04/01/2007

Carnet de campagne: Une république mal logée et mal lotie...

L’Elysée, Rambouillet, Brégançon… C’est le (ou la) locataire de ces résidences présidentielles de la République que nous allons choisir (élire). Pas de problème de logement pour celui-ci ou celle-là ! D’autant plus que d’autres palais de la République pourront être mis à sa disposition pour certaines occasions…Si Versailles m’était conté… Royale, la République française, la plus monarchique de toutes les démocraties européennes ! Impériale, même… dans ses nostalgies, donc dans ses rêves évanouis ou dans ses utopies les plus folles.

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Pourtant, le « logement » (saison oblige, même si l’hiver jusqu’ici n’est pas rude !) est mis au centre de la campagne présidentielle. Opération médiatique réussie pour les ONG qui s’occupent de ce qui devrait être de la responsabilité des institutions de la république, nationales et locales. Comme l’abbé Pierre en 1954 : ce qui n’est en rien un signe de progrès, mais un vrai constat d’échec de politiques mal menées, de responsabilités mal assumées.

Ce sont, à plus d’un point de vue, les fondations de la République qui sont ébranlées. Et ce sont des problèmes de toits qui font la Une. Grâce à quelques tentes… Quelle tuile pour ceux qui, comme le PS et l’UMP, n’y avaient guère songé en établissant leurs « programmes » !

Face aux défis des SDF, des mal logés, et des trop pauvres réduits à la mendicité même quand ils ont un travail, Chirac se place en première ligne. En faisant des propositions qu’il aurait pu (et du) faire (et faire appliquer) dans ses deux mandats… Comme pour l’écologie,  d’ailleurs. Et derrière lui, c’est à qui promet le plus… Demain, on loge gratis !

Je ne passe pas tout en revue…

>>> La candidate PS à la présidentielle promet, si elle est élue, de faire construire 120.000 logements sociaux et de donner aux communes la possibilité de réquisitionner des logements. « L'Etat se substituera à la carence de ceux qui s'enferment dans l'égoïsme territorial en y lançant lui-même les programmes de logement nécessaires », a-t-elle affirmé. Selon elle, « c'est à la puissance publique de jouer son rôle pour que le droit opposable au logement ne soit pas une promesse électorale ».

>>> Ségolène Royal a également promis de donner "aux communes la possibilité de procéder à des acquisitions-réquisitions" de logements. Elle entend aussi "surtaxer les logements vacants depuis plus de deux ans" afin de faciliter "la mise en location des nombreux logements vacants spéculatifs".

Elle a encore promis "la création d'un service publique de la caution" pour "assurer les impayés de loyers et éviter les expulsions" et des "prêts gratuits" plus nombreux pour facilité l'accès à la propriété. La propriété, "c'est une sécurité pour les familles", a-t-elle estimé.

 >>> Concernant les sans-abri, la candidate PS (Parti Ségolène) a souligné que "des solutions d'urgence doivent être trouvées", avançant "l'obligation dans chaque ville de créer une place d'hébergement d'urgence pour 1.000 habitants. C’est beau et généreux…

>>> Jack Lang soutient les associations qui occupent depuis lundi un immeuble vide au coeur de Paris, où elles ont installé symboliquement le "ministère de la Crise du Logement". "Le collectif qui a institué le 'ministère de la Crise du Logement' se substitue, symboliquement, à une vraie carence du gouvernement", écrit l'ancien ministre socialiste de la Culture, et de l'Education, dans un communiqué diffusé aujourd’hui. "J'apporte, à titre personnel, tout mon soutien aux revendications de ceux qui, par cette action d'éclat, ont décidé d'appeler l'attention de tous sur la question gravissime du logement en France", ajoute Jack Lang, par ailleurs conseiller de la candidate socialiste à la présidence de la République Ségolène Royal.

>>> Pour Lang, "il y a là un véritable état d'urgence, qui ne peut se limiter aux voeux pieux d'un soir de réveillon: il faut agir avec détermination, dans le fond, et dans la durée".

 >>> Christine Boutin se déclare, elle aussi,  "favorable aux réquisitions d'immeubles vacants" dans une interview au journal La Croix . La députée UMP des Yvelines se dit "favorable aux réquisitions d'immeubles vacants lorsqu'ils n'appartiennent pas à des particuliers mais à des propriétaires publics, des fonds d'investissement ou des compagnies d'assurance".

>>> « Depuis vingt ans, nous sommes face à un échec absolu en matière de logement », explique la députée, récemment nommée conseillère politique par Nicolas Sarkozy. Christine Boutin juge que "s'imposer la contrainte du droit au logement opposable est aujourd'hui nécessaire pour trouver des solutions. On a trop souvent tendance à considérer que les personnes sans abri ne veulent rien faire ou ne sont pas réinsérables".

Ah !bon… Il est temps d’en prendre conscience, en effet…

>>> Le Pen qui se dit, dans « Match » de « centre-droit » (et non d’extrême-droite) est l’un des rares à ne rien promettre…Sur France-Info, il déclare que le droit au logement opposable constitue "une violation très directe du droit de la propriété". Il n’a pas  signé la charte des Enfants de Don Quichotte pour faire face à la crise du logement. Et il ne signera "aucun de ces appels ni aucune de ces pétitions"."Je suis un homme politique respectable, au premier plan, et par conséquent, j'ai des positions. Je ne vais pas puiser mon inspiration dans l'espace associatif".

>>> Le Pen  a jugé la proposition du président Jacques Chirac, qui a demandé au gouvernement d'avancer rapidement dans la mise en place du droit au logement opposable, "comme d'habitude, parfaitement circonstancielle et aberrante". « Le droit au logement opposable, c'est une violation très directe du droit de la propriété, qui est non seulement garanti dans la Constitution mais qui est même un des quatre droits de l'Homme de la Révolution de 1789 ».

Le Pen en défenseur des Droits de l’Homme : interdiction de rire…

Nous sommes vraiment mal logés et mal lotis….

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30/12/2006

SDF; le coup manqué de Royal

Trop de "com" tue la communication...Et l'excès d'empressement est un bien vilain défaut....Sarkozy l'expérimente tous les jours ou presque. Ségolène vient d'en faire l'expérience...

Les Faits: La candidate socialiste souhaitait se rendre hier soir auprès des SDF regroupés par Les Enfants de Don Quichotte. C'EST L'HISTOIRE d'une visite annoncée et annulée en moins de trois heures.... Hier, vers 13 h 30, l'Agence France-Presse affirmait, sur la foi de déclarations de l'entourage de Ségolène Royal, que la candidate socialiste se rendrait le soir même à 20 h 30 sur les bords du canal Saint-Martin, où est installé le campement de SDF organisé par l'association Les Enfants de Don Quichotte. Elle aurait ainsi été la première des candidats à la présidentielle à leur rendre visite. Mais les Don Quichotte, qui avaient donné leur accord pour une visite discrète, ont pris peur devant l'arrivée du déferlement médiatique qui accompagne immanquablement la candidate socialiste. Ils ont donc rappelé Royal, qu'ils avaient déjà eue au téléphone le matin, pour lui dire que les choses ne pouvaient pas se dérouler ainsi.

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«Il y avait un risque pour nous qu'on nous accuse d'être récupérés par une candidate. On est au-delà du droite-gauche. Je suis prêt à recevoir tout le monde, mais dans la discrétion. Je pense qu'elle l'a compris », a expliqué Jean-Baptiste Legrand au Figaro, rejetant la faute de l'annulation sur « une erreur du cabinet de Mme Royal », qui aurait mis trop d'empressement à faire circuler l'information. « Nous ferons avec elle comme avec Bayrou ou Boutin », qui se sont engagés à signer la charte des Don Quichotte, « nous organiserons avec elle une réunion de travail ». « Notre but, c'est que des décisions soient prises aujourd'hui. Nous ne pouvons pas attendre la présidentielle. Nous la recevrons en tant que député pour qu'elle puisse faire passer nos propositions à l'Assemblée nationale », ajoute le cofondateur de l'association.
À 16 h 30, Royal elle-même annonçait donc qu'une rencontre aurait lieu avec les Don Quichotte, mais que « les contacts seront privés et auront lieu en dehors de la presse, dans le cadre d'une réunion de travail ». Sans qu'on sache s'il s'agira de la même que celle proposée jeudi par le premier secrétaire du PS François Hollande, qui avait promis de signer la charte de l'association à l'occasion d'une « réunion de travail dans le cadre du projet des socialistes pour l'élection présidentielle ».

La morale de cette histoire? Il y a des limites à la "com" et à la "récup".Sarko et son ami Arno K., l'homme de toutes les missions, en ont déjà faits l'expérience. Et si les candidats à la présidence renonçaient à instrumentaliser la misère des autres... Ils seraient plus crédibles, non? C'est ce que fait Bayrou. Mais qui le dit? Les paillettes triophent en tout et pour tout, y compris face  aux SDF. Le comble de l'indécence....De l'impudeur. De l'amoralité.

19/12/2006

Sarkozy "se penche" sur "la France qui souffre": Le nouveau sanglier des Ardennes vient de Neuilly...

Convainquant, Sarkozy ? Comme disait Pasqua, son ancien ami, « les promesses n’engagent que ceux qui les écoutent ». Et il en fait des promesses Sarko ! Même Loïc Le Meur le déblogeur en chef de l’UMP,  les prend au sérieux. C’est dire… Il en fait tellement qu’il ne souvient plus que d’autres (Chirac et Jospin) les avaient déjà faites lors de la dernière élection présidentielles : « Non à la fatalité de la fracture sociale » … « SDF zéro »…

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Quand ce grand bourgeois de Neuilly (ville qui ne respecte pas les quotas de logements sociaux), en pleine santé, sans problème bancaire, sans difficulté de logement, sans angoisse pour l’avenir (même si l’emploi qu’il postule ne lui est en rien assuré) « se penche » sur « la France qui souffre », sur les « sans domicile fixes », sur les « travailleurs » mal récompensés de leur travail, sur la « vraie France », celle « profonde » qu’il « aime », on se dit qu’il va tomber. De haut. N’est pas illusionniste qui veut… Et ses habits neufs de (nouveau) « sanglier des Ardennes » lui vont vraiment très mal.

D’ailleurs, il ne peut s’empêcher de reprendre certaines  des formules autoritaro-populisto-démagogues qu’il affectionne : la « vraie France » n’est ni celle « qui brûle les voitures », ni celle « qui bloque les trains ». Joli, l’amalgame !

Il s’engage bien, le dialogue social et la réconciliation sociétale en cas de victoire de celui qui ose dénoncer une « capitulation sociale » dont il est l’un des principaux responsables! Le « Vivre ensemble » selon Sarko, c’est, à la Poutine, le vivre « l’un contre l’autre »… malgré sa belle formule (vide de sens en l’absence de mesures concrètes annoncées): « réconcilier la France qui gagne et la France qui souffre »

« Je sais que vous vous êtes souvent sentis trahis par ceux à qui vous avez donné votre confiance » (Ah ! bon…Et pourquoi l’un des acteurs de cette « trahison » aurait-il changé ?).  «  Je vais faire un serment. Je ne vous trahirai pas. Je ne vous mentirai pas. Je ne vous abandonnerai pas », a-t-il lancé, plein d’assurance dans ces Ardennes qui comptent 13% de chômeurs, ont voté à 23% pour Jean-Marie Le Pen et à 62% pour le NON  au référendum du 29 mai 2005 sur la Constitution européenne.

« Cette France qui souffre mais qui veut vivre debout sur sa terre et qui ne demande rien d'autre que la justice, je veux parler en son nom", a lancé le candidat de Neuilly en  marquant sa volonté de s'adresser aux "travailleurs pauvres", à "la France des classes populaires qui a peur de l'exclusion et celle des clases moyennes qui a peur du déclassement ».

Dans un exercice  grand écart où il va finir par se faire très mal,Sarkozy s'est à la fois présenté comme un "libéral" tout en dénonçant les excès des "patrons-voyous" et en prônant une moralisation du capitalisme financier.

Celui qui a voté "oui" au dernier référendum a fustigé la "surévaluation" actuelle de l'euro, une "erreur" qui "incite aux délocalisations" (ce qui est faux, bien sûr), ainsi que "le refus du dialogue" de la Banque centrale européenne (BCE). (ce qui est faux, évidemment) Le président de l'UMP a plaidé pour un gouvernement économique de la zone euro (ce que le projet de Constitution prévoyait) et le retour à la "préférence communautaire" pour sortir de "la religion du libre-échange absolu" (qui est entretenue par qui, sinon par lui ?)

Autre symptôme de la crise de la démocratie que Sarko-napoléon-le-petit alimente : le candidat et le ministre ne font plus  qu’un….

Le ministre de l'Intérieur-candidat a annoncé qu'un juge d'instruction de Reims avait été "saisi en urgence" de l'affaire Thomé-Genot, usine d'équipements automobiles ardennaise récemment fermée. Il a promis un pôle de compétitivité sur la métallurgie pour le département. Au nom de qui et de quoi ? Mélange des genres…Et des fonctions!

Entend-il aussi, notre Sarko-Star qui rêve de devenir Sarko-Tsar, les « cris de colère » des vrais démocrates, des vrais républicains, de celles et de ceux qui veulent en finir avec les pratiques césaro-populistes    d’une République que ne reconnaîtrait guère De Gaulle, avec les discours hypocrites et schizophréniques, avec les promesses « qui n’engagent que ceux qui les écoutent » ?

Dans les Ardennes, Sarkozy, une fois de plus, a augmenté le potentiel de voix de Le Pen. C’est triste et dur à dire. Mais c’est un fait. Un de ces faits « têtus », comme disait Lénine.

Daniel RIOT

27/10/2006

Carnet de campagne: Séduisante Clémentine....

Clémentine Autain ou l’Espoir de l’extrême-gauche

 

medium_clementine_autain.2.jpgJOLI  TALENT…. Elle court, elle court…La banlieue, les salons, esl petites salles de réunions , les grandes scènes de meetings et les (de plus en plus et de mieux en mieux) les studios de radio et de télévision. Partout, elle s’impose. Et  explose. Séduisante, sans être séductrice. Intelligente sans rajouter des couches de confiture sur ses tartines bien beurrées. Pleine de sang-froid et riche de convictions.  Elle s’exprime bien, écrit bien, (visitez son site)  et elle sait jouer d’un charme qui n’a rien d’artificiel. Adorable   Clémentine. Redoutable Autain. L’adjointe du Conseil de Paris chargée des problèmes de la jeunesse ne doit pas être facile à vivre (Delanoé doit le savoir !), mais elle donne à (et de) l’extrême-gauche un visage sympathique.

Du coup, même le préposé Besancenot prend un coup de vieux… José Bové, égaré à l’extrême-gauche ,  prend des allures d’un notable rural (parce qu’il manque d’urbanité) plus contestable que contestataire Et on finit par avoir de la commisération pour Arlette-l’infatiguable, ringardise incarnée,  ou Marie-Georges-l’accrocheuse  archéo-communiste et retro-futuriste…

 

Dommage (pour moi et pour d’autres) que cette Clémentine reste accrochée à une idéologie d’un autre siècle et enfourche les chevaux d’un « anti-libéralisme » qui contribue à faire du mot « libéral » (issu de Liberté), un gros mot : ce qui est une « exception française » dans cette Europe qui connaît l’une des période les plus liberticides depuis 1945.   Dommage surtout qu’elle n’entend pas mieux les avertissement lancés par les «radicaux » italiens, espagnols ou autres qui voient dans « la gauche de la gauche » française les plus beaux alliés de la droite…

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Piqué ici et là dans plusieurs ITW quelques phrases dignes d’intérêt….

Clémentine, lucide,  s’interroge, bien sûr…. « La multiplication des candidatures traduit-elle l’incapacité de la gauche antilibérale à s’unir ? ». Elle répond non… Ou veut croire que c’est non : « Dans un processus innovant par rapport aux traditions qui ont été celles des organisations partie prenante du rassemblement, il est normal qu’aucune personnalité incontestable s’impose. La question est de savoir quel profil peut fédérer ces différentes sensibilités. C’est un choix politique. Pour moi, le critère déterminant est de savoir qui permettra le consensus le plus large pour que personne ne sorte du cadre de la photo. Le trip de la Cinquième République, avec l’homme providentiel qui a rencontré le pays, n’est pas l’état d’esprit de la campagne très collective que nous voulons mener. »

 

Son espoir ?  Que la dynamique qui a si bien réussi au « NON », notamment sur internet, lors du referendum, se reproduise pour ces Présidentielles « Ce qu’on a inventé à l’occasion du référendum européen doit nous inspirer. D’abord une campagne de contenu : on intéresse les citoyen-ne-s à la politique quand s’affrontent des visions de la société. Or, j’ai la conviction que nous sommes la seule alternative crédible et durable à Nicolas Sarkozy. Quand il prône l’ultra-libéralisme et l’autoritarisme, nous affirmons les valeurs de solidarité, d’émancipation -individuelle et collective -, de développement humain. Nous devons combattre la droite dure sur le fond, en lui opposant sur tous les terrains la cohérence d’une perspective de transformation sociale authentiquement de gauche. Ensuite, dans la campagne contre le traité européen, il n’y avait pas un grand chef qui expliquait d’en haut ce qu’il fallait faire mais un mouvement circulaire où chacun-e pouvait s’approprier un bout de la campagne. De ce point de vue, Internet a joué un rôle déterminant. Avec un collectif de porte-parole, toutes les sensibilités peuvent être représentées et nous pouvons reproduire en 2007 l’alchimie victorieuse du 29 mai ».

 

Elle croit aussi au coté « pluriel » de l’extrême-gauche : « Si on croit à la démocratie, il faut accepter que toutes les discussions ne soient pas closes. D’autres débats extrêmement intéressants nous animent : travail-revenu, croissance-décroissance… Je ne viens pas de la tradition de la décroissance. Je pense qu’il faut développer des activités utiles qui répondent aux besoins. Mais les questions soulevées par cette mouvance m’intéressent parce qu’elles interrogent le type de croissance et de développement que l’on veut. La rencontre de traditions différentes est féconde. »

 

Se voit-elle désignée par les collectifs alors que le PCF a lancé Marie-Georges ? « Militante féministe, membre active de la Fondation Copernic et investie depuis quinze ans dans les mouvances alternatives, ma trajectoire m’a ouverte aux apports des différentes sensibilités de notre collectif. Je suis élue apparentée communiste et donc proche de la force politique la plus importante de notre rassemblement. Ma relation avec cette tradition, sans être membre et sans porter toute l’histoire de ce qu’a été le PCF, peut être un atout. Cette proximité permet aussi de dire aux communistes que leur tradition est féconde dans le rassemblement. « 

 

L’un de ses rêves : « Nous avons besoin d’idées neuves. Les nouvelles générations, qui ont grandi avec la chute du Mur de Berlin et qui n’ont pas les mêmes repères, peuvent nous aider à penser le projet de transformation sociale du XXIe siècle, qui articule un modèle économique anti-libéral avec les exigences écolos, féministes et démocratiques. Pour le construire en termes de propositions concrètes, mais aussi nous aider à trouver les mots d’aujourd’hui. Nous nous définissons en contre – antilibéraux – mais nous sommes orphelins de mots, nous n’avons pas encore de terme pour dire quelle est notre utopie commune »

 

Eh oui…Et c’est plus qu’un problème… Mais tous les leaders d’extrême-gauche  sont devant me même vide. Un vide qui donne le vertige. C’est tellement plus facile de contester que de proposer….Même sur le OGM et cette « globalisation » qu’on ne ma^trisera pas à coups de slogans faciles et creux.

medium_sego_sarko.2.jpgSarko-Sego : Concours de « populisme »…

 

« Vous avez dit populiste ? » Nicolas Sarkozy juge "outrancièrement populiste" la proposition de la socialiste Ségolène Royal de mettre en place des jurys populaires tirés au sort pour juger l'action des élus, a-t-on appris vendredi 27 octobre."Il est en tout cas confondant qu'on ait pu qualifier de populiste la rémunération partielle des fonctionnaires au mérite quand on entend maintenant formuler une proposition - qui est, elle, outrancièrement populiste - d'instauration de jurys populaires tirés au sort pour juger l'action des élus", a déclaré le ministre de l'Intérieur et président de l'UMP.. Ces propos ont été tenus mardi devant la commission des Lois de l'Assemblée nationale, où Nicolas Sarkozy était venu présenter à huis-clos les grandes lignes du budget 2007 de son ministère. Le compte rendu de cette réunion a été publié vendredi par les services du Palais-Bourbon

 

Pour le président de l'UDF, François Bayrou, "au lieu de rétablir la confiance, cette proposition crée l'ère du soupçon". "Tout le monde est soupçonné, tout le monde est jugé, et c'est un monde dans lequel je n'ai pas envie de vivre". Ségolène Royal "flatte les bas instincts" et cherche à répondre à la "crise" du politique par "la démagogie", a-t-il affirmé sur France Inter.

A gauche aussi, les attaques continuent de fuser. "Je ne sais même pas si elle a été inspirée par Le Pen ou Mao Tsé toung, c'est totalement ubuesque et grave", a estimé André Laignel, le président de l'Association des maires de France.

medium_voynet.2.jpgVoynet joue les discrètes

« INAUDIBLE »….Bien qu'elle ait été désignée dès juillet par les Verts pour porter leurs couleurs à l'élection présidentielle, Dominique Voynet a décidé de ne pas lancer sa campagne avant janvier 2007. "Cela ne sert à rien de crier dans le désert", résume Claude Taleb, son directeur de campagne. L'ex-ministre de l'environnement estime que la primaire du PS et le duel médiatique entre Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal rendent "inaudibles" les autres candidatures, la sienne en particulier. "Il viendra un moment où les gens se lasseront et attendront un débat de projet", explique-t-elle, ajoutant comme pour se rassurer : "Je n'entends personne me dire que ma candidature est inutile."

« Un tiers des personnes sans domicile ont un travail » 

SCANDALEUX : Je place cette info dans mon Carnet de campagne des Présidentielles. Pour cause… Nous voilà au cœur d’un vrai problème, bien loin des petites phrases…Une étude de l'Insee sur les sans domicile bouscule, effet,  les idées reçues. Un tiers des personnes qui n'ont pas de logement ont un travail, explique notamment l'Institut.

 

Cécile Brousse, co-auteur de l'enquête, explique dans l’Expansion : « D'abord il faut préciser que la « face visible » des sans domicile, c'est à dire ceux qui vivent dans la rue, ne représente que 10% du total. Ce sont les plus marginalisés. En fait on peut distinguer cinq groupes assez différents. D'abord, un groupe  composé de personnes seules sans activité professionnelle, très peu diplômées, très éloignées du marché du travail et qui peuvent connaître pour certains des  problèmes de santé. Parmi les autres groupes, on trouve aussi des jeunes plus qualifiés qui ont des revenus du travail, des femmes seules avec des enfants, qui vivent principalement grâce aux allocations. Des étrangers aussi, qui viennent d'arriver en France avec leur famille. Mais il faut aussi souligner le fait que 30% des personnes qui n'ont pas de domicile travaillent. Même si évidemment, ils ne sont pas polytechniciens, ce sont des gens qui ont un Bac Pro, un CAP, un BEP voire un BTS.  (…)

 

Quels que soient les itinéraires individuels et la diversité des histoires, c'est toujours le même problème qui se pose : celui de l'insuffisance des revenus. Et ce problème ne se limite pas à ceux qui n'ont pas de domicile, que l'on estime à 86.000 en France. Il touche en réalité beaucoup plus de monde. Dans notre étude on s'intéresse à la situation des 500.000 personnes qui, par manque de moyens financiers, sont les plus mal-logées. Elles vivent dans des conditions d'inconfort, chez des particuliers, chez un employeur, par le biais de sous-locations, c'est à dire sans sécurité juridique. Pour sortir de ce « mal logement », le parc HLM est la solution la plus courante. Mais tous les publics ne peuvent pas y être accueillis. Les familles sont privilégiées tandis que les célibataires, notamment les plus jeunes, ne sont pas prioritaires. »

Le degré d'une civilisation se mesure à l'attention qu'elle porte à ceux qui ne vivent pas dans la décence...