15/11/2007
Surfer en toute sécurité sur Internet: Le Conseil de l'Europe lance un jeu pour les enfants
STRASBOURG-Le Conseil de l'Europe lance aujourd'hui un jeu pour apprendre aux enfants comment surfer en toute sécurité sur Internet. Le jeu " Wild Web Woods " a été créé pour aider les enfants à apprendre de manière ludique les règles de la sécurité sur Internet. Il se sert des contes de fées qui leur sont familiers pour les guider à travers un dédale de dangers potentiels vers la fabuleuse " ville électronique ".
Le jeu, qui s'adresse essentiellement aux 7 - 10 ans, sera hébergé sur le site Internet du Conseil de l'Europe ; il sera lancé dans un premier temps en anglais et sera ensuite traduit dans 12 autres langues européennes.
Il a été développé dans l'esprit du programme " Construire une Europe pour et avec les enfants ", mis en place pour promouvoir les droits des enfants et les protéger de toutes les formes de violence, y compris des dangers d'Internet. Le jeu est aussi une étape fondamentale dans les actions du Conseil de l'Europe visant à réduire le racolage d'enfants sur Internet, conformément aux principes de la Convention du Conseil de l'Europe sur la protection des enfants contre l'exploitation et les abus sexuels, récemment adoptée.
Grâce au lancement de ce jeu lors du Forum de l'ONU sur la gouvernance de l'Internet (12 -15 novembre, Rio de Janeiro, Brésil), le Conseil de l'Europe cherche aussi à mettre en avant la nécessité de sensibiliser les enfants de tous âges mais aussi les adultes aux dangers d'Internet. Forte de ses 47 Etats membres, l'Organisation est à la pointe de la lutte contre la criminalité sur Internet. Elle s'appuie pour ce faire sur des conventions fondamentales relatives à la cybercriminalité, à la prévention du terrorisme, et à l'exploitation et aux abus sexuels.
Pour toutes informations complémentaires sur le programme relatif aux enfants, veuillez consulter le site : www.coe.int/children
EN SAVOIR PLUS SUR LE CONSEIL DE L'EUROPE A LA CONFERENCE DE RIO SUR LA GOUVERNANCE INTERNET: RELATIO, L'EUROPE EN REVUE >>>>>>>>>
00:15 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : internet, web, net, toile, enfants, democratie, jeux
29/10/2007
L'Europe face au scandale de L'Arche de Zoé: Un trouble français...
DECRYPTAGE RELATIO: Que s’est-il passé au juste au Tchad « l’Arche de Zoé » ? Difficile de démêler les fils, de percer les nuages de mystères, de clarifier les choses… Mais une chose est sûre : Les déboires de l'ONG française tombent au pire moment pour le gouvernement de Sarkozy.
>>>D’abord, il va devoir, d’une façon ou d’une autre, justifier son action - ou son inaction. Le président tchadien, Idriss Déby, parle d'"enlèvement pur et simple", Paris aurait, dit-on, "tout fait" pour tenter d'empêcher cette opération "illégale et irresponsable" que constituait la tentative d'évacuation de 103 enfants africains à bord d'un Boeing 757, de l'aéroport d'Abéché, dans l'est du Tchad.
Comme le note Le Monde, « cette explication est peut-être un peu trop simple ». Le " peut-être" est gentil…Et pour l'heure, des clarifications laissent trop de questions sans réponse, dont une, essentielle : quelles sont les aides, les soutiens, les complicités, dont L'Arche de Zoé a pu bénéficier au Tchad, y compris du côté des militaires français de la force Epervier ? C’est grave. Très grave.

La secrétaire d'Etat française aux droits de l'homme, Rama Yade (photo), a expliqué, dimanche 28 octobre, que Paris avait depuis des mois tiré la sonnette d'alarme à propos des activités de L'Arche de Zoé. Ah, bon ! Et comment, auprès de qui ?
LIRE LA SUITE SUR RELATIO >>>>>>>>>>>>>>&...
15:42 Publié dans Débats d'actualité | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : france, europe, afrique, darfour, tchad, enfants, ONG
25/10/2007
Europe: La Convention sur la protection des enfants contre l’exploitation et les abus sexuels signée par 23 pays
Vingt-trois Etats membres du Conseil de l'Europe ont signé aujourd’hui la Convention sur la protection des enfants contre l’exploitation et les abus sexuels qui représente une avancée très importante dans la prévention des infractions sexuelles contre les enfants, la poursuite des auteurs et la protection des victimes.
Maud de Boer-Buquicchio, Secrétaire Générale Adjointe du Conseil de l'Europe, a déclaré : « La nouvelle convention peut vraiment faire une différence dans la protection des enfants – mais elle doit impérativement entrer en vigueur ». Elle s’est montrée satisfaite par le nombre de signatures le premier jour et elle a encouragé les autres pays, qu’ils soient membres ou non du Conseil de l'Europe, à leur emboîter le pas aussitôt que possible.

L’Allemagne, l’Autriche, la Belgique, la Bulgarie, Chypre, la Croatie, la Finlande, la France, la Grèce, l’Irlande, « l’ex-République yougoslave de Macédoine », la Lituanie, la Moldova, la Norvège, les Pays-Bas, la Pologne, le Portugal, la Roumanie, Saint-Marin, la Serbie, la Slovénie, la Suède et la Turquie ont signé la Convention au début de la 28e Conférence des ministres européens de la Justice qui se tient les 25 et 26 octobre à Lanzarote. La convention entrera en vigueur lorsqu’elle aura été ratifiée par cinq Etats.

Pour la première fois, un traité international sanctionne pénalement la maltraitance à caractère sexuel, infraction généralement commise par des personnes connues des victimes – parfois au sein de la famille – et qui est l’une des plus préjudiciables aux enfants. Parmi les mesures préventives mentionnées dans la convention, on peut citer la sélection, le recrutement et la formation des personnes travaillant au contact des enfants, la sensibilisation des enfants aux risques et l’éducation des enfants pour leur apprendre à se protéger, ainsi que des mesures de suivi des délinquants et des délinquants potentiels.
La convention instaure aussi des programmes d’aide aux victimes, encourage les gens à signaler les cas de suspicion d’exploitation et d’abus sexuels, et elle prévoit la création de lignes d’assistance par téléphone et par Internet pour les enfants.

Elle prévoit aussi que certaines formes de comportement soient qualifiées d’infractions pénales, par exemple le fait de se livrer à des activités sexuelles avec un enfant d’âge inférieur à la majorité sexuelle, la prostitution enfantine et la pornographie enfantine. La convention érige aussi en infraction pénale l’utilisation des nouvelles technologies – notamment Internet – pour maltraiter sexuellement des enfants, par exemple par la manipulation psychologique (le « grooming »), phénomène de plus en plus inquiétant qui concerne les enfants soumis à des violences sexuelles après avoir rencontré des adultes dont ils avaient préalablement fait la connaissance sur Internet, dans le cadre de forums de discussion de sites de jeux.

Afin de lutter contre le tourisme sexuel impliquant des enfants, la convention permet de poursuivre des personnes pour certaines infractions même quand l’acte est commis à l’étranger.Ce nouvel instrument juridique assure aussi aux enfants victimes une protection pendant la procédure judiciaire, par exemple en ce qui concerne leur identité et le respect de leur vie privée.

LA CONFERENCE DE LANZAROTE >>>>>>>>>>
DOSSIER SUR L'EXPLOITATION SEXUELLE DES ENFANTS >>>>>>>
LE TEXTE DE LA CONVENTION >>>>>>>>
LES LEGISLATIONS NATIONALES >>>>>>>>>
20:35 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : europe, sexe, enfants, abus sexuels, tourisme sexuel, violences
24/10/2007
Europe: Pourquoi la france n'a-t-elle pas encore ratifié la Charte du Conseil de l'Europe sur la lutte contre la traite des êtres humains?
Le Président de l'APCE se félicite de l'entrée en vigueur prochaine de la Convention sur la lutte contre la traite des êtres humains. Mais bien des ratifications tardent à venir...
Strasbourg- Le Président de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe (APCE), René van der Linden, s'est aujourd'hui réjouit de la 10ème ratification de la Convention du Conseil de l'Europe sur la lutte contre la traite des êtres humains (STCE n° 197) par Chypre, qui entraînera son entrée en vigueur le 1er février prochain (*).
" J'exhorte aujourd'hui l'ensemble des Etats membres du Conseil de l'Europe, qu'ils soient des pays d'origine, de transit ou de destination de la traite des êtres humains, à signer et/ou ratifier la Convention s'ils ne l'ont pas encore fait ", a déclaré le Président van der Linden. " Les parlements nationaux ont une responsabilité prépondérante pour assurer la ratification la plus large possible de cette Convention, qui permettra de mettre en place un système paneuropéen de protection des victimes et de poursuites des trafiquants ", a-t-il ajouté. Le Président de l'APCE a par ailleurs appelé la Communauté européenne à ratifier le texte.
René van der Linden a enfin plaidé pour l'indépendance du mécanisme de suivi de la Convention (le GRETA), et a demandé à ce qu'il soit doté de ressources financières suffisantes.
En 2002, dans sa Recommandation 1545, l'APCE avait demandé au Comité des Ministres d'élaborer une convention européenne sur la traite des femmes, ouverte aux Etats non membres.
Manuel à l’attention des parlementaires
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(*) Chypre est le 10ème Etat à avoir ratifié la Convention du Conseil de l'Europe sur la lutte contre la traite des êtres humains. La Convention entrera en vigueur le 1er février 2008 dans les pays qui l'ont ratifiée (Albanie, Autriche, Bulgarie, Croatie, Chypre, Danemark, Géorgie, Moldova, Roumanie, Slovaquie).
12:40 Publié dans SOCIETE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : droit, prostitution, europe, france, droits de l'homme, femmes, enfants
04/10/2007
FRANCE: La justice des enfants en danger, par Josiane BIGOT
J'aime et je soutiens les combats que mène Josiane Bigot. Ce sont des combats pour une société plus intelligente et pour un vivre ensemble plus digne de ce nom. La vraie "ouverture", ce serait d'écouter davantage Josiane à l'Elysée et au gouvernement...DR
Le Juge des Enfants est, depuis sa création, au carrefour de la dialectique éducation / répression dans la mesure où il est à la fois le juge de la protection de l'enfance et celui de la délinquance juvénile. Il n'est pas inintéressant de se souvenir qu'il est historiquement le subsidiaire de la correction paternelle, qui disparaît en 1958 à son profit dans le Code civil. La meilleure définition qui me soit toujours venue à l'esprit pour le Juge des Enfants est celui d'une autorité bienveillante, à l'image du père de famille. Va-t-on aussi faire disparaître le père symbolique de substitution après s'être lamenté de la disparition des pères dans notre société ?
Cette belle harmonie des fonctions, cette complémentarité entre la protection et le rappel de l'interdit, avec les sanctions qui en découlent, est menacée. Le Ministre frnaçais de la Justice sollicite l'expérimentation de la scission des fonctions du Juge des Enfants. Le but est double : faire échapper au judiciaire la protection, qui sera purement administrative (et gérée à ce titre par les départements), et rendre la justice pénale des mineurs plus répressive.
C'est oublier toute l'analyse sociologique de la délinquance des mineurs ; dans la quasi-totalité des cas, la famille du jeune délinquant a rencontré des difficultés socio-éducatives. C'est précisément de sa connaissance du contexte social, familial, personnel du mineur que le juge tirera toute son efficacité. Il pourra ainsi faire reconnaître l'essence-même de la loi qui protège la vie en société en sanctionnant si nécessaire, à condition bien sûr que l'on garde la conviction que tout mineur est susceptible d'éducation, y compris à la reconnaissance de la loi. Supprimer le Juge des Enfants dans sa double mission, c'est réduire à néant toute l'éducation à la citoyenneté menée ces dernières années, d'un accès à une loi par essence protectrice même si elle réprime.
Il faut également rappeler fortement que ce n'est pas la compétence du Juge des Enfants qui est en cause, mais les faiblesses du système (lenteur de prise en charge, inadéquation du dispositif...).
Enfin, ce projet est une négation du droit du mineur à une justice adaptée, droit inscrit dans la Convention Internationale des Droits de l'Enfant (article 40), qui insiste sur la nécessité de maintenir une spécificité de la justice des mineurs par rapport à celle des majeurs
Josiane Bigot,
Présidente du Réseau Droit des Jeunes et de THEMIS
Réseau National pour l’accès au(x) droit(s) des enfants et des jeunes 148 Boulevard Masséna – 75013 Paris | tél : 01 53 34 08 33 Contact : Yvan Fauchon – Délégué national reseaudroitdesjeunes@wanadoo.fr
13:45 Publié dans Débats d'actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : justice, enfants, jeunes
04/08/2007
EUROPE: La fessée prohibée dans les familles ?
Quand le Conseil de l’Europe résiste à un air du temps régressif...
Editorial RELATIO par Daniel RIOT. Libération en fait sa « Une » et tout un dossier. Au Conseil de l’Europe, on n’est guère habitué à ce type de mise en valeur: c'est regrettable, d'ailleurs. En l’occurrence, même si cette question n’est pas liée à une actualité « chaude », Libération a raison. Comme il a raison de ne pas traiter le sujet avec légèreté, mépris ou ironie salace comme c’est si souvent le cas quand il est question de fesses et de fessées…
Oui, le Conseil de l’Europe souhaite faire prohiber tous les châtiments corporels, notamment envers les enfants.
Même cette petite claque, qui n’a jamais fait de mal ? Même cette petite fessée qui marque l’esprit plus que la chair ? Même ces petites tapes sur les doigts ou ailleurs qui n’ont rien de traumatisant ? Oui, « ni claque ni fessée », pour reprendre le nom d’une association qui se bat qu’on arrête de battre ces petits trésors qu’on « châtie bien parce qu’on les aime bien »…
Bien sûr, en cette ère de régression répressive et liberticide, on entend déjà en cris et chuchotements, en sourires et grimaces, en haussements d’épaules et en rugissements de beaufs, les réquisitoires contre cette « Europe » qui se mêle de tout, même de nos chemises, contre cet « esprit de mai 68 » qui nous a déjà tant fait de mal, contre ce laxisme qui explique tous nos maux. « Après on va dénoncer la démission des parents. Tu parles ! On leur coupe les mains et la tête aux parents…Une bonne gifle, çà remet les idées en place. Une bonne fessée, çà remet la tête droite… D’ailleurs, Bayrou l’a montré publiquement : un gamin lui fait les poches, il lui donne un soufflet mérité ».

« Cette mise hors la loi de la bonne vieille torgnole éducative suscitera à coup sûr une indignation mécanique, écrit Laurent Joffrin. Quoi? On va se donner le ridicule de légiférer sur ces affaires domestiques, qui regardent les parents et personne d’autre? On va pousser le principe de précaution jusqu’à donner aux enfants le droit de traîner en justice leurs parents à la main leste ? Et l’Etat tutélaire va maintenant s’immiscer jusque dans les bacs à sable? »
Depuis 2004, première recommandation du Conseil de l’Europe sur les châtiments corporels,et depuis l'adoption du programme "violences et enfant", on en a entendu les bêtises de ce genre ! Pour cause… Quel papa ou quelle maman n’a pas eu au moins l’envie ou n’a pas au moins une fois céder à la tentation (ou au réflexe) d’une gifle « qui part toute seule » ou d’une « bonne correction bien méritée » ? Ni sadisme, ni défoulement : signe d’amour, d’attachement… Frapper fait mal (aussi) à celui ou celle qui frappe, non ?

L’esprit soixante-huitard n’a rien à voir dans cette démarche du Conseil de l’Europe. Tout part de constats faits dans l’Europe du Nord où l’on sait ce que le mot « rigueur » veut dire et où en matière d’éducation, on a plus de leçons à donner qu’à recevoir. La violence la plus répandue, c’est la violence domestique.
La violence la plus transmissible, c’est celle qu’on subit avant de (re) donner. Laurent Joffrin résume : « Il y a une continuité entre les habitudes plutôt inoffensives en vigueur dans beaucoup de pays et les véritables violences intrafamiliales. Les enfants élevés «à la dure» sont souvent plus violents que les autres. Les pays qui ont prohibé gifles et corrections dans l’éducation sont loin d’être pour autant tombés dans l’anarchie. »
Nul besoin d’être un « psy estampillé » pour savoir, y compris par expérience personnelle, que le recours à la contrainte physique est surtout l’indice d’un échec éducatif.

Le problème, bien sûr, c’est de trouver par quoi et avec quoi on sanctionne ce qui mérite de l’être : les atteintes à la dignité, à la liberté, aux biens, aux doits d’autrui ; les gestes dangereux pour soi et les autres ; les attitudes asociales ou autodestructive. Par quoi et avec quoi stimule-t-on cette perfectibilité qui est en chaque enfant (comme en tout adulte, d’ailleurs) ? Les vertus de l’exemplarité ne suffisent pas. Les sermons ne suffisent pas. Punir, en bien des circonstances, c’est vouloir guérir. Il est des sanctions salutaires.

La répression a aussi des vertus préventives. Le contraire de « l’éducation à la dure » ne doit pas être une éducation « à la molle ». L'enfant-roi n'est pas l'enfant de tous les droits. Le premier des droits de l'enfant, c'est d'avoir droit à une enfance, donc à une éducation digne de ce nom:on ne naît pas homme, on le devient...ce n'est jamis simple, ni facile...Et l’extension des interdits suédois en matière de fessées risque de culpabiliser des générations de parents et d’éducateurs qui font ce qu’ils peuvent…
« Eduquer sans frapper », d’accord. « Ni claque ni fessée », d’accord. Mais « on » fait comment avec les « bons petits diables » ? D’ailleurs, n’y a-t-il pas des différences de nature entre la tape sur la main, la tapette sur la couche, la soufflette ou la tartelette sur l’épaule et des ceinturons transformés en fouets, des casseroles en martinets, des chaussures en taloche de maçon ?

La lucide secrétaire générale adjointe du Conseil de l’Europe, Maud de Boer-Buquicchio, a bien conscience de tout cela. Mais elle sait surtout à quel point de vieux slogan du type « on bat les enfants pour leur bien » font des ravages dans les familles…et dans les rues. Elle se veut d’autant plus ferme dans sa demande d’une « tolérance zéro » envers tout ce qui est « mauvais traitements », »mutilations », « humiliations ».une « tolérance zéro » qui n’est guère dans l’air du temps…où les voix les plus autorisées et légitimées par le suffrage universel prônent si souvent, par suivisme d’une opinion déboussolée plus que par souci d’efficacité, un retour à des méthodes archaïques d’une ère qu’on croyait révolue.

Maud de Boer-Buquicchio invoque, comme le rappelle Charlotte Rotman dans Libération, le «devoir de protéger l’intégrité physique et psychologique» et «la dignité humaine de nos enfants» : «Nous ne sommes pas autorisés à les frapper, les blesser et les humilier. Un point c’est tout. Nous devons changer de mentalités et adapter nos lois en conséquence.» C’est d’autant plus impératif que tout se mêle : les peurs devant les médiatisations et les réalités de la délinquance, les poussées d’incivilité, les difficultés économiques et sociales et bien des croyances et des pressions d’ordre religieux».

« Changer de mentalité » : ce sera le but de la campagne du Conseil de l’Europe cette automne, une campagne qui s’inscrit dans la logique de celles (complètement soutenues par RELATIO) contre les violences conjugales, contre la traite des êtres humains, contre les discriminations en tous genres qui vident les droits de l’homme.
Pour « changer les mentalité », il faut plus convaincre et persuader que menacer ou réprimer. «Interdire les châtiments corporels dans le foyer familial ne veut pas dire engager des poursuites contre les parents, mais changer leurs comportements.» Ce qui est sûr, c’est que toute violence nourrit la violence. Et que le degré de civilisation d’une société se mesure (aussi) à sa capacité d’enrayer toutes les spirales de toutes les violences.
Daniel RIOT
>>>> Rien ne peut justifier les violences à enfants
>>> Le Conseil de l'Europe veut gifler la fessée
>>> Ce martinet qui marque les mémoires
>>> Les parents ne savent plus sanctionner
>>> Le site de "Ni claques ni fessées"
>>> rapport du Conseil de l'Europe sur les châtiments corporels
| A LIRE :« Une Europe faite pour les enfants dans un monde fait pour les enfants »,
|
"Un monde qui n’est pas adapté aux enfants, c’est un
monde où ne peuvent régner ni la dignité, ni la prospérité, ni la paix. La manière dont une société traite ses enfants est éminemment révélatrice de son degré de civilisation et d’humanité, ainsi que de sa volonté de se préserver.
Or l’Europe a les ressources et les moyens nécessaires. En tant qu’organisation de défense des droits de l’homme, le Conseil de l’Europe s’est consacré aux droits de l’enfant dès sa fondation, en 1949. Même si nous sommes fiers des nombreux progrès réalisés, nous sommes déçus par leur lenteur et restons très préoccupés face à l’ampleur des violations des droits de l’enfant. Nous voulons non seulement protéger les enfants et leurs droits mais aussi les rendre maîtres de leur destin. En d’autres termes, nous voulons construire une Europe pour et avec les enfants.
« Construire une Europe pour et avec les enfants », tel est le titre de notre programme triennal qui a pour but d’aider les 47 Etats membres du Conseil à concevoir des politiques intégrées en faveur des enfants et à élaborer des plans et des stratégies nationaux appropriés." LIRE LA SUITE >>>>>>>
23:26 Publié dans Edito | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : europe, éducation, enfants, fessées, conseil de l'europe, presse
13/07/2007
En vitrine sur Relatio aujourd'hui
>>L'Allemagne lance son grand plan national pour l'intégration
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>>Le mandat d'arrêt européen progresse
>>Culture: « Les années Grâce Kelly »
03:26 Publié dans SELECTION RELATIO | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : europe, allemagne, enfants, justice, liban, israel, web













