23/08/2008

Polémique : Défense de Bernard-Henri Lévy

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Par Daniel RIOT

«La meilleure critique de la démocratie est un entretien de cinq minutes avec un électeur moyen», disait Churchill. Aujourd'hui, la blogosphère remplace parfois les cafés du commerce de jadis et servent de défouloir. Et attention aux têtes qui dépassent ! A ceux qui ne partagent pas vos opinions. A ceux qui ne font pas de l'anticonformisme prétendu un conformisme absolu.
De vraies hordes sauvages, souvent sous la lâche protection de pseudos, s'acharnent sur ceux qui dérangent. Surtout quand les ils ont un talent gênant pour les envieux qui en sont dépourvus. Quand leur voix se fait entendre sans qu'ils aboient. Quand ils ont une célébrité justifiée. Et quand leurs réflexions heurtent trop de réflexes.
BHL a sur la guerre du Caucase, sur la Géorgie, sur la Russie, des positions que l'on peut légitimement critiquer. Ce que j'ai écrit sur Relatio-Europe et ailleurs depuis l'ouverture du feu par le Président géorgien le montre assez...
Mais la démocratie, c'est la liberté d'exprimer des opinions argumentées qui ne sont pas forcément les vôtres, c'est aussi le respect des opinions qui ne sont pas les vôtres. Les polémiques sont enrichissantes et stimulantes quand elles ne reposent pas sur l'insulte, l'attaque personnelle, le procès d'arrières pensées (ces « pensées de derrière », disait Pascal), la diffamation, la malhonnêteté intellectuelle. Quand on ne fait pas dire ce qui n'a pas été dit, écrire ce qui n'a pas été écrit...


Les « choses vues » en Géorgie par Bernard-Henri Lévy, un reportage que Le Monde a publié (et que j'ai repris partiellement sur Relatio-Europe sous le titre « les éclairages de BHL ») a déchaîné des critiques passionnés et passionnelles. Sur Agoravox (où je me fais insulté parce que j'exprime mon amitié envers BHL) et sur Rue 89, où une contre-enquête (à contre-vérifier) met en cause les faits même décrits par Bernard-Henri, ou plutôt tels que certains peuvent les imaginer à partir de ce qu'il a écrit.
Il faut vraiment ne pas avoir du tout une expérience de témoin professionnel sur le terrain pour s'en prendre ainsi au témoignage tel qu'il est rédigé ! Et il faut être très avisé pour donner des « précisions » qui rendent extrêmement aléatoires démentis ou explications complémentaires. Il est vrai que chercher les poux dans la tête de BHL assure un succès facile sur le web. Plus que de réfléchir sérieusement à ce qu'il peut dire...
Ce qui est le plus reproché à BHL c'est qu'il soit allé à Tbilissi en avion privé. Je n'en sais rien et je m'en moque. Moi je n'ai pas les moyens de le faire. Et alors ?
Ce qui frappe les « contre-enquêteurs » de Rue 89, c'est de savoir si, parlant de Gori, il parle du centre-ville ou de la banlieue. Intéressant. Et si les feux qu'il a vu embrasait toute la ville ou des champs. Heureusement, qu'il n'a pas essuyé des tirs sur ce front : les plus zélés des « entarteurs » du clavier parleraient de mise en scène...
Ce qui est sûr c'est que les Russes ont été dans et autour de la ville, et qu'il y eu des dégâts. BHL décrit le « vu »,non le « vrai », ce qui est impossible à traduire que ce soit en mots ou en images. Relire Stendhal : Julien Sorel à Waterloo est aussi une bonne leçon de journalisme...que BHL n'a pas à recevoir.
Ce qui intéresse aussi Rue B9 c'est de savoir s'il a discuté de ses « choses vues » avec Sarkozy. Et alors ? Il a le droit d'en parler à qui il veut ou peut. Ce n'est pas pour cela que je vais chausser les lunettes de l'aigreur pour juger ce qu'il peut dire.
BHL (ce n'est pas nouveau) dérange les journalistes qui font du terrain sans penser, les philosophes qui pensent sans tenir compte du terrain, les engagés qui ne supportent pas des engagements différents des leurs, les plumitifs qui n'ont pas sa plume.
Pire : ce qui apparaît à travers nombre de « commentaires » déposés comme des crottes sur bien de sites qui mériteraient mieux relèvent d'une médiocrité crasse bien franchouillarde (la « France moisie », redirait Sollers).

Il est riche. Et alors ? Il a une jolie femme. Et alors ? Il est dans le « peuple des poeple ». Et alors ? Il est plutôt « bel homme ».Et alors ? Il est étiqueté « intello » ? Et alors ? Il a écrit des livres de qualité qui ont un succès international. Et alors ? Il s'engage pour une série de causes qui lui tiennent à cœur dans la logique de ce qu'il pense et dit. Et alors ? Il est juif. Eh ! Oui...Moi pas. Et alors ?
C'est cela le pire, souvent non dit mais toujours ou presque prégnant: Lévy cristallise sur sa personne une partie de ce fond d'antisémitisme (de droite et de gauche) qui caractérise tant les voyageurs du train « Vichy-Moscou via Munich »qui, (je cite encore Sollers) traverse encore nos campagnes et nos villes.
Mais dire cela, bien sûr, c'est se faire de nouveaux ennemis...Se faire taxer de je ne sais quelle parano. Se faire traiter, comme je l'ai lu, de lèche-cul, de garçon de course, d'avocat, de cireur de pompes de BHL... « Nos jugements nous jugent » : je n'ai pas fait de cette phrase de Valéry l'une de mes devises par hasard. C'est la vie : je choisis mes amis, et je subis ceux qui me considèrent en ennemi. En leur pardonnant leurs offenses. Mais en sachant que toutes les offenses ne sont pas toutes inoffensives. Surtout pour (ou plutôt contre) la démocratie.
L'injustice est insupportable, surtout quand elle vise ceux qui la combattent. Comme BHL. Mais c'est peut-être cela aussi que lui reprochent ses détracteurs les plus virulents!.
Courage, Bernard-Henry :tu sais très bien que les combats contre la bêtise sont les plus difficiles à mener. Mais ils sont indispensables. 
Daniel RIOT

09/04/2008

A LIRE SUR RELATIO

Le Tibet,les JO,la Chine et les manifs....Les moutons de Panurge et la flamme olympique.

EDITORIAL de Daniel RIOT pour RELATIOf878af6457cc39f4c2252dfa4182c157.jpg

73f2512b05670b6503eaf7df35d45bd9.jpgUn mythe peut en cache un autre…Derrière le symbolique et l'imaginaire:le réel! Derrière le dalaï lama et l'esprit de Pierre de Coubertin: Soif d'idéal, déficit de spiritualité et compensation d'un terrible sentiment d'impuissance...

 

 

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BELGIQUE :Quand la Flandre joue avec le feu... ou les dangers des micronationalismes

a5b66ec5b637fc3a9d4e38fb6728cae1.pngSELECTION RELATIO SUR LE MONDE: Un petit article, mais qui en dit long... Le divorce belge? Plus qu'une séparation de corps. "Méfiez-vous de la mégalomanie des petits pays" souliganient les pères de l'Europe. Le régionalisme érigé en nationalisme est d'abord un  nationalisme. Qu'il soit micro plus que macro ne change rien à, l'affaire. Et aux risques que cela engendre. La subsidiarité ainsi interprétée est détournée de son sens. L'idée européenne aussi. Jugez-vous même. Et n'hésitez pas à poser vos commentaires.

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FRANCE: La Police trop mal policée...

4568159a683790d55bb99745cd0d42be.jpgLes cris d’alarmes et les constats d’organisme spécialisés (dont le Conseil de l’Europe) ne semblent guère suivis d’effets positifs. La police française n’est pas un modèle de police respectueuse des droits de l’’Homme et des règles de la démocratie. Au lendemain du spectacle bien peu digne « offert » dans les rues de Paris par des policiers bien mal inspirés (donc dirigés)  dans la « protection » d’une flamme olympique éteinte cinq fois, la commission nationale de déontologie est plus dans la critique que dans l’éloge. Hélas…   

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Livres; l'Europe de la sécurité intérieure

Ces dernières années, l'Union européenne a multiplié les initiatives en matière de sécurité intérieure. Pourtant, « le nationalisme judiciaire » subsiste.Entre une Europe « en panne » et une Europe « sécuritarisée », où en est l’Europe de la sécurité intérieure ? Les articles réunis dans ce dossier montrent comment s’est organisée la coopération dans cet espace en tension.

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Boycott des J.O en Chine : un problème faussement complexe

db78ac52e44e423c9648f6ce32c4ad45.jpgPar Pascal Heisserer  
Il est toujours possible d'examiner la question de la participation de la France (et des démocraties occidentales) aux J.O en Chine à partir de considérations telles que toute prise de position claire, nette et tranchée passe pour inutile et vaine.

En effet, si on commence par mettre en balance la participation aux J.O et l'amélioration effective des droits de l'homme en Chine, on peut disserter longuement sur l'opportunité de boycotter ou de participer et se demander à l'infini si c'est la stratégie d'ouverture ou de fermeture qui est la plus à même de produire des résultats positifs.

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Aide au développement :l'Allemagne devance la France

Tout de suite après les États-Unis, l'Allemagne est entre-temps le deuxième donateur de la coopération au développement. Étape intermédiaire positive, juge la ministre fédérale de la Coopération économique et du Développement Heidemarie Wieczoreck-Zeul, mais il reste encore beaucoup à faire afin d'atteindre les objectifs que l'Allemagne s'est fixés.

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FMI: Le cap des 1000 milliards perdus...et un constat d'impuisance

a66e44969073686d54ff12c7350568fa.jpgLE BULLETIN DE WILLIAM PETITJEAN

Dominique Strauss-Kahn monte en première ligne. Avec des constats qui ne surprennent pas , mais confirment l’ampleur d’une crise qui ne fait peut-être que commencer. Avec un réquisitoire contre la surdité et les aveuglements des responsables (irresponsables ?) d’un système qui profite à une minorité. Et en avançant des remèdes…qui ne sont ni simples à appliquer ni sans doute suffisants. DSK voit sans doute là les limites de ses capacités d’action

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Les ravages du lobbying

par Corinne Lepage

La question du lobbying entre, avec fracas, dans le débat politique en France. Les passes d’armes entre le sénateur Legrand dont le courage et l’honnêteté intellectuelle doivent être salués et le président Accoyer, dont la brutalité des propos, lors de l’avis émis par le comité Legrand a interloqué, car elle n’était justifiée par rien, sont un véritable fait politique, et, ce , d’autant plus qu’elles opposent deux parlementaires de l’UMP.

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Financement du terrorisme: Berne dans le collimateur

Campagne en Europe et aux Etats-Unis contre les liens entre la Suisse et l'Iran

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Consommation: Mangez des fraises "hors saisons"...

SELECTION RELATIO sur POLITIS : Un article de Claude-Marie Vadrot          

D'ici à la mi-juin, la France aura importé d'Espagne plus de 83 000 tonnes de fraises. Enfin, si on peut appeler «fraises» ces gros trucs rouges, encore verts près de la queue car cueillis avant d'être mûrs, et ressemblant à des tomates. Avec d'ailleurs à peu près le goût des tomates...

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Journée internatiionale des Roms

"Plus de droits, plus d'égalité, plus de respect"

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France-Estonie: bilan d’une rencontre

Nicolas Sarkozy a reçu à l’Elysée le président estonien, Toomas Hendrik Ilves. Retour sur le sommet de l’OTAN et perspective d’un partenariat dans le domaine de l'énergie nucléaire.

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Poubelles des mers: Emotion passée, résolutions oubliées...

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DECRYPTAGE RELATIO par William PETITJEAN-Signe de ce temps :les politiques multiplient les déclarations et les promesses « à chaud », en réaction à des événements qui provoquent des émotions collectives. L’info-émotion entraîne même dans certains pays, en France notamment, une inflation législative pas toujours bien inspirée…Mais quand les soufflés médiatiques sont retombés, les intérêts (plus particuliers que généraux) reprennent le dessus. Et les mesures évidentes à prendre sous les effets des chocs des images sont reportées à plus tard ou vidées de leur substance. Jusqu'à la prochaine catastrophe?....

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06/11/2007

RELATIO, L'Europe en revue, premier de "sa classe"

Position au classement des visites RELATIO (WEBORAMA)
Dans votre sous-catégorie (europe) 1/1580 (+0) (+0.00 %)
Dans votre catégorie (politique) 88/12547 (+3) (+0.03 %)
Au général 420/109168 (+19) (+0.02 %)

Je ne sais pas quel est le crédit des classements établis par les différents organismes spécialisés dans le comptage des visteurs (uniques) et des pages vues et j'ai trop condamné la dictature des audimats pour ne pas accorder aux statistiques plus d'importance qu'elles n'en méritent. Le plus n'est pas synonyme du meilleur. 

Mais les différents "moteurs-enregistreurs" comme le système de comptabilité de Blogspirit concordent. RELATIO compte de plus en plus de visiteurs et les pages consultées sont de plus en plus nombreuses. je reproduis ici le tableau du moi s d'octobre de Weborama reçu ce matin.Voir RELATIO en tête de sa sous-catégorie est pour moi un très grand encouragement. 

RELATIO et mes blogs personnels (dont celui-ci bien sûr) ont en octovre dépassé le cap des 110 000 visiteurs.  Et novembre commence très fort (plus de 4 000 visiteurs/jour)

Merci à toutes et à tous pour votre fidéllité.Je reste bien sûr ouvert à vos critiques et suggestions. DANIEL RIOT. 

02/11/2007

Internet et vie privée: Un édito du monde qui mérite débat...

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out ce qui est interdit aux médias classiques écrits et audiovisuels est permis sur Internet. Cette constatation inquiétante est renforcée par le jugement du tribunal de grande instance de Paris qui, le 29 octobre, a débouté des plaignants dont la vie privée, en l'espèce leurs préférences sexuelles, avait été dévoilée sur Wikipedia. La législation actuelle laisse la porte ouverte à ce type d'abus. Le tribunal s'appuie sur le fait que l'encyclopédie électronique n'assurerait qu'un hébergement technique. C'est oublier que Wikipédia, dont le succès est considérable, est devenu l'un des dix premiers sites mondiaux : n'importe quel article ou élément d'article diffusé par son canal est dans l'instant mis à disposition de millions d'internautes. Seul un contenu "manifestement illicite", comme la pédopornographie, doit être supprimé lorsqu'il est porté à la connaissance des sites "hébergeurs". Mais l'outing forcé, la diffamation, échappent à la loi.

Le Net est bien sûr un outil formidable de travail et de communication. Mais, tout comme la "bulle" spéculative Internet avait gonflé jusqu'à la démesure avant d'éclater, l'euphorie suscitée par ce nouvel espace mondial de liberté a suscité un vertige collectif qui a longtemps masqué ses effets pervers. Sans même compter les possibilités accrues de fraude et d'escroquerie et les risques d'addiction, Internet devient en effet une arme de diffusion massive de ragots et de fausses nouvelles. Un instrument pratique et redoutable de vengeances anonymes, parfois de menaces. De tout temps, la rumeur a pu détruire des vies et des réputations. Internet démultiplie cet effet, offrant des possibilités nouvelles aux "corbeaux" de tous ordres.

Si rien n'est fait, c'est une sorte de Big Brother mondial à l'envers qui va se mettre en place. Nul ne sera à l'abri de la divulgation, à la vitesse de l'électronique et sans possibilité de réagir, d'épisodes réels ou inventés de sa vie privée, avec ou sans intention de nuire. Déjà, on sait que des employeurs potentiels peuvent récolter sur la Toile, en toute discrétion, des "informations" plus ou moins exactes sur des candidats à l'emploi. Des écrivains ou des journalistes sont désignés à la vindicte publique ou cibles de "cyber-enquêtes".

Il devient urgent d'adapter le droit à cette nouvelle réalité. La nature immatérielle d'Internet, sa capacité à se jouer des frontières compliquent la tâche du législateur. D'autant que les citoyens ont pris goût aux possibilités qui leur sont offertes, et que les moteurs de recherche sont devenus un outil de base pour la quête de documentation. Mais il est essentiel de trouver un équilibre et de le faire respecter. Faute de quoi, sous couvert de transparence, c'est une régression démocratique, un recul des droits de l'individu qui vont s'installer au coeur de la société.

Article paru dans l'édition du 03.11.07

19/10/2007

Lisbonne: Revue de web

2ae9edf6b1b0658c3e76da01e47782a8.jpgTrès tôt ce matin un accord a été trouvé sur ce qui deviendra vraisemblablement le Traité de Lisbonne. Depuis quelques jours, les anciens "nonistes" crient au "scandale" et dénoncent un texte qui ne serait qu'une copie de la défunte constitution. ATTAC confirme son oppostion à ce traité dans un communiqué publié sur son site ce matin.

"Communautaire" est sans aucun doute "le mot qu'il faut remettre à la mode" semble leur répondre Daniel Riot sur
Relatio. Le traité réformateur "sauve les meubles d'une maison inachevée et permet d'envisager d'autres progrès". Autrement dit, "c'est maintenant que les choses sérieuses doivent commencer, ou recommencer". "Oui, c'est la fin d'une crise grave" et "la satisfaction d'aujourd'hui […] tiens plus du soulagement que de la joie".

"Soyons heureux d'en sortir ainsi" et "passons vite à autre chose" écrit Jean-Dominique Giuliani sur le site
Fenêtre sur l'Europe. En effet, les conditions dans lesquelles a été trouvé cet accord feront (avec du recul) sourire : "ce ne sera pas une page glorieuse, ni pour les peuples, ni pour les gouvernement."

Néanmoins, "le texte reprend l'ensemble des avancées institutionnelles contenues dans le projet constitutionnel", "les outils sont préservés" et "c'est l'essentiel" écrit sur son blog Valéry Giscard d'Estaing, qui regrette toutefois qu'aient été "estompés" les objectifs d'union politique.

Pour les Euros du Village,
Sandro Gozi revient sur les fameux opting in/out qui se sont multipliés avec le traité réformateur, au grand dam des europhiles. Il montre, contrairement aux idées reçues, que ceux-ci peuvent constituer "des opportunités d'intégration".

Toujours sur le site des Euros,
Florence Deloche-Gaudez revient sur "les problèmes que le traité réformateur ne règle pas", à savoir le fait "qu'il devient de plus en plus difficile de faire évoluer les textes fondateurs de l'Union". En cause : les procédures propres aux négociations intergouvernementales. Mais plus que les procédures, ces négociations "ont tué dans l'œuf tout processus ouvert aux citoyens" souligne Fabien Cazenave, sur Le Taurillon, qui s'interroge : "l'impasse institutionnelle est-elle vraiment finie ?".

Alors que les dirigeants prient pour une ratification rapide, des incertitudes demeurent. En premier lieu, un possible référendum britannique, qu'analyse Agnès Baritou sur
Cafébabel. Après les "non" français et néerlandais, la prudence semble de mise et les chefs d'Etat et de gouvernement privilégient la voie parlementaire. Renaud Bouchard conclut sur AgoraVox : les élections européennes de 2009 "pourraient bien se transformer en référendum ex post sur l'UE".

05/09/2007

L'Europe en revue et en diract

761313ccf44a4a9b36f73d431427e197.jpgTOUTES LES INFORMATIONS ET COMMENTAIRES SUR L'EUROPE SONT SUR RELATIO >>>>>>>

25/08/2007

Relatio lance « L’Europe gourmande »

Après « l’Europe culturelle », « l’Europe vagabonde » et « l’Europe coquine », voici « l’Europe gourmande », une nouvelle rubrique régulière de RELATIO, le webzine de L’Europe en revue et en direct. De la « grande Europe », celle du Conseil de l’Europe. De « l’Europe des valeurs personnalistes et démocratiques », celle DE Strasbourg.

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Logique et attendu : la première des « révolutions » engendrées par l’unification progressive de l’Europe n’est-elle pas celle des assiettes, des verres, de la table, des frigos, des  marchés, des courses, des « commissions » comme on ne dit plus guère… ?

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La Révolution des terroirs et des palais. Des goûts et des saveurs. Des limages de recettes, des découvertes surprenantes, des mariages audacieux, de  ces indispensables alliances entre les meilleures de nos traditions et les plus belles de nos innovations, de ces fécondes liaisons entre le connu et le nouveau.

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 « Les Allemands sont devenus très pro-européens à cause de la paix et des libertés, bien sûr, mais aussi grâce à ce qu’ils peuvent trouver dans leurs assiettes », confiait voilà longtemps déjà Daniel Cohn-Bendit… Une révolution du Sens et des sens.Rendons hommage à Bacchus, comme ici, Midas vu par Nicolas Poussin....

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La table, un signe et un outil de la culture européenne! Une affaire de goûts, bien sûr, mais pas seulement. De philosophie et de morale aussi : du « Banquet », à la « grande Bouffe »… De religion, encore : depuis que le pain et le vin sont ce qu’ils sont. Pas mal, ce détail des noces de Cana vues par Véronèse

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L'art de la table, un Art de vivre, surtout. Par amour de l'Art et de Vie. « La gastronomie est l’art d’utiliser la nourriture pour créer le bonheur », salive Théodore Zeldin, expert en conversations. Et en sensualité. Les plaisirs de la bouche touchent tous les sens. L'art du bien manger est aussi un art d'aimer.

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Le bien manger, une affaire politique, donc. « Les connaissances gastronomiques sont indispensables à tous les Hommes  puisqu’elles tendent à augmenter la somme des plaisirs qui leurs sont destinés », notait Anthelme Brillat-Savarin.

Une affaire de culture, enfin et surtout : au sens le plus riche, le plus large, le plus profond et le plus fécond du terme. La culture, c'est ce qui donne de l'esprit à la chair et aux choses.

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Unie dans sa diversité, l’Union européenne (plus largement, l’unification paneuropéenne, l’eurosphère, « l’Europe ») se construit, jour après jour, dans le respect de ses spécificités, donc de ses terroirs, de ses appellations contrôlées, de ses mille et un labels reconnus. En ce secteur, l’Union européenne est un outil de résistance (si indispensable !) contre l’uniformisation donc l’abrasion des goûts et contre cette « malbouffe » si boulimique…

L’art du bien manger et du bien boire, donc du bien humer, de bien voir,  du bien sentir appartient à ce patrimoine européen dont Malraux à juste titre disait : « Sa sauvegarde est une conservation  mais aussi une révolution ».

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Il est aussi, cet art, l’un des meilleurs moyens de dépasser, de transcender (et non de supprimer, comme on le dit trop souvent) toutes les frontières, y compris celles entre l’Europe du vin et celle de la bière, entre l’Europe du pain noir et celle du pain banc, entre l’Europe de l’huile d’olive et celle des graisses animales…Entre l’Europe des mangeurs de grenouilles et celle des avaleurs d’étouffe-chrétiens…

 « Dis-moi ce que tu manges, je te dirai qui tu es »…Le « comme on fait son lit on se couche » est aussi un « comme on dresse sa table, on se lève ». Et comme on mange et boit, on vit...

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Les habitudes changent, les rituels des dîners, des soupers et des banquets changent… N’ont-elles pas  et n'ont-ils pas changé en toutes les époques ? Qui se souvient de l’Europe sans fourchette ou sans pomme de terre ? Dans cette matière vivante par excellence, le proverbe alsacien (qui existe aussi dans une version arabe), « cultive tes racines et plante-les dans les étoiles » est une vraie devise. DE VIE.

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Pour cette « Europe gourmande », comme pour toutes ses autres rubriques, RELATIO compte sur ses lecteurs, ses internautes et ses …relations (qui s’accroissent en permanence) de manière à mettre en relief des sujets originaux, établir des liens intéressants, traiter ces sujets inépuisables (mais souvent usés à force d’être abordés) sous des angles nouveaux et originaux. 

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Cette rubrique sera d’abord ce que vous en ferez, vous qui êtes de plus en plus nombreux à nous rendre visite et à vous attarder sur ce site. Un courriel suffit… Comme une carte postale de ce paradis des saveurs, des senteurs et des découvertes qu’on appelle « L’Europe ». relatio@danielriot.com

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La « touche Relatio », dans cette nouvelle rubrique comme dans celles qui existent déjà, sera dans la tonalité (être  sérieux sans se prendre au sérieux), dans le style (l’écriture comme respiration), dans ces grains de sel et de poivre qu'on nomme humour, à l'image des dessins placés en vignette de Tomi Ungerer et d'André Wenger...

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La "touche Relatio", elle sera,  surtout,  dans cette recherche permanente de « ponts » entre les disciplines, entre les arts, entre les genres…Comment parler cuisine sans parler musique, littérature, histoire, sociologie, psychologie, philosophie, poésie, peinture, sculpture…et internet ? Eloge de l'esprit Winstub, comme on dit en Alsace.

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En lever de rideau à cette « Europe gourmande » qui sera, comme l’Europe vagabonde, animée par William PETITJEAN, une invitation à la découverte pour celles et ceux qui ne la connaissent pas encore. Sur ARTE, chaîne européenne donc amie de RELATIO, l’émission « CUISINES DES TERROIRS » poursuit avec talent les mêmes buts que les nôtres.

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CUISINES DES TERROIRS se rend là où cuisine, gastronomie et art de vivre ont leurs racines. Dans les régions et les terroirs. Là où champs, prés, rivières et mers fournissent les produits que les Européens préparent et dégustent.

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La présentation de cette émission n’est qu’informative : « Loin des studios de télévision où sont habituellement tournées des émissions de cuisine, CUISINES DES TERROIRS propose une approche sensuelle de l’art culinaire en allant "sur le terrain" et en rencontrant ceux qui le créent à divers titres : paysans, vignerons, restaurateurs, cuisiniers. La caméra est présente au moment de la récolte, des vendanges, des achats au marché, de la préparation des repas et des fêtes ! »

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Oui, L’Europe est en marche. Et elle n’est pas seulement politique, institutionnelle et économique… L’avenir est aussi au fond de nos marmites et de celles de nos voisins. L’Europe, comme partage de plaisirs ! Comme on dit sur un autre canal : « Vous regardez trop la télévision… » Allumez donc Arte ! (Publicité gratuite, évidemment : c’est une suggestion, non une réclame…).

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Cela dit, Bon appétit. Et merci de nous faire partager vos  découvertes gustatives européennes. L’Europe gourmande, c’est l’Europe des gourmets. Donc de celles et de ceux qui n’oublient jamais que l’esprit se loge partout. Y compris dans nos tripes !

Daniel RIOT

14/08/2007

L'Europe sur Internet: RELATIO sur eToile

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Le blog de TOUTEL'EUROPE.com vient de publier cette ITW. Merci à cette équipe dynamique qui peut et doit jouer le rôle indispensable d'accélérateur d'esprit européen sur la Toile. DR

Rencontre avec Daniel Riot, journaliste et blogueur européen suractif, animateur du magazine Relatio.

Comment est né Relatio ?

J'ai été l'un des premiers journalistes à ouvrir un blog sur Blogspirit. Comme je suis de près les affaires européennes depuis… 1969, mon Blog-notes a été et reste de "couleur Europe". J'ai élargi les collaborations extérieures en créant avec Christophe Nonnenmacher Europe&Us. Et Relatio (dont le nom est celui du premier journal européen crée en… 1605 à Strasbourg par Johanna Carolus) s'inscrit dans un projet éditorial qui tire les leçons du "non" au référendum.

L'Europe n'est pas que l'Union européenne. Elle est d'abord un espace culturel, une sphère géopolitique mais aussi  géophilolosophique, un "idéat" comme disait Spinoza, c'est-à-dire un idéal à traduire en réalité. D'où l'importance accordée au Conseil de l'Europe, à l'eurosphère, aux valeurs, à l'Europe des réseaux, des liens, des relations. D'où aussi la volonté de considérer l'Europe non seulement dans ses aspects supranationaux, mais aussi, comme dit Edgar Morin, "infranationaux". L'Europe ? Des racines que l'on tente de planter dans les étoiles, pour adapter un proverbe alsacien qui a une version… arabe.


Ce mois-ci, Relatio atteint la 417ème place du classement des blogs établi par Wikio. Vous vous placez devant le célèbre Taurillon, édité en trois langues. Comment expliquez-vous ce succès ?

Je suis trop critique envers la dictature de l'audimat pour attacher beaucoup d'importance à ce genre de hit parade. Je suis très heureux d'avoir vu (et de voir) se développer des sites consacrés à l'Europe et des "euroblogs". Il y a complémentarité non concurrence dans "l'euroToile". D'où, d'ailleurs, le nombre de liens avec d'autres blogs et sites que je multiplie sur Relatio.


Relatio a sa spécificité : c'est à la fois un "webnews" et un "webzine", d'où son sous-titre : "L'Europe en revue, l'Europe en direct". Le webnews publie des infos la plupart du temps commentées : plus de 4 000 notes ont été publiées depuis la création de Relatio. Le webzine joue le rôle d'un magazine : articles de réflexions, dossiers, découvertes, livres, phénomènes de société…


Relatio touche à tout ! Entre actualité politique, sélection sur la toile, article sur l'érotisme européen et guide de voyage, comment définissez-vous votre ligne éditoriale ?

Jacques Delors disait qu'on ne tombe pas amoureux d'un grand marché. Ce constat n'a pas été assez médité. J'essaie d'en tirer les leçons. Dans la forme, rien de ce qui touche l'Europe ne nous est étranger. Sur le fond, notre "grille de jugement" est celle des valeurs du Conseil de l'Europe. J'y ajouterai un souci permanent : traiter tous les sujets, y compris nationaux, dans une optique européenne. Le vrai but : on ne développe le sentiment d'une citoyenneté européenne que si l'on connaît mieux l'Europe, les pays d'Europe et l'Europe telle qu'elle est perçue dans le monde.  

Entre
la vidéo diffusée par la Comission sur YouTube, le blog érotique de Café Babel et votre nouvelle rubrique "l'Europe coquine", la Toile européenne semble prise par une vraie fièvre rose ! Qu'est-ce qui vous a décidé à accorder une tribune à vos deux chroniqueuses Clio et Vénusia ?

L'histoire de l'art est l'expression d'une fièvre rose, comme vous dites, permanente… L'Europe est une emmerdeuse : c'est pour cela qu'elle occupe aussi peu de place dans les médias. Il faut la rendre attrayante, par tous les moyens qui respectent la dignité humaine. Clio et Vénusia, comme Dansolal qui tiennent des chroniques régulières (comme William Petitjean et d'autres) ont  des souci plus esthétiques qu'érotiques… Je voudrais  créer d'autres rubriques, sur la gastronomie par exemple. L'Europe, elle commence dans nos frigos et sur nos tables…

Les sites d'information ouverts à la participation des internautes fleurissent ces jours-ci sur le Net. En tant que journaliste, pensez vous que ces initiatives puissent aboutir à la création de médias grands publics sur les thèmes européens ?

Le journalisme est une discipline plus qu'un métier… Je n'oppose pas journalistes et blogueurs ou journalistes "pro" et journalistes "citoyens". Un bon journaliste est d'abord un citoyen. Ces "médias grand public" sur l'Europe dépendent de la demande plus que de l'offre. Développons la soif d'Europe, le rêve d'Europe et battons-nous pour que l'Europe soit mieux  perçue telle qu'elle est : à la fois une nécessité et un idéal, comme disaient Monnet et Schuman.


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