17/11/2007
Europe : Cette paralysante… « question anglaise », par Daniel RIOT
Commentaire RELATIO: Intéressant le discours de Bruges du ministre britannique des affaires étrangères. Intéressant et paradoxal. Ambigu,même… A l’image de l’engagement européen du Royaume Uni, d’une Angleterre qui se veut toujours à la fois au balcon et dans la rue, dans les gradins et sur la pelouse de jeu…
Pour lui, l'Union européenne doit « accroître ses capacités » militaires et sa coopération avec l'Otan, mais elle ne sera « jamais une super-puissance » Elle sera quoi, alors ? Un espace au service d’autres puissances ?Elle peut être, selon David Miliband « une puissance modèle » C’est beau, comme objectif, mais modèle en quoi ? Elle pourrait fixer qui « des normes mondiales » et se faire « le champion de la défense du droit international et des droits de l'Homme ». Bien, mais avec quels moyens, en fonction de quels critères ? Avec surtout quelle autonomie d’actions et de décisions ?
Londres regarde toujours plus vers le grand large que vers le continent. Ainsi, sans citer le président français, le ministre a répondu à Nicolas Sarkozy qui conditionne un retour de la France dans le commandement militaire intégré de l'Otan à un renforcement de la défense européenne pour assurer l' « indépendance » et l' « influence » de l'Europe. « Nous devons surmonter les obstacles à une collaboration (des pays de l'UE) avec l'Otan », souligne M. Miliband… Soit, mais en noyant l’Union dans une zone transatlantique sans ce « pilier » européen que voulait Kennedy et que les Anglais, malgré les accords de Saint-Malo (restés lettres mortes, ou presque) ont toujours sapé…
16:45 Publié dans Edito | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : europe, londres, angleterre, défense, stratégie, idées, futur
03/09/2007
Un casse-tête pour Gordon BROWN : Les Britanniques veulent un réferendum sur l'Union européenne
SELECTION RELATIO SUR COURRIER INTERNATIONAL (qui reprend un article de The Economist)
L'opinion publique, la droite eurosceptique, mais également une partie de la majorité travailliste et certains syndicats font pression sur le Premier ministre britannique pour qu'il organise un référendum sur le futur traité européen. « Une polémique qui risque de l'affaiblir dans son pays et en Europe », estime The Economist
« Ce qui devrait sérieusement inquiéter Gordon Brown, c'est que la suspicion qui pèse sur le traité n'émane pas seulement d'une petite coterie d'antieuropéens de la droite du Parti conservateur. Le député travailliste Ian Davidson estime que le référendum est souhaité par pas moins de 120 de ses collègues de la majorité. Certains ministres, y compris celui de la Justice, Jack Straw, y seraient également favorables. Tout comme plusieurs syndicats importants. Et, pour couronner le tout, certains députés du Parti libéral-démocrate, mécontents de passer pour des proeuropéens compulsifs, presseraient leur dirigeant Menzies Campbell d'apporter son soutien à un référendum.
21:55 Publié dans Débats d'actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : londres, riyaume uni, angleterre, union européenne, traite
08/07/2007
Giscard insiste: Pour un statut spécial pour LONDRES
Union européenne: Aller de l'avant SANS les Anglais!
SELECTION RELATIO SUR LE BLOG DE VALERY GISCARD D'ESTAING. Dans une ITW à l'hebdomadaire Le Point, VGE revient sur le " problème britannique"... Une question à résoudre en effet... Extraits:
VGE: "Ce débat de fond (sur le projet de traité) a fait apparaître une réalité que j’avais déjà perçue depuis deux ou trois ans : un changement profond dans l’attitude des Britanniques vis à vis de l’Europe. Ils sont passés d’une traditionnelle interrogation sur l’intérêt de participer à l’intégration européenne à une conviction : il n’est pas utile pour la Grande-Bretagne de franchir de nouvelles étapes dans l'intégration européenne.
Cette évolution s’est faite dans l’opinion publique mais aussi dans les milieux économiques et financiers. Auparavant, il existait, bien sûr, un courant attaché au mode de vie britannique et à l’alliance avec les Etats-Unis. Mais il existait aussi un autre courant : ceux qui voyaient dans l’Europe une opportunité offerte pour leur pays. Ce deuxième courant s'est affaibli : la Grande-Bretagne a délibérément fait le choix de la globalisation.
A partir de cette option, l’intégration européenne apparaît désormais aux Britanniques comme un obstacle, un frein, une source de complications. On l’a bien vu lors de ce débat : les Britanniques disaient non à tout ce qui pouvait aller vers une intégration européenne, ou demandaient des clauses d’exception. Cette attitude ouvre une nouvelle période qui, à mes yeux, est intéressante et positive car elle conduit à une réflexion sur la nature de la participation britannique à la construction européenne.
Personne n’envisage au Royaume-Uni d’entrer dans la zone euro ou de rejoindre le système Schengen. Il y a, désormais, une spécificité britannique forte dans l’Union Européenne. Faut-il s’en alarmer ? Je ne le pense pas. C’est davantage une clarification qu’une inquiétude. Mais il faut trouver une compatibilité entre cette nouvelle posture britannique et le désir incontestable des autres Européens d’avancer sur la voie de l’intégration".
Le Point : Vous situez cette inflexion à une période récente - trois ou quatre ans - mais les Britanniques n’ont jamais été très Européens....
V.G.E. Quel était historiquement l'objectif de la diplomatie britannique ? C’était de faire en sorte que l’Europe ne
s’organise pas trop efficacement, mais aussi d’être présent dans les institutions européennes pour veiller à ce que le système ne soit pas contraire aux intérêts de la Grande-Bretagne.
A certains moments les Britanniques ont pensé que l’édification de l’Europe était compatible avec leurs intérêts. Ce fut le cas des administrations conservatrices de Mc Millan et Heath. Ce fut aussi le cas du gouvernement travailliste de Tony Blair, du moins au début. Blair avait déclaré vouloir mettre son pays au coeur du système européen. Cette période est révolue.
Le Point : faut-il prévoir un statut particulier pour la Grande-Bretagne ?
V.G.E. Il faut imaginer avec elle quelque chose qui ne me paraît pas hors de portée. Intellectuellement, c’est assez facile, pratiquement c’est plus compliqué. La démarche pourrait être la suivante : dans tout ce qui est économie de marché et coopération intergouvernementale, les Britanniques ont leur place. Dans ce qui est intégration politique, ils peuvent, s'ils le désirent, se tenir en marge. La difficulté est institutionnelle. Comment, dans ces conditions, participent-ils au Parlement européen ? Comment votent-ils et sur quels sujets au Conseil ?
On peut très bien concevoir que, dans notre ensemble européen, il y ait un groupe très nombreux - pas seulement un noyau dur mais la quasi-unanimité - qui avance sur la voie de l’intégration. Et que, par ailleurs, l’un de ses membres préfère conserver un statut spécifique."
L'ITW dans son intégralité et ke forum sur l'euroblog de VGE>>>
03:23 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : europe, giscard, angleterre











