10/01/2009

Sur relatio-europe: Après la visite de Sarkozy à l'hopital de Strasbourg...

LES REFORMES A LA HACHE DE SARKOZY : LE MODELE SOCIAL EUROPEEN OUBLIE ? PDF Imprimer Envoyer

Par Jacques DEHAIRE
Les voitures brûlées ? « On » en parle à l'occasion de la nuit de la Saint-Sylvestre. Il y en a tous les jours, dans toutes les régions. En terme de presse, le phénomène du 31 est devenu « un marronnier »... Des bavures à l'hôpital ? « On » vient d'en médiatiser quelques unes en rafale. En terme de presse, c'est « la loi des séries ». En fait il y en a tous les jours. Toute l'année. Quatre cents "bavures" par an.  Sans compter  au moins une quarantaine de décès quotidiens évitables, selon les conclusions de la seule étude française sur le sujet, Eneis (. « Etude nationale sur les événements indésirables graves liés aux soins, études et résultats », Dress, mai 2005.).
Depuis, si l'on écoute un peu le personnel hospitalier, les choses ne se sont sûrement pas améliorées. C'est le type d'information que l'on ne rappelle guère quand « on » fait des sondages qui favorisent, comme par hasard, la communication élyséenne. ! Sarkozy qui décide de tout en tout partout est-il au courant de cette étude.?Ses certitudes personnelles affichées à Strasbourg, dans une cérémonie sur invitation et avec des CRS dans l'enceinte de l'hôpital, auraient peut-être été différentes...

08/01/2009

GAZA : LES MERITES DE SARKOZY





Par Daniel RIOT

Toute louange serait déplacée, mais tout critique serait stupide. Sarkozy n'a pas fait de miracle au Proche-Orient (personne ne l'espérait), mais son activisme a été positif.. La quête de la paix est toujours à encourager. Et ceux qui lui font des procès d'arrière-pensées font sans doute fausse route.
Non il n'a pas fait cavalier seul, contrairement à ce que lui reproche des politiques et nombre d'observateurs. . Son périple (qui a été  précédé de concertations avec la Présidence tchèque) n'a pas fait concurrence à la mission de l'Union mais l'a complétée. Et la complète encore. D'ailleurs les ministres des affaires étrangères de l'Union se réunissent aujourd'hui à Prague pour une réunion informelle où le Proche-Orient (entre autres) tiendra une bonne place. Et Javier Solana poursuit au nom de l'Union européenne ses efforts de médiation au Caire et en Israël.


20/12/2008

A la UNE sur Relatio-europe, le portail de l'Europe citoyenne

BELGIQUE: Illustration des vices de la "GOUVERNANCE" PDF Imprimer Email
Samedi, 20 Décembre 2008 15:58
RETROUVER LE SENS DU MOT "GOUVERNEMENT": Un impératif démocratique!
Quand un Etat n'en est plus un qu'artificiellement, sur le papier, le mot « gouvernement » ne signifie effectivement plus rien et celui de « gouvernance » qui est si à la mode, si utilisé à tort et à travers, si  avancé à tout propos comme par défausse, crache toute sa nocivité. La Belgique l'illustre trop
La notion de gouvernance n'est pas nouvelle. Elle plonge ses racines au Moyen-âge . Ce mot de vieux français nous est revenu par la langue anglaise et par le secteur privé : corporate governance par lequel elle désigne un mode de gestion des firmes qui exige des liens entre pouvoirs de la direction,  actionnaires et (dans le meilleur des cas, de plus en plus oublié outre-manche)  représentants du personnel voire consommateurs..
La vague de l'ultra-libéralisme lui a donné un champ d'application politique. Marque d'une démission du politique face aux puissances financières et autres... Et de la remise en cause des pouvoirs des Etats qui se dissolvent dans un autre concept anglo-saxon le New Public Management (management public). Un mot qui traduit plus et mieux que tout autre la crise du politique...  Les politiques l'adoptent et le développent par soumission à l'air du temps, à la « pensée dominante », favorisant ainsi un « dépérissement de l'Etat »...qui n'a rien à voir avec les visions de Marx !
FRANCE; En attendant le "bêtisier" de François Copé... PDF Imprimer Email
Samedi, 20 Décembre 2008 19:05
Le CLIN d'ŒIL de DANSOLAL
Drôle de semaine que celle qui vient de se passer ! Sarkozy l'Européen a dû retrouver son retour dans la dimension hexagonale assez frustrante... Ne serait-ce qu'en raison de sondages qui en font un « patron » plus estimé  par les Français au niveau européen que sur le plan national.
Il est vrai qu'il a subitement des difficultés à tenir ses troupes, Saropoléon! . Les élus de la majorités jouent les insoumis. Rien ne va plus comme l'Elysée le voudrait. C'est que les élus doivent tenir compte de leur électorat et pas seulement des consignes « du Château » ! Travail du dimanche ? Compromis laborieux et recul de l'examen de loi... Réforme de la télé ? Le PDG de ce qui devient l'ORTS (Office de radio et de télé de Sarkozy) doit lui-même décider de ce que le gouvernement est ne peut pas faire légalement dans les délais... Sacrificielle la fonction de De Carolis, l'ancien porte-plume de Bernadette Chirac !
EUROPE: « Pour un contrôle accru des fichiers de police » PDF Imprimer Email
Samedi, 20 Décembre 2008 01:04

Par Thomas Hammarberg

La lutte contre la criminalité et le terrorisme international passe par l'utilisation de méthodes d'investigation modernes et efficaces. L'intérêt des empreintes digitales, des échantillons cellulaires et des profils ADN pour innocenter une personne ou établir sa culpabilité est incontestable. La plus grande prudence s'impose toutefois lorsqu'il s'agit de décider des cas dans lesquels les données devraient être conservées par la police et pour combien de temps.

Si jamais vous vous faites arrêter au Royaume-Uni par exemple, on vous prendra vos empreintes digitales et d'autres échantillons ordinaires (prélèvement buccal, salive, empreinte de pied, photographie, entre autres) sans vous demander votre avis. Dans certains cas, on pourra prélever des échantillons plus intimes tels que le sang, l'urine, le sperme, les empreintes dentaires, les poils pubiens ou le prélèvement de tissu humain. Pour cela, votre accord et celui d'un inspecteur de police seront nécessaires ; cependant, un refus de votre part risque de nuire à votre défense1.

USA-RUSSIE: Où Kinssinger réapparaït... PDF Imprimer Email
Samedi, 20 Décembre 2008 19:51
Par Dmitri Kossyrev

Qu'a donc fait ce dernier week-end à Moscou Henry Kissinger, le diplomate américain le plus respecté de ces cinquante dernières années ? Peu de gens le savent, et cela demeurera un mystère. Mais l'on comprend bien que pour les Etats-Unis, actuellement, le moment est venu de prendre des décisions sérieuses et douloureuses. Et bien que ce soit le président Obama qui doive prendre ces décisions à compter du 20 janvier, il est facile d'imaginer qu'elles seront concoctées par les meilleurs membres de la communauté de politique étrangère des Etats-Unis. Cette communauté est à la fois importante et complexe, se tient au-dessus des contradictions entre les partis. Le républicain Kissinger y occupe une place particulière - c'est une sorte de magicien hors catégories.


15/12/2008

A LA UNE de RELATIO-EUROPE

UNE PRESIDENCE REUSSIE PDF Imprimer Email
Dimanche, 14 Décembre 2008 18:13

Bilan de la présidence française du Conseil de l'Union européenne

Par Jean-Dominique GIULIANI

La France a beaucoup investi dans sa 12ème présidence du Conseil de l'Union européenne. Elle l'a préparée avec soin et a mené à bien la réalisation du programme qu'elle s'était fixé. Mais c'est sa gestion des crises internationales qui a été le plus saluée. Elle a révélé une pratique nouvelle des institutions européennes et une vision de l'Europe dans le monde qu'elle a tentée de faire partager.

CLAIRE GIRAULT: PASSIONS, RAISON, VOLONTE PDF Imprimer Email
Dimanche, 14 Décembre 2008 18:06
L'eurodéputée Claire Gibault à la baguette : Un grand concert à Strasbourg pour marquer la fin de la Présidence française.
Sur invitation au palais des Congrès et de la musique de Strasbourg et en direct ce mardi à 20 heures sur la chaîne Mezzo avec retransmission dans 39 pays, ainsi que sur France Inter et plusieurs radios européennes : l'eurodéputée Claire Gibault retrouve sa baguette de Chef d'orchestre pour diriger un événement musical en clôture de la Présidence française de l'Union européenne.
Afin de célébrer l'Europe dans toute sa richesse et sa diversité, Claire Gibault a souhaité rassembler pour un concert Berlioz la Philharmonie slovaque, entourée de 200 enfants choristes venus de plusieurs pays de l'Union (Allemagne, Belgique, Espagne, Estonie, France, Grande-Bretagne, Italie, Pologne), de la cantatrice italienne Anna Caterina Antonacci et de l'altiste français Arnaud Thorette.
CLAIRE GIBAULT, ou une femme de combats intelligents
Elle pétille d'intelligence et d'esprit. Elle a du charme Elle a surtout des convictions qu'elle défend avec volonté (et non simple volontarisme), avec force, avec énergie. Avec un art de marier passion et raison. Une femme de combats, Claire !
NON, il n'y a pas un "problème allemand" en Europe: Il y a un problème Sarkozy face à l'Allemagne... PDF Imprimer Email
Dimanche, 14 Décembre 2008 00:30

Par Daniel RIOT
Non: Il n'y a pas de « problème allemand »,  pour reprendre une expression de Jean-Marie Colombani qui reflète bien les commentaires dominants chez la plupart des "penseurs" de Paris, capitale du nombrilisme hexagonal. Il y a un « problème français » face à l'Allemagne. ou plutôt un problème Sarkozy face à l'Allemagne. Nuance. Et cela devient un gros problème européen dont Sarkozy doit assumer la responsabilité et ...la solution.
Il n'y a pas de problème allemand. Et les soupçons faciles et hérités de vieux réflexes franchouillards sur la tentation d'un « sonderweg », d'un « chemin particulier », plus national qu'européen, sont ridicules : Angela Merkel vient de l'affirmer avec force à notre ami Jean Quatremer : « Nous défendons aussi bien les intérêts européens que les intérêts allemands »(...) « Nous avons fait simplement valoir qu'il fallait une approche spécifique pour chaque pays » afin de faire face à la crise économique, « mais notre attitude reste européenne. L'Union fait notre force»
LA CRISE et la RELANCE, par Christian ANTONELLI PDF Imprimer Email
Dimanche, 14 Décembre 2008 02:33

Les 60 ans des droits de l'homme vus de Moscou PDF Imprimer Email
Dimanche, 14 Décembre 2008 15:43
Voici une analyse qui tranche avec les discours faits à Paris et ailleurs durant cette semaine. Relatio-Europe publie cet "tribune" par souci d'information. En document révélateur de bien des problèmes de lecture et d'interprétation de la Déclaration universelle (que l'URSS voilà soixante ans n'avait pas approuvée). Un rappel: l'appartenance de la Russie au Conseil de l'Europe repose sur une adhésion aux Droits de l'Homme. Un constat; la tribune reprise ici ne fait aucune allusion aux atteintes aux droits de l'Homme sous le règne du communisme impérial d'etat de l'URSS. L'auteur cite Hitler, pas Staline...

Par Dmitri Kossyrev

Il était une fois l'époque des grandes illusions, lorsque l'on rêvait d'un monde équitable et définitivement libéré des guerres. L'Organisation des Nations unies faisait ses premiers pas. Et le 10 décembre 1948, par la résolution 217 A de l'Assemblée générale, elle adoptait la Déclaration universelle des droits de l'homme. En 1950, l'ONU instaura une nouvelle fête, à savoir la Journée des droits de l'homme, célébrée le jour de l'adoption de la Déclaration.

Les XXe et XXIe siècles n'ont pas particulièrement respecté la Déclaration universelle, se rapprochant plus du Moyen Age, époque où les gouvernants de différents pays faisaient un mauvais usage des normes religieuses sacrées. A en juger par le nombre de personnes tuées, réduites en esclavage, privées du droit de parler leur langue maternelle et ainsi de suite, l'époque contemporaine se révèle être encore pire.

France: 80% des députés se foutent de l'Europe PDF Imprimer Email
Samedi, 13 Décembre 2008 22:38
(Sélection RELATIO SUR RTL)

Par Jean-Michel Aphatie

C'était, mercredi, à 15 heures. Les images sont visibles sur France 3. Tout le monde s'en fout, je le sais, et je sais pourquoi. Parce qu'écrire, dire, s'étonner ou s'indigner, n'aura de toutes les façons aucun effet. Et puis aussi parce qu'il y a des choses plus importantes, dans le monde et en France aujourd'hui. Mais tant pis, il faut le dire, l'écrire et le crier. Alors j'y vais.

Les députés français se plaignent de n'être pas assez considérés. Ils veulent, puisqu'ils représentent le peuple, être associés, consultés, questionnés, sondés, écoutés. Ils réclament donc, régulièrement et avec des accents convaincants, des débats sur tout et sur rien, ils ont des avis, des idées et puis, que voulez-vous, ils représentent le peuple, ce n'est pas rien.

Bruno Le Maire, une autre "ouverture" et un discours en allemand.... PDF Imprimer Email
Samedi, 13 Décembre 2008 16:22

Passation de pouvoirs au Quai d'Orsay, rayon "affaires européennes". Bonne humeur: Kouchner sait y faire, comme il sait afficher de vraies et de fausses colères. Ceux qui le connaissent le savent bien, rame Yade la première...Et bruno Le Maire n'est pas qu'énarque:il est homme de lettres. En politique, c'est un "plus".En diplomatie aussi...Sa pratique de l'allemand, sa culture germanique et ses relations d'Outre-Rhin  peuvent aussi être un "plus" dans le contexte actuel...Roland Ries n'a pas manqué de le souligner dans son message de félicitations

STRASBOURG ; La « Dernière séance » d' Euro Sarko PDF Imprimer Email
Samedi, 13 Décembre 2008 01:06

Par Daniel RIOT
A Bruxelles, les apparences ont été sauvées. Par des compromis obtenus à l'arraché sur le Plan de relance, sur le changement climatique, sur la non-ratification du traité de Lisbonne... Autosatisfaction du Président en exercice du Conseil de l'Union européenne ! Et réactions peu enthousiastes de tous ceux qui suivent de près l'actualité communautaire. Pour Sarkozy, ce mardi, c'est la « dernière séance » devant la parlement européen. L'heure du bilan d'une présidence de crise, incontestablement « active et réactive », comme dit Jean-Pierre Jouyet, riche en initiatives et en réussites partielles mais dont l'influence dans la durée est encore difficile à évaluer


08/11/2008

En Une de Relatio-europe

Obama : Les « mauvaises nouvelles » du réveil... PDF Imprimer Email
Samedi, 08 Novembre 2008 04:29


"Ce matin, nous nous sommes réveillés avec une mauvaise nouvelle". C'est ainsi que Barack Obama a ouvert sa première conférence de presse de Président « élu » en prenant bien soin de préciser qu'il ne sera au gouvernail que le 20 janvier...Ce qui est constitutionnellement incontestable et politiquement correct.
Sale réveil en effet. Et pas seulement pour Barak Hussein Obama qui sait que les factures laissées par son prédécesseur et les fractures de la « Crise » (qui ne fait que commencer) vont lui troubler bien des nuits. Chômage : les chiffres américains les plus calamiteux depuis 14 ans. Conjoncture : l'automobile, cette « Belle Américaine » de légende est au bord de la faillite. Général Motors General Motors, a annoncé des pertes de 2,5 milliards de dollars (1,9 milliard d'euros) au troisième trimestre et avertit qu'il risque de se retrouver à court de liquidités en 2009.

LES 27 FACE A LA CRISE: UNITE "OFFICIELLE" PDF Imprimer Email
Samedi, 08 Novembre 2008 03:13

Nicolas Sarkozy l'affirme officiellement. Et personne ne le dément officiellement. Donc c'est officiellement vrai : Les « 27 » vont se présenter unis au sommet du 15 novembre sur la « refondation du système monétaire international ».. Bravo, donc. Officiellement. Cette « unité » obtenue lors du sommet d'urgence réuni à Bruxelles n'était pas gagnée d'avance...
Il est vrai que cette « unité » se réduit concrètement par un accord sur trois points seulement :
>>> demander un sommet du G-20 « cent jours » après celui du 15 novembre. Les « cent jours »? L'expression fait sourire les Anglais, comme tout ce qui évoque le « souvenir napoléonien » (L'expression "sarkopoléon-le-petit" renaït dans les mileiux "communautaires"....)
>>> régler les questions de la représentation de l'Espagne et des Pays-Bas dans les « sommets » qui vont commencer. Sarkozy trouve là l'occasion de montrer son sens du respect (protocolaire) de ses partenaires. Mais le problème n'est pas règlé.
>>> affirmer la « nécessité absolue d'une coordination des politiques économiques en Europe ».La Commission une mission (qu'elle aurait dû déjà remplir de sa propre initiative) de proposer une « stratégie commune face à la crise »
C'est peu. Mais c'est beaucoup par rapport aux désaccords réels et à la désunion effective et à la catastrophe qu'aurait constitué un constat d'échec...officiel.
PS : La « ligne Europe » l'emporte largement PDF Imprimer Email
Vendredi, 07 Novembre 2008 11:09

Par Daniel RIOT
« Le Ps se donne des verges pour se faire battre »
, écrit l'éditorialiste du Nouvel Observateur. Bien sûr. Mais sur Relatio-Europe nous faisons un premier constat, positif : les listes pro-européennes (ce qui ne veut pas dire « eurolâtres »)  font ensemble un score plutôt réconfortant. Et pour nous, l'essentiel est là!
Ce vote des militants ne répond évidemment pas à une question politicienne :Y a-t-il au PS trop de leaders ou une absence de vrai « chef » ?
Elle ne répond pas non plus à une question essentielle complémentaire de la première. Une question que l'on se pose que l'on soit militant ou sympathisant du PS ou simple observateur attentif : Qu'est-ce qui différencie les motions présentées au suffrage des adhérents du PS ?
Pas grand-chose, pas même sur un point pourtant essentiel : aucune n'a été mise à jour pour tenir compte, dans une perspective d'avenir---donc par une indispensable anticipation--- de l'implosion de la bulle financière de l'hypercapitalisme bushisto-inconscient...
Une seule « motion » est vraiment différente des autres. Et elle a obtenu un score qui confirme une vraie cassure : celle de Benoît Hamon.

Strasbourg: Le prix Bartholdi à Wolfgang Schaübe PDF Imprimer Email
Samedi, 08 Novembre 2008 05:27
Le prix d'honneur Bartholdi a été remis, hier soir au Parlement européen à Strasbourg, au ministre allemand de l'Intérieur Wolfgang Schäuble pour son action dans la coopération transfrontalière.« En 1990, il n'était pas naturel de supprimer les contrôles aux frontières entre la France et l'Allemagne. L'entreprise a réussi. Cela fonctionne car nous avons mieux organisé la coopération », témoigne Wolfgang Schäuble qui s'est vu décerner hier le huitième prix Bartholdi qui encourage le plurilinguisme et l'interculturalité dans le Rhin supérieur.


26/10/2008

A la UNE de realtio-europe

Strasbourg va accueillir les Journées européennes du développement. PDF Imprimer Email
Dimanche, 26 Octobre 2008 05:15
>>> Un grand forum politique mondial dans la perspective de la conférence de Doha
>>> Le premier Salon Euro-Méditerranéen de la Micro-Entreprise Féminine
>>> Des manifestations culturelles en série (cinéma, photos, mode, design, musique ect)
>>> Table ronde sur la sécurité alimentaire
>>> Un meilleure implication des collectivités locales dans le développement.

Par Daniel RIOT
« Quand Davos rencontre Porto Allegre »... Avec un tel slogan, les journées européennes du développement ne pouvaient que se tenir à Strasbourg ! Ce sera fait du 15 au 17 novembre, avec un forum politique qui prend une ampleur particulière dans cette « capitale démocratique de l'Europe ». Pendant la présidence française de l'Union européenne, A l'ombre de ce Conseil de l'Europe qui a su, par son Centre Nord-Sud installé à Lisbonne, et par sa politique de « démocratie locale » donner à l'unité européenne une dimension qui intègre l'économie mais n'oublie ni la démocratie vivante et ni la culture, ou plutôt les cultures...A coté de ce parlement européen qui est pour beaucoup dans le développement de politiques européennes qui n'oublient pas ce que l'on appelait le tiers monde.
On ne le dit pas assez : Ce sont les élus de l'Europe qui siègent à Strasbourg depuis 60 ans qui ont joué un rôle déterminant dans les accords de Lomé, de Yaoundé et d'ailleurs qui donnent à la direction de la coopération et de développement de l'Union européenne (dirigée par l'un des Commissaires les plus efficaces et les plus actifs, le Belge Louis Michel.).
STRASBOURG, en effet, n'est pas que le symbole de la réconciliation historique entre la France et l'Allemagne, sans laquelle la paix ne serait en rien garantie sur le Rhin et ailleurs. Strasbourg, en 60 ans de débats sur la « construction européenne » et sur les relations entre l'Europe et le reste du monde est devenue aussi l'une des villes-symboles les plus chargées de sens en matière de dialogue Nord-Sud, donc de ce dialogue interculturel dont on parle tant en oubliant parfois l'excellent mot d'Edgar Morin : « ce ne sont pas les cultures qui dialoguent. Ce sont les femmes et les hommes ».
Dominique Strauss Khan, blanchi, reste le patron du FMI PDF Imprimer Email
Dimanche, 26 Octobre 2008 01:52
Place à l'anti-virus contre la maladie du veau d'or fou...
COMMENTAIRE RELATIO-EUROPE :Le bon sens et la justice ont semble-t-il, triomphé. La franchise de DSK a été saluée. Et les procès qui lui ont été intentés en un moment visiblement bien choisi, avec une médiatisation bien orchestrée à la suite de ce qui est un véritable complot de puissants hostiles à un renforcement et à une réforme en profondeur du FMI se révèlent des faux procès. Le bureau exécutif du FMI a blanchi son directeur, Dominique Strauss-Khan, des accusations de favoritisme.
La morale matrimoniale est une chose. L'amour ou le sexe (ou les deux réunis) en sont une autre. Le favoritisme, l'abus de pouvoir ou le népotisme s'inscrivent dans d'autres registres. L'affaire aurait été digne d'intérêt public si la partenaire de DSK dans cet historiette avait été à l'origine de la plainte. Ce qui n'a pas été le cas .

Dominique Strauss-Khan reste donc à son poste...à moins que dans les jours qui viennent le Wall Street journal ne fasse quelque « révélation » comme un autre style de presse en avait jusqu'ici le monopole. Et que les plaignants (certains pays arabes conseillés par des milieux russes, dit-on sans trop savoir les tenants et les aboutissants de ce qui est une cabale montée autour d'une aventure de cœur.) fassent appel ou lancent d'autres mines anti-personnelles contre le patron du FMI.
Quand des attaques indignes sont lancées, tout peut arriver...Mais ces affaires de jupons ont assez animé les gazettes et le web. C'est la crise du "veau d'or" fou qu'il faut maîtriser, maintenant. On attendrait presque des excuses du Wall Street journal pour le mal qu'il a entraîné. Car il est en première ligne parmi  les porteurs du  virus qui a provoqué cette pandémie mondiale du "veau d'or fou"... DanSolal
New York n'est plus La Mecque de l'argent PDF Imprimer Email
Samedi, 25 Octobre 2008 19:40
Par Jacques PILET

Ainsi donc la Banque nationale suisse se retrouve virtuellement propriétaire, aux Etats-Unis, de milliers de maisons dont leurs occupants ne peuvent plus payer les hypothèques. L'UBS est aussi américaine que suisse. Mais elle n'a pas droit aux milliards du plan Paulson. C'est la Suisse qui lui enlève cette gigantesque épine du pied. Le géant nord-américain fait payer le prix de ses égarements par d'autres depuis des décennies. En laissant filer le cours du dollar, en dévalorisant les avoirs des investisseurs du monde entier, en poussant ceux-ci à financer son déficit abyssal.

Pour faire passer la pilule, nos dirigeants suisses ont expliqué, avec une belle sérénité de façade, que l'effort ne sera pas trop douloureux puisqu'un jour, assurent-ils, nous retrouverons la mise et peut-être même avec bénéfice. Nuance: les six milliards directement injectés dans la banque des Ospel's boys nous reviendront peut-être si le redressement réussit. Mais le paquet de crédits "toxiques", lui, a bien peu de chances de devenir rémunérateur. Il y faudra en tout cas une infinie patience... D'ici là, MM. Couchepin et Roth auront une barbe blanche. Quant aux bicoques qui servent de garanties à ce pactole, elles auront aussi pris un méchant coup de vieux...

De la bulle financière à la bulle immobilière, Par Christian Antonelli PDF Imprimer Email
Samedi, 25 Octobre 2008 19:21
La Chine dans le bal des maudits de la finance... PDF Imprimer Email
Samedi, 25 Octobre 2008 12:55

Décryptage RELATIO-EUROPE par William PETITJEAN

La Chine veut être du bal, mais pas pour jouer les figurantes et faire tapisserie. La Chine est pour une réforme profonde et complète du système international, mais pas pour refonder un capitalisme qui resterait dominé par les Etats-Unis.
La Chine sait qu'elle a dans la situation actuelle de bons atouts (ses réserves en dollars, son poids financier aux Etats-Unis, sa croissance) mais elle connaît aussi ses faiblesses (la croissance de ces dernières années ne va pas se poursuivre d'une façon linéaire, elle risque même de connaître une chute brutale, tant il est vrai que certains experts évoquent une « bulle chinoise »° Dans ce contexte, Sarkozy et Barroso ont été très bien accueilli à Pékin (malgré le Prix Sakharov décerné à HUI JIA). Par les chinois et par les autres pays asiatiques qui pèsent de plus en plus sur l'économie et la géopolitique mondiales.
Une formule en vedette à Pékin : le « gagnant-gagnant » : « La coopération entre l'Asie et l'Europe est la meilleure alternative pour que les deux continents parviennent à des progrès gagnant-gagnant dans les circonstances actuelles, a déclaré le président chinois Hu Jintao dès l'ouverture du septième sommetAsie-Europe (ASEM) qui regroupe 43 pays.

Passage à l'heure d'hiver PDF Imprimer Email
Samedi, 25 Octobre 2008 18:35

Le passage à l'heure d'hiver aura lieu dimanche 26 octobre 2008 à 3 heures du matin. Vous devrez retirer 60 minutes à l'heure légale. Il sera alors 2 heures (heure française) .Et hop: une heure de sommeil en plus...Ou une heure de boîte en plus, tout dépend de vos occupations!A cette occasion, Christian Antonelli vous offre une montre présidentielle anti-crise.

CROATIE: La guerre des réseaux criminels PDF Imprimer Email
Samedi, 25 Octobre 2008 14:41
Strasbourg: Le Conseil de l'Europe réitère ses mises en gade après l'assassinat d'un journaliste à Zagreb
Du terrorisme, comme le dénonce le Président Stipe Mesic ? Non. Du grand banditisme. Ou des règlements de comptes entre réseaux.mafieux. Qui semblent bénéficier de complicités dans les milieux politiques, policiers et (peut-être) judiciaires. Et un attentat contre un jounaliste (notre photo) révélateur du plus grave problème que doivent affronter les Croates, candidats à l'entrée dans l'Union européenne : les réseaux maffieux de plus en plus violents. Zagreb, nouveau centre d'un grand banditisme qui ne recule devant aucun moyen, adopte des méthodes « à la beyrouthine » ou à la « sicilienne ». A STRASBOURG, le Conseil de l'Europe dans plusieurs instances s'en préoccupe depuis longtemps. L'assassinat de deux journalistes croates, confirme la gravité de la situation.
L'avenir du couple franco-allemand : entre rêve et réalité PDF Imprimer Email
Samedi, 25 Octobre 2008 13:32
Par Laurent PFAADT

A l'occasion des Rendez-vous de l'histoire consacrés aux Européens (9-12 octobre) et sur fond de crise financière, les deux anciens ministres des affaires étrangères allemand et français, Joschka Fischer et Hubert Védrine ont livré leurs sentiments sur l'évolution de la relation si particulière entre l'Allemagne et la France.

"Un nouveau mur de Berlin est tombé"

Fidèles à eux-mêmes, c'est le moins que l'on puisse dire. Joschka Fischer, ministre des affaires étrangères des gouvernements de Gerhard Schröder (1998-2005) et Hubert Védrine, son homologue français dans le gouvernement de Lionel Jospin (1997-2002) ont exprimés leurs sentiments sur ce lien si particulier qui unit les pays des deux côtés du Rhin et qu'ils ont contribué à entretenir.

Depuis 1989 et la chute du mur de Berlin, ces relations ont varié entre l'idylle de Mitterrand et de Kohl et qui s'est traduit par le sommet de Maastricht et les contacts plus mitigés entre Jacques Chirac et Gerhard Schröder. Hubert Védrine a d'ailleurs rappelé qu'il a été l'artisan avec Joschka Fischer du maintien de cette relation qui s'est surtout bornée à être « un accord défensif, modifications institutionnelles contre maintien de la PAC » et a déploré à cette époque les silences français aux initiatives allemandes illustrées par le papier Schauble-Lamers en 1994 sur un noyau dur de l'Europe et le discours de Joschka Fischer à l'université Humboldt en 2000.

Crises: Le monde progresse à coups de fouet... PDF Imprimer Email
Vendredi, 24 Octobre 2008 23:13
VERTIGO.

Par Francis Rosenstiel
On en a le tournis et pourtant rien ne tourne rond! La "machine" s'est emballée ; les folies se" démocratisent" en quelque sorte et se normalisent du même coup, d'un bout à l'autre de la planète. Qu'il s'agisse de la crise financière, des récessions économiques,de la campagne électorale aux Etats-Unis, ou des "urticaires" scandaleux ou dérisoires "Marseillaise" sifflées....., quelque chose est pourri au royaume universel


21/10/2008

Sarkozy à Strasbourg : « Rendez-vous avec l'Histoire »


PDF Imprimer Email
Mardi, 21 Octobre 2008 11:33
Par Daniel RIOT
Quelques soient les sentiments et les opinions qu'il puisse inspirer, ou des désaccords qu'il peut provoquer, une chose est sûre : Nicolas Sarkozy sort grandi de cet été de tous les dangers pour une Europe secouée par les crises dont elle n'est pas la première responsable... La « voix Unie et forte » que l'Union doit avoir, pour l'heure, c'est la sienne ! Il a su bien assumer une Présidence du Conseil de l'Union, en adaptant ses priorités aux réalités. En sachant déployer une activité débordante mais bien inspirée. En jouant la carte de l'efficacité tout en respectant l'esprit et la lettre des traités. En sachant aller de l'avant sans faire cavalier seul. En rompant même avec bien des postures, des réflexes et des opinions personnelles. D'autres que lui auraient-ils faire plus et mieux dans ces conditions difficiles ? Impossible à dire...mais d'autres auraient pu faire nettement moins et nettement moins bien. C'est sûr.


19/10/2008

La crise à la UNE de relatio-europe

Sarkozy mardi au Parlement européen à Strasbourg PDF Imprimer Email

Fierté légitime d'une mission accomplie et  nouvelle feuille de route vers des rendez-vous européens et internationaux historiques.
L'éditorial de Daniel RIOT pour Relatio-Europe
Nicolas Sarkozy peut venir devant les Parlementaires européens avec la fierté légitime d'avoir accompli une mission qu'il ne s'attendait pas à devoir assumer durant sa Présidence du Conseil de l'Union..."L'Europe n'est pas condamnée à l'inaction", avait-il souligné en juillet. Il disait vrai. il l'a démontré. Dans la guerre du caucase et dans le scandale mondial de la Finance en folie.
Toutes les critiques qui peuvent lui être adressées sont secondaires : les quelques faux pas ont été rattrapés et même le temps perdu a su être compensé. Inutile donc de regretter la fausse bonne idée du G4... Inutile aussi d'insister sur les insuffisances du dernier Conseil européen : la mise entre parenthèses du plan climat/énergie et l'absence de porte de sortie pour  l'impasse irlandaise.
Tout au plus, les euro-parlementaires pourront-ils mettre l'accent sur quelques nécessités urgentes : dessiner avec plus de précision ce que peut être le « nouveau Bretton Woods » sur le système financier international et lancer sous une forme ou sous une autre une véritable relance économique sans laquelle les factures sociales et politique de la « Crise » seront très lourdes...
Le mérite de Nicolas Sarkozy est d'autant plus grand que la situation budgétaire, financière et économique nationale de la France ne lui a pas donné une crédibilité optimale. Et qu'il a du faire une vraie « rupture » par rapport à quelques réflexes personnels et quelques convictions avant-hier affichées.
PRISONS FRANCAISES : MIEUX ECOUTER LES SIGNAUX DE LA COUR DE STRASBOURG ! PDF Imprimer Email
Dimanche, 19 Octobre 2008 13:38

Par Jacques DEHAIRE
« Il n'y a qu'un problème philosophique vraiment sérieux: c'est le suicide. Juger que la vie vaut ou ne vaut pas la peine d'être vécue, c'est répondre à la question fondamentale de la philosophie. » Camus a vu juste. Mais en prison, le suicide prend une dimension supplémentaire. Une tentative ratée n'y est comme ailleurs qu'un SOS. Mais des tentatives réussies sont d'abord des mises en cause de la société. C'est Sisyphe qui se laisse écraser par son rocher... rendu insoutenable par les conditions de détention. C'est un choix qui par définition n'est pas celui de la liberté. C'est le dernier moyen de se ...sentir vivant par la quête d'une porte de sortie. C'est un phénomène que l'on observe bien dans les régimes totalitaires où le « pousse au suicide » est une forme horrible de peine de mort.
Depuis le début de l'année, on observe un accroissement considérables des suicides d'adolescents en prison et une hausse estimée à 28% des suicides par rapport à l'an dernier. C'est plus qu'une série noire. C'est surtout un signal d'alerte. Un de plus. Le degré d'une civilisation se mesure à l'attention portée aux marginaux, aux exclus de la « normalité », donc aux laissés pour compte et à ceux qui doivent être « isolés », « mis à l'écart », « condamnés pour crimes et délits »
Cet état de fait vient de valoir une nouvelle condamnation de la France par la Cour de Strasbourg. Le type de condamnation qui n'est pas malheureusement suffisamment médiatisée. Tant il est vrai que l'on se soulage en détournant le regard des réalités « gênantes », des objets et des sujets qui sont en fait des hontes nationales. . Ce n'est pas une révélation :trop de rapports du Conseil de l'Europe ont mis en relief la situation catastrophique des prisons françaises. Et n'ont pas fait l'objet des efforts qui devraient s'imposer. Trahison de l'esprit de la Résistance et des promesses faites à la Libération. Trahison des idéaux des droits de l'Homme. Manque de respect envers l'une des institutions qui siège sur le territoire français.
La « bataille du Siège » : Bruxelles va perdre son atout majeur PDF Imprimer Email
Samedi, 18 Octobre 2008 16:21

Des eurodéputés veulent des hotels sans luxure: A Strasbourg-la-prude, il n'en  existe pas d'autres...


Les (faux) problèmes du « siège » du parlement européen continuent. En défaveur de Bruxelles, cette fois. L'un des handicaps (rarement avoués) de Strasbourg tient à sa vie nocturne trop habillée, trop feutrée, trop peu vénale. Trop glaciale. Depuis la célèbre (mais vieille) « affaire des oreillers » d'un grand hôtel du Centre ville, on étouffe sous les édredons et les couettes ne fon t plus assez « pouet-pouet » pour nombre d'élus et de fonctionnaires érospéens en mal (mâle) de détente ...Un peu de luxe, mais sans luxure! Face à Bruxelles-la-dévergondée, Strasbourg-la-prude a (avait?)  de vrai handicaps pour les euro-agités du zizi en folie ou de la zezette en furie.
BUSH : Feu vert au Sommet proposé par Sarkozy et l'Union européenne PDF Imprimer Email
Samedi, 18 Octobre 2008 22:25

Bush était réticent et évacuait le problème en parlant de sa fin de mandat... "On ne réécrra pas Bretton Woods à Camp David", ironisait son entourage... Mais le Président encore en place des USA en crise a cédé, au moins en principe, aux arguments de Sarkozy. Face à la tempête boursière qui ébranle la planète, Européens et Américains se sont mis d'accord sur le principe de la tenue d'une conférence internationale sur la crise financière, une idée lancée par le président français Nicolas Sarkozy.
Pour une vraie "Europe des droits sociaux" PDF Imprimer Email
Dimanche, 19 Octobre 2008 04:06

Journée mondiale de l'alimentation ou de lutte contre la faim et la pauvreté, Journée mondiale du refus de la misère. Ces événements organisés depuis quelques années sont malheureusement toujours d'actualité et risquent même de revêtir une importance plus grande à l'avenir. En effet, la crise financière que nous traversons ne manquera pas de toucher ceux et celles qui sont déjà démunis aujourd'hui et de faire encore d'autres victimes.
En 1948, dans la Déclaration universelle des droits de l'homme, droits civils et politiques et droits économiques, sociaux et culturels étaient réunis dans un seul instrument, affirmant ainsi l'indivisibilité des droits de l'homme.
Les aléas de l'histoire ont fait qu'ensuite une distinction a été faite entre droits civils et politiques et droits économiques, sociaux et culturels, tout d'abord par l'adoption de la Convention européenne des droits de l'homme en 1950, puis par la Charte sociale européenne en 1961 et des deux Pactes des Nations Unies en 1966.
Depuis, ces deux branches des droits de l'homme cherchent à se rapprocher de nouveau pour revenir vers le principe initial de l'indivisibilité des droits de l'homme. Cela est démontré, notamment, par l'évolution de la jurisprudence de la Cour, l'adoption de la Charte sociale européenne révisée en 1996 et de la procédure de réclamations collectives, de même que du Protocole n°12 à la Convention Européenne des Droits de l'Homme.
« L'Europe puissance reste à réinventer » PDF Imprimer Email
Samedi, 18 Octobre 2008 18:33

L'Europe sur son taureau, terre d'argile grecques (480-460 av. J-C)

Retour sur « Les 11e Rendez-vous de l'Histoire de Blois »:l'identité, les frontières, la nature, le moteur franco-allemand, la question turque, le passée et l'avenir....


Par Laurent Pfaadt, envoyé spécial de Relatio-Europe.

Le temps d'un week-end prolongé, fin septembre-début octobre, la ville de Blois, capitale des Valois où jadis le sort de la France s'est jouée, se transforme en un immense forum historique.

« Que la Francophonie revienne à la Culture » PDF Imprimer Email
Samedi, 18 Octobre 2008 20:56

par Amadou Lamine Sall

(Sélection Relatio sur Afrik.com)

Pour ma part, la Francophonie est capitale. Je ne suis pas de ceux, de plus en plus nombreux, et à tort, qui demandent tout simplement son enterrement. Je la défendrais toujours. Elle demeure une belle institution, fédératrice, porteuse d'une immense espérance. Nous n'en sommes plus, nous du Sud, des locataires mais bien des propriétaires à part entière. C'est une famille dont nous avons besoin. Mais elle a besoin d'une véritable mutation. Elle se doit d'être plus solidaire, plus visible, plus exigeante avec elle même.

En l'état actuel, elle a beaucoup déçu et il ne faut pas le taire si nous l'aimons. Elle a besoin d'être bien secouée pour qu'elle revienne à l'essentiel de ses missions, à ses fondamentaux. Elle ne peut pas tout faire en voulant à la fois remplir les missions de l'Unesco et de l'Onu. Elle y a ajouté le combat de « Greenpeace » et du « Grenelle de l'Environnement ». Qui trop embrasse mal étreint, c'est connu.

La voilà donc trop dispersée et s'épuisant dans des objectifs qui ne sont pas les siens. Il faut la recentrer sur la culture, l'éducation et la formation, la promotion, la défense et le rayonnement de la langue française ainsi que sur la valorisation des langues nationales du Sud. Soutenir par ailleurs les créateurs, être plus proche d'eux, favoriser enfin leur libre circulation dans TOUT l'espace francophone. L'institution d'un visa francophone avait été le combat du Québécois Jean-Louis Roy, quand il dirigeait l'institution avant la grande réforme issue du Sommet de Hanoï qui a vu l'arrivée de Boutros Boutros Ghali et plus tard d'Abdou Diouf.

Quand l'écureuil redevient un "dent de rat"... PDF Imprimer Email
Samedi, 18 Octobre 2008 00:52
L'écureuil, un symbole de sagesse, de prudence, déconomie, d'épargne ? Retour en force d'une époque où le petit écureuil n'était pas un signe de sagesse et un symbole positif. Eh ! Oui...Wikipédia confirme : « En Europe, les écureuils étaient considérés autrefois avec une grande méfiance. Les mythes des Germains du Nord relatent l'existence d'un écureuil appelé Ratatöskr (« dent de rat ») qui ne cessait de monter et de descendre sur le tronc de l'arbre du monde Yggdrasil et semait la discorde entre l'aigle installé sur sa cime et le serpent Nidhogr, en racontant à chacun ce que l'autre avait dit de lui. L'écureuil fut aussi rapproché du dieu germain Loki. Cet animal roux qui fuit sans cesse à toute vitesse et ne se laisse jamais attraper fut considéré à l'époque chrétienne comme une véritable incarnation du Diable. »
Ce petit rappel est évidemment une contre-publicité pour les caisses d'Epargne. Mais ce n'est pas l'écureuil qui est à mettre en cause. Trois traders sont responsables de la perte de 600 millions subie par la Caisse d'Epargne.


12/10/2008

L'EUROLAND OU l'UNION AFFICHEE: En une de relatio-europe

Sarkozy soude les "Quinze" PDF Imprimer Email
Dimanche, 12 Octobre 2008 20:49
L'Eurogroupe consacré « gouvernement économique » de l'Euroland
Par Daniel RIOT
Il suffit d'imaginer les conséquences d'un non-accord pour que l'on se réjouisse des conclusions du sommet de l'eurogroupe. Et il suffit de songer à la pauvreté des remèdes proposés par tous les beaux esprits qui se qualifient « d'experts » pour voir que les décisions prises ce soir à l'Elysée sont sinon les meilleures du moins les moins mauvaises, même si elles auraient pu être prises plus tôt.
Les Européens ont fait preuve d'un relatif sang-froid. Ils auraient du afficher un sens plus aigu de la prévoyance. Et un esprit de réaction plus vif. Pourquoi diable Jacques Delors n'a-t-il pas été appelé en consultation et pourquoi Jean-Pierre Jouyet doit-il jouer les Gentils animateurs (ou les GO) de « paroles d'européens » alors qu'il est sans doute celui qui au gouvernement pouvait être le plus pertinent (et le plus performant) dans ce contexte?
« Commission, démission ! » (3) PDF Imprimer Email
Dimanche, 12 Octobre 2008 19:03

Barroso ou le degré zéro de la pensée et de l'action européennes...
Quand le Pr
ésident (en titre, non en fonction) de la Commission ne supporte pas les journalistes qui osent le critiquer...

Ce n'est ni par esprit de confraternité, ni par amitié que Relatio-Europe reprend ici l'article que Jean Quatremer vient de consacrer sur son blog à cet ancien Mao converti à l'hypercapitalisme qui doit sa nomination à une Tony Blair soucieux de voir et d'avoir une « Commission » faible. Ce n'est pas non plus par antipathie personnelle envers M. barroso qui doit avoir tout de même des qualités puisque les euro-députés n'ont pas osé le déboulonné...

C'est par souci de ne pas confondre journalisme et courtisanerie. Et par conscience renforcée de ce que nous osions lancer ici : Santer est tombé sur des vices de forme, Barroso devrait démissionné pour vices de fond »... Tant pis si  sa « maléabilité » et son inexistence sont appréciées par  queqlues chefs d'Etat ! On ne peut pas à la fois vouloir une « Europe forte »et se résigner à tolérer un Président de la Commission hyper-faible.
Non seulement Barroso aurait du assumer (en grande partie) la responsabilité des échecs des ratifications du projet de Constitution et du traite de Lisbonne, les insuffisances de l'Union européenne ces dernières années dans presque tous les domaines, l'inaction et le manque d'initiative de son « collège » depuis un an pour mieux préparer l'Union au choc annoncé de la crise américaine et les effets plus que pervers de la ligne « hypercapitaliste » contraire aux fondements de la construction européenne.

Mais son attitude face à Jean Quatremer et à Nicolas Gros est révélatrice de son mode de fonctionnement.

Il est réapparu ce soir à Paris, comme poussé au premier plan par Sarkozy, par une déclaration d'une portée indigne de ses fonctions. Un rappel :le droit (qui est un devoir) d'initiative est,juridiquement, le monopole de la Commission... Dans cette crise, Barosso n'a eu qu'un mérite : montrer que les plus effacées des personnalités européennes ont comparativement de grandes qualités... Daniel RIOT

 

« Comment et pourquoi je suis sur une liste noire »
Par Jean QUATREMER
Le Président de la Commission, le Portugais José Manuel Durao Barroso (photo: Thierry Monasse), a invité à dîner une vingtaine de journalistes français en poste à Bruxelles. Il s'agissait d'une conversation non attribuable, en « background » comme on dit ici. Toute la presse écrite (Le Monde, le Figaro, les Échos, la Tribune, le Point, etc.) était présente, les télévisions (TF1, F2 et F3), les radios ainsi que la presse spécialisée et, bien sûr l'Agence France Presse. Toute la presse ? Non, pas tout à fait : votre serviteur n'était pas invité, tout comme Nicolas Gros, le correspondant de Ouest France. Comme d'habitude, devrais-je dire. Le « crime » de ces deux journalistes ? Avoir déplu au souverain Barroso.

La Russie et la Mer des trois mondes... PDF Imprimer Email
Dimanche, 12 Octobre 2008 11:08

Une première depuis l'implosion de l'URSS: Les trois flottes "occidentales" russes en Méditerranée

Par Ilia Kramnik

Un groupe de bâtiments de guerre de la Flotte russe du Nord comportant le croiseur lourd Piotr Veliki, le navire anti-sous-marin Admiral Tchabanenko et deux navires auxiliaires est entré en mer Méditerranée, où le navire d'escorte Neoustrachimy de la Flotte de la Baltique et le tanker Ivan Boubnov de la Flotte russe de la mer Noire l'ont rejoint.

Pour la première fois depuis le démembrement de l'URSS, un groupe de navires appartenant aux trois flottes "occidentales" russes, reformation à plus petite échelle de la 5e Escadre méditerranéenne de la Marine de guerre de l'URSS, s'est réuni "à la croisée des mondes", à savoir en mer Méditerranée.

Sarkozy et Merkel à Colombey PDF Imprimer Email
Samedi, 11 Octobre 2008 17:19

Et si l'on redécouvrait vraiment les vertus du moteur franco-allemand...

Par Daniel RIOT
Alors, ce n'est plus « chacun sa merde», comme aurait dit, selon Sarkozy cité par le Canard enchaîné, Angela Merkel dont on peut comprendre l'exaspération face aux « leçons » de ces Français qui sont plus « conseilleurs » que « payeurs » et qui sombraient, avant la « Crise », dans un hypercapitalisme indigne de « l'économie sociale de marché » qui fondait l'union européenne ?
A Colombey, la Chancelière est restée ferme dans son opposition au « fond Paulson européen ». Elle a raison. Ou alors, il faut dans le même temps décréter que l'Europe politique existe vraiment...ce qui ne se décrète évidemment pas.
En revanche, elle est favorable à une « boîte à outils » commune et à des actions nationales coordonnées. au nveau européen Là encore, elle a raison. Ne serait-ce que pour éviter ce que tentent les Britanniques et ce qu'ont décidé unilatéralement les Irlandais :un dumping financier et bacaire qui s'ajouterait au dumpings déjà inadmisibles sur les plans fiscaux et sociaux.
Du coup, la « solution anglaise » devient une quasi-obligation ...sous peine de pénaliser les banques continentales au bénéfice de la City.
Attendons la réunion de l'Euroland de demain à l'Elysée. Une réunion d'urgence qui s'imposait depuis trois semaines, au moins et qui aurait dû si la présidence française, de l'aveu même de Mme Lagerde, n'avait pas été surprise par l'ampleur de la « Crise » et si la Commission « néo-conservatrice » de Bruxelles avait eu au moins le bon sens de redécouvrir ce qu'est sa mission première....

Cityens et clients des banques devraient demander des comptes... PDF Imprimer Email
Samedi, 11 Octobre 2008 18:05

Par Jacques PILET

Même dans la tourmente, il n'est pas interdit de sourire. Là, il y a de quoi. On a vu les intégristes libéraux se prosterner soudain devant les gouvernements pour leur demander de panser les plaies qu'ils ont eux-mêmes ouvertes. Et aujourd'hui, les mêmes milieux financiers qui vouaient l'Union européenne aux gémonies, qui ont empêché son renforcement, se mettent à pleurnicher parce qu'aucun plan communautaire n'est mis sur pied.

Les retournements de ces girouettes ne devraient pas nous affoler. Pas plus que les réactions fébriles des boursicoteurs, aussi extrêmes dans la trouille qu'hier dans l'euphorie.

De Gaulle et Adenauer: la rencontre PDF Imprimer Email
Samedi, 11 Octobre 2008 15:44

TEMOIGNAGE
« Ils se comprenaient sans parole »...


Par Hermann KUSTERER

Dans ses Mémoires, on voit nettement combien Adenauer était tiraillé quand il pensait à de Gaulle avant de le rencontrer pour la première fois. Par son infinie ténacité ce vieil homme avait lutté pour que l'Allemagne soit à nouveau respectée dans le monde, il l'avait tirée de la situation d'impuissance et de mépris du vaincu moralement condamné et politiquement inexistant. Pourtant, tout cela reposait encore sur des pieds d'argile ; toute modification de la conjoncture pouvait faire perdre à nouveau ce qui avait été péniblement gagné. L'épée de Damoclès était toujours suspendue.
Qui est ce de Gaulle ? L'image qu'en donnent les journaux et les gens est des plus inquiétantes. C'est un nationaliste invétéré qui ne pense qu'à la France, à la grandeur de la France, à la revanche, à l'égoïsme national, à la " gloire ".
Et pourtant, il est le seul à pouvoir sortir la France du chaos, et l'Allemagne a besoin de la France, d'une France stable, fiable et confiante en son destin, prête au partenariat.
Relatio-Europe aux Rendez-vous de l'Histoire PDF Imprimer Email
Samedi, 11 Octobre 2008 19:21

Laurent Pfaadt représente RELATIO-EUROPE à Blois aux « rendez-vous de l'histoire « qui fêtent leur dixième anniversaire et qui cette année sont consacrés aux Européens.

Nous publions ici un texte de Jean-Noel Jeanneney , Président du Conseil scientifique des « rendez-vous » et « l'appel de Blois » lancé en faveur de la « Liberté des historiens ». Les pouvoirs politiques au nom d'un devoir mémoriel respectable et indispensable ont tendance à imposer une « histoire officielle » qui, comme la « vérité officielle » est ... officielle mais non véridique.
Sans doute a-t-on oublié cette sentence de Paul Valéry : « L'histoire est le produit le plus dangereux que la chimie de l'intellectuel ait élaboré. Il fait rêver, il enivre les peuples, leur engendre de faux souvenirs, exagère leurs réflexes, entretient leurs vieilles plaies, les tourmente dans leur repos, les conduit au délire des grandeurs ou à celui de la persécution et rend les nations amères, superbes, insupportables et vaines. L'histoire justifie ce que l'on veut, n'enseigne rigoureusement rien, car elle contient des exemples de tout et donne des exemples de tout. »

La crise financière et le Proche-Orient PDF Imprimer Email
Samedi, 11 Octobre 2008 00:23

De grands projets remis en cause ?

Par Guy Senbel
Les conséquences de cette crise financière spectaculaire qui fait la « Une » des journaux depuis bientôt trois semaines sont multiples. Elles portent sur le système financier, sa fiabilité et sa viabilité sont remises en cause. La crise financière n'épargnera pas les ménages. Elle frappe aussi de plein fouet des acteurs économiques de premier plan, parfois investis dans des projets susceptibles de favoriser la paix et l'équilibre, au Moyen Orient notamment.

Certes, le spectre d'une longue stagnation inquiète bien plus que la menace d'une grande dépression, mais aussi grave que celle de 1929, la crise actuelle qui dévaste le cœur de la finance mondiale n'est pas un simple accident, c'est véritablement une crise du système financier moderne qui prend sa source dans les excès massifs d'endettement.

Sous le signe de De Gaulle et d'Adenauer.. PDF Imprimer Email
Vendredi, 10 Octobre 2008 15:34
Sarkozy et Merkel: Une bonne  inspiration à Colombey?
Par Daniel RIOT
Il est des rencontres qui « tombent » bien en des lieux qui sont a priori propices à des remises en causes et à des résolutions salutaires. Surtout quand les circonstances exigent des réflexes d'Hommes et de Femmes d'Etat et non des réactions politiciennes et égotistes.
Nicolas Sarkozy qui a une tendance forte à négliger l'actualité des idées gaulliennes en matière de diplomatie et d'économie et qui a trop pratiqué une politique faite pour la Corbeille (sinon à la corbeille) rencontre Angela Merkel qui, elle, en dépit de ses origines, sait inscrire son action (européenne notamment) dans le sillage d'Adenauer et dans une philosophie politique bien étrangère à ce « bling-bling » du fric-roi qui fait « crac-crac » et provoque de vrais Krachs.
Demain, samedi, à Colombey-les-Deux-Églises, le Président et la Chancelière inaugureront le Mémorial Charles-de-Gaulle et auront une rencontre franco-allemande dans le contexte complexe et périlleux que l'on connaît....
Ce double événement s'inscrit dans la célébration du 50e anniversaire de la rencontre à Colombey-les-Deux-Églises entre le Chancelier Konrad Adenauer et le Général De Gaulle. Une rencontre qui a scellé ce qui demeure la colonne vertébrale et le moteur de la construction européenne, n'en déplaise à ceux qui oublient que le Danube prend naissance en Forêt Noire et que le tunnel sous la Manche n'a rien changé à l'insularité anglaise. Et à la volonté britannique de diluer et non de renforcer l'Union européenne.
Strasbourg: Contre la peine de mort PDF Imprimer Email
Vendredi, 10 Octobre 2008 21:48
Conseil de l'Europe et Union européenne lancent un appel contre « ce déni suprême des droits de l'Homme »


« La peine de mort viole le fondement même des droits de l' Homme »
Par Bernard Kouchner & Carl Bild

Aujourd'hui, en cette Journée européenne contre la peine de mort, nous unissons nos forces pour nous élever contre ce qui constitue le déni suprême, irréversible, des droits de l'homme et un châtiment aussi cruel qu'inhumain qui n'a pas sa place à l'époque moderne.

Nous ne pouvons rester silencieux lorsque des milliers de personnes continuent d'être exécutées ou condamnées à mort chaque année. Nous ne pouvons rester silencieux lorsque nous assistons à la retransmission de pendaisons publiques en Iran, lorsque les journaux nous informent de la décapitation d'un jeune délinquant en Arabie Saoudite ou de l'exécution d'un handicapé mental au Texas.
Nous sommes gravement préoccupés par le grand nombre d'exécutions en Chine et par l'accroissement sensible du nombre d'exécutions au Japon. Nous sommes profondément déçus de voir un pays comme le Liberia réintroduire la peine de mort et nous demandons instamment à la Biélorussie de se rallier au consensus européen contre le recours à la peine capitale.

La jeunesse, la vitamine de l'Europe PDF Imprimer Email
Vendredi, 10 Octobre 2008 23:32

Par  Maud de Boer-Buquicchio

Notre monde change rapidement - et pour les jeunes il change encore plus vite. C'est pourquoi le Conseil de l'Europe doit constamment adapter sa politique et ses méthodes. Quels sont les principaux défis?

>>> Le premier défi  est liée au Conseil de l'Europe des valeurs des droits de l'homme, la démocratie et la primauté du droit. . Ces valeurs ne sont pas seulement favorisées par des actions en justice et le renforcement des institutions. Il est au moins aussi important que notre culture politique soit  inspirée par ces valeurs, que nous développons, par  la connaissance et la compréhension des autres qui sont nécessaires pour un véritable engagement en faveur des  droits de l'homme, de la démocratie et de la primauté du droit dans la vie quotidienne. Nous devons renforcer   les compétences individuelles requises pour une participation significative dans une société démocratique.

À cet égard, la politique de la jeunesse a un rôle crucial à jouer. Non seulement avons-nous besoin de veiller à ce que tous les jeunes puissent  jouir pleinement de leurs droits de l'homme. Nous devons également développer leur capacité à s'engager activement dans  la protection des droits de l'homme et de la dignité humaine, à commencer  auprès de leurs pairs dans leur milieu de vie quotidien.

Les « bonnes » idées de Monsieur Accoyer.. PDF Imprimer Email
Vendredi, 10 Octobre 2008 01:25
Le clin d'œil de DanSolal
Jolies, le
s idées du président de l'Assemblée... Dans un entretien à paraître ce vendredi dans les Echos, Bernard Accoyer propose de lancer "un grand emprunt d'Etat".
Pourquoi Pas ? Depuis le temps que nous réclamons un grand emprunt européen pour que l'Union réalise tous les grands travqux qui s'imposent et pour investir enfin sérieusement dans la recherche et la société de connaissances pour que la Stratégie de Lisbonne (qui ne dépend que de la volonté des Etats) cesse d'être une coquille vide ! Mais encore faudrait-il que l'Etat inspire une confiance qui, pour l'heure , est bien mal en point...
Encore faudrait-il aussi que cette idée n'en cache pas d'autres...
L'une des autres, c'est la magnifique idée très civique d'une "une amnistie fiscale" de nos « compatriotes qui accepteraient de rapatrier leurs capitaux ». Une prime aux tricheurs, en somme.
On suce le pauvre épargnant et le petit actionnaire. Et on récompense le contribuable tricheur... Le « bouclier fiscal », déjà, n'était--il pas destiné à rapatrier des capitaux qui font pousser des fleurs sur le rocher de Monaco, font le bonheur des petits Suisses et nourrissent les saints des paradis bien terrestres où les lessiveuses d'argent mal propre fonctionnent à temps plein ? Elle a déjà bon dos la « crise bancaire et financière ».


05/10/2008

Europe: Désolé pour Barroso...

« COMMISSION, DEMISSION ! » PDF Imprimer Email

L'éditorial de Daniel RIOT pour Relatio-Europe
Le point faible de l'Union n'est pas à Francfort, mais à Bruxelles:« Santer était tombé sur un vice de forme, Barroso doit s'effacer pour vices de fond ». On ne restaure pas la confiance avec des responsables discrédités!
Heureusement, il y a l'euro ! Heureusement, il y a une Banque centrale européenne qui a plus de lucidité, de cohérence et de sang-froid que la plupart des gouvernement ! Ce double constat n'est guère dans l‘air du temps. Mais tant pis. C'est parce que nos responsables politiques et la Commission Barroso n'ont pas suffisamment résister à l'air du temps, à la doxa en mode, aux sirènes d'Outre-Atlantique et d'Outre-Manche que le choc américain se fait sentir si rudement en Europe.
Mais imagine-t-on un instant ce que serait cette crise déferlante sans ce qui a le grand mérité d'exister ? Oh ! Les belles dévaluations ! Oh ! Le joli fonctionnement des planches à billets. Oh ! Les trop beaux remèdes trop faciles qui aggravent les crises.

L'Europe économique souffre de son inexistence politique, mais elle souffrirait davantage encore de cette grande marée, avec effets boule de neige et dominos réunis, si nous en étions restés au morcellement, à la simple zone de libre-échange dont rêvent toujours les Anglais, à la non-Europe.

Ce n'est pas là consolation, mais encouragement. « A problème global, réponse globale », exhorte DSK. Puisse-t-il être entendu alors que les archéo-souverainistes qui campent à l'Elysée (et font le jeu des « néo-cons » qui y ont aussi planté leurs tentes) et qui veulent jeter le bébé inachevé avec l'eau polluée du bain... Et qui se conduisent avec un seul souci : celui de mettre sur le dos de la « crise » la responsabilité de la récession française tant annoncée et si tardivement et mal reconnue ! Défausse trop facile. Fautes impardonnables.
Heureusement, Sarkozy, en bonne « bête politique », sait se montrer pragmatique. C'est ce qui le sauve, à défaut de pouvoir sauver le pays et l'Europe d'une situation dramatique qui n'a sans doute pas encore atteint son paroxysme.
Bien sûr, il est facile de s'attaquer à la politique des taux menée non par le seul Trichet, mais par les gouverneurs de l'Euroland à l'unanimité. Mais qui peut affirmer que la BCE s'est trompée en annonçant une inflation que personne ne voulait voir venir...et qui est là ?
En l'état, la BCE a mieux géré la crise que la FED et nombre d'Américains compétents commencent à recommander l'application du « modèle européen » aux Etats-Unis... On ne rit pas, svp ! C'est la réalité.


24/09/2008

Sur relatio-europe:Des mots et ... des réalités

Sarkozy à New-york face à la crise : Des mots qui ne guérissent pas les maux PDF Imprimer Email

Par Daniel RIOT
>>> Les handicaps du Président français
>>>Attention à la tentation des mauvaises réponses
>>> L'union doit renouer avec « l'esprit CECA »

« Vérité » et « sanctions ». Bien... « Un sommet exceptionnel du G8 »...Bien. « Pour un capitalisme maîtrisé ». Bien... Que Sarkozy n'ait pas de recettes miracles à proposer face à la crise financière internationale n'a rien d'anormal. Personne n'en a. Qu'il se garde de réagir d'une façon précipitée mais prenne le temps d'enquêter, de consulter, de réfléchir, c'est tout à son honneur. Mais ce ne sont pas les mots prononcés à la tribune de l'Onu et devant la Fondation Elie Wiesel qui vont dégager des horizons d'espérance. Les « responsables du désastre » sont aussi en Europe (y compris en France) où « l'économie casino » est encouragée par bien des majorités gouvernementales. Où l'on confond concurrence et compétition, de bureaucratisation et désétatisation. Où (de Gaulle, réveilles-toi !) la politique se fait de plus en plus à la Corbeille.
La géofinance est devenue partie intégrante (et pesante) de la géopolitique. Il est logique que la crise financière, cause et reflet, d'une globalisation règlementée par la loi de la jungle, orchestrée par l'idéologie des néo-conservateurs qui sont au libéralisme ce que les staliniens ont été au communisme et ce que sont les islamistes à l'islam.
Le monde de la finance aussi compte ses terroristes intégristes. Avec des bombes à retardement qui font des dégâts sociaux considérables, des méthodes de voyous en cols blancs qui sèment la terreur chez les petits travailleurs et les petits porteurs et qui vouent à leur Dieu, l'Argent, un culte déicide. Mammon triomphe en cette ère où le problème n'est plus celui posé par les « marchands du Temple » mais par le marché érigé en Temple. Quand leurs cloches sonnent, elles ne font pas ding-dong, mais... bling-bling... Par nature, les bulles sont  vouées à exploser...
 
Parlement européen: La session d'octobre se tiendra à Strasbourg PDF Imprimer Email
 

Pas de surprise.Gérard Onesta, vice-président du Parlement européen chargé du dossier, avait estimé la semaine dernière que les eurodéputés pouvaient désormais retourner à Strasbourg.C'est officiellement confirmé: Les eurodéputés siègeront de nouveau en octobre (du 20 au 23) à Strasbourg, après deux sessions exceptionnellement organisées à Bruxelles à la suite de l'effondrement d'une partie du  faux-plafond de l'hémicycle alsacien.
 
Grenelle piétiné... PDF Imprimer Email
 
"CHANGER ou DISPARAÎTRE!": On n'entre pas dans l'avenir avec des horloges arrêtées dans les années 60-70...

Tout d'abord la sémantique du bâton a gagné, celle qui permet de présenter le changement de paradigme du développement soutenable comme une punition et non comme une solution. Bercy ,en créant le vocable de taxe pique nique qui n' évidemment jamais existé et Bernard Accoyer en lançant l'expression du » concours Lépine des taxes » ont cherché à anéantir tout l'effort pédagogique du grenelle , qu'il haïssent - et c'est un élément du problème-Le mieux vivre en dépensant moins grâce à une réduction des dépenses énergétiques, de santé ou de transport que permet un développement durable a laissé la place à une forme de dictature fiscale que représenterait le signal prix, Madame Parisot allant jusqu'à qualifier la réforme de quasi-soviétique.

En second lieu, l'UMP, canal bloqué, refuse a priori la démarche Grenelle et par voie de conséquence tout ce qui s'y rattache. La présentation devant le Parlement de la démarche avait donné lieu à des échanges surréalistes de parlementaires dont l'horloge du temps s'est arrêtée en 1960, voire 1970.Nous avons aimé le vote de la loi OGM. Nous allons adorer la loi grenelle précisément parce qu'elle est ressentie par ces parlementaires comme une dépossession du droit de la classe politique de tout décider et que l'expression de la société civile au XXiéme siècle est a priori exclue. Le temps est loin du discours de Nicolas Sarkozy proposant en octobre que les grandes orientations locales puissent être décidées par le groupe des 5 incluant les ONG. Nous sommes en face d'un esprit réactionnaire et revanchard sur ce qui pouvait apparaître comme des conquêtes de la société.

 

21/09/2008

LA CRISE:Leçons de la « semaine d'enfer » de ce « septembre noir »...

  PDF Imprimer Email
 
Ressusciter le « capitalisme rhénan », fondation de l'Europe
L'éditorial RELATIO de Daniel RIOT
« Le rire, c'est comme les essuies glaces, çà n'arrête pas la pluie, mais çà permet d'avancer », disait un humoriste. Alors, rions. Aux éclats. Jusqu'à en avoir le souffle coupé. C'est moins douloureux que des pleurs qui ne servent à rien. Ou des gémissements qui font mal. D'ailleurs trop de sonnettes d'alarmes ont té tirées en vain pour que nous nous privions de rire haut et fort de ceux qui...se moquent de nous depuis longtemps ?
Voir ainsi une « semaine infernale » de ce « septembre noir » se terminer dans une euphorie aussi artificielle que celle d'une nuit d'ivresse qui n'annonce que des réveils douloureux est drôle, non ?
 
 

06/09/2008

Sarkozy "primé" à New-York: Elie Wiesel s'explique sur relatio-europe

POLÉMIQUE BIEN FRANÇAISE SUR UN PRIX AMÉRICAIN
 

La Fondation Elie Wiesel pour l'Humanité va récompenser Nicolas Sarkozy avec le "The Humanitarian Award". Il s'agit d'un prix spécial décerné en reconnaissance d' actions humanitaires dans divers domaines, particulièrement dans les conflits internationaux. Ce prix lui sera remis le 22 septembre prochain à New -York au cours d'un dîner de charité, comme les Américains en organisent souvent pour récolter des fonds qui vont à des œuvres.
Ce prix a provoqué en France, notamment sur le Net, Une polémique lancée par une information du Canard enchaîné.
Nous avons évidemment interrogé Elie Wiesel lors du dialogue public organisé jeudi dernier à Strasbourg
 
 
"C'est un prix spécial qui récompense la France. Et Nicolas Sarkozy a été élu président de la République française",a expliqué en substance Elie Wiesel en soulignant son attachement personnel à la France ("qui m'a recueilli"), à la langue française ("celle dans laquelle j'écris presque tous mes livres"),aux idéaux de liberté,de dignité, d'égalité, de fraternité de la république française, des actions et des interventions humanitaires que la France et les Français multiplient dans le monde.
Au passage, Elie Wiesel a d'ailleurs approuvé le voyage effectué cette à Damas par Sarkozy.
Dans la mini-ITW enregistrée pour relatio-europe et strasTv.com en marge de sa réception à l'Hotel de Ville de Strasbourg, il résume les raisons de son choix, 20 ans après la création de sa Fondation qu'il a crée avec la dote de son prix Nobel pour faire et promouvoir des actions de paix et d'aides aux victimes des conflits nés de ces déchaînements de haine qui font tant de ravages VOIR LA VIDEO

 

Un prix, encore? L'hyperactif président ne se hérisse pas , mais peut se pavaner (Dessin Christian Antonelli pour Relatio-Europe) C'est d'auatnt plus vrai qu'au prix de la fondation Wiesel s'ajoute une autre distinction américaine, celle "d'Homme d'Etat de l'année" décernée par une autre Fondation américaine (Appel de la conscience) Tout cela a étté décidé avant le cessez-le-feu (non encore totalement appliqué) en Géorgie. Restons positifs: il est des prix de couronnement et des prix d'encouragement

05/09/2008

Strasbourg/Bruxelles: histoire d'eau dans le fromage

Strasbourg capitale démocratique de l'Europe citoyenne doit être (aussi) une "cause nationale"

Par Daniel RIOT

>>> Incertitudes sur le lieu de la session d'octobre (avec Sarkozy)

>>> Bruxelles ruisselle dans le Caprice des dieux

>>> Les responsabilités d'une partie de l'eurocratie

>>> La colère (saine) d'un eurodéputé bavarois

>>> La fermeté du Gouvernement français

>>> Le sang-froid et la détermination de Roland Ries

>>> Vérités et contrevérités, par Jean-Claude Kiefer (dna)

 

Bruxelles, ou le caprice de dieux

 

Décidément, la présidence française est marquée (entre autre, et pour l'anecdote) par notre vieille légende gauloise réinventée par Henri Salvador « Faut rigoler, pour empêcher le ciel de tomber »... Après les faux plafonds de Strasbourg, les vraies fuites d'eau du « caprice des dieux », ce « fromage » (son surnom l'indique !) qui sert de lieu de réunions aux parlementaires européens à Bruxelles.
Nous le soulignions ici même : il serait important de mener des enquête de sécurité aussi sérieuses que celles qui sont faites à Strasbourg dans tous les bâtiments de l'Union ...
Mais les histoires d'eau de Bruxelles ne sont pas plus drôles que les plâtres strasbourgeois qui privent le Parlement de deux sessions à Strasbourg (pour l'instant, puisque pour octobre, la décision sera annoncée le 22 septembre seulement...)
 
Strasbourg,  ou les dieux de la démocratie
 

01/09/2008

EUROPE/RUSSIE:L'UNION RESTE...UNIE

>>>>SARKOZY, BAROSSO ET SOLANNA REFERONT DES VOYAGES A MOSCOU ET TBILISSI

>>>> REPORT DES NÉGOCIATIONS JUSQU'AU RETRAIT DES TROUPES RUSSES DE GÉORGIE

 

 

DÉCRYPTAGE RELATIO-EUROPE PAR DANIEL RIOT

L'essentiel, c'était l'unité. Ou plutôt l'unanimité. Contrat rempli. La déclaration proposée par la France a été discutée : c'est logique. Mais les 27 l'ont approuvée. Les plus réalistes, comme les plus durs à l'égard de Moscou.

Le principal, c'était de marier fermeté dans la réaffirmation de quelques principes et esprit d'ouverture. Objectif atteint. L'UE va être "vigilante" dans ses relations avec la Russie et pourrait prendre des décisions "concernant l'avenir" de ces relations en fonction de l'évolution de la situation en Géorgie. Prochain test : la prochaine réunion UE-Russie du 14 novembre à Nice.

D'ici là, les négociations prévues (notamment le 15 septembre) sont  ajournées tant que « toutes les troupes russes n'ont pas évacué  la Géorgie ». Mais MM. Barroso et Sarkozy, accompagnés du diplomate en chef de l'UE, Javier Solana, se rendront  le 8 septembre à Moscou et Tbilissi, pour tenter de progresser vers un règlement du conflit, et tenter notamment d'obtenir un retrait des troupes russes.

 

31/08/2008

L'Europe face au défi russe sur RELATIO-EUROPE

Le Sommet de Bruxelles : L'Europe n'est ni faible ni impuissante

  PDF Imprimer Email
 

Editorial RELATIO-EUROPE de Daniel RIOT

« Impuissance ». Le mot est déjà lâché par nombre d'observateurs plus ou moins patentés alors que le Sommet exceptionnel des 27 ne s'ouvre que ce lundi ! Comme si, dans nombre d'esprits, « Europe » ‘et « impuissance' étaient devenus synonymes...Comme si «Europe impuissante » n'était qu'un pléonasme... Eh ! bien, Non ! En l'occurrence, il n'y a aucune impuissance européenne. Et si l'Union, malgré son inachèvement, son inexistence politique, ses contradictions internes n'existait pas, il faudrait l'inventer !

« Impuissante »... Pourquoi et en quoi,  l'Europe ?

>>>Parce qu'elle n'a pas réussi à empêcher Mikheïl Saakachvili de se lancer dans une « aventure suicidaire » ? Ce sont ses amis américains et sa propre mégalomanie qui lui ont fait croire, selon ses propres aveux, que la Russie dans le Caucase « bluffait »... Les Israéliens ont vu venir la gaffe : ils ont geler à temps leur coopération militaire. Les Américains ont vu la même chose, mais n'ont rien fait pour arrêter sa main.

>>>Parce qu'elle n'a pas réussi à empêcher le Kremlin de réagir d'une façon « disproportionnée » ? Sans l'Union et la prompte réaction de Sarkozy, peu critiquable dans cette affaire, les chars russes auraient été (et seraient encore) à Tbillissi. Saakachvili le dit lui-même... Sans les pressions de l'Union européenne, ce n'est pas seulement de risque de « guerre froide » dont il faudrait parler, mais de « guerre ». D'une guerre qui ne se serait pas cantonnée à la Géorgie..

 
Les "27" face à Moscou: Réalisme, fermeté, intelligence PDF Imprimer Email
 

L'UNION EUROPÉENNE FACE A LA GUERRE RUSSO-GÉORGIENNE

Une étude de Michel Foucher § Jean-Dominique Giuliani

La guerre russo-géorgienne dépasse le simple cadre régional du Caucase, déjà remodelé par ce conflit. Le recours à la force par un Etat, la Géorgie, qui se réclame des valeurs et du projet européen, pose à l'Union une véritable question de principe. Pour elle, la réaction russe est aussi inacceptable et pose la question des relations de partenariat.

L'Union européenne doit clairement rappeler à la Russie les règles du droit international. La réponse de l'Union aux agissements de son grand voisin doit être ferme mais responsable et s'appuyer sur le droit. Elle doit lui laisser la possibilité de choisir de revenir à des pratiques acceptables. L'Union doit par ailleurs renforcer sa présence dans son voisinage immédiat, non pas par des promesses inconsidérées d'adhésion systématique, mais par des efforts humains et financiers supplémentaires, voire exceptionnels, en faveur de toutes les populations concernées et pour la reconstruction.

Vis-à-vis de la Russie, elle ne doit avoir aucun sentiment de dépendance et user de sa force économique pour qu'elle adopte un comportement plus conforme aux pratiques internationales et aux exigences européennes.

(Cette étude est diffusée en avant-première sur RELATIO-EUROPE grâce à Jean-Dominique Giuliani, qui fait partie des"parrrains" de Relatio, et que nous remercions chaleureusement Ce texte sera diffusé demain par la Lettre hebdomadire de la  Fondation Robert Schuman)

 

26/08/2008

Ossétie/ Abkhazie: Moscou franchit le pas

Dmitri Medvedev n'a "peur de rien", pas même d'une nouvelle "guerre froide" PDF Imprimer Email
 

LE GRAND DÉFI

Par Daniel RIOT

Et maintenant ? Jusqu'où ira l'escalade vers une nouvelle « guerre froide » ? C'est une deuxième secousse sismique géopolitique mondiale après le séisme géorgien.

Tbilissi était responsable du premier tremblement. Moscou doit assumer pleinement ce qui incontestable un coup de hache dans le droit international, une rupture des engagements de bonne conduite prise par la Russie en entrant dans la « famille » du Conseil de l'Europe. Et une provocation aux conséquences sans doute calculées mais difficiles à prévoir en détail et à maîtriser.

Un grand défi. Comme l'Europe n'en a pas connu, pas même dans les Balkans, depuis la chute du Mur...

12/08/2008

LA GUERRE RUSSO-GEORGIENNE sur Relatio-Europe

Sarkozy à Moscou et en Géorgie

 

Que veut vraiment le Kremlin ?

 

L'éditorial Relatio-Europe de Daniel RIOT

 

Jusqu'où Poutine (puisque c'est lui qui visiblement  mène le bal) veut-il aller ? Quel est son but secret ? A quelles conditions acceptera-t-il de cesser les combats ? Ces trois questions parmi d'autres obsèdent les diplomates européens, notamment ceux qui entourent Sarkozy et Kouchner dans leur « mission impossible » de trouver une « sortie de crise » qui ne soit pas qu'une pause bien courte dans cette « guerre des mots et des mortiers », comme dit Kouchner... en oubliant les avions, les bateaux et les missiles (en réserve, pour l'instant heureusement).

 

C'est une partie extrêmement serrée que va jouer aujourd'hui Nicolas Sarkozy lors de ses déplacements (confirmés) à Moscou et à Tbilissi. Non seulement, il se heurte au mur russe, mais il doit tenir compte des pressions américaines et des dissensions au sein des 27 alors qu'il agit au nom de l'Union européenne

Lire la suite

Sarkozy à Moscou et en Géorgie

 

Que veut vraiment le Kremlin ?

 

L'éditorial Relatio-Europe de Daniel RIOT

 

Jusqu'où Poutine (puisque c'est lui qui visiblement  mène le bal) veut-il aller ? Quel est son but secret ? A quelles conditions acceptera-t-il de cesser les combats ? Ces trois questions parmi d'autres obsèdent les diplomates européens, notamment ceux qui entourent Sarkozy et Kouchner dans leur « mission impossible » de trouver une « sortie de crise » qui ne soit pas qu'une pause bien courte dans cette « guerre des mots et des mortiers », comme dit Kouchner... en oubliant les avions, les bateaux et les missiles (en réserve, pour l'instant heureusement).

 

C'est une partie extrêmement serrée que va jouer aujourd'hui Nicolas Sarkozy lors de ses déplacements (confirmés) à Moscou et à Tbilissi. Non seulement, il se heurte au mur russe, mais il doit tenir compte des pressions américaines et des dissensions au sein des 27 alors qu'il agit au nom de l'Union européenne

Lire la suite

Sarkozy à Moscou et en Géorgie 

Que veut vraiment le Kremlin ?

L'éditorial Relatio-Europe de Daniel RIOT

Jusqu'où Poutine (puisque c'est lui qui visiblement  mène le bal) veut-il aller ? Quel est son but secret ? A quelles conditions acceptera-t-il de cesser les combats ? Ces trois questions parmi d'autres obsèdent les diplomates européens, notamment ceux qui entourent Sarkozy et Kouchner dans leur « mission impossible » de trouver une « sortie de crise » qui ne soit pas qu'une pause bien courte dans cette « guerre des mots et des mortiers », comme dit Kouchner... en oubliant les avions, les bateaux et les missiles (en réserve, pour l'instant heureusement).

C'est une partie extrêmement serrée que va jouer aujourd'hui Nicolas Sarkozy lors de ses déplacements (confirmés) à Moscou et à Tbilissi. Non seulement, il se heurte au mur russe, mais il doit tenir compte des pressions américaines et des dissensions au sein des 27 alors qu'il agit au nom de l'Union européenne

Lire la suite

-----------------------

CAUCASE: Une épreuve de vérité...pour l'Union européenne              

Par Daniel RIOT

« Libération » cogne : Le « coup de force ». Moscou 2008 en Géorgie c'est Moscou d'avant la chute du Mur. « La force brutale »...Le « retour aux pratiques de l'Union soviétique envers ses satellites »...La pauvre petite Géorgie « envahie » par le grand méchant Ours ! Citation de l'historien américain George Kennan à l'appui de la démonstration : «Moscou ne voit à ses frontières que des vassaux ou des ennemis». Et leçon tirée sans appel :« L'avertissement est clair aux Ukrainiens, Baltes ou même Polonais : les ennemis n'ont qu'à bien se tenir. La Russie a montré qu'elle était prête à user de sa supériorité militaire pour imposer son hégémonie ». Peut-être. Allez savoir qu'elles sont les vrais desseins de Poutine ! Mais, Kouchner, l'admet, les Américains sont tout de même « de la part ».

Et le même « Libération » est tout de même obligé de souligner « l'aventurisme » du leader géorgien. Attendons un peu avant de juger. Il est déjà tellement difficile de jauger. L'urgence n'est pas de porter des jugements à l'emporte pièce, mais de voir si l'Union européenne peut effectivement jouer les médiateurs dans un conflit  annoncé mais pas assez sérieusement envisagé.

Des diplomates américains en conviennent, en privé : « Il a déconné » Pire « Les Russes le poussaient à la faute à ne pas faire. Il leur a offert sur un plateau pour perdre toutes ses chances d'intégrer rapidement l'Otan. Son échec sera aussi le notre»... « Il », c'est Mikhaïl Saakachvili, l'homme en qui Européens démocrates et Américains avaient placé beaucoup d'espoirs. Trop peut-être. Comme l'ukrainienne, mais en plus grave, la « révolution orange »  (ou des « roses ») géorgienne a été contrariée par des adversaires intérieurs et extérieurs et par l'ampleur des défis à relever.

Lire la suite

20/07/2008

La réforme de la Constitution sur Relatio-Europe

forme de la constitution française : Une occasion manquée de démocratiser un régime monocratique et oligarchique. PDF Imprimer Email
Samedi, 19 Juillet 2008 17:27

Par Daniel RIOT

Question d'un Européen un peu las de voir dénoncer un déficit démocratique dans le fonctionnellement de l'Union européenne qui n'existe dans les yeux de « réalistes » qui perçoivent... mal la réalité : Quel serait le résultat du référendum qui aurait pu être organisé pour ratifier les modifications de la Constitution proposées aux Parlementaires réunis ce lundi en Congrès par Sarkozy ?  

Le Congrès lui-même n'est pas joué d'avance : « 50-50 »... « A quelques voix près »...dit-on à droite et à gauche. C'est qu'il faut franchir la barre des 3/5ièmes ! Pas simple... Et les motivations des votes annoncés tiennent visiblement plus au contexte qu'au texte. Comme dans le référendum pour le projet assassiné de Constitution pour l'Union.  

RESUME : A gauche, le Congrès ... de Reims fausse celui de Versailles. On comprend les embarras de Jack Lang. A droite, on ne veut pas (comme dit Bernard Debré « affaiblir la position de Sarkozy à l'intérieur mais aussi en Europe et dans le monde » ou au contraire « on » veut se démarquer de l'impopularité actuelle d'un président qui veut présidentialiser encore plus un régime qui n'a de parlementaire que quelques us et coutumes. Et les « centres » sont divisés... Entre opportunistes (radicaux), alimentaires (Nouveau Centre) et idéalistes (au Modem).

 

15/07/2008

L'actu européenne du 14 juillet? Sur relatio-europe.eu

Un beau 14 juillet ? Oui, mais avec une grande absente : « L'Europe de la défense »... PDF Imprimer Email
Mardi, 15 Juillet 2008 01:14

L'éditorial de Daniel RIOT

Sarkozy ne met pas le drapeau européen dans sa poche. Il faut lui en être reconnaissant. Les symboles comptent plus qu'on veut le dire ou le croire. Un drapeau, c'est le signe d'une appartenance. Le drapeau d'azur aux douze étoiles d'or (qui est né à Strasbourg) peut et doit s'imposer partout où l'identité collective doit être affirmée. Pas seulement dans les cérémonies rituelles, mais en permanence..

La citoyenneté européenne n'efface en rien nos références identitaires,locales et nationales : elle s'y ajoute. Elle n'ampute en rien la notion de patrie : elle l'élargit, l'enrichit. De même, elle ne s'oppose en rien (bien au contraire) à notre état d'humains, donc de citoyens de la planète, d'acteurs du monde. Elle est garante de notre vraie souveraineté, celle qui nous permet de rester maîtres de notre destin, dans le respect des destinées des autres.  

 

 
Cultures et Saveurs d'Europe : Vous avez dit « design culinaire ? » PDF Imprimer Email
Lundi, 14 Juillet 2008 21:55

Rencontre avec Marc BRETILLOT, par DANSOLAL

 

PHOTO ERIC GARAUD

Il est venu au Festival des cultures et des saveurs d'Europe de Strasbourg en voisin. De Reims. Et ceux qui ne le connaissaient pas encore se sont régalés. Avec leurs yeux et leurs oreilles. Artiste, il est. Au sens plein du terme. Y compris dans ses provocations et dans ses façons de ne pas se prendre au sérieux... Marc Brétillot ? Un designer culinaire. Le père même du design culinaire structuré , du Design Q., qu'il a crée à l'Ecole supérieure d'art et de design de REIMS (ESAD)

Design et cuisine ? Pourquoi pas ? A condition que le beau soit mis au service du bon. Donc que le plaisir des yeux n'altère pas  (mais renforce) celui ou plutôt ceux du palais. A condition aussi que la déco ne soit pas qu'une recherche esthétique. « Il est des pièces montées qui ne sont pas de la cuisine, mais de la sculpture », lance Hervé This. Et il est des ornements d'assiettes qui relèvent des arts déco (ou des modes) et non de l'art culinaire. Marc Bretillot le sait mieux que quiconque...Il en rit, ou se force à en rire. Il lui arrive d'en jouer, même. Ou d'en jouir.