28/03/2008
Les jeunes du Modem tentent de se faire entendre
C’est bien volontiers que j’ouvre mon « blog-notes » aux réflexions de Nelly Margotton, une de ces jeunes citoyennes riches de qualités qui ont cru en l’avènement d’un vrai parti démocrate, donc d’un parti vraiment démocrate…Et qui veulent encore y croire. Non par foi ou optimisme, mais par conviction, détermination. Avec le courage de bousculer quelques tabous, la lucidité de ceux qui savent que la crise du politique actuelle est dangereuse pour la démocratie et l’énergie donnée non par des ambitions d’être mais de faire.
Comment reconstruire…ce qui n‘est pas construit ?
A l'heure où au MoDem strasbourgeois, suite aux différentes déceptions provoquées par les élections municipales et cantonales, on parle déjà de bilan et de reconstruction, il semble que l'organisation elle-même soit complètement mise de côté... Comment reconstruire quelque chose qui n'est pas construit?
22:25 Publié dans Débats d'actualité | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : strasbourg, jeunes, modem, bayrou, politique, france
16/03/2008
Les municipales en france: remettre des "Rolex" à l'heure...
22:16 Publié dans Edito | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : sarkozy, municipales, politique, bayrou, europe
12/03/2008
A strasbourg et ailleurs: En attendant le deuxième tour
Le Modem consumé sans modération
Ce petit billet est particulièrement destiné à celles et ceux qui me bombardent (avec des marques d’estime qui me touchent) de courriels pour me demander d’aller au-delà de mon analyse du premier soir des municipales et de clarifier mon positionnement politique personnel. Soit. En partie du moins. Puisque mon vote de dimanche n’intéresse que mon isoloir. C’est cela aussi la démocratie :le droit de taire ses préférences. Je pourrais faire comme Bayrou et dire pour qui je ne voterai pas. Mais la seule idée de faire comme Bayrou me déconsidérerait à mes propres yeux : j’ai trop chanté (à tort) les louanges du Béarnais avant les Présidentielles pour qu’il m’inspire autre chose que de la distance.
03:40 Publié dans Edito | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : strasbourg, politqiue, municipales, bayrou, sarkozy
10/02/2008
Strasbourg: Pour que le mot "démocrate" ait tout son sens..
"Si tu ne t'interesses pas à la politiue, la politique s'intéressera à toi et se fera sans toi ou contre toi"....Refrain connu! Et belle vérité. La citoyenneté ne se réduit pas à quelques dimanches émectoraux et la politique ne doit pas se résumer à des luttes pour des "places"... Sous l'impulsion de Nelly Margoton, des femmes et des hommes, jeunes ou moins jeunes, qui avaient cru que le MoDem mériterait pleinement son nom de "mouvement démocrate" ont du goûter les fruits amers de la désillusion. Et subir de douloureuses déceptions. En deuil, les espérances!
Mais, encartés ou non au Modem et ailleurs, ces citoyens ne veulent pas SUBIR les lois politichiennes encore en vigueur mais passéistes. Et veulent surmonter leurs déceptions en engageant le plus indispensable des combats:celui de la réflexion.
La politique est en crise parce que la pensée politique est en crise."Défaite de la pensée"... Les mots ont perdu et leurs valeurs et leurs sens. Parce que les esprits les plus idéalistes et les plus rigoureux sont obligés d'accepter des compromis qui salissent les mains les plus propres. Kant avait "les mains blanches, parce qu'il n'avait pas de main"? NON. la fidélité à soi-même n'est pas synonyme d'impuissance.
C'est parce que leurs desseins méritent d'être soutenus et leurs efforts encouragés que je publie ici un "point de vue" que les blasés de la politique jugeront peut-être naïfs...Mais cette tribune vaut d'être lue, surtout par des briseurs d'espérances qu'ils ont eux mêmes semées:les fidèles de ce blog ne seront pas étonnés que je pense d'abord à Bayrou. Que Nelly et les membres du cercle de veille et de réflexions qu'elle a constitué sachent rester fidèles à ce qu'ils prônent. Et qu'ils persévèrent. DR
03:05 Publié dans chroniques strasbourgeoises | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : starsbourg, politqiue, bayrou, modem, démocrates, jeunes
01/02/2008
Chantal CUTAJAR, BAYROU, le MODEM et STRASBOURG
LE GRAND GACHIS : CINQ ERREURS QUI SONT DES FAUTES
Dures….Dures… La politique, la raison, l’affection, l’espérance, la désillusion…Je crois bien connaître Chantal Cutajar et (les habitués de mes chroniques strasbourgeoises le savent bien) J’ai pour elle estime, affection et (mais oui !) admiration. Je sais ce qu’elle a enduré depuis ses débuts en politique. Je sais à quel point elle a payé cher son respect de soi et des principes qu’elle prône. Et je ne voudrais surtout pas accroître les difficultés qu’elle rencontre encore et les handicaps électoraux qu’elle a à surmonter avec son équipe. Mais je faillirais à mes propres principes si je continuais à me taire en ce jour où, avec des retombées qui ne sont pas encore toutes mesurées, elle vire de sa liste ceux qui lui étaient imposés.Et qui n'auraient jamais du pouvoir y figurer.
21:50 Publié dans chroniques strasbourgeoises | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : starsbourg, municipales, modem, bayrou
14/01/2008
La louche du diable et la cuillère à café de Bayrou
Ma petite chronique strasbourgeoise
Chantal Cutajar et sa liste auraient perdu entre 4 et 5 points si les « coucous du moDem » avaient fait une liste dissidente. Combien en perdront-elles à cause de Bayrou qui a cédé aux chants de sirènes de ce « duo diabolique », dont je me suis promis de taire les noms, en les imposant à la troisième et à la quatrième place ? Six à sept, au moins…
Ce n’est là qu’une estimation, mais elle vaut bien des sondages, …Vous savez, les sondages c’est ce que Bayrou décriait tant durant les présidentielles et qui sont devenus, même pipés, des outils de décisions et d’argumentation chez le (saint) « patron » du Mouvement Démocrate.
Bayrou, « tueur d’espérance » et « mauvais calculateur », est tombé dans les pièges du champion du « qui perd gagne »…Heureusement pour le MoDem-Strasbourg, Chantal Cutajar sait donner le meilleur d’elle-même dans l’adversité…J'admire toujours Chantal. Je lui conserve toute mon estime et mon affection. Et je comprends qu’elle accepte de poursuivre ses (beaux) combats pour Strasbourg tout en étant obligée d’entrer en résistance contre les pires ennemis :ceux de l’intérieur…
Mais, là, trop c’est trop : Bayrou me contraint à jeter l’éponge du militant. Je renvoie ma carte au Modem. Descartes trop trahi. Et il ne serait pas moral que je continue à cautionner d’une manière ou d’une autre, fusse par amitié, une pratique de la politique que je considère amorale…Surtout dans une formation qui s’est doté d’une Charte éthique !
Sarkozy ne peut pas me décevoir : je n’en attendais rien. Ségolène Royal ne pourra pas m’affliger : elle m’a dissuadé depuis longtemps de faire confiance en ses capacités de femme d’Etat. Mais Bayrou ? Ah ! Bayrou… Quand j’avais fait sa connaissance lorsqu’il était au cabinet de Pierre Pflimlin, j’avais l’intuition que cet excellent enfant de chœur ne ferait jamais un bon cardinal…
Ayant suivi sa carrière, j’avais révisé mon jugement et ses prestations, notamment lors des dernières européennes et des Présidentielles, m’avaient conduit à miser sur lui (et son programme) pour guérir la France des maux dont elle souffre tant depuis des décennies et changer un système qui, comme chez les poissons, pourrissait par la tête. D’où mon engagement en sa faveur et mon « adhésion » au MoDem (malgré mes préventions contre les « mises en carte ») dès la création de ce « premier part du XXI ième siècle…
Patatras ! Mon éducation me conduisant à de reconnaître mes erreurs et mes fautes (ce qui est sans doute politiquement nul), je dois reconnaître que j’ai commis une grossière erreur d’appréciation qui est, comme dirait un bon chrétien pas forcément démocrate, un vrai pêché…
Mea culpa….J’ai complètement surestimé les capacités de François Bayrou de se montrer digne des espérances qu’il avait suscitées et d’adapter ses propres actes à ses propos sur l’éthique et sur une autre « façon de faire de la politique ». Donc proprement, honnêtement, avec un esprit de justice et de justesse, avec le respect des militants et des électeurs. En évitant les pièges tendus par des manipulateurs et des imposteurs, par ces cyniques qui confondent démocratie et voyoucratie intellectuelle et morale.
La gestion du « cas strasbourgeois » , depuis la dernière campagne présidentielle, est une illustration trop éloquente de quelques unes des faiblesses, des erreurs de jugement, du manque de lucidité, de courage et de cohérence du « patron » (comme il se nomme lui-même) du modem.
Il dit vouloir un « MoDem fort » pour Strasbourg. Très bien. Mais, avec l’appui de quelques ratés locaux de la politique passés maîtres dans l’art de jouer contre leur camp, il vient de tirer une rafale de mitraillettes contre ce Parti démocrate qui est en train de battre des records de vitesse dans l’écrasement des espoirs qu’il a fait naître. Il vient surtout de décevoir pour longtemps sans doute nombre de celles et de ceux qui pensent qu’on peut faire de la politique sans tricheries, sans fourberies, sans malhonnêteté intellectuelle, sans hypocrisie, sans mensonge, sans manipulation, sans impostures.
Qui plus est, il vient d’étaler tout ce qui devrait être prohibé chez un leader national qui se recommande du « Tiers Etat » d’aujourd’hui et qui prétend se conduite en « patron » : le mépris des militants, la condescendance envers ceux qui osent manifester des divergences de vue avec lui, le recours aux armes sournoises de l’humiliation contre celles et de ceux qui le gênent. Pitoyable, celui qui se prend pour le successeur de Henry IV.
Je n’écris pas sous le coup de la colère mais sous celui d’une déception profonde. Celui qui tente de se faire passer pour le « meilleur stratège politique français après Sarkozy » a-il fait des efforts pour ressembler à sa caricature des Guignols ? N’a-t-il pas digéré ni ses succès de la campagne ni son échec du scrutin ? Est-il « l’illuminé » décrit par Simone Veil et d’autres ? Son inconduite à l’égard de Jean-Marie Cavada m’avait déjà sonné. Le « cas Strasbourg » m’a assommé.
Je savais qu’on ne doit pas « discuter gastronomie avec un cannibale ». Je savais que l’esprit malin qui joue au poker-menteur quand les autres jouent aux dames a un talent fou : celui des diables qui ont une culière plus longue que ceux avec qui il mange. Face à la louche de cet esprit malin, Bayrou n’avait qu’une cuillère à café. Logique : c’est le MoDem qui prend la tasse…
C’est dur de passer une partie de son temps à réfléchir au ré-enchantement de la politique et de se prendre les pieds dans les tapis des désillusions dès que l’on est attiré par une petite lueur d’espoir.
Daniel RIOT
02:30 Publié dans chroniques strasbourgeoises | Lien permanent | Commentaires (22) | Envoyer cette note | Tags : strasbourg, politique, modem, bayrou
10/01/2008
Bravo et merci, Chantal
Le « duo diabolique » des « mauvais perdants » aura tout essayé pour empêcher l’investiture officielle de « liste unique et autonome » Modem, menée par Mme Cutajar…. En vain.
Mais les duettistes strasbourgeois du « néo centrisme excentrique » déchirent leurs engagements, renient leurs signatures, se moquent du vote des militants et défient Bayrou : Ils disent vouloir rester dans la course aux municipales non pour gagner, mais pour… faire perdre.
Depuis des mois, Paul Souville essayait de jouer le Saint-Zorro dans un microcosme où l’on compte trop de zozos… Jusqu’au dernier moment, il a tenté le tout pour le tout afin que chacun respecte le vote des militants et les engagements pris, par écrit, et que force reste au simple bon sens… Hier soir, au « restaurant de la Bourse », il a joué les diplomates une dernière fois pour présenter les travaux des groupes de travail mis en place par les instances fédérales de l’udf-modem dans la perspectives des élections municipales à celle qui, choisie par les militants et investie par « Paris », conduit la « liste unique et autonome » du MoDem à Strasbourg… « Un bon travail en commun de représentants de toutes les tendances du mouvement démocrate », a dit Souville. « Un exemple de cet esprit de rassemblement qui doit être le notre »… Qui "devrait" serait juste juste...
Effectivement. Et Chantal Cutajar n’aura aucun problème de conscience à tenir sa promesse : tenir compte des remarques formulées et suggestions faites et des orientations dégagées dans la mise au point définitive du projet et du programme de la liste qu’elle dirige.
Elle y a retrouvé quelques unes des idées qu’elle avait développées durant les campagnes présidentielle et législative, et dans sa déclaration de candidature. Elle a aussi trouvé bien des convergences avec les réflexions des dix groupes de réflexions de « Strasbourg je t’M » complétées par les apports de Yann Wehrling et de quelques personnalités reconnues pour leurs compétences dont elle a su s’entourer, dans un esprit d’écoute, d’ouverture et de rassemblement. Et dans le respect des lignes programmatiques définies par Bayrou et Corinne Lepage.
Comme dit sans autosatisfaction mais en sachant de quoi elle parle Yveline Moeglen puisqu’elle a des éléments de comparaison, « nous avons le plus beau projet de ville jamais mis au point à Strasbourg, pour les Strasbourgeois»
J’y reviendrai, bien sûr, mais ce « projet de ville » susciterait plus d’enthousiasme encore s’il n’était pas desservi par les « deux faces d’une même pièce », JPC et LHK. Une drôle de pièce à ne pas utiliser dans un jeu à « pile ou face » : c’est une pièce à double revers
Eh ! Oui… JCP n’était pas là et LHK s’en alla dès que Paul Souville donna la parole à Chantal Cutajar…. Le duo avait déjà prévenu la presse : ils feront une liste « séparée ». En méprisant le vote des militants. En refusant que l’investiture officielle soit donnée à celle qui faisait obstacle à leur stratégie si soigneusement mise au point. En déchirant leurs engagements écrits. En reniant leurs signatures. Et en jouant les victimes comme les vrais coupables savent parfois le faire…
Comment Paul Souville aurait-il pu faire des miracles face à des faiseurs de mirages ? Ces duettistes de l’acrobatie et des jongleries « politichiennes » dénonçaient « l’incapacité de rassembler » de celle qui en fait vient de sauver le MoDem à Strasbourg que pour (mal) cacher leur « propre incapacité à accepter d’être rassemblés ». JCP et LHK viennent de nourrir leurs CV d’une nouvelle mention : « mauvais perdants »
Je n’utilise ici que des initiales parce qu’il est des noms que mon clavier ne réussit plus à écrire. Comme disait l’un de mes anciens patrons de presse, « notre seule vraie arme, c’est le silence »… Surtout face à des personnages qui ne se sentent exister que s’ils font parler d’eux par tous les moyens, en affichant cette « intelligence du diable » qui consiste à confondre puissance et nuisance. Et cette « honnêteté du démon » qui permet de jouer au billard avec la vérité... « Silence », ce doit être un vrai mot d’ordre dans la campagne qui s’ouvre envers des acteurs qui ne méritent pas même d’être sifflés.
Un mot tout de même encore avant ce silence …Ce que je reproche le plus à ce duo expert en manipulations et en impostures, c’est de réussir à séduire des jeunes qui subitement prennent un sacré coup de vieux.
Je me suis gardé de toute attaque personnelle contre LHK que je ne connais pas assez. Je l’ai observée hier soir : au fond d’elle-même, elle doit connaître la gêne (donc la souffrance) de ceux qui se font des grimaces à eux-mêmes quand ils sourient aux autres. Je me suis autocensuré dans mes critiques de JPC qui, pour moi, a trop de qualités intellectuelles pour qu’on lui pardonne de les mettre trop au service de trop de défauts : il incarne tout ce qu’il ne faut pas être et faire si l’on veut sortir de la crise du politique et du désenchantement de la politique. A gauche, le mot « traître » lui colle à la peau. Au centre : l’expression « mauvais perdant » va lui être tatouée sur le front. Quelle nouvelle décoration méritera-t-il à droite si le tandem accepte de parler cuisine avec ce cannibale ?
« Avec une liste de ces néo-centristes soutenus par quelques ratés locaux de la politique et quelques jeunes pris au piège de leur inexpérience, l’équipe de Chantal Cutajar a au moins un avantage : si elle est victime de coups bas ou tordus pendant la campagne, elle saura d’où ils viennent », me confiait un confrère connaît bien JCP, ce joueur de talent qui vient de compléter son autoportrait en ajoutant un qualificatif à son CV : « mauvais perdant ».
Maigre consolation…face à l’énorme gâchis de temps, d’énergie et de crédibilité que ce duo d’ « egogos » a fait perdre au MoDem.
Combien de sympathisants ont-ils renoncé à adhérer au Mouvement Démocrate à la suite de cette tentative d’OPA ici même annoncée bien avant que les masques tombent ? Et combien de suffrages ont-ils été sacrifiés par le même MoDem sur l’autel de ces querelles d’un autre âge indignes des idéaux prônés par Bayrou ? Le « Tandem » peut en être satisfait… Il rêvait soit d’un centre rallié, soit d’un centre éclaté. Les archéo-centreux sont avec lui. Les néo-décentrés excentriques font son jeu.
Il n’y a pas « deux Modem », contrairement à ce que j’ai pu lire sous quelques plumes, mais le capital électoral de la liste unique du Mouvement de Bayrou a été sérieusement amputé. JCP ne voulait que cela… Comment l’homme du « centre central », a-t-il pu ainsi se faire abuser ? Mystères des réseaux souterrains de la vie politique…
Au moins, les manœuvres en tous genres, les magouilles les plus perverses et le mépris affiché devant les résultats du vote des militants présentent-ils un avantage pour celles et ceux qui ont fait confiance à Chantal Cutajar. Celle-ci a eu l’occasion de montrer (bien malgré elle) qu’elle était de la trempe des vrais leaders.
Que l’on ne vienne pas me traiter de « groupie de CC » ! J’ai passé l’âge des enthousiasmes de gamin. Mais quand je vois la capacité de résistance, la force de caractère, l’intelligence, la cohérence, l’honnêteté intellectuelle de Chantal, je me mets à avoir une confiance sans limite dans la possibilité de faire vraiment de la politique autrement donc proprement. Avec sa force morale et physique qui ne peut venir que de convictions profondes et d’une vraie volonté de servir « l’utile et le juste », tout semble possible.
Qui a osé ironisé quand les dna ont repris l’une de ses phrases spontanées bien adaptées aux circonstances : « IL a tué Catherine Trautmann. IL ne me tueras pas » ? … Ce n’est pas seulement « bravo » qu’il importe de dire à Chantal, mais merci. Du moins si l’on veut que le mot « éthique » conserve un sens en politique.
Quand je vois l’enthousiasme lucide des gens de tous âges et de toutes conditions, venus d’horizons politiques différents, qu’elle réussit à mobiliser, je me dis que les aspirations, les demandes, citoyennes sont nettement supérieures à l’offre politique qui existe en l’état.
Quand j’écoute la pertinence des analyses, la cohérence des propositions, la probité intellectuelle et morale de Yann Wehrling, je n’ai pas le droit de douter de l’avènement d’une classe politique susceptible de faire des offres qui répondent à ces demandes. Et aux impératifs du présent et du futur.
Quand j’entends Yveline Moeglen que je connais depuis ses débuts dans cette dure école de la politique, je me dis que j’ai raison de penser que les êtres de qualité savent rester eux-mêmes et devenir sans cesse meilleurs, y compris dans les marécages de la médiocrité « politichienne ».
Quand je vois René Eckhardt venu d’une droite bien marquée (on peut dire cela comme çà, René ?) et soucieux d’une efficacité économique optimale dialoguer avec Yann et Yveline, je me dis que l’éco-économie a un bel avenir et que si quelqu’un peut faire de Strasbourg une ville authentiquement « démocrate » et soucieuse de prospérité dans le respect du développement durable, c’est bien Chantal Cutajar…
Mais, je ne suis pas en campagne et je précise à l’attention de celles et de ceux qui me posent encore la question par courriel ou en ville, malgré les annonces déjà faites ici : je ne serai pas sur la liste conduite par Chantal. Une liste qui vaut par sa tête, par les compétences complémentaires qu’elle rassemble, par son programme, et (cela devrait compter plus qu’on y prête attention) par l’esprit qui l’anime.
Daniel RIOT
04:40 Publié dans chroniques strasbourgeoises | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : strasbourg, politique, modem, bayrou, municipales
05/01/2008
Strasbourg: l'accord à trois du moDem
Comme il semble que le vote des militants soit contesté et que l'accord conclu sous les auspice de Bayrou fasse l'objet d'interprétations divergentes, je publie ici en document le texte de ce qui avait été conclu dans le bureau de Bayrou à propos de l'investiture des municipales à Strasbourg. Tout le texte, rien que le texte. Deux des signataires de cet accord ont pris la responsabilité de déclencher une rupture des discussions et d'en assurer la publicité avec une rapidité déconcertante (sauf si ce double scénario a été prémédité et médiatiquement préparé). J'en reste à mon analyse précédente>>>>
Chantal Cutajar, Ludmilla Hug-Kalinkova, et Jean-Claude Petitdemange,
"Se sont réunis aujourd'hui mardi 11 décembre 2007, autour de François Bayrou au siège du Mouvement démocrate.
Ils ont analysé ensemble la situation de Strasbourg dans la perspective des élections municipales. Ils ont pu lever un certain nombre d'incompréhensions réciproques, et se rejoindre sur les conclusions suivantes :
- à Strasbourg, beaucoup d'électeurs attendent une liste autour des valeurs et des personnalités du Mouvement démocrate, dont la tradition est profondément ancrée en Alsace.
>>>Ils sont persuadés que l'autonomie de cette liste est la condition de son succès.
Ayant ainsi levé les ambiguïtés complaisamment favorisées et entretenues, ils sont convenus :
>>>Qu'ils formeraient une liste ensemble pour ces élections municipales.
>>> Que la désignation de leur tête de liste devait être décidée par les adhérents strasbourgeois du mouvement qui s'engageront formellement à soutenir leur liste.
>>> Que cette désignation aurait lieu, par vote au scrutin majoritaire à deux tours, après un débat public en présence de François Bayrou organisé le mercredi 19 décembre à 19h30.
Ils sont, par ce rassemblement, et cette démarche de bonne entente, persuadés de répondre au souhait de tous ceux qui attendent et espèrent un renouveau pour Strasbourg."
Suivent les signatures...
18:40 Publié dans chroniques strasbourgeoises | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : politique, strasbourg, modem, bayrou
24/12/2007
MoDem-Strasbourg : Des clarifications essentielles
La « dynamique Cutajar » : Rassembler dans la cohérence.
Pourquoi parler, comme quelques journaux l’ont fait, de « crise grave » au sein du moDem à Strasbourg après le vote de l’investiture de Chantal Cutajar ? Tout va pour le mieux, au contraire, et Bayrou au bout du compte et quels que soient les développements futurs peut gagner son pari de la clarification et de la « remise en ordre ». Une dynamique est en route. Cap sur les élections avec un seul souci: "un renouveau pour Strasbourg"
La clarification s’est faite sur deux questions essentielles :
1) Celle de l’affirmation d’une liste authentiquement autonome. Donc libre et indépendante et de la droite et de la gauche. C’était dans logique de la stratégie nationale de Bayrou pour les municipales. D’autant plus (il ne faudrait pas l’oublier) que Strasbourg est une ville dirigée par une tête Udf et une tête UMP qui sont devenues…deux têtes UMP !
C’était décidé et inscrit dans l’accord conclu le 11 décembre à Paris dans le bureau de François Bayrou entre les trois candidats qui étaient encore en lice pour l’obtention de la « tête de liste ».
Ce fut ratifié par un vote militant massif, à mains levées, orchestré par François Bayrou le 19 décembre après deux longues interventions d’élus de l’actuelle équipe municipale.
Un rappel : cette liste « autonome » ne se serait sans doute pas imposée telle une évidence sans le travail de terrain accompli par Chantal Cutajar depuis les présidentielles. C’est elle et non les « instances » udf qui a joué un rôle déterminant que Bayrou, à mon humble avis, aurait pu reconnaître avec une reconnaissance plus affichée…
2) Celle du choix de la tête de liste.Les urnes ont parlé : c’est Chantal Cutajar qui mène cette liste en respectant la lettre et l’esprit de l’accord signé par l’élue, par ses deux rivaux (Jean-Claude Petitdemange et Ludmilla Hug-Kalinkova) et par François Bayrou.
« LE DIABLE DANS DES DETAILS »
Au niveau du fonctionnement démocratique interne du mouvement …démocrate, on peut comprendre que deux séries d’objections puissent être soulevées. Comme dit un proverbe alsacien, « le diable se cache dans les détails »….
>> Les partisans d’une liste d’union avec l’UMP auraient voulu être plus entendus : selon eux, le choix d’une liste autonome ou non aurait du être ratifié ou non après une campagne interne plus structurée.
>> Les supporters de Chantal Cutajar ont raison de mettre en relief quatre anomalies :
= Jean-Claude Petitdemange a été propulsé « candidat » sans avoir fait acte de candidature. Cela a brouillé les cartes. D’autant plus que ni les conditions ni les délais de candidatures n’ont été respectées.
= L’accord à trois signé avec Bayrou est devenu unilatéralement un accord à … deux, ce qui a faussé le scrutin en défavorisant celle qui l’a scrupuleusement respecté et qui est apparue seule contre deux. Mme Hug-Kalinkova s’est désistée en faveur de M.Petitdemange, soit. Mais le « binôme » ainsi constitué n’est « indissociable » que dans leur esprit et par leur volonté autoproclamée. Les militants se sont prononcés pour ou contre un seul nom, pas sur un ticket, sur un tandem, sur un duo.
= Les militants udf favorables à une union dès le premier tour avec l’UMP ont pu voter en dépit de leur engagement signé de soutenir la liste « autonome » qui serait dirigée par la gagnante ou le gagnant du scrutin. Cela aussi a faussé les résultats, puisque leur vote a été plus tactique que préférentiel.
Une analyse du scrutin à partir d’une étude de la liste des votants (directs et par procurations) ne laisse planer aucun doute à ce sujet. La majorité des suffrages recueillis par M.Petitdemange est le fait de militants favorables à une entente avec le « tandem ». Ce qui montre d’ailleurs, ce dit en passant, que morale et politique sont à réconcilier à partir de la …base et pas seulement au sommet.
Je connais en revanche des militants favorables à Chantal Cutajar qui n’ont pas voté parce qu’ils ne voulaient pas engager leur signature sur un résultat inconnu. Cela est un témoignage non une opinion.
= Les interventions de structures fédérales de l’udf sans aucune légitimité dans l’organisation et la préparation de la soirée électorale du 19 décembre ont, elles aussi, faussé le scrutin : des non Strasbourgeois engagés dans des alliances avec l’UMP en d’autres lieux se sont montrés partiaux dans des prises de positions publiques. C’est tout de même curieux de voir le maire de Pfaffenhofen (pour ne citer que lui) jouer les tuteurs de M.Petitdemange et s’ingérer dans des débats strasbourgeois alors qu’à titre personnel il va sans doute bénéficier d’un fauteuil de conseiller général UMP et qu’il avait annoncé par voie de presse qu’il se démettrait de ses fonctions (vidée de leur sens depuis longtemps) de délégué départemental de l’udf modem
Mais ces critiques sont rendues caduques : le scrutin tel qu’il s’est déroulé confère aux choix de la liste autonome et de la tête de liste une légitimité incontestable.
RASSEMBLEMENT N’EST PAS COALITION
Reste à remplir l’engagement du Rassemblement pris par tous, Chantal Cutajar, Jean-Claude Petitdemange, Ludmilla Hug-Kalinkova (avant son désistement dans l’accord écrit et lors de son vote) et les militants.
Les militants qui soutiennent la liste UMP du tandem (et à plus forte raison les élus actuels et ceux qui l’ont ralliée) devront faire des choix. Certains (celles et ceux qui avaient soutenu des adversaires de candidats Modem aux législatives auraient déjà du être contraint de le faire. Cette anomalie devra être d’une façon ou d’une autre réparée dans les jours qui viennent :le MoDem est un nouveau parti qui exige de nouvelles disciplines. « Remettre de l’ordre », comme l’a dit Bayrou, commence par là…
Sur Strasbourg, il est clair que l’on ne peut pas à la fois soutenir le « tandem » et se prétendre modem… Cela fait partie de la « révolution Bayrou » : comme c’est le cas en Allemagne, les choix stratégiques et tactiques du parti peuvent être différents d’une région à l’autre, d’une ville à l’autre, d’un scrutin à l’autre. Ces choix impliquent tout de même une discipline et un respect des orientations choisies, cas par cas.
Les supporters de celui qui a perdu les élections pour la tête de liste rempliront-ils leurs engagements (écrits) de « soutenir la liste » qui sera établie ? Il n’est pas de liberté sans esprit de responsabilité. La démocratie qui est « loi de la majorité dans le respect des minorités » n’est pas la soumission de la majorité aux injonctions de la minorité.
Il convient ici de rappeler clairement les enjeux des élections de mercredi soir
Premièrement : Il s’agissait bien de DECIDER d’une tête de liste, et non d’exprimer une préférence des militants. Le texte de l’accord signé dans le bureau de Bayrou précise bien : « La désignation de leur tête de liste devra être décidée par les strasbourgeois du mouvement qui s’engageront formellement à soutenir leur liste ».
La Commission nationale des investitures s’en est remis aux choix des militants :elle ne fera donc qu’enregistrer ce choix (contrairement à quelques rumeurs malicieusement distillées par des esprits chagrins qui confondent des élections avec un jeu de « qui perd gagne »)
Deuxièmement : Il s’agissait de choisir une tête de liste, donc non seulement une personnalité mais aussi une philosophie, une méthode et une morale d’actions.
Chantal Cutajar dans son allocation précédant le vote a eu des propos clairs qui ont valeur d’engagements. Elle vient de les confirmer dans une lettre aux militants et sympathisants.
>>>L’esprit démocratique qui l’anime et l’esprit d’équipe qui doit animer sa liste lui fait faire une distinction très nette entre liste de Rassemblement et liste de Coalition. Il y avait deux candidats en lice, mais il n’y a pas deux Modem-Strasbourg. Et il n’y a pas, comme dans d’autre partis, des « courants » (ce qui serait contraire aux principes même du mouvement démocrate).
Dans cette optique, il est évidemment regrettable que M. Petitdemange ait éprouvé le besoin de tenir unilatéralement une conférence de presse pour marquer ses différences et affirmer ses exigences.
L’heure est aux discussions, non aux négociations. Le temps est à la culture des convergences et à la recherche de solutions pour dépasser les divergences. C’est là davantage qu’une « question de méthode » : c’est une question de fond.
En dépit de cet accroc, du « bon vent » lancé à l’issue du scrutin par M. Petitdemange, et des propos (tenus publiquement et en partie reproduits dans la presse) de « proches » du candidat battu sur une éventuelle liste dissidente, Chantal Cutajar poursuit les discussions sur les bases claires. Dans le contexte actuel, ce n’est pas « sa capacité à rassembler » qui est en cause (pour reprendre une expression de Mme Hug-Kalinkova ) mais c’est l’aptitude du vaincu et de ses proches à être rassemblés qui est en doute.
Pour ce qui est du chantage à la liste dissidente, il ne date pas d’aujourd’hui, mais du …11 décembre :le jour même de l’accord signé dans le bureau de François Bayrou, les amis de M. Petitdemange l’évoquait devant un journaliste des Dna qui en a fait état. Il y a « troisième voie » et « troisième voie ». La presse a d’ailleurs repris des propos de proches de M.Petitdemange tenus le soir même de la victoire de Chantal Cutajar sur leur intention de renvoyer leur carte de modem…
Peut-être faut-il là encore s’attarder sur le poids de quelques mots : proposer n’est pas imposer, discuter n’est pas poser des conditions ou lancer des injonctions, le respect de la minorité par la majorité n’est pas la soumission de la majorité à la minorité.
Rassembler n’est évidemment pas assembler n’importe qui n’importe comment et aboutir à une unité de façade. Les diversités des personnalités et des points de vue doivent être prises en compte mais l’unité recherchée doit être réelle.
Cela implique des mœurs nouvelles dans un parti politique, mais le Modem a été crée précisément pour rompre avec de mauvaises habitudes politiciennes. Le moDem n’est ni le PS ni l’UMP. Et le souci affirmé de « remettre l’humain au cœur de toute action » (une formule de Jean-Claude Guillebaud qui était l’un des slogans de Chantal Cutajar lors des Législatives et que M. Petitdemange a repris à son compte ) doit s’illustrer aussi et d’abord en interne.
Compétences et complémentarité des personnalités d’abord. Et réunion de toutes et de tous autour de valeurs qui ont le même sens avec une adhésion aux priorités définies : démocratie locale vivante réelle et non formelle avec concertation citoyenne en amont et en aval, priorité accordée concrètement aux dimensions écologiques des problèmes (d’où les places accordées à Yann Wehrling et à Yveline Moeglen), prise en compte pour toutes les questions des dimensions économiques, sociales, environnementales, culturelles et européennes.
FORMER UNE LISTE ENSEMBLE et
FORMER ENSEMBLE UNE LISTE...
C’est sur ces bases clairement définies que Chantal Cutajar a été élue tête de liste et c’est, évidemment, une totale adhésion à ces principes actifs et à ces règles d’actions qui est exigée pour toutes celles et ceux qui seront (et pas seulement « figureront ») sur sa liste. D’ailleurs, en toute logique, la composition de cette liste devra être approuvée par l’ensemble de celles et de ceux qui y participeront. La démocratie n’est pas du saucisson qui se découpe en tranches.
A propos de cette composition de cette liste, deux remarques s’imposent :
>>> L’élection de la tête de liste n’était en rien une distributions des « places » sur la liste. Une tête, un projet, une méthode, une éthique d’actions.
Voir le vaincu faire de la deuxième place (et de la troisième et d’autres…) une condition au rassemblement tient au mieux des vieilles pratiques du PS (où tous les rapports sont d’abord de forces) et au pire d’un irréalisme irresponsable.
Imagine-t-on, toutes proportions gardées, Sarkozy devoir prendre Royal à Matignon sous prétexte qu’elle a été finaliste ? Un autre monde…
De même, ce n’est pas parce que Ségolène a été battue qu’elle est « chef de l’opposition à Sa Majesté », comme on dit en Angleterre… Restons sérieux.
En termes plus triviaux, Chantal Cutajar a été élue pour diriger le rassemblement indispensable et non pour exécuter des ordres du vaincu, servir les plats au vaincu, faire comme si le vaincu était le vainqueur. Elle n’a pas été désignée « serveuse de M. Petitdemange »
Je prends le risque de me répéter : ce n’est pas la capacité de « rassembler » de Chantal qui est à mettre en cause (elle l’a montrée depuis longtemps et confirmée à plusieurs reprises), c’est la capacité de M. Petitdemange à accepter la loi d’un vote démocratique, d’un choix des militants et des règles d’un rassemblement qui ne soit pas un assemblage. C’est pour être clair son aptitude à surmonter ses susceptibilités froissées et à transcender ses calculs politiciens qui est mise à l’épreuve.
Les supporters de Chantal Cutajar ont su manifester leur joie de la victoire sans l’impudeur d’un triomphalisme mal placé. Chantal Cutajar a su s’adresser avec intelligence, bon sens et sincérité à celles et ceux qui n’avaient pas voté pour elle. Elle sait concilier esprit de dialogue et esprit de décision : c’est l’une de ses qualités essentielles parmi de nombreuses autres. Elle sait surtout mettre en harmonie ses propos et ses actes, ce qui lui permet de donner à l’expression « faire de la « politique autrement » (donc proprement et respectueusement) une vraie richesse.
Elle n’a pris personne de court ou par surprise (là encore je me dois d’insister) en annonçant que les premières places de sa liste marquaient son souci de ne pas seulement accorder des strapontins aux écologistes qui savent concilier idéalisme et réalisme.
Comme le soulignent Le Figaro et d’autres journaux, la deuxième place occupée par Yann Wehrling constitue un événement national et pour le Modem un appui considérable.
>>> Le texte de l’accord conclu chez Bayrou est clair : les signataires « sont convenus qu’ils formeraient une liste ensemble pour ces élections municipales ». Il n’est pas écrit qu’ils « formeraient ensemble une liste ».Nuances de taille… La langue française est précise, c’est pour cela qu’elle reste une langue indispensable en diplomatie…
François Bayrou a trop le sens des mots et de la place des mots dans des phrases pour que cela puisse souffrir des interprétations chargées d’ambiguïtés. Faire « une liste ensemble », c’est être sur une même liste, participer à une liste commune dirigée par sa « tête ». « Faire ensemble » une liste, serait partager la responsabilité de composer la liste.
BAYROU:"LE RASSEMBLEMENT CE N'EST PAS
LA MOLLESSE, C'EST LA FERMETE"
En l’occurrence, la lettre de cet accord est conforme à son esprit. La « bonne entente » commence par une lecture commune des engagements pris. C’est la condition préalable.
Les enjeux de ce que les dna ont appelé « une grosse crise » après la conférence de presse unilatérale de M.Petitdemange, dépassent évidemment le cadre du moDem : c’est la crédibilité même de la liste dirigée par Chantal Cutajar qui est en jeu.
C’est aussi l’esprit même du parti démocrate, pleinement respecté par Chantal Cutajar, qui est en cause.
La tournure que prendront les discussions en cours (qui ne doivent pas porter que sur la composition de la liste) sera évidemment décisive pour la suite des événements. Dans les épreuves personnelles et politiques qu’elle a subi, Chantal Cutajar est sortie renforcée. Elle a démontré qu’elle n’était pas qu’une « bonne militante active » du Modem mais qu’elle incarnait l’esprit Modem. Avec autorité, compétence, force de caractère, esprit d'écoute et de dialogue, respect des principes, des valeurs et des acteurs, sens des réalités et puissance d'idéaux bien ancrés. Son obsession de "l'utile et du juste" n'est pas qu'une devise personnelle. C'est ce qui lui donne sa puissance de travail et la viguer de ses engagements. C'est aussi ce qui fait le lien avec celles et ceux qui partagent ses combats et soutiennent, avec ferveur et constance, ses actions.
Comme le souligne un journaliste parisien, fin connaisseur de la réalité strasbourgeoise, « Bayrou devrait se rendre compte que les militants en l’élisant ont sauvé le Modem à Strasbourg ». Mais il y a ce qui dépend d’elle et ce qui ne dépend pas d’elle. Comme l’a dit en février dernier dans un autre contexte François Bayrou, « Le rassemblement, ce n’est pas la mollesse, c’est la fermeté »
« Etre et Vivre MoDem » : c’est revenu comme un refrain dans l’allocution de Chantal Cutajar avant son élection. Faire de Strasbourg « un modèle de réussite du moDem » : c’est le but bien défini dans la même allocution. Elle respecte pleinement les engagements pris devant et avec François Bayrou pour, selon la formule retenue dans l’accord du 11 décembre, « répondre aux souhaits de tous ceux qui attendent et espèrent un renouveau pour Strasbourg ».
Il ne s’agit pas de lui souhaiter « bon vent », il s’agit de ramer dans le même sens qu’elle, avec le même cap qu’elle, la même volonté qu’elle de mener le bateau moDem là où il doit aller.
Daniel RIOT
06:05 Publié dans chroniques strasbourgeoises | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : strasbourg, politique, modem, bayrou, lepage, écologie, municipales
20/12/2007
Chantal CUTAJAR:logique et moral
MoDem : Chantal Cutajar sort victorieuse de l’élection primaire
260 suffrages exprimés
Chantal Cutajar : 153 voix
Jean-Claude Petitdemange : 114 voix
Trois bulletins nuls
Ce scrutin qui est intervenu à la suite d'un débat animé par Bayrou en personne devant plus de 300 militants. Il clarifie les choses dans ce centre strasbourgeois bien émietté victime d'une direction fédérale défaillante qui a attisé les rivalités, entretenu bien des confusion et fait de très mauvais choix. Chantal aura la lourde tache de "mettre de l'ordre", pour reprendre l'expression de Bayrou et de rassembler.
Elle est servie par ses quaités personnelles, sa volonté de "redonner Strasbourg aux Strasbourgeois", d'avoir un projet à la fois ambiteux et réaliste, de disposer de soutiens crédibles, d'un programme qui s'annonce prometteur par un croisement des travaux conduits dans le cadre des structures de l'udf, ceux menés depuis trois mois par "Strasbourg je t'M" et par les consultations citoyennes qui vont s'intensifier.
Son projet alternatif pour Strasbourg offre une "voie nouvelle" entre l'équipe sortante et la liste socialiste. Nous aurons bien sûr l'occasion d'en reparler ici et ailleurs , notamment sur le forum ouvert par Strasbourg je t'M". Mais comme il est logique aussi, c'est maintenant que les vraies difficultés (non politiciennes) commencent pour Chantal et celles et ceux qui la soutiennent depuis des mois parce qu'elle incarne localement ce que Bayrou avait su personnifier dans la campagne présidentielle. Avec le souci de révolutionner la démocratie vivante, avec la volonté d'inscrire toutes les décision dans une cohérence de ville tournéevers l'avenir et de tenir compte en tout et pour tout des dimensions économiques, sociales, écologiques, culturelles et EUROPEENNES des problèmes à règler, des questions à traiter.
L'équipe cutajar, forte de l'investiture du MoDem, veut faire de Strasbourg, "capitale démocratique de l'Europe" l'illustration concrète de ce que peut être un "modèle de gestion MoDem". Cela ne se décrète pas. Bon courage Chantal.
Daniel RIOT
I
02:05 Publié dans chroniques strasbourgeoises | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : sstrasbourg, politique, modem, bayrou, cutajar, municipales













