15/12/2008
A LA UNE de RELATIO-EUROPE
| UNE PRESIDENCE REUSSIE | ![]() | ![]() | ![]() |
| Dimanche, 14 Décembre 2008 18:13 | |
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La France a beaucoup investi dans sa 12ème présidence du Conseil de l'Union européenne. Elle l'a préparée avec soin et a mené à bien la réalisation du programme qu'elle s'était fixé. Mais c'est sa gestion des crises internationales qui a été le plus saluée. Elle a révélé une pratique nouvelle des institutions européennes et une vision de l'Europe dans le monde qu'elle a tentée de faire partager. Lire la suite Ajouter un commentaire (0) |
| CLAIRE GIRAULT: PASSIONS, RAISON, VOLONTE | ![]() | ![]() | ![]() |
| Dimanche, 14 Décembre 2008 18:06 | |
![]() L'eurodéputée Claire Gibault à la baguette : Un grand concert à Strasbourg pour marquer la fin de la Présidence française. Sur invitation au palais des Congrès et de la musique de Strasbourg et en direct ce mardi à 20 heures sur la chaîne Mezzo avec retransmission dans 39 pays, ainsi que sur France Inter et plusieurs radios européennes : l'eurodéputée Claire Gibault retrouve sa baguette de Chef d'orchestre pour diriger un événement musical en clôture de la Présidence française de l'Union européenne. Afin de célébrer l'Europe dans toute sa richesse et sa diversité, Claire Gibault a souhaité rassembler pour un concert Berlioz la Philharmonie slovaque, entourée de 200 enfants choristes venus de plusieurs pays de l'Union (Allemagne, Belgique, Espagne, Estonie, France, Grande-Bretagne, Italie, Pologne), de la cantatrice italienne Anna Caterina Antonacci et de l'altiste français Arnaud Thorette. CLAIRE GIBAULT, ou une femme de combats intelligents Elle pétille d'intelligence et d'esprit. Elle a du charme Elle a surtout des convictions qu'elle défend avec volonté (et non simple volontarisme), avec force, avec énergie. Avec un art de marier passion et raison. Une femme de combats, Claire ! |
| NON, il n'y a pas un "problème allemand" en Europe: Il y a un problème Sarkozy face à l'Allemagne... | ![]() | ![]() | ![]() |
| Dimanche, 14 Décembre 2008 00:30 | |
Par Daniel RIOTNon: Il n'y a pas de « problème allemand », pour reprendre une expression de Jean-Marie Colombani qui reflète bien les commentaires dominants chez la plupart des "penseurs" de Paris, capitale du nombrilisme hexagonal. Il y a un « problème français » face à l'Allemagne. ou plutôt un problème Sarkozy face à l'Allemagne. Nuance. Et cela devient un gros problème européen dont Sarkozy doit assumer la responsabilité et ...la solution. Il n'y a pas de problème allemand. Et les soupçons faciles et hérités de vieux réflexes franchouillards sur la tentation d'un « sonderweg », d'un « chemin particulier », plus national qu'européen, sont ridicules : Angela Merkel vient de l'affirmer avec force à notre ami Jean Quatremer : « Nous défendons aussi bien les intérêts européens que les intérêts allemands »(...) « Nous avons fait simplement valoir qu'il fallait une approche spécifique pour chaque pays » afin de faire face à la crise économique, « mais notre attitude reste européenne. L'Union fait notre force» |
| LA CRISE et la RELANCE, par Christian ANTONELLI | ![]() | ![]() | ![]() |
| Dimanche, 14 Décembre 2008 02:33 | |
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| Les 60 ans des droits de l'homme vus de Moscou | ![]() | ![]() | ![]() |
| Dimanche, 14 Décembre 2008 15:43 | |
Voici une analyse qui tranche avec les discours faits à Paris et ailleurs durant cette semaine. Relatio-Europe publie cet "tribune" par souci d'information. En document révélateur de bien des problèmes de lecture et d'interprétation de la Déclaration universelle (que l'URSS voilà soixante ans n'avait pas approuvée). Un rappel: l'appartenance de la Russie au Conseil de l'Europe repose sur une adhésion aux Droits de l'Homme. Un constat; la tribune reprise ici ne fait aucune allusion aux atteintes aux droits de l'Homme sous le règne du communisme impérial d'etat de l'URSS. L'auteur cite Hitler, pas Staline...Il était une fois l'époque des grandes illusions, lorsque l'on rêvait d'un monde équitable et définitivement libéré des guerres. L'Organisation des Nations unies faisait ses premiers pas. Et le 10 décembre 1948, par la résolution 217 A de l'Assemblée générale, elle adoptait la Déclaration universelle des droits de l'homme. En 1950, l'ONU instaura une nouvelle fête, à savoir la Journée des droits de l'homme, célébrée le jour de l'adoption de la Déclaration. Les XXe et XXIe siècles n'ont pas particulièrement respecté la Déclaration universelle, se rapprochant plus du Moyen Age, époque où les gouvernants de différents pays faisaient un mauvais usage des normes religieuses sacrées. A en juger par le nombre de personnes tuées, réduites en esclavage, privées du droit de parler leur langue maternelle et ainsi de suite, l'époque contemporaine se révèle être encore pire. |
| France: 80% des députés se foutent de l'Europe | ![]() | ![]() | ![]() |
| Samedi, 13 Décembre 2008 22:38 | |
(Sélection RELATIO SUR RTL)Par Jean-Michel Aphatie C'était, mercredi, à 15 heures. Les images sont visibles sur France 3. Tout le monde s'en fout, je le sais, et je sais pourquoi. Parce qu'écrire, dire, s'étonner ou s'indigner, n'aura de toutes les façons aucun effet. Et puis aussi parce qu'il y a des choses plus importantes, dans le monde et en France aujourd'hui. Mais tant pis, il faut le dire, l'écrire et le crier. Alors j'y vais. Les députés français se plaignent de n'être pas assez considérés. Ils veulent, puisqu'ils représentent le peuple, être associés, consultés, questionnés, sondés, écoutés. Ils réclament donc, régulièrement et avec des accents convaincants, des débats sur tout et sur rien, ils ont des avis, des idées et puis, que voulez-vous, ils représentent le peuple, ce n'est pas rien. |
| Bruno Le Maire, une autre "ouverture" et un discours en allemand.... | ![]() | ![]() | ![]() |
| Samedi, 13 Décembre 2008 16:22 | |
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Passation de pouvoirs au Quai d'Orsay, rayon "affaires européennes". Bonne humeur: Kouchner sait y faire, comme il sait afficher de vraies et de fausses colères. Ceux qui le connaissent le savent bien, rame Yade la première...Et bruno Le Maire n'est pas qu'énarque:il est homme de lettres. En politique, c'est un "plus".En diplomatie aussi...Sa pratique de l'allemand, sa culture germanique et ses relations d'Outre-Rhin peuvent aussi être un "plus" dans le contexte actuel...Roland Ries n'a pas manqué de le souligner dans son message de félicitations |
| STRASBOURG ; La « Dernière séance » d' Euro Sarko | ![]() | ![]() | ![]() |
| Samedi, 13 Décembre 2008 01:06 | |
![]() Par Daniel RIOT A Bruxelles, les apparences ont été sauvées. Par des compromis obtenus à l'arraché sur le Plan de relance, sur le changement climatique, sur la non-ratification du traité de Lisbonne... Autosatisfaction du Président en exercice du Conseil de l'Union européenne ! Et réactions peu enthousiastes de tous ceux qui suivent de près l'actualité communautaire. Pour Sarkozy, ce mardi, c'est la « dernière séance » devant la parlement européen. L'heure du bilan d'une présidence de crise, incontestablement « active et réactive », comme dit Jean-Pierre Jouyet, riche en initiatives et en réussites partielles mais dont l'influence dans la durée est encore difficile à évaluer |
00:22 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : strasbourg, europe, allemagne, sarkozy, france, musique, culture
12/12/2008
Plus de vingt associations créent le Collectif « Strasbourg-Europe. »
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| Jeudi, 11 Décembre 2008 22:37 | |
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« STRASBOURG-EUROPE » C'est sous ce nom que s'est crée le 10 décembre un Collectif d'associations locales, régionales et transfrontalières qui mettent le renforcement de la dimension européenne au cœur de leurs actions et qui oeuvrent en faveur d'un développement de l'idée européenne. |
03:53 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : strasbourg, europe, allemagne, france, association, société
L'EURODISTRICT STRASBOURG-ORTENAU se dote d'un statut juridique européen
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| Vendredi, 12 Décembre 2008 00:33 | |
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EURODISTRICT : Une réalisation qui aurait pu et du prendre coprs et esprit depuis longtemps sur le bords du Rhin, où ni Strasbourg et sa région ni Kehl et l'Ortenau n'ont intérêt à vivre à 180 degrés...Cette réalisation s'impose . par réalisme économique. Dans l'intérêts des citoyens de part et d'autre du Rhin.Et pour des raisons symboliques et pragmatiques :l'Europe par les territoire passe par les eurométropoles et les eurorégions .Surtout depuis que des Conventions du Conseil de l'Europe, des règlements de l'Union européenne et des accords franco-allemands offrent des cadres d'actions qui, sans gommer les frontières des Etats, permettent aux « frontaliers » de pratiquer de vraies politiques de voisinage. Un EURODISTRICT REUSSI ne se décrète pas, mais se fonde sur des réalisations communes et la confection d'une culture de bon voisinage d'un type nouveau. Il ne peut surtout pas se faire sans une compréhension et une adhésion des citoyens (qui ne sont pas seulement des « transfrontaliers » professionnels). Roland RIES a réussi à créer un nouveau climat dans les relations entre Starsbourg et ses voisins. Il a du mérite :les premiers pas de l'eurodistrict, pourtant soutenu au sommet par Paris et Berlin ont été gâchés par un sens du « dialogue » assez peu constructif et par la mise à l'écart des associations de la société civile qui avaient pourtant fait preuve d'une belle vitalité. Avec ses partenaires d'Outre-Rhin, Roland Ries vient de doter cet « EURODISCRICT » d'un cadre juridique.:un GECT, un groupement européen de ccopération territoriale. C'est un résultat à portée politique incontestable. Et un progrès qui en annoncent d'autres. |
03:51 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : strasbourg, rhin, france, allemagne, politique, europe
05/09/2008
Strasbourg/Bruxelles: histoire d'eau dans le fromage
Strasbourg capitale démocratique de l'Europe citoyenne doit être (aussi) une "cause nationale"
>>> Incertitudes sur le lieu de la session d'octobre (avec Sarkozy)
>>> Bruxelles ruisselle dans le Caprice des dieux
>>> Les responsabilités d'une partie de l'eurocratie
>>> La colère (saine) d'un eurodéputé bavarois
>>> La fermeté du Gouvernement français
>>> Le sang-froid et la détermination de Roland Ries
>>> Vérités et contrevérités, par Jean-Claude Kiefer (dna)
Nous le soulignions ici même : il serait important de mener des enquête de sécurité aussi sérieuses que celles qui sont faites à Strasbourg dans tous les bâtiments de l'Union ...
Mais les histoires d'eau de Bruxelles ne sont pas plus drôles que les plâtres strasbourgeois qui privent le Parlement de deux sessions à Strasbourg (pour l'instant, puisque pour octobre, la décision sera annoncée le 22 septembre seulement...)
16:13 Publié dans chroniques strasbourgeoises | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : europe, france, strasbourg, bruxelles, démocratie, allemagne, sarkozy
24/07/2008
Sur relatio-europe: Pardoxe français...
| Plaidoyer pour la brigade franco-allemande | ![]() | ![]() | ![]() |
23:15 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : relatio-urope, défense, france, allemagne, fillon, morin, politique
28/03/2008
Une chance et un double défi pour Strasbourg
MISSION de "capitale démocratique " et VOCATION de "capitale intellectuelle" de l'Europe.

EDITORIAL RELATIO PAR DANIEL RIOT
STRASBOURG est l'une des villes où l'on doit plus qu'ailleurs "penser l'Europe", approfondir les valeurs et le sens de mots tels que "démocratie","poltique", "droits de l'homme", "éthique", "droit et justice", "libéral", "totalitaire", "humanisme", "histoire et mémoire", "tolérance", "citoyenneté", "civilisation", "culture", "dignité", "laïcité","vivre ensemble", "respect" ...

Déjà par ce grand "laboratoire d'idées" (comme disait Schuman) qu'est le Conseil de l'Europe, par une partie de son université, par de multiples initiatives, elle l'a été et elle est. En "carrefour des routes" , donc des hommes, des marchandises et des idées. En centre de cet l'humanisme rhénan qui a tant influencer le personnalisme fondateur des Droits de l'Homme.
Elle peut et doit l'être davantage. La Fondation pour l'innovation politique tient ce 28 mars à Paris colloque de réflexions sur "Strasbourg capitale intellectuelle de l'Europe". Bien. Très bien même. A une condition : que la métropole alsacienne demeure la "capitale démocratique de l'Europe", donc la capitale de l'Europe citoyenne.
Cela exclut que ce projet d'université européenne d'un type nouveau ne soit pas lié à l'affaire du siège du Parlement européen, comme de bons esprits (n'est-ce pas Dany Cohn-Bendit?) l'ont fait un peu vite par facilité plus que par réflexions. Ce serait une grossière erreur. Et une faute.

La crise du politique est d'abord une crise de la pensée politique. C'est du "limage des cervelles" en un lieu chargé d'Esprit entre ceux qui pensent et ceux qui agissent que l'on surmontera au niveau eropéen l'actuelle "Défaite de la pensée".
C'est d'ailleurs dans le même souci philosophique et pragmatique qu'a été monté le projet d'Eurodom cher à Alexis Lehmann que RELATIO soutient peinement.

Mélanger ce beau projet d'UNIVERSITE DE L'EUROPE et aspirations centralisatrices de ceux qui rêvent d'un Parlement baignant plus dans l'eurocratie que dans le terroir de l'Europe citoyenne, revindrait à gacher à la fois la chance d'une re-naissance intellectuelle de l'Europe et l'approfondissement de la démocratie dans l 'Union , dans l'espace paneuropéen et dans cette eurosphère qui va s'étendre de l'autre coté de la Méditerranée.
Strasbourg a une MISSION démocratique et une VOCATION intellectuelle INDISSOCIABLES.
L"Europe de l'intelligence" que veut Geremek et qui est un impératif passe par les moyens que la métropole de l'Europe citoyenne doit avoir pour assumer les deux de conserve. Pleinement.
Ces moyens seront d'autant plus faciles à trouver s, comme la nouvelle municipalité le souhaite, cette mission et cette vocation deviennent celles de cet eurodistrict qui, à cheval sur le "fleuve de fleuves", comme disait Victor Hugo. doit symboliser plus que tout autre lieu cette aventure fantastique qui permet de faire en sorte que la paix ne soit pas seulement l'absence de guerre. Et que le futur ait un ...avenir.
Daniel RIOT
02:05 Publié dans chroniques strasbourgeoises | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : strasbourg, europe, politique, Université, institutions, france, allemagne
23/03/2008
Roland RIES aux commandes
Strasbourg et l'Europe:le devoir de ne pas décevoir
L’éditorial RELATIO par Daniel RIOT
C’est fait Roland Ries est maire de la « capitale démocratique de l’Europe ». Et c’est Catherine Trautmann, qui demeure euro-députée, qui a proposé sa candidature à la Magistrature suprême de la Ville.

C’est Mme Nawel Rafik-Elmrini qui a été nommée aux « relations internationales » Cette avocate d'affaires, âgée de 38 ans, fait ses débuts en politique. Elle aura un rôle déterminant dans le renforcement de la dimension européenne de Strasbourg.
STRASBOURG:Le "Schwörtag" recouvre son actualité
13:57 Publié dans chroniques strasbourgeoises | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, strasbourg, europe, ries, relatio, allemagne, france
21/03/2008
Sur Relatio.fr
Crise financière: La "grosse bulle" va exploser
Le bulletin de William PETITJEAN
« Ca y est, on y est… » Cassandre n’a pas toujours tort. Même si les crises annoncées arrivent comme les pires catastrophes, « à pattes de colombes ». Surtout quand les mots « crises », « catastrophiques », « anormal » ne veulent plus rien dire à force d’être banalisées. Et quand les discours politiques au plus haut niveau relèvent de la politique de l’autruche, de la méthode Coué ou de l’abus de tranquillisants… Des « bulles » ont déjà éclaté. C’est une grosse bulle qui est sur le point de péter.
France: La gauche gagne huit départements
Le PS dirige 59 départements sur 101
Taux de pénétration du haut débit: L'Europe sans complexe
Huit États membres dépassent les États-Unis
Du narcissisme en politique, par Corinne LEPAGE
Le champ du non-dit des élections municipales
Tout d'abord, dans la problématique local /national.
Les grandes migrations provoquées par les guerres
Berlin va accueillir un centre de documentation sur les expulsions et déplacements de population
Philipp Jones Griffiths abandonne le front
Photographe de guerre? Photographe des gens dans les guerres... Des regards et des visages sur plus de 120 théâtres de cette inhumanité trop humaine Le Britannique Philipp Jones Griffiths abandonne le front à 72 ans.

Les Belges dans le chagrin: La mort de Hugo CLAUS
L'auteur du "Chagrin des Belges" s'est éteint à 78 ans après avoir demandé à être euthanasié à Anvers
Les indiscrets de Relatio
Dessous des remaniements en Sarkoland
Belgique: Joëlle Milquet, vice premier minstre de Leterme

02:52 Publié dans SELECTION RELATIO | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : face, belque, allemagne, euroep, politique, hsitoire
04/02/2008
MUNICIPALES, STRASBOURG, EUROPE: Sur RELATIO...:
POLEMIQUES AUTOUR DE L'EURODISTRICT
Il devait être « exemplaire ». Il devait renforcer l’image et le rôle de « Strasbourg l’Européenne ». Il devait permettre aux deux bords du Rhin, ce « fleuve des fleuves », comme disait HUGO, de vivre pleinement à 360 °. Et il a eu la chance de bénéficier du soutien politique des deux capitales…. L’eurodistrict s’est constitué (après plus de trente ans d’efforts citoyens !). Trop tard, trop peu, trop mal. Accusé numéro un : le « tandem » qui a dirigé la ville ces dernières années. L’autosatisfaction affichée par les sortants à l’heure du bilan fait sourire tous ceux qui, en France et en Allemagne, savent ce qui aurait pu (du)être fait. René Eckhardt sonne une charge pudique, mesurée, indulgente… Le débat est ouvert. RELATIO est aussi une TRIBUNE. Ouverte à toutes les tendances. L’agora appartient à ceux qui y prennent la parole.Ecrivez-nous: contact@relatio.fr
13:22 Publié dans SELECTION RELATIO | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : strasbourg, europe, allemagne, rhin, alsace
30/11/2007
Europe: Le rhino du Rhin, le logo rassembleur de la région du Rhin Supérieur

Premiers résultats des travaux entrepris sous la direction d'Alexis Lehmann qui anime le groupe de réflexions "RHIN 2020" lancé par la Fondation d'Entente franco-allemande: La Région du Rhin supérieur se dote d'un LOGO rassembleur, d'un emblème mobilisateur, d'une image qui symbolise à la fois l'ancienneté, la solidité, l'esprit de résistance et le gout de l'offensive: le rhunocéros. Un Rinhocéros aux couleur de ces grès qui marque l'unité géologique d'une Région au coeur de l'Europe et surtout de cet humanisme rhénan fondateur des valeurs de l'unité européenne en marche!
Résultats d'un concours: Les quatorze étudiants de la Hochschule für Gestaltung (Ecole d'arts et média) de Karlsruhe ont entrepris un voyage à travers la région afin de s'imprégner de son atmosphère, de sa particularité et de ses diversités. L'épilogue de ce voyage au sein du Rhin Supérieur a finalement donné naissance à une écriture, quatre couleurs et un rhinocéros.

Il y a 500.000 ans, le rhinocéros faisait partie de la faune de "Homo Heildelbergensis". On peut d'ailleurs admirer le crâne d'un rhinocéros des bois (Stephanorbinos hundsheimensis) dans le musée des sciences naturelles à Karlsruhe. Le rhino, aujourd'hui, frappe par sonriginalité: Il est grand, ambitieux et puissant, et sa corne ressemble à s'y méprandre aux méandres du Rhin.

Le choix des couleurs...
La couleur du Rhin Supérieur est celle du grès des Vosges. La couleur du grès varie entre des nuances de brun foncé et des nuances plus chaudes de rose clair et de rouge. Chaque pierre est différente et sa couleur varie selon son exposition à la lumière. Les couleurs du grès des Vosges constituent déjà une marque de fabrique de la Région du Rhin Supérieur, la cathédrale de Fribourg et celle de Strasbourg en sont les plus parfaites illustrations.
L'équipe de la Staatliche Hochschule für Gestaltung de Karlsruhe qui a remporté ce premier prix (doté de 10 000 €) est composée par : Le professeur Sven Voelker, Martin Borst, Sebastian Cremers, Nora Cristea, Max Dewald, Niklas Horn, Emanuel Klieber, Viola Kup, Lisa Naujack, Stefanie Miller, Philipp Rosenbeck, Daniel Schludi, Tanja Schüz, Anika Tisken et Cesar Osorio Le projet de Jinsu Ahn, originaire de la Corée du Sud et étudiant à l’école d’art de Bâle, a remporté le deuxième prix. Jinsu a conçu un logotype pour la communication dans la région rhénane. La troisième place va au projet présenté par Gladys Lemoine de l’école d’art mulhousienne « Le Quai ». Son projet montre trois arches qui se succèdent pour symboliser les liens dans la région.
Cette initiative de la Fondation Entente franco-allemande est une contribution au projet politique visant la création d’une région métropolitaine européenne dans l’espace rhénan. Le projet lauréat est une proposition faite aux acteurs institutionnels et privés actifs dans la région trinationale. L’objectif est de développer, en partant de cette nouvelle image de marque, une campagne de communication pour renforcer le sentiment d’appartenance des citoyens à cet espace. La cérémonie solennelle de remise de prix aura lieu au Parlement Européen le 17 janvier 2008.

L'espace du Rhin Supérieur est subdivisé en 3 sous-espaces :Pamina, Centre et RegioTriRhena
Les régions qui composent l'espace du Rhin Supérieur :
- L'Alsace (les départements du Bas-Rhin et du Haut-Rhin)
- La Suisse du nord-ouest (avec les Cantons de Bâle-Ville, Bâle-Campagne, Argovie, Soleure et le Jura)
- Le Land Baden-Württemberg (Regierungspräsidium Karlsruhe et Freiburg) et le Land Rheinland-Pfalz (Sud du Palatinat)





Il s'agit d'une fable dont l'interprétation reste ouverte. L'une des plus pertinentes est celle de la dénonciation de tous les régimes totalitaires (nazisme, stalinisme et autres) et du comportement de la foule qui suit sans rien dire, du stéréotype (d'où la métaphore avec un rhinocéros), par peur de ce régime, par mimétisme collectif. Le Rhino du Rhin comme celui de Ionesco est un emblème de RESISTANCE. Résistance à tout ce qui attente à l'humaine condition et à tout ce qui transforme en monstre le meilleur des hommes.... La rhinocérite: une maladie qui a souvent frappé l'Europe Ionesco la traite avec un sens aigü de l'absurde....« Un homme qui devient rhinocéros, c'est indiscutablement anormal ». La « rhinocérite » menace toujours… puisque la paix et la démocratie, les valeurs de l’humanisme et les droits de l’homme exigent vigilance, clairvoyance et courage.
« L'homme supérieur est celui qui remplit son devoir »[Eugène Ionesco]
18:25 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : alsace, strasbourg, coopération, allemagne, eurodistrict
03/11/2007
Allemagne: Angela, la populaire...
Près de trois Allemands sur quatre sont contents de leur chancelière Angela Merkel, selon un sondage paru vendredi. Quelque 72% des Allemands sont "contents" ou "très contents" de son travail, contre 44% pour son rival social-démocrate (SPD) Kurt Beck. Celui-ci, réélu le week-end dernier à la tête de son parti après avoir amorcé un virage à gauche, voit son score augmenter de 3%, selon le sondage réalisé par Infratest dimap pour le journal Die Welt et la chaîne de télévision ARD.
Mme Merkel "fait bonne figure" pour 64% des personnes interrogées (contre 21% pour M. Beck), "est sympathique" pour 53% (26% pour M. Beck), et est "crédible" pour 51% (19% pour M. Beck). M. Beck ne dépasse Mme Merkel (47% contre 30%) que sur la question de "l'engagement pour la justice sociale".
La popularité de la chancelière ne se traduit toutefois pas automatiquement en soutien électoral pour son parti chrétien-démocrate (CDU) et pour celui de son allié bavarois, le parti social-chrétien (CSU), qui obtiennent ensemble 40% d'intentions de vote (inchangé par rapport au mois dernier), comparé à 30% pour le SPD (+3%). Le parti La Gauche, comprenant des déçus du SPD et d'anciens communistes, obtient 10% des intentions de vote (-1%), les Verts 8% (-2%) et le parti libéral FDP 8% (inchangé), selon le sondage.
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00:55 | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : allemagne, merkel, europe, opinion, sondages
03/09/2007
Allemagne: Coup de pouce à la coopération recherche/industrie
L'Allemagne débloque 600 millions d'euros pour doper ses pôles de compétitivité
La ministre fédérale de l'Education et de la recherche, Annette Schavan, a débloqué une enveloppe de 600 millions d'euros sur cinq ans pour doper le potentiel d'innovation des coopérations entre laboratoires de recherche et entreprises. Le dispositif prévoit l'organisation d'une série de trois concours, qui sélectionneront chacun jusqu'à cinq de ces "pôles de compétitivité". Le premier critère de sélection sera le potentiel de développement de la coopération entre les chercheurs et l'entreprise. Mais la puissance d'innovation et le stade de développement du pôle de compétitivité seront également pris en compte pour l'attribution d'aides. Le programme fait partie intégrante d'une stratégie globale adoptée par le gouvernement allemand pour soutenir la haute technologie. Il vise à accélérer la transformation des découvertes scientifiques en produits et en services nouveaux. Des défis collectifs comme le changement climatique, l'approvisionnement énergétique ou encore des maladies telles que le cancer ou Alzheimer rendent, en effet, nécessaire une collaboration plus étroite entre les laboratoires et les entreprises. Le programme vise également à renforcer l'attractivité des pôles de compétitivité pour les (jeunes) talents et les investisseurs.
Plus d'informations :
www.bundesregierung.de/nn_1272/Content/DE/Artikel...
23:10 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : allemagne, recherche, industrie, compétitivité
Europe: le "roi de Bavière" à Paris
Le ministre-président de Bavière Edmund Stoiber en visite à Paris les 5 et 6 septembre
Le ministre-président de Bavière Edmund Stoiber effectuera mercredi 5 et jeudi 6 septembre une visite de deux jours à Paris, à l'invitation du président français Nicolas Sarkozy. M. Stoiber sera reçu par le président à l'Elysée. Il rencontrera également le président du Sénat Christian Poncelet et la ministre de l'Economie, des Finances et de l'Emploi, Christine Lagarde.

L'Europe sera au coeur de l'entretien entre le ministre-président bavarois et le président français. Les sujets ne manquent pas, à moins d'un an de la présidence française du Conseil européen (au second semestre 2008) : nouveau traité modificatif, politique de l'énergie et lutte contre le réchauffement climatique, structures militaires communes, frontières et valeurs de l'Union européenne. "J'ai pu constater lors de nombreuses conversations et rencontres personnelles qu'il existait avec Nicolas Sarkozy une concordance fondamentale sur des positions centrales en matière de politique européenne", a déclaré M. Stoiber. Patron de l'Union chrétienne-sociale (CSU) bavaroise, le ministre-président de Bavière avait notamment reçu le futur président il y a deux ans, lors du congrès du groupe parlementaire de son parti, à Wildbad Kreuth, en janvier 2005.
EN SAVOIR PLUS SUR RELATIO >>>>>>>
22:35 Publié dans Débats d'actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : allemagne, france, europe, baviere
31/08/2007
Union européenne: Barroso le combatif récompensé
Le président de la Commission européenne lauréat du Prix de l'avenir
"Moteur de l'intégration européenne"

- José Manuel Barroso
M. José Manuel Barroso, président de la Commission européenne, s'est vu remettre à Bonn le Prix de l'avenir 2007. Le jury de "l'Initiative Forum Zukunft" a fait savoir que M. Barroso avait mérité cette distinction pour avoir agi comme un moteur du processus d'intégration de l'Union européenne. Son action résolue et rapide dans le domaine de la politique écologique et économique fait de l'Europe un pionnier mondial de la protection du climat.
Dans son panégyrique, le président du directoire de la Deutsche Post, M. Klaus Zumwinkel, lauréat 2006, a rendu hommage à M. Barroso en tant que combattant pour une "Europe des résultats". M. Barroso se place dans la "tradition des grands Européens", a déclaré pour sa part le Ministre-président de Rhénanie-du Nord-Westphalie, M. Jürgen Rüttgers. "Rares sont ceux qui se battent avec autant d'ardeur pour que l'Europe contribue à un monde meilleur."
Le Prix de l'avenir de Bonn est décerné depuis dix ans à des personnalités méritantes du monde politique, économique et social. Les précédents lauréats sont notamment Angela Merkel, la légende du football Franz Beckenbauer et l'éditeur Herbert Burda
15:09 Publié dans ACTUALITE | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : union europenne, allemagne, barroso
28/08/2007
Rivalités au Pôle Nord: inquiétudes allemandes
Frank-Walter Steinmeier met en garde contre les risques de conflit à propos des ressources du Pôle Nord
En visite depuis deux jours en Norvège, le ministre allemand des Affaires étrangères Frank-Walter Steinmeier met en garde la communauté internationale contre les risques de conflit pouvant résulter de la compétition autour des ressources naturelles de la région du Pôle Nord, à l'heure où le réchauffement accélère la fonte des glaces.
Un siècle après les premières courses au Pôle, "nous assistons aujourd'hui, dans la foulée du changement climatique, à une seconde compétition pour la région qui encercle le Pôle nord. Mais cette fois, ce n'est plus de gloire nationale ou scientifique qu'il est question mais de durs intérêts économiques. [.] Des conflits internationaux relatifs à la répartition des matières premières et des ressources pourraient constituer une menace dans les régions les plus septentrionales", constate-t-il dans une tribune publiée ce matin par le quotidien "Die Welt".
Pour prévenir les risques de conflits, M. Steinmeier appelle donc à une prise de conscience de l'importance des enjeux énergétiques et climatiques, et à un renforcement de la coopération internationale. "Nous n'aurons la force de prendre des décisions politiques débouchant sur la collaboration mondiale et sur une activité économique durable et respectueuse du climat que si nous comprenons le double défi inhérent à la sécurité énergétique et à la protection du climat", écrit-il. "La réussite économique et la responsabilité envers l'environnement et le climat ne sont pas antagonistes, j'en suis convaincu. Elles peuvent même être la condition l'une de l'autre. Pour ce faire nous avons besoin d'accroître la coopération internationale, d'approfondir les partenariats qui ont fait leurs preuves et de nouer des alliances nouvelles dans le domaine de la politique mondiale pour le climat et l'énergie".
En ce qui concerne les ressources en pétrole et en gaz aux abords du Pôle nord, "ce n'est pas l'avance prise par le plus rapide ni le droit du plus fort qui doit trancher mais la seule force du droit international", explique Frank-Walter Steinmeier. Il existe des procédures de clarification reconnues. "L'Arctique et l'océan polaire doivent rester une région de coopération scientifique et économique". Après avoir visité une base scientifique franco-allemande au Spitzberg, le ministre doit se rendre, demain, en Californie.
22:08 Publié dans ACTUALITE | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : geostratégie, pole nord, europe, allemagne
15/08/2007
L’Europe vagabonde :Le lac de Constance, sans amnésie, et les chutes du Rhin sur les pas de Hugo...
Une chronique de William Petitjean pour RELATIO avec la complicité de Jacki F., internaute amoureux, d’ Yves Simon, « L’homme arc en ciel » et de Victor H., « L’homme Océan »...
« Le lac de Constance, j’ai longtemps cru qu’il était français. A cause de la chanson d’Yves Simon peut-être… « Amnésie », a chanté « L’homme arc en ciel »
« Les mots d'amour mots de guerre
Et d'indifférence
Seront noyés dans les eaux
Du lac de Constance »
Mais Constance, c’est Konstanz… Entre le France et lui : la Suisse. Qui partage ses eaux avec l’Autriche (la Bavière vient s’y mouiller un bras) et l’Allemagne. Bodensee, le lac ! Une vraie mer sur le Rhein, pardon, le Rhin. Au pied des Alpes.
Le Lagus Brigantinus des Romains a trois belles poches : l’Obersee ou lac supérieur, entre Bregenz (Autriche) et Constance ; le lac inférieur (Untersee) et le lac d’Überlingen. C’est une région fantastique… Cette année, bien sûr, la pluie était un peu trop généreuse, mais ce ciel fâché a donné aux Chutes du Rhin voisines, à Schaffouse, un coté infernal qui remue les tripes. » Nous y reviendons…

Jacky F. a découvert le Bodensee, vpilà quelques années, par amour des ballons… Friedrichshaffen, capitale des Zepplin. Un mode de transport du futur ces autobus de l’air contrariés dans leur développement par la grande dépression, l’hitlérisme, l’angoisse des accidents (qui a fait le succès du film « L'Odyssée du Hindenburg »)…et le développement des avions.
Mais en cette ère d’économies forcées d’une énergie raréfiée, le Zeppelin n’est pas condamné à dormir dans le magnifique « Zeppenlinmuseum » de Friedrichshaffen. Il va loin, et vite le Zepplin du XXI ième siècle
« Le Zepplin ne fait pas prendre que de l’altitude : comme les ballons, les dirigeables, ces aéronefs nous font prendre de la hauteur d’esprit…», sourit Jacky F. Les paysages sont tellement différents, vu du ciel. Ils nous attirent, magnétiques. Ils nous donnent envie de nous poser et de les explorer.

Au Bodensee, l’air, l’eau et la terre ! Avec les Alpes en ligne d'horizon... Des paysages mystiques, ou du moins qui inspirent des élans mystiques. Pas étonnant qu’il y ait autant de petites églises. Ce sont des paysages qui te poussent à entrer en toi-même, dans le labyrinthe du « moi » profond» Pas étonnant que cette région soit celle de Carl Gustav Jung, l’ami-ennemi de Freud.
Cet « explorateur de l’âme humaine dans ses profondeurs les plus cachées », comme on dit dans les syndicats d’initiatives du coin est né à Kesswil, un vrai village où il n’y a rien à voir mais toute une atmosphère à sentir sur la rive suisse du lac ». La théorie des climats est d’abord celle des paysages, en effet. Et l’on voit (aussi) ce que l’esprit projette…
« Il suffit de se balader sur les rives du Bodensee, de s’arrêter dans les villages, pour se sentir à la fois profond et léger, serein et troublé, calme et inspirés », insiste Jacki F qui dit préférer ces villages peu fréquentés aux hauts lieux de la région célébrés par les guides, comme l’île de Mainau ,de la Maison Bernadotte, où un micro-climat fait pousser des fleurs surprenantes dans cette Suisse pleine de secrets.

Romantisme… « Oui cette région est très romantique », soupire Jacki F. « Un romantisme qui fait sourire et non pleurer , avec cette pointe d’ironie que donnent ces châteaux et ces églises baroques qui font le bonheur des photographes du dimanche… Meersburg, par exemple. J’ai aimé à Meersburg : on en ferait une chanson, non ? Le fort de la mer… »
Là, se rencontrent l'Obersee et l'Überlinger See. Une ville de cartes postales qui semble narguer, de loin, la fière Constance. , juste en face, sur l’autre rive. On raconte qu’elle a été construite par le Roi Dagobert Ier , celui de la culotte à l’envers
De Constance, ville impériale et gravée dans l’Histoire par un Concile à l’heure de l’œcuménisme puisqu’il mit fin eu Grand schisme d’Occident en 1418 La ville en a conservé une trace visible érigée en 1993 : la statue Impéria qui tourne sur elle-même toutes les trois minutes. La Suisse horlogère n’est pas loin…

« Mais en été, c’est sur la rive autrichienne qu’il faut aller. Bregenz ! La capitale du Vorarlberg la partie la plus à l’ouest de l’Autriche. Cette cité deux fois millénaire, celte et fière de l’être, qui a pour emblème la Tour Saint-Martin dans la vieille ville médiévale, est devenue une véritable Mecque des amateurs d'architecture moderne.

Des architectes tels que Hans Hollein, Jean Nouvel et Peter Zumthor ainsi que le groupe des « Vorarlberger Baukünstler » ont apporté ces dernières années des contributions décisives au site urbain de cette ville de 28 000 habitants qui est riche parce qu’on y travaille beaucoup. Comme toute la région d’ailleurs. Mais on essaie de concilier industrie et environnement »
Tout à fait, grâce à une coopération transfrontalière très active. Qui sait conduire un projet de « développement durable » où la protection de l’environnement tient une place primordiale.
Mais Bregenz, c’est surtout, la ville qui fait rêver tous le mateurs d’Opéra (voir des vidéos). Pour cette année, c’est un peu tard : le festival se termine ce 19 août… Jacky F. y était. Avec sa fée de Meersburg, bien sûr… « J’ai pris mon pied. Malgré la pluie. Fantastique, cette scène lacustre ! La plus grande du monde… Et j’avais réservé des places depuis longtemps : cette Tosca-là ne se rate pas, même quand on est pas un esthète de l’oreille…Grandiose. Comme l’Orchestre de Vienne dans ce décor…Puissant, surtout avec cette mise en scène d’avant-garde. Giacomo Puccini et les nouvelles technologies !
D’ailleurs, j’ai lu quelques critiques d’experts : elles sont unanimes. » Et le programme ne se résumait pas à cela : un haut lieu de l’Europe culturelle, Bregenz !

« Pour que la fête soit totale, je suis allé écouter et voir les chutes du Rhin ! Avec ce temps, cette année, c’était géant. Océan »… Comme Hugo , « l’Homme Océan » qui mieux que quiconque a su décrire ce qui donne à Schaffhouse une célébrité mondiale. Cela n’a rien à voir avec le Niagara, : c’est plus modeste mais plus tourmenté. Il faut y aller, coté suisse et coté allemand, en osant la navigation et la montée glissante vers le belvédère qui domine les rochers. Frissons assurés.
« Là aussi, le paysage est mystique », soupire Jacki F. en nous contant son « expédition ». Mais qu’il nous pardonne, Jacki F. ! C’est Hugo, sur Schaffhouse, qui aura ici le dernier mot…

« Je suis descendu un peu plus bas, vers le gouffre. Le ciel était gris et voilé. La cascade fait un rugissement de tigre. Bruit effrayant, rapidité terrible. Poussière d'eau, tout à la fois fumée et pluie. à travers cette brume on voit la cataracte dans tout son développement. Cinq gros rochers la coupent en cinq nappes d'aspects divers et de grandeurs différentes. On croit voir les cinq piles rongées d'un pont de titans. L'hiver, les glaces font des arches bleues sur ces culées noires.

Le plus rapproché de ces rochers est d'une forme étrange ; il semble voir sortir de l'eau pleine de rage la tête hideuse et impassible d'une idole hindoue, à trompe d'éléphant. Des arbres et des broussailles qui s'entremêlent à son sommet lui font des cheveux hérissés et horribles.
A l'endroit le plus épouvantable de la chute, un grand rocher disparaît et reparaît sous l'écume comme le crâne d'un géant englouti, battu depuis six mille ans de cette douche effroyable. (…)
Là, tout vous remue à la fois. On est ébloui, étourdi, bouleversé, terrifié, charmé. (…). On est enveloppé d'une effroyable averse tonnante. (…) Les deux géants qui redressent la tête, je veux dire les deux plus grands rochers, semblent se parler. Ce tonnerre est leur voix. Au-dessus d'une épouvantable croupe d'écume, on aperçoit une maisonnette paisible avec son petit verger. On dirait que cette affreuse hydre est condamnée à porter éternellement sur son dos cette douce et heureuse cabane.

Je suis allé jusqu'à l'extrémité du balcon ; je me suis adossé au rocher.L'aspect devient encore plus terrible. C'est un écroulement effrayant. Le gouffre hideux et splendide jette avec rage une pluie de perles au visage de ceux qui osent le regarder de si près. C'est admirable. Les quatre grands gonflements de la cataracte tombent, remontent et redescendent sans cesse. On croit voir tourner devant soi les quatre roues fulgurantes du char de la tempête »
Victor Hugo termine sa lettre par un des ces détails que seul l’œil d’un génie peut voir : « Dans une anfractuosité du roc, j'ai remarqué une petite touffe d'herbe desséchée. Desséchée sous la cataracte de Schaffhouse ! Dans ce déluge, une goutte d'eau lui a manqué. Il y a des cœurs qui ressemblent à cette touffe d'herbe. Au milieu du tourbillon des prospérités humaines, ils se dessèchent. Hélas ! C'est qu'il leur a manqué cette goutte d'eau qui ne sort pas de la terre, mais qui tombe du ciel, l'amour ! »
Cette « goutte » qui ne manque ni à Jacki F. et à sa fée du « fort de la mer », ni à Yves Simon, le « voyageur magnifique » : « Demain, je t’aime »…
William PETIJEAN
04:30 Publié dans SELECTION RELATIO | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : europe, voyages, tourisme, découverte, suisse, allemagne, autriche
10/08/2007
Droits de l'Homme: Nuremberg, Prix de l’Europe 2007
Le 11 août, se déroulera au Château de Tucher, la cérémonie de remise du Prix de l’Europe 2007 à la ville de Nuremberg , dans le cadre du festival des jumelages que la ville organise. Le prix est décerné par l’Assemblée du Conseil de l’Europe aux collectivités territoriales qui sont particulièrement actives dans la promotion de l'idéal européen. Walter, un fidèle lecteur de RELATIO, connaît bien cette ville… Je le laisse parler.

« De Nuremberg à Nuremberg, tu connais ? Un documentaire extraordinaire de Frédérique Rossif et Philippe Meyer… Nuremberg, 1935 : « O Führer, quoique tu nous ordonnes, nous le ferons », clament les militants du parti nazi… Nuremberg, 1945 : le procès des criminels de guerre, des vaincus survivants... Dix années qui valent des siècles et qui pèsent encore tellement sur les esprits européens ! Nuremberg, ville-symbole, chargée d’histoire depuis le Xl ème siècle. Un des berceaux de l’humanisme allemand. Patrie d’Albrecht DÜRER. Comment tant d’horreurs ont-elles pu se déclencher à partir de cette ville impériale de Franconie, de cette deuxième ville de Bavière (après Munich), de ce centre culturel qui abrite tant de trésors ? Mystère…
1935Aujourd’hui, Nuremberg, c’est l’humanisme post-totalitaire, les droits de l’homme, le respect de la personne humaine, l’esprit d’ouverture. Ce prix de l’Europe, elle aurait pu et du le recevoir depuis longtemps. Elle est jumelée à quatorze villes, elle a reçu le prix UNESCO de l’éducation aux Droits de l’Homme. Elle a créé un Centre de documentation sur les droits de l'homme, elle a aménagé une rue des droits de l’Homme due à l'artiste israélien Dara Karavan, elle décerne régulièrement un prix international des droits de l'homme et elle organise tous les deux ans un Festival cinématographique, consacré aux droits de l'homme. Les droits de l’homme, seule bonne réponse à la barbarie, seul antidote contre l’inhumain, ce produit de « l’humain trop humain !
le théâtreMoi, j’y vais souvent, notamment pour l’ION, la semaine internationale de l'orgue, le plus grand et le plus vieux festival de musique religieuse en Europe. Mais elle a aussi un festival de Rock : « Rock im Park », trois jours de folies et le Bardentreffen, un festival gratuit de « musique du monde » qui attire plus de 200 000 personnes durant tout un week-end. Là on ne mange des Nürnberger Bratwürste ou du Lebkuchen un pain d'épice comme on ne trouve nulle part ailleurs et qui fait un malheur sur le célèbre Marché de Noel. Et on en boit du Frankenwein! J’aime bien ce vin …du pays de la bière… La cuisine franconienne est riche, mais bonne.

J’adore aussi son Musée national le Germanisches Nationalmuseum. Très design. Chaque fois, je prends le temps, bien sûr, de flâner dans la vieille ville, avec ses remparts, ses 80 tours, ses rues commerçantes. Et je ne me lasse pas de la maison et des oeuvres de Dürer . Quel génie, ce type ! Et productif en plus : dessins, peintures, gravures… Un mathématicien, en plus. Et un philosophe. Une vraie figure d’Europe, Albrecht !
Durer:la douleurCharles Quint ne faisait guère d’erreurs de casting dans le choix des artistes qu’il soutenait…Nuremberg est aussi la patrie d’un grand sculpteur sur bois, Veit Stoss dont un Retable extraordinaire est à Cracovie, et Adam Kraft, un très grand tailleur de pierres… Je devrais aussi te parler de Martin Behaim qui y a conçu la première mappemonde et Peter Henlein qui y a fabriqué la première montre de poche. J’en oublie sans doute.
Durer: autoportraitMais je joue les guides, là…Pour les amateurs de foot, le FC Nuremberg est là : neuf titres de champion d’Allemagne, quatre coupes ! Mais au foot, je n’y comprends pas grand-chose… Ah ! J’oubliais : pour les amoureux, un petit tour dans les jardins, ce n’est vraiment pas mal. Les jardins des Hespérides doivent leur nom aux Hespérides, les filles d'Hespéros, qui dans la mythologie grecque, étaient les gardiennes des fruits d'or… »
Durer:la fortuneMerci, Walter, pour cette visite guidée. Une vraie invitation au voyage. D’autant plus qu’autour de Nuremberg, il y a des ballades extraordinaires à faire : route des châteaux forts (pour les romantiques et les amateurs de légendes féeriques), route des jouets, ville impériale et épiscopale de Bamberg, inscrite au patrimoine mondial de l'UNESCO, avec, en la cathédrale, la célèbre statue du « Cavalier de Bamberg » ou encore Ansbach, joyau du baroque et du roccoco: l'ancienne résidence des margraves, abrite l'un des plus châteaux les plus impressionnats du XVIIIe siècle en Franconie. Et Bayreuth n’est pas loin…
William PETITJEAN
Durer :adam et eveOffice du tourisme de Nuremberg >>>>
En savoir plus sur les curiosités de Nuremberg >>>>
Les procès de Nuremberg en DVD >>>>>
Le procèsLes héritages des Procès de Nuremberg
On doit aux Principes de Nuremberg, un document réalisé pendant ce procès, la définition des crimes contre la paix, des crimes de guerre et des crimes contre l'humanité. En outre, les expériences médicales conduites par des médecins nazis ont conduit, à l'issue du « Procès des Docteurs », à la création du Code de Nuremberg qui pose des principes en matière d'expérimentation médicale sur des sujets humains.
01:44 Publié dans SELECTION RELATIO | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : europe, allemagne, conseil de l'europe, nuremberg, bavière, histoire
24/07/2007
Le vent du créationnisme souffle sur l'Europe (suite)
Quand on veut mêler biologie et théologie pour expliquer l'origine du monde...
Voilà un débat qui se situe tout à fait dans le fil des remous suscités par la censure d’un
rapport lors de la dernière session de l’Assemblée du Conseil de l’ Europe. Censure que RELATIO avait mis en relief et, bien sûr, condamnée… C’est RUE89 qui met cette information en relief dans les médias francophones ; « Tollé en Allemagne à la suite de la proposition de la ministre de la Culture du Land de Hesse, Karin Wolff,(ci-contre) qui a suggéré que les questions théologiques concernant l'origine du monde soient abordées dans les écoles lors des cours de biologie ».
Concernant l'origine du monde,(que COURBET représentait avec réalisme en 1866 dans ce tabeau qui scandalise encore bien des esprits) , Karin Wolf ne voit pas "de contradiction entre l'évolution biologique et l'explication biblique". C'est ce qu'elle a déclaré au quotidien Frankfurter Allgemeine Zeitung. Cette audacieuse affirmation lui a valu l'appui de quelques personnalités religieuses en Allemagne, dont celle de Walter Mixa, l'évêque d'Augsburg. Dans le camp des rivaux politiques de la ministre, les Verts et les sociaux-démocrates (SPD) ont stigmatisé ses prises de position et ont qualifié la ministre de "chrétienne fondamentaliste.
RUE 89 note justement : « Cette remarque d'une ministre CDU (conservateurs) dans un Land très influent fait craindre que le mouvement créationniste ne cherche à pénétrer le système scolaire régional pour ensuite gagner le reste du pays. Ce débat fait aussi des vagues parmi les islamistes radicaux turcs qui refusent la théorie de l'évolution. Très implanté aux Etats-Unis dans les milieux fondamentalistes protestants, le mouvement créationniste dit du "dessein intelligent" ("intelligent design" en anglais) entend fonder scientifiquement les affirmations de la Genèse. La théorie du "dessein intelligent" postule un univers conçu pour l'homme selon une intention divine et il remet en question un principe cardinal de la théorie de Darwin: l'adaptation à l'environnement est la cause principale de l'évolution humaine. »
RELIRE SUR RELATIO >>>>>
L’ARTICLE DE RELATIO AVAIT DECLENCHE UN DEBAT FORT NOURRI SUR AGORAVOX >>>>
01:45 Publié dans Débats d'actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : europe, sociéte, croyance, intégrisme, scinecs, education, allemagne
19/07/2007
Euro: polémique entre Français et ambiguités sarkozyennes
LES FAITS:
Nicolas Sarkozy, à Toulouse, devant (et à la demande) d'Angela MERKEL avait admis la nécessité de respecter "l'indépendance" de la Banque centrale, mais le différent entre Paris et les utorités européennes n'est pas aplani. Au contraire:Le ton monte entre l'équipe de Nicolas Sarkozy et la Banque centrale européenne (BCE) au sujet du statut et du rôle de l'institut d'émission.
Hier, 18 juillet, Jean-Claude Trichet a mis en garde depuis Francfort contre les discours français visant à limiter l'indépendance de la BCE qu'il préside. "Toute tentative ayant pour objet de chercher à influencer la BCE dans l'accomplissement de ses missions constitue une violation de l'article 108 du traité européen et que, par conséquent, ces déclarations ne sont pas acceptables", a fait savoir M. Trichet qui occupe son poste à la demande de Jacques CHIRAC (un rappel qui n'est pas sans importance dans le contexte actuel...)
Cette mise au point très ferme est une réponse aux propos tenus par le secrétaire d'Etat aux affaires européennes, Jean-Pierre Jouyet, dans un entretien paru le même jour au quotidien International Herald Tribune : "Vous pouvez influencer les décisions de la Banque centrale européenne en ayant des discussions plus ouvertes à propos des motivations qui justifient les décisions sur les taux d'intérêt", avait expliqué M. Jouyet. "Vous pouvez avoir ces discussions directement et dans le cadre de l'Eurogroupe", avait-il ajouté, alors que Paris annonce son intention, au grand dam de Berlin, de conforter le rôle de l'Eurogroupe face à la BCE. La ministre de l'économie Christine Lagarde a été chargée par M. Sarkozy de convaincre ses homologues européens de trouver un "accord" entre l'Eurogroupe et la BCE afin d'améliorer le dialogue entre les deux institutions.
Cette controverse s'ajoute à celle qui oppose Paris et Francfort sur les taux de change. Inquiet de "l'euro fort", M. Sarkozy entend conforter le rôle des ministres des finances de la zone euro dans le pilotage de la politique de change. Lundi à Toulouse, en présence d'Angela Merkel, M. Sarkozy avait cité "l'article 111 du traité" de Maastricht, lequel stipule que "le conseil peut formuler les orientations générales de la politique de change". D'après le président français, "il n'est donc pas illégitime que nous ayons une discussion sur un sujet qui ne remet pas en cause l'indépendance de la BCE". Cette interprétation est contestée par la BCE, qui profite des divergences entre les Etats membres à ce sujet pour conforter leur prééminence en matière de change.
COMMENTAIRE RELATIO;Dans l'immédiat, trois conclusions provisoires
1) Les relations franco-allemandes restent minées par ces divergences de fond, en dépit es sourires échangés et des concessions faites à Toulouse par Sarkozy. Que cela se manifeste à travers des polémiques franco-françaises montre la gravité des choses. On se garde bien d'en sourire à Francfort et à Berlin.
2) La France est bien mal placée pour exiger quoi que ce soit dans sa situation financière actuelle. l'euro "fort" (qui est en fait un "dollar faible" n'explique en rien nos problèmes de commerce extérieur.
3) Certes, rien ne doit être tabou,et personnen ne nie la necessité d'un vrai "gouvernement économique" de la zone euro, mais selon les connaisseurs ce n'est pas par des effets de manche que l'on peut faire avancer les choses... On trouve là les limites de la "méthode Sarko": les réalités constituent un mur quand on refuse de les voir. C'est d'autant plus étonnant que Jean-Pierre JOUYET est l'un des meilleur connaisseur des afaires communautaires et l'un des esprits les plus pertinents en matière économiques et financières.
19:15 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : france, europe, euroe, politique, allemagne
16/07/2007
Le nom de l'enfer sur terre
BUCHENWALD: 70 ans! Déjà...Seulement...
70 ans. Déjà, seulement… Dans la magnifique « forêt du hêtre », dans cette campagne boisée de Weimar qui a tant inspiré Goethe et Schiller, les nazis ouvraient ce qui reste une indicible et inguérissable plaie d’Europe.
L’enfer a un nom sur Terre : l’inhumanité, ce produit de « l’humain trop humain », cet enfant du « monstre qui est en nous ».
A peine Patton était-il arrivé pour non libérer (le mot ne convient pas) mais pour ouvrir les portes de l’horreur que d’autres bourreaux, guidés par des idéaux trahis, occupaient les lieux : « Camp spécial n° 2 »…Buchenwald-Weimar : L’Europe dans ce qu’elle de pire et de meilleur.
Mémoire. Et transmission de la mémoire…

Des survivants, dont certains français, ont commémoré hier la construction du camp de concentration de Buchenwald, commencée voilà 70 ans. Des gerbes de fleurs ont été déposées en hommage aux 56.000 personnes assassinées à Buchenwald entre le 15 juillet 1937 et le 11 avril 1945, date de la l’évacuation du camp par l'armée américaine.
Le ministre des cultes de Thuringe a remis un livre comportant les noms de 38.000 victimes identifiées au président du Conseil central des Sinti et Rom allemands, Romani Rose, et au secrétaire général du Comité central des juifs d'Allemagne, Stephan Kramer. Le conseil municipal de la ville de Weimar, située à côté du camp, a réaffirmé dans une déclaration son engagement contre le racisme et l'antisémitisme, ainsi que pour le respect des droits de l'homme, la liberté et la démocratie.

Environ 250.000 personnes de 36 pays ont été déportées à Buchenwald entre 1937 et 1945. Le camp a d'abord reçu des opposants politiques au régime nazi, plus tard des juifs, des sinti et des roms, des homosexuels et des prisonniers de guerre soviétiques.
Peu avant la libération du camp et la fin de la guerre, plusieurs milliers de détenus furent emmenés sur les routes pour des marches forcées, où beaucoup trouvèrent la mort. Seuls 21.000 prisonniers assistèrent à l’ouverture du camp par les soldats américains, en avril 1945…

Cet anniversaire est bien sûr l’occasion de lire ou de relire Jorge Semprun et son « Ecriture ou la vie » . Œuvre d’Europe . « Comment vivre quand on revient du néant et comment écrire à partir de ce néant » ?
Extrait : « Et puis, de cette expérience du Mal, l'essentiel est qu'elle aura été vécue comme expérience de la mort…
Je dis bien "expérience"… Car la mort n'est pas une chose que nous aurions frôlée, côtoyée, dont nous aurions réchappé, comme d'un accident dont on serait sorti indemne. Nous l'avons vécue… Nous ne sommes pas des rescapés, mais des revenants…
Ceci, bien sûr, n'est dicible qu'abstraitement. Ou en riant avec d'autres revenants…
Car ce n'est pas crédible, ce n'est pas
partageable, à peine compréhensible, puisque la mort est, pour la pensée rationnelle, le seul événement dont nous ne pourrons jamais faire l'expérience individuelle… Qui ne peut être saisi que sous la forme de l'angoisse, du pressentiment ou du désir funeste… Sur le mode du futur antérieur, donc…
Et pourtant, nous aurons vécu l'expérience de la mort comme une expérience collective, fraternelle de surcroît, fondant notre être-ensemble…comme un Mit-Sein-zum-Tode… »
Un livre qu’on lit et relit. En silence.
23:35 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : europe, allemagne, nazis, antisémitisme, racisme, hiistoire





























