28/03/2008
Les jeunes du Modem tentent de se faire entendre
C’est bien volontiers que j’ouvre mon « blog-notes » aux réflexions de Nelly Margotton, une de ces jeunes citoyennes riches de qualités qui ont cru en l’avènement d’un vrai parti démocrate, donc d’un parti vraiment démocrate…Et qui veulent encore y croire. Non par foi ou optimisme, mais par conviction, détermination. Avec le courage de bousculer quelques tabous, la lucidité de ceux qui savent que la crise du politique actuelle est dangereuse pour la démocratie et l’énergie donnée non par des ambitions d’être mais de faire.
Comment reconstruire…ce qui n‘est pas construit ?
A l'heure où au MoDem strasbourgeois, suite aux différentes déceptions provoquées par les élections municipales et cantonales, on parle déjà de bilan et de reconstruction, il semble que l'organisation elle-même soit complètement mise de côté... Comment reconstruire quelque chose qui n'est pas construit?
22:25 Publié dans Débats d'actualité | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : strasbourg, jeunes, modem, bayrou, politique, france
16/03/2008
Les municipales en france: remettre des "Rolex" à l'heure...
22:16 Publié dans Edito | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : sarkozy, municipales, politique, bayrou, europe
12/03/2008
A strasbourg et ailleurs: En attendant le deuxième tour
Le Modem consumé sans modération
Ce petit billet est particulièrement destiné à celles et ceux qui me bombardent (avec des marques d’estime qui me touchent) de courriels pour me demander d’aller au-delà de mon analyse du premier soir des municipales et de clarifier mon positionnement politique personnel. Soit. En partie du moins. Puisque mon vote de dimanche n’intéresse que mon isoloir. C’est cela aussi la démocratie :le droit de taire ses préférences. Je pourrais faire comme Bayrou et dire pour qui je ne voterai pas. Mais la seule idée de faire comme Bayrou me déconsidérerait à mes propres yeux : j’ai trop chanté (à tort) les louanges du Béarnais avant les Présidentielles pour qu’il m’inspire autre chose que de la distance.
03:40 Publié dans Edito | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : strasbourg, politqiue, municipales, bayrou, sarkozy
10/02/2008
Strasbourg: Pour que le mot "démocrate" ait tout son sens..
"Si tu ne t'interesses pas à la politiue, la politique s'intéressera à toi et se fera sans toi ou contre toi"....Refrain connu! Et belle vérité. La citoyenneté ne se réduit pas à quelques dimanches émectoraux et la politique ne doit pas se résumer à des luttes pour des "places"... Sous l'impulsion de Nelly Margoton, des femmes et des hommes, jeunes ou moins jeunes, qui avaient cru que le MoDem mériterait pleinement son nom de "mouvement démocrate" ont du goûter les fruits amers de la désillusion. Et subir de douloureuses déceptions. En deuil, les espérances!
Mais, encartés ou non au Modem et ailleurs, ces citoyens ne veulent pas SUBIR les lois politichiennes encore en vigueur mais passéistes. Et veulent surmonter leurs déceptions en engageant le plus indispensable des combats:celui de la réflexion.
La politique est en crise parce que la pensée politique est en crise."Défaite de la pensée"... Les mots ont perdu et leurs valeurs et leurs sens. Parce que les esprits les plus idéalistes et les plus rigoureux sont obligés d'accepter des compromis qui salissent les mains les plus propres. Kant avait "les mains blanches, parce qu'il n'avait pas de main"? NON. la fidélité à soi-même n'est pas synonyme d'impuissance.
C'est parce que leurs desseins méritent d'être soutenus et leurs efforts encouragés que je publie ici un "point de vue" que les blasés de la politique jugeront peut-être naïfs...Mais cette tribune vaut d'être lue, surtout par des briseurs d'espérances qu'ils ont eux mêmes semées:les fidèles de ce blog ne seront pas étonnés que je pense d'abord à Bayrou. Que Nelly et les membres du cercle de veille et de réflexions qu'elle a constitué sachent rester fidèles à ce qu'ils prônent. Et qu'ils persévèrent. DR
03:05 Publié dans chroniques strasbourgeoises | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : starsbourg, politqiue, bayrou, modem, démocrates, jeunes
01/02/2008
Chantal CUTAJAR, BAYROU, le MODEM et STRASBOURG
LE GRAND GACHIS : CINQ ERREURS QUI SONT DES FAUTES
Dures….Dures… La politique, la raison, l’affection, l’espérance, la désillusion…Je crois bien connaître Chantal Cutajar et (les habitués de mes chroniques strasbourgeoises le savent bien) J’ai pour elle estime, affection et (mais oui !) admiration. Je sais ce qu’elle a enduré depuis ses débuts en politique. Je sais à quel point elle a payé cher son respect de soi et des principes qu’elle prône. Et je ne voudrais surtout pas accroître les difficultés qu’elle rencontre encore et les handicaps électoraux qu’elle a à surmonter avec son équipe. Mais je faillirais à mes propres principes si je continuais à me taire en ce jour où, avec des retombées qui ne sont pas encore toutes mesurées, elle vire de sa liste ceux qui lui étaient imposés.Et qui n'auraient jamais du pouvoir y figurer.
21:50 Publié dans chroniques strasbourgeoises | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : starsbourg, municipales, modem, bayrou
14/01/2008
La louche du diable et la cuillère à café de Bayrou
Ma petite chronique strasbourgeoise
Chantal Cutajar et sa liste auraient perdu entre 4 et 5 points si les « coucous du moDem » avaient fait une liste dissidente. Combien en perdront-elles à cause de Bayrou qui a cédé aux chants de sirènes de ce « duo diabolique », dont je me suis promis de taire les noms, en les imposant à la troisième et à la quatrième place ? Six à sept, au moins…
Ce n’est là qu’une estimation, mais elle vaut bien des sondages, …Vous savez, les sondages c’est ce que Bayrou décriait tant durant les présidentielles et qui sont devenus, même pipés, des outils de décisions et d’argumentation chez le (saint) « patron » du Mouvement Démocrate.
Bayrou, « tueur d’espérance » et « mauvais calculateur », est tombé dans les pièges du champion du « qui perd gagne »…Heureusement pour le MoDem-Strasbourg, Chantal Cutajar sait donner le meilleur d’elle-même dans l’adversité…J'admire toujours Chantal. Je lui conserve toute mon estime et mon affection. Et je comprends qu’elle accepte de poursuivre ses (beaux) combats pour Strasbourg tout en étant obligée d’entrer en résistance contre les pires ennemis :ceux de l’intérieur…
Mais, là, trop c’est trop : Bayrou me contraint à jeter l’éponge du militant. Je renvoie ma carte au Modem. Descartes trop trahi. Et il ne serait pas moral que je continue à cautionner d’une manière ou d’une autre, fusse par amitié, une pratique de la politique que je considère amorale…Surtout dans une formation qui s’est doté d’une Charte éthique !
Sarkozy ne peut pas me décevoir : je n’en attendais rien. Ségolène Royal ne pourra pas m’affliger : elle m’a dissuadé depuis longtemps de faire confiance en ses capacités de femme d’Etat. Mais Bayrou ? Ah ! Bayrou… Quand j’avais fait sa connaissance lorsqu’il était au cabinet de Pierre Pflimlin, j’avais l’intuition que cet excellent enfant de chœur ne ferait jamais un bon cardinal…
Ayant suivi sa carrière, j’avais révisé mon jugement et ses prestations, notamment lors des dernières européennes et des Présidentielles, m’avaient conduit à miser sur lui (et son programme) pour guérir la France des maux dont elle souffre tant depuis des décennies et changer un système qui, comme chez les poissons, pourrissait par la tête. D’où mon engagement en sa faveur et mon « adhésion » au MoDem (malgré mes préventions contre les « mises en carte ») dès la création de ce « premier part du XXI ième siècle…
Patatras ! Mon éducation me conduisant à de reconnaître mes erreurs et mes fautes (ce qui est sans doute politiquement nul), je dois reconnaître que j’ai commis une grossière erreur d’appréciation qui est, comme dirait un bon chrétien pas forcément démocrate, un vrai pêché…
Mea culpa….J’ai complètement surestimé les capacités de François Bayrou de se montrer digne des espérances qu’il avait suscitées et d’adapter ses propres actes à ses propos sur l’éthique et sur une autre « façon de faire de la politique ». Donc proprement, honnêtement, avec un esprit de justice et de justesse, avec le respect des militants et des électeurs. En évitant les pièges tendus par des manipulateurs et des imposteurs, par ces cyniques qui confondent démocratie et voyoucratie intellectuelle et morale.
La gestion du « cas strasbourgeois » , depuis la dernière campagne présidentielle, est une illustration trop éloquente de quelques unes des faiblesses, des erreurs de jugement, du manque de lucidité, de courage et de cohérence du « patron » (comme il se nomme lui-même) du modem.
Il dit vouloir un « MoDem fort » pour Strasbourg. Très bien. Mais, avec l’appui de quelques ratés locaux de la politique passés maîtres dans l’art de jouer contre leur camp, il vient de tirer une rafale de mitraillettes contre ce Parti démocrate qui est en train de battre des records de vitesse dans l’écrasement des espoirs qu’il a fait naître. Il vient surtout de décevoir pour longtemps sans doute nombre de celles et de ceux qui pensent qu’on peut faire de la politique sans tricheries, sans fourberies, sans malhonnêteté intellectuelle, sans hypocrisie, sans mensonge, sans manipulation, sans impostures.
Qui plus est, il vient d’étaler tout ce qui devrait être prohibé chez un leader national qui se recommande du « Tiers Etat » d’aujourd’hui et qui prétend se conduite en « patron » : le mépris des militants, la condescendance envers ceux qui osent manifester des divergences de vue avec lui, le recours aux armes sournoises de l’humiliation contre celles et de ceux qui le gênent. Pitoyable, celui qui se prend pour le successeur de Henry IV.
Je n’écris pas sous le coup de la colère mais sous celui d’une déception profonde. Celui qui tente de se faire passer pour le « meilleur stratège politique français après Sarkozy » a-il fait des efforts pour ressembler à sa caricature des Guignols ? N’a-t-il pas digéré ni ses succès de la campagne ni son échec du scrutin ? Est-il « l’illuminé » décrit par Simone Veil et d’autres ? Son inconduite à l’égard de Jean-Marie Cavada m’avait déjà sonné. Le « cas Strasbourg » m’a assommé.
Je savais qu’on ne doit pas « discuter gastronomie avec un cannibale ». Je savais que l’esprit malin qui joue au poker-menteur quand les autres jouent aux dames a un talent fou : celui des diables qui ont une culière plus longue que ceux avec qui il mange. Face à la louche de cet esprit malin, Bayrou n’avait qu’une cuillère à café. Logique : c’est le MoDem qui prend la tasse…
C’est dur de passer une partie de son temps à réfléchir au ré-enchantement de la politique et de se prendre les pieds dans les tapis des désillusions dès que l’on est attiré par une petite lueur d’espoir.
Daniel RIOT
02:30 Publié dans chroniques strasbourgeoises | Lien permanent | Commentaires (22) | Envoyer cette note | Tags : strasbourg, politique, modem, bayrou
10/01/2008
Bravo et merci, Chantal
Le « duo diabolique » des « mauvais perdants » aura tout essayé pour empêcher l’investiture officielle de « liste unique et autonome » Modem, menée par Mme Cutajar…. En vain.
Mais les duettistes strasbourgeois du « néo centrisme excentrique » déchirent leurs engagements, renient leurs signatures, se moquent du vote des militants et défient Bayrou : Ils disent vouloir rester dans la course aux municipales non pour gagner, mais pour… faire perdre.
Depuis des mois, Paul Souville essayait de jouer le Saint-Zorro dans un microcosme où l’on compte trop de zozos… Jusqu’au dernier moment, il a tenté le tout pour le tout afin que chacun respecte le vote des militants et les engagements pris, par écrit, et que force reste au simple bon sens… Hier soir, au « restaurant de la Bourse », il a joué les diplomates une dernière fois pour présenter les travaux des groupes de travail mis en place par les instances fédérales de l’udf-modem dans la perspectives des élections municipales à celle qui, choisie par les militants et investie par « Paris », conduit la « liste unique et autonome » du MoDem à Strasbourg… « Un bon travail en commun de représentants de toutes les tendances du mouvement démocrate », a dit Souville. « Un exemple de cet esprit de rassemblement qui doit être le notre »… Qui "devrait" serait juste juste...
Effectivement. Et Chantal Cutajar n’aura aucun problème de conscience à tenir sa promesse : tenir compte des remarques formulées et suggestions faites et des orientations dégagées dans la mise au point définitive du projet et du programme de la liste qu’elle dirige.
Elle y a retrouvé quelques unes des idées qu’elle avait développées durant les campagnes présidentielle et législative, et dans sa déclaration de candidature. Elle a aussi trouvé bien des convergences avec les réflexions des dix groupes de réflexions de « Strasbourg je t’M » complétées par les apports de Yann Wehrling et de quelques personnalités reconnues pour leurs compétences dont elle a su s’entourer, dans un esprit d’écoute, d’ouverture et de rassemblement. Et dans le respect des lignes programmatiques définies par Bayrou et Corinne Lepage.
Comme dit sans autosatisfaction mais en sachant de quoi elle parle Yveline Moeglen puisqu’elle a des éléments de comparaison, « nous avons le plus beau projet de ville jamais mis au point à Strasbourg, pour les Strasbourgeois»
J’y reviendrai, bien sûr, mais ce « projet de ville » susciterait plus d’enthousiasme encore s’il n’était pas desservi par les « deux faces d’une même pièce », JPC et LHK. Une drôle de pièce à ne pas utiliser dans un jeu à « pile ou face » : c’est une pièce à double revers
Eh ! Oui… JCP n’était pas là et LHK s’en alla dès que Paul Souville donna la parole à Chantal Cutajar…. Le duo avait déjà prévenu la presse : ils feront une liste « séparée ». En méprisant le vote des militants. En refusant que l’investiture officielle soit donnée à celle qui faisait obstacle à leur stratégie si soigneusement mise au point. En déchirant leurs engagements écrits. En reniant leurs signatures. Et en jouant les victimes comme les vrais coupables savent parfois le faire…
Comment Paul Souville aurait-il pu faire des miracles face à des faiseurs de mirages ? Ces duettistes de l’acrobatie et des jongleries « politichiennes » dénonçaient « l’incapacité de rassembler » de celle qui en fait vient de sauver le MoDem à Strasbourg que pour (mal) cacher leur « propre incapacité à accepter d’être rassemblés ». JCP et LHK viennent de nourrir leurs CV d’une nouvelle mention : « mauvais perdants »
Je n’utilise ici que des initiales parce qu’il est des noms que mon clavier ne réussit plus à écrire. Comme disait l’un de mes anciens patrons de presse, « notre seule vraie arme, c’est le silence »… Surtout face à des personnages qui ne se sentent exister que s’ils font parler d’eux par tous les moyens, en affichant cette « intelligence du diable » qui consiste à confondre puissance et nuisance. Et cette « honnêteté du démon » qui permet de jouer au billard avec la vérité... « Silence », ce doit être un vrai mot d’ordre dans la campagne qui s’ouvre envers des acteurs qui ne méritent pas même d’être sifflés.
Un mot tout de même encore avant ce silence …Ce que je reproche le plus à ce duo expert en manipulations et en impostures, c’est de réussir à séduire des jeunes qui subitement prennent un sacré coup de vieux.
Je me suis gardé de toute attaque personnelle contre LHK que je ne connais pas assez. Je l’ai observée hier soir : au fond d’elle-même, elle doit connaître la gêne (donc la souffrance) de ceux qui se font des grimaces à eux-mêmes quand ils sourient aux autres. Je me suis autocensuré dans mes critiques de JPC qui, pour moi, a trop de qualités intellectuelles pour qu’on lui pardonne de les mettre trop au service de trop de défauts : il incarne tout ce qu’il ne faut pas être et faire si l’on veut sortir de la crise du politique et du désenchantement de la politique. A gauche, le mot « traître » lui colle à la peau. Au centre : l’expression « mauvais perdant » va lui être tatouée sur le front. Quelle nouvelle décoration méritera-t-il à droite si le tandem accepte de parler cuisine avec ce cannibale ?
« Avec une liste de ces néo-centristes soutenus par quelques ratés locaux de la politique et quelques jeunes pris au piège de leur inexpérience, l’équipe de Chantal Cutajar a au moins un avantage : si elle est victime de coups bas ou tordus pendant la campagne, elle saura d’où ils viennent », me confiait un confrère connaît bien JCP, ce joueur de talent qui vient de compléter son autoportrait en ajoutant un qualificatif à son CV : « mauvais perdant ».
Maigre consolation…face à l’énorme gâchis de temps, d’énergie et de crédibilité que ce duo d’ « egogos » a fait perdre au MoDem.
Combien de sympathisants ont-ils renoncé à adhérer au Mouvement Démocrate à la suite de cette tentative d’OPA ici même annoncée bien avant que les masques tombent ? Et combien de suffrages ont-ils été sacrifiés par le même MoDem sur l’autel de ces querelles d’un autre âge indignes des idéaux prônés par Bayrou ? Le « Tandem » peut en être satisfait… Il rêvait soit d’un centre rallié, soit d’un centre éclaté. Les archéo-centreux sont avec lui. Les néo-décentrés excentriques font son jeu.
Il n’y a pas « deux Modem », contrairement à ce que j’ai pu lire sous quelques plumes, mais le capital électoral de la liste unique du Mouvement de Bayrou a été sérieusement amputé. JCP ne voulait que cela… Comment l’homme du « centre central », a-t-il pu ainsi se faire abuser ? Mystères des réseaux souterrains de la vie politique…
Au moins, les manœuvres en tous genres, les magouilles les plus perverses et le mépris affiché devant les résultats du vote des militants présentent-ils un avantage pour celles et ceux qui ont fait confiance à Chantal Cutajar. Celle-ci a eu l’occasion de montrer (bien malgré elle) qu’elle était de la trempe des vrais leaders.
Que l’on ne vienne pas me traiter de « groupie de CC » ! J’ai passé l’âge des enthousiasmes de gamin. Mais quand je vois la capacité de résistance, la force de caractère, l’intelligence, la cohérence, l’honnêteté intellectuelle de Chantal, je me mets à avoir une confiance sans limite dans la possibilité de faire vraiment de la politique autrement donc proprement. Avec sa force morale et physique qui ne peut venir que de convictions profondes et d’une vraie volonté de servir « l’utile et le juste », tout semble possible.
Qui a osé ironisé quand les dna ont repris l’une de ses phrases spontanées bien adaptées aux circonstances : « IL a tué Catherine Trautmann. IL ne me tueras pas » ? … Ce n’est pas seulement « bravo » qu’il importe de dire à Chantal, mais merci. Du moins si l’on veut que le mot « éthique » conserve un sens en politique.
Quand je vois l’enthousiasme lucide des gens de tous âges et de toutes conditions, venus d’horizons politiques différents, qu’elle réussit à mobiliser, je me dis que les aspirations, les demandes, citoyennes sont nettement supérieures à l’offre politique qui existe en l’état.
Quand j’écoute la pertinence des analyses, la cohérence des propositions, la probité intellectuelle et morale de Yann Wehrling, je n’ai pas le droit de douter de l’avènement d’une classe politique susceptible de faire des offres qui répondent à ces demandes. Et aux impératifs du présent et du futur.
Quand j’entends Yveline Moeglen que je connais depuis ses débuts dans cette dure école de la politique, je me dis que j’ai raison de penser que les êtres de qualité savent rester eux-mêmes et devenir sans cesse meilleurs, y compris dans les marécages de la médiocrité « politichienne ».
Quand je vois René Eckhardt venu d’une droite bien marquée (on peut dire cela comme çà, René ?) et soucieux d’une efficacité économique optimale dialoguer avec Yann et Yveline, je me dis que l’éco-économie a un bel avenir et que si quelqu’un peut faire de Strasbourg une ville authentiquement « démocrate » et soucieuse de prospérité dans le respect du développement durable, c’est bien Chantal Cutajar…
Mais, je ne suis pas en campagne et je précise à l’attention de celles et de ceux qui me posent encore la question par courriel ou en ville, malgré les annonces déjà faites ici : je ne serai pas sur la liste conduite par Chantal. Une liste qui vaut par sa tête, par les compétences complémentaires qu’elle rassemble, par son programme, et (cela devrait compter plus qu’on y prête attention) par l’esprit qui l’anime.
Daniel RIOT
04:40 Publié dans chroniques strasbourgeoises | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : strasbourg, politique, modem, bayrou, municipales
05/01/2008
Strasbourg: l'accord à trois du moDem
Comme il semble que le vote des militants soit contesté et que l'accord conclu sous les auspice de Bayrou fasse l'objet d'interprétations divergentes, je publie ici en document le texte de ce qui avait été conclu dans le bureau de Bayrou à propos de l'investiture des municipales à Strasbourg. Tout le texte, rien que le texte. Deux des signataires de cet accord ont pris la responsabilité de déclencher une rupture des discussions et d'en assurer la publicité avec une rapidité déconcertante (sauf si ce double scénario a été prémédité et médiatiquement préparé). J'en reste à mon analyse précédente>>>>
Chantal Cutajar, Ludmilla Hug-Kalinkova, et Jean-Claude Petitdemange,
"Se sont réunis aujourd'hui mardi 11 décembre 2007, autour de François Bayrou au siège du Mouvement démocrate.
Ils ont analysé ensemble la situation de Strasbourg dans la perspective des élections municipales. Ils ont pu lever un certain nombre d'incompréhensions réciproques, et se rejoindre sur les conclusions suivantes :
- à Strasbourg, beaucoup d'électeurs attendent une liste autour des valeurs et des personnalités du Mouvement démocrate, dont la tradition est profondément ancrée en Alsace.
>>>Ils sont persuadés que l'autonomie de cette liste est la condition de son succès.
Ayant ainsi levé les ambiguïtés complaisamment favorisées et entretenues, ils sont convenus :
>>>Qu'ils formeraient une liste ensemble pour ces élections municipales.
>>> Que la désignation de leur tête de liste devait être décidée par les adhérents strasbourgeois du mouvement qui s'engageront formellement à soutenir leur liste.
>>> Que cette désignation aurait lieu, par vote au scrutin majoritaire à deux tours, après un débat public en présence de François Bayrou organisé le mercredi 19 décembre à 19h30.
Ils sont, par ce rassemblement, et cette démarche de bonne entente, persuadés de répondre au souhait de tous ceux qui attendent et espèrent un renouveau pour Strasbourg."
Suivent les signatures...
18:40 Publié dans chroniques strasbourgeoises | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : politique, strasbourg, modem, bayrou
24/12/2007
MoDem-Strasbourg : Des clarifications essentielles
La « dynamique Cutajar » : Rassembler dans la cohérence.
Pourquoi parler, comme quelques journaux l’ont fait, de « crise grave » au sein du moDem à Strasbourg après le vote de l’investiture de Chantal Cutajar ? Tout va pour le mieux, au contraire, et Bayrou au bout du compte et quels que soient les développements futurs peut gagner son pari de la clarification et de la « remise en ordre ». Une dynamique est en route. Cap sur les élections avec un seul souci: "un renouveau pour Strasbourg"
La clarification s’est faite sur deux questions essentielles :
1) Celle de l’affirmation d’une liste authentiquement autonome. Donc libre et indépendante et de la droite et de la gauche. C’était dans logique de la stratégie nationale de Bayrou pour les municipales. D’autant plus (il ne faudrait pas l’oublier) que Strasbourg est une ville dirigée par une tête Udf et une tête UMP qui sont devenues…deux têtes UMP !
C’était décidé et inscrit dans l’accord conclu le 11 décembre à Paris dans le bureau de François Bayrou entre les trois candidats qui étaient encore en lice pour l’obtention de la « tête de liste ».
Ce fut ratifié par un vote militant massif, à mains levées, orchestré par François Bayrou le 19 décembre après deux longues interventions d’élus de l’actuelle équipe municipale.
Un rappel : cette liste « autonome » ne se serait sans doute pas imposée telle une évidence sans le travail de terrain accompli par Chantal Cutajar depuis les présidentielles. C’est elle et non les « instances » udf qui a joué un rôle déterminant que Bayrou, à mon humble avis, aurait pu reconnaître avec une reconnaissance plus affichée…
2) Celle du choix de la tête de liste.Les urnes ont parlé : c’est Chantal Cutajar qui mène cette liste en respectant la lettre et l’esprit de l’accord signé par l’élue, par ses deux rivaux (Jean-Claude Petitdemange et Ludmilla Hug-Kalinkova) et par François Bayrou.
« LE DIABLE DANS DES DETAILS »
Au niveau du fonctionnement démocratique interne du mouvement …démocrate, on peut comprendre que deux séries d’objections puissent être soulevées. Comme dit un proverbe alsacien, « le diable se cache dans les détails »….
>> Les partisans d’une liste d’union avec l’UMP auraient voulu être plus entendus : selon eux, le choix d’une liste autonome ou non aurait du être ratifié ou non après une campagne interne plus structurée.
>> Les supporters de Chantal Cutajar ont raison de mettre en relief quatre anomalies :
= Jean-Claude Petitdemange a été propulsé « candidat » sans avoir fait acte de candidature. Cela a brouillé les cartes. D’autant plus que ni les conditions ni les délais de candidatures n’ont été respectées.
= L’accord à trois signé avec Bayrou est devenu unilatéralement un accord à … deux, ce qui a faussé le scrutin en défavorisant celle qui l’a scrupuleusement respecté et qui est apparue seule contre deux. Mme Hug-Kalinkova s’est désistée en faveur de M.Petitdemange, soit. Mais le « binôme » ainsi constitué n’est « indissociable » que dans leur esprit et par leur volonté autoproclamée. Les militants se sont prononcés pour ou contre un seul nom, pas sur un ticket, sur un tandem, sur un duo.
= Les militants udf favorables à une union dès le premier tour avec l’UMP ont pu voter en dépit de leur engagement signé de soutenir la liste « autonome » qui serait dirigée par la gagnante ou le gagnant du scrutin. Cela aussi a faussé les résultats, puisque leur vote a été plus tactique que préférentiel.
Une analyse du scrutin à partir d’une étude de la liste des votants (directs et par procurations) ne laisse planer aucun doute à ce sujet. La majorité des suffrages recueillis par M.Petitdemange est le fait de militants favorables à une entente avec le « tandem ». Ce qui montre d’ailleurs, ce dit en passant, que morale et politique sont à réconcilier à partir de la …base et pas seulement au sommet.
Je connais en revanche des militants favorables à Chantal Cutajar qui n’ont pas voté parce qu’ils ne voulaient pas engager leur signature sur un résultat inconnu. Cela est un témoignage non une opinion.
= Les interventions de structures fédérales de l’udf sans aucune légitimité dans l’organisation et la préparation de la soirée électorale du 19 décembre ont, elles aussi, faussé le scrutin : des non Strasbourgeois engagés dans des alliances avec l’UMP en d’autres lieux se sont montrés partiaux dans des prises de positions publiques. C’est tout de même curieux de voir le maire de Pfaffenhofen (pour ne citer que lui) jouer les tuteurs de M.Petitdemange et s’ingérer dans des débats strasbourgeois alors qu’à titre personnel il va sans doute bénéficier d’un fauteuil de conseiller général UMP et qu’il avait annoncé par voie de presse qu’il se démettrait de ses fonctions (vidée de leur sens depuis longtemps) de délégué départemental de l’udf modem
Mais ces critiques sont rendues caduques : le scrutin tel qu’il s’est déroulé confère aux choix de la liste autonome et de la tête de liste une légitimité incontestable.
RASSEMBLEMENT N’EST PAS COALITION
Reste à remplir l’engagement du Rassemblement pris par tous, Chantal Cutajar, Jean-Claude Petitdemange, Ludmilla Hug-Kalinkova (avant son désistement dans l’accord écrit et lors de son vote) et les militants.
Les militants qui soutiennent la liste UMP du tandem (et à plus forte raison les élus actuels et ceux qui l’ont ralliée) devront faire des choix. Certains (celles et ceux qui avaient soutenu des adversaires de candidats Modem aux législatives auraient déjà du être contraint de le faire. Cette anomalie devra être d’une façon ou d’une autre réparée dans les jours qui viennent :le MoDem est un nouveau parti qui exige de nouvelles disciplines. « Remettre de l’ordre », comme l’a dit Bayrou, commence par là…
Sur Strasbourg, il est clair que l’on ne peut pas à la fois soutenir le « tandem » et se prétendre modem… Cela fait partie de la « révolution Bayrou » : comme c’est le cas en Allemagne, les choix stratégiques et tactiques du parti peuvent être différents d’une région à l’autre, d’une ville à l’autre, d’un scrutin à l’autre. Ces choix impliquent tout de même une discipline et un respect des orientations choisies, cas par cas.
Les supporters de celui qui a perdu les élections pour la tête de liste rempliront-ils leurs engagements (écrits) de « soutenir la liste » qui sera établie ? Il n’est pas de liberté sans esprit de responsabilité. La démocratie qui est « loi de la majorité dans le respect des minorités » n’est pas la soumission de la majorité aux injonctions de la minorité.
Il convient ici de rappeler clairement les enjeux des élections de mercredi soir
Premièrement : Il s’agissait bien de DECIDER d’une tête de liste, et non d’exprimer une préférence des militants. Le texte de l’accord signé dans le bureau de Bayrou précise bien : « La désignation de leur tête de liste devra être décidée par les strasbourgeois du mouvement qui s’engageront formellement à soutenir leur liste ».
La Commission nationale des investitures s’en est remis aux choix des militants :elle ne fera donc qu’enregistrer ce choix (contrairement à quelques rumeurs malicieusement distillées par des esprits chagrins qui confondent des élections avec un jeu de « qui perd gagne »)
Deuxièmement : Il s’agissait de choisir une tête de liste, donc non seulement une personnalité mais aussi une philosophie, une méthode et une morale d’actions.
Chantal Cutajar dans son allocation précédant le vote a eu des propos clairs qui ont valeur d’engagements. Elle vient de les confirmer dans une lettre aux militants et sympathisants.
>>>L’esprit démocratique qui l’anime et l’esprit d’équipe qui doit animer sa liste lui fait faire une distinction très nette entre liste de Rassemblement et liste de Coalition. Il y avait deux candidats en lice, mais il n’y a pas deux Modem-Strasbourg. Et il n’y a pas, comme dans d’autre partis, des « courants » (ce qui serait contraire aux principes même du mouvement démocrate).
Dans cette optique, il est évidemment regrettable que M. Petitdemange ait éprouvé le besoin de tenir unilatéralement une conférence de presse pour marquer ses différences et affirmer ses exigences.
L’heure est aux discussions, non aux négociations. Le temps est à la culture des convergences et à la recherche de solutions pour dépasser les divergences. C’est là davantage qu’une « question de méthode » : c’est une question de fond.
En dépit de cet accroc, du « bon vent » lancé à l’issue du scrutin par M. Petitdemange, et des propos (tenus publiquement et en partie reproduits dans la presse) de « proches » du candidat battu sur une éventuelle liste dissidente, Chantal Cutajar poursuit les discussions sur les bases claires. Dans le contexte actuel, ce n’est pas « sa capacité à rassembler » qui est en cause (pour reprendre une expression de Mme Hug-Kalinkova ) mais c’est l’aptitude du vaincu et de ses proches à être rassemblés qui est en doute.
Pour ce qui est du chantage à la liste dissidente, il ne date pas d’aujourd’hui, mais du …11 décembre :le jour même de l’accord signé dans le bureau de François Bayrou, les amis de M. Petitdemange l’évoquait devant un journaliste des Dna qui en a fait état. Il y a « troisième voie » et « troisième voie ». La presse a d’ailleurs repris des propos de proches de M.Petitdemange tenus le soir même de la victoire de Chantal Cutajar sur leur intention de renvoyer leur carte de modem…
Peut-être faut-il là encore s’attarder sur le poids de quelques mots : proposer n’est pas imposer, discuter n’est pas poser des conditions ou lancer des injonctions, le respect de la minorité par la majorité n’est pas la soumission de la majorité à la minorité.
Rassembler n’est évidemment pas assembler n’importe qui n’importe comment et aboutir à une unité de façade. Les diversités des personnalités et des points de vue doivent être prises en compte mais l’unité recherchée doit être réelle.
Cela implique des mœurs nouvelles dans un parti politique, mais le Modem a été crée précisément pour rompre avec de mauvaises habitudes politiciennes. Le moDem n’est ni le PS ni l’UMP. Et le souci affirmé de « remettre l’humain au cœur de toute action » (une formule de Jean-Claude Guillebaud qui était l’un des slogans de Chantal Cutajar lors des Législatives et que M. Petitdemange a repris à son compte ) doit s’illustrer aussi et d’abord en interne.
Compétences et complémentarité des personnalités d’abord. Et réunion de toutes et de tous autour de valeurs qui ont le même sens avec une adhésion aux priorités définies : démocratie locale vivante réelle et non formelle avec concertation citoyenne en amont et en aval, priorité accordée concrètement aux dimensions écologiques des problèmes (d’où les places accordées à Yann Wehrling et à Yveline Moeglen), prise en compte pour toutes les questions des dimensions économiques, sociales, environnementales, culturelles et européennes.
FORMER UNE LISTE ENSEMBLE et
FORMER ENSEMBLE UNE LISTE...
C’est sur ces bases clairement définies que Chantal Cutajar a été élue tête de liste et c’est, évidemment, une totale adhésion à ces principes actifs et à ces règles d’actions qui est exigée pour toutes celles et ceux qui seront (et pas seulement « figureront ») sur sa liste. D’ailleurs, en toute logique, la composition de cette liste devra être approuvée par l’ensemble de celles et de ceux qui y participeront. La démocratie n’est pas du saucisson qui se découpe en tranches.
A propos de cette composition de cette liste, deux remarques s’imposent :
>>> L’élection de la tête de liste n’était en rien une distributions des « places » sur la liste. Une tête, un projet, une méthode, une éthique d’actions.
Voir le vaincu faire de la deuxième place (et de la troisième et d’autres…) une condition au rassemblement tient au mieux des vieilles pratiques du PS (où tous les rapports sont d’abord de forces) et au pire d’un irréalisme irresponsable.
Imagine-t-on, toutes proportions gardées, Sarkozy devoir prendre Royal à Matignon sous prétexte qu’elle a été finaliste ? Un autre monde…
De même, ce n’est pas parce que Ségolène a été battue qu’elle est « chef de l’opposition à Sa Majesté », comme on dit en Angleterre… Restons sérieux.
En termes plus triviaux, Chantal Cutajar a été élue pour diriger le rassemblement indispensable et non pour exécuter des ordres du vaincu, servir les plats au vaincu, faire comme si le vaincu était le vainqueur. Elle n’a pas été désignée « serveuse de M. Petitdemange »
Je prends le risque de me répéter : ce n’est pas la capacité de « rassembler » de Chantal qui est à mettre en cause (elle l’a montrée depuis longtemps et confirmée à plusieurs reprises), c’est la capacité de M. Petitdemange à accepter la loi d’un vote démocratique, d’un choix des militants et des règles d’un rassemblement qui ne soit pas un assemblage. C’est pour être clair son aptitude à surmonter ses susceptibilités froissées et à transcender ses calculs politiciens qui est mise à l’épreuve.
Les supporters de Chantal Cutajar ont su manifester leur joie de la victoire sans l’impudeur d’un triomphalisme mal placé. Chantal Cutajar a su s’adresser avec intelligence, bon sens et sincérité à celles et ceux qui n’avaient pas voté pour elle. Elle sait concilier esprit de dialogue et esprit de décision : c’est l’une de ses qualités essentielles parmi de nombreuses autres. Elle sait surtout mettre en harmonie ses propos et ses actes, ce qui lui permet de donner à l’expression « faire de la « politique autrement » (donc proprement et respectueusement) une vraie richesse.
Elle n’a pris personne de court ou par surprise (là encore je me dois d’insister) en annonçant que les premières places de sa liste marquaient son souci de ne pas seulement accorder des strapontins aux écologistes qui savent concilier idéalisme et réalisme.
Comme le soulignent Le Figaro et d’autres journaux, la deuxième place occupée par Yann Wehrling constitue un événement national et pour le Modem un appui considérable.
>>> Le texte de l’accord conclu chez Bayrou est clair : les signataires « sont convenus qu’ils formeraient une liste ensemble pour ces élections municipales ». Il n’est pas écrit qu’ils « formeraient ensemble une liste ».Nuances de taille… La langue française est précise, c’est pour cela qu’elle reste une langue indispensable en diplomatie…
François Bayrou a trop le sens des mots et de la place des mots dans des phrases pour que cela puisse souffrir des interprétations chargées d’ambiguïtés. Faire « une liste ensemble », c’est être sur une même liste, participer à une liste commune dirigée par sa « tête ». « Faire ensemble » une liste, serait partager la responsabilité de composer la liste.
BAYROU:"LE RASSEMBLEMENT CE N'EST PAS
LA MOLLESSE, C'EST LA FERMETE"
En l’occurrence, la lettre de cet accord est conforme à son esprit. La « bonne entente » commence par une lecture commune des engagements pris. C’est la condition préalable.
Les enjeux de ce que les dna ont appelé « une grosse crise » après la conférence de presse unilatérale de M.Petitdemange, dépassent évidemment le cadre du moDem : c’est la crédibilité même de la liste dirigée par Chantal Cutajar qui est en jeu.
C’est aussi l’esprit même du parti démocrate, pleinement respecté par Chantal Cutajar, qui est en cause.
La tournure que prendront les discussions en cours (qui ne doivent pas porter que sur la composition de la liste) sera évidemment décisive pour la suite des événements. Dans les épreuves personnelles et politiques qu’elle a subi, Chantal Cutajar est sortie renforcée. Elle a démontré qu’elle n’était pas qu’une « bonne militante active » du Modem mais qu’elle incarnait l’esprit Modem. Avec autorité, compétence, force de caractère, esprit d'écoute et de dialogue, respect des principes, des valeurs et des acteurs, sens des réalités et puissance d'idéaux bien ancrés. Son obsession de "l'utile et du juste" n'est pas qu'une devise personnelle. C'est ce qui lui donne sa puissance de travail et la viguer de ses engagements. C'est aussi ce qui fait le lien avec celles et ceux qui partagent ses combats et soutiennent, avec ferveur et constance, ses actions.
Comme le souligne un journaliste parisien, fin connaisseur de la réalité strasbourgeoise, « Bayrou devrait se rendre compte que les militants en l’élisant ont sauvé le Modem à Strasbourg ». Mais il y a ce qui dépend d’elle et ce qui ne dépend pas d’elle. Comme l’a dit en février dernier dans un autre contexte François Bayrou, « Le rassemblement, ce n’est pas la mollesse, c’est la fermeté »
« Etre et Vivre MoDem » : c’est revenu comme un refrain dans l’allocution de Chantal Cutajar avant son élection. Faire de Strasbourg « un modèle de réussite du moDem » : c’est le but bien défini dans la même allocution. Elle respecte pleinement les engagements pris devant et avec François Bayrou pour, selon la formule retenue dans l’accord du 11 décembre, « répondre aux souhaits de tous ceux qui attendent et espèrent un renouveau pour Strasbourg ».
Il ne s’agit pas de lui souhaiter « bon vent », il s’agit de ramer dans le même sens qu’elle, avec le même cap qu’elle, la même volonté qu’elle de mener le bateau moDem là où il doit aller.
Daniel RIOT
06:05 Publié dans chroniques strasbourgeoises | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : strasbourg, politique, modem, bayrou, lepage, écologie, municipales
20/12/2007
Chantal CUTAJAR:logique et moral
MoDem : Chantal Cutajar sort victorieuse de l’élection primaire
260 suffrages exprimés
Chantal Cutajar : 153 voix
Jean-Claude Petitdemange : 114 voix
Trois bulletins nuls
Ce scrutin qui est intervenu à la suite d'un débat animé par Bayrou en personne devant plus de 300 militants. Il clarifie les choses dans ce centre strasbourgeois bien émietté victime d'une direction fédérale défaillante qui a attisé les rivalités, entretenu bien des confusion et fait de très mauvais choix. Chantal aura la lourde tache de "mettre de l'ordre", pour reprendre l'expression de Bayrou et de rassembler.
Elle est servie par ses quaités personnelles, sa volonté de "redonner Strasbourg aux Strasbourgeois", d'avoir un projet à la fois ambiteux et réaliste, de disposer de soutiens crédibles, d'un programme qui s'annonce prometteur par un croisement des travaux conduits dans le cadre des structures de l'udf, ceux menés depuis trois mois par "Strasbourg je t'M" et par les consultations citoyennes qui vont s'intensifier.
Son projet alternatif pour Strasbourg offre une "voie nouvelle" entre l'équipe sortante et la liste socialiste. Nous aurons bien sûr l'occasion d'en reparler ici et ailleurs , notamment sur le forum ouvert par Strasbourg je t'M". Mais comme il est logique aussi, c'est maintenant que les vraies difficultés (non politiciennes) commencent pour Chantal et celles et ceux qui la soutiennent depuis des mois parce qu'elle incarne localement ce que Bayrou avait su personnifier dans la campagne présidentielle. Avec le souci de révolutionner la démocratie vivante, avec la volonté d'inscrire toutes les décision dans une cohérence de ville tournéevers l'avenir et de tenir compte en tout et pour tout des dimensions économiques, sociales, écologiques, culturelles et EUROPEENNES des problèmes à règler, des questions à traiter.
L'équipe cutajar, forte de l'investiture du MoDem, veut faire de Strasbourg, "capitale démocratique de l'Europe" l'illustration concrète de ce que peut être un "modèle de gestion MoDem". Cela ne se décrète pas. Bon courage Chantal.
Daniel RIOT
I
02:05 Publié dans chroniques strasbourgeoises | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : sstrasbourg, politique, modem, bayrou, cutajar, municipales
18/12/2007
Corinne LEPAGE réaffirme son soutien à Chantal Cutajar
Sa candidature, également soutenue par le porte parole et ancien secrétaire national des Verts ( Yann WEHRLING, qui rejoindra la liste MoDem que si celle-ci est conduite par Chantal CUTAJAR) garantit la prise en compte d’une société écologiquement et humainement soutenable basée sur la laïcité, le respect de l’égalité des droits de l’Homme et l’éthique.
Les choix de Chantal CUTAJAR sont ceux définis par François BAYROU à SEIGNOSSE et renouvelés à VILLEPINTE à savoir : le renouveau, la compétence et l’application des principes du Développement Durable dans tous les domaines y compris celui des activités économiques au service des strasbourgeoises et des strasbourgeois.
La démarche de Chantal CUTAJAR et de son équipe prend en compte la dimension profondément européenne de STRASBOURG et correspond aux principes énoncés dans la charte des valeurs présentée par CAP21.
Communiqué transmis par Corinne LEPAGE à la déléguée CAP21 : Yveline MOEGLEN
Contact presse : 06 87 50 15 96
21:55 Publié dans chroniques strasbourgeoises | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : politique, strasbourg, modem, bayrou, cutajar
Corinne LEPAGE réaffirme son soutien à Chantal Cutajar
Sa candidature, également soutenue par le porte parole et ancien secrétaire national des Verts ( Yann WEHRLING, qui rejoindra la liste MoDem que si celle-ci est conduite par Chantal CUTAJAR) garantit la prise en compte d’une société écologiquement et humainement soutenable basée sur la laïcité, le respect de l’égalité des droits de l’Homme et l’éthique.
Les choix de Chantal CUTAJAR sont ceux définis par François BAYROU à SEIGNOSSE et renouvelés à VILLEPINTE à savoir : le renouveau, la compétence et l’application des principes du Développement Durable dans tous les domaines y compris celui des activités économiques au service des strasbourgeoises et des strasbourgeois.
La démarche de Chantal CUTAJAR et de son équipe prend en compte la dimension profondément européenne de STRASBOURG et correspond aux principes énoncés dans la charte des valeurs présentée par CAP21.
Communiqué transmis par Corinne LEPAGE à la déléguée CAP21 : Yveline MOEGLEN
Contact presse : 06 87 50 15 96
21:45 Publié dans chroniques strasbourgeoises | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : politique, strasbourg, modem, bayrou, cutajar
Strasbourg:L’OPA sur le Modem annoncée fait les dégâts prévus…
Ma petite chronique strasbourgeoise
(Petite) satisfaction du journaliste, grosse déception du militant et terrible inquiétude du citoyen …
Le journaliste que je suis pourrait être satisfait de lui, de ses informations, de ses analyses, en effet : la tentative d’OPA sur le MoDem Strasbourg par un préfet hors service s’est bien déroulée comme annoncé, selon le scénario prévu (ou presque), avec les acteurs attendus.
Quand je revois les moues de doutes ou de réprobation déclenchées par mon premier article sur ce thème alors que la machine à désinformer éructait des démentis et se réfugiait dans des silences lourds d’arrières pensées, je me sens en droit de ne pas dissimuler quelques sourires malicieux
Mais je n’en tire aucune fierté … Quand on prend conscience des vrais desseins des acteurs de ce théâtre qu’on nomme la politique, on imagine facilement les dessins de ces personnages dans leurs détails, en dépit des brouillages, des masques, des manipulations grossières ou subtiles, des mensonges, de l’opacité cultivée, des promesses à qui en réclament, de l’info-intox complaisamment relayée…
L’OPA annoncée a été favorisée par deux pôles rapidement identifiés.
A Paris par des réseaux qui font que nous vivons dans un régime du « je te tiens, tu me tiens par la barbichette », des « renvois d’ascenseurs », et de jeux de rôles pas très drôles…
A Strasbourg (et, j’allais l’oublier, à Pfaffenhoffen) par une série de personnages qui illustrent parfaitement cette « mégalomanie des petits » dont on parle si peu mais qui est l’une des causes de l’actuelle crise Du politique.
Les grands « politichiens », comme disait De Gaulle, ont au moins une certaine classe, les petits font peine à voir. Passons. L’heure n’est pas celle des procès.
C’est tout de même triste de voir des cadres (jeunes surtout) udf emboîter le pas de politicards bien ringards.Il est vrai que trois des signataires d'un communiqué publié ce matin par des "cadres" d'une "fédération" qu'ils ont eux-mêmes sabordée ont des ambitions qui passent par l'UMP, aux cantonnales ou aux municipales. Et ne sont en rien strasbourgeois... Le Modem serait-il d’entrée condamné à cumuler les défauts de l’udf d’hier et des radsoc d’avant-hier ? Bonjour l’avenir. A reculons...
L’heure n’est pas non plus celle où il s’agit d’enfoncer des portes ouvertes. J’ai dit (presque) tout ce que je pouvais dire (et non tout ce que j’aurais en envie de dire) sur Jean-Claude Petitdemange qui dans son genre a un talent incontestable.
Sa force de séduction fait office de conviction. Il joue en politique comme d’autres jouent au casino. Il un aplomb de «monsieur je sais tout » et un culot de joueur de poker-menteur qui lui servent de carapace, Il est un de ces « bullocrates », comme dit Jean-François Kahn, capable de faire illusion dans bien des registres de la communication.
Cet autocrate a fait ses preuves au PS où son respect des militants se traduisait en une phrase souvent répétée : « il faut donner du foin aux militants ». Tout un programme….
Ses supporters mettent en avant son "expérience": il est vrai qu'il en a... En tous genres, même. De quoi faire de belles tartines de déconfiture, ironiserait Tomi Ungerer
Sa loyauté est si grande, comme sa sincérité, qu’il est capable d’en avoir à la fois des successives et des simultanées. Ses anciens « camarades » du PS lui font beaucoup d’honneur en le traitant de « traître ».
La traîtrise suppose une cause que l’on sert, non une cause dont on se sert. S’il est devenu expert dans l’art de faire perdre son camp, c’est par égotisme, égoïsme et égocentrisme, non par traîtrise…
J’ai souri en lisant sur sa profession de foi « des idées non des égo »…Il ne faudrait tout de même pas prendre d’entrée les gens du modem pour des gogos.
D’abord, comme disait Jean Monnet, on ne fait pas de grande chose sans égo. Ensuite c’est dans le cerveau et pas dans le nombril que se forgent les idées. Ensuite ce type d’affirmations dépourvues de sens (sa lettre aux militants mérite une vraie analyse de texte) confirme que ce champion du paraître souffre d’un double déficit, d’amour-propre et d’idées.
Cette caricature de politicard machiste et misogyne excelle dans l’art de se servir des femmes. « Strasbourg mérite mieux qu’une femme » a-t-il lancé en 2001 en renvoyant Fabienne Keller et Catherine Trautmann à leurs fourneaux… C’est beau la parité et l’égale dignité… Il paraît que certaines femmes pourtant dites « libérées » aiment ce coté "viril". Jusqu'à ce qu'elles se rendent compte des dégâts...trop tardivement.
Cet expert en finances publiques sait aussi jongler avec les chiffres : pourquoi a-t-il insisté autant sur « l’argent » dans sa « profession de foi » adressé aux militants ?
« Profession de foi » est sans doute inappropriée, surtout dans l’évocation d’un écrit d’un chevalier de l’anticléricalisme d’un autre siècle, mais c’est le nom consacré pour une telle missive.
Ce militant du Modem qui affiche l’ardeur des nouveaux convertis se veut (toujours dans sa profession de foi) plus « bayroutiste » que Bayrou.
Je ne sais pas comment il a voté aux Présidentielles et aux législatives, mais ayant sur le terrain et sur le net activement participé au soutien de Bayrou et de candidats authentiquement Modem, je ne l’ai jamais croisé, jamais vu, jamais entendu…
Il est un peu un Morin à l’envers :l’un quitte le navire en pleine tempête pour gagner un port d’attache, l’autre vient avec sa barque et profite des circonstances pour tenter de sortir des flots où ses déconfitures passées l’avaient noyé.
Ressuscité, l’homme qui a provoqué la victoire du « tandem » et qu’il ne critique que par sa duettiste interposée, comme on a pu le voir encore au dernier débat sur le budget de la Ville. Un malin, ce joueur qui prend la politique pour un jeu de poker menteur…
Le militant MoDem que je suis ne peut évidement pas suivre un tel personnage qui pour moi personnifie tout ce que les responsables politiques ne doivent pas être. Le cynisme avec la gouaille d’un Pasqua fait sourire. Le sien fait frémir.
Mais, on « ne pisse pas contre le vent », comme disait le général de Gaulle. Les militants du modem se retrouvent ce mercredi devant un choix qui en fait n’en n’est pas un. Nous pourrions loguement parlé d'un scrutin pipé puisque vous voter pour une tête de liste "indépendante" des militants favorables à une liste d'union avec l'UMP. Mais à quoi bon? Les "marmilloteries" en tous genres ont défié le bon sens et le respect le plus élémentaire de la démocratie.
Reste à attendre le réultat. Soit l’esprit Modem l’emporte et l’avenir d’un vrai Centre porteur de vraies espérances citoyennes peut être envisagé sérieusement. Soit l’esprit politicard bien masqué par des effets de manche d’illusionniste gagne… et Strasbourg ne sera pas cette Ville « démocrate » qui est sa vocation et sa vraie nature.
Adieu le modem à strasbourg. Le nouveau centre ou une nouvelle udf ont de beaux jours devant eux et ceuxqui rêvaient d'une recomposition d'un paysage politique trop binaire devront mettre leurs espoirs ailleurs.
Je schématise ? A peine.
Déjà, les dégâts sont là…Le préfet « hors cadre » a déjà ajouté ses vilains coups de pinceaux sur le « tableau » (bien mal encadré) d’un centrisme strasbourgeois mangé par l’Ump et blessé par l’irresponsabilité d’un délégué départemental qui sait faire des ronds de jambes à Paris et des ronds dans l’eau (sale) dans le bas-Rhin.
Résultat : le MoDem a déjà perdu ce trimestre au moins dix points dans les intentions de vote (Robert et Fabienne peuvent jouer les sereins….).
Il a découragé de possibles militants et sympathisants.
Il a installé dans un doute lourd dans l’esprit et le cœur de nombre de celles et de ceux qui ont vibré à Seignosse (où curieusement les seuls strasbourgeois se trouvaient être des animateurs de « Strasbourg Je t’M » étaient présents.
Tout, sans doute, peut-être rattrapé. Si le simple bon sens l’emporte, Chantal Cutajar et son équipe pourront atteindre l’objectif qui n’est pas de faire de la figuration…
Mais si la perversité cynique gagne, ceux qui se reconnaissent vraiment dans les analyses, les programmes et les philosophies d’action de Bayrou et de Corinne Lepage n’auront plus qu’à voter pour un moindre mal, qu’il se nomment Grossmann-Keller ou Ries et ses socialocrates.TSP, tout sauf Petitdemange?
Puisque j’ai commencé cette chronique par le rappel d’une tentative d’OPA annoncée, je vais prendre le risque limité de faire deux prévisions qui ne sont que des anticipations d’informations annoncées :
Si jamais l’ancien chef de cabinet de Rocard (qui a été rayé du carnet d’adresses de l’ancien premier ministre) l’emporte ce mercredi, le Modem est bien parti pour faire cinq à six pour cent en mars prochain. Juste de quoi pour la liste btenir une place pour a "tête sur la liste UMP. Une place qu'il aura sans doute aussi si ce.... champion de l’art de jouer contre son camp n’a pas l’investiture. C'et programmé, ou presque.
Jouer gagnant pour lui à tous les coups, c'est la seule chose qui importe pour celui qui, à Pâques,a décidé de se lancer où il est arrivé aujourd'hui uniquement pour "faire battre Ries"...Grandeur de la rancoeur.
Pour le Modem, ce ne serait plus la traversée du désert, mais l’ensablement. Requiem pour une espérance.
En politique, le joueur est celui qui transforme les militants, les citoyens, les partis, les fonctions escomptées en jouets…. Or, il l’a assez dit (pour que je l’aie entendu), pour lui, « la politique est d’abord un jeu »… Comme si la démocratie était une cour de récréation.
La « révolution Bayrou », son « centre révolutionnaire » (théorisé par Jean-François Kahn) et le « réalidéalisme » de Cap 21de Corinne Lepage et des Verts prêts à rejoindre un Modem digne des espérances semées méritent nettement mieux. Les Strasbourgeois aussi, d’ailleurs et surtout.
Daniel RIOT
RELIRE : l'annonce de l'OPA >>>>
10:25 Publié dans chroniques strasbourgeoises | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : politique, bayrou, modem, strasbourg, municipales
09/12/2007
"Tu as volé, as volé, a volé l'orange "....
Le PS manque tellement de couleurs qu’il pique celles des autres ! Adieu la rose (fanée !) et vive…l’orange et le vert. Chapeau Roland! L’orange, c’est le Modem. Le vert, c’est l’écologie. L’orange et le vert, c’est naturellement l’alliance la candidature de Chantal Cutajar soutenue par le Cap 21 de Corinne Lepage, représenté dans le Bas-Rhin par Yveline Moeglen, co-listière de Chantal… Qui disait qu’il n’y avait « pas de belles oranges …orange sans verts orangers » ? Ah : oui…C’est moi…
« Les couleurs n’appartiennent à personne », dit-on au PS où l’on ose même plus se dire « socialistes » tellement le mot a été vidé de son sens…Comme les bonnes idées non plus n’appartiennent à personne, on n’est pas surpris non plus de constater d’autres emprunts dans les programmes (sans couleur et sans relief) que prépare Roland Ries. Alllô, Gilbert Bécaud? J'ai trouvé qui a "volé l'Orange"..; De vieux tubes remis à la mode: c'est le PS d'aujourd'hui...
J’ignorais que Roland pouvait confondre « ouverture » et « pillage », envol d’une campagne et vol des symboles. Il est vrai que, coté tandem, les premières informations sur le programme dénote un art du copie (chez les autres)/collé (chez soi) assez consommé. Il suffirait pourtant au Tandem de faire du copié/collé avec leurs promesses faites avant leur élection et non tenues depuis. Il est vrai que la dernière fois, le Tandem n’avait pas gagné les élections, c’est le PS qui les avaient perdues…
A cause de qui déjà ? Ah! oui… A celui qui prend un plaisir sado-maso à ne faire partie d'une équipe que pour la faire perdre! Celui que Ries qualifie avec indulgence dans les dna d’« anticlérical » et de « manœuvrier »….
Chut ! Au Modem, il a déjà apporté ses propres couleurs, le "préfet hors cadre" qui confirme que "l'oisiveté est source de tous les vices" : les couleurs de la honte en politique. Et du culot sans nom…
Je n’en reparlerai ici et ailleurs que dans quelques jours. Quand j’aurai décidé soit de renvoyer ma carte (orange) soit d’inciter des gens que j’estime à rejoindre ce qui été annoncé comme une source de re-enchantement de la politique…
13:35 Publié dans chroniques strasbourgeoises | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : strasbourg, politique, modem, bayrou, municipales
06/12/2007
Strasbourg: Un test pour le MoDem
Lettre ouverte à François Bayrou, par Nelly Margotton
Monsieur le Président du Modem, très cher François Bayrou,
Si vous placez mon nom sur un sondage de notoriété, personne ne le reconnaîtra (hormis mes amis et les militants bas-rhinois du MoDem), mais c’est justement la raison pour laquelle j’ai choisi la forme de la lettre ouverte, je n’aime pas m’exprimer de manière dissimulée et sans assumer publiquement des positions, alors que des personnes notoirement reconnues par des citoyens lambda préfèrent avancer masquées et sans se déclarer…
Sympathisante depuis 2001 des propositions de la Relève, dont je me suis appropriée le message et les valeurs pour mieux les diffuser de manière convaincante, et adhérente au MoDem suite à la lecture de Projet d’Espoir, je reste persuadée que les convictions les plus profondes doivent être la base d’un projet politique et des actions qui en découlent.
De la même manière, ces convictions sincères font l’objet de remise en question perpétuelle et d’étapes vers des réflexions toujours plus poussés sur l’avenir de notre pays, ce qui m’a poussée à venir réfléchir avec vous à Seignosse et à Villepinte, mais aussi quotidiennement, sur le terrain, avec les acteurs de la démocratie : les habitants de notre beau pays.
La perspective des Municipales qui dans ses échéances, constitue une contrainte pour un Mouvement qui est phase de structuration et dont l’avenir incertain est porté par des forces militantes déterminées et fort justement optimistes, offre aussi la chance de faire vivre votre beau projet concrètement (par des futurs décideurs et bâtisseurs), et localement (au plus proche des citoyens préoccupés par leur quotidien et donc leur environnement, au centre de la démocratie). Cette chance mérite qu’on prenne en compte ceux qui ont choisi de prendre le risque (comme vous à Pau) de porter le message et les méthodes nouvelles de votre projet.
Même Platon n’a pas souhaité pérenniser l’idée de donner le pouvoir à des Philosophes Rois, reconnaissant rapidement que les idées et le gouvernement appartiennent à des domaines et des compétences différents, et que si le sage philosophe est celui qui détermine les degrés de sagesse et de vertu des décisions, le gouvernant est celui qui décide. Pardonnez-moi ce rapprochement rapide, mais au regard des Strasbourgeois, aujourd’hui, le MoDem prend la figure du Philosophe Roi, mais pas celui du décideur. Depuis combien de temps attendons-nous l’investiture ?
Je suis membre de l’équipe de Chantal Cutajar (et j’en suis aussi fière que de ma carte d’adhérente au MoDem), et avec toute l’équipe, nous avons choisi de commencer à travailler sans attendre, depuis des semaines (cafés démocrates, rencontre autour de la journée mondiale en souvenir des victimes des accidents de la route, forum internet de discussion et blogs, tractage pour le MoDem, …).
Pourquoi ? Parce que pour nous, le MoDem n’est pas une étiquette à coller sur une équipe, mais une véritable opportunité de rencontres avec les citoyens sur la base de discussions ouvertes, qui ne prétendent pas diffuser la bonne parole, mais plutôt écouter et prendre en considération tous ces animaux politiques que nous sommes.
Pourquoi ne pas annoncer votre choix ? Vous ne nous faites pas confiance ? Que manque-t-il à Chantal Cutajar aujourd’hui pour porter fièrement les couleurs du MoDem dans sa campagne ? Quel est le problème M Bayrou ? Chantal Cutajar est exemplaire malgré l’insoutenable ambiance créée par l’attente et ce manque de reconnaissance, et je vous demande « de toutes mes forces » d’être exemplaire aussi en nous traçant la voie. Le MoDem n’est pas l’étiquette de Chantal Cutajar, mais c’est plutôt elle qui, mieux qu'une étiquette, est l’emblème strasbourgeois du MoDem, et je suis si sûre de moi que je vous invite à venir nous voir au travail, plutôt que le contraire, afin que le constat s’impose.
Votre fidèle militante, de toutes ses forces et son espoir
Nelly Margotton
01:45 Publié dans chroniques strasbourgeoises | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, strasbourg, modem, bayrou, centre, municipales
02/12/2007
Bayrou à 100%: Le MoDem, sans modération...
Pari gagné pour Bayrou. Dans l’euphorie des fêtes de baptêmes ou de mariages…Il a su dépasser le déficit de clarté, d’esprit de décision, d’actions et de transparence qui est apparu ces derniers temps en dépit des élans de Seignosse. Il a su trouver les mots qu’il fallait pour renouer avec son rôle de générateur d’espérances. Il a su compenser par la force citoyenne le lâchage de notables soit inquiets pour leurs carrières soit dévorés par les forces obscures de l’opportunisme soit déboussolées par le magnétisme illusoire de Sarkozy.
Il a même su se faire élire Président avec un score plus qu’impérial : 100% Modem, c’est 100% Bayrou (et réciproquement). 96, % plus exactement.. Avec des Verts et Cap 21 qui seront là pour rappeler en permanence qu’il n’y a pas d’oranges très orange sans verts orangers…Le Modem n’est pas qu’un dépassement des clivages politiques, il est surtout un dépassement des cloisonnement : le projet implique des liens permanents entre politique, économie, social, écologie, culture…
Désormais, il lui faudra tenir les promesses faites, les engagements pris, par des décisions et des actes conformes aux textes approuvés, à l’éthique définie et à la stratégie choisie.
Le Modem, un commando de « transformation de la société » ? « Rassemblement, renouvellement, refondation démocratique ». Vaste programme, suffisamment enthousiasmant pour que le mouvement démocrate regroupe une véritable armée. Si l’organisation est à la hauteur des objectifs. Et si la richesse née de la diversité n’est pas dilapidée par un manque de cohérence.
La « révolution Bayrou », saluée ici depuis longtemps déjà, est d’abord une révolution culturelle, à la française non à la chinoise, bien sûr. Les « gardes oranges » du Béarnais ont encore bien des verrous à faire sauter, des clarifications à faire, des efforts à déployer. Les textes adoptés ce week-end ne vaudront que s’ils sont appliqués dans leur lettre et leur esprit.
Une évidence ? Bien sûr. Mais, aujourd’hui, l’originalité n’est pas à chercher dans les constats faits à chaud dans l’enthousiasme communicatif d’un Congrès fondateur, mais dans les démarches qui vont suivre. Les municipales constitueront un test, dans toutes les villes. A commencer par l’une où non le « ni ni » mais un vrai dépassement des clivages politiques s’impose et une authentique révolution démocratique s’imposent : Strasbourg qui, par sa mission européenne, revêt une importance et une symbolique particulières. A Strasbourg, comme ailleurs, les « choses sérieuses vont commencer »
Daniel RIOT
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13:30 Publié dans Edito | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : bayrou, modem, politique, strasbourg, cutajar, municipales
Lettre personnelle (mais ouverte) à Jean-Louis BOURLANGES, maître en réflexions (et ami de 20 ans)
EUROPE : Le parlement européen perd l’un de ses phares
par Daniel RIOT
Salut, Jean-Louis. Et merci. Nous n’avons pas toujours été d’accord sur l’Europe et sur d’autres sujets. Nous sommes encore en désaccord sur quelques analyses de la crise actuelle de la construction européenne. Mais nos dialogues de ces dernières années resteront pour moi des moments lumineux. De ces instants qui, au-delà d’une convivialité saine que seuls des liens d’estime et d’amitié peuvent enfanter, donnent consistance à l’existence.
Tes éclairages me manqueront. Comme ton sens des formules bien trempées, tes citations pertinentes, tes références historiques et littéraires opportunes. Et cet art de parler sérieusement de choses sérieuses sans que tu te prennes au sérieux…

Après 18 années de Parlement européen, Jean-Louis Bourlanges rend son tablier d’artisan de l’union européenne.
L’auteur de « Le diable est-il européen ?» avait déjà renoncé à la Présidence de la commission des libertés et de la justice du Parlement, si essentielle pour que l’union ne soit pas qu’un Marché. Pour des raisons familiales personnelles
Il s’était séparé de Bayrou, dans la douleur, après le premier tour des Présidentielles. Une fracture mal cicatrisée. Il garde une dent contre le « gaullo-mysticisme » du Béarnais qu’il a comparé au Méphisto de Goethe : Pour lui, Bayrou fait chaque jour davantage figure « d'esprit qui nie tout ». "Que Méphisto soit démocrate-chrétien, il y a erreur d'aiguillage ! "
Du coup, Bourlanges se retrouve sans port d’attache digne de ce nom pour ses convictions et ses engagements : « Ma famille politique, "sociale, libérale et européenne", qui a fait pendant vingt ans jeu égal avec le parti chiraquien, gît désormais à terre, tronçonnée en trois morceaux inanimés : entre l'UMP, le MoDem et le Nouveau Centre, les enfants de l'UDF n'ont le choix qu'entre une reddition, une secte et un camp de réfugiés », dit-il la rage au ventre « François Bayrou n'est pas le responsable exclusif de cette situation mais il y a contribué. Il chérit sa solitude comme on courtise une voyageuse de nuit et voit dans son exil intérieur la préfiguration providentielle d'un destin hors du commun qui lui vaudra demain le règne, la puissance et la gloire. Etonnant, non ? ».
Cette dernière phrase est extraite d’une ITW que Jean-Louis Bourlange donne dans le Monde daté du 2 décembre, jour même du baptême officiel du MoDem. Cette ITW accordée à Arnaud Leparmentier vaut lecture et réflexions, car il y explique non les raisons de se « retraite » d’euro-député mais la tristesse personnelle (et le pessimisme) que lui inspirent les évolutions d’une Europe devenue « faiblement exaltante »
00:15 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : eeurope, politique, sarkozy, bayrou, modem, udf, parlemnt européen
29/11/2007
Corinne Lepage: nous devons sauver le Modem
Nous avons besoin du Mouvement Démocrate pour la vitalité démocratique de notre Pays ; les attaques qui se sont cristallisées au cours des dernières heures contre François BAYROU visent sans doute la personne au-delà de ce que le combat politique loyal devrait permettre mais surtout visent à empêcher la constitution de la seule force nouvelle de la vie politique française.
Des critiques peuvent toujours être faites.
Il n’en demeure pas moins que c’est la première fois qu’un parti politique élabore, directement avec ses militants, des statuts qui donnent lieu à des débats extrêmement importants.
C’est la première fois qu’un parti politique se donne la peine de ne pas confier les rênes à des apparatchiks et tente de définir de nouveaux rapports entre militants et élus, de telle sorte que les uns et les autres puissent être convenablement représentés et entendus au sein des instances dirigeantes.
C’est la première fois qu’un parti politique accepte de jouer le jeu, dans une totale transparence, de la réflexion sur l’équilibre qu’il convient de trouver entre l’efficacité politique et la démocratie interne.
Or, si précisément une telle profusion de propositions, de contributions, d’amendements arrive de la nouvelle génération militante du Mouvement Démocrate, c’est bien parce que l’espoir soulevé par la candidature de François BAYROU lors de l’élection présidentielle et qui a rassemblé près de 18% des français n’est pas retombé.
Nous avons maintenant la charge de faire vivre ce parti, et d’en faire effectivement un lieu démocratique à même d’offrir un véritable projet à nos concitoyens. Car, et peut-être faut-il le rappeler, dans ces temps où il est bienvenu d’oublier assez vite ses convictions et son éthique pour asseoir sa carrière personnelle, la dignité de la politique, c’est précisément de proposer un projet et de défendre des convictions malgré les résistances et les freins au changement qui s’y opposent.
Le Mouvement Démocrate va être porteur d’un projet nouveau en ce qu’il sera l’expression d’une nouvelle forme de gouvernance et d’une véritable politique de développement durable.
En effet, et c’est là l’enjeu, nous allons devoir changer radicalement notre manière de vivre dans les années à venir. La société du carbone, des énergies fossiles, de l’automobile et du tout jetable touche à sa fin.
Cette révolution est particulièrement difficile à faire dans un pays comme la France, confrontée à de très lourdes difficultés, liées à un appauvrissement que l’on veut nier, à une montée des tensions et de la violence, à une inégalité croissante et criante entre nos concitoyens.
Le développement durable est précisément l’occasion de sortir par le haut de cette crise en déterminant ce que peut être un projet commun.
C’est précisément à cela que le Mouvement Démocrate doit s’employer sans se soucier des torpilles qui lui sont régulièrement adressées, avant même que le Congrès Constitutif n’ait lieu, torpilles qui sont probablement le signe d’une certaine inquiétude de tous ceux qui ne souhaitent surtout pas que la vie politique française change.
Corinne Lepage
Présidente de cap21
22:45 Publié dans Débats d'actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, modem, lepage, bayrou, cap21, parti, démocrates
28/11/2007
ROCARD "fête" les 10 ans de Hollande àla tête du PS...
Michel Rocard dans le JJD (une ITW de Maud Pierron) fête à sa manière es 10 ans de François Hollande à la tête du PS. L’annonce d’une prochaine implosion du Parti socialiste ? Un peu. Beaucoup, même. Extraits…
>>> « Contrairement à l'opinion générale, je ne crois pas qu'il soit pertinent d'isoler les dix ans de François Hollande. Le PS vit toujours un drame qu'il n'a pas tranché depuis sa naissance: son incapacité à accepter que nous sommes dans l'économie de marché. Il existe toujours des minorités au sein du PS qui rêvent d'en sortir. Le PS vit toujours un prurit d'unanimité, il a peur de ses divisions, qui sont en effet fortes. Le fait de vouloir rompre avec le capitalisme alors qu'il s'agit en fait de le contrôler rend peu clair, donc inaudible le discours du PS. Mais c'est bien antérieur à François Hollande » D’accord ou pas d’accord ? Moi, je suis tout à fait d’accord….
>>> « Le PS est un parti ou on ne réfléchit plus ou on ne lit guère ». Un avertissemnt pour toutes les autres formations. On ne le dira jamais assez : les politiques devraient tous inscrire un temps de lectures et de réflexions dans leur emploi du temps. La vie politique, toujours menée le nez dans le guidon, est trop chronophage.
>>> « L'autre grande erreur de Hollande est la gestion de la question européenne. C'était une faute de vouloir un référendum. D'autant qu'il l'a voulu pour des raisons tactiques de politique intérieure, pour embêter Chirac, avec la conviction que celui-ci ne l'accepterait pas. Chirac a commis l'erreur de le faire aussi. D'où l'arrêt de mort de l'Europe politique, elle n'en est toujours pas remise. » Entièrement d’accord sur cela aussi. Et la question européenne est toujours mal règlée.Ou plutôt, pas règlée du tout.
>>> « Il n'y a pas de politique possible sans une vision doctrinale sérieuse sur l'avenir. Et il n'y en a plus ». C’est l’avantage du MoDem si Bayrou réussit à combler son déficit organisationnel.
>>> « 2012 est pour le moment perdu faute d'existence d'un parti qui propose un vrai projet.(…) Mon enthousiasme social démocrate n'a jamais cessé. J'ai même envie de dire que devant la crise financière mondiale qui commence avec la crise du subprime américain, le ralentissement de la croissance, ce capitalisme d'aujourd'hui qui produit de la précarité comme s'il ne savait plus faire que cela, je n'ai jamais été plus social-démocrate qu'aujourd'hui ».
Social-démocrate dit Rocard. Social-économie et démocratie sociale, dit Bayrou. Michel après « 50 ans de bureaux nationaux du PS et 58 ans de parti », il est peut-être temps de changer de maison…Subitement, j’imaginais Rocard au Congrès constitutif du MoDem. Il est tard et je rêve éveillé, sans doute.
00:00 Publié dans Notes politiques | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : Rocard, PS, politique, bayrou, socialistes, Hollande, partis
27/11/2007
"BAYROU 2: LE RETOUR!"...Un projet d'espoir pour les militants
LE CRI DE DECEPTION ET ....D'ESPOIR DE NELLY
Dans toutes les réactions suscitées par mes commentaires et notes sur le divorce BAYROU-CAVADA et "BAYROU, réveille-toi!", je mets en relief celle signée NELLY que je devine à la fois jeune, réfléchie, jolie, brillante et pertinente à travers ses écrits et réfexions...Un cri de déception, mais ausi d'espoir qui est celui de nombreux militants!
"L’UDF de Giscard, tout au long de son histoire, a vécu différentes périodes, phases, qui à chaque fois réclamaient le renouveau : il fallait toujours rassembler, d’un côté pour une reconstruction de la France, raisonnée et ambitieuse, et de l’autre côté contre la gauche, et contre une certaine droite à qui l’on reconnaissait malgré tout une politique compatible, à l’aide d’un savant dosage orchestré à l’époque par des vrais décideurs de part et d’autre.
Bayrou est né politiquement à cette période, fin observateur et négociateur, qui a mûri petit à petit le projet Centriste tel qu’il nous l’a présenté d’abord en 2001 avec la Relève, et cette année avec son Projet d’Espoir. La question aujourd’hui : cette maturité était en faveur de qui ? L’histoire du Centre est si mouvementée que le MoDem porte vraiment bien son nom, dans toutes les acceptions possibles du terme mouvement .
François Bayrou est surnommé « jeune loup » par M Bassi et G de la Loyère, dans Le Centre des Trahisons, où est décrite de manière (très subjective, mais…) son accès aux commandes de l’UDF par le rejet progressif de Giscard :« Ce ne fut pas le plus véhément dans le rejet du père. Il était plus malin que cela. Mais il sut patiemment cacher son jeu et son prurit de carrière, pour finalement tirer parti des circonstances. Il s’empara de ce qui restait de l’UDF – c'est-à-dire son titre– pour en faire la base de sa future candidature présidentielle ».
Très sévère, et sûrement injuste mais un constat nous oblige à prendre en considération que la vocation carriériste de Bayrou (légitime quand on a des ambitions pour la France et les Français) s’arrête malheureusement à un projet. Il lui est finalement confortable de ne pas avoir été élu, et fort de son score au premier tour, il peut refonder un parti en son nom sur la base du projet qui a rassemblé des milliers de lecteurs et auditeurs convaincus. Mais l’ambition politique ne se contente pas de fabriquer des fans. Un militant passionné mettra tout en œuvre pour rendre possible ce projet fédérateur auquel il a cru. Et les rôles s’inversent dans ce cas, puisque seuls les militants semblent respecter le devenir du MoDem, en le faisant vivre… par leurs écrits, leur comportement dans leur action politique et leur manière de soutenir des leaders locaux.
La star Bayrou contemple, réfléchit, programme, écrit, parle, c’est un formidable communiquant…, il met en scène le MoDem, sans aucun respect pour l’orchestre et pour tous les « intermittents » sans qui la scène ne serait montée pour personne… Le texte joué est bon, mais l'auteur/metteur en scène laisse l'action figée, comme si le public était acquis pour toujours. Serait-ce le texte d'un nouvel évangile, devant lequel prosternation et bénédiction sont les ultimes comportements?
Le congrès de Villepinte sera-t-il l’héritier de celui de Seignosse ? Nous l’espérons « de toutes nos forces », et notre confiance… en "Bayrou 2 Le Retour", est devenue "le projet d’espoir" des militants…
NELLY
23:10 Publié dans Débats d'actualité | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : politique, modem, bayrou, strasbourg, udf











