18/12/2006
Strasbourg: Giscard chez Kléber, mercredi: Le POUVOIR ET LA VIE, confidences et témoignages pour l'Histoire

>>> Valéry Giscard d’Estaing sera ce mercredi 20 décembre à 17 heures, à la Salle Blanche de la librairie Kléber, à Strasbourg, pour une Conversation autour du troisième Tome de ses Mémoires ( Le Pouvoir et la Vie, « Choisir » publié chez Cie 12) que j’aurai le plaisir (et l’honneur) d’animer.

Un livre d'écrivain et un document: En mémoire ... du présent et du futur
1978-1981. Des années charnières. Giscard témoigne, raconte, et en tire de belles leçons… qui restent pleinement d’actualité dans la France d’aujourd’hui si déboussolée, minée par ses contradictions, affaiblie par une crise dont on ne voit pas « le bout du tunnel », comme prise de vertiges devant la fausse fatalité d’un vrai déclin, en nette régression européenne. A l’heure de choix une fois de plus décisifs.
Plus de 500 pages (sans les annexes) sur ces quatre années. Des pages bien ciselées, vivantes, écrites avec une maîtrise de la langue trsè déliée, bien digne d’un Académicien . Et avec ce qui devient rare dans les livres dits « politiques » : un style, un vrai. Le livre le plus authentiquement littéraire qu’ait écrit Giscard. Sobre mais décapant.
On connaît, pour l’essentiel, l’Histoire racontée. Mais le récit qu’en fait VGE est plus que prenant : passionnant. Sur le ton d’une confidence bien distillée, avec une finesse d’esprit agréable, une élégance de plume appréciable , et cette pudeur aristocratique sans laquelle Giscard ne serait pas d’Estaing, mais sans langue de bois, et avec la pleine conscience que la mémoire (cette machine à oublier) peut être sélective, il mêle témoignages pour l’Histoire, anecdotes personnelles, portraits bien brossés, souvenirs d’émotions, réflexions sur le temps, la vie, la France, le pouvoir, les mœurs politiques, les querelles de sérails, les rivalités d’ambitions ou d’objectifs, les arrières pensées, les susceptibilités, la société médiatique, la solitude, le temps. La vie. « Sans rancune et sans retenue »
Toute cette Histoire et ces histoires semblent déjà bien lointaines. Comme déjà dans « les déchetteries du temps ». Et pourtant… Il faut les relire pour mieux comprendre les jours de maintenant. Et de demain. « En mémoire du futur », redirait Léonardo Sciascia…

Il faut les relire aussi pour mieux connaître l’Homme Giscard, au-delà des caricatures, des stéréotypes, des opinions des uns et des autres. Des critiques qu’on peut lui adresser et des divergences qu’on peut avoir avec lui…« La réputation, disait Aristote, c’est ce qui ne dépend pas de nous ». Surtout quand on a assumé des responsabilités publiques au plus haut niveau. L’Histoire jugera.
VGE écrit ne pas avoir de « compte à régler avec le temps passé ». Mais (il l’avoue dans les dernières lignes de cet ouvrage qui fera référence à plus d’un titre), il garde un sentiment d’inachevé. « J’en garderai une morsure, aussi tenace que celle du jeune Spartiate qui dont le renard dévorait le foie, la morsure d’une inguérissable nostalgie ».
Cette nostalgie porte moins sur les « cocons du pouvoir » (qui ne protègent en rien de la terrible solitude du Pouvoir) que sur des actions, des réformes, des chantiers qu’il n’a pas pu faire ou parfaire. Sur « l’œuvre non terminée ». Même si « la vie est toujours plus forte que le pouvoir ». Humain, profondément humain.
Daniel RIOT

Le Mot de l'éditeur
« Sur un ton narratif, direct et vivant, VGE raconte, à la première personne, les péripéties et les enjeux de la politique intérieure à cette époque charnière où les Français se trouvaient devant un choix engageant les prochaines décennies. Bien que cette période appartienne déjà à l’histoire, VGE réussit le tour de force de créer un suspense. Le lecteur connaît bien sûr la fin mais le livre se lit comme un véritable roman dans lequel tous les dialogues, toutes les anecdotes, toutes les péripéties sont vraies. Il fourmille de révélations mettant en scène les principaux acteurs (Chirac, Barre, Mitterrand – par exemple, le récit que fera à VGE Mitterrand, dix jours avant sa mort, lui racontant précisément ses relations avec Chirac pendant la campagne présidentielle).
Dès les législatives de 1978, les forces se mettent en présence : Jacques Chirac refonde un parti néo-gaulliste et se situe dans une opposition larvée au sein de la majorité présidentielle. François Mitterrand met en place le Programme commun tout en essayant de faire preuve d’indépendance par rapport au Parti communiste. Georges Marchais est toujours aligné sur Moscou et manœuvre pour obtenir la place la plus importante possible au sein du gouvernement en cas de victoire de la gauche. Plus l’élection se rapproche et plus les coups bas volent. Les six derniers mois précédant l’élection présidentielle sont traités comme un journal. La vie quotidienne de VGE est partagée entre l’exercice du pouvoir et la campagne électorale. Avec Raymond Barre, il tente de faire face aux conséquences du deuxième choc pétrolier et de maintenir la paix en Europe (le mur n’est pas tombé ; l’URSS a envahi l’Afghanistan et menace la Pologne ; l’Iran est en pleine révolution intégriste). Pendant ce temps, les coups pleuvent : candidature de Jacques Chirac ; montage de l’affaire du « petit télégraphiste » ; l’affaire des diamants…"

Extraits d’une ITW donnée à « L’Express »
''Je ne pense ni à la mort ni à la postérité'' par Christophe Barbier
« Troubles en Afghanistan ou en Iran, émergence de l'Inde et de la Chine: ces préoccupations actuelles étaient déjà celles de la période 1978-1981. N'est-ce pas un peu décourageant?
- Ce qui est décourageant, c'est de constater que l'on a si peu œuvré depuis, alors que ces problèmes ont été identifiés il y a longtemps. Les dirigeants actuels ont l'air de les découvrir! La France n'a pas assez utilisé ce temps écoulé. Elle s'est absorbée dans les questions de politique intérieure, dans cette ronde autour du pouvoir qui caractérise la période 1981-2006.
A l'époque, un autre dossier allait bien, qui aujourd'hui va mal: l'Europe.
- Il y a deux différences majeures entre ces périodes. A l'époque, nous, les dirigeants des six, puis des neuf Etats membres, étions engagés dans une action commune que nous portions ensemble: faire avancer la construction européenne. Nous ne nous rendions pas dans les Conseils européens en nous demandant ce que nous pourrions rapporter pour notre pays; nous y allions pour faire avancer l'Europe. L'autre différence, c'est que nous n'avons pas eu à gérer d'élargissement complexe. La Grande-Bretagne était déjà membre et nous avons accueilli des pays manifestement européens, dont l'entrée avait été bloquée à cause de leur régime politique: la Grèce, l'Espagne et le Portugal. Nous n'avons pas eu à affronter une marée d'élargissements. Aujourd'hui, la situation n'est plus la même: la paix est acquise en Europe. Mais l'Europe doit gagner une dimension et un poids suffisants pour défendre nos valeurs dans le monde. Quand il y a un conflit au Liban ou un problème nucléaire en Iran - d'ailleurs mal posé - chaque Etat commence par développer un point de vue national, mais, peu à peu, une position européenne est recherchée. (…)

Dans votre livre, vous racontez votre rire quand Jacques Chirac se présente aux européennes de 1979. Pourquoi riez-vous?
- Parce qu'il est candidat à toutes les élections successives! A la mairie de Paris en 1977, à la députation en Corrèze en 1978 et au Parlement européen en 1979, en attendant la présidentielle de 1981.
Pourquoi qualifiez-vous son appel anti-européen de Cochin de «texte étrange»?
- Jacques Chirac avait été mon Premier ministre, pendant deux ans où il avait bien travaillé. Il avait participé à notre action européenne; personne n'avait décelé ce «parti de l'étranger» qu'il débusquait... Pourquoi le dénoncer soudain, de manière abstraite, déconnectée de tout sujet politique? Il n'y avait qu'une raison possible: tenter de contenir la montée du centre droit, qui gagnait l'opinion. Je me suis réjoui de son changement d'attitude à l'égard de l'Europe par la suite.

Vient «le souper», cette rencontre entre François Mitterrand et Jacques Chirac. Avez-vous une certitude sur cet événement?
- Oui, absolue. D'ailleurs, la réalité de cette rencontre a été confirmée par la maîtresse de maison elle-même. A l'époque, je trouvais invraisemblable cette rumeur qui courait Paris. Je n'étais pas choqué que Jacques Chirac fût candidat, mais j'avais du mal à comprendre son raisonnement. Tous les sondages indiquaient qu'il serait loin derrière moi lors du premier tour, et je me demandais si c'était la meilleure manière pour lui de préparer son avenir. Il devait penser que je ne ferais qu'un mandat de plus - c'était vrai, j'aurais fait un quinquennat - et qu'il devait déjà se positionner pour la suite. Mais je n'imaginais pas qu'il puisse désirer la victoire de mon adversaire. Nous connaissions tous les deux les sentiments que le général de Gaulle et Georges Pompidou nourrissaient envers François Mitterrand. Que Chirac veuille m'affaiblir, je pouvais le comprendre, mais qu'il souhaite faire élire Mitterrand, c'était pour moi inimaginable! Je n'ai eu cette certitude qu'en allant voir François Mitterrand, en décembre 1995, un mois avant sa mort. Pourquoi croire Mitterrand, qui le raconte, plutôt que Chirac, qui le nie toujours? Parce qu'il y avait dans ce récit de fin de vie une impressionnante authenticité et que François Mitterrand me conseilla d'aller voir la personne chez qui «le souper» avait eu lieu, conseil qu'il ne m'aurait pas donné si ce n'avait pas été la vérité. La conversation que je reproduis dans mon ouvrage mérite, je crois, la lecture. C'est le seul entretien en tête à tête de deux anciens présidents de la Ve République.
N'avez-vous pas eu envie alors d'aller demander des comptes à Jacques Chirac?
- Non. Tout cela était loin. Mais j'ai souhaité que les faits soient établis pour que chacun les juge comme il voudra. Dans la ronde autour du pouvoir que j'évoquais tout à l'heure, Jacques Chirac et François Mitterrand, en fait, formaient un couple. (…)
Pouvez-vous juger le double mandat de Jacques Chirac, puisqu'il se termine?
- Je le pourrais, mais je ne le ferai pas.
Avez-vous ajourné la publication de votre ouvrage parce que Jacques Chirac est président?
- Je n'ai pas voulu l'écrire avant 2002, pour qu'il ne puisse être utilisé contre Jacques Chirac dans la campagne présidentielle. Puis j'ai été absorbé par la Convention sur la Constitution européenne. Enfin, j'ai pu écrire librement.

Est-ce à dire que vous considérez que Jacques Chirac ne doit pas solliciter de troisième mandat?
- N'en faisons pas une question de personne: nul ne doit accomplir plus de deux mandats! Je pense, et l'Histoire le confirme, que les seconds mandats sont déjà difficiles. La règle instaurée par George Washington, et rendue célèbre par sa Farewell Address, son discours d'adieu, est la bonne: il était sûr d'être réélu, mais a considéré que ce n'était pas un bien pour son pays. Dans la plupart des Constitutions modernes, on n'autorise pas plus de deux mandats consécutifs. Cela avait, d'ailleurs, été proposé au Parlement au moment du vote de la loi sur le quinquennat.
Des quinquagénaires - Ségolène Royal, Nicolas Sarkozy, François Bayrou - briguent l'Elysée: vous qui avez été élu à 48 ans, quels conseils leur donnez-vous?
- Avoir une vision à moyen terme qui aille au-delà de l'échéance électorale! Pour quelle vision de la France entendent-ils travailler? Comment la société française sera-t-elle vécue par ses citoyens? Comment la France sera-t-elle perçue et jugée de l'extérieur? Ils devront faire preuve de détermination pour inscrire cette vision dans les faits. (…)
Que vous apporte l'écriture?
- L'écrivain s'invite chez le mémorialiste. J'utilise très peu d'adverbes et de conjonctions de coordination. J'écris au présent, avec une liberté plus grande qu'avant. C'est une écriture française dont j'ai écarté les ornements, pour la rendre plus visuelle.
Ecrire vous renvoie-t-il au temps qui s'écoule et à la postérité?
- Très peu. J'ai toujours su que nous n'aurions pas beaucoup d'importance pour la postérité. Elle ne reconnaît que les grands drames. Quiconque n'est pas l'acteur d'un drame laisse moins de souvenirs. «Le moment le plus important pour moi fut la guerre, me dit de Gaulle, car c'est à ce moment-là qu'on fait les grandes choses.» Beaucoup a été accompli pendant mon septennat. J'espère que cela sera reconnu.
Etes-vous désormais habité par l'idée de la mort, comme de Gaulle ou Mitterrand?
-Ils pensaient à leur mort du point de vue de la postérité. Je n'y pense pas. »
(publié le 14 décembre 2006) L'ITW dans son intégralité >>>>>>

Bio express de VGE
1926 Naissance, le 2 février, à Coblence (Allemagne).
1944 Elève de Polytechnique, il s'engage dans la 2e DB.
1951 Sort de l'ENA, promotion Europe.
1956 Elu pour la première fois député du Puy-de-Dôme.
1959 Nommé secrétaire d'Etat aux Finances.
- 19.01.62 au 08.01.66 - Ministre des Finances et des Affaires Economiques dans les Gouvernements DEBRE et POMPIDOU- 23.06.69 au 19.05.74 - Ministre puis Ministre d'Etat chargé de l'Economie et des Finances dans les gouvernements CHABAN-DELMAS et MESSMER
1974 Elu, le 19 mai, président de la République.
1981 Battu à la présidentielle par François Mitterrand, le 10 mai.
1989-1993 - Le 18 juin 1989, après avoir mené la campagne pour les élections européennes à la tête d'une liste commune UDF/RPR, il est élu Député au Parlement Européen. Il est membre du Groupe du Parti Populaire Européen (P.P.E.). Il démissionne en juin 1993, en application de la loi sur le cumul des mandats.
1989-1997 : Président du MOUVEMENT EUROPEEN INTERNATIONAL.
- Le 19 novembre 1992, il est élu Président de l'Association des Présidents de Conseils Régionaux (APCR).
- Le 23 octobre 1997, il est élu Président du CONSEIL DES COMMUNES ET REGIONS D’EUROPE. Il est réélu pour un mandat de trois ans à Lisbonne en octobre 1998
1993-1997 - Le 21 mars 1993, il est réélu Député UDF du Puy-de-Dôme.
1993-1997 - Le 8 avril 1993, il est élu Président de la COMMISSION DES AFFAIRES ETRANGERES de l'Assemblée Nationale.
Le 1er juin 1997, il est réélu Député UDF du Puy-de-Dôme,
2002-2003 Préside la Convention sur l'avenir de l'Europe, qui rédige le projet de traité constitutionnel européen.
2003 Elu à l'Académie française, au siège de Léopold Sédar Senghor.

REPERES
Grandes étapes du septennat de Valéry Giscard d'Estaing
· Gouvernement de Jacques Chirac :
o 1974:
§ plan de lutte contre l'inflation, majoration de l'impôt sur les sociétés et les gros contribuables, relèvement du taux d'intérêt de l'épargne, économies budgétaires, économies d'énergie.
§ Démission du gouvernement de Jean-Jacques Servan-Schreiber en protestation contre le début de la 8ème campagne française d'explosions nucléaires.
§ 26 juin : Vote de la loi fixant la majorité civile à 18 ans.
§ 3 juillet : Fin de la politique d'incitation à l'immigration en France.
§ 16 juillet : la journaliste Françoise Giroud devient le première secrétaire d'état à la condition féminine.
o 1975 :
§ 17 janvier : vote de la loi autorisant sous certaines conditions l'avortement appelée aussi loi Veil
§ 31 janvier : remaniement ministériel
§ Début de la modernisation du réseau téléphonique avec le triplement des lignes sur 7 ans.
§ 11 juillet : institution du divorce par consentement mutuel
§ 15 novembre : première réunion des 7 pays les plus industrialisés de la planète à Rambouillet
§ Le cap des 1 million de chômeurs est franchi en fin d'année
o 1976 :
§ 9 janvier : Naissance de la compagnie Elf Aquitaine
§ 12 janvier : remaniement ministériel
§ 14 mars : le Franc sort du serpent monétaire européen
§ 15 avril : La construction du supergénérateur nucléaire nommé Superphoenix est décidé.
§ 29 avril : Décret donnant droit au regroupement familial des immigrés
§ Fondation de la COGEMA (Compagnie Générale des Matières Nucléaires) et de l'Institut de protection et de sureté nucléaire (IPSN). Mise en service du centre de retraitement de La Hague
§ 25 août démission de Jacques Chirac
· Gouvernement de Raymond Barre (27 août 1976-12 mai 1981)
o 1977:
§ 31 janvier : Inauguration du centre Georges-Pompidou à Paris
§ Elections municipales des 13 et 20 mars remportées par la gauche qui prend le contrôle de 156 villes de plus de 30 000 habitants. Jacques Chirac, élu maire de Paris contre Michel d'Ornano, le candidat soutenu par les giscardiens.
§ 29 mars : Remaniement ministériel
§ 27 juin : Le territoire français des Afars et des Issas accède à l'indépendance
§ 6 octobre : Adoption de la loi informatique et libertés contre l'utilisation abusive des fichiers nominatifs informatiques
o 1978:
§ Janvier : Discours de Verdun par lequel VGE met en garde les français sur les conséquences institutionnelles et les blocages politiques que provoquerait une victoire de la gauche aux élections législatives du mois de mars. Il déclare qu'il ne démissionnerait pas mais n'aurait pas les moyens d'empêcher une majorité de gauche d'appliquer son programme.
§ 1er février: Fondation de l'UDF regroupant centristes et giscardiens afin de soutenir l'action de Valéry Giscard D'Estaing.
§ Mars : La majorité de droite (RPR/UDF) remporte les élections législatives.
§ 19 mai : le président envoie des troupes parachutistes à Kolwezi au Zaire, afin de libérer les occidentaux pris en otage par des rebelles au gouvernement zairois.
§ 5 décembre : accord sur le Système monétaire européen (SME) qui établit un système de taux de change stable et ajustable entre les pays membres de la Communauté économique européenne.
§ 6 décembre: Appel de Cochin de Jacques Chirac qualifiant l'UDF et les giscardiens de "parti de l'étranger" pour leurs prises de position pro-européennes.
o 1979:
§ 13 mars: Création de l'écu, l'unité de compte européenne
§ 10 juin premières élections au suffrage universel au Parlement Européen. Simone Veil en devient la présidente.
§ 10 octobre : Début de l'affaire des diamants. Le Canard Enchaîné accuse le président de la république d'avoir reçu de Bokassa 1er, Empereur déchu de Centre Afrique des diamants en cadeaux lors de visites officielles. Le Canard Enchaîné estime la valeur de ces diamants à 1 million de francs. La défense maladroite de Giscard va accréditer les informations du journal satirique et va plomber sa campagne de réélection.
§ 30 octobre, le ministre du travail Robert Boulin, accusé par lettres anonymes, publiées par le Canard Enchainé, d'avoir acquis de manière illégale une garrigue, est retrouvé mort dans un étang de la forêt de Rambouillet. L'enquête finit par conclure au suicide.
o 1980:
§ 2 février : L'ancien ministre Joseph Fontanet est assassiné. Le meurtre reste inélucidé.
§ Le pays compte à la fin de l'année plus d'1,5 millions de chomeurs.
o 1981
§ 24 avril : VGE arrive en tête des candidats lors du premier tour de l'élection présidentielle. Mais Jacques Chirac, arrivé troisième, refuse d'appeler ses partisans à soutenir VGE face à François Mitterrand.
§ 10 mai : François Mitterrand qui avait accablé VGE de surnoms comme « monsieur chômage » ou «l'homme du passif», est élu président de la république. Valéry Giscard d'Estaing a alors 55 ans.
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