17/11/2008

Strasbourg : La sortie de "HUIT", nouvelles inspirées par les Objectifs pour le Millénaire

ATTENTION CHANGEMENT D'HORAIRE ET DE LIEU pour le premier CAFE EUROPE!
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Lundi, 17 Novembre 2008 04:08

RENDEZ-VOUS AU "CAFE EUROPE de RELATIO" (16H30) et/ou à  la LIBRAIRIE KLEBER (à partir de 17H40) avec TASLIMA NASREEN, PHILIPPE BESSON, VENUS KHOURY GHATA, SIMONETTA GREGGIO....

HUIT. Huit objectifs pour le Millénaire. Huit thèmes d'inspiration pour huit écrivains du monde entier.

Huit nouvelles éditées par Calmann-Lévy dans un livre qui « sort » aujourd'hui à Strasbourg, à l'occasion des Journées européennes du développement.

Avant une conversation à la librairie Kléber, à 17H15, quatre de ces auteurs inaugureront symboliquement les « Café Europe de Relatio ».

ATTENTION: : changement de programme de dernière heure. Le rendez-vous fixé à l'Hôtel de la cathédrale aura lieu à partir de 16h30 au bar de l'Aubette (premier étage). L'occasion d'une rencontre exceptionnelle avec Taslima Nasreen,  Philippe Besson, Venus Khoury Ghata, Simonetta Greggio (et sous  réserves Moussa Konate). D'abord annoncée, Zoé Valdès reviendra à Strasbourg en janvier.

Lors de l'Assemblée Générale des Nations Unies de septembre 2000, 191 États membres se sont engagés à réaliser un projet commun pour s'attaquer à la fatalité de la misère et ont adopté huit objectifs ambitieux et réalistes à atteindre d'ici 2015.

L'Europe au chevet de l'économie mondiale PDF Imprimer Email
Lundi, 17 Novembre 2008 01:49

Par Jean-Dominique GIULIANI

Le sommet des 20 pays les plus développés et émergents, réunis à Washington le 15 novembre, a marqué un consensus inédit pour instaurer une régulation, une vraie transparence et une surveillance du système financier, poumon de l'économie mondiale. On aurait tort d'en sous-estimer l'importance, un peu occultée par la technicité des décisions prises.

Cet accord devrait permettre de retrouver la confiance. En réalité commence un processus multilatéral, long et complexe, d'élaboration de règles nouvelles destinées à éviter les errements qui ont conduit à la crise financière. Rendez-vous est déjà pris pour le mois d'avril prochain. Par ailleurs, le G 20 a placé sa réunion sous le signe du refus du protectionnisme.

Dialogue Nord-Sud à Strasbourg : Regards croisés sur la crise alimentaire PDF Imprimer Email
Dimanche, 16 Novembre 2008 23:34
Synthèse RELATIO par Juliette PRETIERE
La faim, une arme de destruction massive ? Oui Puisqu'un milliard d'enfants, de femmes et d'hommes de cette Terre mal gérée soufrent de la faim .Un milliard ? Le même chiffre que voilà 40 ans. Le boom démographique n'excuse rien. Comme l'a écrit Jean Ziegler qui sera de retour très bientôt à Strasbourg à la librairie Kléber et au Cercle RELATIO, « un enfant qui meurt de faim, c'est n'est pas un accident, c'est un crime ». Car techniquement, l'humanité a les moyens de garantir l'autosuffisance alimentaire. Hélas, les constats sont là. Tragiques. La crise alimentaire a précédé et va être aggravée par la crise financière. Avec un scandale dans le scandale : Ce sont les ruraux donc les paysans qui souffrent le plus de la faim. Avec un paradoxe: ce sont des émeutes urbaines (et les images télévisées) qui ont  mis en relief une insécurité alimentaire qui frappe d'abord les...campagnes.
Image d'une famine en Somalie: les famines peuvent être conjoncturelles, lamlnutition et l'insécurité alimentaire sont permanentes.

Dans ce contexte, la table ronde organisée par la Ville de Strasbourg et le CEFODE en marge des Journées européennes du développement et animée par Daniel RIOT de relatio-europe, a eu un grand mérite : montrer la complexité de ce problème qui ne se résoudra pas par des « y'a qu'à », des crispations stériles contre des responsables érigés en boucs émissaires, des discours généreux mais creux mais par des actions (surtout locales et concrètes) qui s'inscrivent dans des programmes (au nord et au sud) d'éducation et de développement culturel, de vrais dialogues et de rencontres multipliées. etd initiatives qui répondent à des critères non édictés d'une façon technocratique et idéologique, mais co- décidés en commun par les acteurs du développement du nord et du sud.
Navel Rafik Elmrini, adjointe au maire de Strasbourg chargées des affaires européennes et internationales, a su, avec Françoise Materne, secrétaire générale du CEFODE ( Coopération et formation au développement), mettre sur pied une plate-forme de regards croisés d'acteurs du développement d'expériences et d'âges différents.
Loin des discours officiels de circonstances: des analyses à partir d'expériences de terrain. Une vraie "conférence de citoyens" . Une formule à prolonger, sans doute.


15/11/2008

Faire de Strasbourg un "Banquet" permanent de la" pensée européenne"


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Samedi, 15 Novembre 2008 01:16

L'éditorial de  Daniel RIOT
Une remarque préalable qui est un hommage dont personne ne doit pendre ombrage... Quel programme ! Oui: c'est un fait:  Personne en France ne fait mieux que la Librairie Kléber : 42 rendez-vous d'auteurs avec le public, (si je ne me suis pas trompé dans mon recensement) pour le seul mois de novembre dans le programme de François Wolfermann ! J'ai renoncé à compter les participants...Mais c'est le qualitatif, surtout, qui fait de la « marque » de la Salle Blanche. Ici, l'on passe d'un sujet à l'autre, mais on ne zappe pas. On ne surfe pas. On ne se disperse pas.
Au-delà de l'indispensable promotion des livres, du coté hétérogène du défilé des auteurs et des thèmes, de l'extrême diversité des centres d'intérêts, de cette variété infinie qui fait de LA vie une multitude de vies, il y a surtout cette alchimie de la cohérence qui fait de la Salle Blanche l'un de ces lieux indispensable à l'approfondissement de cette démocratie qui est d'abord une culture du dialogue. Force de la Parole...qui est aussi (d'abord) silence, écoute, respect. « La Société comme texte », dit Pierre Legendre...
Puissance de la Rencontre : « Je suis qui je croise », dit Albert Jacquard.
Richesse de la Culture : « Les mots font la mémoire », dit Marek Halter
Surtout quand la Culture est outil d'Humanité, avec identité et altérité assumées. Et sublimées par ce désir d'empathie si contrarié en cette ère « d'individualisme de masse qui aboutit à une massification des l'individus »...

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04/07/2007

Europe-Afrique: de nouvelles perspectives pleines de promesses

DECRYPTAGE RELATIO: Première mission : l’Afrique. Premières promesses : De meilleures relations entre l’Union européenne  et l’Afrique. La Présidence portugaise a commencé par un chantier du « grand large », ce qui n’est pas illogique pour ce « pays des grands découvertes ».

En fait, c’est le fruit du hasard du calendrier diplomatique africain :  Le José Socrates, s’est invité à Accra,au Ghana,  au 9 ième sommet de l’Union africaine pour multiplier des  contacts bi- et multilatéraux dans la perspective du sommet euro-africain programmé à Lisbonne les 8 et 9  décembre prochain.

631f8f637743ee7edaa9e8d89b323a75.jpgCe sommet (qui est l’une des priorités de la Présidence portugaise) doit « lancer un nouveau partenariat entre l'Union Européenne (UE) et l'Afrique », a-t-il affirmé dans la capitale ghanéenne, en prononçant son discours en portugais devant les chefs d'Etat et de gouvernement des 53 pays membres de l'UA.

Ce partenariat visera selon lui à « renforcer le respect des droits de l'homme, le combat contre la pauvreté, une meilleure gestion des flux migratoires ».Des objectifs qui sont évidemment ceux de la Commission de Bruxelles et de plusieurs pays européens, sont la France, où Nicolas Sarkozy est décidé à rompre avec les pratiques de la « Françafrique ».

M. Socrates a insisté pour que les sommets Afrique-Europe soit plus fréquents à l'avenir et que l'écart de sept ans entre le premier et celui de Lisbonne ne se reproduise plus.  « L'Europe et l'Afrique ont une vision commune sur différents problèmes auxquels nous sommes confrontés. Il est nécessaire d'avoir un partenariat politique qui nous permettra de répondre à ces questions », a-t-il estimé. Depuis le temps que Louis Michel, le commissaire chargé du développement et de l'aide humanitaire , le réclame....

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Ce sommet de Lisbonne est très attendu après l'échec ces dernières années de l'UE et de l'Afrique à organiser une deuxième rencontre, reportée du fait de divergences entre certains pays africains et européens : le Royaume Uni, notamment,  ne voulait pas entendre parler de  la participation du président zimbabwéen Robert Mugabe et d’autres problèmes bi-latéraux  ou régionaux empêchaient une indispensable préparation. Qui plus est, les différents  pays européens n’ont pas sur l’Afrique des visions communes très claires…

Vues étroites, partielles, partiales (et archaïques) de uns. Indifférence des autres. Résultats : Une impuissance politique de l’Europe dans ce continent africain avant-hier partenaire privilégié (accords de Yaoundé et de Lomé) qui subit de plus en plus des influences (rarement positives pour son développement économique et social) des Américains, des Chinois et d’autres, conscients que l’Afrique peut être un continent d’avenir même elle reste « mal partie »…

Le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, a souhaité, pour sa part, que les sommets UE-UA soient institutionnalisés: de tels sommets se tiendront "tous les deux ans, en alternance sur chacun des continents", a-t-il dit. C'est un bon rythme si ... le travail est permanent, sur tous les plans.

CETTE UNION QUI...DIVISE

Ce dialogue euro-africain n’était évidemment pas le sujet essentiel de ce Sommet de l’Union africaine (qui n’a d’Union que le nom) : sous l’impulsion de Khadaffi, c’est le projet d’un « gouvernement continental » qui devait faire l’objet d’une étude poussée. Un constat, en attendant un communiqué final qui ne fermera aucune porte mais n’en ouvrira aucune.

S'ils sont tous en faveur des "Etats-Unis d'Afrique" en tant qu'idéal à plus ou moins long terme, les dirigeants africains ne sont en revanche pas d'accord sur la constitution rapide d'un gouvernement unique. Deux camps se sont dessinés assez clairement: d'un côté ceux qui veulent un gouvernement unique maintenant, comme la Libye et le Sénégal, de l'autre ceux qui souhaitent une intégration par étapes, notamment l'Afrique du Sud et les pays de la SADC (Communauté de développement d'Afrique australe). Le compromis final a abouti à un renforcement de la Commission qui tente de gérer l’Union. Un plan de route sera mis au point.

DE NOUVEAUX OUTILS DE DEVELOPPEMENT

3f5fa2a22fdf6bfa36051132c4fdd8ce.gifL’idée des « Etat-Unis d’Afrique » fait rêver nombre d’esprits. Surtout dans les milieux d’affaires multinationaux africains qui « mettent la pression » comme le souligne «All Africa. Com ».  

Ainsi, une demi-douzaine de ministres a lancé le PAIDF (Pan African Infrastructure Development Fund, Fonds panafricain pour le développement des infrastructures). Une initiative dans le sillage du NEPAD qui entend impulser des actions en vue de doter le continent africain d'infrastructures (routes, chemins de fer, télécommunications, barrages hydroélectriques, santé, éducation et autres).

Pour le ministre ghanéen des Affaires étrangères, Nana Dankwa Akufo Addo, ces jours sont « historiques » : « Les Africains ont décidé de prendre leurs responsabilités pour sortir du sous-développement, l'absence ou l'insuffisance de ces infrastructures constituant un obstacle majeur à l'accroissement de l'activité économique ».

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Mme Zuma, ministre sud-africain des Affaires étrangères, estime que l'option d'un fonds africain indique clairement que  « l'épargne africaine va servir au développement de l'Afrique ». En présentant le Fonds, son président, Tshepo Mahloele, a annoncé que 625 millions de dollars sont déjà mobilisés, une somme identique étant promise par des investisseurs attendant que les structures du Fonds se mettent définitivement en place, ce qui peut être considéré comme fait.

« Le chantier est immense. Le défi excitant », souligne « all Africa.com ». «  Rain is about to fall on Africa » a-t-on entendu dans les couloirs. « Des pluies qui annoncent une renaissance d'un continent qui, enfin, prend conscience de son énorme potentiel. Juste une illustration : à peine 7% du potentiel hydroélectrique de l'Afrique est exploité à ce jour. A la fois une richesse - puisque cette énergie produite peut être vendue - et un moteur du développement car la disponibilité de l'énergie stimule les activités »

Dans ce contexte, le « co-développement » prôné par nombre de pays de l’Union européenne peut et doit prendre tout son sens. Il le faut. Pour les Africains. Et pour l’équilibre du monde. 

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« Le rêve d’une unité africaine ne doit plus se perdre dans les sables », confie un ami diplomate africain. « Notre morcellement vient des colonisations et des décolonisations, avec nos frontières artificielles, nos rivalités entretenues, nos conflits alimentés…et nos ressources pillées. Une ère nouvelle commence. Du Cap au Caire… Même si pour l’instant, notre Union…divise ».

Wait and see. «  Aller doucement n'empêche pas d'arriver », dit un proverbe africain. Prochain sommet de l’Union africaine en janvier. Après le sommet euro-africain de Lisbonne. DR

Voir (et écouter) le dossier de rfi  >>>>>

01/07/2007

L'Europe face aux défis de l'Economie criminelle

Cette bombe à retardement qui menace le capitalisme….

L’économie souterraine responsable du « mal développement » de l'Afrique et d'autres contrées, et des injustices sociales chroniques qui frappent toutes les sociétés : la « mondialisation » des crimes en cols blancs fait des ravages croissants. Un scandale et des catastrophes en série annoncées. Des carences politiques irresponsables !  

EDITORIAL RELATIO PAR DANIEL RIOT : La chronique d’Eric Le Boucher publiée dans le Monde d’aujourd’hui doit à la fois faire sourire et profondément irriter celles et ceux qui, au sein d’ONG, d’associations de juristes, d’organisations internationales travaillent, comme l'universitaire strasbourgeoise Chantal Cutajar, depuis des années sur cette économie criminelle qui fait tant de ravages….dont bien peu de responsables politiques ont conscience.

Sourire, parce que les faits rapportés n’ont rien de nouveaux : ils deviennent seulement de plus en plus scandaleux.

Irriter, parce que c’est toujours très lassant de devoir prêcher dans les déserts ou labourer les mers.

Qui parle de cette criminalité là dans les discours « sécuritaires » ? Qui ose tenir compte de ces phénomènes scandaleux, au coût social incalculable mais colossal,  dans les chantiers nationaux, européens et internationaux ouverts pour adapter polices et justices à ces machines à miner la planète…

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Chantal Cutajar: " Un défi majeur pour l'Europe et la planète"

Une anecdote : « L’un des pays parmi les plus gros investisseurs en Inde est... l'île Maurice. ». Ce n’est pas une anecdote. Maurice, grand centre de tri de l’argent sale blanchi…  

Un chiffre : Selon l'économiste Gerald Epstein, le total de l'argent sorti illégalement d'Afrique atteindrait, depuis 1995, le total de 274 milliards de dollars, soit 145 % de la dette du continent.

Un autre chiffre : Selon le sénateur démocrate Carl Levin, le fisc américain serait privé de 100 milliards de dollars de recettes ayant fui aux îles Caïmans et dans les autres paradis fiscaux.