23/12/2006
La mort de Robert Fabre: un radical de "l'extrême Centre"
Il est des hommages qu'il faut savoir rendre. Il est des mémoires qu'il faut savoir honorer. Même si des désaccords idéologiques, politiques ou autres ont pu surgir ici et là, pour ceci pou pour celà... J'ai eu l'honneur de le rencontrer, de l'interwiewer, de l'apprécier. Il appartenait aux hommes qui cultivent l'humanisme, qui mettent l'Humain et le principe d'Humanité en tête de ses priorités. Merci à lui. Et tant pis pour ceux qui tout en en profitant ne l'ont pas tenu en haute estime.... Robert Fabre, président du Mouvement des Radicaux de gauche (MRG) sous l'Union de la gauche ayant conduit François Mitterrand à la présidence de la République en 1981, est mort samedi à 91 ans à Villefranche-de-Rouergue. Merci à lui d'avoir vécu sa vie.

A la tête du MRG de 1972 à 1978, il avait été surnommé "le troisième homme" de l'union de la gauche scellée en 1972. Celle-ci avait uni son mouvement au Parti socialiste de François Mitterrand et au Parti communiste français de Georges Marchais pour gouverner sur la base d'un programme commun à partir de la victoire de la gauche à la présidentielle et aux législatives de 1981.Il incarnait l'aile personnaliste de cette coalition hétéroclite qui a fini par triompher grâce aux qualités de Miitterrand.
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UNE "GRANDE FIGURE DU RADICALISME"
Robert Fabre avait occupé plusieurs mandats électifs dont celui de député de l'Aveyron de 1962 à 1980 et de maire de Villefranche-de-Rouergue, sa ville natale, de 1953 à 1983. Il avait été nommé médiateur de la République en septembre 1981, puis membre du conseil constitutionnel en 1986.
"Il avait ancré le radicalisme dans son courant historique : la gauche. Il était profondément attaché à l'unité de celle-ci, car il savait que c'est par le rassemblement qu'on pouvait gagner", a déclaré Jean-Michel Baylet, président du Parti radical de gauche, dénomination actuelle du MRG. M. Baylet a salué en Robert Fabre "un de (ses) pères en politique qui, avec Maurice Faure, ont guidé (ses) premiers pas".
Qu'est-ce que pourrait dire aujourd'hui se "montrer digne de Fabre"? Ne pas sacrifier une pensée sur l'autel de l'opportunisme. ne pas avaler des serpents et des clous rouillés au nom d'une réussite électorale plus que vitale. Un "extrême centre", Fabre... Un centriste radical!
22:15 Publié dans Présidentielles 2007: carnet de campagne | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, france, fabre, centrisme, radicalisme










