21/12/2006

A la gauche de la gauche: l'éclatement, l'implosion et le nihilisme...

 

medium_clementine_autain.5.jpgQui pourrait en être surpris? C'est plus facile de dire NON que de prôner des OUI constrctifs, de s'ancrer dans des réfexes d'opposition que de tenter de mettre en application ses idées, d'adopter une attitude nihiliste que d'opter pour des conduites responsables....Les "alter" sont bien altérés. les "anti" sont anti-eux-mêmes... Les intellos de Copernic, les militants d'atac, les suiveurs de Bové ont cocifié leurs supporters. Dommage pour la jeune Clémentine, la seule qui mérite une petite attention...

Vive l'archéo-communisme? L'extrême-gauche en miettes fait une fois de plus le jeu arithmétique de la droite et de l'extrême droite. Elle avait cru qu'elle avait remporté une grande victoire avec le NOn à la Constitution européennes.En fait, leurs "NON" n'ont fait que donner la victoire à Le Pen. Nous l'avions annoncé. Nous n'allons pas nous contredire. La déraison d'Etat qui est l'une des plaies française vient en partie de  cette "ultra-gauche", conservatrice, rétrograde, archaïque et réactionneire...

Le train fantôme Vichy-Moscou, redirait Sollers. Dommage, car la bonne foi et la bonne volonté de bien des militants sont appréciables, louables et respectables... Mais malheureusement trop manipulables.Et trop manipulés...Illusions d'un autre siècle... Et rêves d'idéologies défuntes. Impuissantes.

Marie-George Buffet, secrétaire nationale du PCF

Marie-George Buffet, secrétaire nationale du PCF

(c) Reuters

 

Sans aucune ambiguïté, les militants communistes ont confirmé la candidature de leur secrétaire nationale Marie-George Buffet pour la présidentielle de 2007. 81% des militants communistes ont approuvé cette candidature, selon les résultats communiqués jeudi 21 décembre, après un premier vote, en novembre, qui l'avait plébiscitée à 96%.
Ce résultat ouvre la voix à l'annonce officielle de la candidature de Marie-George Buffet, qui doit s'exprimer vendredi soir sur TF1, mais risque de marquer la fin du rassemblement antilibéral.

55% des collectifs

Pour les communistes, la légitimité de la candidature la députée de Seine-Saint-Denis se trouve confirmée. Marie-George-Buffet a déjà obtenu le vote de 55% des quelque 800 collectifs locaux issus du non (de gauche) à la constitution européenne de 2005.
Mais toutes les sensibilités non-communistes du front "antilibéral" avaient rejeté cette candidature, considérant que le leader d'un parti ne pouvait représenter la diversité du mouvement.
"Cette décision marque une rupture avec la perspective d'un candidat commun à la gauche antilibérale", a déclaré à l'Associated Press Claude Debons, porte-parole des collectifs.
Le collectif national devait se réunir ce jeudi soir à Paris pour tirer les enseignements de la décision unilatérale du PCF. "Cette unité de la gauche antilibérale va continuer sous d'autres formes, peut-être pas avec la majorité du Parti communiste, mais avec les autres forces", a assuré Claude Debons. "Il y a beaucoup de colère chez les militants. La colère peut être transformée en énergie positive pour continuer, sans le diviseur".
Le porte-parole des collectifs s'est dit opposé à une candidature concurrente issue des collectifs. "Je ne pense pas qu'il faille rajouter un candidat supplémentaire à la dispersion déjà existante", a-t-il dit. ah! bon...Et pourquoi pas au point où ils en sont.?

Risques d'explosion

"La vie ne s'arrête pas en 2007", a de son côté commenté Clémentine Autain, qui était candidate pour porter les couleurs antilibérales et entend désormais "mettre toute (son) énergie (...) pour faire en sorte que naisse une gauche de transformation sociale". "Cette perspective reste d'actualité", a-t-elle assuré sur France-Inter.
La décision du PCF risque cependant de faire exploser de nombreux collectifs.

Les militants communistes forment en effet l'ossature des quelque 800 collectifs locaux constitués depuis le "non" au référendum de 2005. Les autres militants sont des altermondialistes, alternatifs, féministes et des minoritaires du PS, des Verts, de la LCR ou du PCF.
L'échec de cette démarche était attendu. Lors d'une réunion nationale les 9 et 10 décembre dernier, les collectifs n'étaient pas parvenus à s'entendre sur une candidature consensuelle entre les trois noms soumis au débat: Marie-George Buffet, Clémentine Autain, adjointe à la mairie de Paris apparentée PCF, et Yves Salesse, président de la Fondation Copernic.

Dispersion

La stratégie à adopter face au Parti socialiste avait été au centre des débats. Le PCF, allié traditionnel du PS avec lequel il pratique la règle du "désistement républicain" entre les deux tours, a un besoin vital de son soutien pour sauver son groupe à l'Assemblée nationale en juin prochain.
La gauche de la gauche se présentera donc dispersée à l'élection présidentielle des 22 avril et 6 mai. Marie-George Buffet sera concurrencée par le porte-parole de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR) Olivier Besancenot et par l'inoxydable Arlette Laguiller (Lutte ouvrière). Au risque de répéter le score calamiteux de son prédécesseur Robert Hue en 2002: 3,37% des voix. Ou moins encore....