10/10/2008

En UNE de RELATIO-EUROPE

L'Europe de Barroso est-elle « réformable » ? PDF Imprimer Email

Chronique d'un jour de plus dans la crise...

Par William PETITJEAN

Attention, attention... Barroso passe l'action ! Le Président de la Commission crée une ...commission. Belle audace face au déchaînement des éléments, à la veille d'un sommet des ministres des finances du G7 qualifié d'historique et d'un Conseil européen  où se joue en partie la crédibilité de l'Union.

Un « groupe de haut niveau », présidé par l'ancien Directeur général du Fonds monétaire international (FMI) Jacques de Larosière,  va être mis en place : sa tâche sera de  «  réfléchir à la manière dont le système de surveillance européen des marchés financiers peut s'adapter aux  besoins apparus ». Chaud devant !

Ce groupe comprendra des commissaires européens : Neelie Kroes (concurrence), Joaquin Almunia (affaires économiques et monétaires) et Charlie McCreevy (marché intérieur et des services), Plus que des noms, des renoms ! De quoi éteindre tous les feux. Et d'aider  Trichet  à mieux se faire entendre quand il lance (avec raison) des appels au calme : « Reprenez vos esprits »..

10 octobre, journée contre la peine de mort PDF Imprimer Email

Rappel: Robert Badinter à l'Agora du Conseil de l'Europe ce vendredi 10 octobre à Strasbourg

 

Oui à la Justice, Non à la Barbarie

Par Terry DAVIS

La peine capitale constitue un simulacre brutal et vengeur de justice.

Elle est aussi barbare. Elle n'a aucun effet dissuasif. Elle n'aide pas les victimes de crimes. Elle transforme des assassins en martyrs. Elle transforme des erreurs judiciaires en tragédies irréversibles, et nous savons bien que personne n'est à l'abri d'une erreur judiciaire.

Le Conseil de l'Europe est fondé sur la Convention européenne des Droits de l'Homme et ses protocoles qui garantissent le droit à la vie et interdisent la torture et les traitements inhumains et dégradants. La Convention interdit également la peine capitale.

« Commission ? démission ! » (suite) PDF Imprimer Email
Mercredi, 08 Octobre 2008 20:32

Barroso, le pathétique...
Par Daniel RIOT
« Que fait la Commission ? » Nous ne sommes pas seuls à poser la question... depuis longtemps déjà. Ne serait-ce que parce que la « Crise » d'aujourd'hui est annoncée depuis longtemps et vue comme « certaine » depuis au moins un an, y compris par des profiteurs du système... Or la Commission de Mister Barroso a été l'institution la plus aveugle et la plus sourde. Avec une imprévoyance...imprévisible. Par idéologie :le dogmatisme fait perdre tout sens des réalités. Par défauts structurels : au moins quatre commissaires ont des champs d'incompétences (pardon,de compétences) concernées par les ingrédients de l'implosion de la bulle. Et par philosophie d'inaction dans l'auto contentement : moins on exerce son droit d'initiative, plus on est tranquille.
La palme d'or de l'irresponsabilité en action revient sans conteste à Charlie McCreevy, un Irlandais que notre ami Jean Quatremer épingle régulièrement avec pertinence surtout depuis que ce « Commissaire » plus « archéo » que « neo »-con-servateur a avoué avec fierté qu'il n'avait pas lu le traite de Lisbonne... Lundi encore, à Luxembourg, cet Ayatollah de l' « hypercapitalisme fou » est venu les mains dans les poches et la tête vide de toute proposition devant les ministres des finances des « 27 ». En osant avancer avec la certitude des mystiques : « Ce n'est pas le manque de règlementation qui est à l'origine de la crise »
BREL: En hommage PDF Imprimer Email
Jeudi, 09 Octobre 2008 16:33

Trente ans après: Toujours vivant.

La grande misère de la justice française PDF Imprimer Email
Mercredi, 08 Octobre 2008 23:05

Le classement du Conseil de l'Europe:La France dans le peloton des super-cancres européens en matière judiciaire

Par Jacques DEHAIRE

« Allo ? Rachida Dati ? ». Non. Il ne s'agit pas de plaisanter...Il s'agit simplement de prendre le rapport du Conseil de l'Europe pour ce qu'il est. Sérieux. Crédible. Indépendant. Et d'admettre qu'il reflète bien une réalité qui fait honte à ceux qui rêvent d'une France à la hauteur de ses devises nationales...Inutile de faire aboyer les membres du cabinet de la Garde des Sceaux qui déjà jugent que ce rapport « compare ce qui n'est pas comparable » et qui mettent en relief les efforts en cours. Ce type de réactions n'est pas nouveau. Et il ne change rien à la réalité des faits.
Foin donc des discours officiels de consolation, de cette autosatisfaction galopante qui fait office de politique et de ces réformes qui ne changent rien à une situation qui ne cesse de s'aggraver par manque de moyens et insuffisance d'une vraie séparation des pouvoirs.
Le pays de Montesquieu qui est déjà une tache de honte sur la carte d'Europe avec ses prisons d'un autre âge, ses centres de rétentions qui sont une insulte aux droits de l'Homme, est montré du doigt comme l'un des pays où la JUSTICE, cette institution qui doit donner du sens aux valeurs proclamées, est l'une des plus pauvre, à tous points de vue.

STRASBOURG: MIEUX PROTEGER LES MINORITES NATIONALES PDF Imprimer Email
Mercredi, 08 Octobre 2008 22:09

Au Conseil de l'Europe:bilan et perspectives des 10 ans de la Convention-cadre

Combien de controverses politiques, cette question sucite-t-elle? Combien de conflits à l'intérieur des frontières d'Etats ce problème engendre-t-il? Combien de guerres entre Etats, cette clef de toutes les cohabitations entraîne-t-elle? L'Histoire en a été trop marquée. L'actualité en témoigne trop. En lettres de sang. Pass seulment dans les  Balkans ou le Caucase. Nous parlons ici des minorites, bien sûr. De la cohabitation entre majorités et minorités nationales (ou internationales). De ce défi permanent du "Vivre ensemble" et  de cette "démocratie" qui ne se réduit évidemment pas à la loi de la majorité.

Le Conseil de l'Europe tient les 9 et 10 octobre à STRASBOURG une conférence destinée à évaluer les progrès accomplis en Europe en matière de protection des droits des minorités nationales dix ans après l'entrée en vigueur du premier traité international contraignant dans ce domaine : la Convention-cadre pour la protection des minorités nationales.

L'éducation aux droits de l'homme est une priorité PDF Imprimer Email
Mercredi, 08 Octobre 2008 23:35

Une action plus concrète s'impose dans les écoles

Par Thomas Hammarberg

Les droits de l'homme ne peuvent avoir de réalité que si les citoyens sont informés de leurs droits et savent comment les utiliser. L'éducation aux droits de l'homme est donc essentielle à la mise en œuvre effective des normes adoptées. Soixante ans après la Déclaration universelle des droits de l'homme, qui accorde une place importante à cette exigence éducative, nous ne sommes encore loin de permettre à chacun de connaître ses droits et de savoir comment les faire valoir.

Point positif : l'éducation aux droits de l'homme reçoit de fait l'attention dont elle a particulièrement besoin aux niveaux européen et international. Les agences des Nations unies, à commencer par l'Unesco, ont adopté des résolutions, organisé des conférences et mis au point des plans d'action. Le Conseil de l'Europe est particulièrement actif dans ce domaine et des organisations non gouvernementales ont également lancé des programmes d'une grande utilité.

Strasbourg: Forum du Conseil de l'Europe sur l'éducation à la citoyenneté et aux droits de l'homme PDF Imprimer Email
Lundi, 06 Octobre 2008 17:00
Le Conseil de l'Europe organise les 9 et 10 octobre à Strasbourg, un Forum sur les " Partenariats civiques pour l'éducation à la citoyenneté et aux droits de l'homme ". Il est organisé dans le cadre du projet du Conseil de l'Europe sur l'Education à la citoyenneté démocratique et aux droits de l'Homme (ECD/EDH) qui vise à promouvoir les droits de l'homme, la démocratie et l'Etat de droit par le biais de l'éducation.


05/10/2008

Europe: Désolé pour Barroso...

« COMMISSION, DEMISSION ! » PDF Imprimer Email

L'éditorial de Daniel RIOT pour Relatio-Europe
Le point faible de l'Union n'est pas à Francfort, mais à Bruxelles:« Santer était tombé sur un vice de forme, Barroso doit s'effacer pour vices de fond ». On ne restaure pas la confiance avec des responsables discrédités!
Heureusement, il y a l'euro ! Heureusement, il y a une Banque centrale européenne qui a plus de lucidité, de cohérence et de sang-froid que la plupart des gouvernement ! Ce double constat n'est guère dans l‘air du temps. Mais tant pis. C'est parce que nos responsables politiques et la Commission Barroso n'ont pas suffisamment résister à l'air du temps, à la doxa en mode, aux sirènes d'Outre-Atlantique et d'Outre-Manche que le choc américain se fait sentir si rudement en Europe.
Mais imagine-t-on un instant ce que serait cette crise déferlante sans ce qui a le grand mérité d'exister ? Oh ! Les belles dévaluations ! Oh ! Le joli fonctionnement des planches à billets. Oh ! Les trop beaux remèdes trop faciles qui aggravent les crises.

L'Europe économique souffre de son inexistence politique, mais elle souffrirait davantage encore de cette grande marée, avec effets boule de neige et dominos réunis, si nous en étions restés au morcellement, à la simple zone de libre-échange dont rêvent toujours les Anglais, à la non-Europe.

Ce n'est pas là consolation, mais encouragement. « A problème global, réponse globale », exhorte DSK. Puisse-t-il être entendu alors que les archéo-souverainistes qui campent à l'Elysée (et font le jeu des « néo-cons » qui y ont aussi planté leurs tentes) et qui veulent jeter le bébé inachevé avec l'eau polluée du bain... Et qui se conduisent avec un seul souci : celui de mettre sur le dos de la « crise » la responsabilité de la récession française tant annoncée et si tardivement et mal reconnue ! Défausse trop facile. Fautes impardonnables.
Heureusement, Sarkozy, en bonne « bête politique », sait se montrer pragmatique. C'est ce qui le sauve, à défaut de pouvoir sauver le pays et l'Europe d'une situation dramatique qui n'a sans doute pas encore atteint son paroxysme.
Bien sûr, il est facile de s'attaquer à la politique des taux menée non par le seul Trichet, mais par les gouverneurs de l'Euroland à l'unanimité. Mais qui peut affirmer que la BCE s'est trompée en annonçant une inflation que personne ne voulait voir venir...et qui est là ?
En l'état, la BCE a mieux géré la crise que la FED et nombre d'Américains compétents commencent à recommander l'application du « modèle européen » aux Etats-Unis... On ne rit pas, svp ! C'est la réalité.


31/08/2007

Union européenne: Barroso le combatif récompensé

Le président de la Commission européenne  lauréat du Prix de l'avenir

"Moteur de l'intégration européenne"

José Manuel Barroso
José Manuel Barroso

M. José Manuel Barroso, président de la Commission européenne, s'est vu remettre  à Bonn le Prix de l'avenir 2007. Le jury de "l'Initiative Forum Zukunft" a fait savoir que M. Barroso avait mérité cette distinction pour avoir agi comme un moteur du processus d'intégration de l'Union européenne. Son action résolue et rapide dans le domaine de la politique écologique et économique fait de l'Europe un pionnier mondial de la protection du climat.

Dans son panégyrique, le président du directoire de la Deutsche Post, M. Klaus Zumwinkel, lauréat 2006, a rendu hommage à M. Barroso en tant que combattant pour une "Europe des résultats". M. Barroso se place dans la "tradition des grands Européens", a déclaré pour sa part le Ministre-président de Rhénanie-du Nord-Westphalie, M. Jürgen Rüttgers. "Rares sont ceux qui se battent avec autant d'ardeur pour que l'Europe contribue à un monde meilleur."

Le Prix de l'avenir de Bonn est décerné depuis dix ans à des personnalités méritantes du monde politique, économique et social. Les précédents lauréats sont notamment Angela Merkel, la légende du football Franz Beckenbauer et l'éditeur Herbert Burda