02/12/2007

Lettre personnelle (mais ouverte) à Jean-Louis BOURLANGES, maître en réflexions (et ami de 20 ans)

EUROPE : Le parlement européen perd l’un de ses phares

par Daniel RIOT 

Salut, Jean-Louis. Et merci. Nous n’avons pas toujours été d’accord sur l’Europe et sur d’autres sujets. Nous  sommes encore en  désaccord sur quelques analyses de la crise actuelle de la construction européenne. Mais nos dialogues de ces dernières années resteront pour moi des moments lumineux. De ces instants qui, au-delà d’une convivialité saine que seuls des liens d’estime et d’amitié peuvent enfanter, donnent consistance à l’existence.

Tes éclairages me manqueront. Comme ton sens des formules bien trempées, tes citations pertinentes, tes références historiques et littéraires opportunes. Et cet art de parler sérieusement de choses sérieuses sans que tu te prennes au sérieux…

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Après 18 années de Parlement européen, Jean-Louis Bourlanges rend son tablier d’artisan de l’union européenne.

L’auteur de « Le diable est-il européen ?» avait déjà renoncé à la Présidence de la commission des libertés et de la justice du Parlement, si essentielle pour que l’union ne soit pas qu’un Marché. Pour des raisons familiales personnelles

Il s’était séparé de Bayrou, dans la douleur, après le premier tour des Présidentielles. Une fracture mal cicatrisée. Il garde une dent contre le « gaullo-mysticisme » du Béarnais qu’il a comparé au Méphisto de Goethe : Pour lui, Bayrou fait  chaque jour davantage figure « d'esprit qui nie tout ». "Que Méphisto soit démocrate-chrétien, il y a erreur d'aiguillage ! "

Du coup, Bourlanges   se retrouve sans port d’attache digne de ce nom pour ses convictions et ses engagements :  « Ma famille politique, "sociale, libérale et européenne", qui a fait pendant vingt ans jeu égal avec le parti chiraquien, gît désormais à terre, tronçonnée en trois morceaux inanimés : entre l'UMP, le MoDem et le Nouveau Centre, les enfants de l'UDF n'ont le choix qu'entre une reddition, une secte et un camp de réfugiés », dit-il la rage au ventre  «  François Bayrou n'est pas le responsable exclusif de cette situation mais il y a contribué. Il chérit sa solitude comme on courtise une voyageuse de nuit et voit dans son exil intérieur la préfiguration providentielle d'un destin hors du commun qui lui vaudra demain le règne, la puissance et la gloire. Etonnant, non ? ».

Cette dernière phrase est extraite d’une ITW que Jean-Louis Bourlange donne dans le Monde daté du 2 décembre, jour même du baptême officiel du MoDem. Cette ITW accordée à Arnaud Leparmentier vaut lecture et réflexions, car il y explique non les raisons de se « retraite » d’euro-député mais la tristesse personnelle (et le pessimisme) que lui inspirent les évolutions d’une Europe devenue « faiblement exaltante »

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27/11/2007

"BAYROU 2: LE RETOUR!"...Un projet d'espoir pour les militants

LE CRI DE DECEPTION ET ....D'ESPOIR DE NELLY 

Dans toutes les réactions suscitées par mes commentaires et notes sur le divorce BAYROU-CAVADA et  "BAYROU, réveille-toi!", je mets en relief celle signée NELLY que je devine à la fois jeune, réfléchie,  jolie, brillante et pertinente à travers ses écrits et réfexions...Un cri de déception, mais ausi d'espoir qui est celui de nombreux militants!


"L’UDF de Giscard, tout au long de son histoire, a vécu différentes périodes, phases, qui à chaque fois réclamaient le renouveau : il fallait toujours rassembler, d’un côté pour une reconstruction de la France, raisonnée et ambitieuse, et de l’autre côté contre la gauche, et contre une certaine droite à qui l’on reconnaissait malgré tout une politique compatible, à l’aide d’un savant dosage orchestré à l’époque par des vrais décideurs de part et d’autre.

Bayrou est né politiquement à cette période, fin observateur et négociateur, qui a mûri petit à petit le projet Centriste tel qu’il nous l’a présenté d’abord en 2001 avec la Relève, et cette année avec son Projet d’Espoir. La question aujourd’hui : cette maturité était en faveur de qui ? L’histoire du Centre est si mouvementée que le MoDem porte vraiment bien son nom, dans toutes les acceptions possibles du terme mouvement .


François Bayrou est surnommé « jeune loup » par M Bassi et G de la Loyère, dans Le Centre des Trahisons, où est décrite de manière (très subjective, mais…) son accès aux commandes de l’UDF par le rejet progressif de Giscard :« Ce ne fut pas le plus véhément dans le rejet du père. Il était plus malin que cela. Mais il sut patiemment cacher son jeu et son prurit de carrière, pour finalement tirer parti des circonstances. Il s’empara de ce qui restait de l’UDF – c'est-à-dire son titre– pour en faire la base de sa future candidature présidentielle ».

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Très sévère, et sûrement injuste mais un constat nous oblige à prendre en considération que la vocation carriériste de Bayrou (légitime quand on a des ambitions pour la France et les Français) s’arrête malheureusement à un projet. Il lui est finalement confortable de ne pas avoir été élu, et fort de son score au premier tour, il peut refonder un parti en son nom sur la base du projet qui a rassemblé des milliers de lecteurs et auditeurs convaincus. Mais l’ambition politique ne se contente pas de fabriquer des fans. Un militant passionné mettra tout en œuvre pour rendre possible ce projet fédérateur auquel il a cru. Et les rôles s’inversent dans ce cas, puisque seuls les militants semblent respecter le devenir du MoDem, en le faisant vivre… par leurs écrits, leur comportement dans leur action politique et leur manière de soutenir des leaders locaux.

La star Bayrou contemple, réfléchit, programme, écrit, parle, c’est un formidable communiquant…, il met en scène le MoDem, sans aucun respect pour l’orchestre et pour tous les « intermittents » sans qui la scène ne serait montée pour personne… Le texte joué est bon, mais l'auteur/metteur en scène laisse l'action figée, comme si le public était acquis pour toujours. Serait-ce le texte d'un nouvel évangile, devant lequel prosternation et bénédiction sont les ultimes comportements?
Le congrès de Villepinte sera-t-il l’héritier de celui de Seignosse ? Nous l’espérons « de toutes nos forces », et notre confiance… en "Bayrou 2 Le Retour", est devenue "le projet d’espoir" des militants

NELLY

Le MoDem en crise dès le berceau : « François, réveille-toi ! Tu rends fous ceux qui t’ont fait confiance ! »

Marielle de Sarnez  lance : « Sarkozy fait tout pour saboter le MoDem ». Elle a raison. Mais il n’a pas attendu le ras-le-bol de Cavada face aux indécisions, aux ambiguïtés et aux erreurs de tactique de Bayrou pour tenter de le faire.

Nous l’avons souligné ici depuis le début  de « l’ouverture » sarkozyenne : les débauchages de gens de gauche visaient moins le PS que des personnalités susceptibles de travailler avec ou de rejoindre Bayrou. C’est flagrant pour Kouchner, Jouyet et Bockel…C’est évident pour d’autres « engagements » dont on parle moins, comme celui de Jean-Christophe Rufin, ambassadeur au Sénégal. C’est plus subtil mais tout aussi vrai de DSK…

Trop de gens, connus ou non,  qui se reconnaissaient en Delors ou Rocard mais ne trouvaient pas dans les scléroses du parti de la rose (fanée) jardin à cultiver ne pouvaient qu’être tentés par le programme et les valeurs de Bayrou, enrichis par l’intelligence, le réalisme et la soif d’exigence de rigueur de Corinne Lepage. D'autant plus que l' UMP de Sarkozy incarne trop la France "du fric et de la frime"  pour séduire des esprits qui ont de la vie une conception plus personnaliste...

Sarkozy a bien joué. Personne ne peut le lui reprocher. Bien au contraire. Il a su tirer les leçons de la belle campagne présidentielle de Bayrou qui aurait pu se terminer encore mieux sans l’hémiplégie  politique d’une France mentalement encroûtée dans des clivages dépassés  et la mollesse d'un centre vidé de sa substance morale et intellectuelle.  Ces clivages  De Gaulle voulait déjà transcender. Et ils sont devenus encore plus  ridicules et nocifs depuis la chute du Mur et l’évolution récente mais ultra-rapide du monde.

Mais dans son travail de sape, nationalement et localement, Sarkozy a été bien aidé par les défauts de Bayrou : le Béarnais  n’a pas su voir l’armée de Ravaillac qui n’attendaient qu’une occasion pour lui asséner des coups mortels. Pire : il a lui-même favorisé l'épanouissement   de saboteurs…

Quand on ose dire ce qui a été dit par Bayrou et de Sarnez sur le « lâchage » de Jean-Marie Cavada, on doit soi-même se montrer plus digne dans son comportement quotidien (en répondant aux courriers adressés, par exemple) des valeurs mises en avant.

On ne laisse pas le quadrillage du territoire à des ratés de la politique sans crédibilité et sans autorité. On ne considère pas les nouveaux adhérents comme les rats du joueur de flûte de la légende. On ne méprise pas surtout avec une ingratitude criminelle celles et ceux sans qui Bayrou ne serait pas le Bayrou d’aujourd’hui. Le « syndrome Quitterie Delmas » a fait des ravages, et en fait encore.

On  ne  cherche pas, surtout,  à favoriser l’émergence de personnages qui appartiennent à cette classe (si l’on peut dire) d’acteurs de la vie publique qui entretiennent quelque influence (bien surestimée) parce qu’ils se sont baignés dans les eaux troubles d’un système fondé sur les « renvois d’ascenseurs », du « je te tiens tu me tiens par la barbichette », de la  malbouffe des cuisines politicardes d’un  temps que l’on voudrait révolu. Réflexions d’une Strasbourgeois ? Bien sûr.Mais  personnage qui m'inspire ces remarques a des frères de laid ailleurs.

Pourquoi mettre ainsi en relief et en piste des zigotos d’Etat qui ne font pas  de la politique mais jouent  en politique (belle nuance !) comme on joue à cache-cache. Qui se moquent de l’intérêt général comme ces dragueurs  drogués de « meetic » (ou d’autres sites de ce type) se moquent des dégâts qu’ils peuvent faire dans des cœurs fragiles en jachère.  Qui sont capables de faire tout et le contraire de tout dans le seul plaisir d’assassiner celles et ceux qui leur ont donné un peu de substance. Qui en (mauvais) élèves d’un Machiavel mal lu pensent qu’en politique toutes les magouilles et toutes les manœuvres sont bonnes si…le résultat suit.

Le fossé est trop grand entre ce qui est dit, proclamé et promis et ce qui est fait.

Nul besoin d’une charte éthique… si la morale ne trouve pas son compte dans sa phase d’élaboration. Nul besoin d’afficher un souci d’exigence et une volonté d’excellence si on prépare le terreau du renouveau avec soit des caricatures (de tous âges)  de « politichiens » comme disait De Gaulle soit avec les artisans de la déconfiture du centrisme « canal historique », ( comme elles et ils osent dire), soit avec des ambitieux qui rêvent de tout sauf de ce qui est le but : le ré-enchantement de la politique, DU politique.

Des réflexions de déçu ? Bien sûr…Des réflexes de naïf ? J’aime en moi cette naïveté là qui résiste à l’usure du temps pollueur d’espérances. Des constats de néophyte en militantisme politique ? Je sais trop les ravages de la bêtise pour en faire l’éloge…Ou en être dupe.

Ce qui est pathétique à la veille de ces congres (UDF, Cap 21, Modem), c’est le décalage qu’il y a entre la justesse des vues de Bayrou sur le présent et le futur de la France (sa dernière ITW à La Croix est à mettre entre toutes les mains) et cette incapacité de tirer pleinement parti de l’élan présidentiel.

Déjà, les faiblesses structurelles de l’UDF ont fait rater à Bayrou le coche du second tour : l’a-t-il bien analysé? Aujourd’hui, il coupe lui-même les espérances qu’il a fait fleurir. Combien sont-ils encore les plus de 75 000 qui avaient fait une inscription de principe sur  Internet ? Et dans bien des villes, à Strasbourg notamment, les listes Modem potentielles ont perdu en quelques semaines de 8 à 15 points : nul besoin de faire des sondages… Le handicap reste surmontable, mais à quel prix! 

J’ai entendu dire Bayrou : « je ne crée pas le Modem pour refaire l' Udf ». C’est l’une des raisons pour lesquelles  pour la première fois de ma vie, et sans avoir aucune ambition politicienne,  j’ai pris une carte de parti. Mais que fait-il d’autre, François ?

Légers, les projets de statuts. Ignoble, la gestion de la phase transitoire. Inconvenantes, les conditions d’octroi des investitures pour les municipales. Irresponsable le grand vide qui a suivi Seignosse. Non démocratique, malgré internet, l’organisation du Congrès   constitutif.

D’autres formations ont un fonctionnement interne encore plus lamentable, mais ils ne prétendent pas ré-enchanter la politique. Comment ne pas comprendre Cavada, abstraction faite de ses ambitions personnelles (aussi légitimes chez lui que chez d’autres) ?

Tout peut encore  être sauvé. Si « l’affaire Cavada », cette goutte qui fait déborder le vase, est prise par Bayrou comme elle doit l’être : un avertissement ultime ! La crise actuelle (car crise il y a, et pas seulement de confiance), n’est pas le signe d'un échec de la stratégie d'autonomie, ni d’un échec programmatique, mais d'un échec organisationnel du parti.

Ce n’était pas simple puisque l’initiative est d’un type nouveau qui méritera quoi qu’il arrive des études approfondies en sciences politiques. Ni parti de masse, ni parti de notables, le Modem ? Parti des deux, et d’autre chose…Parti-citoyen. Belle ambition ! Qui mérite soutiens et engagements. Mais qui a (déjà) été perverti par trop d’errements et de reniements. François, réveilles-toi ! Tu rends fou ceux à qui tu as fait croire que le XXI ième siècle pouvait compter sur une forme nouvelle de parti, sur un nouveau positionnement démocratique,   et sur une philosophie politique nouvelle !

Daniel RIOT

03/11/2007

Sur Strasbourg je t'M

Quelques points sur quelques "i"...

Réponse d'Alain à un post laissé par Maxime sur le blog de Daniel 

A LIRE (SURTOUT PAR LES JEUNES UDF)  >>>>>>>>>>>

02/11/2007

Quand le pyromane se pose en pompier…

Ma petite chronique strasbourgeoise

Je vais encore faire de la pub pour le blog de la locale des DNA…Denis Tricard pond un article sur Marc Merger sur le blog des dna. Très bien. Surtout pour Marc qui a un sérieux déficit de notoriété, ce qui n’a rien de grave. Je lis que « la bataille interne fait rage au centre ». Première surprise !

Ce fut vrai avant que le choix d’une liste vraiment Modem, donc INDEPENDANTE (de droite en place et de la gauche en attente de résurrection). Depuis, où est la bataille ? Deux adhérents de fraîche date au MoDem ont décidé de se poser en rivaux de Chantal Cutajar. C’est un fait. Si « bataille » il y a  (moi je n’en vois pas), elle est là. De ce fait là.

Elle n’a été ni provoqué ni nourrie par Chantal Cutajar. Celle-ci (cela vaut rappel dans le contexte) soutient la « ligne Bayrou » activement, concrètement, efficacement depuis les élections… sénatoriales. Elle a mené de vraies campagnes pour Bayrou aux présidentielles et pour le MoDem aux législatives. Et elle  préside le groupe municipal udf-modem crée à la demande des responsables départementaux de l’udf.

Je ne reviendrai pas ici sur celle que les dna surnomme LMK : je ne la connais que par son livre et que par une réunion où elle annonçait qu’elle n’aspirait pas à  tête de liste pour le parti qu’elle venait d’intégrer, mais qu’elle défendrait ses idées. Certaines sont très bonnes, je n’en doute pas. Et j'espère qu'elle  les  présentera à "Strasbourg je t'M", où l'entrée n'a jamais été refusée à quelqu'un.  Mais j’ai eu trop d’estime pour Marc que rester sans réaction à « son » article dans les dna… Un article sans doute publié par un souci journalistique d’ « objectivité d’épicerie »

Un rappel : Marc a été suppléant de l’excellente Bornia Tarall (très soutenue par l’équipe de Chantal Cutajar) dans la troisième circonscription.

Je viens de retrouver sur leur site encore ouvert mais jamais beaucoup alimenté ce que j’avais laissé sur leur livre d’or après leur bon résultat : « Bravo Bornia, Bravo Marc! Et merci à vous. Pour la qualité de votre engagement, pour l'exemplarité de votre campagne hélas trop courte, pour les qualités humaines et civiques que vous avez su mettre en valeur dans ce qui fut pour vous un baptême du feu politique risqué. Cette campagne m'a permis de vous faire votre connaissance: ce fut un enrichissement. Le suffrage universel ne permet hélas pas de sélectionner les meilleurs. Et nous sommes dans une démocratie plus élective que représentative. Mais soyez tenaces: l'avenir est à vous. Amitiés. Daniel »

Joli compliment, non ? Sincère, surtout. Mais puisqu’on évoque ce passé récent, je ne me souviens pas avoir vu Marc faire une campagne très active et visible en faveur de Bayrou durant la campagne présidentielle. Pas même à Hautepierre, où Chantal a tenu meeting.

Je ne l’ai pas vu non plus (et je ne le vois toujours pas), sur son blog et ailleurs, relayer les informations du  Modem. (Vous me direz que l’udf-67 ne le fait guère non plus…).

Et je ne l’ai pas vu non plus, pas même dans ses « quatre axes » définis aujourd’hui dans les dna développer un « projet de ville », ni même un projet d’agglomération. Quatre « axes » de Marc après les « cinq piliers » de Chantal, c’est marrant…

J’hésite à faire ici un « copié-collé » (qui doit être une de ses spécialités si j’en juge par un commentaire signé par un pseudo « schmilblick67 » sur le blog des dna). Mais, si Tricard a bien résumé, c’est vraiment léger…

Je cite : « Comme pour montrer que lui aussi dispose d’une "vision" politique, Marc Merger livre les axes de sa réflexion. D’abord, il considère que la politique de la ville, et les "quartiers dits sensibles" méritent plus d’attention, plus de "dialogue" et une amélioration du cadre de vie. Il rappelle qu’il a "fait campagne" du côté de Hautepierre notamment. Ensuite, il veut "favoriser le développement économique" grâce à la "Technopole" basée à Illkirch. Faciliter l’installation des entreprises dans leurs démarches administratives. Il veut "s’appuyer sur la jeunesse" pour créer une "dynamique" dans la ville : un "vrai" campus universitaire, en lien avec des pôles de recherche, une politique de construction de logements, non loin de l’université, pour "détendre les prix" qui pénalisent les étudiants.

L’"accessibilité", dans tous les sens du terme, constitue une autre priorité. Un territoire "ouvert", où les "bus de nuit" sillonneraient la CUS, une gare TGV qui fonctionnerait avec l’aéroport, en "hub", et surtout un "Vélib’", dont la nécessité "paraît évidente". Strasbourg est une "belle endormie", une "belle au bois dormant", qui mérite plus d’animation et des lieux de sortie le soir ("pourquoi les députés européens veulent-ils s’en aller ?"), ainsi qu’un festival en été... »

Ouaf… J’ose espérer qu’il n’a pas tout dit de « ses » « propositions », de « son » « projet », Marc.

Mais peut-être a-t-il  été pris de court. Et le « message » qu’il voulait faire passer dans cet article  n’est pas de fond, mais de forme. Il veut se poser en  « modérateur », en « homme tranquille », en « casque bleu » du Centre, en « docteur miracle ». Avec l’espoir, Tricard, le souligne dans son article, que  c’est ce qu’attendent peut-être « au niveau national, le MoDem et François Bayrou. »

Pour  Marc, « tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil »… Je cite encore ce qu’en reprend Tricard : « "Vous ne me trouverez jamais dans les querelles partisanes", dit-il. Il n’a pas d’animosité avec le "tandem", ni avec le PS, ni avec ses amis du parti. Ces chamailleries, assure-t-il, desservent le MoDem : les "dommages collatéraux" se traduisent en fuite des adhérents et, "dans un deuxième temps", des électeurs. Résultat : le parti qui se veut "humaniste" perd "toute sa crédibilité". ».

Tout le monde dans le même sac, si je lis bien : le tandem, le PS, le MoDem… La vision « humaniste » du « tous différents tous égaux » ne consiste évidemment pas en politique à être d’accord avec tout le monde, ce qui voudrait dire avec personne.

Il est vrai que, selon ses propres confidences, Robert Grossmann (qui en l’occurrence avait raison) lui a dit : « Soit tu es avec nous, soit tu es contre nous ». Logique… Et « l’humanisme » n’a rien à voir là-dedans…

Pour ce qui est des « dégâts collatéraux », les pires sont dus aux paroles données non tenues, aux engagements pris non respectés. J’en ai déjà parlé. Je ne vais pas y revenir. Ces chamailleries » dénoncées  ont été d’abord provoquées par Marc Merger quand il a même oublié de mettre sur son site personnel l’article de « L’Alsace » où il annonçait son « alliance » avec Chantal Cutajar.

Cela ne manque ni de sel ne de poivre de le voir aujourd’hui lancer une « invitation à trois » alors qu’il  a décliné la « table ouverte » que Chantal Cutajar lui a proposée en acceptant la deuxième place sur la liste qu’il demandait impérativement… Comme si la place sur une liste devait se décider avant l’élaboration d’un projet précis !

Marc rêve de la Présidence de la CUS. Pourquoi pas ?  Mais en politique, surtout si l’on veut (et c’est le but du MoDem, rompre avec trop d’habitudes mauvaises), c’est de faire, non d’être.

Cela dit, ce n’est pas la première fois qu’un pyromane tente de jouer au pompier. Son invitation à une « réunion à trois » a été lancée publiquement, par voie de presse. Si l’on veut éviter les « chamailleries », ce n’est pas la meilleure solution.

Mais je ne peux pas en vouloir à Marc : il est vraiment très inexpérimenté en politique et il doit manquer de bons conseillers. La transparence louable n’implique pas le non respect des règles de politesse élémentaires.

Il est clair que ce que j’écris là n’engage que moi. Je ne suis en rien (contrairement à une rumeur persistante que je déments catégoriquement) le « porte-parole » de Chantal Cutajar. Elle n'est engagée que par ce qu'elle dit et écrit elle-même.Si un jjour, elle a un ou une porte-parole, se sera annoncé. Clairement.

Chantal  répondra, ou non, elle-même à  cet appel d’un « humaniste » plein de « bonne volonté ». Elle le fera  comme elle l’entend et si elle  juge « utile et juste » (pour reprendre sa expression favorite) de le faire.

A ce propos, Marc, as-tu vu, lu, ou entendu Chantal participer d’une façon ou d’une autre à ce que tu appelles les « querelles publiques et quotidiennes » ? Moi, pas. Pourtant je suis de très près ce qu’elle dit écrit et fait.

En revanche, j’ai vu l’équipe qui travaille avec elle. On peut vraiment parler d’équipe, en qualité, en quantité et en complémentarité. « Equipe » n’est pas « entourage »… Et en termes d’effectifs, elle dispose de quoi monter au moins deux listes. Mais, je dis cela pour terminer sur une note d’humour... Comme on sait en avoir à « Strasbourg je T’M », heureusement. On ne fait rien de grand sans enthousiasme et sans bonne humeur ! Tu le saurais si tu avais rejoint cette association qui a été constituée officiellement au moment où tu annonçais dans « l’Alsace » ton entente avec Chantal…

A ce propos : C’est original et nouveau dans la Région, de voir un candidat politicien annoncer quelque chose dans l’Alsace et de le démentir dans les DNA ! C’est la rédaction de « 20 minutes «  qui doit rigoler…Aurais-tu pensé que « l’Alsace » n’était pas lue sur Strasbourg ?

Allez va ! Tu avais déjà surpris tout le monde en parlant dans un autre écho des dna d’une « campagne interne très dure »… Ton appel au calme mérite toute… TA réflexion. Le « calme » règnerait avec un jeu plus clair de ta part. Cela s’appelle « l’honnêteté intellectuelle », l’un des fondements de « l’humanisme » comme tu dis en ignorant peut-être que la base idéologique de Bayrou, c’est Jacques Maritain, donc le « personnalisme ».

Comme l’a écrit Monsieur ou madame « schmilblick67 » sous  l’article qui t’est consacré dans les dna : « Un appel au calme au centre semble en effet de bon augure pour le MoDem à Strasbourg. M Merger, à la lecture de votre programme, je m’étonne d’y voir des réponses "copié-collé" d’associations desquelles notre parti s’est rapproché dans le but d’apporter des solutions concrètes aux préoccupations des Strasbourgeois. Copié collé, ça signifie non retravaillé. Travaillons tous ensemble, très bien, mais avec une honnêteté réelle, les apports et les idées de la société civile sont la base de la démocratie. Et elles méritent réflexion, et pas une utilisation arbitraire et non concertée ».

 A toi de faire avancer le…« schmilblick » sur ces bases. Je suis sûr que les jeunes et les moins jeunes de « Strasbourg je t’M » t’accueilleront chaleureusement. Leurs dix ateliers qui regroupent plus de 80 personnes très actives sur les 150 membres n’attentent que toi !

Daniel RIOT

MA PRECEDENTE CHRONIQUE STRASBOURGEOISE >>>>>>>>>>>>>>

31/10/2007

Du reniement au ralliement…

Par Daniel RIOT

Marc Merger (vous connaissez... j'en ai dit beaucoup trop de bien sur ce blog) « pactise avec Ludmilla Hug-Kalikhova », écrivent les dna. C’est drôle comme la politique peut faire tourner les têtes. Le 10 septembre, à sa demande, le journal « L’Alsace »  publiait un article pour annoncer que  Merger ferait équipe avec Cutajar. Et  Marmillod, "délégué UDF départemental", (qui avait incité Merger à présenter sa candidature….) s’engageait à défendre l’équipe Cutajar-Merger devant la commission d’investiture ».

« Plus de zizanie au centre » commentait « l’Alsace » qui terminait son article en annonçant le ralliement de Mme Kalikhova au moDem et l’adhésion au même MoDem de  J-Cl Petitdemange « qui s’était rendu célèbre pour avoir contribué à la défaite de Catherine Trautmann »….

Tout semblait aller pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles puisque Roland Brendlé, l’intelligent et honnête président de l’udf 67 en fin de mandat (hélas !)  affirmait  : « Les udf qui ne veulent pas jouer la carte de l’indépendance du modem et de la liste autonome peuvent adhérer au Nouveau centre ou à l’UMP».

Chantal CUTAJAR m’a réconcilié avec la politique, par René ECKHARDT

La seule et unique chance pour le MoDem

de gagner le gouvernement de Strasbourg

Président d’honneur de la Confédération Européenne des P.M.E., Président fondateur du club transfrontalier Euro Régio Club et ancien Président du Centre National des Indépendants  (CNI), Européen convaincu je me suis « réconcilié » avec le monde politique en rencontrant Chantal CUTAJAR.

J’ai trouvé en elle ce que je n’avais plus retrouvé depuis les grandes périodes de Pierre PFLIMLIN, Conrad ADENAUER etc. … un regard humain face aux évènements de la vie, une façon moins politicienne de faire de la politique et enfin la volonté de replacer Strasbourg et sa région dans une Europe qui sera la seule manière raisonnable de lutter contre les puissances émergeantes.

Son mérite est d’autant plus important qu’elle lutte à l’intérieur de sa famille politique contre des personnes qui se disent « bons » mais qui n’ont jamais réussis à se faire élire en leur nom propre et qui, au contraire, ont fait perdre à la famille politique de laquelle ils se réclament aujourd’hui une élection régionale en atteignant un score ridicule dans une circonscription dans laquelle Chantal CUTAJAR, peu de temps après,  a obtenu un des meilleurs scores nationaux de l’UDF-MoDem aux élections législatives !

Le projet de Chantal CUTAJAR est de rassembler les compétences depuis la droite (CNI) jusqu’à la Gauche sans exclure, bien sûr, les défenseurs de l’environnement de CAP 21.

Sous la conduite de Chantal, cette équipe travaille depuis plusieurs mois,  à l’élaboration d’un projet pour Strasbourg sous le bruit lancinant des beuglements d’anciens disciples du "tandem" dont le seul programme est « d’empêcher les autres d’élaborer un programme » ! Voilà un beau projet qui ne trompera aucun Strasbourgeois.  

Nous construirons avec Chantal CUTAJAR une ville digne de son rôle Européen, un Eurodistrict qui fera école dans la construction de l’Europe des Régions et des Cultures, une ville où jeunes et vieux trouveront leur place mais surtout une ville où grâce à l’apport d’activité nouvelles, les Entreprises pourront se développer et où de ce fait le chômage régressera.

Cet enjeux est primordial et prédominera sur la tentation de laisser des traces de béton et de verre en transformant la « via Roma » en « Via pour l’avenir »

C’est pour cette raison que j’estime la candidature de Chantal CUTAJAR comme étant la seule et unique chance pour le MoDem de gagner la Capitale de l’Europe.

René ECKHARDT

29/10/2007

Les cinq piliers du grand chantier de Chantal CUTAJAR

Du bonheur de travailler en équipe

Le billet de Chantal Cutajar

Il me faut revenir sur la réunion d’étape que les groupes de travail de l’Association Strasbourg Je t’M ont tenus vendredi soir en présence d’un journaliste (ce qui ne se fait jamais ou presque dans les mouvements politiques). Ayant relu ces contributions du travail de quelque 80 personnes, de tous âges, de toutes conditions, venus d’horizons politiques différents, je ne peux cacher ma joie. Quelle belle illustration de ce que doit être l’esprit MoDem ! Et quel bonheur de travailler ainsi, dans des conditions où les mots « équipe », « collectif », « groupe », « ensemble », « concertations », « réflexions communes » prennent tout leur sens. Et où les divergences se manifestent, normalement, sainement,intelligemment, en fonction des réflexions des uns et des autres sur les problèmes posés, et non en fonction de clivages politiciens, d’arrières pensées idéologiques, de calculs d’ambitions personnelles.

UNE “AUBERGE ALSACIENNE”

Rien à voir en effet avec une « Auberge espagnole », où chacun se nourrit de ce qu’il apporte. Pour reprendre le mot de Daniel Riot, dans notre « Auberge alsacienne » du Modem Strasbourg, de Strasbourg je t’M, tous profitent du meilleur de ce que chacun apporte. Cela me réjouit et m’encourage à persévérer : le projet pour rendre Strasbourg aux Strasbourgeois, pour faire de Strasbourg l’Européenne la ville où s’applique ce que Corinne Lepage appelle « la clause du citoyen européen le plus favorisé » sera, j’en suis certaine à la hauteur des attentes et des légitimes ambitions de nos concitoyens.

Le « pacte démocratique » qui sera proposé et que je détaillerai ici, en temps voulu ne sera pas qu’un catalogue de promesses qui n’engagent que celles et ceux qui les entendent… Le slogan « La priorité, c’est vous » auquel j’avais adhéré en 2001 et qui a été tellement trahi, sali, perverti ces dernières années, retrouve à mes yeux toute la lumière qu’il aurait du avoir durablement…

Je reprends ici, en remerciant, toutes celles et tous ceux qui, au sein de Strasbourg je t’M,  consacrent temps, énergie, réflexions à ces travaux qui vont bien sûr être approfondis, développés et enrichis par d’autres contributions (dont les vôtres, si vous le voulez), les quelques mots de conclusions de cette « réunion d’étape » de vendredi.

LES CINQ PILIERS D’UNE STRATEGIE POUR STRASBOURG

« Nos propositions s‘inscriront toutes dans la logique et la cohérence des plates formes de l’udf « libre », du Modem, de cap 21, telles qu’elles ont été définies par Francois Bayrou durant la campagne présidentielles, telles que je les ai défendues durant la campagne des législatives et telles que Corinne Lepage les a rappelés lors de sa récente visite à Strasbourg, à l’invitation d’Yveline Moeglen. Tout tourne autour de cinq piliers :

>>> Vision d’ensemble, cohérence des décisions et stratégie claire pour un développement harmonieux et durable de Strasbourg et pour un « Vivre ensemble » digne de ce nom.

>>> Un Pacte démocratique clair. Et une forme de gouvernement de la Ville fondé sur une concertation citoyenne réelle (par les comités de quartiers, bien sûr, mais aussi par les « conférence de citoyens », telles qu’elles n’existent pour l’heure que dans l’Europe du Nord), une transparence effective avec un vrai statut de la majorité et de l’opposition  et une authentique « démocratie sociale »

>>> Une « éco-économie » réelle, ce qui signifie que toute décision  comprendra des volets économique , financier, social, écologique, culturel, pédagogique et, bien sûr,  européen.

>>> La prise en compte pleine et entière de l’eurodistrict qui doit être en fait une eurorégion, et de l’indispensable concertation (y compris au niveau citoyen) avec nos amis, voisins et partenaires allemands.

>>> La « priorité européenne » traduite concrètement d’une façon transpolitique et multidisciplinaire pour développer l’Europe A Strasbourg et l’Europe DE Strasbourg,  Avec notamment la prise en compte, en tout et pour tout ce qui est de la compétence municipale, de ce que le Conseil de l’Europe et le Congrès des pouvoirs locaux et régionaux préconisent et recommandent. Et avec ce que Corinne Lepage appelle « la clause du citoyen européen le plus favorisé »

Chantal CUTAJAR

LE SITE DE “STRASBOURG 2008:Et si j’étais maire”, le forum ouvert par “Strasbourg je t’M”>>>>>>>>>>>

13/09/2007

Petite chronique strasbourgeoise : La désinformation ne provient pas des journalistes mais de leurs informateurs…

Où l’on comprend pleinement la crise de la politique. Où l’on se dit que Bayrou aurait du créer le Modem avant les Présidentielles. Où l’on voit à oeil nu la connerie maligne, cette maladie politiquement transmissible. Où un nom propre (Jacques Bon) devient un nom commun : comment neutraliser les « Jacques Bon », ces champions du pouvoir de nuire ? Pardon si ce texte comporte des longueurs : ce sont de « bonnes » citations ou plutôt des citations de Bon, pour de bon…

 

L'ART DE REDIGER UN COMMUNIQUE

Ce n’est qu’un détail, mais il est très révélateur de la difficulté de bien informer quand les informateurs sont des désinformateurs…

Les faits : une réunion de la première section de l’UDF-Modem de Strasbourg se traduit par l’adoption d’un communiqué de presse (approuvé comme tel par un vote) par 36 voix pour, 10 abstentions, 5 contre.

Ce communiqué que le Président de séance (qui n’a pour légitimité qu’un arbitraire bureaucratique non légitime) est chargé de transmettre à la presse tient en une phrase claire : « En ce qui concerne les élections municipales de Strasbourg, l’UDF-MODEM de la 1ère circonscription apporte son total soutien à la ligne politique définie par François BAYROU concernant la constitution d’une liste UDF-MODEM indépendante des partis politiques dits de droite comme des partis dits de gauche lors du 1er tour des élections municipales de Strasbourg. »

Que fait le « président » de séance, par ailleurs champion toute catégorie de l’incivilité affichée ? Il pond (visiblement avec l’aide d’un plumitif) un texte où il fait croire que ce qu’il met dans sa propre bouche est l’expression de la majorité de l’Assemblée. Cela s'appelle comment, cela? Faire des noeuds délibérés. Des noeuds de vipères (pas même lubriques), bien sûr...

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Je cite : « La section de la 1ère circonscription s’est réunie mardi 11 septembre. Le président, Jacques BON, a rappelé à l’ensemble des participants :

Que le temps de désignation d’une tête de liste pour les municipales de Strasbourg n’était pas venu.

Que le nombre et la qualité des nouveaux adhérents montraient à l’évidence combien l’U.D.F- MODEM représentait une force attractive pour des sensibilités diverses.

Que l’union de toutes ces sensibilités permettra au centrisme alsacien de reprendre la place incontournable qui est la sienne dans la politique Strasbourgeoise.

Que l’élaboration d’un programme pour Strasbourg à laquelle sont associés tous les militants UDF- MODEM qui le souhaitent est en cours sous la responsabilité de Paul SOUVILLE. Ce sera le programme de l’UDF- MODEM. »

Le Président Jacques BON (encore) «  demande à tous les présents qui l’acceptent à l’unanimité, la légitimité de proposer au vote une motion qui soit l’émanation du souhait de la circonscription de Strasbourg 1 ». Vous suivez ? Ecrivez-lui si vous ne comprenez pas tout…

« Cette motion adoptée à une très large majorité est la suivante : « En ce qui concerne les élections municipales de Strasbourg, l’UDF-MODEM de la 1ère circonscription apporte son total soutien à la ligne politique définie par François BAYROU concernant la constitution d’une liste UDF-MODEM indépendante des partis politiques dits de droite comme des partis dits de gauche lors du 1er tour des élections municipales de Strasbourg. »

Vous suivez toujours ? La dernière phrase seule est la bonne (elle n’est ni de lui, ni de son assistant plumitif)….

Comment voulez-vous que les journalistes réagissent ? Comme ils l’ont fait… En soulignant quelque ambiguïté, quelque flou : « Ainsi, la section présidée par Jacques Bon rappelle que « le temps de la désignation d'une tête de liste pour les municipales de Strasbourg n'[est] pas venu » et que « l'élaboration d'un programme pour Strasbourg à laquelle sont associés tous les militants UDF-Modem qui le souhaitent est en cours sous la responsabilité de Paul Souville ». « Les choses doivent se faire dans l'ordre », appuie Jacques Bon, comme pour souligner une forme de précipitation de la part de Mme Cutajar et de ses proches. M. Bon qui précise que la désignation de la tête de liste ne pourra se faire qu'au plan national... »

UNE MOTION QUI REJOUIT LE GROUPE MUNICIPAL DE CUTAJAR 

Constat : La confusion est délibérément provoquée entre ce que Monsieur Bon peut penser et dire à titre exclusivement personnel (et qui n'intéresse que lui) et ce que le même  Sir Bon était chargé (par un vote, SVP, j’insiste)  de transmettre à la presse : la motion claire, brève, nette, « sans ambiguïté », citée en fin de communication.

A retenir : Cette motion  désigne comme des adversaires de Bayrou celles et ceux qui ne l’ont pas approuvée (mais oui, c’est inscrit !)…

A noter : Cette motion est complètement à l’opposé du texte adopté, à la sauvette,  par une quinzaine de personnes dans la deuxième section udf de Strasbourg qui rêvent de l'UMP et reproduit dans la presse locale qui parle (en toute bonne foi mais sur la base  d’informations fausses) de « large majorité »)

A souligner, et les DNA l’ont bien fait : Cette motion reprend «  mot pour mot le discours tenu par Chantal Cutajar à l'occasion de la présentation de l'association « Strasbourg, je t'M ».Et de l’annonce de la candidature de la même Chantal Cutajar (qui n’a rien de prématurée puisque le dernier délais pour les déclarations de candidatures était fixé par l’udf-départementale au 31 Aout)

Cela réjouit évidemment le groupe UDF-Modem du Conseil municipal de Strasbourg, qui s’est fendu logiquement d’un communiqué pour souligner l’importance de cette motion. N’en déplaise au plumitif de Jacques Bon qui tient un blog pour lequel je ferai de la publicité un jour :il est des comiques involontaires dignes d’éloges.

Rappelons, en passant, que ce groupe UDF-Modem, crée et présidé par Chantal Cutajar, (à la demande des instances dirigeantes de l’Udf) est  le seul habilité à se réclamer du label UDF-Modem. Cette précision est à marteler  en toute circonstance puisque les fabricants de brouillard centreux qui rêvent de faire une OPA sur « l’Udf-Modem »  avec les idées du « Nouveau Centre » sévissent toujours, partout, y compris à … l’UDF.Où ils poursuivent leur labourage désinformateur et leurs travaux de sape, « en doryphores, en taupes ou en vipères », pour reprendre la métaphore si juste d’un ami des animaux qui, comme moi, découvre la vie d’un parti de l’intérieur avec étonnement, stupéfaction et écoeurement. Doryphores, taupes, vipères… J’ai dû en oublier. « L’homme est un animal politique », disait Aristote…

Confidences: J’ai, pour l’heure,  assisté à deux réunions de l’Udf  (je ne dis pas Modem en l’occurrence car si les mots étaient synonymes je n’aurais pas payé ma cotisation et je ne m’y serais jamais inscrit).

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DE LA CRISE DE LA POLITIQUE .... 

A deux reprises, à des niveaux différents, j’ai assisté à des débats lamentables, à des étalages de malhonnêteté intellectuelle, et à des chefs d’œuvre de manipulations. Des débats mal conduits ou plutôt conduits dans le seul but d’esquiver les vraies questions. Et, pire, à la fin, après,  des communiqués mensongers ou chargés d’ambiguïtés délibérées.

Est-ce ainsi dans tous les partis ? Je me suis renseigné : je crains le pire des constats, donc la pire des réponses. Oui, à quelques nuances près… Franchement,  seul un sens aigu de l’humour ou une folle ambition ou (certaines et certains en portent heureusement !) des convictions bien ancrées  peuvent faire supporter, en la matière, ce qui est insupportable à un esprit sensé et normalement constitué.

L’observateur professionnel que je reste a, du coup,  mieux compris ce qu’il ne faisait que soupçonner en se fiant aux échos glanés sur ce type de huis clos : la crise du politique en France ne sera surmontée que par des révolutions culturelles à la base.

L’observateur habité par les idéaux proclamés et les idées exprimées par Bayrou comprend nettement mieux l’impérative nécessité si l’on veut vraiment « faire la politique autrement » de créer un MoDem sur des bases vraiment nouvelles. Et d’en finir avec ce qu’est devenu ce parti du centre bien indigne des valeurs démocrates-chrétiennes donc humanistes voire personnalistes qu’il prétend toujours porter. Diantre : pourquoi n’a-t-il pas créer le Modem avant les Présidentielles, le successeur du bon Roi Henri IV ?

L’observateur que je reste et resterai toujours, même avec une carte du MoDem (donc du « Penser Libre ») en poche, a également trouvé confirmation de deux données de fond

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DE LA CONNERIE MALIGNE EN POLITIQUE

1°Le pire, c’est que le virus qui transforme, à la base, notre démocratie en médiocratie, est politiquement transmissible d’une génération à l’autre… En clair, les vieux cons, les vieux profiteurs, les vieux pourris de demain  sont les jeunes cons, les jeunes profiteurs et les jeunes pourris d’aujourd’hui. Et diable sait qu’il y en a !

J’ai beau vouloir croire en la perfectibilité des individus et respecter les personnes, je dois constater que le « tous différents, tous égaux » est pertinent quand il porte  sur l’âge,  sur le sexe,  sur le genre,  sur la couleur de la peau,  sur la religion, sur les mœurs et sur les croyances, mais pas quand il se rapporte à  la conneries, si bien partagée…Plus que le bon sens du  trop bon Descartes, sans doute…

La connerie seule est supportable. Elle est même excusable. Pardonnez leur Seigneur, ils ne savent pas ce qu’ils font… Mais le con en politique n’est pas (jeune ou vieux) un simple con ; il est con « malin ». Malin n’étant évidemment ni synonyme d’intelligent ni le contraire de « bête»… Quand la connerie maligne (comme on dit d’une tumeur) sert de support à des ambitions politiques, donc personnelles à des fins collectives, elle devient vraiment insupportable.

Evidemment, on est toujours le con de quelqu’un. Et la connerie, terme générique donc fourre-tout, relève de critères subjectifs. Mais tout de même…Il est des flagrants délires qui sont des fragrants délits !

C’est d’ailleurs sans doute parce que j’ai le bonheur d’avoir la lucidité d’être habité par une forme de connerie que je n’ai personnellement aucune ambition politicienne…

 DE LA PASSION DU POUVOIR DE NUIRE...

2°La plus grande difficulté, en politique, ce n’est pas de rassembler des gens qui veulent construire ensemble : ils sont nombreux les gens intelligents portés par des convictions fortes, des motivations nobles et des idées dignes d’être suivies qui veulent agir dans l’intérêt collectif, pour le bien commun, avec un sens aigu de la citoyenneté. Mais c’est d’éliminer les minorités des « nuisibles ».

Un moustique suffit pour vous gâcher une sieste au soleil. Un petit bouton sur le menton suffit pour altérer le plus beau des visages. Une petite contrariété suffit pour mettre à bas un moral au beau fixe. La nuisance, en politique,  est une super puissance. Le pouvoir de nuire est le pire des pouvoirs. Surtout quand il est aux mains des acteurs du premier constat fait ici. Et surtout quand (par charité chrétienne peut-être) des gens intelligents pensent plus à les neutraliser en tentant de les flatter, de les ménager,  plutôt que de les mettre hors état de nuire par un parler franc. Un con malin  doté d’un pouvoir de nuisance devient un con dangereux. Surtout quand il sait se servir de l’hypocrisie de ceux qui sont « gentils » à leurs égards… Ils sont d’ailleurs encore  plus dangereux  jeunes que vieux…puisqu'ils ont plus d'avenir en perspective.

Confidence: J’ai connu Jacques Bon jeune (giscardien). Il était déjà vieux ! Je le revois vieux (udf de je ne sais tel teint)… il n’a pas mûri. Il est resté le  même vieux sous d’autres traits. Ce n’est pas grave pour la collectivité : il a été élu conseiller municipal (ce qui confirme que l’élection n’est pas toujours la  sélection d’une élite). Il ne l’est plus. (Ce qui confirme la churchillienne remarque sur notre démocratie, le pire des système à l’exception de tous les autres)…Et il a annoncé qu’il ne serait pas candidat aux prochaines municipales : c’est son seul propos sensé de cette longue soirée ! C’est bien, çà. C’est vraiment Bon. Sauf pour le tandem UMP qui rêve d'une liste UDF forte de ce type de faibles...

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L'ART D'ETRE "UN JACQUES BON" 

Message personnel: Mes amitiés, Jacques. Je n’oublie pas que tu m’as marié, comme tant d’autres (trois parmi les présents de la réunion d’hier). C’est dans la salle du mariage qu’il faisait le moins de dégâts, l’élu Bon. Mais comment peut-on à ce point manquer de civilité quand on a été officier d’état civil ? Pauvre Jacques. Inutile de me téléphoner pour m’inviter à déjeuner :tu m’as coupé tout appétit…

Ce qui, en revanche, me semble grave c’est que des « Jacques Bon », il n’y  a pas qu’un dans les minorités agissantes et nuisibles de l’udf.

Dans les deux réunions où l’observateur a pu voir et écouter en acteur, j’en ai recensé quelque uns et quelques unes des « Jacques Bon »… Mais je ne vais pas transformer un nom propre (difficile à porter qui plus est) en nom commun. Ce serait lui faire beaucoup d’honneur. Contrairement au préfet de police devenu célèbre, il n’a pas inventé les poubelles.

Je n’ai qu’un doute ou plutôt une angoisse : des « Jacques Bon », il y en aura encore au MoDem ? Sans doute… C’est inévitable. Humaine, trop humaine, la connerie maligne. Humaine, trop humaine,  la bêtise nuisible. Pourtant, ils recrutent au « Nouveau Centre ». Et ils ont promis de rester fidèles à ce qu'il y avait de pire à l'udf. Cela ne m'empêche pas d'être MoDem sans modération. mais comme beaucoup d'autres je ne le resterai qu'à certaines con-ditions...

Daniel RIOT 

PS: Pardon à mes lectrices et lecteurs non strasbourgeois. Mais cette péripétie locale a une portée plus générale. Si chez vous, ailleurs qu'à Strasbourg, vous vivez les réunions politiques plus connes, envoyez-moi un message:j'ai besoin d'être con-solé! 

  

23/05/2007

Mon carnet de campagne: Il est bien ce drapeau européen...

medium_sarko_portarit_officiel.2.jpgMoins people qu'en short...

Marié à Marianne, pour (au  moins) cinq ans

C’est fait, vite fait et bien fait. Avec un drapeau européen, ce qui est bien. Sur fond de bibliothèque, ce qui est appréciable. Pour le reste, le photographe de Sipa a fait bien des photos plus « glamour ». Mais c’est la loi d’autres genres… Cliquez, vous apprécierez, peut-être. Cela change un peu. Charme et sourires…

 Il paraît que Cécilia et Nicolas ont apprécié ce cliché officiel. Pourtant, il semble vraiment petit le Président par rapport aux drapeaux. Et une question surgit, même sans mauvais esprit :ces livres, il va les lire ? Un beau bureau d'études, l'Elysée!

Un proche de Sarkozy épaulera le nouveau patron de TF1 

Qui parlait de collusion entre Sarkozy et de grands groupes qui contrôlent des médias influents ? De bien vilaines langues, bien sûr… Comme Morin (oh ! pardon, il avait dû faire une erreur, d’ailleurs il a oublié  tout ce qu’il a pu dire quand il était un » fidèle » de Bayou…).

En tous cas, le jour où Nonce Paolini, le successeur du PDG Patrick Le Lay, prend officiellement ses fonctions de "videur de cerveau" à la tête du groupe TF1, le groupe Bouygues confirme que l'ex-directeur adjoint de campagne du candidat Sarkozy intègrera prochainement la DG de la "Une". Laurent Solly, 36 ans,  inspecteur des Finances  se verra confier « en temps voulu », un poste à la direction générale de TF1.

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Solly, le petit nouveau qui monte...

Pourquoi y voir un phénomène berlusconien ? Un seul critère : la compétence. Ce doit être vrai : « on »  nous le dit. C’est comme pour les journalistes qui passent de leurs journaux aux cabinets présidentiels ! Comme comme dans d'autres secteurs, dans la police et la Justice notamment:le "Roi" y place des "proches" des "gens de confiance". c'est cela la "légitimité présidentielle", "l'Etat impartial", "la République irréprochable".

Les franchises de la Sécu : Humour noir

Promis, juré : les franchises que veut imposer Sarkozy n’affecteront pas les gens dans les difficultés. Bachelot a rassuré Hirsch. Ces franchises » visent à réduire les dépenses de santé. Réponse d’un spécialiste : « « Le principe qui veut que les plus les gens payent, moins ils dépensent est vrai dans beaucoup de domaines, mais pas dans celui de la santé », rappelle Jean de Kervasdoué, cité par l’Expansion

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« Ce n'est pas parce qu'on augmente le prix des cercueils qu'on empêche les gens de mourir ». Au contraire, « plus les gens payent de leurs poches, plus les soins coûtent cher », remarque-t-il d'expertise, fort de sa connaissance du système de santé américain. « Plus on dé-rembourse, plus les gens s'assurent. Et plus ils se tournent vers les soins les plus coûteux. Ce qui est déjà un peu le cas en France pour les soins dentaires ».

A ce propos, les données fournies par l’OCDE sont éloquentes. La France consacre 11% de son PIB aux dépenses de santé quand les Etats-Unis en consacrent 16%. Ramenée par habitant, la dépense moyenne en France était de 3159 dollars en 2004, et de 6102 dollars aux Etats-Unis, alors que  45 millions d’Américains ne sont pas couverts contre la maladie… Mais pourquoi garder un système qualifié de « meilleur du monde » ? C'est loin, l'Amérique? Tais-toi et nages.. Tout seul!

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« L’air de l’ouverture »…

C’était voilà peu la journée internationale de lutte contre l’ homophobie… Condamné pour « injure envers les homosexuels », le député UMP du Nord qui se représente sous la bannière « majorité présidentielle » a été reçu par le Premier ministre. Comme tous les bons soldats de l’UMP et de ses satellites mobilisés pour la grande « vague bleue » (trop ?) annoncée à l’Assemblée nationale. Jean-Luc Romero, président de « Aujourd'hui Autrement », associé à l'UMP, se dit « profondément choqué »   Injuste, Romero ! Sarkozy avait promis que Christian Vanneste ne « serrait pas réinvesti » par l’UMP, pas qu’il pourrait se présenter au nom du CNI sous le  label « majorité présidentielle » sans avoir de candidat UMP contre lui…  Sur le fond, Romero n’a pas tort, évidemment :  « Il est inutile de jouer l'air de l'ouverture, de la tolérance, de l'enseignement de l'histoire et du respect des différences si, dans le même temps, on valorise un homme pour qui l'égalité entre les hommes n'existe pas et pour qui l'homosexualité est inférieure à l'hétérosexualité ».

Colombani viré du Monde : La facture Minc ?

 

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Pas d’ironie : les journalistes du « Monde » (et des organes de presse qui y sont rattachés) ont la chance (trop rare !) de pouvoir peser sur la nomination de leur patron ! Et il ne faut pas se réjouir qu’un grand groupe de presse ait des difficultés internes, surtout dans la conjoncture actuelle.

Jean-Marie Colombani fait les frais de cette "presse-démocratie" : veto est mis à un troisième mandat. Toute la question est de savoir ce qu’il paye le plus ? La qualité des fonds de l’entreprise ou la (très discutable) qualité de fond de son journal en général et de ses éditos en particulier. Ou ces excès de prestations extérieures. Ou ces cumuls de fonctions (PDG, DG, Directeur de la rédaction, éditorialiste, essayiste, conférencier…).Ou les procès qui lui ont été faits dans  des livres-enquêtes (crédibles) ou à travers des  démissions (Plenel).

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C’est Alain Minc qui doit être déçu …Dans les « Echos » du matin, ce conseiller en conseils, ne lui a sans doute pas servi son ami si éclairé en proclamant (je résume), « c’est Colombani ou rien ». Ce qui n’est pas un bon réflexe de gestionnaire…Comme il avait (presque) dit « ce sera Sarkozy ou rien »…

JMC doit trouver le monde bien injuste : il est bien mal récompensé, en effet,  de  s’être fait avec un zèle ahurissant le super-champion de la bipolarisation à perpétuité (au point de voir en Bayrou un mauvais démocrate à la veille du premier tour). Il est vrai qu’avec le Béarnais au deuxième tour, ce journal dit de gauche (plus pernicieusement sarkozyste que Le Figaro) se serait senti obligé de renouer avec les valeurs personnalistes qui furent les siennes et avec le sens des nuances qui l’ont caractérisé en d’autres époques… La vision de Sirius ne se forgeait pas à la Corbeille ni au Siècle ni dans les cantines politiques parisianistes.

Que d’eau ! Que d’eau…

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Les gnous sont sortis du parti...

Lu dans Le Monde : " Leroy, Morin : cela sonne comme une enseigne de bricolage. Jusqu'au 22 avril, ces deux-là étaient à la pointe de la campagne de François Bayrou. Au lendemain du 6 mai, ils étaient pressentis pour entrer dans le gouvernement de Nicolas Sarkozy. L'un, Hervé Morin, a hérité du portefeuille de la défense. L'autre, Maurice Leroy, après avoir été envisagé pour prendre l'agriculture, devra ronger son frein jusqu'au lendemain des législatives et la distribution des lots de consolation"

medium_leroy3.jpgMaurice Leroy a les honneurs  du... Canard

C'est peut-être pour cela que, selon la Canard,  Maurice l'enchanteur n'a pas hésité à inscrire sa candidature sous deux appartenances à la préfecture: le PSLE des "22 Salopards" (comme disent les vrais UDf qui n'ont pas la langue de bois dans le sciure) et l'UDF-MD. Le Canard lui décerne la "palme de  la duplicité".il est vrai que cet homme d'appetit qui "mange à tous les râteliers" a été à bonne école. Il fut statinien avant d'être "pasquaïen" puis centriste. Comme d'autres, il n'a pas trahi Bayrou. c'est Bayrou qui a eu tort de lui (et de leur) faire trop confiance... Sarkozy les a transformé en "hommes de mains";il compte sur eux pour "linguer une fois pour toute", "dessouder définitivement Bayrou qui ne sait même plus où il habite", comme il l'a dit à ses "troupes".

On voit mieux pourquoi Morin a été nommé à la défense: c'est le chef des "tontons flinguers" anti-Bayrou! Ravaillac n'avait pas eu besoin d'un ministère pour flinguer Henri IV: "Ce n'est rien"...

« Ils ont préféré leur confort à leurs convictions », lâche amèrement Jacqueline Gourault, une des gardiennes du temple Bayrou. « Les députés, en ce moment, c'est comme la migration des gnous : ils cherchent les points d'eau », renchérit Bernard Lehideux, responsable des élections à l'UDF. Ils ont trouvé tant d’eau dans leur rata qu’ils risquent de se noyer, ces gnous…

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La Boetie: de la servitude volontaire

Mais comme disait un humoriste, pour les « centreux », le choix, c’était « fromage ou… désert ». Sarkozy leur a promis fromage et dessert. S'ils restent sages, obéissants et soumis pendant (au moins) cinq ans. "De la Servitude volontaire" de La Boétie est-elle une oeuvre qui figure dans les bibliothèque de l'Elysée, cet objet de décoration qui donne de la profoneur à celui pose devant?

Cavada aussi a été contacté

Il a du avoir une belle note de téléphone, Sarkozy entre les deux tours! Qui n'a pas été personnellemnt contacté. Jean-Marie Cavada, euro-député Modem (non inscrit à l'udf mais investi dans le Val de Marne pour les Législatives par l'udf-MD), a eu droit au coup de fil du débauchage:... Il l'a dit sur canal+ . Contacté par le futur chef de l'Etat entre les deux tours, il a choisi de continuer de défendre la conception de l’organisation du pouvoir défendue par François Bayrou pendant la campagne.

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Jean-Marie, courtois et très compréhesif envers la nature humaine,  ne considère pas pour autant que les députés ayant rejoint la majorité présidentielle, soient des "traîtres". Il estime seulement, avec un joli sens de la litote,  que la création d’un nouveau pôle centriste est artificielle et que les ex-députés UDF pouvaient rejoindre le courant centriste de l’UMP. Jean-Marie Cavada a constaté que, pour certains,  "la politique, c’est de l’intérêt et du business" et que le but était d’arriver au pouvoir. Ce n’est pas le sien : "Quand tout le monde traverse la rivière, c’est peut-être le moment de rester là où on est"… Quand tout le monde trahit ses propres convictions, c'est le moment de conserver les siennes, en effet. Et de les réaffirmer avec force: c'est cela (aussi) l'éthique en politique.

Les "centreux" en quête d’appellation contrôlable

Les « centreux » borgnes qui ont rejoint la « majorité présidentielle » se sont inscrits sous le nom « Parti social-libéral européen ». Pour qu’ils soient plus de 50 candidats (et bénéficient ainsi de quelque subsides d’Etat, donc de l’argent des contribuables, ces « sortants » qui n’ont aucune envie de sortir ont reçu le soutien actif de candidats UMP qui se sont inscrits sous la même étiquette. De l’aide ou du noyautage ? Du renfort ou de la mise sous tutelle ? Les points d’interrogation ne sont là que pour la forme…

medium_santini.jpgSantini, ou les délices du milieu (du centre) des Hauts de Seine..

Le PSLE n’est pas le nom définitif : on parle de « nouveau Centre » pour plus tard. C’est drôle cette tentation sémantique… Nouveau en quoi, ce « centre droit » qui n’a de centre que le nom ? Si nouveau Centre, il y a, il est au Mouvement Démocrate : c’est un constat, non une prise de position partiale…

Au moins, cela clarifie la nébuleuse "UDF" : il y avait urgence ! Et il y a encore urgence dans certaines villes et régions. La seule UDF, c’est le parti « libre et indépendant ». Celui qui est constitutif du MoDem. Celui qui refuse toute allégeance à qui que ce soit. Celui qui se place au-dessus  des clivages et en dehors de la » majorité présidentielles » ou de « l’opposition au Président ». Celui qui n’est  un satellite ni de l’UMP ni du PS. Celui qui vit sa vie.

Clarification municipale à Strasbourg

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Ces querelles sémantiques doivent aboutir logiquement à quelques clarifications locales qui sont en fait des assainissements. A Strasbourg, par exemple, il y a deux groupes UDF au conseil municipal. L’un est, dans la ligne de Bayrou depuis le Congrès UDF de Lyon,  libre et indépendant, dirigé par Chantal CUTAJAR, seule candidate du Centre dans "strasbourg-centre" (alors qu'il y a des "primaires à droite et à gauche). L’autre est mangé par une machine politique qui se nomme UPS, Union pour Strasbourg, qui est surtout une Union pour Sarkozy et pour les deux UMP qui , en tandem, dirigent la Ville après avoir gagné les élections grâce à une liste UMP, UDF, personnalités civiles…

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Les dernières ont été soit évincées soit mangées, les UDF ont été « umpéisés » à l’exception de quatre fidèles qui se font traiter bien improprement de « dissidents ». Les "Udf" de l’UPS ont constitué un groupe qui se réclame toujours de l’UDF, bien que leur Président soit suppléant d’une candidate UMP… Ils vont enfin pouvoir changer d’appellation très contrôlée…C’est beau PSLE ! Il y a « européen » dedans. Il est vrai qu’il y a aussi « social-libéral » : Cela a une connotation bizarre en Italie. Mais à cela, personne ne peut  rien. En tous cas, pas Bayrou…

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Le Centre parasité et pollué: Transfuges et taupes 

Pardon pour cette digression locale, mais elle est révélatrice d’une des faiblesses du Centre ; Le mouvement de Bayrou a été (et reste) trop parasité de l’intérieur et trop pollué de l’extérieur par des « udf » ou des « ex-udf » qui osent se qualifier « d’historiques » (comme si l’ancienneté ou d’anciennes appartenances faisaient office de « brevets » en légitimité). Aux évadés de 2002,(Méhaignerie, Douste and Co) se sont ajoutés les transférés volontaires de ces dernières années (comme Madame le sénateur-maire de Starsbourg, Fabienne Keller) , les « vers dans le fruit » (comme de Robien), les « taupes » (comme Santini), les mangeurs de soupe de 2007 (qui pour certains étaient aussi des « taupes » dormantes) et les champions des « deux fers au feu », du « double jeu », de la schizophrénie délibérée.

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Morin:une prise de guerre à la Défense...

Comment s’y retrouver entre manipulateurs et manipulés ? Même de bons journalistes ne s’y retrouvent pas et invente des sigles, comme  s’il n’y en avait pas assez comme çà :" UDF-MP" (comme majorité Présidentielle) aie-je lu dans les DNA à propos de centreux du milieu qui refusent que le centrisme soit au … Centre ! Désormais, l'abus d'usage du sigle UDf se traduit par des mises à la porte ou des "suspensions" automatiques.Ou par des recours en justice.  Logique

Remarque complémentaire: Quand et comment  fera-t-on comprendre qu’un "centriste du centre central" ait pu voter blanc ou nul sans être nul, pour Sarkozy sans se rallier à l’UMP et pourRoyal sans être dans l’opposition PS ? C’est simple, pourtant, non ? Il est des votes d'ahésion et des votes par défaut. Il est des choix qui ne sont pas des actes d'allégeance. Un esprit LIBRE, c'est par défintion un esprit qui ne s'achète pas, ne se vend pas ne se protitue pas. Mais il est de mauvais (et fins) esprits qui savent tirer parti des confusions entretenues délibérément… C’est cela aussi (clairement) le sarkozysme, peut-être…   

Matignon, le vrai QG de la campagne UMP

Le PS s’offusque de voir les troupes de l’UMP tenir meeting à l’Hôtel Matignon et l’état-major de la même UMP se réunir à l’Elysée (avec le général en Chef Devedjian qui reçoit le sucre d’orge de la consolation d’ambitions déçus et de servilité mal récompensée). Etrange réaction : nous vivons en « Sarkoland », non ? Ce fut impartialement annoncé… L’Etat UMP n’a rien de virtuel. C’est ce que l’on appelle la « démocratie à la française ».S’il n’y avait que cela…

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Mais le PS, une fois de plus, devrait faire campagne sur d’autres thèmes plus sérieux et non  sur ces quelques « signes extérieurs de pouvoir » (bien enfantins) que les socialistes n’ont pas…parce qu’ils ont été incapables de mettre en échec Sarkozy-le-sortant ! Plus j’y pense, plus je crois que Royal a fait un score bien supérieur à ce qu’elle pouvait escompter et à ce que les « éléphants » du PS méritaient. Mais je digère sans doute très mal des résultats électoraux qui s’imposent à tous les démocrates ! Je n’ai qu’un estomac de simple citoyen, pas de personnage politique…

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Où l’on reparle de juges et de comptes japonais…

Chirac dans sa retraite marocaine ne quitte pas l’avant-scène ! Le Canard et la Justice veulent-ils troubler ses vacances si méritées après tout ce qu’il a du avaler avec la victoire de son « camp » ? Je pense subitement à ce que disait Pasqua à la télévision récemment :  Juppé super-ministre de l’Environnement ? « Cela fait partie du deal ». Rachida Dati ministre de la Justice ? « Le vrai Grade des Sceaux, ce sera le nouveau Président » Les affaires ? « il faut toujours faire confiance à la justice de son pays, même si des juges ne méritent pas toute confiance ». Un Sage,ce Charles ! Un connaisseur, surtout.

21/05/2007

Le cap des 70 000 pré-adhésions au Mouvement démocrate

François Bayrou l’a annoncé ce soir dans  France Europe Express sur France 3 : le cap des 70 000 pré-adhésions au MoDem  est franchi. Sans pub, sans tapage, sans racolage. Le signe d’un besoin citoyen fort, d’un appel civique fort, d’une demande démocratique forte. Il s’agit là, a-t-il précisé, d’adhésions nouvelles, qui s’ajoutent à   celles enregistrées à l’UDF (quelque 30 000 au dernier Congrès).

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Ce mouvement est le premier du genre et ne s’explique pas que par internet. Il constitue « un parti d’un type nouveau, un parti du XXI ième siècle », dit Bayou. Cela implique évidemment des devoirs et des responsabilités particulières pour les animateurs de ce Mouvement. Bayrou est le premier à en avoir conscience. Celles et ceux qui sont investis par ce Modem aux Législatives  aussi. Des profils nouveaux pour un type nouveau de députés.

Au cours de l’émission, François Bayrou a refusé de polémiquer à propos des ralliements des députés UDF  à l’UMP. Il a seulement souligné que « l’ouverture » pratiquée par Sarkozy était contraire à ce que le candidat de l'UMP avait dit durant la campagne et ne correspondait pas du tout à ce que lui-même préconisait (et préconise toujours) : « Je proposais un rassemblement, non une logique de ralliements et d’allégeances ». « S’allier n’est pas se rallier ». « L’alliance n’est pas le ralliement »

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18/05/2007

Sarkozy, les « centreux » et Bayrou… Objectif 2012 déjà en vue !

La « volaille » centriste  (ou « centreuse ») se dit (en privé) déçue… Une seule sucette pour tant de bouches gourmandes des friandises du pouvoir ! Plumée mais non appréciée, la « volaille » !

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Hervé Morin en son ministère régalien (qu’il avait fréquenté en garçon de course à l’époque de Léotard et qui est placé sous la tutelle directe de l’Elysée) représente à la fois, sous la direction de l’Elysée bien sûr,  les anciens UDF ralliés à l’UMP dès 2002 (de Robien et Douste au placard, Raffarin dans les oubliettes, Méhaignerie à la retraite, Simone Veil dans l’Histoire), les (nombreux) transfuges de l’après premier tour des Présidentielles 2007 et les futurs députés du « pôle  sarko-centriste » qui doit naître soit dans l’UMP soit en marge de l’UMP après les Législatives… C’est beaucoup pour un seul homme ! Même  si le terne  Bussereau a été sauvé des eaux au dernier moment...

En fait voilà bien longtemps que le centrisme avait été aussi peu représenté, qualitativement et quantitativement,  au sein d’un gouvernement de droite. Plus besoin d’être roulé dans la farine et d’être frits les centristes borgnes ! « Nous aurons des places de secrétaires d’Etat  après les Législatives », se consolent-ils, à l’image de Maurice Leroy, cocufié dans son ralliement à Sarkozy par son ami Morin.

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Heureusement (pour ceux qui se recommandent du centrisme), les radicaux valoisiens sont toujours là, avec un Borloo fort d’un grand ministère (amputé) et les idéaux européens tant chantés sont incarnés par … des hommes de gauche, Kouchner et Jouyet !

Pourquoi cette sous représentation du « Centre » ( centreux mais non central) ? Parce que Sarkozy sait ce qu’il veut, et dose ses distributions de bonbons. Surtout à des opportunistes du ventre (pardon, du centre) qui doivent déjà dire merci d’avance à leur siège parlementaire (peut-être) sauvés par la généreuse UMP…

>>> D’abord, Sarkozy veut maintenir la pression sur les déserteurs de Bayrou jusqu’aux Législatives, voire jusqu’aux municipales. Il connaît trop la versatilité des politiques pour ne pas les considérer avec cynisme et…prudence.

>>> Ensuite, il a suffisamment de déceptions à soulager chez les UMP pour négliger les plaies d’amour-propre mal placées des « centristes ». Pour lui « l’ouverture » (si l’on peut dire) c’est l’arrivée de Kouchner, de Hirsch, de Jouyet, pas celle de Morin… Désolé pour l’ego du Normand !

>>> Enfin, politiquement, Sarkozy, toujours avec un coup d’avance dans sa tête de joueur d’échecs qui fait des réussites, a déjà une priorité : sa réélection. Cela passe par (entre autres) par l’implosion de la « révolution Bayrou » et de la tentative d’implanter une force pivot dans le paysage politique. Le rêve de Sarkozy : transformer l’héritier  d’Henry IV en « poule au pot ».

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 Bayrou, dans l’optique 2012 et quelles que soient ses épreuves et sa solitude actuelle, peut être en effet plus dangereux pour lui qu’un PS condamné (sauf révolution interne bien hypothétique) à jouer les oppositions formelles plus que réelles.

Question d’idéologie et de positionnement générationnel. Question de rapports de forces politiques aussi : un PS prisonnier du mythe le « l’union de la gauche » n’est pas mûr pour une adhésion à une social-démocratie moderne…DSK plait à la bourgeoisie, mais c’est toujours l’électorat populaire qui manque à la gauche. Et ce n’est pas Royal, qui a tort de ne pas reconnaître sa défaite, qui peut incarner une orientation idéologiquement musclée. Le fait qu’elle ait renoncé à se présenter aux Législatives va la priver du rôle de leader de l’opposition au Parlement.

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D’où les manœuvres avec les radicaux dits de gauche (qui ne sont pas terminées), d’où son débauchage de sociaux-démocrates qui étaient prêts à soutenir le Béarnais (on se souvient de l’appel de Kouchner et on sait que Jouyet est l’un des signataires de l’appel des « Gracques »), d’où aussi le total mépris qu’il affiche envers Bayrou,  ostensiblement ignoré.

« On lui a tout piqué, y compris ses chevaux », ironisaient ses proches après la séance photo en Camargue. A peine arrivé à l’Elysée, il lui pique ses idées sur le « gouvernement des meilleurs » (en ignorant  évidemment le contexte dans lequel ce cabinet devait être constitué et les réformes institutionnelles que cela impliquait)…

Ce bras de fer entre Sarkozy et Bayrou va sans doute s’installer dans la durée surtout si le Béarnais réussit à maintenir la mobilisation populaire de son MoDem. Encore faut-il que le mouvement démocrate fasse un minimum de score aux Législatives.

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Le plus dur pour Bayrou est peut-être à venir. Raison de plus pour que ceux qui partagent sa vision de la démocratie l’aide dans ce qui est effectivement une force de « résistance » (même si l’UMP feint de s’offusquer du   mot) : La République mérite  plus que des changements de style à la Cour. Les allusions aux Kennedy ou à la principauté de Monaco ont quelque chose de pathétique : en retard d’une révolution people, la France ? Restons sérieux. Gala ou Voici ne sont pas encore des journaux politiques… Et tentons d’influencer pour le mieux le cours des choses : La démocratie ne se réduit pas à quelques dimanches électoraux.

Les propositions de réformes institutionnelles que savait si bien expliquer …Hervé Morin jusqu’à ces derniers jours restent des nécessités impératives. Comme cette dette qui semble bien oubliée. Comme cette nécessité d’inventer de nouveaux rapports entre l’économie et le social, entre l’épanouissement personnel et la solidarité collective. Comme ce tissus social qui reste plus déchiré qu'on le dit en ces jours de fête...   Ce n’est évidemment pas avec un Parlement croupion fait d’un bloc de robots à approuver et d’une autre de machines à rejeter que nous allons améliorer les structures et les mœurs politiques…

Daniel RIOT

 

17/05/2007

Hervé Morin: le général des transfuges à la Défense... Aux larmes, citoyens!

« Hervé Morin à la Défense ? Cet admirateur de De Gaulle qui a dit qu’il aurait adhéré à l’UMP si Chirac… avait été gaulliste, et qui se voulait  centriste « dur »  ne va plus se sentir pisser ! Je croyais qu’il n’avait qu’un rêve : avoir une grande ferme de 300 hectares avec plein de vaches et de chevaux… On va taper sur les gamelles dans les mess ! La défausse ou la défonce, peut-être, mais la Défense ! Je ne sais même pas s’il a fait son service militaire, Hervé. MAM au moins avait la tête de l’emploi. Aux larmes, citoyens!Il est vrai que,lui, pour cirer les bottes»…

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Sévère, cet ami qui prétend connaître un peu  ce Normand né sous le signe du Lion. Morin a été membre de la commission de la défense de l’Assemblée (ce qui ne signifie pas grand-chose) et il est membre du conseil d’administration de l’IRIS, l’Institut des relations internationales et  stratégiques riches de chercheurs de talent, Pascal Boniface en tête…

C’est un bien petit bagage, en effet,  pour prendre la direction d’un ministère « régalien » par excellence qui a vu de fortes personnalités à sa tête. Et qui exige une droiture qui n’est guère la qualité première de ceux qu’on appelle pudiquement des « transfuges »…  

Un joli budget, un personnel nombreux (près de 350 000 militaires, plus de 40 000 civils, 6000 contractuels et 33 000 ouvriers d’Etat) et des responsabilités énormes sur des terrains qui n’ont rien à voir avec la campagne normande autour de la bonne cité d’Epaignes… J’attends avec curiosité le regard que va lui jeter MAM pendant la transmission des pouvoirs…

Il est vrai que le ministre de la défense verra son rôle réduit à un gérant de l’intendance :le Conseil national de la Sécurité qui siègera à l’Elysée assumera l’essentiel des prérogatives régaliennes. « Un super concierge des casernes, le ministre ! »

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Mon ami normand s’en réjouit : « Lui qui déteste les mondanités va se fader bien des cérémonie. C’est Catherine, son épouse qui va sans doute être contente ! Que serait-il devenu sans elle ? C’est parce qu’elle ne voulait pas épouser un paysan qu’il a fait des études de droit et de sciences politiques. C’est vers elle que les pensées de ceux qui connaissent le couple se tournent pour tenter d’expliquer le lâchage de Bayrou… Allez savoir ! Il n’est pas plus bête que De Robien, Hervé. Et il est plus jeune. »

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Pour mon ami normand, Morin n’a pas trahi Bayrou en passant avec armes, bagages et groupe politique dans le Sarkoland. Il est enfin à la place dont il rêvait : dans le camp des vainqueurs. « C’est quand il jouait les lieutenants de Bayrou qu’il trichait ». Il a reconnu les qualités d’homme d’Etat, de caractère et de réflexions de Bayrou, mais au fond il n’a jamais cru en sa stratégie. C’est de Robien qui les a uni. C’est De Robien qui les a séparés ». Pauvre de Robien : en récompense, Sarko l’a (dé)classé « homme du passé »… L’ingratitude est mère de toutes les vertus politiques.

Diable ! Pour tenter de comprendre cette rupture qui ne serait chez Morin qu’une marque de fidélité à soi-même (et sans doute par dose de masochisme), j’ai relu quelques discours et quelques déclarations de Morin. La plupart de ses attaques contre Sarkozy ont disparu de la circulation : le blog rattaché à son site a été fermé ! Il valait mieux…

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J’ai conservé quelques morceaux choisis dont je vous fait grâce, y compris sur les « manipulations » des sondages. Je ne retiens q’une citation :    « La France est une République, pas une démocratie. Tous les pouvoirs sont concentrés. Le système de la Ve République était valable tant que le président de la République restait responsable devant le peuple. Désormais, il n’est responsable ni civilement, ni pénalement, ni politiquement ».

C’est dans ce système si condamné qu’il entre se vautrer. Mais il le dit lui-même :« Il n’y a rien de plus beau que la politique. Elle peut changer le monde. Ce n’est pas un métier, c’est une aventure. »  Où l’idéal politique engendre rarement  une politique idéale. Surtout quand l’idéal est sacrifié à l’opportunisme politique. Mais inutile de tirer quelque morale d’une histoire amorale... A la défense, Sarkozy veut peut-être le piéger. Cà, ce serait ...moral! 

 

 Daniel RIOT

NB : « C’est toujours la personne trahie qui définit le traître, qui le désigne à sa vindicte, qui le voue à l’indignité. On peut respecter un adversaire, on ne respecte pas un traître. On oublie ses propres trahisons. Car on ne passe pas d’un camp à l’autre pour faire mal. On rompt le pacte sous l’empire d’une passion, d’une violence, d’une logique qui échappe à la personne trahie. » Claude Sales, "La Trahison "

10/05/2007

¨Pour le Mouvement démocrate indépendant et rénovateur

Un appel de personnalités de la société civile de Strasbourg

« Le verdict des urnes est sans appel. Félicitations et encouragements au nouveau Président. Sa légitimité est incontestable et, avec respect et esprit de responsabilité, nous souhaitons qu’il puisse réussir pour la France au-delà des impasses dans lesquelles les fausses alternances l’ont placée.

Mais la démocratie ne se réduit pas à une seule élection. La démocratie est un jardin exigeant et chatoyant nécessitant une attention permanente. C’est l’engagement citoyen qui est le ferment du « Vivre ensemble ».

En même temps, nous nous devons de rester lucides. Les constats sont évidents :

- La forte participation électorale est une marque d’intérêt des citoyens pour la démocratie que l’on se doit de faire vivre et améliorer en permanence, à tous les niveaux.

- La finale « bipolaire » des Présidentielles qui a opposé une droite « décomplexée » à une gauche bien « floue » ne signifie pas que les français ont voulu pérenniser un système qui coupe la France en deux camps voire en deux clans. Les chocs idéologiques hérités des siècles passés n’ont plus de fondements rationnels et raisonnables.

- Les volontés de « rassemblement » ou de « ralliement » affichées par les uns et les autres sont plus des choix tactiques que de conviction.

- L’attrait pour les idées défendues par François Bayrou est porteur de sens et d’espoir, pour une France nouvelle et une pensée politique nouvelle.

Nous sommes au début d’une ère de restructuration et de clarification sur l'ensemble de l’échiquier politique et nous nous y inscrivons dans la fidélité aux idées de François BAYROU.

Les signataires de ce texte, par conviction, soutiennent l’initiative de François Bayrou de créer un « Mouvement démocrate » central  ouvert et équilibré. Souhaitées par les Français, la « social-économie » et la « démocratie sociale », au cœur du projet porté par François Bayrou,  sont les deux piliers du renouvellement d’une pensée politique adaptée aux impératifs d’aujourd’hui et aux défis de demain.

Il s’agit de remettre l’Ho mm e au cœur de toute action. Pour concilier compétitivité et solidarité et retisser ainsi un tissu social déchiré. Pour qu’une France redevenue fière d’elle-même, sans arrogance, soit désormais le moteur d’une véritable Europe politique.

Voilà pourquoi nous nous engageons, courageusement et honnêtement.

Le meilleur moyen de continuer la « révolution tranquille et sereine » initiée par François Bayrou, est de rejoindre sans délai le « Mouvement démocrate », au carrefour des héritages authentiquement libéraux, radicaux, gaullistes sociaux, chrétiens-démocrates, sociaux-démocrates, écologistes donc humanistes et personnalistes. C’est ce que nous ferons ensemble, maintenant en Alsace et à Strasbourg où, à travers les grandes figures du centrisme du siècle passé, la tolérance et le respect de la diversité ont toujours prévalu. »

Jacek ARABSKI, ingénieur de recherche - Denis AYYILDIZ, Traducteur – Consultant - Gérald BROTHIER - Roseline BAFFET, Maître de conférences en littérature comparée et francophone - Jean CANTIN - Tania CHEMIN - Chantal CUTAJAR , Maître de Conférences - René ECKHARDT Président de l'Euro Régio Club - Frédéric FALK , étudiant - Jérôme FEDELICH - Guillaume FEISS , étudiant - Marie -Line FILY - Alain GROSRENAUD , administrateur, juriste - Eric HAEFFELE - Patrick HAMMERER, Inspecteur Cie d’assurances - Antoine KARCELES - Maître André KORNMANN, avocat - Thomas LAROCHE - Jacques LEDIG - Maître Claude LIENHARD , avocat, Professeur des Universités - Lobna LIVERNEAUX - Professeur Philippe LIVERNEAUX, Chirurgien - Caroll de MAISTRE-RIOT, psychanalyste - Houria MEBARKI - Laurent PFAADT, fonctionnaire européen - Marie PINATELLE, éditrice - Daniel RIOT, journaliste - David ROMIEUX, Metteur en scène - Claude SANDRIN, co mm erçant - Anne SCHNEIDER, Professeur agrégé de Lettres - Nicolas SMEETS , chef d’entreprise – Antoine SPOHR - Bornia TARALL - Ernest WINSTEIN .

 Contact Marie Pinatelle :  marie.pinatelle@free.fr

Adhérez au « Mouvement Démocrate » : http://soutien.bayrou.fr/index2.php

En savoir plus : http://strasbourgjardindelademocratie.blogspirit.com/

08/05/2007

Le Mouvement démocrate : Le pari risqué mais courageux et pertinent de François Bayrou…

Qui rêve de « traversée du désert » pour le leader du   "Centre central" ?
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Pas de surprise : mes éminents confrères, fins analystes politiques nourris aux « sources sûres » du pouvoir, se sont donnés le mot qui fleurit partout ou presque… « Pour Bayrou, c’est la traversée du désert »…

On pense beaucoup par clichés dans cette profession. Il est vrai que les premiers à utiliser la formule (et à ironiser sur les « Bédouins » du Béarnais) sont les mêmes qui ne voulaient pas croire à l’ascension de Bayrou dans les sondages, qui ont dénigré son projet sans l’avoir lu et qui ont été et restent les preux chevaliers de la défense d’une bipolarisation, « clef de voûte de la démocratie ».

Ils restent de bons apôtres du système parce qu’ils en vivent : c’est si facile de raisonner en noir ou blanc, en bleu et rose. Le camp contre camp, c’est le simplisme. Bayrou en brouillant les cartes rend plus complexes leurs analyses. Le simplisme est l’une des paresses à la mode dans des médias où, trop souvent,  l’on réfléchit comme des miroirs et raisonne comme des tambours. Porte-voix de la « pensée unique », ils sont toujours, même quand la « pensée unique » change… de nature.

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Pas de surprise : ils courent ou ils rampent les notables de l’udf… Gilles de Robien a retrouvé ses bons accents du curé de campagne qui adore la foi du charbonnier et sait faire des efforts pour moins  serrer les poings et tendre  la main...

« Venez, venez, brebis égarées… Il vous sera beaucoup pardonné. Un mea culpa et votre bayrouisme sera lavé. Chez nous, dans la maison de l’Elu, vous resterez libres et indépendants, comme il est juste et digne. Vous ne vous engagez qu’à très peu de chose : investir et toujours voter la confiance aux gouvernements des cinq prochaines années, approuver tous les budgets de l’Etat et de la sécurité sociale dans les cinq prochaines années, votez les lois qu’implique le projet présidentiel,   ne pas commettre de rime de lèse-majesté envers l’Elu. Pour le reste, vous pourrez dire et faire ce que vous estimerez bon et juste. La majorité présidentielle sera plurielle » (sur l’accessoire). De plus, c'est si bon de sièger aux cotés de Charasse, de Tapie et de quelque autres...

medium_vague_bleue.jpgLa vague bleue annoncée...

« En échange, l’UMP ne vous opposera aucun concurrent et votre réélection sera assurée grâce à la force de la vague bleue qui s’annonce. Vos qualités ne seront évidemment pas oubliées dans la distribution  des postes de secrétaires d’Etat qui sera décidée après les Législatives. Et, cela va de soi, vos besoins locaux et régionaux seront considérés en priorité. » Il ne s’agit pas là de promesses, mais d’engagements. D’ailleurs, mais chaque chose en son temps, il n’est pas exclu que la pôle centriste de l’UMP devienne un parti autonome. « L’UDF, ce n’est plus Bayrou… Le pauvre ! Tant de qualités gâchées chez cet homme qui aurait pu faire une si belle carrière … » L'avenir n'est écrit nulle part.

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 Pas de surprise : derrière les sourires de circonstances  et les compliments obligés, les hiérarques du PS font de Bayrou et de son mouvement démocrate l’ennemi à abattre. Aux Législatives. Et après… Pour cause : son mouvement est capable d’attirer des socialistes modérés et sociaux-démocrates, des écologistes, des jeunes  et des républicains réformateurs de gauche que le Parti n’a pas les moyens de garder en son sein ou dans sa sphère. « L’opposition ferme et solide, c’est nous ! Nous seuls ! »

Pas de surprise : Nicolas Sarkozy tient à ce que Mme Royal soit personnellement « l’Opposition de sa Majesté. » Il est des signes et des confidences qui ne trompent pas…  Elle fait tout de même meilleure figure que n’importe lequel des éléphants, non ? D’ailleurs, elle a été « finaliste » et « l’Elu la respecte et a même fait applaudir son nom. La majorité présidentielle respectera  une opposition claire et nette, non une opposition à géométrie variable, du type Bayrou.

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Les bénis oui-oui sont plus à l’aise avec des bénis non-non qu’avec des gens qui jugeront sur pièces, avec intelligence, en mariant esprit  contestataire et  esprit constructif. Le Béarnais serait, dit-on dans les milieux proches de l’Elu, « le seul homme politique » que Sarkozy « déteste » et dont il a tu le nom sur Canal+. Il ne manquerait plus que Bayrou réussisse à incarner davantage une opposition démocratique plus crédible que Mme Royal !  

Il est une chose que Sarkozy ne pardonnera jamais à Bayrou : que des sondages aient pu le donner gagnant face à lui dans un deuxième tour. Les hypothèses invérifiables sont parfois les plus vexantes… La grand Histoire est souvent faite (en partie) de petites histoires…

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C’est dans ce contexte que le Béarnais courageux lance jeudi le Mouvement démocrate. Un triple pari : rassembler des gens du peuple dans ce qui était un parti de notables, démontrer que son « désert » n’aura rien de… désertique, conserver une partie de son capital « confiance » du premier tour dans l’épreuve des Législatives. Plus que jamais, il mérite estime, admiration et soutien, François Bayrou !

Que les beaux esprits ne l’accusent pas de penser à 2012, comme je l’ai déjà entendu : il n’est pas le seul. Sarkozy y pense déjà, lui qui adore voir et préparer « un coup d’avance ».Et Ségolène ne s’en cache pas…

Que les journalistes qui ne volent qu’au secours de la victoire ou ne s’intéressent qu’aux querelles de famille des vaincus ne se trompent pas une fois de plus :ils doivent se souvenir, eux qui travaillent beaucoup à partir des sondages, que 65% des Français jugent que Bayrou doit jouer un grand rôle dans le vie politique française ces prochaines années  (c’est un score meilleur que ceux de Royal et de … Sarkozy) et que 75% des mêmes Français aspirent à un système politique rénové et à des pratiques politiques différentes.

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Les brillants chroniqueurs qui ont ironisé sur le refus de Bayrou de rendre public son vote au deuxième tour n’oublient pas que c’est par ce type de gestes ( signe d’une confiance dans le libre choix, « en conscience », des citoyens) qu’on pourra ré-enchanter une politique qui reste en crise. Dans une France qui demeure en rade. Prisonnière d’institutions qui en font la démocratie la moins parlementaire d’Europe et de pratiques qui risquent de la transformer en oligarchie, en méritocratie et en médiacratie…téléguidée. 

Des gestes de type, il en faudra d’autres. Suivons le sillon Bayrou. Les "guides du désert" vont tomber le nez dans les dunes : ils ont déjà la vue ensablée des courtisans…Que  la mobilisation citoyenne, des jeunes et de tous ceux qui veulent vraiment que la démocratie française change, autour de ce qui este une "revoluion sereine, tranquille et responsable".

Daniel RIOT

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06/05/2007

LEGISLATIVES: La vague bleue déjà annoncée dans les sondages...

Le premier sondage Ifop réalisé pour les législatives de juin prochain donne une avance à l'UMP. L'UDF est à 13%, le FN à 7%.L'UMP obtiendrait 34% des voix au premier tour des élections législatives le 10 juin prochain, le PS 29%, l'UDF 12%, et le Front national 7%, selon un sondage Ifop pour Profession politique réalisé les 3 et 4 mai et rendu public dimanche.
Le Parti communiste recueillerait 4%, l'extrême-gauche 4%, les Verts 5%, Chasse Pêche Nature Traditions 1%, le MPF 2% et les sans étiquette 2%.
Sur cette base, il y aurait très peu de triangulaires au second tour le 17 juin, jugeait samedi un expert électoral.
Selon Jean-Luc Parodi, conseiller pour les études politiques de l'IFOP, la chambre des députés issue des scrutins des 10 et 17 juin pourrait, toujours sur cette base, être l'une des chambres les plus à droite de l'histoire de la cinquième République.
La chambre la plus à droite avait été élue en mars 1993. Au soir du second tour, RPR, UDF et divers-droite avaient obtenu 485 sièges. Le RPR (247 sièges) devançait l'UDF (213) de 34 sièges. Le PS (54) avec le MRG (6) avait tout juste atteint la barre des 60 députés nécessaire pour saisir le Conseil constitutionnel.


Sondage réalisé par téléphone auprès d'un échantillon de 883 personnes âgées de plus de 18 ans représentatif de la population française et inscrites sur les listes électorales, issu d'un échantillon de 961 personnes (méthode des quotas). Notice détaillée disponible à la commission des sondages.

04/05/2007

Les droitistes du milieu, la droite « décomplexée » et le VRAI Centre

Que des centristes votent Sarkozy en ce deuxième tour, je le comprends. Choisir, c’est éliminer. Ils veulent éliminer Royal. C’est leur droit. Ils ne manquent pas d'arguments solides, même... Mais qu’ils prétendent retrouver leurs idéaux, les valeurs, leurs engagements en faveur d’une Europe unie, en et chez Sarkozy  m'étonne. Et me révolte même.

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De deux choses l’une.

>>> Soit je n’ai rien compris aux idéaux de la démocratie chrétienne, du christianisme social, du personnalisme fondateur (chrétien ou non), de l’esprit de résistance, du culte de la liberté, de la volonté d’un « Vivre ensemble harmonieux » et d’une République capable de concilier Nation et Société, progrès collectif et épanouissement individuel. Dans ce cas ma naïveté est impardonnable!

>>> Soit le goût de la soupe, le sens de la carrière, le suivisme du plus fort, les attraits du "camp du vainqueur" valent plus que les valeurs proclamées, les principes  chantés, les idéaux fêtés. Le Centre est d'abord un Ventre...

(L'UMP:"On aura tout piqué à Bayrou, même les chevaux")medium_sarko_cheval.jpg

L'énoncé de cette dernière hypothèse (qui renforce les énormes mérites de Bayrou) n’est pas  dicté, chez moi,  par un « anti sarkozysme primaire ». L'homme mérite le "respect" , selon sa propre expression transformée en refrain, en tic, en munition.

Je ne juge Sarkozy que sur ce qu’il a dit et fait, non sur ce que racontent les animateurs du TSS.

Je ne le juge pas même sur ce que l’on peut imaginer chez un "Chef"  qui ose faire de « tout est possible » son slogan de campagne et a l'inconscience de  faire précéder la signature de sa profession de foi par un « je ne vous mentirai pas »… Ce qui suffirait, pour moi,  sinon à l’éliminer, du moins à ne pas voter pour lui. Nul besoin d'avoir longuement étudié la psychanalyse pour en tirer une conclusion non hâtive... 

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Dans ce contexte : un espoir. Que le Centre central qu'incarne Bayrou soit lavé (sans kârcher) des impostures des notables ou apprentis notables droitistes qui se réclament du centre… sans voir que la droite de Sarko est effectivement en rupture avec les droites précédemment au pouvoir.

Cette rupture se comprend d'ailleurs: le droite à la Chirac a si mal gouvernée la France ! Sarko va sans doute gagner parce qu’il a réussi à faire ce que Hollande a manqué : vertèbrer son parti…

Le seul problème, c'est qu'il le fait en rompant aussi avec ce qui restait de gaulliste en Chiraquie et la saine détestation de Chirac pour les idées extrêmistes, ces idées si bien digérées par l'UMP de Sarkozy, en dépit de quelques professions de foi rassurantes...qui n'engagent que ceux qui les entendent.

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Que ceux qui se reconnaissent si bien dans les valeurs de Sarkozy rejoignent l’UMP! Sans fard. Avec logique. Pour une  droite « décomplexée », oui: ce sera plus clair!  Mais en quoi cette droite a-t-elle besoin de ces "prisonniers volontaires" de la droite très complexée, avec  les faux-nez et les masques de girouettes qui  ne sont sensibles qu’aux vents de droite ou se posent en héritiers  d’ un milieu qu’on appelait le  « Marais ». Ce centrisme-là s'est auto-empoisonné et auto-déconsidéré.

A coté de cette droite fière de l'être, il faut  un vrai Centre, lui aussi décomplexé, fier de lui et de ses convictions,  vraiment  central, non hémiplégique ! C'est ce qui fait de Bayrou un homme à abattre pour Sarko-le-triomphant.

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"Je vois ma famille politique ressuciter", avait lancé Pierre Pflimlin en voyant Bayrou "désobéir" aux ordres que lui donnaient les maîtres du pouvoir UMP pour les élections européennes. "L'union (avec les gaullistes) est d'abord un combat", aimait-il répéter. Un combat pour que les valeurs du centre authentique ne soient pas écrasée: un combat qui lui a fait sacrifier une partie de sa carrière ministérielle.

Il ne voulait pas se laisser piétiner par "un grand homme". Quelques uns de ceux -et de celles) qui se prétendent ses héritiers s'agenouillent devant un homme dont la hauteur reste à définir. (Je ne parle évidemment pas de sa taille: précision destinée exclusivement à ceux qui ne manqueront pas de mettre leur culot, plus grand que jamais, au service d'un mauvais procès. Je sais faire la différence entre la hauteur et l'altitude!))

Ou alors, les dits « sangs tristes » (selon la formule de Pasqua) adorent vraiment se complaire, vautrés dans des strapontins, dans leur rôle de «(faux) témoins de (fausse) moralité » d’une droite qui fait passer ses engagements partisans et la défense d’intérêts plus particuliers que généraux avant tout. Et qui s'inspire d'une idéologie néo-conservatrice bien peu française.

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Quel que soit les résultats de ce dimanche (qui apparemment laissent peu de place au suspense), l’heure de la recomposition politique va sonner. Elle exige des clarifications. A doite, à gauche et au Centre. C’est là affaire de morale. De moralité civique. De propreté intellectuelle. D'honnêteté politique.

Daniel RIOT

 

01/05/2007

Le grand malaise à l'UDF: un fossé entre les notables et les électeurs...

 

Les députés UDF votent en majorité Sarkozy, les électeurs de Bayrou plutôt Royal

Le président de l'UDF Francois Bayrou (g) et le chef de file des députés UDF Hervé Morin à l'Assemblée nationale le 21 juin 2006 à Paris
© AFP/Archives
A J-6, la majorité des députés UDF ont décidé de voter pour Nicolas Sarkozy le 6 mai, alors que les 6,8 millions d'électeurs de François Bayrou, objet de toutes les convoitises, semblent se reporter davantage vers Ségolène Royal.
 
Le candidat UMP et sa rivale socialiste multiplient les signaux en direction des élus, mais aussi des électeurs centristes.
 
François Bayrou, troisième au premier tour avec 18,57% des voix et qui veut créer un nouveau "parti démocrate", n'a pas donné de consigne de vote. Il a toutefois laissé entendre qu'il ne voterait pas pour le candidat UMP.
 
Il pourrait révéler son choix personnel, entre un vote gardé secret, un vote blanc ou Royal, ou l'abstention, après le débat du 2 mai entre les deux finalistes. Les deux tiers des députés centristes ont en revanche déjà annoncé qu'ils voteraient Sarkozy.
 
D'après les dernières enquêtes, réalisées pour l'essentiel avant le débat inédit samedi entre la candidate PS et le leader centriste, ses électeurs pencheraient davantage vers Ségolène Royal. Mais une forte proportion d'indécis subsiste.
 
Parmi les électeurs sûrs de leur choix, 31% ont l'intention de voter Royal contre 23% pour M. Sarkozy, 7% s'abstenant, selon une étude TNS Sofres pour RTL et Le Monde. Mais plus d'un tiers hésitent encore, et "de leur décision dépend l'élection", souligne cet institut.
 
Pour Ipsos, 40% (+5%) des électeurs de M. Bayrou se tourneraient vers Mme Royal, 30% (+1%) vers Nicolas Sarkozy, 30% (-6) s'abstenant ou ne se prononçant pas.
 
Les reports sont "beaucoup plus favorables à Ségolène Royal qu'au soir du premier tour", souligne Jean-François Doridot (Ipsos), même s'ils ne sont pas suffisants pour renverser le rapport de forces entre M. Sarkozy et Mme Royal.
 
Ifop donne également un report plus fort de voix centristes sur Mme Royal (57%, +4%) que sur M. Sarkozy (43%, -4%). Pour LH2, la proportion est de 55% pour la candidate PS et 45% pour le candidat UMP. Ces instituts n'ont pas donné le nombre d'indécis parmi les électeurs Bayrou du premier tour.
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Selon TNS Sofres, "les électeurs de François Bayrou se sentent plus proches des positions de Nicolas Sarkozy sur la sécurité, l'immigration, la politique économique, l'emploi, la politique étrangère", et de Mme Royal "sur le pouvoir d'achat, l'éducation, le logement, l'assurance-maladie et l'environnement".
 
Surtout, l'enquête montre que 65% d'entre eux voteront au second tour par rejet de l'autre candidat, 30% seulement par vote d'adhésion.
 
51% considèrent plus naturelle une alliance avec Mme Royal, et 33% seulement avec M. Sarkozy.
 
Mais 21 députés UDF sur 29 ont annoncé qu'ils voteraient Sarkozy, dont leur chef de file Hervé Morin (Eure) et, dernier en date, Francis Vercamer (Nord).
 
Nombre d'entre eux savent qu'ils auront besoin des voix UMP pour être réélus aux législatives de juin.
 
Un seul (Gilles Artigues, Loire) a dit qu'il voterait blanc.
 
Parmi les sept restants (dont M. Bayrou), figurent des proches du député des Pyrénées-Atlantiques, comme Jean-Christophe Lagarde (Seine-Saint-Denis) ou Anne-Marie Comparini (Rhône).
 
L'un de ses fidèles, Jean Lassalle (Pyrénées-Atlantiques), gardera son vote secret. "Ces semaines nous sortent de nos certitudes, de notre confort et ne sont pas faciles à gérer", a-t-il dit à l'AFP. "On risque de tout perdre, mais la politique c'est de l'idéal, pas un plan de carrière".
 
Gérard Vignoble (Nord) "ne votera pas Nicolas Sarkozy" et prendra sa décision en concertation avec M. Bayrou, car "le travail en pack est 100 fois meilleur qu'individuel".

30/04/2007

Lettre à mes amis socialistes qui ont cru « voter utile »

Que n’aie-je entendu avant le premier tour ? En faisant campagne (active) pour Bayrou, je « tombais » à droite (comme si la gauche d’aujourd’hui était « en haut », comme si le refus d’une bipolarisation du système était conservateur et comme si, surtout les valeurs, les idées et le projet de Bayrou était « réactionnaires »). En ne votant pas Royal, je votais « inutile » ou « dangereux », puisqu’elle seule « est capable de battre Sarkozy ».

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Le catéchisme anti-Bayrou des réactionnaires de « gauche » a disparu du site officiel du PS. Merci. De méprisé, Bayrou est devenu un homme qui a du « cran », qui a des propositions dignes d’enrichir le « Pacte » de Royal (il est bien tard !) et qui pourrait même  à Matignon marquer la volonté de « vraie rénovation » de Ségolène dans ses habits de Présidente… Passons !

Vos réflexes partisans comme ceux d’un De Robien, à droite, n’ont fait que me conforter dans mes choix : les faux clivages droite-gauche, l’alliance objective des deux citadelles qui dirigent (mal) ce pays depuis trop longtemps, les convergences d’intérêts entre les réactionnaires de droite et les conservateurs de gauche doivent voler en éclats…

J’ai adoré Royal reprendre à son compte nombre de phrases de Bayrou. Experte en « copier-coller », la Dame ! Et je m’amuse beaucoup  quand j’entends de « bons » socialistes et…bien des sondages dire que Bayrou peut-être, indirectement,  le « vrai rénovateur » du PS, l’homme par qui la gauche française peut cesser d’être la plus ringarde d’Europe, le maître d’œuvre de l’émergence d’une social-démocratie à la française jusqu’ici étouffée par les dogmatismes, les sectarismes et les utopies…passéistes  d’une gauche bien maladroite ! Ce n’est pas parce qu’on a été privé d’un grand plaisir qu’on doit ne pas goûté les petits…

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Je l’ai dit, écrit et je m’en expliquerai encore : au deuxième tour, je voterai Royal , surtout par rejet d’une droite devenue extrême dont le chef se nourrit au lait du néo-conservatisme anglo-saxon, au jus d’un manichéisme redoutable et au pain d’un hyperlibéralisme autoritariste qui prône, derrière des formules généreuses, une société de barbelés et de ghettos, une république peu digne de sa devise et une démocratie  des murs, des tranchées et des barbelés. Avec un sens du pluralisme qui se réduit à un : « tous ceux qui partagent mes idées sont avec moi ». Et avec des pratiques politiques tant moquées dans les républiques dites bananières…

Mais cela n’enlève à rien à tout ce que j’ai pu écrire sur et contre votre « Ségostar » qui malgré ses « je suis libre, je ne me refuse rien » reste prisonnière (comme Hollande, spécialiste habile de synthèses artificielles) d’un PS incapable d’avoir su analyser les raisons de ses insuccès et de ses échecs (pas seulement électoraux)

Si je vous invitais, chers amis, à voter « utile «  en votant Bayrou, c’était pour trois raisons

1)     La qualité des diagnostics  du Béarnais sur les crises françaises et ses propositions pour entreprendre les réformes qui s’imposent. Cela vaut toujours.

2)     La force potentielle qu’offrent les concepts de social-économie et de démocratie sociale définis par Bayrou. C'est plus vrai que jamais. 

3)     Le fait (sociologique et arithmétique) que, dans le contexte actuel (qui met la « gauche » à son niveau le plus bas depuis Mitterand), le vote  Bayrou était le seul « vote utile » face aux périls que font peser Sarkozy et « l’Etat UMP » annoncé. On ne refait pas l'Histoire.

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Certains d’entre vous m’ont suivi. Ou ont fait des analyses semblables aux miennes.  D’autres y était prêts, mais au dernier moment ils se font fait piéger par les « sondages-intox » des derniers jours gonflant les scores de Le Pen …Ou par un de ces réflexes qui parfois font sacrifier une bonne cause sur l’autel d’un mauvais parti !

Mais l’heure n’est pas aux regrets. Une défaite de Sarkozy, « homme du passé et du passif », comme dit si bien Royal, reste « jouable » (grâce à une partie des électeurs de Bayrou).

Un rappel tout de même :  c’est au premier tour, que Sarkozy (donné gagnant par plus de 200 sondages) a constitué son magot de voix. Et ce n’est pas en s’attardant sur le bilan du « candidat sortant » lors du débat du 2 mai que Ségolène pourra le faire fondre, ce magot. C’est pendant la campagne du premier tour qu’il fallait le faire, ce bilan !

Comme c’est avant le premier   tour qu’il fallait reconnaître et proclamer les qualités de Strauss-Kahn et s’inspirer du projet de Bayrou au lieu d’insulter Rocard et Kouchner et de dénigrer (sur le ton haineux des sarko-centristes et de la droite devenue extrême) les efforts authentiquement « révolutionnaires » du « central » Bayrou.

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Ce doit être dur de militer pour un parti dit « progressiste » qui joue depuis des années les arrière plus que les avant-gardes… Avoir raison trop tôt est une maladresse. Avoir raison trop tard est une faute !

A Bayrou, vous lui reprochiez surtout d’être venu de la « droite » (ce qu’il reconnaît   et    assume). Comme si       Mitterrand avait eu la « gauche » dans ses gênes (pour reprendre une image sarkozienne). Comme si la « fille du colonel » déguisée en Madone du socialisme ne venait pas (et n’était pas restée un peu) de « droite ». Comme si l’intelligence n’était pas d’abord la faculté de se remettre en cause.

Dimanche, je voterai Ségolène Royal en ayant une pensée émue pour vous, car je sais que vous n’êtes pas dépourvu du sens citoyen des responsabilités : si Sarko gagne, il pourra vous dire « merci ». Sarkopoléon-le-Petit n’avait qu’une angoisse : être opposé à Bayrou au deuxième tour. Là, il n’aurait pas menti en se posant en    challenger… C’est vous qui en avez décidez autrement.  

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Mais pas de pessimisme : c’est encore « jouable ». C’est pourquoi je vous adresse (pour votre mémoire, demain) cette mise au point avant le verdict des urnes… En espérant qu'aux législatives, vous saurez reconnaître les candidats vraiment "progressistes", même et surtout s'ils représentent la "gauche" archaïque. Ce sera là l'occasion de limiter la "casse démocratique" annoncée... mais chaque chose en son temps!

Cordialement.

Daniel RIOT

29/04/2007

fragment de pensée

 «Aujourd’hui, il y a trois pôles politiques en France.  C’est la fin des béni oui oui, ou des béni non non. Les Français ont le droit d’être engagés sans pour autant que ça vire à la guerre civile.»

François BAYROU