17/10/2007
Antidopage: Le Conseil de l'Europe déplore le retrait de la candidature de J-F Lamour
Strasbourg " J'ai été surprise et déçue d'apprendre ce matin le retrait de la candidature de Jean-François Lamour à la présidence de l'Agence mondiale antidopage. Comme sa candidature était soutenue par les gouvernements des 47 Etats membres du Conseil de l'Europe, M. Lamour était donc le candidat officiel de toute l'Europe", a déclaré Maud de Boer-Buquicchio, Secrétaire Générale adjointe du Conseil de l'Europe. "Le monde du sport n'est malheureusement pas en très bonne forme, et nous avons besoin d'une AMA forte avec des dirigeants compétents qui prennent des mesures fermes à l'encontre de tous les tricheurs. J'appelle les représentants des gouvernements qui participeront à l'élection du prochain président de l'AMA à prendre leurs responsabilités, dans l'intérêt des millions de sportifs hommes et femmes honnêtes - et de leurs supporters - dans le monde entier ".
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26/07/2007
Carton rouge pour le maillot jaune: C'est moral...
Le Danois Rasmussen limogé
Commentaire RELATIO:Tout va très vite. Dans notre éditorial RELATIO de ce soir, nous demandions que le cas Rasmussen soit réglé. Un grand coup a été frappé. Non par lui, non par les organisateurs du Tour, mais par son équipe. C’est sain et courageux.
Et c’est bon signe pour l’avenir, donc pour les « Opérations Ethique et Propreté » qu’il convient de conduire si l’on veut sauver la crédibilité de la compétition et surtout faire en sorte que le sport garde ses vertus d’émulation éducative. Le maillot jaune était trop maculé de souillures infâmes...
Certes,il n'avait pas été pris en flagrant délit lors des contrôles, mais il avait attiré sur lui plus que des suspecisions, puisque les autorités danoises l'avaient sinon privé de sa licence du moins lui avait adressé plusieurs avertissements. Ses récents exploits avaient renforcés les suspicions légitimes. On saura ce matin si ce limogeage s'accopagne d'une suspension ou d'une suppression de sa licence:les informations de cette nuit étaient contradictoires
LES FAITS: Le Danois Michael Rasmussen, maillot jaune du Tour de France, a été limogé par son équipe, a annoncé tard hier soir Rabobank, et il est donc exclu de la suite de la course, déjà ébranlée par le scandale Vinokourov et d’autres affires de dopage…
Rasmussen a remporté mercredi la 16e étape, non sans avoir été hué par le public. Il a été reproché au coureur de n'avoir pas fourni aux responsables danois des contrôles anti-dopage son emploi du temps durant ses entraînements précédant le Tour.
"Il a violé les règlements de l'équipe", a déclaré un porte-parole de Rabobank.L'équipe Rabobank, reproche au maillot jaune d'avoir menti sur son emploi du temps du mois de juin.. Rasmussen avait indiqué comme lieu d'entraînement le Mexique (le pays de son épouse) alors qu'il se trouvait en Italie où il aurait été reconnu par un ancien coureur, Davide Cassani, devenu consultant à la télévision publique italienne.

Theo De Rooy, manager de la formation Rabobank, a interrogé mercredi après-midi son coureur qui a reconnu les faits. "Tous les deux étaient en état de choc", a déclaré Jacob Bergsma aux journalistes présents à l'hôtel de l'équipe à Pau. La localisation sur les lieux d'entraînement permet de procéder à des contrôles inopinés, l'arme de plus en plus développée pour lutter contre le dopage. Ell permet aussi de surveiller d'éventuels traitements sanguins...Cette nuit, les gendarmes se sont rendus à l'hotel du mallot jaune déchu, mais il avait disparu...
La décision de retirer Rasmussen de la course est intervenue quelques heures après le départ volontaire de l'équipe Cofidis dont le coureur italien Christian Moreni a été contrôlé positif à la testostérone. Mardi, c'était l'équipe espagnole Astana qui était mise à l'écart par la direction du Tour : son leader, Alexandre Vinokourov, avait été contrôlé positif aux transfusions homologues.
Pour Christophe Prudhomme, directeur du Tour, "l'important n'est pas qu'il soit licencié par son équipe mais qu'il ne soit plus au départ du Tour demain matin".
La veille, après l'annonce du contrôle positif du coureur kazakh Alexandre Vinokourov, dont il s'est avéré qu'il a recouru à des transfusions sanguines homologues, Prudhomme avait prôné une "révolution" dans le cyclisme. "Il faut faire péter le système", avait-il déclaré lors d'une conférence de presse improvisée. Après ce nouveau coup de tonnerre, c'est l'espagnol Alberto CONTADOR qui prend le maillot jaune à quatre jours de l'arrivée à Paris.
03:32 Publié dans Débats d'actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : toiur sde france, dopage, sport, médecine, danemark, medias, sposors
25/07/2007
Le Tour de France de la défonce
Limites de la (fausse) présomption d'innocence
UNE ETHIQUE A IMPOSER AU NIVEAU EUROPEEN
EDITO RELATIO par DANIEL RIOT: Qui n’aime pas la Tour de France ? Ses légendes, ses exploits, ses héros heureux et malheureux, ses paysages (merci la télé !), son magnétisme populaire ? Rasmussen, aujourd’hui encore, s’est imposé. En champion imbattable. Drôle d’histoire : éliminé par sa fédération, suspecté de trafic prohibé, il n’a pas été pris la main dans le sac…et il va sans doute gagné le Tour. Présomption d’innocence ? Excès d'indulgence...Trop de questions restent sans réponses: on comprend les sifflets du public...

Mais l’info du jour est celle de (presque) tous les jours : encore un coureur pris en excès de testostérone… Moreni d’une équipe (Cofidis) qui s’était associée à la petite manif du matin (sit-in sur la ligne de départ) organisée par les militants d’un « vélo propre », d’un « cyclisme sans dopage », d’un « cyclisme crédible ». Cofidis se retire: c'est sain. Et c'est terrible pour elle: elle était en flèche dans la lutte contre ces scandales de la dope...
Pour les inconditionnels, ces cas de dopage en série démontrent l’efficacité des contrôles… C’est une façon de voir en effet. Pour les plus soucieux d’éthique, il faut arrêter le Tour. Tant pis pour les enjeux financiers. Tant pis pour les TV, le médias, les sponsors, et les passionnés qui ne sont ni tricheurs ni menteurs ni voyous.
Philosophes, les «sociologues » tiennent des propos de comptoirs : « Ce n’est pas du sport, c’est du spectacle ». Allons bon… Pourquoi pas ? Ne se dope-t-on pas pour les examens, pour être plus performants au boulot ou au …lit, pour dormir moins ou plus, pour améliorer la mémoire, son attention, son adresse ?...Nous vivons dans des sociétés dopées, droguées…

Consolation : dans l’antiquité, déjà, on recherchait les substances les plus « bénéfiques » et dans les sociétés primitives aussi. Nos grands sorciers sont dans des laboratoires, c’est cela la nouveauté ! Et les circuits des produits prohibés se mêlent à ceux de cette économie souterraine que l’on ne combat pas assez, envers laquelle les autorités affichent trop d’hypocrisie.
Un constat : au niveau national comme sur le plan européen les campagnes et les mesures contre le dopage ne manquent pas. Que faire de plus et de mieux ? On finit pas désespérer de la nature humaine. Sans doute
Car le cyclisme, notamment dans les grandes boucles qui exigent à la fois rapidité et endurance, efforts intenses et répétés, forces d’une grande variété est plus exposé aux tentations du dopage que d’autres disciplines, mais il n’est pas la seule discipline sportive à être touchée. De beaucoup s’en faut. Revers de l’esprit de compétition et des cultures du résultats si à la mode. Y compris chez les plus jeunes…

Arrêter le Tour aurait une signification symbolique puissante, mais disons-le sans détour : d’autres compétions devraient être supprimées ou suspendues, à commencer par les jeux des jeux, ces JO qui ont désormais des dimensions plus économiques et politiques que sportives.
« La situation est décourageante mais pas désespérée », dit Daniel Bilallian en justifiant la poursuite des retransmissions du Tour sur France Télévision par la volonté des organisateurs d’aller jusqu’au bout de leur combat contre les tricheurs et les voyous. C’est vrai : les « malins » d’hier sont devenus des « cibles ». Mais la course entre les gendarmes et les violeurs d’éthique est loin d’être terminée.

Ce ne sont pas aux coureurs qu’il faut mettre le nez dans leur pipi pollué, ce sont aux maffias médico-capitalistico-antisportives qu’il faut s’attaquer avec des normes (au moins) européennes plus strictes et des moyens plus efficaces.
Le cas Rasmussen illustre bien la dimension européenne du problème d’une façon concrète. Lui aussi ne joue-t-il pas à la « roulette russe » pour reprendre l’expression du directeur du Tour ? Vérité au Danemark, erreur en France… Rasmussen n’a pas respecté le règlement, chez lui, en Europe. La crédibilité commence où l’hypocrisie s’achève. Le reste, c’est du baratin. N’arrêtons pas le Tour, mais clarifions vite, très vite, la situation du Danois,, même si la majorité des Danois rêvent en jaune grâce à lui... C'est le départ qu'il n'aurait jamais du prendre....
Daniel RIOT

SUR LE NET (sélection NouvelObs)
Les dernières nouvelles sur le site officiel d’Alexandre Vinokourov (en anglais ou espagnol)
Un site de fan de l'équipe Astana
Le règlement antidopage de l'Union cycliste internationale
L'info en continu du cyclisme sur le site de la Fédération française de cyclisme
23:17 Publié dans Edito | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sport, tour de france, velo, drogue, dopage, europe, jeunesse
19/07/2007
Alors, on arrête tout?
Le Tour nous joue trop de tours. Il y a des limites à tout. Surtout à la défonce. La « culture du résultat » si vantée est une forme de drogue qui nous pousse à tous les dopages,non ? J’ai lu dans « Le Temps » un éditorial , signé, Simon Meyer, qui dit ce que je pense. Alors, je vous en fait profiter. Qu’en pensez-vous, vous ?
« Tournant historique dans la lutte antidopage ou emplâtre sur jambe de bois? La décision des deux chaînes de télévision publique allemande, ARD et ZDF, de ne plus retransmettre le Tour de France suite à l'annonce du contrôle positif «subi» par le cycliste Sinkewitz, constitue une nouveauté. Un signal fort. Expression radicale d'un écœurement partagé par beaucoup, cette potentielle onde de choc soulève deux questions de fond. Primo, le rôle des médias dans notre société. Secundo, la nature profonde du sport de haut niveau.
Une gazette en désaccord avec la politique de George Bush cessera-t-elle d'évoquer l'actualité des Etats-Unis? Non. Une multinationale a-t-elle déjà été boycottée après une affaire de caisse noire? Non plus. Micros et caméras se détourneront-ils d'un juge corrompu? Toujours pas. La prise de position d'ARD et ZDF est courageuse, louable d'un point de vue éthique. Dans un monde idéal, ce sain élan serait suivi à l'unanimité. Dans un monde idéal, le Tour de France ne serait pas parti puisque chacun sait, sans pouvoir le prouver ou vouloir le dire, que les ténors du peloton sont trafiqués.
Le cyclisme, qui multiplie les efforts de surface afin d'éradiquer le fléau sans déployer les moyens politiques et financiers nécessaires, mérite d'être fustigé. Mais en attendant, on continue à faire exploser les audiences avec un Mondial de foot - aucun contrôle antidopage n'a eu lieu l'été dernier en Allemagne - ou des Jeux olympiques faussés par un armement pharmaceutique rampant. 
Oui, le sport de haut niveau est gangrené de fond en comble. Non, ce n'est pas bien. Alors, on arrête tout? Impensable pour des raisons financières d'abord, sociales ensuite. La solution? Mettre fin à l'hypocrisie. Soit on empoigne le taureau par les cornes, soit on accepte que le sport de haut niveau, à l'image des piliers majeurs que sont la politique, l'économie ou la justice, possède ses zones d'ombre. Que la compétition n'est pas destinée à faire «mumuse», mais à générer des bénéfices. Le sport d'élite, dit-on à juste titre, c'est le miroir de la société. On ne peut exiger de lui qu'il reflète une image moins torve que les ressorts sur lesquels il repose. »
07:15 Publié dans Débats d'actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : rogue, medias, tour de france, sports, dopage, société










