candidat écologiste, l'ex-secrétaire national des Verts Yann Wehrling, c'est la soupe à la grimace. Que le MEI lui balance le chanteur dans les pattes «est un acte particulièrement belliqueux» , estime celui qui a décidé de «travailler son ancrage local» : «J'ai vingt ans de militantisme derrière moi, Lalanne débarque et il donne des leçons à tout le monde, c'est insupportable !» lâche Wehrling, qui n'a pas digéré les saillies de l'homme au catogan contre l'ancrage à gauche des Verts («Le vert avec du rose dedans, ça fait du marron») .
Pour lui, la situation est d'autant plus difficile que, faute d'accord avec le PS, il doit faire face au socialiste Philippe Bies, conseiller général de l'un des cantons de la circonscription. En 2002, la candidate des Verts avait réuni 4,03 % des suffrages. Wehrling fera-t-il mieux ? Bien décidé à lui couper l'herbe sous le pied, Francis Lalanne annonce qu'il va «mouiller le maillot». Chez les Verts, on surnomme désormais Waechter «le maître chanteur».
Pendant ce temps-là les écologistes se rallie au MoDem où "cap 21" de Corinne Lepage inscrit son action avec intelligence. l'Orange et le Vert se marient bien , non. Vigilance etespérance!

Quel concert au Zénith ?
A propos de « chanteurs », qui poussera le mieux la voix de l’unité ce soir au Zénith ? Delanoë voulait chanter le premier. Pour donner le ton. Ségolène a imposé son « la »… Après trois semaines de flottement et un meeting tristounet, "couleur marron", mercredi à Bordeaux, les poids lourds PS se retrouvent, en effet ce soir, pour la première fois depuis… les primaires internes de la fin 2006. Mobilisation en vue des législatives et discrétion quant à leurs ambitions de rigueur. Mais Royal, Delanoë, Strauss-Kahn, Fabius et Hollande, outre dix minutes de temps de parole chacun, ont, en commun, de la suite dans les idées. Et dans les arrière-pensées !
« Je n’exclus rien et je ne m’interdis rien » répète Ségolène à qui veut l’entendre. Pour l'ancienne candidate socialiste, "aujourd'hui, le temps est à la mobilisation pour les élections législatives et ensuite il faudra refonder le logiciel de la gauche". "Il faudra s'inscrire dans la continuité de l'élection présidentielle ». C’est-à-dire ? Dans la continuité de la défaite ? Là, je deviens méchant. Plus que Baylet le radical…"Tous ensemble, tous ensemble, tous..."
Daniel RIOT
12:40 Publié dans Législatives 2007 Carnet de campagne | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : politique, législatives, strasbourg, presse, sarkozy, bayrou, royal
26/05/2007
Les syndicats sous le charme de Sarko:Larmes à gauche
Sarkozy ou la force souriante

Il n’a rien d’un psycho-rigide, Nicolas Sarkozy. Surtout pas maintenant en cette période de campagne pour des législatives qui s’annoncent gagnées d’avance mais qu’il veut transformer en « sacre ». Même sa conception de la négociation, de la concertation et des réformes sociales change, en apparence. Il n’en est évidemment pas encore à imiter ce que proposait Bayrou, mais il s’en inspire. Fortement. Les udf-MoDem doivent d’en réjouir : cela confirme la justesse des vues de Bayrou et la nécessité d’envoyer au parlement non des « béni oui-oui », capables de tout approuver ce que décide le gouvernement (même s’ils ne sont pas d’accord) mais des députés sans oeillères,sans consigne, ouverts, indépendants et libres. Soucieux de promouvoir une « démocratie sociale » authentique et vivante.
Sur la méthode (actuelle) de Sarkozy et « force souriante », Le Monde écrit : « C’ est peut-être la force de la méthode Sarkozy. En sortant de leur rencontre avec le président de la République, vendredi 25 mai, chacun des partenaires sociaux a cru entendre dans ce que lui disait Nicolas Sarkozy une confirmation de ce qu'il était plus ou moins venu chercher. Ce qui, à la sortie, donne des syndicalistes et des patrons plutôt contents. Le risque existe alors, une fois les éclaircissements apportés, de la déception ». Bien vu, non ? Cela ne facilite pas le travail de la gauche en campagne, évidemment…

Attention, elle plonge !
Coucou, la revoici. Après trois semaines de vacances et de silence, Ségolène plonge dans la campagne des législatives. Il était temps. Le Figaro peut ironiser facilement : « POUR quelqu'un censé accompagner les socialistes vers « d'autres victoires » et qui se disait « disponible » pour aider les candidats aux législatives - voire pour incarner le leadership du PS -, Ségolène Royal commençait à paraître bien silencieuse ». C’est pour mieux parler, bien sûr. Les voix des dirigeants du PS, hollande en tête ; sont tellement faibles, et portent si peu de messages qu’elle est sûre de mieux faire qu’eux. La comparer, c’est l’adopter !
Mardi, elle parlera la première lors du meeting de Paris, qui doit réunir tous les « ténors » socialistes. Tiens, tiens, il y a zncore des ténors au PS ? …. Les jours suivants, elle compte se rendre dans plusieurs départements pour s'y afficher, à chaque fois, avec « tous les candidats » socialistes.Elle compte se rendre notamment à Lyon, dont le maire Gérard Collomb est l'un de ses partisans, dans les Alpes-de-Haute-Provence, où se présente son ancien directeur de campagne Jean-Louis Bianco, à Marseille, où l'un de ses fidèles, Patrick Mennucci, est candidat. Elle ira aussi en Charente, où Malek Boutih, un autre de ses partisans, est en difficulté.
Interrogé sur le silence de Royal, le porte-parole Benoît Hamon s'est agacé : « La parole du PS ne se résume pas à l'addition des paroles de ses leaders. » Mais elle consiste en quoi, alors ?
Jospin : Le retour (suite)
Coucou (bis) : lui aussi fait sa réapparition. En déplacement vendredi 25 mai à Notre-Dame-de-Gravenchon en Seine-Maritime, pour soutenir son ancien collaborateur Aquilino Morelle aux législatives, il inscrit sa démarche dans une volonté "de rassemblement". Il a mis en garde le PS, l'exhortant à "prendre le temps"."Les socialistes doivent être rassemblés pour les élections législatives", a souligné l'ancien Premier ministre devant la presse. "Moi, j'ai décidé de venir sur le terrain. J'ai fait toute une série de réunions et je m'exprimerai pour dire pourquoi il faut un contrepoids à gauche, une opposition solide à l'Assemblée nationale". Et l’adversaire, ce n’est pas le … PS qu’il faut démythifier, c’est Sarkozy qu’il faut « démytifier ». Vaste programme !

Le PS cocufié par les rad’soc (suite)
Pauvre Hollande ! Non seulement les querelles internes du PS lui donnent une très mauvaise mine, mais le jeu des radicaux de « gauche » le fait tourner en bourrique.il n’apas déchiré son accord électoral avec le MRG, il a cryu sur parole les mises au point de Baylet après son pas de deux avec Sarkozy. Mais le patron de la Dépèche du Midi se situe (déjà et encore) au-delà des législatives. Dans la « ligne Tapie » du « rapprochement » voire de la fusion avec Borloo

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Dans un courrier aux militants, le président du Parti radical de gauche relève de "réelles convergences avec la nouvelle vision exprimée" par le président "beaucoup moins à droite que sa campagne".Et il confirme sa volonté de cocufier publiquement et sans retenue Hollande et le PS. Avec « audace et courage ». Borloo n’a même plus besoin de lui tendre les bras : Baylet lui saute déjà sur les genoux, avec un cri d’espoir : « Le vrai Centre c’est nous ». Ah ! ces radicaux ! il semble que déçus par ce ballet d’une autre époque ombre de militants du parti radical aient rejoint le MoDem. Une belle recomposition politique. Non ingrat, Baylet reconnaît : « C’est le vote Bayrou qui nous force à la réflexion »

ALLEGRE JOUE DELANOE
Il a dit NON, poliment mais sans allégresse, aux propositions de Sarkozy. Pas de mission spéciale pour la réforme de l’Université. Et pas de ralliement… Claude Allègre reste au PS. Et espère en une Révolution Delanoë… tout en redoutant que Ségostar fasse main basse sur ce Parti envers lequel il est plus critique que quiconque.
Son ITW à Libération vaut qu’on s’y attarde. Extraits :
>>> « Hollande a été un ami. Mais là, je suis vraiment fâché contre lui. Il nous a pris pour des imbéciles. Il a accumulé les combines, pensant qu'il finirait par être désigné candidat. Il croyait que Royal allait s'arrêter. Elle n'a pas le talent nécessaire, mais une niaque pas possible. Mitterrand puis Jospin avaient su, avec les groupes d'experts, attirer des talents. Hollande, lui, a préféré s'entourer de magouilleurs incompétents. On reste confondus d'apprendre que le PS n'a rien demandé pour élaborer son programme à des gens comme Martin Hirsch, Jacques Attali, Hubert Védrine, Bernard Kouchner, Denis Olivennes et tant d'autres, tous membres du PS. Le parti a fait de l'incompétence le gage de la démocratie, Ségolène disant même : «Nous n'avons pas besoin d'experts !» Sarkozy a, lui, récupéré les compétences, en ayant le courage d'affronter ses partisans. Que Jean-Pierre Jouyet, le meilleur ami de Hollande soit passé chez Sarkozy, c'est symbolique.
>>>> Ce ne sont pas les socialistes qui sont nuls, c'est la direction du PS. Avant le congrès du Mans, nous avons eu le plus faible secrétariat national de notre histoire. Mais il y a des députés, des maires qui font du très bon travail, qui défendent un idéal, des gens formidables. C'est cela le PS, pas les apparatchiks parisiens !

>>>> Ségolène Royal risque de prendre le leadership de la gauche. Elle va tenter de refaire une sorte de FGDS, de Fédaration de la gauche démocrate et socialiste. La seule personnalité qui puisse lui résister aujourd'hui, c'est Bertrand Delanoë entouré de quelques jeunes comme Benoît Hamon, Stéphane Le Foll, Annick Lepetit, Clotilde Valter ou Harlem Désir. Il pourrait rénover le PS. Il a des convictions authentiquement socialistes mais aussi la compétence et le talent. Car la rénovation du PS, ce ne sont pas les vieux qui la feront. C'est aux jeunes de prendre la main. »
Les malheurs du PC
Marie-George Buffet a le blues. Pour cause : 1,92 % ! C’est historique…mais il est des façons plus dignes d’entrer dans l’histoire… On l’a dit déprimée, au bout du rouleau. Personne n’aimerait être à sa place. Pourtant, cette place on se la dispute déjà…

Résultat, place du Colonel-Fabien, une poignée de noms circulent, qui pourraient incarner ce renouveau. Dont trois jeunes : Patrice Bessac, 28 ans, conseiller régional d'Ile-de-France, le chouchou de MGB Olivier Dartigolles, 36 ans, porte-parole du PCF, et Marie-Pierre Vieu, 39 ans, conseillère régionale de Midi-Pyrénées. Un coup de jeune au PCF ; c’est l’une des conditions de la survie. Mais c’est quoi être communiste en France, en 2007 ? La crise est plus identitaire et idéologique que générationnelle… La question -clef: y a-t-il des jeunes npn passéistes au PCF? C'est la questiion qui se pose dans tous les partis de gauche, d'ailleurs.
19:15 Publié dans Législatives 2007 Carnet de campagne | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, sarkozy, royal, PS, social, syndicats
24/05/2007
Mon carnet de campagne: A gauche, gauche...
Le PRG débattra avec le Parti Radical

Jean-Michel Baylet, président du PRG, affirme avoir obtenu la confiance du bureau national de son parti sur son idée d'ouvrir un "débat" avec le Parti Radical co-présidé par Jean-Louis Borloo après les législatives. En fonction des résultats obtenus dans les circonscriptions offertes en cadeau (intéressés) par le PS, sans doute…
"Ce débat", selon lui, doit porter "sur des sujets précis, comme l'Europe ou l'urgence sociale", dans le but de voir "si nous constatons un certain nombre de convergences qui pourraient nous amener plus loin politiquement". "Jamais je n'ai proposé de renier nos alliances ni de rejoindre l'UMP" a toutefois précisé le président du PRG. S’il le dit…

Le chant du départ
C’était attendu : Il l'a lui-même annoncé mercredi après-midi, sur le plateau de LCP, dans le cadre de l'émission Question d'infos: François Hollande ne sera pas candidat à sa propre succession à la tête du Parti socialiste. Propulsé Premier secrétaire du PS en 1997, le compagnon de Ségolène Royal, actuellement très contesté, devrait laisser la place à l'issue des élections législatives. A qui, la bataille des Législatives se double déjà d’une autre guerre, interne celle-là. Sarkozy l’a dit aux responsables de l’UMP : il parie sur Ségolène ! Les sondages aussi , apparemment..
Sarkozy rêvait d’avoir Ségolène en face de lui cette année. il rêve encore de l’avoir en 2012. Qui disait qu’une seule « grande personnalité » manquait dans le gouvernement Fillon ? Séguéla la publicitaie ou d’Ormesson. ? Jean d’Ormesson… « Et toi mon cœur, pourquoi bats-tu ? ».

Pas charitable, FIllon
Pas de pitié: le Premeir ministre (qui trouve des accents de plus en plus sarkoziens et semble de plus en plus à l'aise dans ses baskets) n'hésite pas à tirer sur les ambulances. Il a traité les dernières déclarations de Hollande de "pitreries" et le trouvé "pathétique" et "hypocrite"... Il lui donne même des leçons d'opposition "intelligente"... Les porte-paroles du PS s'en sentent offusqués et insultés. "Arrogance"! Fillon s'en moque: la télé a bien répercuté ses attaques. Elles étaient faites pour pour cela... Il n'y a pas à dire: la victoire donne des ailes...
Ségolène prend son temps
Elle n’était pas à Bordeaux, où Hollande était bien seul pour un « grand meeting » en terre de Juppé. Et les « observateurs politiques », comme les supporters du PS s’interrogent. Djerba, d’accord. Mais la campagne est courte, non ? Et on avait dit qu’elle était très demandée par des candidats légitimement inquiets…
Selon les échotiers, elle est à Paris, où elle voit beaucoup de monde…. Ses déplacements sur le « terrain » ? Son agenda est rempli à partir de la semaine prochaine : « c'est là que la campagne va réellement démarrer ». Elle fait monre de patientitude, Ségo...

Mais il y a des mauvaises langues partout…Au PS, on dit volontiers que Ségolène Royal et son équipe prennent toujours « les sondages pour boussole ».Comme ceux-çi ne sont pas bons pour le PS, elle se fait rare pour « éviter d'écorner son image en l'associant de trop près à une défaite aux Législatives ». « Défaite », c'est un mot qu'elle n'aime pas, en effet..
Et qui ne la comprend pas ? Pour elle, elle n’a pas gagné les Présidentielles « à cause du manque de mobilisation du parti » (même si elle s'est isolée toute seule!) pourquoi risquerait-elle de perdre son aura dans une "non victoire " annoncée du même parti. D’ailleurs, plus le résultat sera mauvais, plus la prise du parti sera aisée pour elle, non ? « Tous ensemble, tous ensemble, tous…. »
03:40 Publié dans Législatives 2007 Carnet de campagne | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, gauche, PS, royal, Hollande, législatives
13/05/2007
Un autre médecin au Quai? Kouchner sollicité...
>>> La « Révolution Bayrou » continue malgré l’iniquité du scrutin majoritaire des Législatives. Déjà 52 000 pré adhésions au MODEM enregistrées sur Internet (bayrou.fr). Dans RIPOSTES, le Béarnais a été clair : son positionnement « central » exclut toute allégeance, à l’un ou l’autre camp. Ce qui n’exclut pas des accords locaux, avec les uns ou les autres en fonction de l’intérêt général. Comme cela se passe très bien en Allemagne. Mais les fins observateurs de la politique française ont une vision héxagonal et une culture qui n’est que de V ième République .Une République bien déformée à coups de cohabitation, de quinquennat, d’extension du « domaine réservé ». « Entre les communistes et nous, il n’y a personne », disait Malraux. Vérité d’un temps que les moins de 20 ans…

>>> La saison des transferts bat toujours son plein (jusqu’à vendr















