28/02/2008

Le lourd silence de l'Elysée

AFFAIRE JEAN-MARIE KUHN/ALBERT FRERE : NOUVELLE LETTRE OUVERTE À NICOLAS SARKOZY

Face à l'évidente inertie des plus hautes sphères politiques et médiatiques, Jean-Marie KUHN a rédigé une seconde lettre ouverte au président de la république. Pourquoi une seconde lettre ouverte ?
Force est de constater que c'est le seul mode de communication qui lui garantisse que le président de la République Nicolas SARKOZY est assurément et suffisamment averti et alerté de sa démarche.
C’est le l’ultime recours dont il bénéficie pour transmettre son message de la plus haute importance alors que des filtres gouvernementaux semblent si efficaces et si préjudiciables à la fois à M. SARKOZY. Monsieur KUHN s’exprime en toute transparence. Chacun de ses gestes est transmis aux cabinets ministériels et aux proches de Nicolas SARKOZY (avocats, conseillers et parlementaires) Le président est encerclé de personnes concernées, impliquées. Comment pourrait-il encore se prévaloir d’ignorer qu’il est de la sorte interpellé publiquement ? Comment peut-il accepter ces propos, qui au minimum, exigeraient des commentaires, éclairages ou indignations de sa part. Ce silence irrespectueux qui enveloppe le préjudice de Jean-Marie KUHN, est d'autant plus scandaleux que M. Albert FRERE, à l’instar de M. DESMARAIS, vient d’être gratifié d’une récompense hautement honorifique, en toute discrétion. Pourquoi ?



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20/02/2008

Dans l'attente de précisions de l'Elysée...

Le Président de la République et le "scandale du 1, 25 milliard" d'Albert FRERE en marge de la fusion SUEZ-GdF...


Lettre ouverte

 

 

à SARKOZY

 

Nouvel épisode dans le scandale du 1, 25 milliard d’€ d’argent public dont aurait bénéficié le groupe Albert FRERE :Face au silence qui entoure les révélations de RELATIO et à l’absence de réponse à ses messages adressés à l’Elysée, Jean- Marie Kuhn  a adressé  une lettre ouverte au Président de la République que nous publions ici en intégralité.

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31/10/2007

Vous avez dit "transparence"?

Allons, allons, pas  de démagogie, pas de complainte de type populiste, pas d’ironie mal placée. Ne jouons pas à ces Anglais toujours en train de critiquer le coût de la maison royale qui feraient la révolution si …on touchait à la Couronne. D’ailleurs, la Reine, elle règne, elle. Elle ne gouverne pas. Chez nous, aujourd’hui, nous avons un hyper-président hyper-actif hyper-travailleur, hyper-médiatique. Qui fait tout, ou presque. C’est normal qu’il soit hyper-rétribué. D’ailleurs, même le Président irlandais gagne plus. En rétributions, pas en avantages en nature…

Et Bush gagne trois fois plus… ce qui laisse à « Sarkozy l’Américain » des espoirs de prochaines augmentations (à chaque « bond » du SMIC, par exemple).

Inutile de reparler de De Gaulle qui remboursait à l’Etat le pain partagé à l’Elysée avec sa famille. Les temps ont changé. Et l’argent a été trop chargé de pêchés, parait-il, par les sermons de pieux hommes de foi qui priaient le ciel pour attirer la pluie au lieu de pomper les nappes phréatiques et oubliaient que l’argent des riches a toujours fait rêver les pauvres.  D’ailleurs, mme Lagarde avait été rappelée à l’ordre :il n’y aura pas de « plan de rigueur »…au moins jusqu’aux municipales, et, soyons pédagogues: le déficit abyssal de la France ne va pas augmenter de 140% pour autant. Alors, faisons des économies, oui. Mais ailleurs.

C’est à Matignon qu’il y a peut-être aujourd’hui des emplois fictifs, non à l’Elysée. On aurait pu enlever au PM, qui est moins important que les conseillers spéciaux du Palais, ce que l’on donne au super-patron. Mais cela ne se fait pas : Sarkozy, du temps de Cécilia, lui avait déjà emprunté la « Lanterne » de Versailles. Qui y passe ses wek-ends maintenant ?

 Ce sont dans  quelques cabinets que la République pourrait faire des économies (combien de collaborateurs Laporte ? Plus que de joueurs dans une mêlée…)…Il est tant d’autres situations scandaleuses, et pas seulement dans les  rétributions et les frais généraux de quelques nantis et profiteurs d’un système que l’on dit vouloir assainir, avec clarté et franchise. « Il y a vraiment des milliards d'injustices à réformer dans ce pays avant de réformer le salaire du président », lâche Jean-Louis Bianco qui sait qu’on « n’est pas malheureux à l’Elysée »…

Ce triplement du budget du Palais et la hausse de 140 %  du salaire du Président sont décidés au nom de la « transparence ». Qui pourrait être contre ? Mais c’est là peut-être que l’on peut dépasser les critiques mesquines de  Bianco qui tente de nous faire pleurer en disant que Mitterrand payait ses cafés de sa poche. Qui peut dire que cette « clarification » entraînera la suppression des caisses noires, des coffres secrets, des liasses cachées ? La pauvre Cour des comptes ne peut pas avoir des yeux partout, et pour tout… Souhaitons que la transparence affichée ne masque pas des réalités plus cachées!

Daniel RIOT 

 

16/05/2007

Cartes de presse Sarko-VIP

« Le journalisme mène à tout … à condition d’en sortir ». Catherine Pégard, 52 ans, rédactrice en chef du service politique du Point, rejoindra l'équipe du chef de l'Etat à l'Elysée. Ses « indiscrets » vont nous manquer.A moins que...«En politique, c’est quand on croit tout avoir qu’on n’a plus rien.», dit son patron et ami F-O Giesbert...

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Elle y retrouvera Georges-Marc Benamou, ancien directeur du journal mitterrandiste Globe Hebdo, éditorialiste à Nice Matin et intervenant de la chaîne i-Télévision. Il a toujours adoré les sphères du pouvoir Benamou. Mais attention, il adore aussi brûler ce qu'il a adoré.

Myriam Lévy, 44 ans, reporter au Figaro, elle,  intègre avec le titre de conseillère en communication l'équipe de François Fillon à Matignon. Intéressant : elle « couvrait » la campagne de Ségolène. Félicitations confraternelles…

Le « Monde » ose ce commentaire :  « Ces nominations interviennent dans un climat de suspicion vis-à-vis de la presse et des journalistes politiques en particulier après une campagne présidentielle où ils n'ont pas été épargnés en raison de leurs liens supposés avec le pouvoir. Mis en cause par au moins deux des principaux candidats à la présidentielle, François Bayrou et Ségolène Royal, ils ont été soupçonnés, pour certains d'entre eux, de se montrer trop indulgents envers Nicolas Sarkozy». Il est vrai que pour l'instant Minc (qui n'est pas journaliste mais joue un rôle-clef dans ce quotidien du soir) n'est qu'un soutien affiché à Sarkozy.

Le problème, c’est que le « pouvoir » en question ne peut pas intégrer tous les « indulgents » envers Sarkozy… Il y en a trop. D’ailleurs,  certaines et certains resteront plus utiles dans leurs rédactions (dans quelques radios et quelques télés, notamment) que dans les bâtiments de la République…

SARKOZY: Un beau sacre républicain

Il les a bien enfilés ses habits neufs de Président de la République ! Solennel, quand il faut. Recueilli, quand cela s’impose. Emu, avec retenue. Humain, avec un baiser tendre à Cécilia. Grave, mais souriant. Respectueux du protocole… en prenant plaisir à le transgresser. Pour des mini bains de foules comme il les aime. Pour reprendre le pas de « l’homme pressé ». Pour jouer du portable dans sa voiture. Un peu lent, pour lui, le pas des chevaux de la Garde ou des marches de la revue des troupes (d’élites) !  

Il a applaudi Chirac à sa sortie de l’Elysée. Comme pour mieux marquer sa différence dans sa première allocution sous les lambris dorés de sa nouvelle résidence familiale (et du QG de sa « Présidence absolue »). Un vrai programme…qui annonce bien des changements. Une rupture « avec des comportements passés ».

« Enfants de France »… 

Ce n’était pas le Panthéon… Mais la cérémonie du Bois de Boulogne a pris à la tête, au cœur et aux tripes le plus blasés des citoyens. Merci Max Gallo ! Merci pour cette Marseillaise chantée qui fait se lever les corps. Merci pour cette lettre d’adieu de Guy Môquet  qui arrache les larmes. Merci pour ce Chant des Partisans qui, dans ce lieu tranquille de ce Bois de Boulogne, près de la cascade, est en fait un rappel : construisons une Europe unie, un avenir « où les bourreaux n’auront plus leur place »…

« Enfants de France »… Je pleure et l’applaudis. Comme Delanoë, visiblement. Comme tous les Républicains. Et les gros plans du visage du nouveau Président pendant le Chant des Partisans resteront comme des images dignes de l’événement. Du grand Sarkozy ? Le nouveau Président a marqué son entrée dans l’Histoire sous le signe d’une Histoire tournée vers l’avenir.

Il est des moments où toutes les polémiques politiciennes, tous les désaccords politiques, toutes les appréhensions (même légitimes)  s’effacent naturellement.  Nicolas Sarkozy a brillement réussi son entrée en fonction.

C’est bien pour la France. Qu’il passe sans transition du « sacre » parisien à Berlin est une excellente chose pour l’Europe.  Que souhaiter de plus en ce jour qui marquera la mémoire collective des Français ?

DR

15/05/2007

Le « vrai » gouvernement travaillera à l’Elysée

Les médias bruissent de rumeurs savamment orchestrées sur la composition du gouvernement Fillon. Mais l’essentiel se déroule dans le calme et le silence radio : avec sa « présidence absolue », la « cellule de l’Elysée » sera plus que jamais le centre du « vrai » pourvoir, voire le vrai gouvernement ! Fillon le sait d’ailleurs et les autres ministres ne tarderont pas à l’apprendre…  

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Aux commandes : Claude Guéant qui devrait occuper la fonction de secrétaire général de l'Elysée. Ce ne sera une surprise pour personne. Nicolas Sarkozy le considère comme son plus brillant collaborateur. Il occupera dès jeudi cette fonction hautement stratégique. 

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Ancien préfet, directeur de cabinet de Nicolas Sarkozy au ministère de l'Intérieur de 2002 à 2004, puis de 2005 au début de l'année 2007, avant de devenir directeur de campagne, Claude Guéant, 61 ans, homme méconnu du grand public, est l'éminence grise et l’homme de confiance  du nouveau chef de l'Etat.

Ce poste de secrétaire général de l'Elysée a notamment été occupé dans le passé par Edouard Balladur sous Georges Pompidou, Pierre Béregovoy, Jean-Louis Bianco et Hubert Védrine sous François Mitterrand ou encore par Dominique de Villepin auprès de Jacques Chirac. Claude Guéant jouera le même rôle, en plus concentré et en plus renforcé !  

Il sera le chef d'orchestre des nombreux « conseillers » (spécialisés dans chacun des secteurs d’activité) du Président qui forment une sorte de « cabinet de l’ombre »  Il devrait être assisté par François Perol qui fut directeur de cabinet adjoint de Nicolas Sarkozy au ministère de l'Economie.

Pour la communication, Nicolas Sarkozy devrait faire confiance à Franck Louvrier,  très efficace avec la presse. David Martinon, qui était "l'aide de camp" du président quand celui-ci occupait la place Beauvau, devrait être nommé porte-parole de l'Elysée.

Le chef de cabinet de Nicolas Sarkozy devrait être Cédric Goubet, un administrateur civil de Bercy, détaché depuis 2005 auprès du conseil général des Hauts-de-Seine en qualité de « collaborateur » de cabinet, donc d’homme de confiance du Président

Quant au poste de directeur de cabinet, il devrait revenir à Emmanuelle Mignon, qui a fait ses classes au Conseil d'Etat, avant d'être une des chevilles ouvrières du staff de campagne de Nicolas Sarkozy, chargée notamment des discours et très impliquée dans l'élaboration du programme.

Autre personnage de grande influence : le « gaulliste-social » et « antilibéral revendiqué », Henri Guaino, plume « lyrique et inspirée », nourrie de citations et de références multiples, du candidat Sarkozy pendant la campagne. Il devrait rester auprès de l'élu dans un rôle de "conseiller (très) spécial".

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Enfin, ce qui ne veut pas dire pour finir : L’ancien ambassadeur à l’ONU (au moment du déclenchement de la guerre du Golfe) et l'actuel ambassadeur de France aux Etats-Unis, Jean-David Levitte  sera sans doute placé à la tête du futur Conseil national de sécurité, la cellule diplomatique élyséenne qui sera réformée à l’américaine.

Ce Conseil englobera, parmi d’autres,  la « cellule Afrique », dont devrait s’occuper Bruno Joubert, l'actuel secrétaire général adjoint du ministère des Affaires étrangères.

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Sa composition et son nouveau rôle devraient être définis par une loi organique.

J’écris tout cela en n’étant sûr de rien, par recoupement d’informations diverses et a priori crédibles. Sarkozy a bien préparé tout cela, en se réservant tous les droits, y compris de créer, à ce niveau aussi, quelques surprises…

Cette « équipe proche » aura un rôle particulier en raison des redécoupages ministériels envisagés et des réformes de structures qui seront mises en chantier, ou qui le sont déjà, comme le regroupement des services de renseignement.

Les gendarmes de l’Elysée (maîtres du palais depuis 1981) devraient cédé leur place (partiellement ou totalement ) à la police qui servait de « garde rapprochée » de Sarkozy au ministère de l’Intérieur pour assurer la sécurité du Président et de ses proches. Un petit changement parmi d’autres, plus importants et plus chargés de significations.