04/11/2007

DESINFORMATION : Confidences en guise de Défense et illustration de… Sarkozy.

« Sarko, l’Américain » : un « agent » de l’Oncle Sam ?

Le « réseau Voltaire » devrait avoir la décence de changer de nom…

7a2956bdf21090d4570f2f1301ff0cf8.jpgRUE89 éprouve le besoin de s’étendre, pour les leur tordre le cou,  sur des fausses infos diffusées par le « réseau Voltaire », l’un des champions toutes catégories de l’intox sur internet. Un réseau qui devrait avoir la décence de changer de nom, tant il insulte ce philosophe que l’on devrait tellement relire en cette période liberticide et lâche.  Une preuve de plus de l’extrême difficulté de lutter contre les effets pervers d’Internet « grande machine à rumeurs ». Sarkozy se voit d'avoir été "formé" par les Américains, voire d'être un "agent" américain. Du coup, l’effet boule de neige du web en folie, accrédite cette connerie immonde !

A la base de cette accusation, un voyage d'étude aux Etats-Unis effectué par Nicolas Sarkozy dans les années 80 alors qu'il était maire de Neuilly, à l'invitation du département d'Etat dans le cadre de son Programme d'invitation de personnalités étrangères.

SIX SEMAINES QUI VALENT DES ANNEES

Et alors ? Confidence : ce programme, j’en ai bénéficié aussi.  Et je ne regrette en rien d’avoir grâce à lui passé six semaines (plus que la norme de ce type de bourse) à sillonner les Etats-Unis, à rencontrer des membres du Congrès, des conseillers de la maison Blanche, des responsables du département d'etat,et les meilleurs chercheurs, experts ou acteurs  des domaines qui m’intéressaient : la presse et le média (bien sûr), les minorités (Noirs , Portoricains,Indiens, Amish, Mexicains, Chinois, "Français" de Louisiane), les rouages du complexe militaro-industriel et les multinationales... 

Six semaines qui valent des années d’études sans appui « logistique ». Et des découvertes, des rencontres, des richesses intellectuelles que je n'aurais jamais pu faire, avoir et cueillir avec mes seuls moyens. Privilèges? C'est vrai. Fabuleux, même. J'en garde pleine conscience. Comme tant d'autres Européens qui ont pu en bénéficier.

Puisque j’en suis aux confidences, j’ai participé aussi à un stage d’information au Pentagone (à l’époque des fusées Pershing). Et alors, suis-je un agent américain pour autant ? Soyons sérieux. Apprendre pour comprendre, cela implique travail, contacts, rencontres. Etudes.

Et je ne doute pas que Nicolas Sarkozy, dans son voyage d’études fait avec Hortefeux, n’ait pas beaucoup appris sur ce qui l’intéressait à l’époque : le « marketing… politique et le… financement des campagnes »  qui l'a conduit à Washington, New York, San Francisco et Oakland (ce qui, cela dit avec le sourire, est peu par rapport à mon propre périple). Ce n’est pas qui en fait un « espion », un « agent » de l’Oncle Sam ou un « vendu » aux Américains.

Pour être complet sur mon humble cas, j’ai  fait aussi des stages d’études (des reportages et des enquêtes puisque j’en ai toujours tiré journalistiquement parti) à l’Otan, dans l’armée yougoslave (juste après la mort de Tito), en URSS, au cœur du Pacte de Varsovie,en Scandinavie, au Canada,   en Israël, dans les pays arabes, chez les islamistes du Pakistan,  en Afrique du Sud (sous l’apartheid),  en Inde, en Chine, en Afrique, au Maghreb et ailleurs… Et alors ? De belles chances, oui. Des expériences fantastiques, oui. Des apprentissages, oui. De belles écoles, oui. Mais jamais « vendu » puisque jamais à « acheter »…Pour jauger, il faut savoir. Pour savoir, il vaut mieux voir.

LES PROXENETES DE L'INFO-INTOX

Ce type de « bourses américaines » n’est d’ailleurs plus ce qu’il était (économies fédérales !). Ce qui est dommage pour les générations nouvelles. Mais il a été bénéfique pour des milliers de responsables  politiques, de fonctionnaires, de journalistes, d’universitaires. De droite, de gauche, du centre et de nulle part…La france et d'autres pays ont mis au point des programmes de ce type, plus modestes et moins organisés.L'Union européenne ferait bien d'y songer plus sérieusement qu'elle le fait.

Cela dit, pour en revenir à notre propos initial, les mécanismes de la rumeur ne sont qu’amplifiés et accélérés par Internet. Le web n’est qu’une vache à lait    de plus pour les esprits infantiles qui se nourrissent de fantasmes, se vautrent dans le virtuel, et vivent par procuration. En jalousant ceux qu’ils dénoncent. Et en cultivant le confort des rumeurs pour fuir l’inconfort des informations. Le réseau Voltaire, le mal nommé, en vit, en proxénète de l'info-intox....

Daniel RIOT

19/07/2007

Londres-Moscou: Le troc des diplomates

94aecc00d173f36de4610d8ecf333b35.pngL'Affaire Litvinenko continue d'empoisonner les relations russo-anglaises: "Une mini-crise", dit Poutine en tentant de dédramatiser ce psychodrame diplomatique d'un autre temps... Réponse du berger à la bergère: le troc des diplomates se fait sou le signe de la parité. La Russie va expulser quatre diplomates britanniques pour protester contre les quatre explusions de Russes décidées par Londres. Mais évidemment, le Kremlin ne veut toujours pas entendre parler de l'extradition du principal suspect du meurtre de LITVINOV cet ancien agent russe proche de Boris Berezovski, décédé à Londres en novembre 2006....

Alexandre Litvinenko

Alexandre Litvinenko

Plus grave:  Moscou a également décidé de ne plus accorder de visas aux "fonctionnaires" britanniques. Et jusqu'à nouvel ordre,   les responsables officiels russes ne se rendront  plus en Grande-Bretagne. Cela va plus les gêner que les Anglais, ne serait-ce que pour leurs rendz-vous d'affaires avec les nouveaux riches russes qui ont transformé la City en Londongrad...
La Russie cesse également de coopérer avec la Grande-Bretagne dans le domaine de la "lutte contre le terrorisme", comme si cette copérationn'était pas utile aussi pour les Russes... en réponse aux mesures prises par Londres dans l'affaire Litvinenko, a-t-il dit.
Cette affaire prend une dimension européenne:  Le représentant de la Russie auprès de l'UE, Vladimir Tchijov, a estimé  que la réaction de l'UE dans la crise russo-britannique était une "mauvaise surprise" et qu'elle allait "affecter" les relations russo-européennes.
La présidence portugaise de l'UE s'est dite mercredi "déçue" que la Russie ne "coopère pas de façon constructive avec les autorités britanniques" dans l'enquête sur le meurtre de l'ex-agent russe Alexandre Litvinenko. Cela n'avait rien de désobligeant...
"La déclaration de la présidence portugaise de l'Union européenne a constitué une mauvaise surprise pour nous", a déclaré Vladimir Tchijov depuis Bruxelles. "Cela va inévitablement affecter les relations entre la Russie et l'UE", a-t-il ajouté. Sans donner plus de précisions.

66ab9071d339144339a36aa6c73fe723.jpgUne note rassurante: L'ambassadeur de la Russie à Londres, Iouri Fedotov, a réaffirmé que son pays "tenait" à sa relation avec la Grande-Bretagne, dans une lettre publiée jeudi dans le Times, et soutenu que son pays n'était pas impliqué dans l'assassinat de l'opposant au Kremlin, Alexandre Litvinenko.
RAPPEL: Andreï Lougovoï, ex-membre du KGB reconverti dans les affaires, est considéré par Scotland Yard comme le principal suspect de l'empoisonnement mortel au polonium (une substance radioactive rarissime) d'Alexandre Litvinenko.
Scotland Yard a annoncé par ailleurs mercredi avoir arrêté, en juin à Londres, un homme soupçonné d'être lié à un complot pour assassiner l'homme d'affaires russe Boris Berezovski. Quelques heures auparavant, Boris Berezovski avait accusé le président russe Vladimir Poutine d'avoir personnellement ordonné un complot pour l'assassiner.Roman nior, bouquin d'espionnage, et bande dessinée: souvenirs de kla "guerre froide". Les services secrets recouvre une importance qu'on pouvait croire caduque. Le KGB a changé de nom, mais le FSB a conservé de bonnes vieilles methodes:Poutine 001, agent très spécial...