13/09/2008
Au temps des grandes découvertes
SUGGESTION RELATIO-EUROPE
Par Laurent PFAADT.>A la recherche de l'épave mystérieuse
>Une exposition ludique et pédagogique à ne pas manquer à Paris (jusqu'au 20octobre)
Dès l'entrée, une mer déchaînée et les commentaires d'un marin vous transportent sur le pont de la Boussole et de l'Astrolabe en 1788, quelques heures avant leurs naufrages comme un film bâti sur des flashbacks. Le visiteur part pour un voyage qu'il sait périlleux, mortel. Son attention captée, l'exposition peut commencer.
Cette dernière plonge dans l'effervescence des épopées maritimes scientifiques de cette deuxième moitié du XVIIIe siècle où la France et la Grande-Bretagne se lancent, sous l'impulsion de James Cook et de Louis Antoine de Bougainville, à la conquête de terres inconnues. Grâce à une interactivité parfaitement maîtrisée et illustrée par des globes et des planisphères vidéos encore incomplets, on a l'impression de revenir dans le bureau du roi Louis XVI, illustré par le tableau de Monsiau où le souverain donne ses instructions à Jean-François Galaup, comte de La Pérouse pour conduire une expédition autour du monde visant à compléter les découvertes de Cook.
17:08 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : marine, histoire, exposition, lapérouse, paris, relatio-europe, aventure
12/07/2007
STRASBOURG: Quand la préhistoire inspire la publicité....
SUGGESTION RELATIO SUR L'INTERNAUTE: Cigarettes "Gauloises", le savon "Cléopatra", les biscuits "Dinosaures"... L’histoire ancienne envahit l'univers des marques.
C'est ce que révèle l'exposition "Archéopub, la survie de l’Antiquité dans les objets publicitaires".
Jusqu’au 31 décembre 2007, le musée archéologique de Strasbourg expose ces affiches, encarts de journaux, emballages et cadeaux publicitaires pour un voyage insolite et amusant dans le monde atemporel de la publicité.
Depuis les premiers pas de l’archéologie, la publicité n’a eu de cesse d’utiliser l’image de la Préhistoire et l’Antiquité pour vanter les mérites de toutes sortes de produits. Les publicitaires font appel à ce passé éloigné pour évoquer une vision du monde commune à tous.
Chaque période possède ses images récurrentes. La préhistoire fait la part belle à l'humour. L'homme des cavernes représente le degré zéro de l'évolution et du raffinement. Il sert de faire-valoir à l'homme moderne. Le produit est ainsi automatiquement associé aux progrès technologiques.
PRATIQUE
Lieu : musée archéologique de Strasbourg.
Adresse : Palais Rohan, 2 place du Château, 67000 Strasbourg.
Horaires : tous les jours, sauf le mardi, de 10h à 18h.
Tarifs : 4 euros plein tarif ; 2 euros tarif réduit.
Sur le web : cliquez ici
SERVICES
Météo : pour bien préparer son expédition. voir
Restaurants : pour bien manger. voir
Hébergements : consulter la liste des hôtels à Strasbourg. voir
01:20 Publié dans Coups de coeur | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : strasbopurg, exposition, publicité, communication, préhistoire, antiquité
28/06/2007
L'événement, comme tous les cinq ans... La DOCUMENTA de KASSEL!
UNE SUGGESTION de RELATIO : L'été 2007 sera celui de l'art contemporain ou ne sera pas. Quatre grandes expositions se partagent l'affiche simultanément à Kassel, Venise, Bâle et Münster. Kassel, dans le nord de la Hesse, accueille pour la douzième fois l'exposition "documenta", considérée comme l'une des expositions majeures d'art contemporain Elle a ouvert ses portes cette année sous la houlette de l'historien d'art et commissaire d'exposition Roger Martin Buergel, désigné comme directeur artistique. Quelque 650.000 visiteurs sont attendus jusqu'au 23 septembre.
L'exposition des 100 jours
Documenta dure cent jours. Puis tout disparaît. Elle rassemble près de 530 ouvres, nées de l'imagination de 113 artistes ou groupes d'artistes venus du monde entier. Les oeuvres sont réparties dans cinq bâtiments, sur 17.000 mètres carrés. Le public peut aller à leur contact de 10 heures à 20 heures. Outre le nouveau pavillon Aue, l'exposition se déploie au musée Fridericianum, à la Neue Galerie, dans le hall documenta et, pour la première fois, dans le château et le parc de Wilhelmshöhe.
Roger M. Buergel dit ne pas avoir misé sur les "noms", les "stars", mais avoir cherché ses artistes "à la périphérie". La plupart des artistes présents à Kassel sont inconnus du public allemand. Et plus de la moitié des exposants vient de régions négligées par les éditions précédentes : l'Europe de l'est, l'Asie, l'Afrique et l'Amérique du sud. Parmi eux, sept sont Chinois.
Exposition "politique"
Artistiquement, Roger M. Buergel mise sur une proposition qu'il nomme "migration de la forme") C'est une démarche indirecte qui fait émerger le contexte de l'oeuvre à travers les correspondances qu'elle entretient avec d'autres ouvres ou signifiants. C'est en même temps une approche profondément sociopolitique. Documenta doit "soulever les gens et les amener à s'activer eux-mêmes pour sortir d'une certaine léthargie fondamentale. Il s'agit de faire en sorte que l'individu prenne ses responsabilités dans le monde où il vit", explique Roger M. Buergel.

La "périphérie" à l'honneur
A côté des "habitués" comme le peintre allemand Gerhard Richter ou les photographes David Goldblatt et Allan Sekula, on découvre donc de nouveaux visages et des projets spectaculaires.
C'est le cas du Chinois Ai Weiwei (photo), auteur de l'une des oeuvres les plus spectaculaires de cette douzième édition : "Fairytale" (conte). Il a fait venir à Kassel 1001 de ses compatriotes, originaires de tous les milieux sociaux et exerçant toutes sortes de métiers. L'objectif est de les confronter à une culture (artistique) tout à fait étrangère à la leur, et de récolter leurs expériences.
Le Thailandaïs Sakarin Krue-On, lui, a planté face au château de Wilhelmshöhe des champs de riz qu'il espère voir s'épanouir au fil de l'exposition. L'artiste autrichien Peter Friedl a choisi de mettre en scène une girafe empaillée, ancienne pensionnaire d'un zoo palestinien et victime du conflit au Proche-Orient. Le Russe Kirill Preobrazhenskiy a monté une installation sonore sur la ligne 4 du métro. Enfin, Roger M. Buergel a fait venir un artiste que l'on n'attendait peut-être pas là : le cuisinier du célèbre restaurant espagnol "ElBulli" à Barcelone, Ferran Adria. Le chef avant-gardiste propose à des visiteurs d'expérimenter la "cuisine moléculaire". Avis aux amateurs de "nougatine d'algues", de "bonbons à l'huile d'olive" ou de salières remplies de brouillard artificiel odorant.

La douzième documenta sort des sentiers battus. Elle s'est élargie dans l'espace en investissant un vaste pavillon de verre en modules de serre. Elle a misé sur la participation accrue du public local en chargeant un jury de faire passer les thèmes de la documenta 12 dans les écoles, les entreprises et les médias de Kassel. Enfin, elle s'est reliée au reste du monde. 70 magazines internationaux ont été mis en relation pour débattre de sujets esthétiques et sociopolitiques.
Plus d'informations : www.documenta.de
Kassel, capitale de l'art contemporain depuis 1955
L'exposition documenta, qui se tient tous les cinq ans à Kassel, est considérée comme l'une des principales expositions d'art contemporain au monde. C'est un baromètre des tendances artistiques du moment, mais aussi le lieu d'éclosion de nouveaux concepts d'exposition.
On doit ainsi l'idée de "Musée des 100 jours" au fondateur de l'exposition, le peintre et professeur d'art Arnold Bode. En 1955, il eut l'idée de réunir les ouvres d'art moderne que les nazis avaient ravalées au rang d'"art dégénéré". La première exposition documenta n'était encore qu'une annexe de l'exposition nationale d'horticulture. Mais elle suscita l'enthousiasme en Allemagne et à l'étranger. 130.000 visiteurs affluèrent pour admirer les ouvres d'Ernst Barlach, de Wassily Kandinsky ou d'August Macke, exposées parmi 670 travaux. Pour sa deuxième édition, en 1959, documenta devint donc une véritable exposition d'art contemporain, présentant des ouvres de Marc Chagall, Oskar Kokoschka ou encore Emil Nolde.
Les éditions suivantes poursuivirent le mouvement, dévoilant des tendances comme l'"art cinétique" (1964), le pop'art et les happenings (1968), ou des artistes comme Josef Beuys. L'exposition de 1972, la plus marquante, fut un tournant. Documenta devint elle-même un objet d'art. En outre, son fonctionnement évolua. Elle est désormais programmée tous les cinq ans, et elle est orchestrée par un directeur artistique à chaque fois nouveau, désigné par un jury international et capable d'imprimer sa marque personnelle.
Documenta ou la "migration de la forme"
Le directeur artistique de documenta 12, Roger M. Buergel, mise sur ce qu'il appelle "la migration de la forme". C'est une proposition artistique qu'il élabore à partir d'une question : comment éclairer sans le trahir le contexte qui a vu l'oeuvre naître ? Roger M. Buergel écarte ici un double écueil : l'ethnocentrisme (présenter au grand public de l'art africain qui ait vraiment l'air "africain") et l'académisme (pure transmission de connaissances). Son propos est de faire émerger le contexte de l'oeuvre à travers les correspondances, formelles et thématiques, que celle-ci entretient avec d'autres oeuvres, ou avec d'autres niveaux de signification. "Il ne s'agit pas d'un appel impuissant à une solidarité de tous les êtres humains, mais d'un appel à la communication des formes comme moyen de connaissance de soi", explique-t-il.
Roger M.Buergel
Cette approche possède une forte composante sociopolitique. La question décisive est finalement de savoir "si l'on parvient à restituer l'art qui nous paraît si excessivement familier dans notre cercle culturel euro-américain dans toute son étrangeté, et dans toute sa singularité, voire presque dans une perte d'identité qui nous le fait apparaître d'autant plus rayonnant et frais", confesse Roger M. Buergel.
21:25 Publié dans Coups de coeur | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : europe, cultures, arts, allemagne, kassel, exposition
10/03/2007
Strasburg: Exposition Marina Cartiant (du 16 mars au 29 avril)
Galerie Henry de Noyal
20 rue de la MairieF- 67300 Schiltigheim-Strasbourg+33(0)3 88 33 97 21 info@henrydenoyal.com www.henry-de-noyal.comVernissage vendredi 16 mars 2007 à 18h (Ouvert du jeudi au samedi de 14h30 à 19h et sur rendez-vous)
Après une expérience de deux années sur internet, la Galerie Henry de Noyal a choisi d’ouvrir un espace d’exposition à Schiltigheim et de s’investir dans un programme d’exposition ambitieux et original. Spécialisée dans les œuvres d’art traitant de ce fabuleux animal qu’est le cheval, et dont on sait à quel point il a nourri l’imaginaire de grands artistes comme Delacroix ou encore Picasso, la Galerie Henry de Noyal poursuit la tradition en défendant des artistes contemporains, au niveau international. Mais elle ne se cantonne pas à présenter leurs œuvres traitant du cheval, et ouvre son espace d’exposition pour présenter plus largement leur production sans restriction de thèmes, en cohérence avec sa galerie d’art en ligne : www.henry-de-noyal.com
La première artiste qui se verra présenter à la Galerie Henry de Noyal est Marina Cartiant, artiste singulière qui vient d’être exposée au Grand Palais du 9 au 20 novembre 2006, dans le cadre d’« ART en CAPITAL » LES SEMAINES DE L’ART ACTUEL.
Contact-presse: Arnaud Weber / Collectif Insight 06 63 08 86 68 - arno@collectif-insight.org

Marina
Cartiant
Née en 1964 à Bucarest Ou l’explosion des couleurs, la richesse des textures pour nous raconter des histoires, des moments, des événements qui traversent sa vie. Fuyant les systèmes pour suivre son instinct et transcrire cette émotion, c’est à partir de la recherche de ses origines que l’artiste interpelle notre inconscient. Elle fige momentanément les émotions de sa mémoire pour créer à partir d’éléments empruntés au passé, un monde qui a sa réalité. Sa peinture oblige notre regard à trouver un autre ordre des choses. L’univers de l’artiste, un théâtre privé, bien souvent énigmatique…mais qui invite le spectateur à le pénétrer. Source d’inspiration d’un art qui se veut avant tout humain et sensible, sa peinture bouge, varie avec la lumière et l’utilisation des ors, contribue à mieux faire ressurgir le passé pour le mêler au présent. La liberté de Marina Cartiant part du sujet ou de l’idée pour mieux l’interpréter et y revenir.
Expositions récentes
2006 Art en capital, Grand Palais
Scottish sculpture workshop, installation sculptures
Art et Nature, installation peintures et sculptures
En résidence à Québec
2005 Résidence à Camac, installation art land
Fondation de France – Ténot, Champagne-Ardennes
Le Printemps des poètes, Médiathèque François Mitterrand, installation sculptures
2004 En résidence à la Fondation de France Marquise de Naros Preban
17:05 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : strasbourg, exposition, culture











