23/02/2008

Europe:LA chef d'orchestre du Parlement européen


L’INVITE (E) DE RELATIO.fr : CLAIRE GIBAULT

Musique, politique, droits des femmes, culture et éducation, vie des artistes .... A batons rompus avec Sandrine KAUFFER  et Daniel RIOT

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Photo de Philippe Schlienger

 Rencontre avec une eurodéputée qui est devenue en peu de temps une grande figure du Parlement européen : Claire GIBAULT. Seule femme française chef d’orchestre, elle est entrée en politique par la culture. « Pour agir ». Et par une volonté : « ne pas être esclave de mon ego, mais servir les autres dans la mesure de mes moyens ». La musique « reste plus qu’un métier, une passion », mais au Parlement européen elle a trouvé un terrain à la mesure de sa « soif de faire » : « J’espère bien être réélue »… 

 

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03/11/2007

Sécurité, Liberté, Justice, droits de l'Homme et migrations...

L’Europe face à des vrais problèmes de sécurité liés aux migrations au sein de l’Union européenne : La quadrature du cercle…

DECRYPTAGE RELATIO : L'Europe face au défi de l'immigration, ce n'est pas nouveau. Mais ujourd'hui, ce sont les migrations à l'intérieur de l'Union qui posent problèmes et soulèvent émotions...Nous sommes loin des fantasmes et des mensonges sur le "plombier polonais"... Dans l’Union européenne, le nombre d'immigrés en situation régulière était de 3,7 millions en 2006, soit 6,2 % de la population . Mais combien sont-ils en situation irrégulière ?Tous les chiffres sont contestés : comment compter ce qui est « illégal » ou « clandestin » ? Tentons de faire le point.

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Une lettre à Sarkozy.... J'ai signé!

Accès à l'information: La France freine les élans du Conseil de l'Europe pour plus de transparence

La rédaction de la Convention européenne sur l'accès aux documents administratifs se heurte au  gout du secret ...

(Sipa)

(Sipa)

Les associations Liberté d'informer et Access Info Europe interpellent la France sur la question de l'accès à l'information. Dans une lettre adressée à Nicolas Sarkozy, au ministre des Affaires Etrangères et au président de la Commission d'accès aux documents administratifs, lundi 8 octobre, il est reproché à la France "d'imposer une interprétation très limitée du droit du citoyen d'accéder aux informations détenues par les autorités publiques" dans le cadre de la rédaction de la future Convention européenne sur l'accès aux documents administratifs. Les représentants de quinze pays du Conseil de l'Europe, dont la France, travaillent actuellement sur le projet de traité.
La France, qui se situe derrière la Roumanie, la Bulgarie ou l'Arménie dans la facilité d'accès à l'information, est montrée du doigt par Access Info Europe.
Parmi les premiers signataires figurent Reporters sans frontières, Florence Aubenas (journaliste au Nouvel Observateur), Denis Robert (écrivain), la Fédération internationale des journalistes, des personnalités politiques (comme Michel Rocard)...

Retard de l'Europe

Les associations, qui soulignent néanmoins les efforts engagés par le gouvernement français en faveur de la transparence, demandent que le droit d’accès à l’information s’applique également aux documents détenus par les pouvoirs législatif et judiciaire.
Les ONG jugent, en outre, que la version actuelle de la Convention est largement en dessous des normes déjà existantes en Europe. Elles estiment que le texte irait à l'encontre des lois sur l’accès à l’information adoptées dans vingt pays issus du bloc communiste depuis 1992 et des nouvelles lois votées par le Royaume-Uni et l'Allemagne.
Dans une lettre transmise vendredi 28 septembre, journée internationale du droit à l'accès à l'information, au Conseil de l'Europe, Access Info Europe avait déjà dénoncé le retard de l'Europe en matière d'accès aux documents officiels.

Pour signer la lettre,
cliquer ici
ff37bf330f3f377de9267efe989a2a86.jpgCommentaire RELATIO: Nous signons cette lettre pour des raisons évidentes, d'ordre philosophique, journalistique et surtout démocratique. La raison d'Etat entraîne souvent  une déraison d'Etat. Et la notion de "secret d'Etat" sert souvent d'alibi à des magouilles d'Etat, à des malversations d'Etat, à des délits d'Etat. La France, pays centralisé, souffre d'une culture du secret d'Etat qui masque mal une démocratie (et un capitalisme) de connivences et d'arrangements, qui sert trop d'intérêts particuliers au nom d'un intérêt général proclamé mais peu démontré. Un "Etat exemplaire" est un Etat qui s'impose une véritable transparence. Que des affaires (internationales surtout)  exigent de la discrétion est une chose. Que des informations doivent rester classifiées "secretes" pendant un temps est sans aucun doute indispensable dans une bonne gestion du présent pour ménager l'avenir dans de nombreux domaines (défense, sécurité intérieure, lutte contre le terrorisme, protection contre les espionnages en tous genres ...). Mais la participation citoyenne exige une information citoyenne. Le Droit de Savoir  ne doit pas être que le titre d'une émission de téle... Alors , cliquez>>>>> si vous êtes d'accord avec nous, bien sûr. Daniel RIOT

SUR LE NOUVELOBS: Rocard explique pourquoi il signe

07/10/2007

L'esprit de l'Europe DE Strasbourg...

Fabienne, l'adn et le Sénat

Dis-moi comment tu votes, je te dirai qui tu es.... Surtout si tu es Sénateur, cette Assemblée censée se placer au-dessus des contingences politiciennes. Les DNA font bien de pointer les votes des représentants de la Région dans la Chambre Haute. Je cite:" Francis Grignon est le seul sénateur alsacien de la majorité à avoir voté contre le recours aux tests ADN introduit à l'Assemblée par Thierry Mariani puis modifié par le gouvernement au Sénat. Le parlementaire s'y est opposé « pour des raisons de morale et d'éthique. » « On ne peut pas mettre le doigt dans un engrenage aussi grave », explique le sénateur-maire UMP de Nordhouse qui, s'il est favorable à l'usage des tests ADN « pour confondre un criminel », ne peut envisager qu'on ait recours à la même procédure « pour faire venir un enfant d'Afrique. Fabienne Keller était, elle, prête à signer un amendement en faveur de la suppression de l'amendement Mariani. Mais la sénatrice-maire UMP de Strasbourg a finalement été convaincue par la nouvelle version gouvernementale qui confère au dispositif, selon elle, de sérieux garde-fous.A gauche, les sénateurs Jacques Muller (Verts, Haut-Rhin), Patricia Schillinger (PS, Haut-Rhin) et Roland Ries (PS, Bas-Rhin) ont voté contre."

Que Fabienne Keller ait hésité, je la comprends. Qu'elle se soit finalement ralliée à la potion de son ami Hortefeux ne serait que son affaire si elle n'était pas aussi maire de la ville-siège du Conseil de l'Europe organisation qui met en avant des principes et des valeurs qui n'inspirent ni la lettre ni l'esprit de ce texte. Mais comme dit Fillon, il ne s'agit là que d'un détail. Un "point de détail" pour être plus précis. C'est dur de dire défendre l'Europe A Strasbourg quand on vote contre l'esprit de l'Europe DE Strasbourg. Mais il paraît que c'est électoralment payant. En tous cas, Merci Monsieur GRIGNON. 

19/07/2007

Services publics en Europe : A quand un « service maximum » ?

a471a9eb7cd64c9c56a51a6fdf1b6c1a.jpgDECRYPTAGE RELATIO par Daniel RIOT :« Service minimum » : c’est l’expression de ce mois. A quand de vrais débats sur le « service maximum » ? On peut rêver, et sourire…

Paradoxes français en série :

>>> On vote en urgence une limitation du droit de grève dans les services publics, notamment dans les transports, alors que la société n’est, en l’état, nullement paralysée par des grèves intempestives. Entre 1975 et 2000, le nombre annuel de jours de grève a été divisé par huit dans les entreprises privées. Dans les entreprises publiques et la fonction publique, en dehors des années 1995 et 2003, il reste globalement au même niveau.

>>> On veut des services publics de qualité et d’une fiabilité permanente (et on a raison).Or ce ne sont pas les grèves qui expliquent la plupart des dysfonctionnements qui perturbent les vies quotidiennes et l’activité économique : «  90% des perturbations dans les transports n'ont rien à voir avec la grève : elles sont le plus souvent liées à des incidents techniques », dénoncent les syndicats sans être démentis.

>>> On déclenche des colères et des inquiétudes qui pourraient se traduire par des … grèves à l’automne en s’attaquant à   un « mal français » dans ses effets et non dans ses causes. Car « mal français », il y a. Socialement. Syndicalement.Politiquement.

0043a8219b06bcc3cbdadf9a95b22b51.jpgAutre paradoxe français: Alors qu'elle connaît le taux de syndicalisation le plus faible de tous les pays développés (7 %), la France enregistre le plus grand nombre de journées de grève par an.

 Rappel : en Suède, le taux de syndicalisation est de 91 %, de 80 % au Danemark, et de 32 % en Angleterre... Pays qui pourtant ne sont pas coutumiers des grèves. Cette faiblesse quantitative et qualitative de la responsabilité et de la représentativité syndicales explique en partie la médiocrité de notre « démocratie sociale » ou plus simplement du «  dialogue social », de la « concertation sociale »…

Mais nous ne sommes pas dans une logique d’efficacité à long terme. Nous sommes dans la psycho-politique, dans la socio-gouvernance. Le service minimum était l’une des promesses électorales de Nicolas Sarkozy. Promesse doit être tenue : c’est bien…(sur la dette aussi, il y a eu quelques promesses, semble-t-il,  c’est un autre sujet …)

Et Fillon, le chef de chantier de Matignon, n’a qu’un argument sérieux qui caresse l’opinion dominante dans le sens du poil : « ce service minimum, les Français le veulent depuis des années, nous devons leur donner ». Ras-le-bol d’en avoir ras-le-bol, donc.

1b61e38df24407296d1e3ea5673d4fbf.jpgComme si les grévistes faisaient grève par plaisir pour gêner leurs concitoyens. Et comme si eux-mêmes n’étaient pas gênés quand des grèves touchent d’autres secteurs que le leur, ou des champs d’activité dont ils sont tributaires… C’est étrange que cet aspect là ait été aussi peu mis en relief dans les débats : le droit de grève, si chèrement conquis, est aussi un droit à la digité. Mais efficacité d’abord et culture du résultat.  Pas seulement dans les transports,  d’ailleurs. Dans l’éducation nationale aussi. Et ailleurs…  

Argument supplémentaire pour le gouvernement Sarkozy :En Europe, de nombreux pays ont déjà recours à ce « service minimum » que les Français connaissent déjà d’ailleurs dans plusieurs secteurs (dans les stations de radio et de télé de service public, par exemple)…

Au fait, ce type de problème, c’est du ressort national au nom de la « subsidiarité » on ne devrait-on pas tenter une harmonisation communautaire ? Il est vrai que d’autres chantiers de « l’Europe sociale » sont encore plus urgents à ouvrir ou à conduire…

Daniel RIOT

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Grève dans les transports parisiens en ...1891

REPERES :

Voici la législation dans les pays européens en cas de grève dans les services publics.(repris sur NouvelObs.com) 

- ITALIE: service minimum en théorie dans une quinzaine de secteurs publics essentiels (eau, gaz, téléphone, urgences médicales, collecte des ordures, information radio-télé publique, transports, éducation...). Grève interdite aux heures de pointe, matin et soir, pour les avions, trains et communications maritimes. Nombre minimum de liaisons ferroviaires nord-sud et est-ouest garanti. Grève illégale durant les périodes électorales, à Noël, Pâques, et le 15 août.

- ESPAGNE: principe du service minimum consacré par la Constitution, avec des "garanties nécessaires pour assurer le maintien des services essentiels de la communauté".
- ALLEMAGNE: aucune loi en ce domaine, mais grèves rares et limitées. 30% des 250.000 salariés de la compagnie ferroviaire sont fonctionnaires, sans droit de grève, les autres ont le statut d'employés avec droit de grève.

 - GRANDE-BRETAGNE: pas de service minimum mais les grèves sont rares. Les menaces de grève sont en revanche relativement fréquentes, mais un consensus est généralement trouvé in extremis. Fait inhabituel, une partie du personnel au sol de la compagnie aérienne British Airways a mené une grève sauvage pendant 2 jours en août 2005 à l'aéroport londonien de Heathrow.

 - BELGIQUE: aucun service minimum dans les transports publics.
- PAYS-BAS: aucune loi n'oblige à un service minimum. Mais le chef d'une entreprise en grève peut saisir un juge qui décide, en référé, d'interdire ou non la grève ou d'en limiter le cadre.

 - DANEMARK: la plupart des employés de la compagnie ferroviaire nationale ont un statut de "fonctionnaires d'Etat" leur interdisant la grève. Les employés des compagnies d'autobus peuvent faire grève.

 - PORTUGAL: service minimum pour tous les services publics.

 - GRECE: loi prévoyant la possibilité de mobiliser un "personnel de sécurité" pour un minimum de services, pour tout le secteur public. Mais en pratique, il est respecté en général seulement pour les grèves de contrôleurs aériens et dans les hôpitaux.
- SUEDE: hormis certaines missions "stratégiques" (police, secours...), pas de service minimum.

 - AUTRICHE: pas de service minimum, mais grèves rares.

 - FINLANDE: pas de service minimum légal, mais celui-ci est négocié, si nécessaire, branche par branche.

 - POLOGNE: pas de loi sur le service minimum, mais interdiction de cesser le travail si cela met en danger la santé ou la vie humaine, ou la sécurité d'Etat. Pas de droit de grève pour les fonctionnaires des services d'ordre et des administrations publiques.
- ROUMANIE: en cas de grève dans le secteur public, obligation d'assurer un tiers des services.

A VOIR

 LE DOSSIER D’Euractiv.fr

 

Présentation et organigramme du ministère du travail

Une fiche sur le service minimum (wikipédia)

L’organisation d’un service minimum en cas de grève (Sénat)

Informations sur le droit de grève

Une fiche sur le service public en Europe

19/05/2007

Contre le ministère HORTEFEUX: Démissions ....

Immigration et identité nationale: une «confusion» et une «régression» 

Je comprends et j'approuve: L'historien Patrick Weil et sept autres universitaires annoncent leur démission des instances de la Cité nationale de l'histoire de l'immigration (CNHI) pour protester contre l'instauration d'un ministère de l'Immigration et de l'Identité nationale par Nicolas Sarkozy. Patrick Weill est entre autre l'auteur d'un excellent "Qu'est-ce qu'un Français" publié chez Grasset.

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Dans un communiqué, les chercheurs expliquent que le CNHI, qui doit ouvrir ses portes cette année, "entend changer le regard de nos contemporains sur leur société en rappelant comment, depuis deux siècles, les étrangers, venus par vagues successives, ont contribué à développer, transformer et à enrichir la France."

"L'instauration d'un ministère de 'l'immigration et de l'identité nationale' remet en cause ces objectifs. Les mots sont pour le politique des symboles et des armes", écrivent-ils.

"Or il n'est pas dans le rôle d'un Etat démocratique de définir l'identité. Associer 'immigration' et 'identité nationale' dans un ministère n'a jamais eu de précédent dans notre République", ajoutent-ils.

Selon les chercheurs, cet "acte fondateur de cette présidence" revient à inscrire "l'immigration comme 'problème' pour la France et les Français dans leur être même."

La CNHI a été voulue comme un nouveau lieu de l'histoire de France, au lendemain des élections présidentielles de 2002, à l'occasion desquelles les Français avaient signifié leur refus de la tentation xénophobe.

A LIRE SUR LIBERATION: CONFUSION ET REGRESSION >>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>

11/05/2007

Presse: Souces non protégées, information baillonnée!

Clearstream : perquisition avortée au siège du Canard enchaîné Le juge, qui rechercherait un document du général Rondot sur de présumés "comptes japonais" de Jacques Chirac, a dû finalement renoncer devant l'opposition des journalistes qui ont refusé de lui donner les clefs de la rédaction.  Claude Angeli, rédacteur en chef au Canard : "C'est insupportable, inadmissible".

Les journalistes protestent aux fenêtres des bureaux du Canard enchaîné, à Paris, lors de la perquisition (AP)

Les journalistes protestent aux fenêtres des bureaux du Canard enchaîné, à Paris, lors de la perquisition (AP)

REPRIS SUR LE NOUVELOBS. COM: Un juge d'instruction a tenté en vain, vendredi 11 mai, d'effectuer une perquisition dans les locaux du Canard enchaîné dans une enquête visant d'éventuelles violations du secret de l'instruction dans l'affaire Clearstream.
Parallèlement, un second magistrat s'est rendu chez le défenseur de Nicolas Sarkozy, Me Thierry Herzog, pour des investigations en marge du même dossier.
Le juge Thomas Cassuto s'est présenté avec des policiers en milieu de matinée devant le siège du Canard Enchaîné mais les rédacteurs présents ont dit ne pas pouvoir ouvrir la porte de la rédaction, qui était fermée à clé, en l'absence du directeur ou des administrateurs.

Appel à un serrurier

Après quelques pourparlers, le magistrat a renoncé à faire appel à un serrurier et à mener la perquisition, ont rapporté à Reuters les journalistes de l'hebdomadaire. Plusieurs dizaines de journalistes d'autres médias étaient entre-temps arrivés devant les locaux.
Cette procédure contre "X", ouverte en 2006 sur instruction du ministre de la Justice, Pascal Clément, vise 18 articles de presse parus entre le 14 avril et le 12 mai.
Le juge Thomas Cassuto cherche à savoir, concernant le Canard Enchaîné, qui a envoyé par télécopie à cet hebdomadaire en mai 2006 un procès-verbal d'interrogatoire du général Philippe Rondot effectué dans l'enquête sur les faux listings de la société Clearstream.
Le militaire évoquait l'enquête secrète que Dominique de Villepin lui avait demandé d'effectuer en janvier 2004 sur les listings de supposés comptes bancaires occultes, qui semblaient compromettre Nicolas Sarkozy, mais se sont avérés être des faux.
Le général Rondot évoquait également l'existence possible d'un compte bancaire de Jacques Chirac au Japon, crédité de sommes colossales. C'est ce point de la déposition que le Canard Enchaîné avait particulièrement développé.

La réaction d'Angeli

Joint vers 11h15 par nouvelobs.com, Claude Angeli, rédacteur en chef, nous a fait la déclaration suivante :
"Le juge d'instruction Cassuto est arrivé vers 9h00 avec une vingtaine de policiers, en civil et en uniformes. Dans la rue, en bas, il y a deux voitures et un car de police. Actuellement, toute la rédaction a arrêté le travail, elle est au 1er étage, généralement réservé à la réception, les abonnements etc. Le juge attend un serrurier pour accéder au 2è étage, celui de la rédaction. Vous voulez que je vous le passe ?"
'Oui.'
L'appareil est raccroché.
On rappelle. Claude Angeli: "Oui, je juge a raccroché."
Votre réaction à la perquisition ?
"C'est inadmissible, insupportable."
Le Canard avait-il déjà été perquisitionné ?
"Oui, il y a trois ou quatre ans, sur l'affaire Yann Piat, mais le juge avait fini par renoncer: il y avait 1m3 de documents!"

Perquisition chez l'avocat de Sarkozy

La juge Françoise Desset s'est rendue pour sa part chez le défenseur de Nicolas Sarkozy, Me Thierry Herzog, lequel a estimé que l'on cherchait à "déstabiliser" son client au lendemain de la proclamation des résultats de l'élection présidentielle.
La magistrate souhaitait vérifier si l'avocat pouvait ou non être à l'origine de la transmission frauduleuse au Canard Enchaîné du procès verbal d'interrogatoire du général Philippe Rondot.
Selon Me Herzog, divers éléments techniques vérifiés par la juge sur son télécopieur, dans son cabinet parisien de la place Saint-Michel, ont permis d'infirmer cette hypothèse.
"J'ai obtenu la copie de l'interrogatoire du général Rondot en juin. Comme le Canard Enchaîné l'a publié en mai, je ne peux être à l'origine de la fuite", a-t-il dit.
"Au lendemain de la proclamation des résultats de la présidentielle, on cherche à déstabiliser Nicolas Sarkozy en insinuant que son avocat pourrait avoir fait parvenir à la presse un fac-similé de procès-verbal", a-t-il précisé à des journalistes. "Ceci me fait penser qu'il s'agit d'une provocation", a-t-il ajouté.

LES REACTIONS >>>>>>>

LA LIBERTE DE LA PRESSE EN FRANCE VUE PAR RSF >>>>>>>>>>>>>>>>>

09/04/2007

STRASBOURG: ANNEE EUROPEENNE DE L’EGALITE DES CHANCES POUR TOUS

“DROIT AU COEUR” OPERATION 2007 DE DpJ: INVITATION POUR LA FINALE LE 11 AVRIL A STRASBOURG

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 medium_halde-logo.2.gifCONCOURS INTER LYCEES            

 

« DROIT AU CŒUR » 2007  

 

 

medium_halde_web.jpgCLIQUEZ                

RADIO>>>>>>                                                                                                 VIDEO >>>>>>>>>>>>>

Le Conseil d’administration et l’ensemble des membres de DpJ ont le plaisir de porter à votre connaissance et de vous convier au concours 2007 « Droit au cœur » organisé par l’association Droit pour la Justice  qui se déroulera le

MERCREDI 11 AVRIL 2007 de 10 h à 18 h.

medium_benoit_rohmer_web.jpgLe Jury sera présidé par Madame Florence BENOIT-ROHMER , Présidente de l’Université Robert Schuman

Il s’agit de la seconde édition du concours créé en 2006 pour contribuer par l’éducation à prévenir le racisme, l’antisémitisme et les discriminations.

Le concours inter lycées constitue la seconde étape de l’action « Droit au cœur » conduite nota mm ent dans le cadre de l’opération « Le mois de l’autre » créée à l’initiative du Conseil Régional d’Alsace et du Rectorat de l’Académie de Strasbourg.

L’action « Droit au cœur » a été sélectionnée par le jury de l’année 2007, « Année européenne de l’égalité des chances » pour tous et sera conduite à Strasbourg et à Marseille.

PROGRAMME

10 h : Pièce de théâtre au Foyer Saint Paul à Koenigshoffen 35, rue de laTour Strasbourg

12 h : Déjeuner à l’Ancienne Douane des membres du Jury, acteurs

14 h : Concours à la Faculté de droit de Strasbourg : amphithéâtre Carré de Malberg sous la présidence de Florence BENOIT - ROHMER, présidente de l’Université Robert Schuman

Vers 17 h 30 : Remise des prix

 

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RAPPEL DE LA FINALITE DE L’ACTION « Droit au cœur ».

La finalité de l’action est d’expliquer aux élèves des lycées professionnels et d’enseignement général et technologiques ainsi que des centres de formation des apprentis qu’une société avait besoin que les fe mm es et les ho mm es qui la composent aient en partage des principes qui lui servent de fondements, des principes qui vont donner du sens à l’action de chacun d’entre nous au quotidien : l’accueil, la tolérance et le respect des convictions et des choix d’autrui.

Or, certains actes tels que les refus d’accès à des lieux publics, co mm e les discothèques, les dégradations de bien, des incendies volontaires de lieux de cultes, des atteintes aux personnes caractérisées par des agressions physiques ou verbales en raison de la couleur, de la confession, du handicap de la victime, sont contraires à ces principes républicains. Ces actes sont graves : la loi les condamne. Leurs auteurs risquent la sanction la plus grave : la sanction pénale qui peut aller jusqu’à les priver de leur liberté.

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Première étape de l’action « Droit au cœur » : la formation des lycéens par des étudiants en droit de M1 de la Faculté de droit de l’Université Robert Schuman de Strasbourg.

74 étudiants volontaires de Master 1 de la Faculté de droit de Strasbourg, ont suivi une formation préalable destinée à les rendre capable de transmettre un savoir à des élèves de lycées.

Ils se sont rendus par binôme ou trinôme dans 26 classes de 19 établissements de la Région Alsace et ont, dans un langage adapté aux élèves, présenté, à partir de cas concrets et réels, les règles de droit nota mm ent pénales, destinées à lutter contre le racisme, l’antisémitisme, le révisionnisme et les discriminations.

L’objectif de cette formation est de doter les élèves de la capacité à identifier le plus en amont possible des comportements discriminatoires contraires à la loi. 

L’action s’inscrit résolument dans une démarche préventive favorisant l’intégration et l’appropriation de la règle de droit qui seules, sont garantes de son respect.

A l’issue de cette formation, les élèves doivent être en mesure :

-  d’identifier et de qualifier des comportements racistes, discriminatoires qui sont sanctionnés par la loi pénale.

 - de  dire co mm ent venir en aide aux victimes

- d’exprimer ce qui, selon eux aurait pu être fait pour que l’infraction ne soit pas commise.

La finalité du concours est d’évaluer, sous une forme ludique, ces aptitudes. 

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Lancement de l’année, avec les promoteurs des projets retenus pour la France. Au centre: Chantal CUTAJAR, présidente de DpJ, seul projet alsacien retenu avec celui de la Region Alsace

EN SAVOIR PLUS >>>>>>>>>>>>

05/04/2007

AZOUZ BEGAG, ou la chance de de Villepin gâchée (par Sarkozy) ...

Azouz BEGAG a tiré sa révérence. Pour être pleinement libre de sa parole. Ouvrons les oreilles et les yeux : son livre promis ne sautait tarder. En attendant, j’ai relu son rapport de 2004 au ministre de l’intérieur, accessible sur le site de la Documentation française :De Villepin l’a-t-il lu ?  Sarkozy n’a vraiment pas du le lire…Dommage !

Azouz Begag    restera une référence : celle d’une chance, offerte par Chirac et de Villepin, et   gâchée par Sarkozy. D’une chance pour la France. D’une chance pour recoudre une société déchirée. D’une chance de retisser ce lien social si fragilisé par 25 ans de politiques contradictoires…

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Azouz Begag restera comme un ministre qui  incarnait une politique intelligente, équilibrée, porteuses de vrais changements à moyen et à court terme mais  brisée par la vue basse et politicienne d’un ministre de l’intérieur qui ne mérite pas le surnom de « premier flic de France », tant la plupart des flics, même condamnés à subir « l’aculture des résultats », ont une meilleure approche des réalités… Plus réaliste et plus humane, donc plus efficace. 

Face à Begag,  Sarkozy a montré son vrai visage : l’homme d’un ordre proclamé mais non installé, l’agent d’une droite autoritaire et peu éclairée, le ministre de l’intérieur le plus imposteur que la V ième République ait connu, un être qui ne supporte pas la contradiction et érige le mépris en vertu…de dialogue. Comme tant de ses supporters du « premier cercle » (non vertueux) qui l’entoure.

Begag ? « On n’a jamais très bien compris à quoi il servait au gouvernement », lâche l’un d’eux. « « Voilà longtemps qu’il aurait dû démissionner », dit un autre. « C’est l’Arabe de service de Chirac », lance un troisième. «  l’Arabe qui cache la forêt »… « Un alibi », chantent tous ces grands hommes qui se battent déjà pour savoir qui sera retenu au gouvernement en cas de victoire de N.S. … et qui regrettent , en fait, que Borloo, « ce naïf un peu de gauche», ait rallié le candidat de la « droite pure et dure », issu d’un gaullisme trahi, soutenu par des faux centristes du camp des « invertébrés opportunistes de droite » et impatient de ne gouverner qu’au profit de ceux qui l’aiment, lui, ou qui ont peur de lui…

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Ce fils de maçon algérien, Lyonnais depuis 48 ans,  a souffert dans ce gouvernement au bilan si mauvais que  Sarkozy préfère le taire. Il a été en permanence tiraillé « entre la rage de se battre pour la mixité sociale », par la mission que lui a confiée le Président Chirac » et l'humiliation de jouer les utilités ethniques, entre la volonté de parler avec ses tripes et la soif de siéger au gouvernement. 

Dominique de Villepin avait  fait entrer cet enfant du bidonville de Villeurbanne au gouvernement comme ministre de la promotion de l'égalité des chances, en comptant  sur la silhouette du Beur écrivain et sociologue pour compenser les effets de gueule et de muscles de Sarko-le-cogneur.

 

Des élus de la majorité le regardaient d’abord avec cette commisération et ce paternalisme si caractéristiques des suffisants arrogants. Tout s’est gâté   quand « le bougnoule de service »  s’est permis  d’appeler publiquement  M. Sarkozy, pourfendeur de « racaille », à mieux « choisir ses mots ». Puis quand il met l’accent sur la nécessité de se méfier de tout ce qui peut favoriser ce   communautarisme dont Sarkozy semble s’accommoder. 

S'il a réagi au verbe sarkozien, ce n'est pas pour alimenter une guéguerre ou pour se rendre intéressant aux yeux des médias si fréquentés par le ministre de l’intérieur, mais, a-t-il dit,  pour « préserver son équilibre d'homme libre », pour « pouvoir se regarder dans la glace » quand il sera ancien ministre.

Ce qui lui a fait physiquement « mal au ventre », ce sont les insinuations de politiques et de journalistes  sur le « Beur de service ».  « C'est insultant, quand on a écrit 40 livres, quand on a tant donné pour les valeurs de la République, de s'entendre renvoyé à son origine, à un statut d'esclave »,a-t-il martelé, à plusieurs reprises. « Quel message de désespoir adresse-t-on aux jeunes en leur disant que le ministre de l'égalité ne sert à rien ? »

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Il se veut ministre de toutes les discriminations — y compris contre les femmes, les handicapés et les seniors —, mais Begag, en ministre et en sociologue vit intensément et mal  « l'intifada des banlieues ». « Des jeunes détruisent un espace public auquel ils n'ont pas le sentiment d'appartenir. Il faut redonner un sens au vivre ensemble, le goût aussi de sortir de son quartier pour s'en sortir. »

Le ministre n’est pas un laxiste : « Il faut rétablir l'ordre : ce sont les voitures des travailleurs que l'on brûle." Mais « rétablir l'ordre au sens de la police républicaine »… « Avec un authentique esprit de justice et une politique qui donne une vraie égalité des chances ».

Il multiplie les propositions : multiplication des passerelles entre lycées populaires et grandes écoles, diffusion de l'enseignement du chinois, porteur de débouchés, création de brigades de police spéciales antidiscriminations. "Les jeunes refoulés d'une boîte de nuit doivent pouvoir appeler le 17, trouver la République au bout du fil. ». Il fait de son mieux, mais dans ce secteur là, la bonne volonté ne suffit pas…

Azouz BEGAG s’est rallié à François BAYROU sans avoir négocier quoi que ce soit avec lui. A la vue de son projet. Il est vrai que bien des idées prônées par le ministre démissionnaire dans son rapport intitulé « La république à ciel ouvert » rejoignent celles avancées par le candidat de « l’extrême centre ».

Toutes sont imprégnées de la même philosophie et des mêmes valeurs : esprit républicain, principe d’humanité, humanisme, respect de la devise de la république (Liberté, Egalité, Fraternité) dans les faits et pas seulement dans les discours.

Toutes visent les mêmes buts : recoudre un tissus social déchiré, travailler à une égalité des chances qui soit réelle et non seulement proclamée, s’attaquer aux racines des maux qui secrètent la violence, l’incivilité et l’insécurité (éducation, prévention, répression et réinsertion, aide aux victimes, politique de promotion sociale et non assistanat stérile, lutte contre les économies parallèles…). De beaux chantiers en perspective... Des chantiers à mener à bien IMPERATIVEMENT!

Daniel RIOT

 

PS: Je reprends ici le sommaire de son rapport qui reste un vrai programme d’actions :

 

La République à ciel  ouvert

Introduction : la France n’a pas assuré !

I- L’EGALITE DES CHANCES : DU MODELE A LA R EALITE

1.1- L’esprit de l’égalité des Chances

1.2- Les biais et les difficultés de la course

II- FRUSTRES DE PRAGMATISME

2.1- Des approches pragmatiques

2.2- Veiller toujours à associer diversité et qualité

2.3- Implications directes sur le cas français

2.4- Plaidoirie pour l’auto-déclaration des origines dans les statistiques en France

2.5- La promotion de l’égalité des chances n’est pas la charité

III- RECONNAISSANCE DE L’INDIVIDU

3.1. Promotion plutôt qu’intégration

3.2. « Je » républicain contre « nous » communautaire.

IV- « ALLER CHERCHER » LES CANDIDATS

4.1. Le contentieux historique entre les jeunes d’origine maghrébine et la police

4.2- Campagne de promotion ciblée et offre de stages

4.3. La Brigade anti-discrimination

4.4- Diversifier les jurys d’admission

4.5- Diversifier le contenu des concours

CONCLUSION : vers une culture de la mobilité

A LIRE EN pdf  >>>>>>>>

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RAPPEL

Banlieues : « Le tissu de notre société est en train de se défaire. », par François BAYROU 

 Les habitants des cités de banlieues souffrent, tout comme ceux des villages, de la démission de l’Etat. Face à l’échec des politiques menées depuis vingt-cinq ans, François Bayrou appelle à une reconstruction en profondeur.

«  Les banlieues, c’est l’immense échec français. Comment peut-on laisser se "durcir" des zones de non-droit et de désespérance ?

Alors que l’État est omniprésent là où tout va bien (dans le centre de Paris, quelle profusion d’uniformes et de gyrophares !), il a complètement disparu des endroits où cela va mal : dans les banlieues sensibles comme dans les zones rurales en difficulté.

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Alors l'Etat semble y arriver de l'extérieur, en position d'intrusion ou de contrôle. Et il y intervient pour réprimer, la situation tourne à l'affrontement. Tout le monde a peur : en lisant les articles sur les agressions des Tarterêts, on a appris que les policiers avaient pour consigne de ne pas entrer dans la cité et de se contenter de patrouiller autour !

Il y a trois directions à suivre.

>>>En tout premier lieu, inverser notre politique et réimplanter l'Etat au coeur de ces quartiers, pour y incarner la sécurité et le service public. Pas seulement la police de proximité, mais l'Etat de proximité. Pas seulement l'Etat répressif, aussi l'Etat qui protège et qui aide.

Je propose qu'il y ait désormais un sous-préfet qui représente l'État dans chacun de ces quartiers. Avec si possible des fonctionnaires habitant dans les quartiers. Et je suis prêt à les recruter parmi les hommes et les femmes des quartiers, et ils entreront ainsi dans la fonction publique.

Je propose que des conseils de quartier soient désormais élus ; ils se réuniront sous l'autorité du maire, en présence du sous-préfet.

>>>Deuxièmement, en profondeur, un travail de mixité sociale. Cela passe par la destruction des barres d’habitation qui doivent l’être. Ainsi pourra-t-on mélanger les populations : faire se côtoyer des conditions moyennes, des réussites et des situations de crise. Il importera aussi de proposer d’autres localisations d’ensembles de logement : défaire et éviter les ghettos, y compris dans l’architecture et la géographie.

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>>> Enfin, c’est par l’école et la famille que tout passe. Un très grand nombre de familles se trouvent sans repères face à l’éducation de leurs enfants. Dans les cités, le collège est en première ligne. Il faut y ramener le calme : en sortir les jeunes qui déstabilisent leur classe ou leur établissement, en créant des structures scolaires de recours ; et introduire des parcours d’excellence, des classes de réussite, précisément dans ces quartiers dit sensibles. Proposer dans ces quartiers-là les mêmes options qu’ailleurs, et faire en sorte qu’y enseignent les meilleurs de nos maîtres.

Il faut prouver que la réussite est possible partout. »

22/03/2007

Charlie Hebdo et les "caricatures": La liberté d’expression relaxée

C’est la presse et la laïcité qui étaient en procès. C’est la liberté d’expression qui était mise en cause. Bonne nouvelle : la liberté de la presse est « relaxée ». Et La laïcité est respectée. Merci à ceux qui ont fait un procès à Philippe Val (qui risquait six mois de prison) et à Charlie (qui risquait 22 500 € d’amendes) : ils ont donné à la justice l’occasion de montré qu’elle sait être … juste.

Il est vrai que Sarkozy,( le videur d’un Recteur anti-révisionniste, anti-terroriste et anti-communautariste), avait adressé un lettre de soutien à VAL ...lequel est prêt à la ressortir à tout moment, les « circonstances l’exigent »…

Il est vrai surtout comme BAYROU l’avait dit en acceptant d’être (avec  Hollande) témoin à ce procès et comme le Procureur l’a reconnu lui-même qu’une condamnation de Charlie aurait été un signe de reniement et de lâcheté, ou plutôt une atteinte à nos droits fondamentaux, même si l’opportunité d’emboîter le pas au journal danois peut toujours se discuter.

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Nous aurions aimé, comme VAL, que ces dessins soient repris dans l’ensemble des journaux français, mais la Raison d’Etat (en l’occurrence des ventes d’avions) ont poussé le Pouvoir à exercer des pressions y compris sur les moins corruptibles et les moins soumis des responsables de publications…

Mais attention ! Les intégristes (membres du Conseil français des musulmans) ont interjeté appel… L’affaire n’est donc pas close. Nous ne restons pas à l’abri de quelque chantage, de quelque pression, de quelques raisons de la déraison d’Etat ! Val devrait attendre encore un peu avant de sortir son bouquin sur cette affaire qui n’honore pas les plaignants (volontaires ou forcés)

Philippe VAL le sait : c’est de plus en plus dur d’être un esprit libre…Etre poursuivi en justice par des « responsables » de gens  dont on défend les droits et la dignité est l’une de ces ironies amères de la vie dont on se passerait volontiers

Mais heureusement Philippe  a réagi en homme de conviction et en philosophe. Il n’a pas écrit pour rien son excellent « Traité de savoir-survivre par temps obscurs » (chez Grasset).

La liberté de l’esprit exige du vrai courage. Les chroniques de Val rassemblées dans « Les traîtres et les crétins » (au « cherche midi)  confirment que l’équipe ce Charlie n’en manque pas. La liberté de la presse exige des combats permanents : dommage qu’ils ne soit trop souvent menés en notre belle France championne de l’auto-censure que dans les (rares) publications dites satiriques… Anastasia ne sévit (presque) plus en France mais elle est toujours dans l’ombre, les couteaux en sa main.

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 « Injure  publique envers un groupe de personnes en raison de leur appartenance à une religion ». Tel était l’objet de la plainte… « Si l'on n'a plus le droit de rire des terroristes, que reste-t-il comme arme au citoyen? », avait lancé Val pendant le procès. Fonction libératrice du rire ! « Le rire libère ou préserve de la sujétion » analyse (bien) Axel Kahn dans « l’Homme ce roseau pensant » (Nil éditions) !

Quand on songe au recteur courageux de Lyon, Alain Morvan, on se dit qu’on devrait rire davantage et à se préparer à rire plus souvent, plus fort et plus gras… Mais ne mélangeons pas les genres et faisons attention : dans son Léviathan, Hobbes interdisait presque le rire…

Daniel RIOT

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