23/07/2008

La Serbie se rapproche de l'Union européenne

Radovan Karadzic : Quelques leçons à tirer de l'arrestation du Pol Pot des Balkans... PDF Imprimer Email
Mercredi, 23 Juillet 2008 11:33

L'éditorial de RELATIO-EUROPE par Daniel RIOT

Qui, dans l'Europe démocratique, peut ne pas se réjouir de l'arrestation de Karadzic, le psychiatre  fou de nationalisme devenu un Pol Pot des Balkans ? Les réactions au Conseil de l'Europe et dans  l'Union européenne ont valeur d'applaudissements, et de chants d'autosatisfaction. Cette arrestation  « constitue une étape importante dans la voie du rapprochement de la Serbie avec l'Union européenne », déclare  la présidence française de l'Union. Soit Mais les chants de satisfaction entonnés ont aussi valeur de lâche soulagement.


Treize ans d'attente, c'est long ! Et Karadzyc n'incarne pas que la folie meurtrière du nationalisme déchaîné. Ce psychiatre fou devenu un Pol Pot des Balkans  symbolise aussi l'impuissance de la communauté internationale , la mauvaise conscience des, Européens  devant une série de faits accablants :  les  tragédies de l'ex-Yougoslavie, les jeux diplomatiques pervers, les effets négatifs des différences de conception sur les applications des  droits de l'Homme et du droit international qui opposent toujours la Russie   et les autres membres du Conseil de l'Europe, les faiblesses d'une justice internationale toujours  plus embryonnaire que majeure et décrédibilisée par le « procès » de Milosevic...

 

23/01/2008

Sur RELATIO, l’Europe de Strasbourg

Homoparentalité : les juges de Strasbourg et un couffin

 

10ac8f7c27280039b6a238b34468dc32.jpgLa marque juridique d’une vraie Révolution sociologique

La condamnation de la France par la Cour européenne de Strasbourg va devenir une référence…dans les 47 pays du Conseil de l’Europe. Il n’est pas ri étonnant qu’elle suscite commentaires et polémiques : droit et morale, évolution des mœurs et traditions, droits de l’homme et lois sociétales… C’est le cœur même du concept de famille, donc la base de nos sociétés,  qui est ainsi touché.

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Economie et écologie : Un grand test pour l’Europe

 

La Commission de Bruxelles présente aujourd’hui sa « stratégie pour le climat » :D’ âpres négociations à mener dans des délais très courts, avec des chocs d’intérêts chargés d’enjeux majeurs

 

L’Editorial de Daniel RIOT pour RELATIO

293443ee8c736d8607d200da73c891e2.jpgUn grand test : celui des capacités de l’Union européenne de concilier les intérêts économiques et les impératifs écologiques. Autrement dit, la place que l’éco-économie, comme dit Corinne Lepage, doit prendre dans le modèle de développement durable européen. Les tractations ont déjà eté longues et difficiles, avec pressions contradictoires de lobbies antagonistes. La stratégie que la Commission doit présenter aujourd’hui  a suscité des polémiques avant même sa présentation. Et elle va déboucher sur des négociations qui s’annoncent longues, âpres et à la fois très  techniques et politiques entre les gouvernements des 27 et le Parlement européen.

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08/11/2007

La France et la directive européenne sur le financement du terrorisme, par Chantal CUTAJAR

Lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme : l’urgence d’une indispensable refonte du dispositif de prévention à l’occasion de la transposition de la 3ème directive de l’UE.

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Chantal Cutajar

Dans un communiqué du Conseil des ministres du 21 mars 2007, le gouvernement a fait savoir qu’il « entend maintenir la lutte contre le blanchiment en France au niveau des meilleurs standards internationaux car elle constitue un élément majeur de la sécurité des populations et de la sécurité économique ».

Pour mener à bien la  transposition de la directive du Parlement et du Conseil relative à la prévention de l’utilisation du système financier aux fins du blanchiment de capitaux et du financement du terrorisme 2005/60/CE du 26 octobre 2005, dite 3ème directive anti-blanchiment, une mission a été confiée à Jean-Louis FORT , ancien président du GAFI et Yves CHARPENEL, magistrat, pour procéder à une concertation approfondie avec les professionnels pour « que les nouvelles règles intègrent au mieux leurs préoccupations ».

Les auditions se sont déroulées, le rapport a été remis au ministre des finances fin juillet 2007, dans le plus grand secret.  Alors que la France s’apprête à assurer la présidence tournante de l’Union européenne à compter du 1er juillet 2008, il lui revient de transposer cette directive au plus tard le 15 décembre 2007.

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Le principe de la directive qui fait table rase du dispositif antérieur a été arrêté au lendemain des attentats de Madrid avec l’objectif affiché de « Porter un coup » à la criminalité et au terrorisme. Il est certain que la lutte contre le blanchiment constitue un axe essentiel de la lutte contre les organisations criminelles parce que, sans le blanchiment, elles ne pourraient pas réintroduire dans le système financier les masses considérables de capitaux provenant des trafics d’êtres humains, d’organes, de drogue, de la contrefaçon, de la corruption etc… De fait, sans le blanchiment, les organisations criminelles ne pourraient pas prospérer.

Le législateur européen a fait le choix éclairé d’adapter le dispositif préventif à l’évolution de la criminalité organisée et des organisations terroristes en mettant en œuvre une approche plus concrète et pragmatique, moins légaliste.

Ainsi, constatant que la criminalité organisée générait des profits au moyen d’activités criminelles extrêmement diversifiées, la directive élargit l’éventail des infractions principales pour faciliter la déclaration des transactions suspectes.

Devront à l’avenir être déclarées les sommes provenant d’une infraction grave, l’infraction grave englobant notamment toutes les infractions punies d’une peine privative de liberté d’une durée maximale supérieure à un an.

Ensuite, la nouvelle directive introduit une approche fondée sur la nature du risque de blanchiment : en présence d’un risque faible de blanchiment, le dispositif de vigilance est allégé. A l’inverse,  lorsque le risque de blanchiment est grave, les obligations de vigilance sont renforcées.

Se pose évidemment la question de l’appréciation de la nature du risque puisque c’est d’elle que va dépendre la mise en œuvre de l’un ou l’autre des dispositifs, et celle de la responsabilité qui en découle en cas de choix erroné.

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Ces deux innovations justifieraient à elles seules une refonte totale du dispositif français à l’image d’ailleurs de celle opérée à l’échelle communautaire. Alors que la date butoir pour la transposition arrive à échéance, les professionnels assujettis au respect des obligations préventives sont dans l’ignorance de l’option qui sera prise dans le cadre de la loi de transposition.

Malheureusement, tout laisse à penser que la France s’achemine vers une nouvelle superposition législative sur le dispositif existant, procédant ainsi à un nouvel empilement des réformes.

Un tel choix, s’il devait être entériné serait une grave erreur. La transposition de la troisième directive doit être l’occasion de clarifier un dispositif qui est devenu, en raison de la multiplication et de l’empilage des règles depuis 1991, trop complexe et illisible.

Force est de constater que le mille feuilles réglementaire génère incompréhension et divergences d’interprétations y compris de la part des juridictions commerciales et administratives, sans compter le risque pénal encouru par les professionnels. Il ne fait aucun doute que ce phénomène sera aggravé en raison de l’élargissement du champ des obligations prévu par la 3ème directive.

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A l’échelle européenne, les disparités entre les systèmes de lutte nuisent à l’efficacité du dispositif. Ainsi, il n’y a pas d’harmonisation des qualifications pénales ; les cellules de renseignements financiers dépendent de tutelles différentes selon les États. Il n’y a pas non plus d’harmonisation concernant les seuils de déclenchement des contrôles.

Par exemple, pour les mouvements d’espèces, les seuils varient de 3 000 ou 8 000 € en France  à 15 000 € pour 9 autres États membres dont l’Allemagne, le Royaume-Uni ou le Luxembourg.

Quant au fameux examen particulier des opérations atypiques à partir de 150 000 €, il s’agit d’une exception française (L 563-3 du Code monétaire et financier) qui est source d’insécurité juridique et qu’il conviendrait purement et simplement d’abroger.

La durée de conservation des documents prouvant que la vigilance a bien été effectuée peut varier de 5 ans (11 États) à 10 ans pour l’Italie et le Portugal.

Le défaut de déclaration constitue en France une faute disciplinaire, elle est aux Pays-Bas et au Luxembourg un délit pénal exposant les auteurs à une amende de 125000 €.

Enfin, des distorsions considérables apparaissent s’agissant du volume des déclarations de soupçons : 154000 déclarations annuelles au Royaume Uni, entre 6 000 et 14 000  pour l’Allemagne, la Belgique, la France, la Hongrie, l’Italie la Suède,  à 3 en Slovénie, 83 en Roumanie, 345 au Portugal et 450 au Danemark, sans compter les disparités que l’on peut constater à l’intérieur d’un État non seulement entre les différents professionnels soumis mais à l’intérieur d’une même catégorie d’assujettis. Ainsi, le nombre de déclaration émanant des établissements bancaires varie considérablement d’une banque à l’autre.

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Derrière le terrorisme:l’argent sale!

Il est en conséquence urgent et impératif de profiter de l’exercice de transposition pour adapter le dispositif aux réalités nouvelles de la menace de blanchiment et de financement du terrorisme. Il faut, tant pour des raisons d’efficacité que de justice, dissiper la méfiance des professionnels concernés par le dispositif, causée notamment par l’insécurité juridique à laquelle ils sont exposés lorsqu’ils mettent en œuvre les obligations de vigilance et de déclaration. 

Un arbitrage est nécessaire entre une approche purement légaliste où la loi prévoit tout et un traitement plus pragmatique consistant à laisser aux règlements professionnels le soin de prendre en compte les spécificités sectorielles. La vérité est sans doute à mi-chemin. Le rôle et la mission de Tracfin devraient être redéfinis pour faire de Tracfin, une véritable autorité centrale de régulation à qui l’on confierait notamment un rôle de conseil vis-à-vis des professionnels, ce qui n’existe pas aujourd’hui. Tracfin devrait également avoir un rôle d’interface pour les autorités de régulation ce qui permettrait d’améliorer la détection des indices suspects.

Seule une refonte du dispositif permettrait de remédier aux carences existantes qui seront aggravées avec la nouvelle directive. A défaut, le risque est réel que les organismes assujettis procèdent à des déclarations de couverture systématique pour se prémunir contre le risque de sanction en cas de simple erreur. Tracfin serait alors très vite asphyxié. Il est clair que dans ces conditions, la France aborderait très difficilement l’évaluation de notre système par le GAFI qui doit intervenir en 2009.

Le colloque qui se tiendra au Palais du Luxembourg à Paris, le 20 novembre 07 à l’initiative du Centre du droit de l’Entreprise de l’Université Robert Schuman sera l’occasion d’attirer l’attention des parlementaires sur la nécessité d’une réforme d’ensemble du dispositif préventif de lutte contre le blanchiment et de formuler des préconisations. (Inscription obligatoire : aurelie.kraft@urs.u-strasbg.fr)

Chantal CUTAJAR

Directeur du Master 2 Prévention des fraudes et du blanchiment ,Directeur du Grasco, (Groupe de recherches sur la criminalité organisée) ,Centre du droit de l’entreprise. Université Robert Schuman Strasbourg

LE PROGRAMME DU COLLOQUE >>>>>  A TELECHARGERProgramme 20-11-071.doc

LE SITE DU TRACFIN >>>>>>

UNE FICHE SUR LE TRACFIN>>>>>

02/11/2007

Internet et vie privée: Un édito du monde qui mérite débat...

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out ce qui est interdit aux médias classiques écrits et audiovisuels est permis sur Internet. Cette constatation inquiétante est renforcée par le jugement du tribunal de grande instance de Paris qui, le 29 octobre, a débouté des plaignants dont la vie privée, en l'espèce leurs préférences sexuelles, avait été dévoilée sur Wikipedia. La législation actuelle laisse la porte ouverte à ce type d'abus. Le tribunal s'appuie sur le fait que l'encyclopédie électronique n'assurerait qu'un hébergement technique. C'est oublier que Wikipédia, dont le succès est considérable, est devenu l'un des dix premiers sites mondiaux : n'importe quel article ou élément d'article diffusé par son canal est dans l'instant mis à disposition de millions d'internautes. Seul un contenu "manifestement illicite", comme la pédopornographie, doit être supprimé lorsqu'il est porté à la connaissance des sites "hébergeurs". Mais l'outing forcé, la diffamation, échappent à la loi.

Le Net est bien sûr un outil formidable de travail et de communication. Mais, tout comme la "bulle" spéculative Internet avait gonflé jusqu'à la démesure avant d'éclater, l'euphorie suscitée par ce nouvel espace mondial de liberté a suscité un vertige collectif qui a longtemps masqué ses effets pervers. Sans même compter les possibilités accrues de fraude et d'escroquerie et les risques d'addiction, Internet devient en effet une arme de diffusion massive de ragots et de fausses nouvelles. Un instrument pratique et redoutable de vengeances anonymes, parfois de menaces. De tout temps, la rumeur a pu détruire des vies et des réputations. Internet démultiplie cet effet, offrant des possibilités nouvelles aux "corbeaux" de tous ordres.

Si rien n'est fait, c'est une sorte de Big Brother mondial à l'envers qui va se mettre en place. Nul ne sera à l'abri de la divulgation, à la vitesse de l'électronique et sans possibilité de réagir, d'épisodes réels ou inventés de sa vie privée, avec ou sans intention de nuire. Déjà, on sait que des employeurs potentiels peuvent récolter sur la Toile, en toute discrétion, des "informations" plus ou moins exactes sur des candidats à l'emploi. Des écrivains ou des journalistes sont désignés à la vindicte publique ou cibles de "cyber-enquêtes".

Il devient urgent d'adapter le droit à cette nouvelle réalité. La nature immatérielle d'Internet, sa capacité à se jouer des frontières compliquent la tâche du législateur. D'autant que les citoyens ont pris goût aux possibilités qui leur sont offertes, et que les moteurs de recherche sont devenus un outil de base pour la quête de documentation. Mais il est essentiel de trouver un équilibre et de le faire respecter. Faute de quoi, sous couvert de transparence, c'est une régression démocratique, un recul des droits de l'individu qui vont s'installer au coeur de la société.

Article paru dans l'édition du 03.11.07

24/10/2007

Europe: Pourquoi la france n'a-t-elle pas encore ratifié la Charte du Conseil de l'Europe sur la lutte contre la traite des êtres humains?

Le Président de l'APCE se félicite de l'entrée en vigueur prochaine de la Convention sur la lutte contre la traite des êtres humains. Mais bien des ratifications tardent à venir...

Strasbourg- Le Président de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe (APCE), René van der Linden, s'est aujourd'hui réjouit de la 10ème ratification de la Convention du Conseil de l'Europe sur la lutte contre la traite des êtres humains (STCE n° 197) par Chypre, qui entraînera son entrée en vigueur le 1er février prochain (*).

" J'exhorte aujourd'hui l'ensemble des Etats membres du Conseil de l'Europe, qu'ils soient des pays d'origine, de transit ou de destination de la traite des êtres humains, à signer et/ou ratifier la Convention s'ils ne l'ont pas encore fait ", a déclaré le Président van der Linden. " Les parlements nationaux ont une responsabilité prépondérante pour assurer la ratification la plus large possible de cette Convention, qui permettra de mettre en place un système paneuropéen de protection des victimes et de poursuites des trafiquants ", a-t-il ajouté. Le Président de l'APCE a par ailleurs appelé la Communauté européenne à ratifier le texte.

René van der Linden a enfin plaidé pour l'indépendance du mécanisme de suivi de la Convention (le GRETA), et a demandé à ce qu'il soit doté de ressources financières suffisantes.

En 2002, dans sa Recommandation 1545, l'APCE avait demandé au Comité des Ministres d'élaborer une convention européenne sur la traite des femmes, ouverte aux Etats non membres.

Manuel à l’attention des parlementaires

 

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(*) Chypre est le 10ème Etat à avoir ratifié la Convention du Conseil de l'Europe sur la lutte contre la traite des êtres humains. La Convention entrera en vigueur le 1er février 2008 dans les pays qui l'ont ratifiée (Albanie, Autriche, Bulgarie, Croatie, Chypre, Danemark, Géorgie, Moldova, Roumanie, Slovaquie).

06/10/2007

« Touche pas à mon ADN ! » : Une pétition de Résistance.

Il n’y a qu’un problème avec la pétition lancée par Charlie Hebdo et SOS Racisme : le site www.touchepasamonadn.com,   est trop sollicité…Déjà 100 000 signatures à l'heure où j'écris cette note ! Prenez patience, donc, si vous voulez y aller ! Et « rechargez la page » à plusieurs reprises s’il le faut.

Car cette pétition, il faut la signer : elle est une mesure de salubrité civique. Et une bouffée d’oxygène dans un air bien pollué par une perverse imbécillité. « Un détail », ose dire Fillon à propos d’un amendement que même Pasqua a, dans un mouvement réprimé, trouvé indigne des combats menés en d’autres temps contre le fascisme.Le mot "principe" ne doit pas devenir politiquement incorrect! Le mot "valeur", si chanté, doit recouvrer du sens. 

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Plus cette pétition recueillera de signatures, plus on pourra garder espoir dans la perfectibilité démocratique. Et plus nous pourrons avoir confiance dans la capacité de RESISTANCE des Personnes aux forces terribles de ce « mimétisme de masse » qui entraîne l’humanité vers des catastrophes collectives quand la légende du joueur de flûte et des rats devient réalité.

C'est tout le sens aussi de la pétition lancée par le collectif "Sauver la recherche" qui a recueilli plus de 44 000 signatures: les chercheurs comme les médecins (et les juges!) dignes de ce nom savent où peut mener une conception exclusivent biologique de la nature humaine....

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Cet amendement parlementaire à un texte déjà chargé de germes d’inhumanité est en effet honteux en tant que tel, par son  texte (même  mal corrigé) et par son contexte. Par son texte : «cet amendement est la porte ouverte à une classification biologique des personnes, dont les implications vont au-delà des questions d'immigration», écrit justement Philippe Val, le directeur de Charlie.

Par son contexte : les dérives droitières extrêmes en ce pays de « droit du sol » où l’on combattait le « doit du sang » deviennent banales, trop banales. C’est ce qui les rend dangereuses.

C’est la banalité des dérives accumulées qui enfante ce « fascisme ordinaire » toujours condamné trop mollement et trop tardivement quand il imprègne une société.

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Lier « adn » et « immigration », donc adn et « étrangers », c’est contraire à la loi républicaine. C’est sortir de ce qui était une règle morale et éthique française : « l’adn » est réservée à des fins scientifiques et judiciaires. Et c’est réduire la filiation aux liens de sang. La nature humaine n’est pas qu’un paquet de viande, d’os et d’eau…

Un argument avancé est irrecevable : « ce texte n’est pas contraire au droit européen ». Ce n’est pas un juge qui l’a dit : c’est le Commissaire chargé de la Justice qui se prend pour le ministre de l’intérieur de l’UE, Franco Frattini , l’homme qui rêve  d’une Europe où la droite polonaise ferait figure de force « progressiste »…

Le recours à l’adn est effectivement déjà utilisé à des fins de « regroupement familial » dans sept pays de l’Union, mais il n’est pas appliqué dans le même esprit,  il n’y a aucune norme communautaire en la matière et toutes les recommandations du Conseil de l’Europe en bioéthique ne confondent pas l’identité et le groupe sanguin…

Un argument n’est jamais avancé, en revanche, mais il pèse lourd. Il suffit de surfer un peu sur internet, et vous le découvrirez : des esprits entreprenants et imaginatifs voient dans le recours systématique aux tests adn un champ d’action juteux...

 

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Cette pétition, demande le retrait pur et simple de l’amendement Mariani. Cela s’impse en effet d’autant plus qu’elle est incohérente avec le but avoué de cette loi (la Xième sur la maîtrise de l’immigration) qui est de limiter les regroupements familiaux, ces regroupements autorisées sous Giscard et reconnus comme légitimes dans les accords internationaux qui engagent la France.

Une remarque, au passage : c’est terrible de voir qu’une telle pétition est lancée par un journal dit satirique…Dans les pays qui souffre d’ « inforexie » et d’un système d’information apathique, seuls les organes de presse anticonformistes font sinon avancer les choses, du moins freiner les régressions. Merci à Philippe Val !

Daniel RIOT

Parmi les premiers signataires de la pétition initiée par Dominique Sopo (SOS-Racisme), Philippe Val (Charlie) et Bernard-Henri Lévy entre autres, on compte notamment l'ancien Premier ministre Dominique de Villepin, le président du Modem François Bayrou, le Premier secrétaire du PS François Hollande, le généticien Axel Kahn, le secrétaire général de la CGT Bernard Thibault et les actrices Jeanne Moreau et Isabelle Adjani. On retrouve également le chanteur Akhénaton, l'ensemble de l'équipe de Charlie Hebdo et la secrétaire nationale du PCF Marie-Georges Buffet

Affaires et affairisme : Où souffle « l’esprit Dallas »

L’éditorial de Daniel RIOT pour RELATIO :Thierry Breton (que je connais depuis bien longtemps) est un homme d’une intelligence  peu ordinaire. Cela l’a conduit avant ses carrières industrielles et ministérielles à écrire des livres et à avoir des vues prospectives d’une pertinence exceptionnelle. Il affiche une de ces lucidités que l’on aimerait voir plus répandues. C’est en raison même de ses qualités que sa prestation devant les sénateurs laisse dubitatif…

«Transparent», mais «pas convaincant» dit, devant des journalistes, Philippe Marini, le rapporteur UMP de la commission des Finances du Sénat. Un bon résumé. Pourquoi ?

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A trop clamer que « L’Etat a eu un comportement exemplaire », en s’abritant un peu maladroitement derrière des structures (logiques en régime capitaliste) dont ses prédécesseurs sont responsables (Fabius et DSK) et en avouant  sa méconnaissance voire son ignorance de « l’affaire », l’ex-locataire de Bercy a paru très gêné par les questions des parlementaires… qui comprennent mal pourquoi cet ex-consultant n’ait pas su se faire mieux écouter par les dirigeants d’EADS…

Quand Manfred Bischoff (Daimler) et Arnaud Lagardère sont venus, en novembre 2005, l’informer de leur intention de céder leurs parts (7,5 % du capital chacun), il leur a signifié sa « très grande réserve»… Pas plus ?

Et quand  la Caisse des dépôts - un organisme public  - a racheté une partie des actions de Lagardère, il l’a appris «en lisant la presse»… Heureusement qu’il ne lit pas que « l’Equipe », notre actuel prof d’économie à Harvard, contrairement à ce que disent les « Guignols »… Manque d’autorité, là, manque de contrôle de ses services (directs et indirects) ici… Oh ! Thierry, ils étaient pourtant bon vos livres sur « La fin des Illusions » et sur « La Dimension invisible »…

On comprend que Christine Lagarde qui avait pris la défense de son ministère avec force, comme par réflexe, se ravise et exige une enquête interne… C’est la moindre des choses, peut-on dire sans rire. 

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 Qui plus est, un fait et une chronologie jettent un sérieux trouble. Le 8 mars 2006, le directeur adjoint du cabinet de Breton apprend de la bouche du directeur financier de Lagardère que ce dernier, (« mon frère », dit de lui Nicolas Sarkozy) ­s’apprêtait à vendre sa participation. L’information est transmise immédiatement  à l’APE, l’Agence des participations de l’Etat.  Mais elle ne sera rendue publique que le 5 avril. Pourquoi ? Or,  entre-temps, les hauts dirigeants d’EADS ont vendu massivement leurs actions. Etrange, non ? Surprenant, non ?  C’est l’un des points que l’inspecteur général des finances Bertrand Schneiter (à qui Lagarde a confié l’enquête) devra éclaircir. Avant jeudi !

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Il est un autre point d’ombre : qui peut croire, en connaissant un peu la « maison » que la Caisse des Dépôts et Consignations puisse acquérir un tel paquet d’actions d’une entreprise européenne hautement stratégique sans que les autorités politiques en soient averties ?  

La Caisse des dépôts et consignations affirme haut et fort avoir agi de façon « autonome » et sans instruction de la part de l’Etat. C’est beau l’indépendance ! Mieux : elle  confirme qu’elle se joindrait à la procédure qui serait engagée à l’issue de l’enquête en cours menée par l’Autorité des marchés financiers (AMF) s’il apparaissait que des agissements aient pu lui nuire en tant qu’actionnaire. Nous voilà rassurés. Pas vous ?

En tous cas, si l’Etat a eu une « conduite exemplaire », ses « serviteurs » n’ont pas eu, visiblement, la conduite qui s’imposait. Ni financièrement, ni politiquement, ni moralement.

Au-delà des personnes en cause, n’est-ce pas là  l’une des illustrations de cette connivence presque institutionnalisée entre les « milieux d’affaires », ces artistes de la géofinance, ces virtuoses de « l’économie casino »,  et les « sphères politiques »…qui devraient, par définition, placer les intérêts de la Cité (au sens large du terme) avant ceux des champions de la « corbeille ». De cette « Corbeille », où selon de Gaulle, ne devrait pas se faire la politique de la France…

Mais depuis le général, la « Corbeille » a pris une influence que la politique n’a plus… L’Italie a eu Berlusconi : elle n’en est pas encore guérie. Et le « berlucosnisme » n’est pas qu’une spécialité italienne : « l’esprit Dallas » fait trop de ravages. Ce qui ne nous empêche pas de « réfléchir », à la demande de Sarkozy et sous l’autorité de Rachida Dati,  à une « dépénalisation du droit des affaires ». Une urgence, on vous dit ! Un impératif ! Une réforme qui s’inscrit dans la profonde réforme de la justice « souhaitée par les Français qui ont élu Nicolas Sarkozy ».

Ben voyons … Si la croissance est en panne, est-ce parce que « l’esprit Dallas » est trop freiné au pays de Colbert par une justice pénale trop sociale ?… Si les dettes françaises sont aussi vertigineuses, est-ce parce que la « droits des affaires » secrète trop de vilaines « affaires » qui empêchent de « belles » affaires ?…

Réformer le droit des affaires, peut-être : là comme ailleurs, il y a trop de lourdeurs et d’arbitraire bureaucratiques. Mais, attention ! « L’esprit Dallas » voudrait que « l’affairisme » devienne un droit….

Au  fait, (on passe d’une affaire à l’autre, c’est cela le dynamisme !),  il a toujours ses nobles fonctions au Medef, le sieur  Denis Gautier-Sauvagnac. « Négociateur en chef sur la modernisation du marché du travail » : voilà un joli titre, non ? Surtout pour quelqu’un qui reste présumé innocent mais qui a opéré des retraits de fonds qui dépassent l’entendement de gens normalement constitués…

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Aux dernières nouvelles, deux autres comptes bancaires suspects ont été découverts par les policiers de la brigade financière (BF) enquêtant sur les retraits de fonds qu’aurait opéré Denis Gautier-Sauvagnac dans une caisse de l’Union des industries des métiers de la métallurgie (UIMM).

Selon l’Express, le négociateur du Medef aurait sorti en liquide, entre 2000 et 2007, non pas cinq mais quinze millions d’euros sur le compte de l’UIMM. Tout augmente… Il y a trop de zéros pour qu’un esprit ordinaire (vous et moi)  voit la montagne que cela représente…

Piment de plus :  la piste privilégiée par les enquêteurs concernerait le financement occulte des syndicats, ce qui ferait de cette affaire « une bombe politico sociale », toujours selon l’Express.  Les syndicats s’en montrent outrés, évidemment. Attendons… puisque Denis Gautier-Sauvagnac a nié toute malversation.

Mais si cette piste se vérifie, nous aurions là une version originale du grand rêve (gaullien) de l’association « capital-travail). « L’esprit Dallas », c’est d’abord la culture du résultat, le culte de la fin et… l’occultation des moyens.  « JR » n’est pas méchant mais cyniquement efficace.Dans un “univers impitoyable”.

Cela dit, nous attendons aussi des nouvelles …d’Allemagne. Car le scandale EADS, puisque scandale il y a même si l’enquête n’est pas terminée, est franco-allemand. Or, pour l’heure, du coté de chez Daimler (et de la Chancellerie), c’est plutôt une discrétion étourdissante :il est des silences qui font du bruit !

Impression et supputation : le refus politique allemand d’ « allonger » les euros nécessaires à Galiléo ne s’explique-t-il pas en partie par le trouble provoqué par cette secousse EADS ? Cela se comprendrait… C’est en cela d’ailleurs (aussi) que nous parlions ici d’un « crime contre l’Europe ». Un crime commis au nom de « l’esprit Dallas ».

Daniel RIOT

POUR OU CONTRE LA DEPENALISATION DES AFFAIRES ? VOTRE AVIS >>>>  

04/10/2007

POUR OU CONTRE la dépénalisation du droit des affaires: Le sondage de DpJ, le Droit pour la Justice

Le grand débat sur

 

 

la dépénalisation

 

 

du droit des affaires est lancé

 

 

Et vous qu'en pensez-vous?

 

 

 Ecrivez-nous 

 

 

 

ou VOTEZ >>>>

 

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18/09/2007

Le baptême du feu de Brice Hortefeux à l’Assemblée : Au Sénat, Sarko vole la vedette à son « mécano ».

Ce devait être « SA » journée. Son vrai « baptême du feu » ! Mais son ami (et maître) Sarkozy lui pique la vedette : Nicolas parle « social » (un « grand oral social » disent les animateurs des  télé-infos) au Sénat pendant que Brice lance le débat sur la nouvelle loi sur l’immigration (son « œuvre première») à l’Assemblée… Partage des rôles (et des temps d’antenne) : Sarkozy et Hortefeux travaillent en vrai « tandem ». Le second pédale et le premier tient le guidon… Hortefeux ? « Le mécano de Sarko » a écrit l’ami Philippe Reinhard (éditions Le Cherche Midi)

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Cette loi devrait être d’abord le signe et l’aveu d’un échec des politiques menées (par Sarkozy, ministre) jusqu’ici : c’est le quatrième texte législatif en peu de temps, donc les trois précédents n’étaient pas adaptées…

Mais sur ces sujets qui (à juste titre) mettent à rude épreuve les « messages universels » de la « France généreuse » en matière de droits de l’homme, les gouvernants appliquent la tactique de l’étranglement progressif, du « serres-moi doucement mais longtemps »… Du liberticide « soft », approuvé par l’opinion, sondages à l’appui. Comme si dans ses domaines la loi de la majorité n’avait pas démontré suffisamment toutes ses limites dans l’Histoire,  en diverses périodes (et dans presque tous les pays).Le sécuritaire a toujours été plus facile à cultiver que la sécurité à assurer ! Et la Liberté se chante plus qu’elle s’assume…

Cette fois, on va  rompre (avec le soutien d’associations communautaristes !) avec la loi républicaine de la non-distinction des signes qui peuvent alimenter les pratiques discriminatoires (« statistiques ethniques », dit-on).

A quand la religion sur les cartes d’identité ? Voilà quelques années, nous étions scandalisés par les Grecs rappelés à l’ordre des droits et de la dignité humaine par les instances européennes,  mais plus le temps passe, plus « on s’habitue à tout »…

On va ouvrir aussi le champ (vaste) de l’utilisation de l’ADN en dehors des affaires criminelles. Avec la bonne conscience que donnent les « exemples » d’autres pays européens et la surdité soigneusement entretenue aux débats (rarement médiatisés) sur « progrès technologiques et éthique »…

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L'immigration, avant-hier...

Surtout, (en  avocats de la francophonie ?), nous allons exiger que les candidats à l’immigration soient dignes de venir à notre table. Connaissances de français et apprentissage des codes républicains AVANT le visa…

« Choisie », l’immigration nouvelle ! Pas comme celle « moisie » (tiens on ne la pas encore dit, çà, mais cela ne saurait tarder …)  « subie » jusqu’à présent.  

Si au moins cette « condition préalable» (culturelle et censitaire)  s’accompagnait de nouveaux efforts en faveur du français dans le monde (nous comptons toujours sur nos amis suisses, belges et québécois plus que sur nos propres forces) ! Et  si (enfin !),  cette obsession des « flux » ne se développait pas au détriment du souci des « stocks » migratoires !

Mais, là, on se garde bien de soutenir les associations qui depuis les années 50 (le « Castami » à Strasbourg, par exemple) font un travail considérable d’alphabétisation, d’information, de formation et d’insertion.

La « glandouille » dans les cités vient aussi de la « glandouille » des pouvoirs publics, à tous les niveaux, depuis des années dans ce qui est devenu les « quartiers »…

Mais à Neuilly où il est né et où il a grandi, et on il a « assisté » Sarko dans toutes ses batailles, Hortefeux le bien nommé par son tempérament incendiaire et son style (souvent) pompier n’a rencontré que des immigrés qui sont devenus « plus français que des Français » (une expression qui ne veut rien dire, évidemment).

Et à Clermont-Ferrand, dans cette Auvergne du Bonhomme Michelin, qu’il rêve de transformer en fief, il sait séduire les Bourgeois les plus à droite mais pas ces Français qui n’ ont pas  besoin qu’on leur dise de « travailler plus » …et qui savent que « pour gagner plus », il faut surtout savoir faire travailler l’argent des autres.

Pourtant, il sait séduire Hortefeux ! Avec ses chaussures toujours bien cirées, son maintien de colonel de réserve d’une armée de l’air  sortie d’une BD, son coté « british » (qui plait énormément aux femmes en quête de « classe »), son « ironie » (meurtrière, donc séduisante pour ceux qui ne lui servent pas de cible), son « esprit » (il sait en montrer, cet ami de Bigard), il n’a pas que les défauts de ses fonctions de « garde du corps », de « gourou », de « porte-flingue », de « chargé des basses œuvres », d’  « homme de confiance », « d’homme lige » du « petit Nicolas »  devenu « grand Président ».

En fait, Hortefeux a un profil assez courant dans la vie politique française. Sulfureux, ambigus, à la fois tireurs de ficelles et marionnettes, ces personnages de l’ombre qui savent se faire plus craindre qu’aimer ne manquent jamais dans les Cours des pouvoirs. Surtout dans notre très monarchique V ième République en passe de devenir impériale sir « l’absolutisme présidentiel », comme dit justement  Bayrou ne trouve pas ces « contre-pouvoirs » qui seuls mesurent le degré démocratique d’un régime.  

Une pincée du Michel Debré (et son entonnoir légendaire) du général. Une pointe  de …Focard (en moins discret) : Chargé (aussi) du « codéveloppement », il va tenter de rompre avec la Francafrique , mais pour quelle  Sarkofrique ? Un saupoudrage du Charasse mitterrandien : ou l’art de susciter sympathie et antipathie de conserve…Un petit coté de Pasqua : l’élève reste toutefois très loin du maître…

Ce dont il souffre le plus (tout en en tirant un peu de fierté sans doute), c’est de la comparaison avec Michel Poniatowski, qui fut ce que Hortefeux n’est (officiellement pas) ministre de l’Intérieur (sous et de Giscard).

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Très franchement, en fondant mes jugements sur des constats faits lors de rencontre au (et en marge du) Parlement européen, il n’y a pas photo. Sauf peut-être sur l’art de caresser l’extrême-droite et sur le plan de cette parano des « ennemis de l’intérieur » sans laquelle les « anges gardiens diaboliques  des  maîtres au pouvoir » ne peuvent pas  bien remplir leurs fonctions et jouer leur rôle.

« Poniat » avait une culture, un sens de l’Histoire et surtout un art de l’anticipation géopolitique, une vision des enjeux planétaires de demain,  que Brice n’a pas. Il avait aussi des talents (d’esprit, d’expression et d’écriture) que le « trop gavé »  (Nicolas dixit, après une bourde) n’a pas. Il est vrai que le  « parler cru » (« cash ? »)  sous Giscard n’avait rien à voir avec la subtile  vulgarité ambiante

On avait Bigeard et cette odeur (« messmerienne ») du « sable chaud » : c’était finement rétro. Nous avons Bigard : son succès suscite un mimétisme bien peu conciliable avec le réapprentissage des bonnes manières dans les écoles primaires. Mais comme écrivait feu Poniatowski : « L’avenir n’est écrit nulle part »…

Mais j’arrête, c’est l’heure ou sur les chaînes d’info continue les duettistes de Neuilly, de l’UMP, de l’Elysée et de « l’identité nationale » vont se faire une petite concurrence. Je plains ceux qui ne peuvent pas suivre leurs prestations… « Sarko » concurrencé par son « mécano » : il y a une faute de calendrier dans la cellule « communication » du pouvoir. Mais que fait Fillon ? « Une peu de méthode », SVP…

Daniel RIOT

14/09/2007

Un pavé dans la marre et un filet pour les mises au point: Dure loi du tapage médiatique...

Dossier clos pour Chantal Cutajar

« L'université doit encourager l'innovation pédagogique, il n'y a donc pas lieu de laisser ouvert ce dossier ». Tel est le sentiment de Florence Benoît-Rohmer, présidente de l'université Robert-Schuman, sur l'affaire concernant Chantal Cutajar.
Une sanction avait été réclamée par le nouveau doyen de la faculté de droit, Jean-Michel Poughon, à l'encontre de cette enseignante-chercheuse de l'université strasbourgeoise (lire DNA d'hier). La raison ? Chantal Cutajar avait accordé un bonus de 10 points à certains de ses étudiants, volontaires pour une action qu'elle avait initiée et qui consistait à faire prendre conscience aux lycéens des dangers du négationnisme.
Maître de conférence à Robert-Schuman et ancienne numéro trois de la municipalité strasbourgeoise, avec laquelle elle a coupé les ponts, Mme Cutajar brigue la tête de liste UDF-Modem aux prochaines élections dans sa ville.

Ce filet des DNA fait suite à ma note précédente. No Comment, comme on dit sur Euronews. Mais là, il n'y a même pas d'images... Encore une précision tout de même: parler de Bonus fait un peu "cadeau Bonux" C'est insultant pour les étudiants qui ont accompli des travaux d'une très grande qualité, réclamant recherche, temps, réflexions et talents d'expression. C'est comme le terme surnotation qui ne convient en rien à la notation d'un travail qui mérite effectivement rétribution et qui n'est acceptée que s'il conrrespond aux critères qui justifient un 10. Un 10 qui d'ailleurs n'est guère utile: tous les étudiants volontaires pour cette mission pédagogique et civique dans les lycées sont des bons étudiants qui n'ont nul besoin d'une "surprime". Mais "l'innovation pédagogique", comme dit Florence Benoît-Rohmer n'est pas simple dans le conservatisme si caractéristique de certains milieux universitaires. Question au Doyen:ce type d'injustices à l'egard d'une enseignante (et des étudiants concernés) se répare comment? En l'occurence, le droit des victimes n'existe pas puisque c'est non le  droit civil mais les codes de l' incivilité  qui doivent être agités... A quand la "tolérance zéro" pour les allumeurs et les colporteurs de rumeurs? DR

31/08/2007

La France et l’Europe doivent se donner les moyens de combattre la délinquance en cols blancs

0ae55d1fa61d142f3a1eeec8433de579.jpgCommentaire RELATIO par Daniel RIOT : Décidément, Sarkozy éprouve des difficultés avec les magistrats. Il est vrai que sa conception de la réforme de la Justice ne répond ni aux exigences républicaines ni aux impératifs qui devraient être prioritaires.

Sur les affaires, deux infos et deux dossiers pour Rachida Dati, la ministre la plus sollicitée par Sarkozy…

>>>L’une est plutôt rassurante : la fin de la prise en compte (par le fisc, notamment) des dénonciations anonymes. Cette pratique, qui a fait tant de ravages sous l’Occupation, c'est-à-dire au temps de la Collaboration, reste ancrée dans les mœurs française d’une façon détestable, même si elle peut jouer un rôle positif dans des affaires mafieuses ou dans la lutte contre la criminalité économique, un secteur où Sarkozy a fait peur de promesses, en dépit de l’ampleur du fléau…

>>> L’autre inquiète légitimement les magistrats. Redonner «le goût du risque» ou protéger les malversations? Là est la question…. Nicolas Sarkozy a affirmé  devant le Medef vouloir «mettre un terme» à la pénalisation du droit des affaires. Qu’est-ce à dire ?  
«La pénalisation de notre droit des affaires est une grave erreur», a déclaré le chef de l'Etat, lors de l'université d'été du mouvement patronal à Jouy-en-Josas (Yvelines). Comment «rendre aux Français le goût d'entreprendre» si «au risque financier s'ajoute systématiquement le risque pénal? Si la moindre erreur de gestion peut vous conduire en prison?», s'est demandé le chef de l'Etat.

Déplorant que «tant et tant de contentieux qui pourraient être réglés au civil viennent embarrasser nos juridictions correctionnelles et notre droit pénal», le président a annoncé que la ministre de la Justice Rachida Dati ferait «très rapidement des propositions».
Les principaux syndicats de magistrats n'ont pas caché leur inquiétude. Le Syndicat de la magistrature (gauche) a estimé que le président avait «choisi le camp des patrons indélicats». La pénalisation du droit des affaires ne vise «rien d'autre que des fraudes à la loi, lorsqu'un chef d'entreprise agit contre les intérêts de sa société», a insisté la présidente du syndicat, Emmanuelle Perreux, «atterrée» par les propos présidentiels.
Selon elle, le chef de l'Etat «durcit sans cesse son propos et la législation contre les plus faibles, mais a la plus grande mansuétude envers les patrons qui auraient détourné l'intérêt social de leur entreprise au profit de leur intérêt personnel».

Moins sévère, l'Union syndicale des magistrats (USM, majoritaire) a plaidé pour le maintien d'une «régulation pénale» du monde des affaires «afin que ceux qui franchissent la ligne rouge soient sanctionnés». Son président, Bruno Thouzellier, a espéré que cela ne signifie pas «que la justice n'a plus à se mêler du monde des entreprises».

Un constat : si bien des abus de procédures peuvent entraîner bien des injustices et freiner bien des élans « créateurs », bien des « fraudeurs » prospèrent en raison de la faiblesse des moyens d’investigation des juges (rares) spécialisés dans les affaires financières. Or, la délinquance économique coûte plus cher à la collectivité que toutes les autres délinquances (si dénoncées) et la lutte contre l’économie criminelle devrait constituer une priorité nationale et européenne. Ce n’est pas seulement affaire de morale, mais d’efficacité économique et de justice sociale… La première victime des fraudeurs, c’est le consommateur-citoyen.

DR

24/04/2007

Jacques Vergès à coeur ouvert. Au-delà de l'extrême...

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Avec "Que mes guerres étaient belles!";Jacques Vergés, l'avocat de Klaus Barbie et de Khieu Samphan entre autres, nous fait entrer dans les minutes des grands procès historiques. Ainsi lors de la première manifestation d'une justice internationale à Nuremberg, en 1945 qui rhabille la culpabilité aux couleurs de la guerre froide. A cet égard, un dialogue imaginaire, entre Staline et Hitler, revient sur la véritable raison du pacte des Alliés avec l'URSS. Puisque c'est l'agression nazie qui aurait réveillé l'espoir de libération des colonies, en affaiblissant l'Europe.

Le procès des activistes du FLN, en 1957, devient alors une tribune pour l'indépendance algérienne. Mais dès 1954, la chute de Diên Biên Phu a consommé cette fin de règne de l'Occident à part entière... Déjà annoncée au procès de Louis XVI. Qu'instruit le révolutionnaire Saint-Just, au tournant de l'histoire moderne.

Pour Jacques Vergès, c'est l'occasion de revenir sur les causes extrêmes pour lesquelles il n'a cessé de plaider. Et de ressusciter le visage des disparus, confrères et compagnons, tombés à ses côtés en rendant hommage à la grandeur de leur humanisme. (Note de l'éditeur)

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Ce mercredi 25 avril, à 17h30, à la librairie Kleber de Strasbourg, j'ai le plaisir d'animer une conversation avec ce Maître de l'extrême. Celui qui rêve toujours de défendre son pire ennemi. Ce personnage controversé donc fascinant. Cet être hors du commun qui a déclenché tant de passions et de polémiques.

J'aime les gens qui dérangent, qui provoquent, qui nous entrainent à questionner tout y compris les questions.

Qu'est-ce qui "dérange " le plus chez cet avocat plus sentimental que cynique, plus sensible qui veut le laisser paraître, porteur de bien des talents (y compris ceux d'écrivain), sa personnalité, les causes indéfendables qu'il a défendues, son sens des effets de manche et de coups de gueule médiatisés, sa personnalité? Son regard paut-être.

 Le regard qu'il porte sur notre temps, notre sociéte, nos hypocrisies, nos arrogances, nos suffisances. Sur notre civilisation et notre démocratie. Une belle rencontre en perspective.DR

01/02/2007

Une initiative du Droit pour la Justice

Contre les discriminations:la force des lois et les vertus du RESPECT.... Voir le site de DpJ >>>>>>>>>

 

 

Droit au

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Une grande opération de DpJ, le Droit pour la Justice, dans les bars, les boîtes et les établissements strasbourgeois qui s’engagent à respecter les lois contre les discriminations et les Droits de l’homme et à prôner le RESPECT de soi, des autres et des lois

PREMIERE: LE 15 FEVRIER AU GOLDEN BAR, A STRABOURG

 

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Liberté                        

Diversité 

Egalité

Justice

Fraternité

 

 

Combattre la discrimination « ordinaire », « au quotidien ». DpJ lance une grande opération « DROIT AU CŒUR ». Pour que le « Vivre ENSEMBLE » repose sur le RESPECT, de soi, des autres et des règles de droit. Les racismes, la xénophobie, l’antisémitisme, les discriminations en tous genres (sexes, couleurs de la peau, sexualité, mœurs, religions, nationalités, âges, langues, conditions sociales, positions sociétales…) ne constituent  pas que des fautes morales : ils et elles  sont des délits.

medium_discrimination_1.jpgDes actions de sensibilisation se dérouleront dans des bars, des boites de nuits, des restaurants, des établissements strasbourgeois fréquentés par des jeunes et des moins jeunes.

Les recettes d’une ou de plusieurs soirées seront affectées à l’association qui a vocation à mener à la fois des actions de terrain et des réflexions de fond.

Le Droit pour la Justice décernera aux établissements qui s’engageront  à appliquer les lois contre les discriminations dans leur lettre et leur esprit le label « RESPECT » de DpJ. Oui aux tenues et aux conduites « correctes », NON aux discriminations ! Cette opération s'inscrit évidemment dans le droit fil des campagnes menées par le Conseil de l'Europe et l'Union européenne.

La première soirée « DROIT AU CŒUR » se déroulera le 15 février à partir de 22 Heures au GOLDEN BAR, 63 Rue  du Fossé des Tanneurs 67000 Strasbourg. (entrée 3€. Tenue correcte exigée, bien sûr. Pas de vestiaire.)

medium_discrimination_3.jpgLe conseil d’administration de DpJ remercie celles et ceux qui ont préparé et animent cette opération « DROIT AU CŒUR », en particulier KAREN

Pour tout renseignement complémentaire, n’hésitez pas à nous contacter: danriot@wanadoo.fr

Voir le blog de DpJ, le journal du droit et de la Justice en Europe>>>>>>>>>>>>

22/11/2006

La lutte mondiale pour le droit à l'information

17e  Journée de soutien aux journalistes emprisonnés

Actuellement, plus de 130 journalistes et 60 cyberdissidents sont derrière les barreaux pour avoir voulu dénoncer la corruption, traquer la vérité et nous la faire partager. Depuis le début de l’année 2006, près de quatre-vingt-dix professionnels des médias ont perdu la vie dans l’exercice de leur fonction. Parce qu’emprisonner un journaliste, c’est éliminer un témoin essentiel et menacer le droit de chacun à l’information, l’organisation de défense de la liberté de la presse RSF mène inlassablement son combat depuis 1985, et œuvre au quotidien pour que l’information reprenne ses droits.

Chaque année, lors de la Journée des journalistes emprisonnés, l’ensemble des parrains du monde entier, plus de 200 actuellement - médias, festivals de journalisme, clubs de la presse ou municipalités en Europe - sont appelés à prendre des initiatives particulières pour demander la libération de leur filleul : en médiatisant sa situation pour que son cas ne soit pas oublié, pour le protéger de ses geôliers.

Lorsque les rédactions mobilisent leurs lecteurs, auditeurs, téléspectateurs et internautes sur le cas de leur filleul, lorsqu’elles protestent auprès des autorités concernées, lorsqu’elles adressent des courriers en prison à leur filleul, et se rapprochent de leur famille, elles soutiennent ces hommes et ces femmes dont le seul crime est d’avoir refusé la logique du plus fort et de croire en la démocratie.

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Baromètre de la Liberté de la presse 2006

70      Journalistes tués

31      Collaborateurs tués

130    Journalistes emprisonnés

3        Collaborateurs emprisonnés

59     Cyberdissidents emprisonnés

• Déléguée RSF en Alsace : Elisabeth Zingg

T. 03 88 15 04 88 - elisabeth.zingg@afp.com

• Contact RSF : Lilia BOUHDJAR 

T. 01 44 83 84 72 -  presse@rsf.org

Sur www.rsf.org et particulièrement dans l’« espace presse » vous trouverez  des informations et supports complémentaires.

 

Les parrainages en Alsace :

U Win Tin (Birmanie)

AGPA, Agence de presse alsacienne – Didier Bonnet Azur FM – M. Geoffroy DNA – Dominique Jung Radio Euro District - Franck Sellier  TvCampus – Muammer Yilmaz

Ricardo Gonzalès (Cuba) Alsatic TV – Pierre Maurer Top Music – Anne-Sophie Martin

Fabio Prieto Llorente (Cuba) AGPA, Agence de presse alsacienne – Isabelle Frimat France bleu Alsace – Annick Le Ny

Dominique Makeli (Rwanda) Club de la presse de Strasbourg – Nadia Aubin

Ching Cheong (Chine) Club de la presse de Strasbourg – Nadia Aubin Poly – Sylvia Dubost

Les anciens parrainages :

Raul Rivero (Cuba) : LIBRE  Strasbourg Magazine  Club de la presse de Strasbourg

Ayub Khoso (Pakistan) : LIBRE L'Alsace

Publication RSF : 100 photos de Stars pour la liberté de la presse, avec le Studio Harcourt .Le nouvel album de photographies de Reporters sans frontières sera mis en vente partout, dès le 23 novembre prochain, à l’occasion de la 17e Journée de soutien aux journalistes emprisonnés.  8,90 euros .« Le visuel de la couverture ainsi que des photos libres de droits sont disponibles sur demande à presse@rsf.org.  Une campagne de publicité sera déclinée en presse, Internet, affichage et radio. Si vous souhaitez vous associer à nos efforts pour faire connaître cet ouvrage, nous sommes à votre disposition. »

A l’occasion de cette journée de soutien le club de la presse de strasbourg  s’associe au Club de la presse Val de Loire qui signera également un parrainage en faveur de Ching Cheong. Des actions communes sont envisagées.

VOIR LE SITE DE RSF >>>>>>

01/11/2006

Droit et Justice: l'info en continu sur DpJ

Annonces de colloques et de conférences, Festival du fim sur les Roms, droits des migrants, le respect des nomades discrimation dans le travail, la trêve hivernale (partielle) des exclusion, SOS racisme et les inégalité, chronique d'une violence devenur "ordinaire" Les dernières infos de DpJ, le blog du Droit pour la Justice >>>>>>

30/10/2006

A LIRE SUR dpj, Le Droit pour La Justice

CE QU'EST LA HALDE >>>>>>>>

LA PROSTITUTION A L'UNIVERSITE >>>>>>>>

DENIS ROBERT SERA POURSUIVI >>>>>>>