27/11/2007

Cavada candidat UMP à Paris: Bayrou prévoit un "échec"

Suite logique mon billet sur Cavada et Bayrou, je reproduis ici les infos sur les réactions sucitées par le choix de Jean-Marie.

Le leader du MoDem estime "le changement de conviction" de Jean-Marie Cavada, qui dirigera une liste UMP, "est voué à l'échec".

Nicolas Sarkozy lui aurait proposé en échange un portefeuille ministériel.

Jean-Marie Cavada (Reuters)

 

Alors que Jean-Marie Cavada, député européen UDF-MoDem, a accepté de diriger une liste UMP aux municipales dans le XIIème arrondissement de Paris, le chef de file du MoDem François Bayrou a jugé, lundi 26 novembre à Marseille, que "ce changement de conviction est voué à l'échec".
"Ca ne grandit pas le politique que d'avoir ainsi des changements de camp. Ce n'est pas quelque chose de recommandable, ce genre de changement de conviction est voué à l'échec", a déclaré le leader du Mouvement démocrate, lors d'une conférence de presse.
François Bayrou était à Marseille pour rencontrer les têtes de listes potentielles du MoDem pour les municipales dans la deuxième ville de France.

"Parachutage"

La candidature de Jean-Marie Cavada comme tête de liste UMP dans le XIIe arrondissement de Paris a été qualifié de "parachutage" par les Verts et Marielle de Sarnez (UDF-MoDem).
La chef de file de l'UDF-Mouvement démocrate (MoDem) pour les municipales à Paris, a dénoncé ainsi "parachutages et débauchages"."Parachutages et débauchages, cela ne fait pas une équipe de terrain fidèle aux Parisiens", a déclaré à l'AFP Marielle de Sarnez, en allusion au fait que Jean-Marie Cavada réside à Neuilly.
"Prendre des gens qui n'ont aucun lien avec les Parisiens, aucun lien avec les arrondissements, et que la vie des Parisiens n'intéresse pas, ce n'est pas mon idée de l'engagement au service de notre ville", a déclaré la présidente de la fédération MoDem de Paris, qui siège au Parlement européen avec Jean-Marie Cavada.
"Pour moi, l'élection municipale ne doit pas servir de marche-pied à des intérêts de carrière personnels", a-t-elle ajouté.
Selon des sources proches du gouvernement, Nicolas Sarkozy aurait fait miroiter à Jean-Marie Cavada un portefeuille ministériel pour qu'il accepte de diriger la liste UMP dans le XIIe arrondissement de Paris.

"Mépris" de l'UMP

De son côté, l'adjointe Verts au maire PS de Paris, Pénélope Komitès, a dénoncé aussi le "parachutage" de Jean-Marie Cavada. Rappelant la candidature d'Arno Klarsfeld aux législatives en juin, elle estime que celle de Jean-Marie Cavada "témoigne du mépris" de l'UMP "pour le travail de terrain et la connaissance qu'ont les candidats de leur arrondissement".
Selon Pénélope Komitès, la mairie du XIIe "n'intéresse pas" Jean-Marie Cavada.
L'ancien journaliste, qui se présentait "il y a encore quelques mois comme un poids lourd du MoDem parisien", cherche en réalité à devenir ministre après les élections municipales, affirme-t-elle.

"Règlements de comptes"


Du côté du PS, on dénonce un nouvel "épisode de la saga 'règlements de comptes UMP-MoDem'". "A l'occasion des élections municipales, les Parisiens sont en droit d'attendre un vrai débat sur Paris, et on leur sert une fois de plus un épisode de la saga 'règlements de comptes UMP-Modem'", a indiqué Sabine Mazetier, députée PS du XIIe arrondissement de Paris.
"Je suis assez stupéfaite", a-t-elle dit. "Après avoir expliqué qu'être maire d'arrondissement ne l'intéressait pas, Jean-Marie Cavada confirme d'une certaine manière sa totale extériorité aux questions municipales".
"Il ne dit pas un mot des Parisiens et des habitants du XIIème, ça démontre qu'une fois de plus, l'UMP s'entête à instrumentaliser des échéances démocratiques", a ajouté Sabine Mazetier, qui avait battu en juin aux législatives l'avocat Arno Klarsfeld, candidat de l'UMP, dans la 8e circonscription de la capitale.
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26/11/2007

Cavada-Bayrou : Qui a lâché l’autre ?

Pourquoi parler de « lâchage » ? Je ne mets pas Cavada et d’autres (à commencer par Morin) dans le même panier… J’ai trop d’estime personnelle pour lui pour caricaturer sa décision. D’ailleurs, croyant connaître une partie des cartes, la question se pose : si « lâchage » il y a, qui a lâché l’autre ?...

Dans les explications données par Jean-Marie Cavada,  je marque mon étonnement et mon désaccord de fond sur un point précis : On ne se lance pas dans une bataille électorale pour annoncer la couleur du deuxième tour dès le premier. Sinon à quoi bon deux tours ? Les voix n’appartiennent qu’aux électeurs. Et ce sont les combines envisagées avant les résultats du premier tour qui appartiennent à une manière passéiste de faire de la politique.

Qui plus est, si l’on se lance dans une campagne électorale pour jouer les strapontins de l’un ou l’autre camp, c’est que l’on part en vaincu. Une consultation électorale ne vise pas qu’à faire acte de présence, prendre la température ou marquer un territoire. Des accords de ralliement ou de panachage qui respectent l’électeur se font en temps T, non avant, au vu de Résultats R et en toute transparence sur la base de contrats d’actions, d’engagements précis…

Autre surprise : Jean-Marie dit ne pas connaître sa deuxième de liste Mme Lagarde… C’est beau la confiance.

Pour le reste, ce ralliement est un coup porté non au MoDem mais à la crédibilité de François Bayrou. Là est le plus grave dans cet épisode. Et les mots employés par celui qui a été le grand chef d’orchestre de l’université de Seignosse sont forts, chargés de critiques qui ne peuvent se gommer par des haussements d’épaule du style de ceux qu’a déjà eu Bayrou quand il a été interrogé sur l’éventuelle « désertion » de ce grand marcheur du Siècle : »Il se met aux enchères ». Non, François ! Non, monsieur Bayrou !

J’ai soutenu François Bayrou avec force parce que ses analyses collent ou convergent avec les miennes et parce que nul n’étant parfait je préfère ses défauts à ceux de bien d’autres… Mais je l’ai écrit ici voilà longtemps déjà : Bayrou s’il ne se ressaisit pas est en train de tuer dans l’œuf les espoirs qu’il a fait naître.

« J’ai voulu accompagner François Bayrou jusqu’aux limites de la loyauté »… Dans la bouche de Cavada, cette phrase a de valeur et du sens… Bayrou (qui ne répond pas au courrier qu’on lui adresse, ce qui est peu conforme aux principes qu’il avance) a par ses non-décisions de ces derniers temps distillé le pire des maux : le flou qui favorise (pas seulement à Strasbourg) toutes les magouilles, tous les calculs les plus vils, tous les jeux les plus insensés et les étalages les plus décourageants de la médiocrité en politique…

La question vient naturellement à l’esprit : Simone Veil aurait-elle eu raison dans son approche de la personnalité de François Bayrou. Je ne veux pas encore le croire. Mais pourrais-je encore longtemps pouvoir ne le croire ?

11/12/2006

Une marche dans le Siècle, de Jean-Marie Cavada: Cinq livres en un.

RAPPEL>>> Jean-Marie Cavada sera ce mardi 12 décembre à 17h30 à la Librairie Kléber  à Strasbourg  pour une conversation-débat que je me fais un plaisir d’animer autour de son livre "Une marche dans le siècle"

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Son livre : Cinq ouvrages en un…A lire, à offrir, à partager!

Ceux qui fréquentent mon site (merci à eux, ils sont de plus en plus nombreux) le savent : j’ai déjà vanté les mérites de l’ouvrage de Jean-Marie Cavada. J’y reviens, non pour lui faire de la promotion gratuite, mais parce que je pense que ce livre (édité chez Calmann-Levy) vaut plus que ce qui en a été dit sur quelques plateaux de télévision ou dans quelques micros de radios… Où une fois de plus on a joué la carte opposée à celle que jouait Cavada dans sa « Marche du siècle » : celle de la superficielle émotivité…

Bien sûr, l’Histoire de cet « orphelin de l’Assistance publique » recueilli par une famille de paysans vosgiens a des allures de « conte de fée ». De sa naissance jusqu’à sa découverte, par la grâce d’une lettre en provenance du Haut-Rhin, d’un extrait… de naissance, d’une fiche  d’état civil de « 65 ans d’âge »… Qui lui donne des parents qu’il n’a jamais connus. Qui lui permet de ne plus être seulement « le fils… de la guerre, des uniformes, des bombes ». Qui l’aide rassembler « les morceaux éparpillés » de son enfance.

Emouvant.

Comme son récit du jour où, à cinq ans, les soldats nazis  à coups de mitrailles, lui montrent  que « la mort n’est pas belle » et que l’Histoire « fait irruption » dans sa vie. Pour ne plus  « jamais en sortir ».

Poignant.

Comme sa narration tendre de son enfance « à la ferme », où il apprend à se « protéger de tout » ce qui lui est « extérieur ».  A vivre d’une façon « indépendante et libre ». A « garder les pieds sur terre ».

Passionnant.

Comme ses souvenirs d’école. De ses maîtres. De son apprentissage (CAP de tourneur sur bois). De ses études. De ses     activités de « plongeur » dans le café de sa quatrième famille nourricière à Saint-Dié. De sa découverte des écrivains. De son écoute du monde grâce au transistor rouge offert en 56, l’année de Budapest et de Suez. De sa passion pour la géographie et l’histoire. Ou pour la musique.

« Ma vie s’est structurée grâce à une succession de rencontres avec des enseignants qui ont su me mettre le pied à l’étrier ». A l’école publique, « l’enfant de la République » reconnaissant ! Il en tirera bien des leçons.

Des  leçons qu’il a appliqué dans le journalisme.   « Le journaliste est l’instituteur des temps modernes », disait Jacques Léauté, le fondateur du CUEJ de Strasbourg.

Des leçons qu’il a toujours en tête dans ses engagements d’acteur politique d’aujourd’hui.

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Ce récit auto-biographique à lui seul vaut d’être lu, savouré, dégusté. Mais les quatre autres livres qui composent cet ouvrage, aussi.

>>> Cette « Marche dans le siècle » mérite bien son nom, puisque le journaliste, donc le « passeur » de témoins et d’idées évoque des personnalités rencontrées  et des événements qui font notre histoire récente. Belle galerie de mini-portraits et bel effort éditorial dans ce monde qui bouge tant et aussi vite…

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>>>  Jean-Marie raconte bien sûr, avec un souci de distance appréciable, son itinéraire de « patron », dans le public et dans le privé. Quel palmarès ! Quel travail surtout !  De la « station de Strasbourg » à la direction de « Radio-France » (« un des joyaux culturels européens ») en passant par Europe 1 , où il a été stagiaire, France-Inter (« Philo j’aime »), la télé de Sabbagh, celle de Marcel Julian (C’est-à-dire »), la direction de l’info sur Antenne 2 (« la rédaction audio-visuelle la plus inventive »), l’info du matin sur RTL,  FR3, TF1, la préparation de la « 5 », la Deux, la DG des antennes de la Trois, La Marche du siècle, La Cinquième (France 5 d’aujourd’hui), RFO (d’où il fut « viré »), la préparation d’une chaîne publique d’infos continues… J’en oublie sans doute.

Une telle expérience lui permet de pouvoir bien réfléchir aux rôles du journalisme et des médias, aujourd’hui…et demain, aux difficultés de concilier les temps médiatiques, politiques, et judiciaires, aux dictatures du zapping et de l’audimat, aux effets pervers de « l’info-spectacle », aux dérives de la « people démocratie », aux richesses et aux faiblesses d’une France « qui n’a plus de politique culturelle »

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>>> Ses rôles de « manager », de « patron », d’animateur et de chef « d’équipe », de gestionnaire lui donnent l’occasion de tirer bien des enseignements « politiques » : sur la (non) représentation syndicale, sur les « courtisans » des Pouvoirs, sur l’importance des réseaux et des clans, sur les relations plus qu’ambiguës entre l’Etat et les entreprise publiques, sur le poids des cabinets ministériels, sur les dysfonctionnements d’un Etat bureaucratique, sur le poids de Berçy (notre photo),  sur les mille et un aspects du « mal français ». En  cela, son livre devrait  être l’un des pôles de réflexions de l’actuelle campagne pour les Présidentielles.

Bien qu’il ne s’y attarde guère, on comprend ses affinités avec « l’extrême centre » de Bayrou.

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>>> Ce livre est aussi, et surtout peut-être, un Plaidoyer pour une Europe qui refuse la décadence… mais qui, depuis les NON français et néerlandais,  « croupit dans une crise profonde ».

J’ai pour Jean-Marie Cavada (que j’ai plus croisé que rencontré) plus que de la sympathie : de l’empathie. Plus que de l’estime : de l’admiration. Plus que de l’affection : un partage voire une communion de valeurs, de grilles de lectures, de principes éthiques et déontologiques, de références. Et une bien belle convergence de réflexions.

Ce que ce député européen, apparenté à l UDF de l'ADLE,  Président de la Commission des Libertés civiles, de la Justice et des affaires intérieures,  écrit sur l’Union européenne, j’y souscrits à 100%. Dans la forme et sur le fond.

Il sait de quoi il parle, quand il parle d'Europe, Cavada. Il a suivi la construction européenne comme journaliste attentif.  Il se dit « charnellement Européen » parce qu’il est viscéralement patriote et républicain. Et parce qu'il est "charnellement" attaché aux valeurs sur lesquelles repose cette "Europe"...

Le Non au référendum, « cet événement qui relève du séisme »,  l’a « sonné ». Mais ne l’a en rien découragé.

Oui, il « nous faut faire de la construction européenne une affaire personnelle ». Oui, quand on parle d’Europe il ne faut jamais perdre de vue l’essentiel : ce « morbide héritage » de l’Europe-cimetière, ces 35 millions de morts, de vies fauchées, en « quatre siècles de sauvagerie ». Oui, il nous faut agir « pour empêcher que le Monstre ne se réveille ». Oui, nous devons en permanence garder à l’esprit le testament de Zweig qui s’est suicidé pour n’avoir  pas assez cru en la fragilité extrême de cette « chose » qui s’appelle « la Paix ».

Merci,  Jean-Marie pour ce livre qui, en outre, a une grand vertu : il incite le lecteur à partager ton souffle, ton énergie, ta volonté.

Tu as connu et tu connais « le bonheur de l’exigence et les exigences du bonheur ». Tu as eu la chance (et le grand mérite) de nourrir ton énergie « des passions que le monde offre ».Tu as eu la sagesse (influence du granit vosgien et du réalisme des « gens des marches de l’Est ») de te garder de toute enflure de l’égo pour prendre « plus de bonheur à contempler les résultats du travail d’une équipe » qu’à regarder les tiens. Ton livre dégage une énergie contagieuse, communicative, mobilisatrice. « L’avenir, c’est fragile. C’est pour cela qu’il faut s’en occuper dès aujourd’hui ». Pour ce nouveau Siècle en marche.

Qui plus est (mais ce n’est en rien surprenant puisque « le style, c’est l’homme »), tu as su écrire avec cette simplicité, cette limpidité, cette transparence qui n’excluent en rien la profondeur. Des émotions, oui. Mais pudiques. Des leçons, oui. Mais sans arrogance. Des enseignements, oui. Mais avec l’humilité des bons « pédagogues » : « Ne pas subir sans savoir. Dire, faire connaître et partager ». Avec cette cohérence qui chez toi « fait devoir ». Avec ce souffle qui ne peut naître que des actions en accord avec les convictions.

Un livre plus qu’à lire : à méditer, à offrir, à faire partager.

Daniel RIOT

26/11/2006

Les confessions d’un « Enfant de la Répubique »

Jean-Marie Cavada : Un récit auto-biographique et un essais. Leçons de vie d'un "passeur", d'un  "Européen profondément charnel" assoiffé d'actions, pour son pays, pour la République, donc pour l'Europe. A lire et à offrir.

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La quatrième de couverture :(Calmann-lévy)« Il n'aurait jamais dû survivre aux épreuves de son enfance. Mais il siège aujourd'hui au Parlement européen, après avoir accompli à la radio et à la télévision une des carrières les plus exemplaires et diversifiées que l'audiovisuel français  ait jamais connues.

 

Comment ce qui ressemble à un miracle a-t-il pu se produire ? C'est ce que raconte ce livre. Si une énergie sans faille n'avait pas guidé la vie entière de Jean-Marie Cavada, on aurait pu parler de conte de fées. Orphelin de l'Assistance publique, recueilli par une famille de paysans des Vosges, à 8 ans il garde des vaches, à 25 il est journaliste à la station strasbourgeoise de Radio France, à 35 il dirige la rédaction d'Antenne 2, à 55 il est P-DG de France 5, puis de Radio France.

Aujourd'hui, à 65 ans, il est député européen. Entre-temps, il a animé pendant plus de treize ans une des émissions les plus célèbres de l'histoire de la télévision française.

Demain, où sera cet éternel jeune homme qui conserve intactes ses passions et sa combativité, et qui répugne autant à employer le mot "pouvoir" comme substantif qu'il affectionne comme verbe ?

Le lecteur découvrira l'itinéraire d'un homme qui a consacré sa vie à mieux appréhender le monde afin de transmettre aux autres sa propre soif de connaissance et ses questionnements les plus divers.

Le résultat : une "marche dans le siècle" doublement exemplaire. D'abord parce qu'elle prouve que rien n'est impossible à qui veut entreprendre et désire faire bouger les choses. Ensuite parce qu'elle constitue le vibrant hommage d'un homme qui n'hésite pas à affirmer qu'il doit tout à l'école de la République, à un système qui pose l'égalité des chances et donne à chacun les moyens de réussir sa vie.

Une belle leçon d'humanisme, que nous dispense celui qui n'hésite pas à écrire : "Je n'ai jamais eu d'ambition, j'ai eu pire : l'orgueil de bien faire ce que j'avais à faire." »

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Mon commentaire : le récit de sa vie est riche et remarquablement écrit, avec sobriété, sincérité, humilité même. Mais il s’agit davantage  qu’une œuvre auto-biographique.

Cette « Marche dans le siècle » est aussi une réflexion sur le siècle. A travers les personnages et les événements évoqués, Jean-Marie un excellent journaliste, donc un « passeur ». Passeur de témoins, d’expériences, d’idées.

Ce qu’il dit sur l’école, sur  l’Etat, sur l’audiovisuel, sur les « phénomènes de société », sur la « chose publique » mérite attention et réflexions. Ce qu’il dit sur l’Europe, aussi. Cet « Européen profondément charnel » a raison de mettre en avant l’essentiel : la « construction de la Maison commune », c’est la Paix.

Dans « l’ombre de l’action », cet euro-député apparenté à l’udf (« la famille politique la plus indiscutablement européenne ») n’a pas terminé sa « Marche ». Pour que le futur ait un avenir. La première phrase de son livre : « Je suis né ce matin ». La dernière : « pour mon pays ? ». Tout un programme… d’actions. DR

>>> Jean-Marie Cavada sera le 12 décembre à 17h30 à la Librairie Kléber à Strasbourg  pour une conversation-débat que je me fait un plaisir d’animer.