20/07/2008
La réforme de la Constitution sur Relatio-Europe
| Réforme de la constitution française : Une occasion manquée de démocratiser un régime monocratique et oligarchique. | ![]() | ![]() | ![]() |
| Samedi, 19 Juillet 2008 17:27 | |
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Question d'un Européen un peu las de voir dénoncer un déficit démocratique dans le fonctionnellement de l'Union européenne qui n'existe dans les yeux de « réalistes » qui perçoivent... mal la réalité : Quel serait le résultat du référendum qui aurait pu être organisé pour ratifier les modifications de la Constitution proposées aux Parlementaires réunis ce lundi en Congrès par Sarkozy ? Le Congrès lui-même n'est pas joué d'avance : « 50-50 »... « A quelques voix près »...dit-on à droite et à gauche. C'est qu'il faut franchir la barre des 3/5ièmes ! Pas simple... Et les motivations des votes annoncés tiennent visiblement plus au contexte qu'au texte. Comme dans le référendum pour le projet assassiné de Constitution pour l'Union. RESUME : A gauche, le Congrès ... de Reims fausse celui de Versailles. On comprend les embarras de Jack Lang. A droite, on ne veut pas (comme dit Bernard Debré « affaiblir la position de Sarkozy à l'intérieur mais aussi en Europe et dans le monde » ou au contraire « on » veut se démarquer de l'impopularité actuelle d'un président qui veut présidentialiser encore plus un régime qui n'a de parlementaire que quelques us et coutumes. Et les « centres » sont divisés... Entre opportunistes (radicaux), alimentaires (Nouveau Centre) et idéalistes (au Modem).
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14:29 Publié dans Edito | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : france, europe, sarkozy, institutions, constitution, politique
31/01/2007
La France face à l’impasse de l’Union européenne :Vingt "NON" ne font pas un "camp"
MON EDITORIAL SUR RELATIO :Il en devient émouvant, Dupont-Aignant ! Parce que tout homme de conviction mérite le respect, même quand son intelligence incontestable et son honnêteté foncière sont altérées par une naïveté désarmante…Il veut réunir sous sa bannière « le camp du Non ». Beau projet. Le malheur pour lui, c’est que la « camp du Non » n’a jamais existé et ne peut exister.
Faut-il le redire ? S’il y a eu un OUI (certes avec des couleurs nuancées et des tonalités différentes), il y a eu une addition (et non une coalition) de plusieurs NON(S). Avec des motivations et des objectifs différents, souvent opposés parfois antagonistes.

Les seuls clivages entre les « NON » de gauche et ceux de droite ne suffisent pas à bien refléter la réalité. Pas plus que les distinctions faites entre les »NON » de l’ultra-gauche et ceux des extrêmes droites. Résumons sans hiérarchiser. Vingt "NON" (au moins) ne font pas un "camp"...
13:55 Publié dans Edito | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : europe, politique, présidentielles, constitution
22/01/2007
EUROPE: RELANCER DES REFLEXIONS DE FOND POUR SORTIR DE L'IMPASSE
DEUX (longs mais bons) ARTICLES A LIRE SUR RELATIO >>>>>>>>>>
* POUR UNE EUROPE ALTERMONDIALISATRICE par Etienne BALIBAR>>>>>>>>>
*REDEVENIR DES PERES (RE)FONDATEURS, par EDGARD PISANI >>>>>>>>>
03:40 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : europe, politique, constitution, idées, blogs
02/01/2007
L'enjeu majeur de 2007: La France en Europe et l'Europe avec ou sans la FRANCE
L’ « exception française » n’est en rien une expression vide de sens. On l’a liée à tort à la culture, comme pour se faire plaisir. Culturelle, elle l’est dans la mesure où la culture est d’abord une affaire de mentalités…

« L’exception française » ? , ironisaient voilà quelques années quelques amis belges, est « la dernière trouvaille française pour que les Français se voient ou se croient exceptionnels ». C’est encore plus vrai aujourd’hui qu’hier.
Notre coq gaulois qui, toujours selon nos amis belges si raillés, avait la particularité de chanter …même sur un tas de fumier, est (on le sait une espèce en voie de disparition), y compris sur des clochers de villages que nous n’avons plus les moyens ou la volonté de restaurer.
Non. Ce préambule n’est pas un discours « décliniste », « pessimiste », « masochiste » d’un journaliste qui, un peu déprimé par les événements, sombrerait dans la pensée unique si à la mode des « déclinologues » trop en vogue. La France, je tente de la voir telle qu’elle est et non telle que je voudrais qu’elle soit ou non telle que la plupart des candidats à l’Elysée aimeraient que je la perçoive…
La France a trop de richesses, de qualités, de forces et de ressources pour qu’on ne l’aime pas. Elle a trop de vertus pour que son avenir soit hypothéqué par un passé (y compris récent) mal assumé. Elle compte trop de forces vives pour que nous nous résignions à la compter parmi les contrées condamnées à se mettre sur les bords, sur les bas-côtés, dans les talus des routes de l’avenir.
Ces dernières décennies, nos responsables politiques (donc nos représentants, donc Nous, chacun de Nous) n’ont pas su ou pas pu s’adapter aux réalités nouvelles et anticiper les évolutions en cours.
Ne désignons pas des responsables : tous coupables, ou presque !
Un parisianisme étriqué, une bureaucratie verrouillée, une technocratie étouffante, des partis transformés en machines à distribuer des places et non à promouvoir des idées, une lâcheté généralisée face aux pouvoirs (sur estimés) des lobbies et de la rue, une « sondocratie » (une « doxacratie ») qui est la négation de la politique et surtout DU politique, un règne artificiel des corporatismes en tous genres (y compris sous des bannières syndicales), un conservatisme généralisé (y compris chez nos « révolutionnaires »), un refus de voir les réalités telles qu’elles sont. Et une « défaite de la pensée » sur tous les bords. Surtout chez ceux qui se donnent l’illusion de penser en faisant des plateaux de TV…

Pourquoi insister davantage sur ces diagnostics ? J'ai l'impression de macher une vielle boule de gom...
Dans le « Mal français », Alain Peyrefitte le gaulliste n’a-t-il pas tout décrit?
Les fléaux du chômage, de la précarité, des inégalités ? C’est toute une bibliographie qu’il faudrait publier.
La crise de la démocratie représentative ? Seuls les ignares et les incultes peuvent faire semblant de la découvrir… Relisons Castoriadis, par exemple.
La crise de la Justice ? La situation honteuse de nos prisons ? La place prise par les racismes ? Les crises de l’école, des universités de la recherche ? La misère des SDF, des mal logés et des oubliés du progrès ? Tant de livres dans nos bibliothèques… Tant de rapports dans les oubliettes de la République…
Même « l’écologie », si en mode aujourd’hui par l’effet Hulot, plus médiatique que programmatique, serait moins chargée de plaies si l’on avait su tirer les leçons des cris d’alarme lancés par le Club de Rome et René Dumont (par exemple) et non nous laisser enfermés par des dogmatiques archaïques dignes des opposants aux chemins de fer et aux tunnels du temps jadis…

La France ? Elle a coupé la tête de son Roi (et ne s’en est toujours pas remise). Elle a fait plusieurs Révolutions transformées en Terreur, en Empire ou en déroutes. Elle a su, avec missionnaires et soldats en tête, être à l’origine d’une mondialisation dont elle a peur aujourd’hui… Et elle est toujours prisonnière de ce train fantôme Vichy-Moscou qui, selon une expression de wynstub de Philippe Sollers et de l’auteur de ces lignes, marque son écartèlement entre le magnétisme de la lâcheté, le culte de nostalgies d’une grandeur qui n’a jamais vraiment existée et l’amour d’une révolution utopique vouée à l’échec.
Vichy-Moscou : déraillement assuré avec des extrêmes qui ne sont en rien « Républicains », même quand la « République » leur sert d’alibi, d’excuses, de cache-sexe et de cache-misère…
La victoire des NON au référendum sur le projet de traité portant Constitution pour l’Union européenne n’est pas un accident : c’est le déraillement de ce « train fantôme »
La présence de Le Pen au deuxième tour des dernières Présidentielles dans le dos d’un Jospin victime d’un bilan désastreux et, surtout, d’absence d’horizon d’espérance est aussi un déraillement du même « train fantôme ».
Ce « train fantôme » est toujours sur les rails. Même si les « révolutionnaristes » qui se nomment « alter-mondialistes », « antilibéraux », « alter-européens » sont divisés.
La « France moisie » pour reprendre une autre formule de Philippe Sollers qui avait fait scandale dans le Landernau parisien voilà quelques années pourrit toujours notre présent et hypothèque l’avenir.

De cette France-là, nos partenaires européens souffrent. L’Europe est en panne à cause d’une France en rade. Et la France est en rade en raison d’une Europe en panne. On en sort comment ?
Le véritable enjeu, le plus riche de conséquences des Présidentielles, est la place (« le rang », redirait De Gaulle) de la France en Europe et dans le monde. Pour l’heure, Sarkozy et Royal n’ont aucune vision claire de l’avenir européen de la France et de la place que peut avoir et doit retrouver la France en Europe.
Ce ne sont évidemment ni Le Pen ni les partisans de l’Europe « altérée » de l’ultra-gauche (ces ex-« internationalistes » devenus « anti-mondialistes » qui - un comble- sont contre l’élargissement de l’Union à la Bulgarie et à la Roumanie…) qui peuvent NOUS sauver en sauvant l’Europe ! Mettons l’Europe au cœur de la campagne. Comme l’écologie. Comme les SDF. Comme les luttes contre la pauvreté et les inégalités. Et comme cette Sécurité qui n’a rien à voir avec les discours sécuritaires de Sarkozy et de Ségolène…

Alors, Bayrou ? Oui, Bien sûr… Encore faudrait-il que les calculs politiciens, les jeux de pronostics, les réflexes « poeple » soient vaincus par de vraies réflexions. Et des vrais choix. C’est au deuxième tour qu’on élimine, non au premier. Sinon, il faut revoir nos institutions et nos processus de sélections… Au premier tour, le vote dit « utile » risque d’être un vote futile…
J’entends trop de gens qui donnent raison à Bayrou sans lui donner raison… d’avoir raison.
Ce n’est pas raisonnable !
Le premier tour n’est pas un éliminatoire pour savoir qui va affronter Le Pen au deuxième tour…
Daniel RIOT
23:10 Publié dans Edito | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : europe, présidentielles, bayrou, allemegne, union européenne, constitution
03/10/2006
Réflexions sur la déjà longue pré-campagne...
Cette pré-campagne présidentielle marque plusieurs tournants dans la vie politico-médiatique française :
1) La revitalisation des deux grands partis. Leurs campagnes d’adhésions ont marché. « Effets Sarko » à l’UMP, « effets anti-Sarko » et « Revanche sur le 21 avril » au PS, grâce à un nouveau marketing où tout s’ajoute : les campagnes de terrains, comme les « opérations plages »,les cotisations à prix réduits, les gadgets en tous genres, et surtout Internet, les blogs, les web-mealings, les spams, les publicités sur Goegle, Yahoo et les autres, les moteurs de recherche.. Pour le meilleur et pour le pire. 90 000 militants en plus au PS, 130 000 à l’UMP ! Cela change les rapports de force. Comme l’analyse « Libération », « L’opinion submerge les courants » Le Ps, par exemple, « s’appartient-il encore ? »… Différemment.
2) Les autres partis ne sont pas en reste… La « blogosphère » a montré (ou confirmé) son importance durant la campagne pour le Non au référendum sur le traité portant Constitution pour l’Union européenne… Battus, les « oui-ouistes » par les « têtes d’oeuf » et les militants coalisés artificiellement des « alter-européens ». Actuellement, c’est Bayrou qui semble le plus profiter des blogs. Juste retour des choses… Mais ne minisons pas ce qui se passe à l’extrême-droite et dans les extrême-gauche… la révolution des Blogs n’a pas encore été bien analysée. Tout s’est passé si vite… Voilà vingt mois encore, en France, on ne comptait que cinq « blogs » politiques… Aujourd’hui, qui n’a pas le sien ? On devrait d’une façon ou d’une autre rendre hommage aux précurseurs … parce qu’ils (ou elles) ont été visionnaires, donc lucides. Ce n’est pas là une appréciation : c’est un témoignage…
3) Les grandes chaînes de Télé et de radio conservent un impact fort, irremplaçable, mais elles n’ont plus le monopole de l’info et du scoop. Ni du commentaire. Parce qu’elles jouent l’audimat avant l’intérêt général. Est-ce un hasard si les débats télévisés des primaires au sein du PS seront retransmis par la chaîne parlementaire ? C’est bien pour elle, c’est désastreux pour les autres… qui ne se rendent pas compte qu’elles démissionnent, en fait
4) La diversification des moyens d’expression renforce le besoin de créer (ou de re-créer) des « Agora », « Forum », des « Préaux d’école »… Le virtuel a entraîné le besoin d’un retour au réel. Et la « proximité », érigée en slogan publicitaire, (France 3 en a abusé), mais rarement pratiquée avec intelligence, est devenue une exigence. Les artistes le savent : d’où les « tournées »… Les politiques l’oubliaient, malgré les « meetings » trop chronométrés et trop orchestrés. Et les journalistes aussi… C’est le contact direct qui compte de plus en plus. Avec des débats si possible contradictoires sur des problèmes de fond On veut au moins « toucher » des yeux et des oreilles, sinon de la main,celle ou celui, qu’ »on reçoit », par écran interposé dans son salon, ou que l’on entend, le matin, dans sa salle de bain… Et les citoyens veulent prendre la parole, et se faire écouter. La politique exige un sens pédagogique nouveau.
5) Une évidence s’impose : Les institutions de la V ième République doivent sinon changer du moins être profondément modifiées. Parce que les évolutions des pratiques de la démocratie représentative l’exigent. Parce que surtout les conséquences de la réforme du Quinquennat avaient été mal appréciées… Ne faudrait-il pas réactualiser les propositions de Pierre Mendès France qui voulait des « constats de législature » en faisant coïncider les mandats du Président et de l’Assemblée ? La campagne devrait entraîner de vrais des débats et se traduire par les engagements clairs.
14:10 Publié dans Présidentielles 2007: carnet de campagne | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, constitution, blogs, présidentielles














Par Daniel RIOT