08/08/2008
Sur RELATIO-EUROPE.eu
Sur Relatio-Europe.eu
| JOUR J pour les JO: Respecter 1, 3 milliards de Chinois! |
| Jeudi, 07 Août 2008 21:06 | |
| Nicolas Sarkozy en voyage de pénitence à Pékin : Ayant trop chanté, le coq s'est transformé en tigre de papier... L'éditorial de Relatio-Europe par Daniel RIOT « On en boycotte pas un quart de l'humanité ». Cette « raffarinade » de plus ne justifie pas que l'Hyper-Président français décerne une « médaille d'or » à la Chine pour la qualité de l'organisation des Jeux alors qu'elle ne remplit pas ses engagements en matière d'accès à l'information , de droits de l'homme et de normes de pollution...Les Chinois doivent être les premiers à en sourire : ils méprisent les flatteurs. Qui sont en fait des gaffeurs : Raffarin sous-entend ainsi que Sarkozy fait le voyage de Pékin, par obligation, comme une corvée, à contrecœur. C'est très désobligeant pour les Chinois. Et c'est un aveu d'impuissance pour nous ... Comme ils sont experts en détection de l'hypocrisie, les Chinois ont du rire aussi en apprenant que c'est au nom de la laïcité que Sarkozy, chanoine d'honneur de Saint-Jean de Latran, ne rencontrera le dalaï lama que par procuration donnée à Carla Bruni... La gêne est telle que l'UMP éprouve le besoin d'annoncer qu'une rencontre entre Sarkozy et le chef du Tibet sous la botte aurait lieu avant la fin de l'année...Encore un effet d'annonce qui fait mauvais effet. Les diplomates chinois ont du pouffer de rire davantage encore quand ils ont su que le chef suprême de la « patrie des droits de l'homme » avait fait interdire une manifestation pacifique devant leur ambassade parisienne...L'antique « trêve olympique » évoquée par Raffarin, décidément très en verve ce matin sur RTL, prend des allures surprenantes. Nicolas en chinois..
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| Strasbourg : Compte à rebours pour la Librairie Gallimard du monde entier |
| Vendredi, 08 Août 2008 00:18 | |
| La Librairie Kléber ouvre le 4 septembre l'Aubette aux langues et aux cultures d'ailleurs le 4 septembre prochain. L'événement n'est pas que strasbourgeois. Il est aussi national et européen. Il n'est pas que commercial. Il est d'abord culturel. C'est un triple pari que La Maison Gallimard fait à partir du 4 septembre place Kléber, à Strasbourg, en ouvrant à l'Aubette, une librairie vraiment internationale. Multilinguisme et outils pour l'apprentissage des langues |
03:00 Publié dans SELECTION RELATIO | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : relatio-europe, actualité, satrasbourg, chine, alsace, JO, livre
25/03/2008
Sur Relatio.fr
'Europe face aux JO de Pekin: Cette flamme qui brûle...
L'éditorial RELATIO par Daniel RIOT
Savoir ce que l’on veut. Savoir aussi assumer ce qui a été décidé. Savoir encore et surtout tirer parti de manière positive en faveur de la mondialisation des Droits de l’Homme d’un événement mondial qui a déjà perdu sa principale raison d’être, en étant détourné à plusieurs reprises à des fins commerciales, nationalistes et politiques. Le spectre des JO de Berlin donne toujours à la flamme olympique l’ambiguïté de tout feu.
Sarkozy et la défense européenne: Du flou...
de Sandrine KAUFFER
« Faites ce que je dis mais ne faites pas ce que je fais »…C’est un peu le sentiment général qui se dégage en France et ailleurs après le discours du Président Sarkozy, un chef suprême des armées fier de lancer « le Terrible ». Un discours qui a suscité réflexions et contestations en France et chez nos partenaires
10:11 Publié dans SELECTION RELATIO | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, armée, relatio, JO, chine, droits de l'homme, sarkozy
25/11/2007
Sarkozy à Pékin en VRP de " l’entreprise France"
DECRYPTAGE RELATIO : Lors de ses entretiens avec le président Hu Jintao et le Premier ministre Wen Jiabao, Nicolas Sarkozy s'efforcera de rompre avec "l'attitude française qui consistait à ne pas parler des choses qui fâchent", dit-on de source gouvernementale. Nous verrons. Angela Merkel, dans ses relations avec la Chine a montré que cela était possible, même si les Chinois savent écouter sans entendre (et vice versa)…. Mais pourquoi la secrétaire d’Etat aux Droits de l’Homme ne fait-elle pas partie de la délégation ?
Continuité d’abord, dans l’anecdotique et le symholique: Le président français mettra d'abord ses pas dans ceux de son prédécesseur, en allant dans l'ancienne capitale impériale de Xian, célèbre par son armée de terre cuite et berceau d'une civilisation chinoise dont Jacques Chirac était un fin connaisseur.
Le chef de l'Etat part en Chine avec en tête cinq thèmes prioritaires, a précisé le porte-parole de l'Elysée, David Martinon : l'environnement, l'établissement de relations économiques "harmonieuses", les échanges commerciaux, le rôle de la Chine dans le monde et le développement de l'Afrique.
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01:14 Publié dans SELECTION RELATIO | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : chine, international, commence, diplomatie, étranger, politique
14/08/2007
L’Union européenne face au sommet « démonstratif » de l’OCS…
DECRYPTAGE RELATIO par DANIEL RIOT : Faste, médiatisation, exploitation politique… C’est un Sommet « démonstratif » que l’OCS, l’Organisation de coopération de Shanghai, tient à partir du 15 août à Bichkek, la capitale kirghize. L’OCS qui reste énigmatique pour les observateurs occidentaux et bien des acteurs euro-asiatiques veut montrer son importance et se poser en interlocuteur incontournable sur la scène internationale. Comme l’OTAN, par exemple, ou l’OTASE (avant sa dissolution en 1977)
« Ce sommet accueillera plus de 1.400 membres de délégations internationales et journalistes », a fait savoir Ednan Karabaïev, ministre kirghiz des Affaires étrangères. « 508 journalistes de 16 pays du monde ont déjà été accrédités en vue de commenter le sommet de l'Organisation de coopération de Shanghai »,
Les présidents de dix Etats, dont les six pays membres de l'OCS (Kazakhstan, Chine, Russie, Tadjikistan, Ouzbékistan et Kirghizstan), ainsi que les présidents de deux pays ayant le statut d'observateurs à l'organisation (Mongolie et Iran), se réuniront le 16 août à Bichkek. Deux autres Etats ayant ce statut seront présentés par leurs ministres: le Pakistan, par le ministre des Affaires étrangères, l'Inde, par le ministre du Pétrole et du Gaz naturel.
Parmi les hôtes d'honneur du sommet : le président afghan Hamid Karzaï, le président turkmène Gourbangouly Berdymoukhammedov et le secrétaire général adjoint de l'ONU Lynn Pasco.
Officiellement, cette Organisation de Shangaï n’est pas militaire. Mais (de hauts responsables russes ne manquent pas une occasion de le mettre en relief), « les questions de développement économique et de coopération sont de plus en plus liées aux questions de sécurité donc de défense ».
« Le développement économique de l'Organisation de coopération de Shanghaï ne sera pas possible sans le renforcement de la sécurité régionale », vient de déclarer le chef des Forces armées russes Iouri Balouïevski, repris par RIA Novosti.« La participation de structures militaires des pays de l'OCS au maintien de la paix et de la stabilité en Asie est obligatoire pour renforcer la sécurité régionale (…) Nous sommes contraints de chercher des réponses adéquates aux défis et menaces à la sécurité régionale ainsi que perfectionner les rapports entre Etats membres », a précisé le général Balouïevski.
Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si ce sommet coïncide avec les « exercices antiterroristes Mission de paix 2007 » qui ont commencé aujourd'hui dans la région de Tcheliabinsk (Russie), près du Mont Oural. Des exercices qui ont des allures de grandes manœuvres et qui auront pour spectateurs privilégiés les N°1 russe et chinois.
Pour Pékin et Moscou, l’OCS est devenue un outil diplomatique de première importance.
Pour Poutine, c’est l’un des « leviers » qu’il utilise dans sa stratégie de « retour en forces de la puissance militaire russe » (à usage interne et extérieur). Une stratégie qui le conduit à un accroissement du budget militaire, au renforcement de la défense anti-aérienne de plusieurs régions (dont celle de Moscou), le réseau anti-missiles, la mise en relief de nouveaux missiles, les « percées » sous la banquise polaire, les démonstrations de forces dans des régions sensibles (Caucase, Mer noire) et le retour à des « expéditions aériennes » que l’on croyait abandonnées depuis la fin de la « guerre froide »….
Ces démonstrations de force s’ajoutent aux parades (et chantages) sur les sources d’énergie et des positions de fermeté diplomatique dans les instances onusiennes et ailleurs et posent aux Européens avec acuité une double question qui pour l’heure reste sans réponse : Quelle stratégie faut-il adopter face à la Russie ? Quel type de partenariat faut-il (ou pas ) que l’Union tisse avec cette OCS qui n’a pas finit de faire parler d’elle ?
Daniel RIOT
02:01 Publié dans Edito | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : russie, chine, actualité, monde, europe, diplomatie, stratégie
09/08/2007
Les JO, un an avant: des images (presque) trop impressionnantes...
« Réveillée », la Chine ne doit pas… endormir l’Europe
EDITORIAL RELATIO par Daniel RIOT :Impressionnantes, ces images des grandes répétitions de Pékin ! Presque trop. Personnellement, elles me font un peu peur. Agoraphobie par télévision interposée ? En les voyant, toutes en couleurs, je n’ai pu m’empêcher de penser à celles en noir et blancs, d’autres JO, ceux de Berlin en l’an 36 du siècle de l’épouvante nazie. Aucun rapport, bien sûr. Encore que…
Aujourd’hui encore, sur son site le CIO en est fier de ces jeux de Berlin : « Les Jeux Olympiques de 1936, qui se tinrent à Berlin, sont mémorables surtout pour avoir fait échouer Adolf Hitler dans sa tentative de démontrer ses théories sur la supériorité raciale aryenne. » Une façon de voir en effet. Merci Jesse Owens !
« Les Jeux Olympiques de 1936 furent également les premiers à être retransmis dans une forme de spectacle télévisé ». Oui, et cela personne ne peut le regretter. Mais de cette gloire, Hitler a su tirer parti. En organisation de grands spectacles, le régime nazi fut expert… J’ai revu la vidéo en ligne sur la cérémonie d’ouverture, présidée par le chancelier Hitler Du grand spectacle en effet, avait saluts nazis dans les tribunes et croix gammées…
Le mouvement olympique n’a pas été soluble dans l’Allemagne hitlérienne, mais le nazisme n’était pas soluble non plus dans l’esprit olympique. Honte et frayeur rétrospectives : nous sommes tous, en toute époque, un peu comme l’orchestre du Titanic…

Cette évocation de ce passé là va provoquer bien des haussements d’épaules et des ricanements. Comme le dit le Figaro dans son édito, « la communauté internationale mange dans la main (des responsables Chinois) avec une déférence obligée et un cynisme assumé… Nécessité fait loi ». Et les plus anticommunistes d’hier ne sont en rien choqué par les portraits géants de Mao, toujours médaille d’or de l’Empire rouge du Milieu, ni par les confidences enthousiastes des militants au regard mystique : « C’est merveilleux. C’est le parti qui fait tout cela. » Et ce n’est qu’un début. Les JO, c’est dans un an… La flamme venue d’Athènes embrasera tous les cœurs du plus grand peuple de la terre le 8/8/08, chiffres porte-bonheur. Heureux Chinois !
Pourvu que le peuple, dont une bonne partie se bat encore contre la faim, subit l’esclavage, connaît les pires fléaux de la nature (humaine comprise) puisse en tirer profiter des fruits de cette manifestation qui, avant le sport, avant le spectacle télévisé, marque l’avènement de la Chine comme superpuissance décomplexée dans un monde de plus en plus complexe...

Une évolution prévisible, inscrite dans l’Histoire, la géographie et la démographie qui ne surprend que par ses modalités : cette curieuse et peu prévisible alliance de l’hyper-capitalisme et de l’hyper-communisme. Avec ce mariage entre le totalitarisme d’une massification de l’individu et ce sens de la transcendance hérité d’une civilisation qui ne peut que susciter qu’admiration, respect et fascination.
Est-ce à dire que les combats menés par les défenseurs des droits de l’homme sont vains et voués à l’échec ? Ceux qui ricanent, comme l’éditorialiste du figaro, contre ceux qui « tempêtent, manifestent, appellent au boycott » ont la résignation un peu facile. Bien sûr que, selon toute vraisemblance, toutes les nations seront là, ayant « rangé leurs états d’âme au vestiaire ».
Evidemment que seront oubliés le Tibet, les camps, la répression politique, l’exploitation économique, le travail forcé des enfants, le muselage de la presse, la censure d’internet, les viols de la vie privée, les supplices des dissidents, la peine de mort, la tragédie du Darfour, le militarisme, l’impérialisme, l’intolérance religieuse, la pollution meurtrière…
Déjà, l’Occident joua les aveugles et les sourds, bien avant que la « Chine s’éveille »,aux réquisitoires lucides d’un Simon LEYS… Alors, aujourd’hui ?...Les habits neufs de la Chine de Mao ont des paillettes.

« En ce XXIe siècle naissant, c'est l'empire du Milieu, avec son 1,3 milliard d'habitants et sa croissance à deux chiffres, qui impose ses règles du jeu au reste de la planète », note (en se réjouissant ?) l’éditorialiste du Figaro, cité ici parce qu’il traduit trop bien la « pensée dominante », dans l’air du temps européen d’aujourd’hui, une pensée-réflexe qui s’est déjà manifestée en d’autres temps et d’autres circonstances, par d’autres plumes trempées dans l’encre polluée d’une servilité bien peu sensée …
« D'une main de fer dans un gant de velours, ses dirigeants ont réussi le pari de la mondialisation », ose écrire le « Monsieur Figaro » du jour. « Ils ne sont ni de pacotille ni cacochymes. Ils sont de leur temps ». Donc du notre ! « Si aucun couac ne vient perturber l'événement, la Chine pourra contempler le monde venu concourir à ses pieds »… Quelle formule et quelle perspective !
Face à ces nouveaux courtisans de la Cité interdite, il importe évidemment de raison garder. Et de tenter de tirer parti de ces événements pour que la Chine s’éveille aussi à des valeurs, des principes, des règles que son régime actuel piétine.

Il ne s’agit évidemment pas de se lancer dans je ne sais quel chantage à la démocratie, à la liberté et à la justice sociale. Ou de jouer les donneurs de leçons. Mais il s’agit pour l’Europe (qui se doit de parler et d’agir d’une seule voix, avec les mêmes gestes) de se montrer telle qu’elle doit être. Avec fermeté.
Les accords extérieurs de l’Union comportent des clauses « droits de l’homme ». La politesse diplomatique n’interdit pas la franchise des propos. Et le dumping social doit être combattu avec force.
Les Européens n’ont pas que les ONG spécialisées dans les droits de l’homme pour défendre leurs valeurs et tenter de mettre fin à des scandales d’inhumanité. Nos gouvernements, nos parlements, les institutions européennes ne sont pas là pour se prosterner aux pieds de la Chine triomphante. Tirons parti de l’événement. Pour mieux défendre nos intérêts…qui ne sont pas que matériels ! Que la chine se « réveille », soit. Mais ne nous laissons pas endormir.
Daniel RIOT
06:29 Publié dans Edito | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : chine, europe, Jeux olympiques, politique, droits de l'homme
01/07/2007
Chine: JO et droits de l'Homme.....
Pékin 2008 - A la veille de l’assemblée du CIO, Reporters sans frontières lance une nouvelle campagne sur les JO 2008 et en appelle à son Président Jacques Rogge
- Reporters sans frontières lance une nouvelle campagne internationale "Pékin 2008" pour dénoncer le cynisme des autorités chinoises qui refusent de libérer la centaine de journalistes et cyberdissidents détenus dans le pays et d’améliorer la situation de la liberté d’expression. Alors qu’il ne reste plus que treize mois avant le début des JO de Pékin, le gouvernement chinois n’a pas respecté ses engagements, formulés lors de l’attribution des JO en 2001, d’améliorer la situation des droits de l’homme.
23:50 Publié dans Débats d'actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : chine, jeux olympiques, presse, liberté, sport, droitsde l'homme
06/01/2007
Ségolène sur la grande muraille de Chine : conquête de la « bravitude »… pour qui ne pédale pas dans le choucroute

Culte de l’image. Toujours et encore. Ségolène, bravant le froid et le vent (comme tous les touristes qui vont à Badaling en cette époque ), et contemplant quelques mètres de cette Grande muraille de plus de 3000 kms qui en a compté 6000 voilà bien longtemps et qui demeure le symbole de l’isolement et de la puissance chinoise.
Royal y a déclamé une vielle formule impériale : « Un Chinois qui ne vient pas sur la Grande muraille n'est pas un brave et un Chinois qui vient sur la Grande muraille conquiert la 'bravitude'" »
Bravitude ! Bravo pour ce néologisme… sans doute moins chargé de double sens dans la tête de Ségolène que les mots qui dérivent de « brave »… dont le sens premier n’est le courage et l’audace, mais le fait d’être bien habillé, de se vêtir avec soins.
La bravoure est parure, toilette avant d’être assurance. La bravade n’est une qualité que pour les bravaches. La braverie fait du brave un paradeur, un fanfaron qui humilie par son étalage de luxe ou d’arrogance. Piège des mots.
Même dans son sens le plus positif, la bravoure a ses limites… «Brave qui n’est pas bon n’est brave qu’à demi », écrivait Victor Hugo…
Brave Ségolène ! Elle déjà si bien su braver celles et ceux qui la sous-estimaient et la moquaient que les vitamines de « bravitude » qu’elle prend sur la Grand Muraille qu’aucun des obstacles qui lui restent à surmonter avant le franchir le portail de l’Elysée ne va lui sembler trop grand pour elle… A condition qu’elle ne pédale pas dans la choucroute, bien sûr.

Cette image de la choucroute vient naturellement à l’esprit quand on se souvient que c’est sur la Grande Muraille que la choucroute a été inventée, par hasard…
Point d’histoire (cela sert à cela aussi le tourisme) : Les millions d'ouvriers chinois isolés dans les montagnes pour construire ce monument se nourrissait d’une plante alors inconnue en Europe : le choux qui avait l’avantage de se conserver grâce à la saumure… Lors d'un hiver particulièrement rude, les ouvriers chinois durent redescendre dans les plaines en abandonnant leur chantier et ses réserves alimentaires (dont du choux). La neige recouvrant les choux, ceux-ci se trouvèrent à l'abri de l'air et fermentèrent ce que les ouvriers découvrirent à leur retour - le goût avait changé mais le produit était consommable - le choux aigre était découvert. (sauerkraut en allemand, surkrut en alsacien).
En se heurtant à la grande muraille de Chine, infranchissable, les " barbares " repartirent vers d'autres conquêtes, en direction de l'Europe de l'Ouest. Depuis l'Asie, Huns Tartares et Mongols traversent l'Eurasie avec leur trouvaille du choux transformé en choucroute vers l’Autriche, la Bavière et l’Alsace…
Ce rappel n’a rien de désobligeant ni pour Ségolène, ni pour les Barbares ni pour les Chinois, ni pour la choucroute… Il n’est qu’un clin politico-gastronomique. Comme tant d’autres mets la choucroute illustre la première « mondialisation »…Et comme l’année nouvelle chinoise sera « l’année du cochon », nous sommes en pleine actualité. Même si vous préférez l’excellente choucroute aux poissons (inventée par les Egyptiens et remise au goût du jour par l’ami Baumann)
Qui plus est, la choucroute n’est-elle pas comme d’autres plats « consistants » un beau symbole de la vie politique ?
Daniel RIOT
15:35 Publié dans Présidentielles 2007: carnet de campagne | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ségolène royale, chine, présidentielles















