05/09/2008

Parlement: Les "anti-Strasbourg" crèvent le plafond

Nous n'avions pas ici à mettre en relief les manifestations (d'un humour qui n'a rien de britannique) de quelques euro-députés qui ont couvert leur chef d'un casque de chantier pour ironiser sur les déboires strasbourgeois du PE. Et qui crèvent le plafond de la malhonnêteté en tirant argument d'un incident comme il peut en arriver dans tous les immeubles, y compris les mieux conçus, construits et contrôlés.Les coups médiatiques ne valent que par les ...médias! Mais, cela devient trop grave. Politiquement. Pour l'Europe.

Les acteurs de cette manifestation de collégiens un peu attardés ne se sont pas montrés à la hauteur d'une rentrée parlementaire digne de ce nom, surtout dans le contexte actuel. Pour nous, ils ne font que dégrader un peu plus l'image d'élus de l'Europe plus soucieux de leur confort personnel que du destin de ce continent en un été où d'autres casques ont été à la mode sur d'autres scènes... Siègeront-ils à poils pour protester contre « l'impuissance européenne » qu'ils dénoncent dans le Caucase, en Afghanistan ou ailleurs... Ou contre les insuffisances de l'Europe sociale ? Passons...
La bêtise étant la chose du monde la mieux partagée, cela confirme que le parlement européen est très représentatif... Et contre la bêtise, il n'existe pas de casques...
 

28/09/2007

La bourde du jour : les « pieds sur terre » de Copé

« J’ai besoin de  garder les pieds sur terre…Ca ne perturbera en rien mes activités de parlementaire ou de maire. Les journées d'homme politique sont sur sept jours, vous le savez bien, même si pour beaucoup d'entre vous, vous êtes aux 35 heures ! »… Jean-François Copé, l’auteur de « Promis :j’arrête la langue de bois » et de « Ce que je n’ai pas appris à l’Ena » s’explique ainsi devant des journalistes qui s’inquiétaient de son embauche à mi-temps dans un cabinet d’avocats d’affaires  fort actif, y compris dans quelques dossiers qui concernent l’Etat ou des sociétes mixtes…

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Les journalistes  s’inquiétaient pour sa santé (le surmenage n’est pas toujours psychosomatique), pour son art de gérer son temps entre la mairie de Meaux, (ville d’art et d’histoire célèbre pour son Brie et sa moutarde), ses responsabilités de président de la communauté d’agglomération,  son siège de député (qu’avait du lui filer Guy Drut), son poste de président du groupe UMP à l’Assemblée (lot de consolation pour non portefeuille chez Fillon), ses prestations audiovisuelles (qu’il adore) , ses activités dans « Générations France » (0% petites phrases, 100% débats d’idées), ses réflexions promises sur le mandat de députés,  mais aussi et surtout pour des questions d’éthique politique qui semblent bien ringardes  en cette ère d’une « Sarko attitude »…

« Voilà quelqu'un qui a entendu le message du président : travailler plus pour gagner plus », ironise le député UMP François Goulard. Cela n’a rien ni d’une bourde ni d’une plaisanterie. On en rit ou en pleure ? « la politique c’est un vrai métier », écrit Copé sur son blog.  « Un métier difficile, souvent violent. Un métier qui s’apprend ».Et un métier  où ce que l’on a appris (comme ministre du budget, par exemple,) peut servir dans un bon cabinet d’affaires, par exemple. Là, effectivement, on sait garder les « pieds sur terre »…"Des députes avocats d'affaires, ce n'est pas nouveau", sourit Copé."J'en connais un qui est devenu Président de la République"