24/12/2008

En attendant Patrick Devedjian : Strasbourg ou l'occasion de donner une dimension européenne au plan de relance français


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Par Daniel RIOT
>>> Accélérer l'achèvement du TGV Est et du réseau TGV européen
>>> Redonner toute sa force au renforcement de l'Europe A et DE Strasbourg.
>>> Deux belles opportunités à saisir : Le Forum mondial de la démocratie et le « Lieu d'Europe »

Patrick Devedjian, ministre de la Relance éonomique, viendra donc à Strasbourg le mardi 30 décembre prochain. Pas de trêve des confiseurs pour celui qui doit rendre optimales l'efficacité du plan de relance décidé (et sans doute de celui qui est déjà annoncé) Roland Ries, Sénateur-Maire de Strasbourg et Jacques Bigot, Président de la Communauté Urbaine de Strasbourg ont aussitôt réagi :« Nous nous réjouissons qu'il ait répondu positivement à notre invitation conjointe, formulée dès le jour de sa prise de fonction.Nous souhaitons que sa venue puisse nous permettre de présenter les projets que la Ville de Strasbourg et la Communauté urbaine de Strasbourg souhaitent voir intégrés dans le plan de relance, assortis d'un effort financier réel de l'État»


17/11/2008

Strasbourg : La sortie de "HUIT", nouvelles inspirées par les Objectifs pour le Millénaire

ATTENTION CHANGEMENT D'HORAIRE ET DE LIEU pour le premier CAFE EUROPE!
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Lundi, 17 Novembre 2008 04:08

RENDEZ-VOUS AU "CAFE EUROPE de RELATIO" (16H30) et/ou à  la LIBRAIRIE KLEBER (à partir de 17H40) avec TASLIMA NASREEN, PHILIPPE BESSON, VENUS KHOURY GHATA, SIMONETTA GREGGIO....

HUIT. Huit objectifs pour le Millénaire. Huit thèmes d'inspiration pour huit écrivains du monde entier.

Huit nouvelles éditées par Calmann-Lévy dans un livre qui « sort » aujourd'hui à Strasbourg, à l'occasion des Journées européennes du développement.

Avant une conversation à la librairie Kléber, à 17H15, quatre de ces auteurs inaugureront symboliquement les « Café Europe de Relatio ».

ATTENTION: : changement de programme de dernière heure. Le rendez-vous fixé à l'Hôtel de la cathédrale aura lieu à partir de 16h30 au bar de l'Aubette (premier étage). L'occasion d'une rencontre exceptionnelle avec Taslima Nasreen,  Philippe Besson, Venus Khoury Ghata, Simonetta Greggio (et sous  réserves Moussa Konate). D'abord annoncée, Zoé Valdès reviendra à Strasbourg en janvier.

Lors de l'Assemblée Générale des Nations Unies de septembre 2000, 191 États membres se sont engagés à réaliser un projet commun pour s'attaquer à la fatalité de la misère et ont adopté huit objectifs ambitieux et réalistes à atteindre d'ici 2015.

L'Europe au chevet de l'économie mondiale PDF Imprimer Email
Lundi, 17 Novembre 2008 01:49

Par Jean-Dominique GIULIANI

Le sommet des 20 pays les plus développés et émergents, réunis à Washington le 15 novembre, a marqué un consensus inédit pour instaurer une régulation, une vraie transparence et une surveillance du système financier, poumon de l'économie mondiale. On aurait tort d'en sous-estimer l'importance, un peu occultée par la technicité des décisions prises.

Cet accord devrait permettre de retrouver la confiance. En réalité commence un processus multilatéral, long et complexe, d'élaboration de règles nouvelles destinées à éviter les errements qui ont conduit à la crise financière. Rendez-vous est déjà pris pour le mois d'avril prochain. Par ailleurs, le G 20 a placé sa réunion sous le signe du refus du protectionnisme.

Dialogue Nord-Sud à Strasbourg : Regards croisés sur la crise alimentaire PDF Imprimer Email
Dimanche, 16 Novembre 2008 23:34
Synthèse RELATIO par Juliette PRETIERE
La faim, une arme de destruction massive ? Oui Puisqu'un milliard d'enfants, de femmes et d'hommes de cette Terre mal gérée soufrent de la faim .Un milliard ? Le même chiffre que voilà 40 ans. Le boom démographique n'excuse rien. Comme l'a écrit Jean Ziegler qui sera de retour très bientôt à Strasbourg à la librairie Kléber et au Cercle RELATIO, « un enfant qui meurt de faim, c'est n'est pas un accident, c'est un crime ». Car techniquement, l'humanité a les moyens de garantir l'autosuffisance alimentaire. Hélas, les constats sont là. Tragiques. La crise alimentaire a précédé et va être aggravée par la crise financière. Avec un scandale dans le scandale : Ce sont les ruraux donc les paysans qui souffrent le plus de la faim. Avec un paradoxe: ce sont des émeutes urbaines (et les images télévisées) qui ont  mis en relief une insécurité alimentaire qui frappe d'abord les...campagnes.
Image d'une famine en Somalie: les famines peuvent être conjoncturelles, lamlnutition et l'insécurité alimentaire sont permanentes.

Dans ce contexte, la table ronde organisée par la Ville de Strasbourg et le CEFODE en marge des Journées européennes du développement et animée par Daniel RIOT de relatio-europe, a eu un grand mérite : montrer la complexité de ce problème qui ne se résoudra pas par des « y'a qu'à », des crispations stériles contre des responsables érigés en boucs émissaires, des discours généreux mais creux mais par des actions (surtout locales et concrètes) qui s'inscrivent dans des programmes (au nord et au sud) d'éducation et de développement culturel, de vrais dialogues et de rencontres multipliées. etd initiatives qui répondent à des critères non édictés d'une façon technocratique et idéologique, mais co- décidés en commun par les acteurs du développement du nord et du sud.
Navel Rafik Elmrini, adjointe au maire de Strasbourg chargées des affaires européennes et internationales, a su, avec Françoise Materne, secrétaire générale du CEFODE ( Coopération et formation au développement), mettre sur pied une plate-forme de regards croisés d'acteurs du développement d'expériences et d'âges différents.
Loin des discours officiels de circonstances: des analyses à partir d'expériences de terrain. Une vraie "conférence de citoyens" . Une formule à prolonger, sans doute.


15/11/2008

Faire de Strasbourg un "Banquet" permanent de la" pensée européenne"


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Samedi, 15 Novembre 2008 01:16

L'éditorial de  Daniel RIOT
Une remarque préalable qui est un hommage dont personne ne doit pendre ombrage... Quel programme ! Oui: c'est un fait:  Personne en France ne fait mieux que la Librairie Kléber : 42 rendez-vous d'auteurs avec le public, (si je ne me suis pas trompé dans mon recensement) pour le seul mois de novembre dans le programme de François Wolfermann ! J'ai renoncé à compter les participants...Mais c'est le qualitatif, surtout, qui fait de la « marque » de la Salle Blanche. Ici, l'on passe d'un sujet à l'autre, mais on ne zappe pas. On ne surfe pas. On ne se disperse pas.
Au-delà de l'indispensable promotion des livres, du coté hétérogène du défilé des auteurs et des thèmes, de l'extrême diversité des centres d'intérêts, de cette variété infinie qui fait de LA vie une multitude de vies, il y a surtout cette alchimie de la cohérence qui fait de la Salle Blanche l'un de ces lieux indispensable à l'approfondissement de cette démocratie qui est d'abord une culture du dialogue. Force de la Parole...qui est aussi (d'abord) silence, écoute, respect. « La Société comme texte », dit Pierre Legendre...
Puissance de la Rencontre : « Je suis qui je croise », dit Albert Jacquard.
Richesse de la Culture : « Les mots font la mémoire », dit Marek Halter
Surtout quand la Culture est outil d'Humanité, avec identité et altérité assumées. Et sublimées par ce désir d'empathie si contrarié en cette ère « d'individualisme de masse qui aboutit à une massification des l'individus »...

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26/10/2008

A la UNE de realtio-europe

Strasbourg va accueillir les Journées européennes du développement. PDF Imprimer Email
Dimanche, 26 Octobre 2008 05:15
>>> Un grand forum politique mondial dans la perspective de la conférence de Doha
>>> Le premier Salon Euro-Méditerranéen de la Micro-Entreprise Féminine
>>> Des manifestations culturelles en série (cinéma, photos, mode, design, musique ect)
>>> Table ronde sur la sécurité alimentaire
>>> Un meilleure implication des collectivités locales dans le développement.

Par Daniel RIOT
« Quand Davos rencontre Porto Allegre »... Avec un tel slogan, les journées européennes du développement ne pouvaient que se tenir à Strasbourg ! Ce sera fait du 15 au 17 novembre, avec un forum politique qui prend une ampleur particulière dans cette « capitale démocratique de l'Europe ». Pendant la présidence française de l'Union européenne, A l'ombre de ce Conseil de l'Europe qui a su, par son Centre Nord-Sud installé à Lisbonne, et par sa politique de « démocratie locale » donner à l'unité européenne une dimension qui intègre l'économie mais n'oublie ni la démocratie vivante et ni la culture, ou plutôt les cultures...A coté de ce parlement européen qui est pour beaucoup dans le développement de politiques européennes qui n'oublient pas ce que l'on appelait le tiers monde.
On ne le dit pas assez : Ce sont les élus de l'Europe qui siègent à Strasbourg depuis 60 ans qui ont joué un rôle déterminant dans les accords de Lomé, de Yaoundé et d'ailleurs qui donnent à la direction de la coopération et de développement de l'Union européenne (dirigée par l'un des Commissaires les plus efficaces et les plus actifs, le Belge Louis Michel.).
STRASBOURG, en effet, n'est pas que le symbole de la réconciliation historique entre la France et l'Allemagne, sans laquelle la paix ne serait en rien garantie sur le Rhin et ailleurs. Strasbourg, en 60 ans de débats sur la « construction européenne » et sur les relations entre l'Europe et le reste du monde est devenue aussi l'une des villes-symboles les plus chargées de sens en matière de dialogue Nord-Sud, donc de ce dialogue interculturel dont on parle tant en oubliant parfois l'excellent mot d'Edgar Morin : « ce ne sont pas les cultures qui dialoguent. Ce sont les femmes et les hommes ».
Dominique Strauss Khan, blanchi, reste le patron du FMI PDF Imprimer Email
Dimanche, 26 Octobre 2008 01:52
Place à l'anti-virus contre la maladie du veau d'or fou...
COMMENTAIRE RELATIO-EUROPE :Le bon sens et la justice ont semble-t-il, triomphé. La franchise de DSK a été saluée. Et les procès qui lui ont été intentés en un moment visiblement bien choisi, avec une médiatisation bien orchestrée à la suite de ce qui est un véritable complot de puissants hostiles à un renforcement et à une réforme en profondeur du FMI se révèlent des faux procès. Le bureau exécutif du FMI a blanchi son directeur, Dominique Strauss-Khan, des accusations de favoritisme.
La morale matrimoniale est une chose. L'amour ou le sexe (ou les deux réunis) en sont une autre. Le favoritisme, l'abus de pouvoir ou le népotisme s'inscrivent dans d'autres registres. L'affaire aurait été digne d'intérêt public si la partenaire de DSK dans cet historiette avait été à l'origine de la plainte. Ce qui n'a pas été le cas .

Dominique Strauss-Khan reste donc à son poste...à moins que dans les jours qui viennent le Wall Street journal ne fasse quelque « révélation » comme un autre style de presse en avait jusqu'ici le monopole. Et que les plaignants (certains pays arabes conseillés par des milieux russes, dit-on sans trop savoir les tenants et les aboutissants de ce qui est une cabale montée autour d'une aventure de cœur.) fassent appel ou lancent d'autres mines anti-personnelles contre le patron du FMI.
Quand des attaques indignes sont lancées, tout peut arriver...Mais ces affaires de jupons ont assez animé les gazettes et le web. C'est la crise du "veau d'or" fou qu'il faut maîtriser, maintenant. On attendrait presque des excuses du Wall Street journal pour le mal qu'il a entraîné. Car il est en première ligne parmi  les porteurs du  virus qui a provoqué cette pandémie mondiale du "veau d'or fou"... DanSolal
New York n'est plus La Mecque de l'argent PDF Imprimer Email
Samedi, 25 Octobre 2008 19:40
Par Jacques PILET

Ainsi donc la Banque nationale suisse se retrouve virtuellement propriétaire, aux Etats-Unis, de milliers de maisons dont leurs occupants ne peuvent plus payer les hypothèques. L'UBS est aussi américaine que suisse. Mais elle n'a pas droit aux milliards du plan Paulson. C'est la Suisse qui lui enlève cette gigantesque épine du pied. Le géant nord-américain fait payer le prix de ses égarements par d'autres depuis des décennies. En laissant filer le cours du dollar, en dévalorisant les avoirs des investisseurs du monde entier, en poussant ceux-ci à financer son déficit abyssal.

Pour faire passer la pilule, nos dirigeants suisses ont expliqué, avec une belle sérénité de façade, que l'effort ne sera pas trop douloureux puisqu'un jour, assurent-ils, nous retrouverons la mise et peut-être même avec bénéfice. Nuance: les six milliards directement injectés dans la banque des Ospel's boys nous reviendront peut-être si le redressement réussit. Mais le paquet de crédits "toxiques", lui, a bien peu de chances de devenir rémunérateur. Il y faudra en tout cas une infinie patience... D'ici là, MM. Couchepin et Roth auront une barbe blanche. Quant aux bicoques qui servent de garanties à ce pactole, elles auront aussi pris un méchant coup de vieux...

De la bulle financière à la bulle immobilière, Par Christian Antonelli PDF Imprimer Email
Samedi, 25 Octobre 2008 19:21
La Chine dans le bal des maudits de la finance... PDF Imprimer Email
Samedi, 25 Octobre 2008 12:55

Décryptage RELATIO-EUROPE par William PETITJEAN

La Chine veut être du bal, mais pas pour jouer les figurantes et faire tapisserie. La Chine est pour une réforme profonde et complète du système international, mais pas pour refonder un capitalisme qui resterait dominé par les Etats-Unis.
La Chine sait qu'elle a dans la situation actuelle de bons atouts (ses réserves en dollars, son poids financier aux Etats-Unis, sa croissance) mais elle connaît aussi ses faiblesses (la croissance de ces dernières années ne va pas se poursuivre d'une façon linéaire, elle risque même de connaître une chute brutale, tant il est vrai que certains experts évoquent une « bulle chinoise »° Dans ce contexte, Sarkozy et Barroso ont été très bien accueilli à Pékin (malgré le Prix Sakharov décerné à HUI JIA). Par les chinois et par les autres pays asiatiques qui pèsent de plus en plus sur l'économie et la géopolitique mondiales.
Une formule en vedette à Pékin : le « gagnant-gagnant » : « La coopération entre l'Asie et l'Europe est la meilleure alternative pour que les deux continents parviennent à des progrès gagnant-gagnant dans les circonstances actuelles, a déclaré le président chinois Hu Jintao dès l'ouverture du septième sommetAsie-Europe (ASEM) qui regroupe 43 pays.

Passage à l'heure d'hiver PDF Imprimer Email
Samedi, 25 Octobre 2008 18:35

Le passage à l'heure d'hiver aura lieu dimanche 26 octobre 2008 à 3 heures du matin. Vous devrez retirer 60 minutes à l'heure légale. Il sera alors 2 heures (heure française) .Et hop: une heure de sommeil en plus...Ou une heure de boîte en plus, tout dépend de vos occupations!A cette occasion, Christian Antonelli vous offre une montre présidentielle anti-crise.

CROATIE: La guerre des réseaux criminels PDF Imprimer Email
Samedi, 25 Octobre 2008 14:41
Strasbourg: Le Conseil de l'Europe réitère ses mises en gade après l'assassinat d'un journaliste à Zagreb
Du terrorisme, comme le dénonce le Président Stipe Mesic ? Non. Du grand banditisme. Ou des règlements de comptes entre réseaux.mafieux. Qui semblent bénéficier de complicités dans les milieux politiques, policiers et (peut-être) judiciaires. Et un attentat contre un jounaliste (notre photo) révélateur du plus grave problème que doivent affronter les Croates, candidats à l'entrée dans l'Union européenne : les réseaux maffieux de plus en plus violents. Zagreb, nouveau centre d'un grand banditisme qui ne recule devant aucun moyen, adopte des méthodes « à la beyrouthine » ou à la « sicilienne ». A STRASBOURG, le Conseil de l'Europe dans plusieurs instances s'en préoccupe depuis longtemps. L'assassinat de deux journalistes croates, confirme la gravité de la situation.
L'avenir du couple franco-allemand : entre rêve et réalité PDF Imprimer Email
Samedi, 25 Octobre 2008 13:32
Par Laurent PFAADT

A l'occasion des Rendez-vous de l'histoire consacrés aux Européens (9-12 octobre) et sur fond de crise financière, les deux anciens ministres des affaires étrangères allemand et français, Joschka Fischer et Hubert Védrine ont livré leurs sentiments sur l'évolution de la relation si particulière entre l'Allemagne et la France.

"Un nouveau mur de Berlin est tombé"

Fidèles à eux-mêmes, c'est le moins que l'on puisse dire. Joschka Fischer, ministre des affaires étrangères des gouvernements de Gerhard Schröder (1998-2005) et Hubert Védrine, son homologue français dans le gouvernement de Lionel Jospin (1997-2002) ont exprimés leurs sentiments sur ce lien si particulier qui unit les pays des deux côtés du Rhin et qu'ils ont contribué à entretenir.

Depuis 1989 et la chute du mur de Berlin, ces relations ont varié entre l'idylle de Mitterrand et de Kohl et qui s'est traduit par le sommet de Maastricht et les contacts plus mitigés entre Jacques Chirac et Gerhard Schröder. Hubert Védrine a d'ailleurs rappelé qu'il a été l'artisan avec Joschka Fischer du maintien de cette relation qui s'est surtout bornée à être « un accord défensif, modifications institutionnelles contre maintien de la PAC » et a déploré à cette époque les silences français aux initiatives allemandes illustrées par le papier Schauble-Lamers en 1994 sur un noyau dur de l'Europe et le discours de Joschka Fischer à l'université Humboldt en 2000.

Crises: Le monde progresse à coups de fouet... PDF Imprimer Email
Vendredi, 24 Octobre 2008 23:13
VERTIGO.

Par Francis Rosenstiel
On en a le tournis et pourtant rien ne tourne rond! La "machine" s'est emballée ; les folies se" démocratisent" en quelque sorte et se normalisent du même coup, d'un bout à l'autre de la planète. Qu'il s'agisse de la crise financière, des récessions économiques,de la campagne électorale aux Etats-Unis, ou des "urticaires" scandaleux ou dérisoires "Marseillaise" sifflées....., quelque chose est pourri au royaume universel


21/10/2008

Sarkozy à Strasbourg : « Rendez-vous avec l'Histoire »


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Mardi, 21 Octobre 2008 11:33
Par Daniel RIOT
Quelques soient les sentiments et les opinions qu'il puisse inspirer, ou des désaccords qu'il peut provoquer, une chose est sûre : Nicolas Sarkozy sort grandi de cet été de tous les dangers pour une Europe secouée par les crises dont elle n'est pas la première responsable... La « voix Unie et forte » que l'Union doit avoir, pour l'heure, c'est la sienne ! Il a su bien assumer une Présidence du Conseil de l'Union, en adaptant ses priorités aux réalités. En sachant déployer une activité débordante mais bien inspirée. En jouant la carte de l'efficacité tout en respectant l'esprit et la lettre des traités. En sachant aller de l'avant sans faire cavalier seul. En rompant même avec bien des postures, des réflexes et des opinions personnelles. D'autres que lui auraient-ils faire plus et mieux dans ces conditions difficiles ? Impossible à dire...mais d'autres auraient pu faire nettement moins et nettement moins bien. C'est sûr.


12/10/2008

L'EUROLAND OU l'UNION AFFICHEE: En une de relatio-europe

Sarkozy soude les "Quinze" PDF Imprimer Email
Dimanche, 12 Octobre 2008 20:49
L'Eurogroupe consacré « gouvernement économique » de l'Euroland
Par Daniel RIOT
Il suffit d'imaginer les conséquences d'un non-accord pour que l'on se réjouisse des conclusions du sommet de l'eurogroupe. Et il suffit de songer à la pauvreté des remèdes proposés par tous les beaux esprits qui se qualifient « d'experts » pour voir que les décisions prises ce soir à l'Elysée sont sinon les meilleures du moins les moins mauvaises, même si elles auraient pu être prises plus tôt.
Les Européens ont fait preuve d'un relatif sang-froid. Ils auraient du afficher un sens plus aigu de la prévoyance. Et un esprit de réaction plus vif. Pourquoi diable Jacques Delors n'a-t-il pas été appelé en consultation et pourquoi Jean-Pierre Jouyet doit-il jouer les Gentils animateurs (ou les GO) de « paroles d'européens » alors qu'il est sans doute celui qui au gouvernement pouvait être le plus pertinent (et le plus performant) dans ce contexte?
« Commission, démission ! » (3) PDF Imprimer Email
Dimanche, 12 Octobre 2008 19:03

Barroso ou le degré zéro de la pensée et de l'action européennes...
Quand le Pr
ésident (en titre, non en fonction) de la Commission ne supporte pas les journalistes qui osent le critiquer...

Ce n'est ni par esprit de confraternité, ni par amitié que Relatio-Europe reprend ici l'article que Jean Quatremer vient de consacrer sur son blog à cet ancien Mao converti à l'hypercapitalisme qui doit sa nomination à une Tony Blair soucieux de voir et d'avoir une « Commission » faible. Ce n'est pas non plus par antipathie personnelle envers M. barroso qui doit avoir tout de même des qualités puisque les euro-députés n'ont pas osé le déboulonné...

C'est par souci de ne pas confondre journalisme et courtisanerie. Et par conscience renforcée de ce que nous osions lancer ici : Santer est tombé sur des vices de forme, Barroso devrait démissionné pour vices de fond »... Tant pis si  sa « maléabilité » et son inexistence sont appréciées par  queqlues chefs d'Etat ! On ne peut pas à la fois vouloir une « Europe forte »et se résigner à tolérer un Président de la Commission hyper-faible.
Non seulement Barroso aurait du assumer (en grande partie) la responsabilité des échecs des ratifications du projet de Constitution et du traite de Lisbonne, les insuffisances de l'Union européenne ces dernières années dans presque tous les domaines, l'inaction et le manque d'initiative de son « collège » depuis un an pour mieux préparer l'Union au choc annoncé de la crise américaine et les effets plus que pervers de la ligne « hypercapitaliste » contraire aux fondements de la construction européenne.

Mais son attitude face à Jean Quatremer et à Nicolas Gros est révélatrice de son mode de fonctionnement.

Il est réapparu ce soir à Paris, comme poussé au premier plan par Sarkozy, par une déclaration d'une portée indigne de ses fonctions. Un rappel :le droit (qui est un devoir) d'initiative est,juridiquement, le monopole de la Commission... Dans cette crise, Barosso n'a eu qu'un mérite : montrer que les plus effacées des personnalités européennes ont comparativement de grandes qualités... Daniel RIOT

 

« Comment et pourquoi je suis sur une liste noire »
Par Jean QUATREMER
Le Président de la Commission, le Portugais José Manuel Durao Barroso (photo: Thierry Monasse), a invité à dîner une vingtaine de journalistes français en poste à Bruxelles. Il s'agissait d'une conversation non attribuable, en « background » comme on dit ici. Toute la presse écrite (Le Monde, le Figaro, les Échos, la Tribune, le Point, etc.) était présente, les télévisions (TF1, F2 et F3), les radios ainsi que la presse spécialisée et, bien sûr l'Agence France Presse. Toute la presse ? Non, pas tout à fait : votre serviteur n'était pas invité, tout comme Nicolas Gros, le correspondant de Ouest France. Comme d'habitude, devrais-je dire. Le « crime » de ces deux journalistes ? Avoir déplu au souverain Barroso.

La Russie et la Mer des trois mondes... PDF Imprimer Email
Dimanche, 12 Octobre 2008 11:08

Une première depuis l'implosion de l'URSS: Les trois flottes "occidentales" russes en Méditerranée

Par Ilia Kramnik

Un groupe de bâtiments de guerre de la Flotte russe du Nord comportant le croiseur lourd Piotr Veliki, le navire anti-sous-marin Admiral Tchabanenko et deux navires auxiliaires est entré en mer Méditerranée, où le navire d'escorte Neoustrachimy de la Flotte de la Baltique et le tanker Ivan Boubnov de la Flotte russe de la mer Noire l'ont rejoint.

Pour la première fois depuis le démembrement de l'URSS, un groupe de navires appartenant aux trois flottes "occidentales" russes, reformation à plus petite échelle de la 5e Escadre méditerranéenne de la Marine de guerre de l'URSS, s'est réuni "à la croisée des mondes", à savoir en mer Méditerranée.

Sarkozy et Merkel à Colombey PDF Imprimer Email
Samedi, 11 Octobre 2008 17:19

Et si l'on redécouvrait vraiment les vertus du moteur franco-allemand...

Par Daniel RIOT
Alors, ce n'est plus « chacun sa merde», comme aurait dit, selon Sarkozy cité par le Canard enchaîné, Angela Merkel dont on peut comprendre l'exaspération face aux « leçons » de ces Français qui sont plus « conseilleurs » que « payeurs » et qui sombraient, avant la « Crise », dans un hypercapitalisme indigne de « l'économie sociale de marché » qui fondait l'union européenne ?
A Colombey, la Chancelière est restée ferme dans son opposition au « fond Paulson européen ». Elle a raison. Ou alors, il faut dans le même temps décréter que l'Europe politique existe vraiment...ce qui ne se décrète évidemment pas.
En revanche, elle est favorable à une « boîte à outils » commune et à des actions nationales coordonnées. au nveau européen Là encore, elle a raison. Ne serait-ce que pour éviter ce que tentent les Britanniques et ce qu'ont décidé unilatéralement les Irlandais :un dumping financier et bacaire qui s'ajouterait au dumpings déjà inadmisibles sur les plans fiscaux et sociaux.
Du coup, la « solution anglaise » devient une quasi-obligation ...sous peine de pénaliser les banques continentales au bénéfice de la City.
Attendons la réunion de l'Euroland de demain à l'Elysée. Une réunion d'urgence qui s'imposait depuis trois semaines, au moins et qui aurait dû si la présidence française, de l'aveu même de Mme Lagerde, n'avait pas été surprise par l'ampleur de la « Crise » et si la Commission « néo-conservatrice » de Bruxelles avait eu au moins le bon sens de redécouvrir ce qu'est sa mission première....

Cityens et clients des banques devraient demander des comptes... PDF Imprimer Email
Samedi, 11 Octobre 2008 18:05

Par Jacques PILET

Même dans la tourmente, il n'est pas interdit de sourire. Là, il y a de quoi. On a vu les intégristes libéraux se prosterner soudain devant les gouvernements pour leur demander de panser les plaies qu'ils ont eux-mêmes ouvertes. Et aujourd'hui, les mêmes milieux financiers qui vouaient l'Union européenne aux gémonies, qui ont empêché son renforcement, se mettent à pleurnicher parce qu'aucun plan communautaire n'est mis sur pied.

Les retournements de ces girouettes ne devraient pas nous affoler. Pas plus que les réactions fébriles des boursicoteurs, aussi extrêmes dans la trouille qu'hier dans l'euphorie.

De Gaulle et Adenauer: la rencontre PDF Imprimer Email
Samedi, 11 Octobre 2008 15:44

TEMOIGNAGE
« Ils se comprenaient sans parole »...


Par Hermann KUSTERER

Dans ses Mémoires, on voit nettement combien Adenauer était tiraillé quand il pensait à de Gaulle avant de le rencontrer pour la première fois. Par son infinie ténacité ce vieil homme avait lutté pour que l'Allemagne soit à nouveau respectée dans le monde, il l'avait tirée de la situation d'impuissance et de mépris du vaincu moralement condamné et politiquement inexistant. Pourtant, tout cela reposait encore sur des pieds d'argile ; toute modification de la conjoncture pouvait faire perdre à nouveau ce qui avait été péniblement gagné. L'épée de Damoclès était toujours suspendue.
Qui est ce de Gaulle ? L'image qu'en donnent les journaux et les gens est des plus inquiétantes. C'est un nationaliste invétéré qui ne pense qu'à la France, à la grandeur de la France, à la revanche, à l'égoïsme national, à la " gloire ".
Et pourtant, il est le seul à pouvoir sortir la France du chaos, et l'Allemagne a besoin de la France, d'une France stable, fiable et confiante en son destin, prête au partenariat.
Relatio-Europe aux Rendez-vous de l'Histoire PDF Imprimer Email
Samedi, 11 Octobre 2008 19:21

Laurent Pfaadt représente RELATIO-EUROPE à Blois aux « rendez-vous de l'histoire « qui fêtent leur dixième anniversaire et qui cette année sont consacrés aux Européens.

Nous publions ici un texte de Jean-Noel Jeanneney , Président du Conseil scientifique des « rendez-vous » et « l'appel de Blois » lancé en faveur de la « Liberté des historiens ». Les pouvoirs politiques au nom d'un devoir mémoriel respectable et indispensable ont tendance à imposer une « histoire officielle » qui, comme la « vérité officielle » est ... officielle mais non véridique.
Sans doute a-t-on oublié cette sentence de Paul Valéry : « L'histoire est le produit le plus dangereux que la chimie de l'intellectuel ait élaboré. Il fait rêver, il enivre les peuples, leur engendre de faux souvenirs, exagère leurs réflexes, entretient leurs vieilles plaies, les tourmente dans leur repos, les conduit au délire des grandeurs ou à celui de la persécution et rend les nations amères, superbes, insupportables et vaines. L'histoire justifie ce que l'on veut, n'enseigne rigoureusement rien, car elle contient des exemples de tout et donne des exemples de tout. »

La crise financière et le Proche-Orient PDF Imprimer Email
Samedi, 11 Octobre 2008 00:23

De grands projets remis en cause ?

Par Guy Senbel
Les conséquences de cette crise financière spectaculaire qui fait la « Une » des journaux depuis bientôt trois semaines sont multiples. Elles portent sur le système financier, sa fiabilité et sa viabilité sont remises en cause. La crise financière n'épargnera pas les ménages. Elle frappe aussi de plein fouet des acteurs économiques de premier plan, parfois investis dans des projets susceptibles de favoriser la paix et l'équilibre, au Moyen Orient notamment.

Certes, le spectre d'une longue stagnation inquiète bien plus que la menace d'une grande dépression, mais aussi grave que celle de 1929, la crise actuelle qui dévaste le cœur de la finance mondiale n'est pas un simple accident, c'est véritablement une crise du système financier moderne qui prend sa source dans les excès massifs d'endettement.

Sous le signe de De Gaulle et d'Adenauer.. PDF Imprimer Email
Vendredi, 10 Octobre 2008 15:34
Sarkozy et Merkel: Une bonne  inspiration à Colombey?
Par Daniel RIOT
Il est des rencontres qui « tombent » bien en des lieux qui sont a priori propices à des remises en causes et à des résolutions salutaires. Surtout quand les circonstances exigent des réflexes d'Hommes et de Femmes d'Etat et non des réactions politiciennes et égotistes.
Nicolas Sarkozy qui a une tendance forte à négliger l'actualité des idées gaulliennes en matière de diplomatie et d'économie et qui a trop pratiqué une politique faite pour la Corbeille (sinon à la corbeille) rencontre Angela Merkel qui, elle, en dépit de ses origines, sait inscrire son action (européenne notamment) dans le sillage d'Adenauer et dans une philosophie politique bien étrangère à ce « bling-bling » du fric-roi qui fait « crac-crac » et provoque de vrais Krachs.
Demain, samedi, à Colombey-les-Deux-Églises, le Président et la Chancelière inaugureront le Mémorial Charles-de-Gaulle et auront une rencontre franco-allemande dans le contexte complexe et périlleux que l'on connaît....
Ce double événement s'inscrit dans la célébration du 50e anniversaire de la rencontre à Colombey-les-Deux-Églises entre le Chancelier Konrad Adenauer et le Général De Gaulle. Une rencontre qui a scellé ce qui demeure la colonne vertébrale et le moteur de la construction européenne, n'en déplaise à ceux qui oublient que le Danube prend naissance en Forêt Noire et que le tunnel sous la Manche n'a rien changé à l'insularité anglaise. Et à la volonté britannique de diluer et non de renforcer l'Union européenne.
Strasbourg: Contre la peine de mort PDF Imprimer Email
Vendredi, 10 Octobre 2008 21:48
Conseil de l'Europe et Union européenne lancent un appel contre « ce déni suprême des droits de l'Homme »


« La peine de mort viole le fondement même des droits de l' Homme »
Par Bernard Kouchner & Carl Bild

Aujourd'hui, en cette Journée européenne contre la peine de mort, nous unissons nos forces pour nous élever contre ce qui constitue le déni suprême, irréversible, des droits de l'homme et un châtiment aussi cruel qu'inhumain qui n'a pas sa place à l'époque moderne.

Nous ne pouvons rester silencieux lorsque des milliers de personnes continuent d'être exécutées ou condamnées à mort chaque année. Nous ne pouvons rester silencieux lorsque nous assistons à la retransmission de pendaisons publiques en Iran, lorsque les journaux nous informent de la décapitation d'un jeune délinquant en Arabie Saoudite ou de l'exécution d'un handicapé mental au Texas.
Nous sommes gravement préoccupés par le grand nombre d'exécutions en Chine et par l'accroissement sensible du nombre d'exécutions au Japon. Nous sommes profondément déçus de voir un pays comme le Liberia réintroduire la peine de mort et nous demandons instamment à la Biélorussie de se rallier au consensus européen contre le recours à la peine capitale.

La jeunesse, la vitamine de l'Europe PDF Imprimer Email
Vendredi, 10 Octobre 2008 23:32

Par  Maud de Boer-Buquicchio

Notre monde change rapidement - et pour les jeunes il change encore plus vite. C'est pourquoi le Conseil de l'Europe doit constamment adapter sa politique et ses méthodes. Quels sont les principaux défis?

>>> Le premier défi  est liée au Conseil de l'Europe des valeurs des droits de l'homme, la démocratie et la primauté du droit. . Ces valeurs ne sont pas seulement favorisées par des actions en justice et le renforcement des institutions. Il est au moins aussi important que notre culture politique soit  inspirée par ces valeurs, que nous développons, par  la connaissance et la compréhension des autres qui sont nécessaires pour un véritable engagement en faveur des  droits de l'homme, de la démocratie et de la primauté du droit dans la vie quotidienne. Nous devons renforcer   les compétences individuelles requises pour une participation significative dans une société démocratique.

À cet égard, la politique de la jeunesse a un rôle crucial à jouer. Non seulement avons-nous besoin de veiller à ce que tous les jeunes puissent  jouir pleinement de leurs droits de l'homme. Nous devons également développer leur capacité à s'engager activement dans  la protection des droits de l'homme et de la dignité humaine, à commencer  auprès de leurs pairs dans leur milieu de vie quotidien.

Les « bonnes » idées de Monsieur Accoyer.. PDF Imprimer Email
Vendredi, 10 Octobre 2008 01:25
Le clin d'œil de DanSolal
Jolies, le
s idées du président de l'Assemblée... Dans un entretien à paraître ce vendredi dans les Echos, Bernard Accoyer propose de lancer "un grand emprunt d'Etat".
Pourquoi Pas ? Depuis le temps que nous réclamons un grand emprunt européen pour que l'Union réalise tous les grands travqux qui s'imposent et pour investir enfin sérieusement dans la recherche et la société de connaissances pour que la Stratégie de Lisbonne (qui ne dépend que de la volonté des Etats) cesse d'être une coquille vide ! Mais encore faudrait-il que l'Etat inspire une confiance qui, pour l'heure , est bien mal en point...
Encore faudrait-il aussi que cette idée n'en cache pas d'autres...
L'une des autres, c'est la magnifique idée très civique d'une "une amnistie fiscale" de nos « compatriotes qui accepteraient de rapatrier leurs capitaux ». Une prime aux tricheurs, en somme.
On suce le pauvre épargnant et le petit actionnaire. Et on récompense le contribuable tricheur... Le « bouclier fiscal », déjà, n'était--il pas destiné à rapatrier des capitaux qui font pousser des fleurs sur le rocher de Monaco, font le bonheur des petits Suisses et nourrissent les saints des paradis bien terrestres où les lessiveuses d'argent mal propre fonctionnent à temps plein ? Elle a déjà bon dos la « crise bancaire et financière ».


10/10/2008

En UNE de RELATIO-EUROPE

L'Europe de Barroso est-elle « réformable » ? PDF Imprimer Email

Chronique d'un jour de plus dans la crise...

Par William PETITJEAN

Attention, attention... Barroso passe l'action ! Le Président de la Commission crée une ...commission. Belle audace face au déchaînement des éléments, à la veille d'un sommet des ministres des finances du G7 qualifié d'historique et d'un Conseil européen  où se joue en partie la crédibilité de l'Union.

Un « groupe de haut niveau », présidé par l'ancien Directeur général du Fonds monétaire international (FMI) Jacques de Larosière,  va être mis en place : sa tâche sera de  «  réfléchir à la manière dont le système de surveillance européen des marchés financiers peut s'adapter aux  besoins apparus ». Chaud devant !

Ce groupe comprendra des commissaires européens : Neelie Kroes (concurrence), Joaquin Almunia (affaires économiques et monétaires) et Charlie McCreevy (marché intérieur et des services), Plus que des noms, des renoms ! De quoi éteindre tous les feux. Et d'aider  Trichet  à mieux se faire entendre quand il lance (avec raison) des appels au calme : « Reprenez vos esprits »..

10 octobre, journée contre la peine de mort PDF Imprimer Email

Rappel: Robert Badinter à l'Agora du Conseil de l'Europe ce vendredi 10 octobre à Strasbourg

 

Oui à la Justice, Non à la Barbarie

Par Terry DAVIS

La peine capitale constitue un simulacre brutal et vengeur de justice.

Elle est aussi barbare. Elle n'a aucun effet dissuasif. Elle n'aide pas les victimes de crimes. Elle transforme des assassins en martyrs. Elle transforme des erreurs judiciaires en tragédies irréversibles, et nous savons bien que personne n'est à l'abri d'une erreur judiciaire.

Le Conseil de l'Europe est fondé sur la Convention européenne des Droits de l'Homme et ses protocoles qui garantissent le droit à la vie et interdisent la torture et les traitements inhumains et dégradants. La Convention interdit également la peine capitale.

« Commission ? démission ! » (suite) PDF Imprimer Email
Mercredi, 08 Octobre 2008 20:32

Barroso, le pathétique...
Par Daniel RIOT
« Que fait la Commission ? » Nous ne sommes pas seuls à poser la question... depuis longtemps déjà. Ne serait-ce que parce que la « Crise » d'aujourd'hui est annoncée depuis longtemps et vue comme « certaine » depuis au moins un an, y compris par des profiteurs du système... Or la Commission de Mister Barroso a été l'institution la plus aveugle et la plus sourde. Avec une imprévoyance...imprévisible. Par idéologie :le dogmatisme fait perdre tout sens des réalités. Par défauts structurels : au moins quatre commissaires ont des champs d'incompétences (pardon,de compétences) concernées par les ingrédients de l'implosion de la bulle. Et par philosophie d'inaction dans l'auto contentement : moins on exerce son droit d'initiative, plus on est tranquille.
La palme d'or de l'irresponsabilité en action revient sans conteste à Charlie McCreevy, un Irlandais que notre ami Jean Quatremer épingle régulièrement avec pertinence surtout depuis que ce « Commissaire » plus « archéo » que « neo »-con-servateur a avoué avec fierté qu'il n'avait pas lu le traite de Lisbonne... Lundi encore, à Luxembourg, cet Ayatollah de l' « hypercapitalisme fou » est venu les mains dans les poches et la tête vide de toute proposition devant les ministres des finances des « 27 ». En osant avancer avec la certitude des mystiques : « Ce n'est pas le manque de règlementation qui est à l'origine de la crise »
BREL: En hommage PDF Imprimer Email
Jeudi, 09 Octobre 2008 16:33

Trente ans après: Toujours vivant.

La grande misère de la justice française PDF Imprimer Email
Mercredi, 08 Octobre 2008 23:05

Le classement du Conseil de l'Europe:La France dans le peloton des super-cancres européens en matière judiciaire

Par Jacques DEHAIRE

« Allo ? Rachida Dati ? ». Non. Il ne s'agit pas de plaisanter...Il s'agit simplement de prendre le rapport du Conseil de l'Europe pour ce qu'il est. Sérieux. Crédible. Indépendant. Et d'admettre qu'il reflète bien une réalité qui fait honte à ceux qui rêvent d'une France à la hauteur de ses devises nationales...Inutile de faire aboyer les membres du cabinet de la Garde des Sceaux qui déjà jugent que ce rapport « compare ce qui n'est pas comparable » et qui mettent en relief les efforts en cours. Ce type de réactions n'est pas nouveau. Et il ne change rien à la réalité des faits.
Foin donc des discours officiels de consolation, de cette autosatisfaction galopante qui fait office de politique et de ces réformes qui ne changent rien à une situation qui ne cesse de s'aggraver par manque de moyens et insuffisance d'une vraie séparation des pouvoirs.
Le pays de Montesquieu qui est déjà une tache de honte sur la carte d'Europe avec ses prisons d'un autre âge, ses centres de rétentions qui sont une insulte aux droits de l'Homme, est montré du doigt comme l'un des pays où la JUSTICE, cette institution qui doit donner du sens aux valeurs proclamées, est l'une des plus pauvre, à tous points de vue.

STRASBOURG: MIEUX PROTEGER LES MINORITES NATIONALES PDF Imprimer Email
Mercredi, 08 Octobre 2008 22:09

Au Conseil de l'Europe:bilan et perspectives des 10 ans de la Convention-cadre

Combien de controverses politiques, cette question sucite-t-elle? Combien de conflits à l'intérieur des frontières d'Etats ce problème engendre-t-il? Combien de guerres entre Etats, cette clef de toutes les cohabitations entraîne-t-elle? L'Histoire en a été trop marquée. L'actualité en témoigne trop. En lettres de sang. Pass seulment dans les  Balkans ou le Caucase. Nous parlons ici des minorites, bien sûr. De la cohabitation entre majorités et minorités nationales (ou internationales). De ce défi permanent du "Vivre ensemble" et  de cette "démocratie" qui ne se réduit évidemment pas à la loi de la majorité.

Le Conseil de l'Europe tient les 9 et 10 octobre à STRASBOURG une conférence destinée à évaluer les progrès accomplis en Europe en matière de protection des droits des minorités nationales dix ans après l'entrée en vigueur du premier traité international contraignant dans ce domaine : la Convention-cadre pour la protection des minorités nationales.

L'éducation aux droits de l'homme est une priorité PDF Imprimer Email
Mercredi, 08 Octobre 2008 23:35

Une action plus concrète s'impose dans les écoles

Par Thomas Hammarberg

Les droits de l'homme ne peuvent avoir de réalité que si les citoyens sont informés de leurs droits et savent comment les utiliser. L'éducation aux droits de l'homme est donc essentielle à la mise en œuvre effective des normes adoptées. Soixante ans après la Déclaration universelle des droits de l'homme, qui accorde une place importante à cette exigence éducative, nous ne sommes encore loin de permettre à chacun de connaître ses droits et de savoir comment les faire valoir.

Point positif : l'éducation aux droits de l'homme reçoit de fait l'attention dont elle a particulièrement besoin aux niveaux européen et international. Les agences des Nations unies, à commencer par l'Unesco, ont adopté des résolutions, organisé des conférences et mis au point des plans d'action. Le Conseil de l'Europe est particulièrement actif dans ce domaine et des organisations non gouvernementales ont également lancé des programmes d'une grande utilité.

Strasbourg: Forum du Conseil de l'Europe sur l'éducation à la citoyenneté et aux droits de l'homme PDF Imprimer Email
Lundi, 06 Octobre 2008 17:00
Le Conseil de l'Europe organise les 9 et 10 octobre à Strasbourg, un Forum sur les " Partenariats civiques pour l'éducation à la citoyenneté et aux droits de l'homme ". Il est organisé dans le cadre du projet du Conseil de l'Europe sur l'Education à la citoyenneté démocratique et aux droits de l'Homme (ECD/EDH) qui vise à promouvoir les droits de l'homme, la démocratie et l'Etat de droit par le biais de l'éducation.


05/10/2008

Europe: Désolé pour Barroso...

« COMMISSION, DEMISSION ! » PDF Imprimer Email

L'éditorial de Daniel RIOT pour Relatio-Europe
Le point faible de l'Union n'est pas à Francfort, mais à Bruxelles:« Santer était tombé sur un vice de forme, Barroso doit s'effacer pour vices de fond ». On ne restaure pas la confiance avec des responsables discrédités!
Heureusement, il y a l'euro ! Heureusement, il y a une Banque centrale européenne qui a plus de lucidité, de cohérence et de sang-froid que la plupart des gouvernement ! Ce double constat n'est guère dans l‘air du temps. Mais tant pis. C'est parce que nos responsables politiques et la Commission Barroso n'ont pas suffisamment résister à l'air du temps, à la doxa en mode, aux sirènes d'Outre-Atlantique et d'Outre-Manche que le choc américain se fait sentir si rudement en Europe.
Mais imagine-t-on un instant ce que serait cette crise déferlante sans ce qui a le grand mérité d'exister ? Oh ! Les belles dévaluations ! Oh ! Le joli fonctionnement des planches à billets. Oh ! Les trop beaux remèdes trop faciles qui aggravent les crises.

L'Europe économique souffre de son inexistence politique, mais elle souffrirait davantage encore de cette grande marée, avec effets boule de neige et dominos réunis, si nous en étions restés au morcellement, à la simple zone de libre-échange dont rêvent toujours les Anglais, à la non-Europe.

Ce n'est pas là consolation, mais encouragement. « A problème global, réponse globale », exhorte DSK. Puisse-t-il être entendu alors que les archéo-souverainistes qui campent à l'Elysée (et font le jeu des « néo-cons » qui y ont aussi planté leurs tentes) et qui veulent jeter le bébé inachevé avec l'eau polluée du bain... Et qui se conduisent avec un seul souci : celui de mettre sur le dos de la « crise » la responsabilité de la récession française tant annoncée et si tardivement et mal reconnue ! Défausse trop facile. Fautes impardonnables.
Heureusement, Sarkozy, en bonne « bête politique », sait se montrer pragmatique. C'est ce qui le sauve, à défaut de pouvoir sauver le pays et l'Europe d'une situation dramatique qui n'a sans doute pas encore atteint son paroxysme.
Bien sûr, il est facile de s'attaquer à la politique des taux menée non par le seul Trichet, mais par les gouverneurs de l'Euroland à l'unanimité. Mais qui peut affirmer que la BCE s'est trompée en annonçant une inflation que personne ne voulait voir venir...et qui est là ?
En l'état, la BCE a mieux géré la crise que la FED et nombre d'Américains compétents commencent à recommander l'application du « modèle européen » aux Etats-Unis... On ne rit pas, svp ! C'est la réalité.


04/10/2008

Sur relatio-europe: En UNE

CRISE: Halte à la cacophonie et au "sauve qui peut" d'une Europe blessée! PDF Imprimer Email
Samedi, 04 Octobre 2008 02:27
>>>> Le séisme financier plonge   l'Union européenne dans une crise politique majeure
>>>> Le mini-sommet de Paris face  affres de la "pensée zéro"
>>>> Qui aura le courage d'une approche fédérale de l'union économique? 
Par Daniel RIOT
« Quand le doigt montre la Lune, l'imbécile regarde le doigt »... Leçon chinoise de bon sens. Le doigt, ou plutôt la main, montrait cinq terribles maux en France et en Europe :
>>> le gouffre des finances publiques françaises qui, en deçà des dettes honteuses fatalement laissées en héritage aux générations futures, privent le politique de toute marge de manoeuvre face aux aléas de la conjoncture enlève toute crédibilité aux leçons d'économie que la France peut donner à quiconque
>>>> le risque énorme de la stagflation, cette stagnation dans l'inflation, qui fait monter les prix sans possibilité d'accroître les salaires et pensions, donc provoque une diminution du pouvoir d'achat et des niveaux de vie
>>> la perspective d'une vraie dépression non « technique » comme on le reconnaît enfin mais structurelle, en raison de nos faiblesses nationales trop connues (réseau de PME mal soutenu , commerce extérieur catastrophique, investissements trop peu stimulés dans des secteurs d'avenir, manque de vision politique d'une éco-économie et d'une économie sociale adaptée aux défis d'aujourd'hui et de demain...)
>>> le chaos-monde provoqué par les ravages annoncés d'une idéologie « libertiste » qui trahit le libéralisme, d'une géofinance casino qui engendre des mirages plus que des miracles et d'un hypercapitalisme à l'anglo-saxonne qui gomme les vertus de ce qui fondait la construction économique :le modèle rhénan d'une économie sociale de marché.
>>> la facture annoncée de l'inachèvement d'une Union européenne qui repose plus sur des coopérations aléatoires que sur de vraies politiques communes

Ces cinq maux ont été aggravés par trois mauvaises conduites dont sont pleinement responsables la personnalité et l'entourage du Président Sarkozy :
Strasbourg fête le 15ème anniversaire de l'Eurocorps PDF Imprimer Email
Mercredi, 01 Octobre 2008 23:02

Pour un Eurocorps placé  sous le commandement de l'Union européenne.
Par Daniel RIOT

 


La Présidence française n'avait pas songé à inclure le quinzième anniversaire de l'Eurocorps dans ses nombreuses festivités et manifestations. Roland RIES, le sénateur- maire de Strasbourg, et les responsables de l'Eurocorps y ont pensé.. Strasbourg justifie ainsi (entre autres initiatives) son slogan lancé à l'occasion de la Présidence française. « Strasbourg Trait d'Union ». D'ailleurs, l'initiative strasbourgeoise a été labellisée « Présidence française du Conseil de l'Union » Ce qui est normal.
L'événement vaut d'être célébré, en effet. Pour au moins trois raisons. ..

 

Mandelson ou l'illusion hypercapitaliste... PDF Imprimer Email
Vendredi, 03 Octobre 2008 19:20

Par WILLIAM PETITJEAN
Nul ne sait si le retour du Prince des Ténèbres à Londres va sauver Brown de sa déconfiture annoncée. Nul ne sait si celle qui le remplace au pieds levé dans un contexte difficile dans la Commission, on ne peut plus faible, de Bruxelles, pourra déployer une certaine utilité.... Mais deux choses sont sûres : Sarkozy doit pousser un Ouf de soulagement vengeur: il finissait par ne plus pouvoir voir Mandelson-le-libertiste-naîf  en peinture...Et son départ est une bonne nouvelle pour ceux qui appellent de leurs vœux depuis longtemps une meilleure « régulation » des économies européennes et un coup d'arrêt au laisser faire et laisser passer n'importe quoi au nom d'une idéologie qui fait de ce « travailliste » le plus caricatural des porte-voix de l'hypercapitalisme devenu dingue...
Peter Mandelson était en effet l'un des derniers responsables («irresponsables »?) internationaux à encore croire aux vertus de la « main invisible » qui gère toute seule et pour le meilleur le marché-roi.
Sa personnalité bien trempée aurait pu être une force pour l'Union : elle était  devenue depuis longtemps déjà une faiblesse.

L'idée du Parlement culturel méditerranéen lancée à Strasbourg fait son chemin PDF Imprimer Email
Vendredi, 03 Octobre 2008 16:53

L'idée d'un Parlement culturel méditerranéen lancée en juin dernier à Strasbourg à l'occasion du Colloque organisé par Apollonia et Love Différence fait son petit bonhomme de chemin, discrètement mais efficacement, dans les pays qui étaient représentés à Strasbourg, au Palais du Rhin par des délégués d'associations qui pratiquent concrètement ce dialogue interculturel qui vient de faire l'objet dune CHARTE au Conseil de l'Europe. Le texte qui suit est extrait, en avant-première,  du livret qui va être publié par Apollonia dans quelques semaines

« L'Artivisme », « pour que le futur ait un avenir »...
Par Daniel RIOT



« L'objet profond de l'artiste est de donner plus qu'il ne possède. » écrivait Paul Valéry dan ses « Cahiers »... Michelangelo Pistoletto l'illustre bien. Par son œuvre et par sa personnalité. Par sa réflexion sur le rôle que l'Art peut et doit avoir en ce monde où « l'art pour l'art » est devenue une expression vide de sens. Par sa volonté de laisser en héritage ce qu'il porte le plus en lui : le sens de l'humain, le « principe d'humanité », cette transcendance qui, avec ou sans Dieu, nous permet de ne pas sombrer dans l'Absurde. Et d'affronter la mort.
Transcendance. C'est le mot qui s'imposait le plus, à mes yeux et dans mes oreilles, à l'issue du colloque organisé, en juin 2008, au Palais du Rhin, à Strasbourg par « Love Différence » et « Apollonia » sur un thème d'une actualité incandescente :« Dialogue interculturel : utopies et situations ».
« Utopie » parce que les bêtises véhiculées au nom d'un « choc des civilisations » plus fantasmé que réel créent des « situations » de blocages, d'antagonismes, de replis faussement identitaires dans les cités comme à l'échelle planétaire.
Pour un meilleur équilibre Vie-Travail PDF Imprimer Email
Vendredi, 03 Octobre 2008 15:30

Les syndicats européens espéraient que la Commission de Bruxelles soit plus audacieuse...

Le 1er octobre, la Commission a adopté un paquet de mesures destinées à améliorer la protection de la maternité, y compris pour les indépendantes, et à promouvoir les dispositions sur les services de garde des enfants. Dans l'ensemble, la Confédération européenne des syndicats (CES) accueille ce paquet avec satisfaction et le considère comme opportun et nécessaire. Cependant, des mesures plus concrètes sur les services de garde des enfants, les soins aux personnes âgées et aux personnes dépendantes doivent être prises afin de mieux soutenir les travailleurs et les familles.

L'Autriche, l'Europe et l'extrême droite PDF Imprimer Email
Vendredi, 03 Octobre 2008 14:30

 

(dessin de TOMI UNGERER)

Quand les Européens s'habituent à l'inacceptable...

Par Guy SENBEL

UN ÉVÉNEMENT UNIQUE DANS L'EUROPE D'APRÈS-GUERRE

(Sélection Relatio-Europe sur Guysen International News)

Nous souhaiterions attirer l'attention sur l'ampleur du score réalisé par les deux partis d'extrême droite à l'occasion des élections législatives en Autriche, dimanche 28 septembre. Si tous les observateurs s'accordent pour dire que dans un pays où l'extrême droite a toujours existé, le résultat du scrutin révèle la frustration des électeurs, ce vote contestataire exprime une attirance pour un discours nationaliste anti-européen, une idéologie construite sur des valeurs autoritaires et xénophobes.

La victoire des deux partis d'extrême droite, qui ont atteint près de 30% des suffrages, n'a pas suscité d'émotion particulière parmi les dirigeants européens. L'entrée du FPÖ de Jörg Haider au gouvernement autrichien en 2000 avait pourtant provoqué de très vives réactions de la part des partenaires de l'Autriche au sein de l'Union européenne, qui s'étaient mis d'accord pour s'interdire tout contact bilatéral pendant une période d'observation... A cette époque, c'est le Président Chirac qui avait entraîné l'Europe à prendre des sanctions contre Vienne.
Les élections autrichiennes de 2008 ne sont pas moins inquiétantes. 50% des jeunes autrichiens qui votaient pour la première fois se sont tournés vers l'un des deux partis nationalistes et populistes dont les leaders ne cachent pas leur admiration pour le Troisième Reich...

N'oublions pas Aung San Suu Kyi PDF Imprimer Email
Vendredi, 03 Octobre 2008 04:30

Un an après la révolte des bonzes réprimée durement par la junte du Myanmar et alors que le Parlement européen remettra bientôt le Prix Sakharov dont elle fut la lauréate en 1991, Aung San Suu Kyi ne doit pas disparaître de nos mémoires.
Le Myanmar (nouveau nom de la Birmanie) est loin, niché dans l'arrière cour de la Chine qui y puise son gaz et y maintient l'une des pires dictatures de la planète tant qu'elle collabore avec son puissant voisin. Nombreux sont ceux, jusqu'au sein du Parlement européen qui ne savent pas situer le Myanmar sur une carte et encore moins connaissent le nom de Aung San Suu Kyi, cette femme admirable dont le visage ornait en début d'année la façade en verre du bâtiment strasbourgeois, regardant fièrement le Conseil de l'Europe, cette organisation européenne chargée de défendre les droits de l'homme.

Paris : Le Futurisme à Pompidou PDF Imprimer Email
Vendredi, 03 Octobre 2008 16:06

 

 

Plus de 200 œuvres du 15 octobre au  26 janvier

SUGGESTION RELATIO : Première avant-garde du XXe siècle, le Futurisme se veut un mouvement littéraire et artistique rejetant la tradition esthétique et exaltant le monde moderne, en particulier la civilisation urbaine, les machines et la vitesse.Les peintres du Futurisme italien, principalement Giacomo Balla, Umberto Boccioni, Carlo Carrà, Luigi Russolo et Gino Severini, regroupés en 1910 autour du poète Filippo Tommaso Marinetti, proclament l'identité de l'art et de la vie par le biais de la notion de vitesse.

Héritant de la philosophie de Bergson et de la théorie de la relativité d'Einstein selon lesquelles la stabilité est une illusion rétrograde, ils choisissent la vitesse comme moyen de percevoir et d'acquiescer au principe fondamental qui régit le monde moderne, le mouvement.


24/09/2008

Sur relatio-europe:Des mots et ... des réalités

Sarkozy à New-york face à la crise : Des mots qui ne guérissent pas les maux PDF Imprimer Email

Par Daniel RIOT
>>> Les handicaps du Président français
>>>Attention à la tentation des mauvaises réponses
>>> L'union doit renouer avec « l'esprit CECA »

« Vérité » et « sanctions ». Bien... « Un sommet exceptionnel du G8 »...Bien. « Pour un capitalisme maîtrisé ». Bien... Que Sarkozy n'ait pas de recettes miracles à proposer face à la crise financière internationale n'a rien d'anormal. Personne n'en a. Qu'il se garde de réagir d'une façon précipitée mais prenne le temps d'enquêter, de consulter, de réfléchir, c'est tout à son honneur. Mais ce ne sont pas les mots prononcés à la tribune de l'Onu et devant la Fondation Elie Wiesel qui vont dégager des horizons d'espérance. Les « responsables du désastre » sont aussi en Europe (y compris en France) où « l'économie casino » est encouragée par bien des majorités gouvernementales. Où l'on confond concurrence et compétition, de bureaucratisation et désétatisation. Où (de Gaulle, réveilles-toi !) la politique se fait de plus en plus à la Corbeille.
La géofinance est devenue partie intégrante (et pesante) de la géopolitique. Il est logique que la crise financière, cause et reflet, d'une globalisation règlementée par la loi de la jungle, orchestrée par l'idéologie des néo-conservateurs qui sont au libéralisme ce que les staliniens ont été au communisme et ce que sont les islamistes à l'islam.
Le monde de la finance aussi compte ses terroristes intégristes. Avec des bombes à retardement qui font des dégâts sociaux considérables, des méthodes de voyous en cols blancs qui sèment la terreur chez les petits travailleurs et les petits porteurs et qui vouent à leur Dieu, l'Argent, un culte déicide. Mammon triomphe en cette ère où le problème n'est plus celui posé par les « marchands du Temple » mais par le marché érigé en Temple. Quand leurs cloches sonnent, elles ne font pas ding-dong, mais... bling-bling... Par nature, les bulles sont  vouées à exploser...
 
Parlement européen: La session d'octobre se tiendra à Strasbourg PDF Imprimer Email
 

Pas de surprise.Gérard Onesta, vice-président du Parlement européen chargé du dossier, avait estimé la semaine dernière que les eurodéputés pouvaient désormais retourner à Strasbourg.C'est officiellement confirmé: Les eurodéputés siègeront de nouveau en octobre (du 20 au 23) à Strasbourg, après deux sessions exceptionnellement organisées à Bruxelles à la suite de l'effondrement d'une partie du  faux-plafond de l'hémicycle alsacien.
 
Grenelle piétiné... PDF Imprimer Email
 
"CHANGER ou DISPARAÎTRE!": On n'entre pas dans l'avenir avec des horloges arrêtées dans les années 60-70...

Tout d'abord la sémantique du bâton a gagné, celle qui permet de présenter le changement de paradigme du développement soutenable comme une punition et non comme une solution. Bercy ,en créant le vocable de taxe pique nique qui n' évidemment jamais existé et Bernard Accoyer en lançant l'expression du » concours Lépine des taxes » ont cherché à anéantir tout l'effort pédagogique du grenelle , qu'il haïssent - et c'est un élément du problème-Le mieux vivre en dépensant moins grâce à une réduction des dépenses énergétiques, de santé ou de transport que permet un développement durable a laissé la place à une forme de dictature fiscale que représenterait le signal prix, Madame Parisot allant jusqu'à qualifier la réforme de quasi-soviétique.

En second lieu, l'UMP, canal bloqué, refuse a priori la démarche Grenelle et par voie de conséquence tout ce qui s'y rattache. La présentation devant le Parlement de la démarche avait donné lieu à des échanges surréalistes de parlementaires dont l'horloge du temps s'est arrêtée en 1960, voire 1970.Nous avons aimé le vote de la loi OGM. Nous allons adorer la loi grenelle précisément parce qu'elle est ressentie par ces parlementaires comme une dépossession du droit de la classe politique de tout décider et que l'expression de la société civile au XXiéme siècle est a priori exclue. Le temps est loin du discours de Nicolas Sarkozy proposant en octobre que les grandes orientations locales puissent être décidées par le groupe des 5 incluant les ONG. Nous sommes en face d'un esprit réactionnaire et revanchard sur ce qui pouvait apparaître comme des conquêtes de la société.

 

21/09/2008

LA CRISE:Leçons de la « semaine d'enfer » de ce « septembre noir »...

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Ressusciter le « capitalisme rhénan », fondation de l'Europe
L'éditorial RELATIO de Daniel RIOT
« Le rire, c'est comme les essuies glaces, çà n'arrête pas la pluie, mais çà permet d'avancer », disait un humoriste. Alors, rions. Aux éclats. Jusqu'à en avoir le souffle coupé. C'est moins douloureux que des pleurs qui ne servent à rien. Ou des gémissements qui font mal. D'ailleurs trop de sonnettes d'alarmes ont té tirées en vain pour que nous nous privions de rire haut et fort de ceux qui...se moquent de nous depuis longtemps ?
Voir ainsi une « semaine infernale » de ce « septembre noir » se terminer dans une euphorie aussi artificielle que celle d'une nuit d'ivresse qui n'annonce que des réveils douloureux est drôle, non ?
 
 

25/04/2008

Sarkozy à la télé: Pas de quoi surmonter la crise de défiance

LE COMMENTAIRE DE DANIEL RIOT 

8498d7594992730f426890540303db73.jpgLa crise ? Quelle crise ? Sarkozy a souligné ses dimensions différentes, en trouvant parfois quelques accents dignes de ses fonctions. Mais « En direct de l’Elysée » n’avait rien d’une « heure de vérité » pour reprendre la comparaison bien prétentieuse de Pujadas. « On » a bavardé pendant quatre-vingt minutes, devant micros et caméras, chacun jouant un rôle prédéfini. Sans être dupe des limites de l’exercice…

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27/01/2008

SUR RELATIO

Scandales financiers et démocratie…

Nicolas Sarkozy contre "un système financier qui marche sur la tête"

a24c3264e1a9bf5fda4a198cbd472466.jpg« Si on peut faire des profits en quelques heures, on peut faire des pertes gigantesques en quelques heures aussi" déclare le chef de l'Etat… C’est le propre de l’économie-casino qu’est devenu l’hyper-capitalisme mondial en effet. Mais doit-on se résigner à ces jeux d’une géofinance qui fait aussi que les gagnants appartiennent à la classe dirigeantes de cette oligarchie planétaire et que les perdants sont toujours la masse des petits porteurs, des salariés et des consommateurs ?

COMMENTAIRE RELATIO par DANIEL RIOT

La question est là. Avec des réponses d’autant plus difficiles à trouver qu’elles ne sont pas dans les slogans, les réflexes et les références des néo-(archéo) marxistes (qui souvent devraient relire l’auteur du « Capital »…

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08/09/2007

Le ballon ovale tricolore n’a pas tourné rond : Modeste leçon politique sur les limites et les leurres de la méthode Coué

Drapeaux en berne. Coq déplumé. Ballon dégonflé. Promesse n’est pas messe. Le Quinze de France nous a déçu. Nous sommes tristes avec les joueurs et tous ceux qui les entourent. Et comme leurs supporters, y compris celles et ceux qui ne connaissent rien à l’ovale et à ce « sport de  voyous joué  par des gentlemen », nous souhaitons que la route de la finale ne soit pas définitivement transformée en impasse. Rien n’est perdu…même si tout reste à gagner. C’est la loi du sport et de sa légendaire incertitude. Roger Couderc revient ! Les « p’tits gars » ont besoin de toi.

Eh ! Oui, comme la dit l’un des brillants commentateurs de TF1 à plusieurs reprises, il  y avait des Argentins en face des Français. Pire : ils se plaçaient entre nos joueurs pour leur prendre le ballon… Nos grands média les avaient tellement ignorés dans les jours précédant le match, ces Argentins ! En ne suivant que les exhortations officielles impulsées par l’Elysée (évidemment). Et par un entraîneur plutôt sympathique qui sait (aussi) faire de la publicité et de la politique et qui (fait sans précédent) est ministre désigné en congé de gouvernement jusqu’à la fin de la Coupe du monde  (Ce qui risque pour lui d’arriver plus vite que prévu…)

En fait, c’est une belle leçon de politique et de sagesse populaire (et philosophique) que nos vaillants combattants de ce gazon devenu maudit viennent de  donner…  « Les faits sont têtus », redirait Lénine. L’espérance et l’exhortation ne garantissent jamais le résultat.

C’est l’illustration des limites du  « qui veut peut ».  Il ne suffit pas de « travailler  pour gagner » (même sans les deux « plus »). Aller chercher le résultat (comme la croissance) n’est pas une garantie de le (et la) trouver. La méthode Coué même pratiquée par des êtres très doués n’assure pas les finalités.  

Les joueurs l'ont confirmés à leurs dépends...Rien ne sert de courir en permanence dans tous les sens, de se défoncer dans toutes les mêlées, de donner de la voix jusqu’à l’extinction, pour exceller dans cette « culture du résultat » plus chantée que pratiquée. La frime ne fait pas la prime. Et tout a un prix, même l’excès de  communication…

Pardon à celles et à ceux qui pensent que j’ai des réflexes trop politiques. Mais ce n’est pas là politisation du sport. C’est la conséquence de l’usage (sans modération) du sport comme dopage politique…

J’ai tellement ri en voyant, sur France 2,  Roselyne Bachelot donner des cours de rattrapages (obligatoires) à Christine Boutin sur les « deuxième lignes »  dans le TGV qui a conduit la plupart des ministres de Paris à Beaudrecourt (pardon, à Strasbourg). Ou en voyant notre Super-Président et son assistant Fillon anticiper une victoire du XV impérial qui aurait dû être d’abord la leur que je ne peux m’empêcher de me consoler de ce vrai malheur par une lueur de bonne humeur : L’heure est trop au leurre pour que la crémière  nous gratifie à la fois du beurre et de  l’argent du beurre. Limites de l’état de grâce…

Daniel RIOT

31/08/2007

L’Europe entre libéralisme et dirigisme

Un double échec…plein de promesses !

EDITORIAL RELATIO par Daniel RIOT : En panne, l’Union ? Mais non… Derrière l’impasse institutionnelle et les grandes hésitations idéologiques se profilent deux échecs qui peuvent être salutaires. Celui de l’Europe à la « française » : on se dit « européen » mais on refuse de donner à l’Union les moyens de ses ambitions. Celui de l’Europe à l’anglaise : L’union ? Un simple « super marché »…Des échecs, il faut tirer leçons...

C’est l’échec de l’Europe « à la française » qui avait laissé le champ libre à l’Europe « à l’anglaise ». Mais celle-ci est en échec, aussi.

Après le rejet de la directive Bolkestein qui devait ouvrir les marchés de services à la concurrence, voici le refus des OPA transfrontières dans l'électricité au profit de la constitution de « champions nationaux ». « L'Europe des services est morte, l'Europe de l'énergie aussi », résume Eric Le boucher dans Le Monde.

Les échecs ne sont jamais réjouissants. Ils entraînent même au niveau européen des replis nationaux qui sont des régressions. L'idée (fausse) s'est peu à peu  installée telle une « pensée unique » : la sécurité énergétique est mieux assurée par soi-même, au niveau de la nation, qu'au niveau de l'Union. Par défaut, c’est vrai… Mais ce n’est vrai que par défaut…

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