19/10/2007
Quand les « Fabusiens » disent OUI au traité de substitution…
« Je crois qu’il met fin à une longue période d’interrogation sur le fonctionnement des institutions de l’Union européenne, qui correspond à une sorte de lassitude des chefs d’Etat et de gouvernement quant à leur capacité à traiter de ces questions. Fondamentalement, je crois que la grande Europe avait besoin d’institutions adaptées et je pense que l’équilibre institutionnel repris par ce traité correspond à ce dont l’Europe a besoin, avec cet avantage de ne pas confondre ce qui relève du fonctionnement des institutions et de ce qui relève des politiques comme le faisait la Constitution. ».
De qui est ce splendide commentaire donné dans une ITW à Toutel’Europe.fr ? D’une euro-députée fabusienne, Pervenche Berès, qui a fait voter Non au referendum sur la Constitution et qui aujourd’hui applaudit le traité de substitution… parce qu’il ne contient pas la partie III du texte “de Giscard”, comme elle disait alors qu’elle y avait bien contribué… Cette partie III, il faut peut-être le souligner, ne faisait qu’une synthèse de traités qui ne sont évidemment pas supprimés, donc qui restent (heureusement) en vigueur….
Le culot, en politique, c’est indispensable ? Il est vrai que le leader de son « courant », Laurent Fabius, est pour l’heure très silencieux sur ce sujet. Il vaut mieux sans doute. Un jour, peut- être, un historien montrera comment par son faux calcul politicien anti-européen, Fabius (qui veut ressusciter le parti qu’il a si fortement contribué à mettre en pièces) a empêché le PS de remporter les dernières présidentielles.
L’intelligence ne se résume pas plus au QI que l’identité en une carte…
Daniel RIOT
21:15 Publié dans humeur | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : europe, politqiue, PS, fabius, socialiste, traité
28/06/2007
Le "sage" Fabius flingue Ségolène
Fantastique FABIUS, l'homme qui a le plus tué le projet de Constitution pour l'Europe en faisant campapagne contre le OUi décidé démocratiquement par son parti! Il se veut "sage actif", ne se mêlant pas aux controverses quotidiennes qui discréditent le PS. Mais le "sage" cogne. Et çà fait mal, puisque ce qu'il dit n'a, en l'occurence, rien de faux...
Laurent Fabius dénonce le "triple déficit" de Ségolène Royal pendant la campagne présidentielle et reproche à l'ex-candidate d'avoir tenu à l'écart les principaux responsables socialistes, dont lui-même, dans une ITW au Monde. "Un triple déficit est apparu : présidentialité, crédibilité, collégialité",Pour Laurent Fabius, on ne gagne pas une élection présidentielle "en demandant à chacun ce qu'il ou elle veut, mais en proposant une vision, un dessein capables de faire progresser la France et les Français tout en convainquant qu'on est soi-même capable de les conduire."
Interrogé sur les critiques formulées par Ségolène Royal, qui estime ne pas avoir été assez soutenue, le dirigeant socialiste répond : "Notre candidate a plutôt choisi de tenir à l'écart les principaux responsables socialistes.""Ce fut sa décision. Pour ma part, j'étais totalement disponible et je le lui ai dit", précise-t-il.
Laurent Fabius reproche en outre à Ségolène Royal d'avoir affirmé que le smic à 1.500 euros et la généralisation des 35 heures étaient "des idées qui ne sont pas crédibles" tout en faisant campagne sur ce thème.Selon lui, ces propos posent la question "de la sincérité en politique."... Un sujet qu'il connaît bien!
00:40 Publié dans Notes politiques | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : PS, royal, fabius, gauche, politique
16/11/2006
Carnet de campagne: « Ségomissfrance » ou le « socialocasting » …
>>> C’est le Jour J pour les « primaires du PS ». Vous avez dit « primaires » ? Les débats ont plus ressemblés à de ébats. Dommage. C’est la Star’soc. Avec Ségostar. Loin de « La paille et le grain » de Mitterrand, « la paillette et la graine »… DSK est sans doute trop (républicainement) sérieux pour jouer dans cette « basse cour » royale. Quant à Fabius, à 60 ans, il reste jeune… mais depuis le temps que cela dure, il a eu trop d’occasions de se trahir et de se contredire pour rester fidèle à lui-même. C’est dur, la vie ! Il est des périodes où chaque crépuscule annonce une aube, et d’autres où chaque aube annonce un crépuscule…
>>> Le « PS nouveau » » le jour du « Beaujolais nouveau » ! François Hollande, dans tous les cas de figures, boira le calice jusqu’à la lie. Un saint homme, ce garçon… Un regret pour lui : « François a gagné contre Hollande », dit un « baron » du PS. Schizophrénie quand tu nous tiens… Entre le parti et la mère de ses enfants : un choix plus que Cornélien. Le pire des choix, c’est l’impossibilité de choisir. Il lui sera beaucoup pardonné… sauf par Ségolaine si elle échoue et par les autres si la même Ségo-Amazone réussit.

>>> Et la France dans tout cela ? Et le socialisme ? Et l’intérêt général ? Nous verrons plus tard, peut-être…Et nous laissons cela à d’autres, à Bayrou, par exemple, un « scout de la politique » qui n’a qu’un grand handicap : il ne sait ni mentir ni tricher ni participer à des jeux télévisés. Encore un effort, François !
>>> A propos de jeux télévisés, pourquoi n’a-t-on pas réussi à réunir Sarko et Ségo sur « l’île de la tentation » ? Ils seraient tombés dans les bras l’un de l’autre trop rapidement, sans suspense… Et l’un rêve de « Questions pour un champion » (si on lui souffle les réponses) et l’autre du « Maillon faible » (où elle n’aurait aucun effort à faire)…
>>> MAM, Mme la « cheftaine » Alliot-Marie, qui ne se prive pas de donner (en aparté) bien des coups de griffes aux hommes « immatures » du gouvernement et de l’UMP (« qui se croient toujours dans une cour de récréation ») a tiré l’une des meilleures leçons de la campagne (interne) du PS : « Mme Royal a surtout montré qu’aujourd’hui, en politique, il est très difficile pour un homme d’attaquer une femme ». Alors, pour deux hommes…
>>> DSK voit juste. En cinq semaines, Ségostar a changé cinq fois d’avis. Si elle est élue, elle devra affronter 25 semaines de « vraie » campagne : changera-t-elle 25 fois d’opinions à coups de précisions, de rectificatifs, de corrections ? C’est le PS qui risque de perdre sa crédibilité et son unité (artificielle) : ceux qui, en supporters plus qu’en militants, ont fait le pari des sondages (plus que le pari du parti) pourraient s’en mordre les doigts. La fée Ségolène, sur son fil, aura bien des difficultés à conserver son équilibre entre ses (pro)thèses inspirées à la fois par l’ultra-gauche utopique et la droite extrême répressive (et oppressante) ? Il est des fées qui, à force de marcher sur le fil du rasoir, deviennent des sorcières.

>>> Une consolation et un lieu d’exil (et d’asile) possible pour les PS réalistes déçus : l’udf « libre » de Bayrou. Le centre « central » ne vaut-il pas mieux qu’une gauche maladroite ou qu’une droite très gauche ? Ségosarko (ou Ségozy, comme on dit) peut faire rebattre bien des cartes. Faites vos jeux : rien ne va plus, et la roue va tourner… Mais mes amis socialistes vont m’accuser de faire le jeu de la droite avec un faux-nez centriste, je sais.

>>> Mais ce n’est pas moi qui suis responsable du fait que le PS soit le plus archaïque des partis socialistes européens au nom d’une « modernité » bien passéiste. Rocard a des mots plus durs que les miens (et il a raison). Le scrutin PS d’aujourd’hui ressemble plus à un casting « démocratique » qu’à une consultation de type référendaire sur un programme. Mme Royal a joué un « socialo-perso ». DSK et Fabius ont joué sur des « socialo-programmes ». Qui a bien misé ? Dans l’ère « poeple » (pipole, dit le Canard), « Ségomissfrance » a toutes ses chances… Mais le verdict final sera dans les urnes des vraies Présidentielles. Ce sera une autre affaire. Qui reste à faire.
12:50 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, france, présidentielle, pS, DSK, Toyal, fabius
15/11/2006
Le « PS nouveau » arrive… Un arrière-goût de fruits amers? Bonjours les débats, salut les dégats!
C’est l’heure du vote pour les militants socialistes. Le PS nouveau arrive le jour du Beaujolais nouveau. Mais comme s’interroge le Canard enchaîne : « Pour qui la piquette ? »… La favorite ressemble en fait au Beaujolais nouveau : un mauvais vin, mais une opération marketing remarquable. Quel bon amateur de vin peut-il apprécier ce Beaujolais-là ?
Le « Beauj » normal, un peu vieilli, satisfait plus le palais et l’esprit. Quel goût aura-t-il cette année ? Plus « banane », plus « fraise », plus « myrtille », plus « pêche » ou plus « médicament » ? Un arrière-goût de fruits amers? Bonjours les débats. Salut les dégats! Hollande le vigneron devra assumer...
Les vais amateurs de (bons) Beaujolais (j’en suis) préfèrent celui qui a le goût de la vigne, du terroir, de l’authenticité. Quel goût le « PS nouveau » cuvée 2006 aura-t-il ?

Celui du féminisme misogyne (des femmes machos existent, j’en ai rencontrées, surtout une, l’ancienne pensionnaire de Notre-dame d’Epinal… qui a mis des charentaises à hauts talons et qui rêve des bottes à sept lieues du pouvoir de tous les pouvoirs !) ?
Celui du socialisme affirmé et proclamé mais non réaliste et faussement idéaliste (Fabius, dans la logique du Non au référendum sur l’union européenne aurait fait un bon candidat de l’ultra-gauche,)? Ou celui qui allie idéalisme et réalisme, s’inscrit à 100% dans le mouvement socialiste européen et dégage des horizons d’actions et d’espérance crédibles ?
Si j’étais « sarkozyste », je choisirais Ségolène. Sarko l’a dit d’ailleurs… Quelle facilité en vue dans les vrais débats à venir…Entre « Ségo-bourde », « Ségo-démago » ou « Ségo-bulle » et d’autres interlocuteurs, plus sérieux, plus crédibles, « Sarko-la-frime » n’a pas à hésiter. Même devant Douste-Blazy, Ségo-Thacherine- de- « gôche » n’avait pas faite le poids. C’est tout dire. Une adversaire ? Une faire- valoir… Ses supporters du PS sont trop sensibles aux sondages et à la mode « poeple » (« pipole », dit le Canard)
Si j’étais journaliste au Canard enchaîné, je voterais aussi « Ségostar ». Que d’échos en écho… « Plus belle la vie »…Facile la chronique§ ce ne sera plus « La Cour » (souvenirs de grandeur) mais la « Basse Cour ». Une voie Royale pour l’inspiration et les indiscrétions.

Si j’étais chiraquien, je voterais aussi par Royal. Elle n’est pas plus à gauche que Chirac (elle serait même plus à droite sur un certain nombre de questions) …Et, pour l’histoire, la photo d’une transmission de pouvoirs à l’Elysée avec baise main resterait plus gravée qu’une poignée de mains « entre hommes » (surtout si Nico-le-Petit devient grand par la loi des urnes)
Si j’étais Lepéniste, je voterais aussi pour « Ségolune »…dans la perspective du deuxième tour des vraies Présidentielles. Elle risque de ne pas rassembler autant de monde que Chirac- le- « rad’soc » l’a fait la dernière fois. Et elle serait pour Le Pen , une adversaire moins dangereuse que l’actuel ministre de l’intérieur qui a tout de même un passé gaulliste qui peut le préserver du pire. Sarkosette et Ségozy (ou Segolia) , c’est « blanc bonnet et bonnet blanc », comme disait le PC au moment du duel Pompidou-Poher. Avec un bonnet plus phrygien chez l’un que chez l’une. Scénario du pire pour de vrais « républicains ».
Si j’étais féministe, je ne voterais surtout pas Ségolhaine Royale… Sa révolte anti-machiste est tellement pré-fabriquée et cultivée qu’elle ridiculise la cause des femmes. Gloses toujours, tu m’intéresses. Edith Cresson, pour laquelle j’ai estime, affection et considération, ne s’est pas plantée à Matignon parce qu’elle était et reste femme. Mais ce qu’elle n’était pas préparée à cette fonction (Elisabeth Guigou le dit très bien). Combien d’hommes se sont plantés à Matignon ? On n’a jamais dit que c’était parce qu’ils étaient des …hommes ! Les attaques anti-machistes (injustifiées) de Ségo-la-victime s’apparentent à un archéo-sexisme bien nocif.
Si j’étais UDF, je voterais Fabius (ou Ségolaine) : la chance de Bayrou, c’est de recueillir ce que la gauche « intelligente » peut lui faire gagner pour compenser ce que la droite « bête » (la « plus bête du monde », a-t-on dit) lui fait perdre…
Si j’étais d’extrême-gauche, je voterais aussi pour « Ségolène ». Parce que l’aventure (l’expérience, le risque) « Ségo-mon-égo » peut marquer l’éclatement voire la fin du PS, de ce PS construit par Mitterrand qui n’est pas assuré de l’avenir… si dans l’avenir, il avance à reculons. Et cela n’a rien à voir avec le sexe des anges et des diables (ou des diablesses).

N’étant rien de tout cela et n’étant pas militant du PS, je n’ai rien à dire pour ce vote du jour du « Beaujolais nouveau ». Mais le citoyen que je suis, soucieux des enjeux (régaliens) de la Présidentielle, a le droit de reproduire le message adressé par DSK aux militants du PS.
Je ne fais pas sa « pub ». Je pense qu’il a ce qu’il faut quand on est candidat à la candidature suprême : Un vrai sens de l’Etat. Il ne prend pas la « conquête du pouvoir » comme une thérapie de groupe (ou de masse), mais comme une mission à remplir. Pour ASSUMER le pouvoir.
Face au duo « Sarkozyg » et « Ségopuce », DSK joue dans une division supérieure, dans une catégorie supérieure, dans un registre supérieur. Comme Bayrou, d’ailleurs. Mais ce ne serait pas la première fois qu’à gauche (comme à droite d’ailleurs) les meilleurs seraient sacrifiés sur l’autel des moins bons ou des mauvais.
La dernière fois que j’ai écrit une lettre ouverte « à mes amis socialistes », c’était à l’occasion du OUI ou du Non au référendum. On a vu ce que cela a donné (à cause de Fabius, notamment). Pas de « lettre ouverte », cette fois : juste la reproduction du dernier message de Dominique Strauss-Kahn. Sans illusion. Mais, comme dit justement Jean d’Ormesson, l’Histoire ne naît pas du souvenir, mais de la promesse. Croire, c’est d’abord espérer…

LE MESSAGE DE DSK A LA VEILLE DU 1ER TOUR
« Chère Camarade, Cher Camarade,
La campagne du premier tour touche à sa fin. Il faut en revenir à l'essentiel. Tu vas choisir lequel d'entre nous portera les couleurs de notre parti et demain la responsabilité de la France.
Durant ces semaines, j'ai développé ma vision de ce que pouvait être, pour notre pays, un chemin efficace dans la mondialisation. J’ai arrêté ma priorité : le social. J’ai fixé un objectif : le plein emploi en moins d’une décennie. J’ai défini ma méthode : la social-démocratie et le « président engagé ». J’ai avancé mes principales propositions : le « Pacte de l’Elysée », le patrimoine pour les jeunes, la « grande relance européenne », la restructuration écologique de notre économie. Et, toujours, je suis resté fidèle à l'exigence de vérité sans laquelle il n'y pas de victoire. Tout cela dessine un ensemble cohérent. Durant cette campagne, j'ai avancé avec solidité, méthode, réactivité. Durant cette campagne, j'ai réussi à créer une dynamique, un mouvement, un élan. Ce sont les meilleurs gages pour la réussite de la campagne qui est devant nous, qui sera plus longue et plus dure.
J'ai besoin de chaque voix, dès le 16 novembre, pour faire gagner les idées sociales-démocrates. Je compte sur toi »
Dominique Strauss-Kahn
20:45 Publié dans Edito, Présidentielles 2007: carnet de campagne | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, ps, DSK, Royal, fabius, Présienteilles
carnet de campagne: Vote utile ou vote futile ?
Des procès en machisme infondés qui ne servent ni la cause
des femmes ni la crédibilité du PS ni la fiabilité de Ségolène
« Cà risque de déraper », avait averti Ségolène après les quelques sifflets du Zénith… Elle avait : dérapage, il y a. Et c’est elle qui en est responsable. En caricaturant le machisme de ses concurrents « compétiteurs » et en forçant sur un féminisme plus lyrique que programmatique, avec un ton de mauvais rappeur ou de slameur. En jouant à fond la carte d’une victimisation soigneusement cultivée. Et en esquivant les questions de fond sur lesquels elle n’a guère apporté de réponses de fond. Au PS, les champions du vote utile se retrouvent en cette veille de scrutin interne (très primaire) devant la perspective d’un vote futile…

Dominique Strauss-Kahn a qualifié d'"assez indigne" les accusations de Ségolène Royal qui lui a "prêté des propos machistes qui sont faux sans la moindre preuve"."Le féminisme est une belle cause. On ne la grandit pas en utilisant des arguments de ce genre", a-t-il déclaré sur Europe 1, invitant la députée à faire "du féminisme par la preuve".Dominique Strauss-Kahn a observé que "dans l'équipe de Ségolène Royal, il ne voyait pas beaucoup de femmes", alors que "autour de moi, j'en vois beaucoup".
Dominique Strauss-Kahn estime avoir passé la campagne interne à "essayer de proposer", tandis que "Ségolène Royal a passé cette campagne à corriger ses déclarations, à les modifier. Cinq semaines de campagne, cinq corrections majeures", a-t-il dit, citant la carte scolaire, l'encadrement militaire, les jurys citoyens, le nucléaire iranien et les enseignants.

Deux proches de Dominique Strauss-Kahn ont elles aussi donné de la voix, mardi, afin de mettre Ségolène Royal en garde.Lundi soir, lors d'un meeting à Paris, la candidate avait accusé Dominique Strauss-Kahn d'avoir tenu ce propos machiste au terme du dernier débat télévisé du PS: "elle aurait mieux fait de rester chez elle au lieu de lire ses fiches-cuisine".
Des propos "mensongers", selon Catherine Trautmann. "Depuis le début de la campagne, l'argument du machisme de ses compétiteurs est un refrain lancinant qui vise à contrecarrer tout argument adverse et à justifier toute lacune de sa part", s'est agacée l'ancienne ministre de la Culture. "DSK n'a pas construit sa campagne sur la faiblesse de Ségolène Royal en tant que femme, mais sur la différence de leurs propositions politiques".
"Ségolène Royal a attaqué scandaleusement Dominique Strauss-Kahn en lui attribuant des propos misogynes qu'il n'a jamais tenus", a renchéri Catherine Tasca, également ancienne ministre de la Culture. "Ce n'est pas rendre service à la cause des femmes, à laquelle je suis profondément attachée, que d'utiliser constamment l'argument de la féminité malmenée et s'enfermer dans une plainte factice, au lieu d'affronter sereinement le débat politique", a-t-elle sermonné
Egalement mis en cause, Laurent Fabius a démenti les accusations de Ségolène Royal. La candidate l'accuse d'avoir déclaré à son sujet lorsqu'elle s'est lancée dans la campagne pour la primaire: "qui va garder les enfants?" "La phrase qu'elle a citée, je l'ai démentie dix fois, ça n'a aucun sens", s'est justifié Laurent Fabius sur France-2."Ceux qui me connaissent, savent que je ne suis pas machiste bien au contraire", a poursuivi le député PS de Seine-Maritime. "On peut avoir des désaccords politiques (...) Il faut les traiter bien sûr, mais ne pas se victimiser soit même".
Et Laurent Fabius de rappeler qu'au congrès de Dijon du Parti socialiste en mai 2003, il était le premier à dire "je veux une loi contre les signes religieux à l'école, parce que le foulard, le voile c'est une atteinte au droit des femmes". "Les dirigeants du Parti socialiste à l'époque étaient d'un avis différent. Mais grâce aux militants j'ai emporté la conviction. Donc quand on parle de machisme attention !"
Tout en écrivant ce « Carnet », j’écoute Brigitte Fontaine sur « en aparté de Canal+ : « Ni poupée Barbie, ni fée du logis :je suis libre ! ». « Je crois que je préfère… Marie Georges, Mme Buffet. Elle a dit qu’elle ne se présenterait pas s’il y avait quelqu’un de valable à gauche »… Vous ne voyez pas le rapport avec ce qui précède ? De la cause à la glose des femmes, avec une clause d’inconscience et d’inconsistance. « Etre libre, dit Fontaine, c’est réconcilier ce qui il y a d’inconciliable en soi ». Inspirée, Brigitte ! Mais j’arrête : Ségolène-l’Amazone va se sentir agressée, humiliée, bafouée, insultée … et victime d’un macho parmi les macho
Pour Bernadette, "la messe n’est pas dite"
Affaire de femmes encore. De Dame première en puissance à la première Dame en titre…Pour Bernadette-la-catholique, « la messe n’est pas dite ». Une exclusivité du Nouvel Observateur ! Qui remet les pendules élyséennes à l’heure. Et Sarkozy à sa place. La « François Hollande » de l’actuel Président est très claire… Chirac candidat une troisième fois ?
« Il est trop tôt pour le dire. Nous ne sommes qu’en novembre. On verra les choses plus nettement au premier trimestre. Quelle que soit sa décision, elle sera importantissime, mais ce sera la sienne. C’est une chose qu’il ne partage pas avec moi. C’est le choix d’un homme, pas d’un couple."Mais une chose est sûre : « On n’est pas dans l’après. Il y a trop de gens qui croient qu’on est déjà dans l’après (…) La messe n’est pas dite. (…) Vous savez, on peut avoir des surprises. La situation du monde est complexe. Et parfois, cela bouscule tout (…)
Vous avez vu comme il est en forme ? »
Une confirmation, entre les lignes, à l’Elysée, si Jacques ne se représente pas, on aurait une faible pour Ségolène même si Bernadette ne tient pas à faire le jeu du PS…Je cite encore le Nouvel Observateur : « Ségolène Royal est, chez nous, la première à avoir levé le drapeau » (…) « Elle a un look, elle est très photogénique, il faut le reconnaître. Vous savez, le fait d’être une femme ne suffit pas pour s’imposer mais c’est important, cela joue dans le subconscient de toutes les autres ».
Ah ! Ce subconscient ! Psychanalyse de la vie politique française : cela s’imposerait. Mais quel divan serait assez grand ? Et quel psy assez compétent. J’aimerais en parler à Brigitte Fontaine… Sa « Libido » vaut d’être écoutée et regardée… Cela n’a rien de futile !
14:45 | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : politqiue, présidentielles, PS Ségolène Royale, DSK, Fabius, Brigitte Fontaine, bernadette chirac
14/11/2006
Carnet de campagne: des candidatures anxiogènes
Vous avez dit « TSS » ?
Sarkozy, l’enfant politique de Robert Grossmann (ils ne l’oublient ni l’autre), a un mérite essentiel qui lui a permis de griller son « ami » (et parrain) PASQUA à Neuilly (mais ne l’a pas empêché de se tromper de « cheval » en misant Balladur contre Chirac) , de kidnapper une UMP non faite pour lui et de revendiquer une « candidature naturelle » pour l’Elysée : il a un flair politique indéniable. Pour lui (et il sans doute tort de le dire, mais il a raison de le penser), la candidature de la socialiste Ségolène Royal représenterait une vraie chance...pour le candidat de l’UMP !
En visite officielle à Alger comme ministre de l'Intérieur, il a affirmé lundi, comme candidat(joli, et inadmissible, mélange des genres et des fonctions): « Elle me protège depuis plusieurs mois, car le phénomène 'tout sauf Ségolène' empêche le phénomène 'tout sauf Sarkozy' ».Ce n’est pas faux. C’est bien vu. Mais ce cynisme (ou ce réalisme) ne lui garantit rien…

Si le candidat du Parti socialiste était Laurent Fabius, dit-il, "on aurait une campagne violente, parce que c'est un homme violent, le risque pour moi est beaucoup plus grand qu'avec une campagne apaisée"(…) Au contraire, "si c'est Ségolène Royal, c'est tout bénéfice".
Nicolas Sarkozy considère que Ségolène Royal , tout en imposant « malgré tout un processus de modernisation », est "en totale décalage avec son électorat et elle aura beaucoup de mal à assurer un rassemblement des voix à gauche"(…)"Je pense qu'elle montrera sa vraie nature, qui est quelqu'un d'irascible, dur et, quand ça ne va pas, qui se crispe".Bien vu. Mais pourquoi, Sarko ne parle-t-il pas de DSK ? Parce qu’il sait que ce serait le meilleur candidat socialiste, le plus crédible, le plus cohérent, le plus fiable, donc le plus dangereux pour lui…
En fait ,Sarko et Ségo sont faits du même bois… A brûler plus quà sculpter. A casser plus qu'à tailler.... Sarkolène et Ségozy, ou Sarkosette et Sénigolas. Bayrou a raison : en duo plus qu’en duel. Mais le mari ne Cecilia ne vote pas au PS : Hollande, le compagnon de Ségo, votera pour elle. Un avantage tout de même pour Ségolène : elle bénéficie (et bénéficiera) du soutien de la machine élyséenne …Le dernier S du TSS, c’est Sarko, pas Ségo…Tout cela fait de plus en plus sourire et rire le même homme : Le Pen. Entre Sarkolène et Ségozy, il monte, il monte, surtout quand il ne dit rien. Les TSS de droite et de gauche brisent le TSL, Tout Sauf Le Pen. Et çà, c’est grave !
Vous avez dit « programme » ?
'UMP a présenté les grandes lignes de son projet de programme législatif pour 2007, qui entérine les idées de "travailler plus pour gagner davantage", de "révolution écologique" et de "gagner la bataille de l'intelligence".
La "rupture" que préconise le parti présidé par Nicolas Sarkozy "n'est pas une cassure avec notre héritage national".
"Ce n'est pas une fracture avec nos idéaux sociaux, c'est une volonté de faire autre chose et autrement pour servir la France de toujours", a souligné François Fillon, conseiller politique du président de l'UMP.
J’ai tout lu. Où est le « programme » ? Où est la « rupture » ? Programmer tout ce qui était à faire depuis cinq ans constitue-t-il un programme ? Aligner des constats et quelques promesses pas toujours cohérentes est-il un acte de « rupture » ? C'est la continuité sans changement. Tout est perfectible, il est vrai…
Le « maillon faible »
Que fera-t-elle si un jour, élue à L’Elysée, elle est la cible de critiques intérieures ou extérieures. Si elle reste fidèle à ce qu’elle est aujourd’hui, il y a de quoi avoir quelques peurs… « Sexisme », « machisme », « coups bas ». Maggie Thatcher (si détestable, par ailleurs) ne s’est jamais montrée aussi parano. Et n’a jamais joué sur ces lâches claviers d’une victimisation, fausse mais cultivée. La parité et l’égalité entre les sexes, oui. Bien sûr. Nous avons en France tellement de retard à rattraper…Mais a discrimination « positive » que demande Ségolène en sa faveur n’a rien à voir avec son sexe, mais avec sa… tête.
La vedette de la « Star’Ac » des sondages est surtout en tête du hit-parade des bévues commises dans la campagne interne du PS … Ceux qui la soutiennent en connaissance de cause font un pari sur la perfectibilité qui tient du loto, de « l’Euromillion » ou du quinté+… Après l’économie-casino, la politique-casino ? C’est la roulette russe réinventée…

La prochaine campagne interne au PS (sur quelque sujet que ce soit) devrait peut-être s’inspirer du plus con (mais du plus significatif) de notre époque : Le « maillon faible »… Mais dans « l’île de la tentation » d'aujourd'hui, ce sont les sondages qui visiblement jouent un rôle déterminant.
Reste une question, la plus importante : le PS compte-t-il des adhérents qui sont militants ou supporters ?
En attendant la réponse (ce jeudi ?), la « Ségolènomania » marque une étape de plus dans la « poeple-démocratie ». Les idoles : le retour ! Mais pour quelle France ? Et pour quel « socialisme » ? Je suis sévère (injuste, peut-être), c’est vrai. Un peu (beaucoup) provocateur, même…Mais je suis surtout un citoyen (un parmi bien d’autres) qui a conscience de l’importance que revêt l’élection Présidentielle… Et j’ai peur. Ce qui n’est jamais bon. Cela fait même le jeu de Le Pen… Mais que voulez-vous ? A droite, Sarko, et à gauche, Ségo, sont d’abord « anxiogènes » ...
23:35 Publié dans Présidentielles 2007: carnet de campagne | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, présidentielles, Ségolène Royal, sarkozy, fabius, DSK, baurou
12/11/2006
Carnet de campagne: la force de Bayrou
La « bande des vieux du gaullisme »
Sarkozy n’était pas à Colombey pour ne pas « s’afficher avec la bande des vieux gaullistes », selon l’un de ses proches… Comme le « jeune » Sarkozy n’avait quelques heures de vol en politique et était comme vierge dans ses actions gouvernementales… Etrange cette réinvention par l’UMP du « coup du cocotier », ce « communisme générationnel » et ces « réflexes anti-vieux » chez un ministre de l’intérieur qui apparaît comme « anti-jeunes » dans bien des discours. On perd le « sens de la famille « chez les « gaullistes »…

Cela n’empêche pas cet ancien « compagnon » de Robert Grossmann dans l’ex-Union des jeunes pour le Progrès de ses réclamer de De Gaulle « l’homme de toutes les ruptures » et de situer sa (possible) élection à l’Elysée dans le droit fil de 1958. Pas modeste ce chef de file de la « bande des jeunes ». Au fait, Sarkozy n’était –il pas déjà vieux quand il était jeune ? Une affaire d’état d’esprit, la jeunesse. Comme « l’esprit de rupture » est l’une des caractéristiques de l’adolescence…

« Les absents ont toujours tort »
Gilles de ROBIEN n’était pas au Conseil national de l’UDF. Exclu ou non invité ? Non. Boycottage. De Robien boude et condamne la « stratégie de Bayrou » (cet « historien qui n’a aucun sens politique »). Il mise surtout sur la victoire de Sarkozy et le laminage de son ancienne « famille ».

Il est vrai que l’udf d’aujourd’hui (même si Bayrou ne se fait aucune illusion sur sa présence au deuxième tour de la Présidentielle) a un gros inconvénient pour De Robien et quelques autres « centristes de droite » qui ont rejoint l’UMP (où les idéaux démocrates-chrétiens fondent comme du sucre dans le café) : elle privilégie la réflexion et les projets d’actions au détriment de l’opportunisme, du carriérisme et de l’arrivisme.
Une opinion ? Un constat. Etre vrai, c’est d’abord être soi. Bayrou incarne aujourd’hui une belle synthèse de Schuman, Mendès-France, JJ –SS. Avec l’inspiration personnaliste de Jacques MARITAIN. Et un esprit d’ouverture adapté à une soif de modernité qui n’est pas que les « habits neufs » d’un passéisme et d’un archaïsme qu’on appelle « rupture » à l’UMP de Sarkozy (parce que cela rime avec « fracture » ?) et « suivisme » chez Ségolène (parce que cela rime avec « Star’académisme » ?)

Les bons diagnostics de l’UDF
Sérieux, très sérieux le Conseil national de l’udf. Avec, notamment, ce constat, peu contestable. Je cite : « Après le choc du 21 avril 2002, la remise en ordre n’est en effet qu’apparente. Comme le Premier Ministre lui-même l’a dit, un résultat électoral n’efface pas les problèmes accumulés. Derrière la cohérence rétablie au printemps, après les péripéties que l’on sait, se cache une coupure de plus en plus profonde entre les Français et la politique. Ceux-ci sont de plus en plus nombreux à douter de la capacité des dirigeants à parler vrai, à faire preuve de courage, bref à changer le cours des choses. Le véritable état de la France aujourd’hui, ce n’est pas le score de Jacques Chirac au second tour et l’apparition d’une majorité écrasante à l’Assemblée mais plutôt :
-35 % de votes protestataires à l’élection présidentielle
- 40 % d’abstentionnistes à l’élection législative de 2002 et dans une « moindre mesure »,
- 57% à l’élection européenne de 2004
Le socle de la démocratie est donc très fragile. Aussi, pour refonder un projet politique, une approche d’envergure s’impose :
-définir les attentes des Français
- planter des jalons pour leur avenir «
Cliquez sur les liens qui précèdent: c’est à lire.

Le sens et la valeur de certains mots.
A LIRE AUSSI, un éclairage à chaud, par une « engagée A et POUR l’UDF », Chantal Cutajar, qui, sur son site politique, publie un billet qui vaut lecture (même si l’on n’est pas sympathisant de Bayrou et du « centrisme central) >>>>>>>>>>>>>>&...
Pour ré-enchanter la politique (cet impératif), il faut d’autres méthodes, d’autres mœurs et d’autres états d’esprit. Il faut surtout renouer avec cette alliance du réalisme et de l’idéalisme qui caractérisait autant Monnet, Mendès-France, De Gaulle, Jaurès, Blum et ceux qui marqué l’Histoire au-delà de leur présence au pouvoir… Le « Vivre ensemble » n’est pas un slogan : c’est un impératif sociétal qui dépasse les frontières « politichiennes », comme disait De Gaulle.
Je regarde tous les programmes. Les « ficelés » comme les autres. Sur le fond, pour moi, il n’y a pas photo… pour l’instant. Celui (législatif) de l’udf de Bayrou a plus d’une longueur , et d’une profondeur d’avance, sur les autres.
L’UMP semble comme miné par ses contradictions internes. Le Ps est prisonnier d’un « projet » qui n’est qu’une motion de synthèse artificielle. (Rocard, une fois de plus, voit bien et juste). Bayrou le laboureur a réussi à faire plus et mieux. Plus pertinent et plus cohérent. Et il affiche une belle qualité ( nous ne sommes qu’en novembre 2006 pour des échéances de 2007 !) : la perfectibilité. Comme disait André Néher, le poète : « la perfection de l’homme, c’est sa perfectibilité ».
SEGO-SARKO vus par Bayrou: Un Duo, pas un duel
Une formule, riche de sens, chez Bayrou en clôture du conseil national de son parti .En dénonçant "la politique du bouc émissaire" de Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy il dit : ceux -ci ne se livrent non à un "duel", mais forment un "duo". Morceaux choisis, un coup à droite, un coup à gauche

*"C'est très populaire, hélas, d'attaquer les enseignants", a déclaré l'ancien ministre de l'Education, en référence à Ségolène Royal, qu'une vidéo (pirate mais non désavouée sur le fond) a montré ces jours-ci proposant que les professeurs soient présents 35 heures au collège.
*"C'est très facile d'attaquer les juges", a renchéri M. Bayrou, visant cette fois Nicolas Sarkozy."C'est la politique du bouc émissaire, qui fait pendant à la politique des sondages", a lancé M. Bayrou. "L'un va avec l'autre"
Pour une "Démocratie de conviction"
Pour "se démarquer", François Bayrou a plaidé pour une "démocratie de conviction", sans laquelle l'abolition de la peine de mort ou l'appel du 18 juin 1940 n'auraient été possibles.
Pas plus que l'opposition à la guerre en Irak, "une très grande fierté", à laquelle "certains conseillers" de l'Elysée étaient hostiles, selon M. Bayrou. Le leader centriste visait là Nicolas Sarkozy et ceux à droite qui ont une "fascination" pour le modèle américain.

"Je ne crois pas aux murailles", a encore affirmé François Bayrou, arguant que les tentatives pour "arrêter" l'immigration était vouées à l'échec, si, par exemple, les Africains n'étaient pas aidés à assurer le développement de leur continent eux-mêmes.
Le président de l'UDF a parlé d'une France à la vocation "universelle", qui "pousse les autres pays", par exemple dans la lutte contre la dégradation de la planète.
Le leader de l'UDF a été très applaudi par une salle acquise, notamment quand il a "refusé que Jean-Marie Le Pen soit le seul moyen d'échapper au duo" du PS et de l'UMP.
Détourner les mécontents du "système dominant" des extrêmes pour les amener au centre de l'échiquier politique, voilà la ligne que propose François Bayrou. Un ligne précise. Mais une de front qui n’est pas encore à portée de mains. Mais la campagne n’a pas encore commencé. Long, long est le chemin….

Buffet mènera-t-elle à l’impasse, à l'ultra-gauche ?
« Je pense qu'imposer Buffet mènerait à une impasse» avait dit BOVE. C’est fait. Une ultra-gauche unie, ce n’est déciément pas fait…. Sans surprise, c'est la secrétaire nationale du parti qui a été plébiscitée ce week-end, : elle a obtenu 96 % des suffrages.(avec un taux de participation de 66,2%).Maxime Gremetz, député de la Somme, a réalisé 2,69 % ; Jean-Jacques Karman, vice-président du conseil général de Seine-Saint-Denis, a lui obtenu 0,87% des suffrages.La candidature de Marie-George Buffet sera présentée aux collectifs antilibéraux lors d'une réunion nationale les 9 et 10 décembre qui doit adopter "par consensus" une candidature commune à l'élection présidentielle.
D'autres prétendants, dont le leader « altermondialiste » (et délinquant récidiviste) José Bové, ou la jeune (et séduisante) adjointe au maire de Paris Clémentine Autain briguent aussi l'investiture des antilibéraux. Les chaînes parlementaires leur ont proposé (ainsi qu’aux autres candidats d’extême-gauche) des débats télévisés, mais Marie-George à refusé. La peur ? « Je n’ai pas à débattre avec des gens qui ne veulent pas assumer le pouvoir », a-t-elle dit.
Fabius-le- conquérant
Sur Canal+, Fabius a joué la franchise et la loyauté. « Je n’ai jamais trahi personnellement personne ».Un info : Hulot a refusé sa proposition d’entrer comme vice-premier ministre dans son gouvernement. Mais, sur le fond, son quinquennat (éventuel) sera écologique : « l’écologie en tout et par tout », avec des « changements de structures gouvernementales » adaptées à cette priorité. Une confession : «J’ai quelque chose en moi qui me dit que je peux faire bouger les choses, servir l’intérêt général en rassemblant la gauche. Je sens que j’ai la capacité d’être un bon Président de la république ».

Son problème : « Ségolène a les barons du PS avec elle (…) parce que les sondages, qui ne portent pas sur l’électorat des militants du PS, pèsent sur les esprits ». Sarkozy ? « Un libéral, bushiste, communautariste (…) Il est sur le chemin qui mène vers le populisme et vers l’extrême-droite ». TOUS SAUF SARKOZY ? Oui, mais encore faut-il que le PS soit au deuxième tour. Or, au jour d’aujourd’hui, qui peut dire ou prédire ? Le Pen rigole sous cape. Lui s’interroge sur qui il va affronter ? Rien n’est joué.

Où Fabius se surpasse dans la même ITW sur Canal +, c’est quand il répond (mal et nerveusement) à une bonne question sur le Plan B promis par les Chevaliers du Non au référendum sur l’Union européenne : « La plan B, c’est le projet socialiste ». Ah ! Bon… Comme dit Rocard, ce sont les « socialistes européens » qui en rient… jaune et voient… rouge. La tragédie du PS, c’est son archaïsme et ses faux-nez nationaliste » Lire l’ITW de ROCARD >>>>>>>
17:55 Publié dans Présidentielles 2007: carnet de campagne | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, présidentielles, Udf, Bayrou, PS, fabius, Sarkozy
11/11/2006
Carnet de campagne: Vous avez dit "légitimité"?
L’humour (particulier) de Dieudonné…
Alors qu'il visitait les stands de la fête "Bleu blanc rouge" -rebaptisée "convention présidentielle"- du Front national au Bourget, Jean-Marie Le Pen a eu la surprise samedi 11 novembre de se retrouver nez à nez avec l'ex-candidat à la présidentielle Dieudonné, venu se faire un avis "citoyen" hors de toute "diabolisation". C’est d’un drôle ces rencontres de personnages opposés qui se ressemblent tant sur bien des points (poings ?)"Ce n'est pas du tout un appel à voter Jean-Marie Le Pen", a assuré (sans rire ) « l'humoriste » alors qu'on l'interrogeait sur les raisons de sa présence. "Je suis pour l'apaisement entre communautés", a-t-il ajouté.

"Dans ce climat de tension extrême, il est important de discuter, plutôt que diaboliser les gens. Ouvrons le dialogue". C’est beau, cela, non ? "Il est le bienvenu", a dit Golnisch…"Vous êtes le bienvenu", lui a aussi assuré Jany Le Pen. "Il a un grand talent il paraît" et "c'est bien dommage qu'on lui ait coupé la parole", a jugé bon de préciser l'épouse du leader d'extrême droite. La France plurielle est très singulière en certaines circonstances.
Ségolène, la « légitime »
Le JJD pour Ségo en ce dernier dimanche avant le premier tour de scrutin au PS. "A l'issue de ce processus, ma légitimité n'est plus contestable et le PS en sort grandi. C'est bien!", déclare-t-elle dans les colonnes du journal où elle estime être "la seule à pouvoir l'emporter sur la droite" dit-elle. "J'incarne le changement profond que réclament les gens. Pour beaucoup je suis la candidate contre les pouvoirs en place, contre les pesanteurs, contre ceux qui sont propriétaires de la chose publique", souligne-t-elle, en affirmant qu'il y a "un côté insoumission chez mes partisans" et en prenant soin d’enfoncer le clou qu’elle préfère : "Que la symbolique du père de la Nation puisse être une femme, ça c'est une révolution!"…

Pas « rancunière, mais »….
Ségolène Royal constate que "le parti a pris le risque d'affaiblir son candidat" quand il a accepté les débats internes « exigés » par ses deux rivaux Dominique Strauss-Kahn et Laurent Fabius."Doutant de mes capacités, ce sont les deux autres qui ont voulu ces débats. Et s'ils ont exigé six, c'est qu'ils pensaient que je ne tiendrais pas la distance", dénonce-t-elle avant de déplorer les "attaques très violentes" dont elle a été l'objet et auxquelles elle a refusé "de répondre"."Finalement, les militants ont permis que tout se déroule correctement", se réjouit-elle. "Si j'étais tombée dans la polémique, cela aurait pu très mal se terminer". Pour qui ? En tous cas, elle ne se voit pas « rancunière » (ce qui ménage cet inscrit nulle part…) Rancunière, elle ? "Non! Pas assez, c'est peut-être ma faiblesse. Mais comme je vais de l'avant, je ne traîne pas avec moi les scories du passé, toutes les méchancetés, les humiliations...".
L’espoir de DSK : un deuxième tour
Il a bénéficié d’un excellent soutien de Rocard sur TF1, ce soir, DSK. Mais que pèse Rocard sur les militants du PS. Ce n’est pas parce qu’il a raison qu’on lui donne … raison. Le « syndrome PMF » handicape toujours ce parti que Mitterrand avait eu le mérite de relever et qui risque de redevenir la bonne SFIO d’un mollétisme non social, autoritaire et peu cohérent… « Si Ségolène Royal fait un score inférieur à 46%, elle n'aura plus de réserve, tandis que je pourrai compter sur tous ceux qui n'ont pas voté pour elle, comme par exemple les jospinistes »,dit-il « Mais déjà ce débat dans le parti a permis de montrer que les trois candidats n'ont pas les mêmes positions, ni les mêmes capacités à combattre Nicolas Sarkozy". Et pour battre Sarkozy, le meilleur, à ses yeux, c’est lui. Il n’a pas forcément tort. Mais ce n’est pas lui va décider… DSK a la « légitimité « de la crédibilité », Ségolène a celle des sondages. Qu’est-ce qui compte le plus aujourd’hui ?

Fabius puise dans la boîte à idées de Bayrou
Fabius, lui, a quelle légitimité ? La sienne, d’ancien plus jeune PM de France, celle des ses trahisons (d’idéal et de parti) sur l’Europe et celle de réseaux bien organisés que DSK n’a pas au sein du PS et… ailleurs. Lui aussi mise sur un second tour. Et ce champion de l’Europe par la gauche, de la « gauche » gauche n’hésite pas à se servir de l’udf comme d’une boite çà idées
Il l’a dit dans une ITW au Monde ; ce second tour "opposera sans doute Ségolène Royal et moi-même, c'est-à-dire deux visions politiques différentes, l'une qu'on pourrait appeler le blairisme régionalisé et l'autre qui est tout simplement socialiste".
Ne dites surtout l’ex-jeune premier du PS qu’il est « archaïque ». « Au Ps, on appelle ainsi ceux avec qui on a un désaccord ».
En cette dernière ligne droite, après avoir repris à son compte quelques idées de Bayrou (sur l’écologie et sur l’indépendance des média par rapport à certains industriels, notamment), il se fait le Chevalier rose d’une laïcité renforcée. Il souhaite "adosser à la Constitution une charte de la laïcité", applicable "notamment à l'hôpital". "Je défends les principes laïques, en particulier parce que ce sont des principes de paix", explique-t-il dans Le Monde.

Cette laïcité réaffirmée est "d'autant plus nécessaire" dans une France plus diverse et multiculturelle. "Est-ce que la crise de nos banlieues disqualifie la République? Au contraire! Cette crise confirme l'actualité de la République, à condition que celle-ci ne devienne pas une République des apparences", poursuit M. Fabius. "Si dans un quartier vous n'avez ni école de qualité, ni logements décents, ni sécurité au quotidien, ni propositions d'emplois, ni lutte contre les discriminations, la République se transforme en une abstraction. Je suis hostile au modèle communautariste religieux, ethnique ou régional et j'entends bien, si je suis investi, que ce soit là un des grands débats que j'aurai avec M. Sarkozy, dont la démarche me semble inverse de la mienne", ajoute-t-il. Avec une tonalité très proche (là aussi) de celle de Bayrou. Sans doute parce que Fabius, en dépit de ses handicaps carriétistes, reste intelligent:l'UDF a en matière de "programme" la légitimité que donne le travail sérieux, en profondeur, sans tapage, mais avec courage et cohérence...
Pour Fabius, (et là encore on retrouve curieusement, bizarrement,paradoxalement, des accents de Bayrou) "la source de nos difficultés économiques résulte de la mauvaise spéculation de notre économie et de l'insuffisance de notre effort de formation et de recherche. La solution est alors dans le redéploiement, l'innovation, la formation. C'est ce que l'idéologie dominante appelle mon 'archaïsme"'.
La vidéo qui fait mal ?
Interrogé sur la vidéo pirate concernant Ségolène Royal, DSK (dont l’un des proches est mis au banc des accusés) a condamné la méthode qui, dit-il, "n'aura aucune conséquence sur le scrutin de jeudi". Il a en revanche refusé de se prononcer sur le fond: "je ne l'ai pas encore vu, mais on m'en a beaucoup parlé. Ce qui est certain, c'est que nos enfants ont grand besoin de plus de soutien scolaire. Mais il serait complètement illusoire de croire qu'on peut avancer dans ce domaine sans les enseignants".
Fabius , lui, sur ce point, est clair : "Je ne sais pas dans quelles conditions cette vidéo a été prise" et "c'est toujours un peu désagréable d'utiliser des choses faites à l'insu de quelqu'un", mais "un candidat doit tenir le même langage quelque soient les circonstances". "C'est quand même le b.a.ba".
"Je ne pense pas que ce soit une bonne idée de dire: finalement, les enseignants ils ne travaillent pas". "Il y a des réformes à faire dans l'Education nationale, mais cela doit se faire avec les enseignants et non pas en les prenant comme bouc-émissaires".
Le pire, c’est que Ségolène dans cette affaire joue la victimisation plus que l’argumentation. Un style de gouvernement ? Nombre de ses supporters au PS peuvent retrouver des réflexes de militants. Qui sait ? Mais, malgré ses bourdes, Ségolène, semble continuer à réussir dans le registre d’une séduction plus poeple que politique… Le 16 novembre, c’est bientôt.

Sarkozy des deux cotés de la caméra
L'intégration dans certains reportages télévisés d'images fournies par la société de production ETC suscite des remous à France Télévisions…Cela se comprend ! ETC, chargée par Nicolas Sarkozy de filmer ses meetings de campagne, bénéficie de conditions privilégiées pour tourner des images du ministre-candidat (ou du candidat-ministre), notamment une caméra réalisant des travellings spectaculaires, tandis que les journalistes télé, parqués sur les côtés de la salle, n'ont que de mauvais angles de vue.
Les journalistes CGT de France Télévisions protestent contre les «images de propagande» d'ETC qui sont parfois reprises dans les journaux télévisés, comme l'a révélé une enquête du Monde. Le contrôle des images est en passe de devenir une des polémiques dans la campagne présidentielle. A droite comme à gauche d'ailleurs, puisque ni caméra, ni appareil photo, ni même magnétophone n’ont été autorisés à enregistrer les trois débats en province des candidats socialistes, dont celui de Toulouse. Limites de la transparence… et de la démocratie. Avec quelle légitimité?
23:55 Publié dans Présidentielles 2007: carnet de campagne | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Présidentielles, ^politique, Royal, DSK, Fabius, Le Pen, bayrou
07/11/2006
Carnet de campagne: Bayrou face aux déficits
Le lion de Belfort dans la course
>>>Plus radical que les radicaux, JPC! Moins malléable que Taubirat surtout. Il se présente aux présidentielles. Tant pis pour les socialistes qui n’ont toujours pas digéré son 5,33 % du premier tour en 2002. Tant pis si sa présence dans la course va faire le jeu d’autres forces… « Oui, j'ai pris la décision d'être candidat à la présidence de la République", a déclaré Jean-Pierre Chevènement, sur TF1. Le président d'honneur du Mouvement républicain et citoyen (MRC) : « Cette décision s'est imposée à moi progressivement et avec la force de l'évidence. » (…) « Notre pays va mal, on a l'impression que la France fout le camp », a ajouté le maire de Belfort, citant "Thomson, Pechiney, Arcelor" ou encore "les délocalisations industrielles, avec ces employés qu'on licencie".
Interrogée à chaud sur l'annonce de Jean-Pierre Chevènement, Ségolène Royal a répondu, sur France 2 qu'elle avait "beaucoup de respect" pour lui et l'avait "toujours soutenu dans sa démarche concernant l'encadrement des jeunes" : "Je souhaite bien entendu que le moment venu, si je suis désignée, il puisse me rejoindre"…
Mais le Lion de Belfort se dit prêt à aller « jusqu’au bout » : « le projet socialiste est faible ou ambigu sur bien des points ».

La « stupidité » de Ségolène
>>> Michel Rocard n'a pas mâché ses mots contre Ségolène…. Il a déclaré que les jurys populaires, qu’elle propose "confinent à la stupidité".Dans une interview à Sens public, une revue électronique, Michel Rocard souligne qu'il est "dangereux de court-circuiter les élus"."On a déjà assez de mal à faire valoir les élections, les comptes-rendus de mandats, et autres dispositifs, rajouter une autre surveillance diminuera la mobilisation des électeurs"(…)Pour lui, instituer des jurys-citoyens, serait « faire peser sur les élus des pulsions instantanées via la démocratie directe, alors que la démocratie représentative sert à amortir les chocs » : « Cette fonction-là doit être préservée. Il faut prendre de la distance, la représentation sert à cela".
Ushuaïa, le « brise glace »
>>> La « chasse au Hulot » continue… Laurent Fabius, au cas où il serait élu à l'Elysée, a déjà prévu le poste : vice-premier ministre en charge de l'Environnement. Avec un titulaire : Nicolas Hulot, «ferait un excellent numéro deux de mon gouvernement». «Si Nicolas Hulot acceptait, ce serait un bon choix». Dominique Voynet, elle, en veut bien aussi de Nicolas: la candidate des Verts a appelé sur Canal + Nicolas Hulot à «travailler avec elle» afin que «l'écologie pèse dans la campagne» présidentielle de 2007. Pour Dominique Voynet, le présentateur d'Ushuaïa est «légitime pour alerter» car «les gens l'écoutent».
Mais l'ex-ministre de l'Environnement, de bonne guerre, n'apprécie guère l'idée d'une candidature de Nicolas Hulot, qui, s'il représente «un excellent brise-glace», n'a «pas eu à se coltiner la réalité, la confrontation avec les lobbies et finalement le choc avec les intérêts au sein de la société».
Même préoccupation chez Hollande : François estime que si l'«intervention» de l'animateur «est nécessaire» dans le débat présidentiel, car elle «secoue le débat», sa candidature «n'est pas utile». Le patron du Parti socialiste n'a donc pas tardé pour torpiller l'initiative fabiusienne, sur RMC Info, rappelant qu'il y a avait déjà des candidats écologistes, Dominique Voynet, candidate des Verts, et Corinne Lepage, présidente de Cap 21. Et qu'«il valait mieux éviter de faire des nominations avant l'heure». Dans les etats-majors ont un peu peur de l'influence que pourraient avoir le charisme, et la popularité de Hulot ainsi que la force du réseaau de sa Fondation
C’est aujourd’hui que Nicolas Hulot doit présenter un «pacte pour l'écologie» censé interpeller les candidats à la présidentielle sur l'environnement.

Hollande, le « garant »
>>> François Hollande ne croit « pas utile » de dire son choix. « L'essentiel, pour le premier secrétaire du PS, c'est de rassembler. Ma responsabilité est de tout faire pour que le vote des militants puisse être clair, transparent et respectueux. J'ai donc veillé à être le garant de la procédure le débat , de sa conduite le respect et de sa conclusion le rassemblement. Personne ne peut contester l'impartialité dont j'ai fait preuve. Enfin, je fais toute confiance aux adhérents du PS. Ils savent ce qu'ils ont à faire. Et ils le feront les yeux ouverts pour que le vote du 16, et si nécessaire du 23, soit fondateur’ ». En revanche, il n’a pas apprécié que ségolène soit « chahutée »…« J'ai été affligé par les quelques débordements intervenus au Zénith. Je ne veux pas d'un parti de supporteurs, de porteurs de pancartes ou de lanceurs de confettis. Cela vaut pour tout le monde. Siffler un socialiste est un comportement absurde : notre candidat doit sortir grandi de la primaire, pas amoindri ! Aucun débordement de cette nature ne doit se reproduire ».
« Quel sera votre rôle dans cette campagne ? », lui demande LIBERATION
« Je revendique le premier rôle pour le Parti socialiste lui-même. Car l'intérêt du candidat et les conditions de la victoire en 2007 passent par le respect de ce que représente le PS. Le vote d'investiture sera un contrat passé entre le parti et son candidat, pas une délégation ou un transfert de responsabilité. J'ai trop le souvenir de 2002, quand le parti a été plus spectateur qu'acteur. Pour ne pas reproduire ce schéma dont je porte une part de responsabilité , le PS devra être au coeur de la campagne présidentielle. Après s'être puissamment renouvelé, avec plus de 70 000 nouveaux adhérents, ce serait plus qu'une faute de le laisser de côté. Au lendemain de la désignation du candidat, nous lancerons d'ailleurs une campagne d'adhésion : les adhérents de la campagne, en attendant les adhérents de la victoire. Il faut que le parti grossisse, s'élargisse à d'autres couches sociales ».
L’économie selon l’UDF
>>> Réaliste, François Bayrou. Dans « Les Echos » estime qu'il faut faire la « guerre aux déficits et à la dette ». Il a déclaré : « Vous devez écrire en lettres d'or ces deux nécessités: guerre aux déficits et à la dette et en même temps, investissement dans l'avenir, dans la connaissance et dans la solidarité »…Soulignant que « la dépense publique excède de près de 20% la recette", le futur candidat centriste à la présidentielle estime qu'"il faut que nous diminuions ce déficit de près de moitié les trois premières années pour stabiliser durablement la dette (…) Et si nos dépenses et nos décisions servent la croissance, alors la croissance nous remettra à flots »
>>> François Bayrou se prononce aussi pour un « encouragement puissant à la recherche ».
« Il y a quelques années, l'Irlande a proposé des exemptions fiscales pour les écrivains. Je propose la même démarche pour les auteurs de brevets, dès l'instant qu'ils vivraient en France ou y reviendraient », dit-il. Afin d'encourager la création d'entreprise, « nous devons moduler l'impôt sur les sociétés dans le temps, en exonérant les premiers exercices bénéficiaires, ou les bénéfices réinvestis dans l'entreprise au début de sa vie », estime-t-il.Le président de l'UDF réitère par ailleurs ses critiques concernant l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF), et se dit « déterminé à proposer une réforme de cet impôt, qui en fera un prélèvement sur le patrimoine, à base large, sans les multiples exemptions qui permettent d'y échapper, mais à taux léger ». François Bayrou organise mercredi et jeudi au siège de son parti à Paris un colloque sur l'économie.
05:45 Publié dans Présidentielles 2007: carnet de campagne | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bayrou, udf, Hollande, Royal, fabius, Voynet Hullot
05/11/2006
Carnet de campagne: Le Pen et son "vivier pupulaire"
DSK: Ah! Si les sympathisants votaient...

"Les derniers jours de la campagne sont décisifs"…. assuré Dominique Strauss-Khan. Nous y sommes. le 16 novembre c’est demain. Et bien malin quii peut prévoir le score. Le vote des militants n’est pas celui des sympathisants. Dans les trois camps, on tente de faire le plein au premier tour. Fabius peut compter sur 20-21 %, si son électorat du Mans ne s’est pas effrité. Ségolène « tient » la direction de la majorité des Fédérations. Mais DSK ?
L’enthousiasme de ses supporters ne se dément pas. Preuve en a été faite ce samedi à Strasbourg où il a fait un discours-fleuve, bien construit, sériieux et riche. Entouré du sénateur maire PS de Mulhouse, Jean-Marie Bockel, et de deux députés européens, Catherine Trautman et Pierre Moscovici, il a évidemment mis en avant son credo européen, s'engageant, s'il est investi par le PS et élu par les Français, à relancer "la construction européenne" et à "rehausser le statut de Strasbourg comme capitale européenne"
Une tonalité mendésiste : "La gauche doit revoir ses rapports avec la vérité et ne pas faire des promesses qu'elle ne peut pas tenir",(…) c'est "en raison des promesses non tenues" que la gauche a perdu le pouvoir à trois reprises depuis 1981.Mais DSK est comme pris sous les feux croisés de Fabius et de Royal. Ségolène a même dit qu’en cas de deuxième tour, elle préfèrerait affronter Laurent Fabius
Julien Dray, partisan de Ségolène Royal, se réjouit ouvertement que «la Sainte-Alliance Fabius-DSK ait explosé : cela permet enfin de caractériser politiquement Strauss-Kahn». Pur lui, : «Il y a plus un effet Euro-RSCG qu'un effet Strauss-Kahn» grâce à «la mise en scène» par les communicants du candidat de «succès que Dominique est le seul à percevoir...». Il ironise sur le dernier sondage -baromètre TNS-Sofres, publié aujourd'hui le Figaro-Magazine (+11 points): «La droite a choisi son candidat puisque Dominique progresse surtout parmi les électeurs de droite...»
L'électorat de Le Pen pour le rétabissement de ma peine de mort

Problème sérieux pour la gauche et l’ultra-gauche (mais aussi pour la droite): le vote Le PEN. Une étude de l’IFOP(dont Le Monde rend compte en détail) le montre bien, ou plutôt le confirme : les ouvriers, les employés, les retraités, autrement dit ceux qui ont le plus de difficulté à joindre les deux bouts, constituent toujours l'essentiel du vivier du Front national (FN).
*La catégorie la mieux représentée chez les sympathisants du FN est celle des ouvriers (qui représente 25 % de l'électorat FN contre 14 % des Français). Viennent ensuite les employés (22 % contre 18 %) et les retraités, même si la proportion de ces derniers est un peu moindre que dans la population totale (23 % contre 25 %).
* La légère surreprésentation des agriculteurs par rapport à la moyenne nationale (1,5 % contre 1 %) confirme la percée du FN notée à la présidentielle de 2002 dans cette population. Une percéee que Le pen est décidé à accentuer : il se lance dans « marche verte », à travers les campagnes françaises.
*Les professions libérales, les cadres supérieurs comme les professions intermédiaires résistent mieux aux sirènes frontistes (2,5 % et 8 % contre 7 et 14 %).
*Le portrait esquissé par l'étude montre que le sympathisant du FN est plus souvent un homme (52 %) âgé de 35 à 49 ans (32 % alors que ce créneau d'âge ne réunit que 28 % de Français) ou de 50 à 64 ans (23 contre 21 %).
*Les plus de 65 ans comme les 18-24 ans sont moins représentés que dans l'ensemble de la population (17 % et 9 % contre 21 % et 11 %).
*Plus souvent que les autres Français, ce sympathisant FN déclare avoir "peu ou pas du tout" d'"intérêt pour la politique" (67 % contre 56 %). En revanche, il participe plus souvent aux élections (52 % contre 50 %). S'il participe moins fréquemment que le reste de la population aux manifestations (47 contre 50 %), le noyau de ceux qui manifestent régulièrement est plus important que celui de l'ensemble des Français (28 % contre 25 %). Cette tendance protestataire peut trouver sa source dans le fait que 68 % des personnes se déclarant "proches" du Front national déclarent "vivre difficilement" avec les revenus du foyer alors qu'ils sont 54 % à le dire dans l'ensemble de la population. De même, 81 % contre 76 % pensent que les jeunes ont moins de chances de réussir que leurs parents.
Sur les « idées », pas de surprises L'immigration est le premier thème mobilisateur chez ces sympathisants du FN. Un sujet qu'ils lient, comme Jean-Marie Le Pen, à celui de l'insécurité. 86 % d'entre eux estiment, selon l'Ifop, qu'il y a trop d'immigrés en France soit 33 points de plus que la moyenne nationale. 54 % contre 40 % pour l'ensemble des Français pensent qu'"on ne se sent en sécurité nulle part". Ils sont 78 % à réclamer le rétablissement de la peine de mort "
AZOUZ BEGAG :"Une petite bombe"... pour avril

Azouz Begag, écrivain et sociologue d'origine algérienne, aujourd'hui ministre délégué à la Promotion de l'égalité des chances, joue les empêcheurs de tourner en rond. Sur France 5, dimanche dernier , il affirmait haut et fort : « Moi je voterai De Villepin …même s’il ne se présente pas ». Et il brouille les cartes de Perben en annonçant sa condidature aux municipales ou aux législatives à Lyon. « Sans étiquette », dit-il….
Begag prépare un livre, «qui raconte l'épopée d'un chercheur au CNRS écrivain, débarqué en politique sans le code de la route», Une chronique à l'adresse de tous ceux qui le prennent pour «l'Arabe de service». "Une petite bombe", laisse-t-il entendre, qui devrait sortir en avril, juste avant la présidentielle. Sarkozy devrait essayer d'avoir quelsques bonnes feuillees...
Sur le WEB: l'udf de Bayrou crève le toile
L’UDF plus influent que l’UMP sur le Web? Un article intéressant sur AGORAVOX >>>>>>>
06:10 Publié dans Présidentielles 2007: carnet de campagne | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, PS, DSK, Royal, Fabius, le pen, Lyon
03/11/2006
Carnet de campagne: Et les problèmes de fond?
"Une femme pour la Présidence"
MAM ( Michèle Alliot Marie , pas le Musée d’Art moderne) monte au front. Chat sur son site : 8oo questions en une heure… Elle répondra ce vendredi. Et ce même matin, elle est chez J P Elkabach sur Europe 1. Il faut voir son site « Ensemble, nous allons faire vivre le Débat d'Idées » et son blog officieux « une femme pour la Présidence »
Des idées claires marquées par un sens de l’Etat très gaullien, un goût de l’esprit républicain qui est aussi un humanisme et une hauteur de vue qui ne la contraint pas à jouer les Présidentielles comme on peut jouer une législative. Il est vrai que c’est un Président qu nous allons élire, non un premier ministre. C’est drôle : de l’anti-Sarko, on dirait. De l’anti-Ségo, aussi.

Jusqu’où ira-t-elle Madame la ministre de la défense. ? Ceux qui pensent qu’elle joue pour faire monter les enchères dans la prise d’un pouvoir futur à l’UMP ou dans les rapports de forces avec Sarkozy se trompent peut-être…
Les statuts de son association « Le Chêne » (ce lui qu’on n’abat pas) sont conçus comme ceux d’un parti.. Et elle affiche une prestance, une consistance, une cohérence qui fait plaisir à voir… même si, bien sûr, son programme demande à être affiné, précisé, enrichi. Mais nous ne sommes qu’en novembre. Elle est tout, sauf une bulle (de savon médiatique), MAM. !

Son sérieux et sa crédibilité peuvent séduire des électeurs soucieux de ne pas élire à l’Elysée un bateleur ou une couverture de magazine ringard. Pourquoi dis-je cela ? A qui puis-je bien faire allusion ?
Evidemment il y a cette fable du chêne et du roseau… La Fontaine, faut-il qu’elle boive de ton eau ? En politique, actuellement, il y a trop de roseaux qui se cassent plus qu’il ne plient…Un problème d’environnement, peut-être…L’air n’est pas très sain dans ce Barre nommait « le microcosme ».
De Villiers, l’Ayatollah !
De mieux en mieux, ou plutôt de pire en pire…. Philippe de Villiers, président du Mouvement pour la France et candidat à la présidentielle de 2007, propose d'interdire le voile islamique dans les lieux publics, dans un entretien publié jeudi 2 novembre par Le Figaro. "Le voile islamique est le symbole de la soumission de la femme et porte atteinte à sa dignité", a-t-il estimé en soulignant qu'il s'agissait aussi d'un "obstacle à l'appartenance à la communauté nationale et un instrument utilisé par des activistes qui s'attaquent aux fondements de la République".
"Il faut un signal fort, la France doit imposer ses valeurs", a-t-il dit en proposant "l'interdiction du voile islamique dans la rue et les espaces publics". Philippe de Villiers, qui se présente comme "le dernier défenseur de la République contre le communautarisme", souligne que "ce n'est pas à la France de s'adapter à l'islam. C'est à l'islam de s'adapter à la France"."Ce sera une question essentielle de l'élection présidentielle de 2007", a-t-il estimé. On pourrait pousser les interdictions vestimentaires dans les rues et les espaces publics plus loin, non. Ce serait des « signaux forts ». Pas de chauves, pas de barbus, pas d’obèse, pas de boiteux, pas de mini-jupe, pas de T-shirts publicitaires, pas de porteurs de lunettes, pas de bonnes sœurs, pas d’adversaires de De Villiers. Espaces publics réservés aux admirateurs du Puy du fou ! J’adore la Vendée. Mais Philippe-le-Vendéen dejà ubuesque devient grotesque. Faut-il lui interdire l’espace public dans son uniforme de provocateur dangereux. Ce serait un « signal fort »…
Ils sont drôles à l’UMP…
Une petite info à grande portée politico-psycho-sociologico-juridique pour humorites en panne d’inspiration… : Le député UMP sortant de la 1ère circonscription des Alpes-Maritimes, Jérôme Rivière, a assigné son parti devant le tribunal de grande instance (TGI) de Paris, parce qu’il n’est pas investit pour les prochaines législatives. Comme la justice n’avait pas d’autres chats à fouetter. Querelles de clochers ou manipulations entre pro et anti-Sarko.
Fabius se raidit et se voit deuxième du premier tour
Ségolène Royal et Dominique Strauss-Kahn en ont pris plein le dos et la figure. Laurent Fabius,a « cogné » lors de l'émission "Questions d'info" LCP/Le Monde/France Info). En énumérant ses "différences d'approche" avec ses "camarades".
"L'un souhaite réexaminer de fond en comble la carte scolaire et, ce qui serait vraiment un recul majeur, faire que les directeurs d'établissements choisissent les professeurs, ce qui veut dire le dynamitage total du système scolaire"", a-t-il déclaré en parlant de Ségolène Royal.. Dominique Strauss-Kahn "a employé lui-même l'expression 'dynamiter les universités'", a poursuivi Laurent Fabius. Il a proposé de "rendre possible (leur) financement de chaires par des entreprises, privées ou publiques". "Je suis absolument hostile à ça", a déclaré Laurent Fabius, qui faisait référence aux déclarations de Ségolène Royal lors du débat télévisé du 24 octobre et aux propos de Dominique Strauss-Kahn, fin septembre à New York

Autres morceaux choisis :
* pouvoir d'achat, Laurent Fabius a jugé que ses "camarades ne souhaitent pas utiliser l'outil" du SMIC pour favoriser la hausse "des petits salaires, moyens salaires, petites pensions et moyennes pensions", contrairement à lui.
*Le député de Seine-Maritime a indiqué que s'il était élu président de la République, "il y aura en septembre 2007 un référendum pour réviser la Constitution et aller vers une république parlementaire nouvelle". "Mes camarades ne donnent pas de date et je pense que tel ou tel d'entre eux souhaite plutôt un régime présidentiel", a-t-il affirmé.
*Laurent Fabius a également promis "une présidence de l'écologie active", avec notamment "une conférence chaque année entre l'Etat et les régions pour faire le point sur les avancées écologiques" et "une loi-programme en matière d'économies d'énergies". "Mes camarades ne le font pas", a-t-il affirmé.
*Sur la politique européenne, Laurent Fabius a affirmé vouloir "faire repartir l'Europe sur une base nouvelle, alors que je sens que mes camarades sont beaucoup plus sur une ligne social-démocrate moyenne que la mienne"
*Laurent Fabius a en outre accusé ses rivaux socialistes de ne pas être assez à gauche: "je ne prends pas en compte l'hypothèse du centre droit au sein du gouvernement alors que c'est peut-être moins net" chez Ségolène Royal et DSK, a-t-il lancé.
*Laurent Fabius s'estime "le candidat d'une gauche décomplexée pour rassembler la gauche et appliquer le projet socialiste". "Si la question à laquelle répondent les militants est: 'qu'est-ce que vous souhaitez comme projet de gauche ?', à ce moment-là, je gagnerai", a-t-il prophétisé. Et s'il perd, soutiendra-t-il ses "camarades" si éloignbés de lui en tout et pour tout, ou presque? Une victoire de Fafa ferait le bonheur de Bayrou…A l’udf on devrait prier pour que Fabius gagne… .
Et les vrais problèmes ?
Je publie cette info dans mon « carnet de campagne » parce que visiblement peu de « Présidentiables » en parlent …Les fonds d'investissement, nous disent les journaux économiques, vont dégager cette année une plus-value cumulée de 130 milliards de dollars. Elle correspond aux investissements réalisés dans le non-coté de 1991 à 2004. Cette industrie, où les acteurs américains tiennent le haut du pavé, ne cesse de battre des records, tant en termes de capitaux levés, de montants investis ou de gains."Elle profite d'une conjoncture particulièrement favorable avec des taux d'intérêt très attractifs et un marché des fusions-acquisitions dynamique."
Moi, je suis vraiment heureux pour eux. HEU-REUX, comme disait un humoriste… Fernand Renaud, reviens ! Il nous faut une campagne sérieuse...
03:25 Publié dans Présidentielles 2007: carnet de campagne | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : politique, présidentielles, PS, udf, ump, fabius, MAM
01/11/2006
Carnet de campagne: De la transparence des urnes...
>>>> Le Ps a choisi des urnes transparentes pour ses scrutins internes… Comme si des tricheries étaient imaginables dans ce parti si démocratique…. Ce sont les conseillers de Ségolène qui ont insisté sur ce détail qui permet de voir que les urnes sont vides avant de se remplir. C’est bien. Qui n’est pas pour la « transparence » ? Mais matériellement, toutes les urnes ne pourront pas être transparentes. Il faut investir, camarades. Cela fait marcher l’économie. Mais le temps presse : vers des heures supplémentaires les fabricants d’urnes…Mais la transparence des urnes est plus facile que celle des "pensées de derrière", comme disait Blaise Pascal.
>>> PICROCHOLINES, commente Le Figaro, à propos des querelles internes au PS sous la pression de "ségolénistes" bien trop zélés ou trop bêtes: Oh! ces bagarres de procédure....En réunion d'organisation, alors qu'il n'y a pas de débat direct cette semaine en raison des vacances de la Toussaint, le mandataire de Royal, Patrick Mennucci, s'est plaint du déroulement du deuxième débat télévisé. Il a compté : Ségolène Royal a été relancée 48 fois par les journalistes, tandis que Laurent Fabius ne l'aurait été que 32 fois et Dominique Strauss-Kahn 31.
Son argument : ce serait déstabilisant pour la candidate. La pauvre...
Qu'est-ce que celà risque d'être si elle arrive à l'Elysée! Presse accréditée égalera presse servile. Bel esprit démocratique. Il y a du stalinisme dans quelques têtes...
Je cite encore le Figaro:"Les « royalistes » restent très soupçonneux sur ces débats télévisés et n'hésitent pas à mettre en doute l'impartialité des organisateurs. Hier, ils ont même demandé que les mandataires soient présents dans la régie du studio des chaînes parlementaires, pour surveiller les questions qui pourraient être suggérées par oreillette aux journalistes qui animent l'émission." Ben voyons...Qui donnera des leçons à Poutine? Cela devient grave...RSF devrait se mobiliser par mesure de précaution. A moins que l'on choisissent les journalistes autorisés à traiter des affaires de la présidence (royale) de la république (royale) par "tirage au sort"... d'une façon (royalement) "populaire".
>>>> Lu dans LE Monde une excellente chronique de JEAN-LOUIS ANDREANI. Je reprends ici sa conclusion. Ségolène et ses amis devraient y réfléchir…. « Lorsque Mme Royal explique que, sur la Turquie, son opinion sera celle du peuple, elle tourne le dos à l'idée selon laquelle l'homme, ou la femme, politique était supposé (e) être élu (e) à partir de convictions qu'il (elle) a su défendre avec assez de force pour les faire partager. L'exemple de la peine de mort, abolie par la gauche contre tous les sondages et qui suscite maintenant un large consensus, a été cité à de multiples reprises, mais il conserve sa valeur.
Il est bien sûr permis de défendre une conception inverse de celle illustrée alors par l'initiative de François Mitterrand sur le châtiment suprême. Il est plus difficile de prétendre qu'elle restaure la légitimité du politique. En poussant le raisonnement à ses limites, autant vaudrait déterminer quel est le meilleur institut de sondages, puis décider que son directeur deviendra président, avec pour mission de mettre en oeuvre une politique inspirée des réponses à des questionnaires judicieusement établis et soumis à un échantillon représentatif de la population...
Outre les objections de principe, la faisabilité de ce type de gouvernement est elle-même incertaine. Tous les sondeurs et les politiques savent que l'opinion est versatile, qu'elle peut être convaincue à force de pédagogie ou intoxiquée à coups de désinformations. Les sondages peuvent se tromper, être contradictoires.
Laurent Fabius avait fait un jour la démonstration, à la télévision (lors de l'émission "L'heure de vérité" d'Antenne 2 en décembre 1987), qu'on peut renverser les résultats d'un sondage en quelques minutes, rien qu'en changeant de ton... Et Michel Rocard, qui fut le premier dirigeant à théoriser les rapports entre l'opinion et le politique, souligne aujourd'hui, après avoir passé trois ans à Matignon, que gouverner au sondage relève de l'impossible.
Dans un ouvrage qui survole six siècles de crises, voire d'effondrements français (Le Phénix français, Flammarion, 18 euros), le journaliste Georges Valance souligne que le pays, à chaque fois, a repris pied grâce à une impulsion forte, donnée par un personnage politique déterminé, qui ne craint pas de prendre des risques. L'inverse, en somme, d'un mode de gouvernement à la godille, qui ferait de l'image et de l'écoute des sondages sa principale force ».
Moi j’approuve et applaudi des deux mains.
>>>> Ségolène se rend compte, visiblement, qu’elle allé un peu loin, avec trop de légèreté…."Quand j'évoque les jurys citoyens, je sais de quoi je parle. Mes adversaires en font aussitôt des jurys de cour d'assises. Ca n'a pas de sens. Alors, il faut une phase d'explication, et on comprend alors mieux ce que j'ai dit", souligne-t-elle. "Pareil pour l'encadrement militaire des délinquants. J'ai toujours bien précisé 'pour des tâches humanitaires' qui revalorisent. Je maintiens l'idée d'encadrement militaire. Ce sont des condamnés! On ne va tout de même pas les mettre en colonie de vacances", poursuit-elle.
Comme on lui demande "le peuple aurait toujours raison ?", la candidate à l'investiture PS pour l'élection présidentielle répond: "le peuple n'a pas toujours raison, mais quand il a voté sa décision est celle de tous". Selon Ségolène Royal, "la responsabilité politique, c'est de prendre des décisions". "Mais, une fois celles-ci prises, qui est le mieux placé pour juger de leur efficacité ? Trop de Français ont le sentiment de ne compter pour rien, d'avoir des problèmes qui ne sont jamais pris en compte par les politiques. On a tout à gagner à les écouter", ajoute-t-elle. Je n’ai pas tout compris. Mais cela doit venir de mes propres limites.
>>> Il cogne sur Ségolène, Charasse (partisan, peu sympathique à mes yeux, de Fabius) ! Il estime ce mercredi dans Le Figaro, qu’avec elle "le paquet est plus beau que le cadeau". Il traite de "nostalgiques du vote censitaire" ceux qui sont favorables à la multiplication des "comités", "conseils", et "commissions" en tout genre qui "contournent le suffrage universel". "Les propositions de Mme Royal sont peut-être au premier abord populaires, mais si on réfléchit un peu on voit que le paquet est plus beau que le cadeau", explique le sénateur PS du Puy-de-Dôme Selon lui, "'avoir peur du peuple', c'est refuser l'élection et la sanction du suffrage universel". "La démocratie est fragile et doit rester à l'abri des gadgets."
>>>> Laurent FABIUS le RASSEMBLEUR : Il estime "être le mieux capable de rassembler toute la gauche"."Si, malheureusement, les socialistes ne me désignaient pas" le 16 novembre comme candidat du PS à la présidentielle 2007, "je ne vais pas aller contre le Parti socialiste, c'est clair", a-t-il dit sur Europe-1. Mais en cas d'investiture, "je pense être le mieux capable de rassembler toute la gauche à cause des positions que j'ai prises", a assuré le député de Seine-Maritime. "Tout candidat qui ne sera pas investi ne sera pas candidat contre les autres et devra d'essayer d'aider les autres", a convenu Laurent Fabius, "mais il y a une réalité objective: vous n'allez pas rassembler la gauche sur des positions qui ne sont pas authentiquement de gauche".(…) "Si on croit qu'à partir de ce mouvement antilibéral puissant exprimé depuis 2002, en 2007 un candidat de gauche va gagner sur des idées pas très loin (...) de Blair, je pense que l'on se trompe", a lancé Laurent Fabius en visant implicitement Ségolène Royal. "Je pense (...) que pour gagner, il faut rassembler la gauche et que ce sont mes positions qui sont les plus capables de rassembler la gauche", a insisté l'ancien Premier ministre. En prenant soin de différencier "ceux qui souhaitent dans les mouvements de gauche aller au gouvernement et ceux qui ne le souhaitent pas".
"Ceux qui souhaitent aller au gouvernement, ou en tout cas qui l'envisagent, c'est essentiellement les radicaux de gauche, les communistes, les Verts et les amis de Jean-Pierre Chevènement. Nous allons discuter avec eux, il faut que nous bâtissions une plate-forme commune", a ajouté Laurent Fabius. Quant aux autres, "ils sont aussi de la gauche, mais ils ne souhaitent pas aller au gouvernement. Le problème pour eux ne se pose pas en terme de gouvernement, il se pose en terme de vote au deuxième tour de l'élection. Ils auront à choisir entre, si c'est moi le candidat, moi-même et en face vraisemblablement Sarkozy".
>>> DSK (qui sera samedi à Strasbourg) et en faveur duquel Robert Hermann, candidat à la mairie, va se pronocer (comme Catherine Trautmann et contrairement à Roland Riess qui vote Ségolène) se veut optimiste. Persuadé que "le flux en faveur de Ségolène Royal s'est complètement tari", que "le reflux" est engagé et que "le doute sur le fait qu'elle puisse gagner s'est instillé" dans les esprits, Dominique Strauss-Kahn se démultiplie dans la dernière ligne droite. En espérant que celle-ci ne s'achève que le 23 novembre, date de l'éventuel second tour de scrutin pour la désignation du candidat socialiste à l'élection présidentielle. Se disant soucieux de "représenter la France de ceux qui souffrent, des chômeurs, des précaires, de ceux qui travaillent dur", "DSK" n'a pas manqué, sur ce terrain, de relativiser les propositions de Ségolène Royal en matière de démocratie participative. "Bien sûr, c'est utile, mais il faut surtout traiter les problèmes de fond : les problèmes sociaux et économiques, les problèmes du chômage et de la précarité", a-t-il relevé. "Ma priorité, elle est claire. C'est l'économie pour servir le social", a-t-il insisté, résumant en ces termes son projet : "Ma ligne politique, c'est la social-démocratie, avec le social comme objectif et la démocratie comme méthode."
M. Strauss-Kahn fait une promesse, le "plein emploi dans moins de dix ans". "On me regarde et on me dit : "Attends, on ne peut pas faire cela". Moi, je dis que nous pouvons le faire", a-t-il ajouté, en misant sur le retour de la "confiance". Et en promettant (à la Mendès-France) un « langage de vérité ». : "Je ne me satisfais pas de ce que la gauche ait été élue trois fois, et que trois fois, cinq ans après, les électeurs nous aient dit "Rentrez chez vous !", a souligné M. Strauss-Kahn, pour appuyer son plaidoyer en faveur d'une "gauche qui dise la vérité".
>>> La querelle des CRS… .Comment s'opposer à Nicolas Sarkozy(ce jour à Marseille) sans prêter le flanc à de nouvelles accusations de laxisme ? Cette question resurgit au Parti socialiste. Si les trois candidats à l'investiture s'accordent pour dénoncer la "responsabilité" du ministre de l'intérieur et réclamer le rétablissement d'une police de proximité, des divergences sont apparues au sujet des CRS, affectés en soutien de la sécurité publique dans les cités sensibles. Dominique Strauss-Kahn avait réclamé leur retrait. "Je vous le dis, Nicolas Sarkozy, il faut retirer maintenant les cars de police des cités, il faut que les cars de CRS s'éloignent", avait déclaré M. Strauss-Kahn, en soulignant que les banlieues "ne sont pas des terrains conquis militairement et qu'il faut occuper".La réplique est d'abord venue de Ségolène Royal qui a affirmé qu'il ne convenait "certainement pas de retirer les CRS, puisque c'est eux qui assurent la protection lorsque c'est nécessaire, et notamment de la police de proximité".
Porte-parole du PS - et partisan de Mme Royal -, Julien Dray a enfoncé le clou. "Jamais le Parti socialiste n'a demandé le retrait des CRS des quartiers", a souligné le député de l'Essonne, ajoutant qu'une telle décision "voudrait dire qu'on laisse les effectifs de sécurité publique livrées aux bandes".
"Donner le sentiment d'un recul de l'Etat dans une période de tension, c'est une faute", souligne, de son coté, Claude Bartolone, député fabiusien de Seine-Saint-Denis, qui estime que M. Strauss-Kahn a voulu lancer "un gros coup d'oeil en direction des jeunes des quartiers populaires".
Sur le fond, DSK n’a sans doute pas tort : "Si quelque chose avait été fait (dans les banlieues) depuis un an, la présence policière serait venue en appui. Comme ce n'est pas le cas, elle apparaît comme une provocation", explique Jean-Christophe Cambadélis. Pour ce proche de M. Strauss-Kahn, ce qui est "malhabile" de la part du PS, c'est de "voler au secours" de M. Sarkozy. Celui-ci s’amuse….Critiquant, le "grand débat" au PS entre "ceux qui me demandent de retirer les CRS et ceux qui me demandent de les maintenir", le ministre de l'intérieur a ironisé : "Heureusement que le matin en me levant, quand je dois savoir ce que j'ai à faire, je ne les entends pas." Facile pour celui qui voilà longtemps déjà pensait aux présidentielles, en se rasant le matin. C’est fou ce qu’il réfléchit, devant sa glace, Sarko…
>>> Ségolène joue et rejoue la carte « femme ». Jusqu’à en abuser : elle fait le jeu de MAM à droite….et de Clémentine Autain à la « gauche de la gauche »… "Je crois que j'incarne le changement. Une autre façon de faire de la politique. Les gens apprécient ma liberté de parole. Ils sentent aussi que je ne suis pas dans le même rapport au pouvoir que beaucoup d'hommes politiques. Je ne suis pas candidate à une place", dit-elle en reconnaissant "C'est l'opinion qui m'a imposée"(…) « Le temps des femmes est venu » . Moi je ne demande pas mieux. Mais en l'occurence, la conduite d'un Etat n'est pas (et ne doit pas être) une affaire de sexe...Pourquoi, apr exemple, les radicaux ont-ils évincé Christiane Taubirat? Des femmes de qualités, capables d'assumer les plus hautes fonctions, il y en a d'autres, au PS! J'arrête...Je m'égare. Ce n'est pas la femme Ségolène qui est en cause dans cette chronique: c'est la "bulle Ségolène". Même si Alain Duhamel a eu tort (et il l'a reconnu) de ne pas l'avoir retenue dans ses "Prétendants", cette galerie de portaits de "présidentiables". Sur le fond, n'avait-il pas raison?
>>> Le suspense Chirac. L’ITW donnée par le Président de la République au Figaro suscite quels troubles à l’UMP… Les compliments pour sarko sonnent faux. Ceux pour De Villepin sonnent juste. Interrogé sur la possibilité de plusieurs candidatures UMP à la présidentielle, le chef de l'Etat rappelle que ce scrutin est, pour les gaullistes, "une rencontre entre un homme et un peuple". "Tout est donc est possible". Pour autant, il juge "souhaitable" de "privilégier l'esprit d'unité et de rassemblement". "Je souhaite que la majorité garde à l'esprit le vieux principe selon lequel l'union fait la force, et qu'elle agisse en conséquence", ajoute-t-il. en refusant à nouveau de dévoiler ses intentions pour 2007. "Il est de ma responsabilité de président de la République de donner la priorité à l'action". Dès lors, "je me prononcerai le moment venu, c'est-à-dire au premier trimestre 2007", réaffirme-t-il en précisant qu'il prendra sa décision en fonction d'un "critère tout simple: l'idée qu('il se fait) de l'intérêt de la France". C’est beau, non ? Je suis sûr, intuitivement, qu’il est sincère en disant cela. Sarko a dû faire la grimace devant sa glace…
>>> Difficile la récolte des signatures! Alain Krivine, le porte-parole de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR), est pessimiste pour Olivier Besancenot. Il a indiqué que la LCR peine à collecter les parrainages nécessaires à la candidature d'Olivier Besancenot à la présidentielle de 2007, et dispose actuellement de 250 à 300 promesses. "La collecte de signatures est beaucoup plus difficile cette année: on est à plus de 250 signatures, mais on n'a pas encore 300", sur les 500 requises, a souligné le dirigeant trotskiste.
Début septembre, la LCR n'avait recueilli que 200 promesses."Les maires en ont marre d'être harcelés par les demandes de parrainages à chaque élection, certains recevant la visite de dizaines de candidats"(...) "La collecte demande un effort considérable de la part des militants qui parfois sont obligés de demander un jour de congé" à leur employeur "pour se rendre chez les maires qui ne veulent pas être dérangés un dimanche", raconte Alain Krivine.
La tâche de la LCR est compliquée par la consigne donnée par le PS à ses élus de réserver leur parrainage aux seuls socialistes. "Il n'y pas de menace directe" du PS sur les maires non socialistes, mais "une sorte d'auto-censure" de la part des élus à l'approche des municipales, selon lui. Arbitraire de la barre des 500 et difficulté des petites formations , qui, au total, font beaucoup. Un signe parmi d'autres des dysfonctionnements de la démocratie française, une partitocratie bie, pervertie par rapport aux rêves gaulliens.
22:05 Publié dans Présidentielles 2007: carnet de campagne | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : politique, présidentielles, Royal, DSK, sarko, chirac, fabius
Mauvaises querelles de mots autour de réalités tragiques
Je reprends ici un commentaire d'un e-mail du Monde: "
![]() PHOTO Claude Paris/AP |
01:34 Publié dans Présidentielles 2007: carnet de campagne | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, présidentielles, banlieues, Fabius, sarko
27/10/2006
Pauvre Ségolène! "on" ose la contester...La Blairiste se révèle très Thacherienne...
Ségolène n’a pas « peur du peuple », tant que le peuple la soutient…Mais quand il la conteste, elle éprouve quelques difficultés. Pourtant la « démocratie, c’est comme l’amour… Plus il y en a, plus elle grandit ». Jolie formule qui ne fait pas un programme. Qui fait même peur, d’ailleurs. Derrière les sourires charmeurs un autoritarisme inquiétant : plus thatchérienne que blairiste, Ségolène ?
Sa réaction de ce matin sur France Info au meeting d’hier soir au Zénith, à Paris, confirme une personnalité qui n’est guère conforme au personnage… Ambitions personnelles d’abord. Comme chez Sarkozy et José Bové. « Moi je »… Elle ne supporte les débats que lorsqu’elle les mène, sur des sujets qu’elle a choisis, dans une forme qui lui convient… Elle ne supporte pas les sifflets, les contradictions, les huées. Elle seule, « RESPECTE » et veut une « démocratie du Respect ». Elle seule se pose en victime
Je cite les agences ; « Certains supporters de candidats n'ont pas respecté les autres" réclamant plus de calme, elle veut "rapidement tourner la page de cette façon de faire". La candidate à l'investiture socialiste en déplacement à la Réunion avait mis en garde contre ces débats qui, selon elle, pénalisent l'image des candidats. "J'entends ces petites phrases où l'on me met en cause. Je n'y réponds pas", avait elle souligné se réservant le droit de boycotter les débats.
"C'est vrai que j'avais fait cette mise en garde, parce qu'il y a toujours un risque dans une confrontation entre candidats au sein d'une même organisation politique", a expliqué Ségolène Royal. "Hier soir, les choses ont été effectivement un peu désagréables, au sens où certains supporters de candidats n'ont pas respecté tous les autres et je pense qu'il faut tourner la page de cette façon de faire", a-t-elle jugé.
La candidate socialiste a appelé au "respect mutuel" tout en soulignant qu'elle est "la seule depuis le début de ce processus qui ne critique jamais les autres et qui ne déforme jamais leurs propos, parce que mon objectif c'est de construire une République du respect".
"J'espère que l'épisode d'hier soir, restera isolé", a-t-elle insisté. "J'ai toujours plaisir à être dans les salles de militants et c'est d'abord ce plaisir-là que j'ai retenue (...) Il faut que chacun calme ses troupes, les miennes ont respecté les autres".(…)"Je ne veux pas à la fois minimiser ce qui s'est passé, mais en même temps ne pas lui donner trop d'éclairage parce que ce qui est très important c'est que demain je puisse rassembler tous les socialistes parce que nous serons tous unis pour combattre la droite", a conclu Ségolène Royal.
Pas très clair tout cela, sauf sur un point : elle est vexée, la Dame du Poitou-Charentes…. Ce qu’elle a le moins supporté, ce sont les interpellations de la salle : « Et ton programme ? ». Bonne question en effet. DSK et Fabius jouent sur du velours. Le premier est ouvertement social-démocrate moderne, réformiste, réaliste et idéaliste. Le second s’accroche au « projet socialiste ». Mais Ségolène ? Idées-gadgets et propositions marketing…
Son vrai capital ? Sa popularité dans les sondages (qui diminue d'ailleurs) Or les militants d’un parti (y compris au PS) veulent d’abord gagner par procuration. « Elle seule peut battre Sarkozy », me glissent nombre d’amis du PS… Ce doit d’être dur d’être militant ! Surtout quand les lois du « poeple » l’emportent sur les règles du peuple et quand « populaire » rime avec « populisme ».
De Villepin veut des Conseils des ministres télévisés : une idée qu’aurait dû avoir Ségolène… Elle doit s’en vouloir de ne pas y avoir pensé. Je rêve… Nous sommes dans la sur-renchère démagogique...A quand un conseil interministériel sur la défense en direct ? Les services secrets chez Cauet ? Catastrophe. Il importe de réhabiliter LE politique, non de la banaliser, de le désacraliser. « Les deux corps du roi » : relisons Kantorovitz ! Et relisons les écrits de Morin ou de Castoriadis sur la « pensée complexe »….Nous sommes à l’opposé du simplisme ségolaniste ou sarkozyste. La « poeple-démocratie » a des limites…
Dominique Strauss-Khan (qui s’améliore visiblement au fil des meetings et des débats) a sans doute raison : « je n'ai qu'un regret c'est que vous (les journalistes) n'ayez pas été avec vos caméras dans la salle, peut-être que pour le troisième à Toulouse vous y serez. (…) C'est un débat de qualité qui a fait apparaître des personnalités différentes. Finalement ce débat dont certains craignaient qu'il nous divise ne nous divise pas. C'était courtois, et c'était utile. (Les sifflets ?) : Je n'ai pas tellement entendu de sifflets, ou alors c'était au moment ou j'étais assis peut-être, on a l'habitude des congrès au parti socialiste, les congrès sont autrement plus vivants. Là c'est gentil. On ne peut pas dire que la salle ait été à l'égard de quiconque agressive. La salle était sympathique pour tout le monde. »
Et Fabius n’a pas tort de dire : « Ce n'est pas comme dans une église, si vous mettez 6.000 militants ensemble vous ne pouvez pas vous attendre à ce qu'ils ne montrent pas leurs réactions. Mais je pense qu'il est très important de se respecter les uns les autres et de se rassembler. Les militants qui étaient là ont vu qu'il y avait des différences d'accent sur un certain nombre de points entre les uns et les autres. Je suis très favorable à ce qu'il y ait des débats maîtrisés. Ce qui est important c'est que les militants soient libres de leurs votes. On voit toute une série de sondages qui n'ont aucune signification. Ce ne sont pas les sondeurs qui doivent dicter les votes, c'est chaque militant dans sa conscience qui doit prendre sa décision »
Ségolène, une mauvaise « perdante » ? Elle est trop dominatrice pour se poser durablement en « victime »…. Elle reste trop élevée dans les sondages pour s’effondrer avant les votes internes du PS. Mais la Présidentielle est encore loin. La « balladurisation » (cette dilution des ambitions par usure prématurée des prétentions) ne menace pas que Sarkozy : Ségolène aussi peut y être exposée… Dommage pour mes amis socialiste qui votent pour elle en espérant « gagner » : « l’esprit de compétition », c’est l’ennemi redirait Albert Jacquard (« Mon utopie », chez Stock) trop sage pour faire de la politique mais trop pertinent pour ne pas être écouté. C’est le « devoir d’utopie » qui nous manque le plus…Mais cela peut encore venir d’ici le printemps 2007….
13:50 Publié dans Edito, Présidentielles 2007: carnet de campagne | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, présidentielles, Ségolène Royal, Ssk, fabius, Ps
18/10/2006
Le vaiqueur du premier débat télévisé des trois "candidats à la candidature" du PS : François Hollande...
« Alors ce débat ?
- J’ai raté le 3-O de Lyon en Ukraine pourvoir un 0-0-0 ! Et un match nul à trois… »
Propos de comptoir, autour du café du petit matin..... NON!
Les débats politiques sont toujours difficiles à organisés, surtout quand ils sont médiatisés. Micros et caméras faussent tout. Mais il faut faire avec, ne serait-ce que parce que ces outils permettent de diffuser des idées que les réunions de préaux ne pouvaient pas assurer…
Mais que veulent les téléspectateurs ? Et que veulent les critiques de télévision ou les chroniqueurs politiques si prompts à critiquer tout et le contraire de tout ? Des foires d’empoignes, du catch politique, des combats de coqs ?
Aujourd’hui, dans le PAF dominé par l’Audimat, c’est le règne de la « star académie » des aboyeurs, des bateleurs, et des faiseurs sur des plateaux TV transformés en « Arènes », dans des « talk shows » qui, à quelques belles exceptions près (comme Ripostes), sont des « téle-criées » criardes. Avec schématisations, caricatures, surenchères, slogans. Et dialogues de sourds.
Le premier « grand oral » du PS a été critiqué pour son coté formel, policé, téléguidé. Un décor de « Questions pour un champion » disent les plus indulgents.« Brejnévien », disent les plus méchants. « Avaient-ils répété leurs prestations avant le direct ? », questionnent les plus ironiques. « Des récitants, non des intervenants » Qu’aurait-on dit si les trois « acteurs » s’étaient livrés à une foire d’empoigne, comme tant sont programmées ?
Il ne s’agissait pas d’un débat ? C’est vrai. Une suite de monologues ne fait pas débat. Mais chacun a eu l’occasion de s’exprimer, dans son style.
Il ne s’agissait pas d’une émission journalistique ? C’est vrai. Mais le rôle des journalistes est à géométrie variable, en fonction des circonstances. Médiateurs ici ; modérateurs, là,; aiguillons, gratte-culs, questionneurs, voire inquisiteurs, ailleurs. Passeurs d’idées et de témoins, toujours. Les deux journalistes des chaînes parlementaires n’ont pas à avoir honte de leur travail—de ce travail journalistique si souvent confondu avec celui des animateurs…
Il ne s’agissait pas d’un spectacle ? C’est vrai et heureusement. La « politique-spectacle » fait assez de dégâts, comme « l’information-spectacle » d’ailleurs… La démocratie passe par des débats qui impliquent une écoute, des réflexions. Et des efforts. Elle n’est pas un divertissement.
Certains s’endorment ? « L’ennemi, c’est la pantoufle », redirait André Glucksmann. Qui plus est, l’écran de télé a un coté hypnotique qui est minimisé par les calculs de l’audimat…
D’autres s’ennuient ? Les démocrates grecs le constataient déjà : l’Agora n’est pas un terrain de jeu ou un cirque, et bien des citoyens ne supportent pas l’attention que les « grandes questions » exigent.

>>> La forme de ce premier « grand oral » doit pouvoir être améliorée, mais jugeons-là en fonction de ce que devait être cette « confrontation » : fournir aux militants du PS qui ont à faire un choix des éléments d’information et de perception, de réflexions raisonnantes et résonnantes d’un type nouveau.
>>> Sur le fond, qui a gagné ? N’étant pas militant PS, ce n’est pas à moi de le dire… « Le Parisien » titre sur « avantage DSK ». D’autres parlent de « match nul » ou de « partie blanche »… ce qui fait le jeu de Ségolène qui, dans cette « manche », ne partait pas favorite !
>>> Au niveau des constats, chacun est apparu avec ses qualités et ses faiblesses.
*Fabius a visé son cœur de ce cible : les militants du PS. Le « projet » !
*DSK a confirmé qu’il était sans aucun doute le plus crédible en matière économique et sociale, au risque de souffrir des handicaps que d’autres ont connu avant lui, à droite comme à gauche (Barre, Rocard, Delors…) : la compétence ne fait pas la séduction.
*Ségolène a su pallier ses handicaps « théoriques » en matière économique en faisant référence à son expérience charentaise et en se plaçant, d’une façon bien distillée, au-delà de la « primaire »…. Elle mise visiblement sur « l’effet popularité » : elle sait qu’un militant a d’abord une envie, celle de gagner. L’esprit de compétition ne concerne pas que « l’élite »…Il y a en tout et pour tout ce que René Girard a si bien analysé : le « mimétisme de masse ». Les adversaires de Sarkozy à l’UMP n’ont-ils pas le même problème ?
>>> Au total, c’est François Hollande qui doit être à fois soulagé et satisfait après ce premier (faux-vrai) débat. Sa réaction est certainement la plus sincère et la plus justifiées de toutes celles (nombreuses) qui ont été enregistrées : « Le débat a été à l'honneur du parti socialiste, parce qu'il a été respectueux, qu'il a été clair sur les orientations et les conceptions de chacun et chacune, et qu'il a été de qualité, pour les trois protagonistes (…),Pour le PS, être capable de montrer qu'il a cette capacité, cette diversité et ces talents, c'est plutôt une chance »
De ce point de vue là : l’objectif a été atteint, en effet. S’il faut désigner un vainqueur à cette « prestation comparative », c’est le PS…
A droite, Devedjian le reconnaît implicitement d'ailleurs : après des remarques ironiques, des railleries, des ricanements sur le caractère « fastidieux » de ce « faux débat », il engage l’UMP à organiser des débats internes si plusieurs candidatures à la candidature se déclarent… En l’occurrence, c’est Le PS qui donne l’exemple. Opération réussie. Un essai à transformer, comme on dit en rugby…
15:10 Publié dans Présidentielles 2007: carnet de campagne | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : PS;, Hollande, ségolène, DSK, Fabius, télévision, présidentielles
14/10/2006
Présidentielles: Et si Fabius gagnait la primaire du PS ?
Quelques signes ne trompent pas, surtout quand ils s’additionnent… Au sein du PS, la stratégie de l’ancien Premier ministre avait été bonne (en termes politiques) au moment de la campagne référendaire. Le Non qu’il prônait l’a remporté, malgré le vote interne au PS, sa « non-discipline » (pourtant jugée comme une « trahison ») n’a pas été sanctionnée, le programme socialiste pour les Présidentielles est très marqué par ses idées et il peut mener auprès des militants et sympathisants une campagne du type « force tranquille »… Pourquoi ne continuerait-il pas sur sa lancée ? Ses amis ne sont pas les seuls à penser qu’il pourrait bien créer la surprise, surtout si Ségolène n’est pas désignée dès le premier tour. Il ne manque pas d’atouts, qu’on le regrette ou qu’en s’en réjouisse.

>>> Ses idées font leur chemin. Sur l’Europe notamment. Ségolène (comme Voynet chez les Verts) prend des accents « fabusiens »… Qui ne préfère pas l’original à la copie, comme disait Le Pen sur d’autres sujets ?
>>> Les « dérives droitières » de Ségolène renforcent l’idée que Fabius peut être le mieux placé pour assurer une indispensable « Union des gauches » au deuxième tour des Présidentielles. Fabius en a bien conscience. Une de ses boutades révélatrices qui font mal à Ségolène : « Il ne faut pas courir après Sarkozy qui court après Le Pen » …
>>> Les effets « Femme » de Ségolène semblent s’atténuer, dans leurs deux dimensions : empathie (chez les hommes comme chez les femmes) et réactions machistes, dans une classe politique qui demeure très « mâle(adroite) ».
La séduction s’érode, ne serait-ce que parce que trop d’image tue l’image, surtout quand elle révèle des artifices de maquillage : pour réussir en politique, il importe d’être séduisant ou séduisante, plus que séducteur ou séductrice
Dans bien des circonstances, Ségolène affiche des sourires de façade qui cachent de moins en moins un autoritarisme « thatchérien » qui n’a rien à voir avec l’autorité et des mouvements d’humeur qui ne pardonnent pas ni chez les hommes (Sarko a le même défaut) ni chez les femmes. …
Ses poses en victimisation (« parce que femme »), dont elle a usé et sans doute abusé, passent de moins en moins bien. Un détail : « Etat de grâce », la (petite) série de France 2 qui aurait pu la servir ne lui rend pas service.
>>> A la popularité de Ségolène, Fabius oppose l’image de la crédibilité d’Etat. Et dans les débats qui viennent (que Ségolène menace de « bouder »), il sera sans doute meilleur orateur, dans la forme et sur le fond que Royal (comme DSK, d’ailleurs). De quoi faire « bouger les lignes ». La petite phrase assassine de Fabius sur « Moi, je dis Voici mon programme, je ne dis pas mon programme, c’est Voici » revient dans les têtes chaque fois que Ségolène confond démocratie d’écoute, de concertation et de participation avec cette démocratie d’opinion, cette « doxocratie » , qui est à la Démocratie représentative ce que la « réclame » est à l‘information. Fabius a plus médité Jean Jaurès et Pierre Mendès-France que Ségolène
>>> Les rapports de force internes sont en train de se modifier, en faveur de Fabius au sein du PS. Les Jospinistes ne voteront pas Royal (pour attaquer Hollande, par procuration et par dépit) et ils refuseront de voter DSK, auquel il reproche son « non désistement » en faveur de Jospin. Jack Lang vient d’avouer (sur France 5) qu’il ne s’est pas présenté parce que «Hollande n’a pas tenu ses promesses à son égard (en fait, il n’a pas eu toutes les signatures requises !) : De quoi nourrir des rancunes, dont Ségolène risque de faire les frais… Malgré les soutiens massifs des responsables des fédérations du PS en faveur de Ségolène, les réseaux Fabius restent forts. Ils se renforcent même. De bons connaisseurs de la vie du PS estiment que Fabius arrivera deuxième au premier tourde la consultation, donc devant DSK … dont les supporters sont plus portés à soutenir la crédibilité plus qu’à suivre la popularité.
>>> Paradoxe (parmi d’autres) : La « Gazelle » faisait figure de « jeune » et affichait une belle fraîcheur face aux « éléphants » du PS (dont Fabius)… Mais certains soutiens dont elle dispose dans les structures du parti et chez quelques « dinosaures » (Pierre Mauroy, par exemple) se retournent progressivement contre elle. Fabius, lui, a réussi à rester dans « l’appareil » en se dégageant de l’image de « l’homme d’appareil ». C’est peut-être injuste et faux, mais c’est ainsi. Alchimie du positionnement politique… Et de la « politique-marketting »

Alors ? Les commissions de surveillance font bien de mettre en garde sur la fiabilité des sondages publiés sur le PS et de rappeler que seuls les « militants » du parti voteront… Une victoire de Fabius au PS ferait, bien sûr, le jeu de l’UMP (dont une frange de l’électorat pourrait être séduite par Ségolène) et, surtout, … de Bayrou.
Mais analyse n’est pas pronostic. Et constat n’est pas vœux ou souhaits. Confidence : J’ai trop combattu, personnellement, Fabius lors de la campagne sur le référendum européen pour le soutenir aujourd’hui… Mais « les faits sont têtus » et l’éditorialiste, même chargé d’idéal, doit d’abord tenter de cerner les réalités avec le maximum de…réalisme.
Rien n’est joué. Faites rouler les dés… D’autres surprises peuvent changer toutes les donnes, pas seulement au PS…
Daniel RIOT
17:00 Publié dans Edito, Présidentielles 2007: carnet de campagne | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : Fabius, politique, parti socialiste, Ségolène Royal, Bayrou, sarkozy, commentaires
09/10/2006
Carnets de campagne: Sarko prêt au combat fratricide...Il se passe toujours quelque chose à l'UMP
>>> Il n’a pas tardé à réagir, Nicolas Sarkozy ! Dès ce matin, il a mis au défi Dominique de Villepin et Michèle Alliot-Marie de soumettre leurs éventuelles candidatures concurrentes à l'élection présidentielle au vote des militants de l'UMP lors du congrès prévu le 14 janvier 2007. "Il y a un calendrier qui a été prévu: les candidatures devront se faire connaître à la fin du mois de novembre", a rappelé le président de l'UMP sur France-Inter,"Il y aura un congrès où tous les militants de l'UMP pourront voter: je crois au débat, je crois à la démocratie, je crois à la concurrence. S'il y a d'autres candidats, tant mieux", a ajouté Nicolas Sarkozy. "Il n'y a pas de candidat de droit divin, il n'y a pas de domaine réservé à l'UMP. Que chacun qui a quelque chose à dire et veut porter l'alternative ait le courage de le faire. Mais ça se passe à l'intérieur de l'UMP pas à l'extérieur". Pourtant, tout semble se passer en public. Et ce n’est pas fini… C’est comme la pub d’avant- hier d’un Grand magasin: il se passe toujours quelque chose à l’UMP
>>>Mais oui, mais oui… On nous le dit : Nicolas Sarkozy a "une très bonne expérience" des sujets internationaux, a éprouvé le besoin de déclarer aujourd’hui la porte-parole de l'UMP Valérie Pécresse en réponse aux critiques dominicales de Dominique de Villepin. "Parler des choses, c'est une chose. Vivre les choses et mener une politique, c'est une autre chose", avait notamment lancé le Premier ministre, sans nommer le ministre de l'Intérieur…. Pour Valérie Pécresse, de Villepin parlait de Ségo, pas de Srako "J'ai compris des propos de Dominique de Villepin qu'il avait souligné le manque d'expérience de la candidate socialiste Ségolène Royal sur les sujets internationaux, qui est effectivement criant et qui sera un vrai problème quand elle se présentera à l'élection suprême", a déclaré la porte-parole de l'UMP. Il faut avoir de bonnes oreilles pour être « porte-parole »…
>>> Qu’il est beau et bien Laurent Fabius ! C’est tout un art de savoir tromper son monde aussi bien et aussi fort ,non? Lui qui avait été l’un des chevaliers blancs de l’« Europe libérale » Laurent Fabius a lancé un appel aux militants du PS qui éliront le 16 novembre leur prétendant à l'élection présidentielle en se présentant comme "LE" candidat du projet socialiste. Une belle formule, tout de même :"Je suis attentif à ce qu'ont dit constamment les Français depuis 2002 dans leur vote et dans leur mobilisation. Ils ont dit en particulier que le libéralisme n'était l'avenir ni de la France, ni de l'Europe, ni de la gauche, ils ont dit que le libre échange devait céder la place au juste échange" Vers un retour au troc ? Ca fait un peu toc….
>>> Ah ! Ces sondages… Que d’argent dépensé pour des « photographies » contradictoires et bien aléatoires… Ce matin, vous avez suivi ?.
Selon TNS/Sofres/Unilog paru dans le Figaro, Nicolas Sarkozy (UMP) devancerait très nettement Ségolène Royal (PS) au premier tour. Le ministre de l'Intérieur recueillerait 38% des voix, contre 29,5% pour la favorite de la primaire socialiste. En hausse de 2 points par rapport au mois dernier, Nicolas Sarkozy creuse ainsi l'écart avec la présidente de Poitou-Charentes (en baisse de 4,5 points). Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal devanceraient au premier tour le président du Front national Jean-Marie Le Pen (9,5%) et le président de l'UDF François Bayrou (7%).
Pour CSA pour i-Télé et Le Parisien/Aujourd'hui en France, près d'un Français sur deux (49%) préférerait voir Ségolène Royal élue présidente plutôt que Nicolas Sarkozy.
A la question "quelle personnalité préféreriez-vous voir élue présidente de la République", 49% des sondés choisissent la socialiste face au président de l'UMP qui obtient 39%, tandis que 12% ne se prononcent pas.
Pardon de parler de tout cela. Qui n’a vraiment aucun intérêt. C’est l’actualité telle qu’on la pratique aujourd’hui. Déformation professionnelle, sans doute. Un moment d’égarement, sûrement….
>>> Il s’accroche, SARKO… Nicolas Sarkozy a répondu aux appels à la démission lancés par ses adversaires socialistes (et Raffarin, entre autres) en rappelant que Lionel Jospin était resté Premier ministre jusqu'à l'élection présidentielle de 2002…. "Pourquoi ce que M. Strauss-Kahn et Mme Royal trouvaient très bien pour Lionel Jospin serait très mal pour moi?", a demandé le ministre de l'Intérieur sur France-Inter.Il a rappelé que Lionel Jospin avait été "candidat à l'élection présidentielle en étant Premier ministre jusqu'à la dernière seconde de la dernière minute de la dernière heure de la dernière journée" Ce n’est pas pour cela qu’il a gagné, Jospin... C’est peut-être même pour cela qu’il perdu…
>>> Il va bien De Robien ? Gilles de Robien soutiendra à la présidentielle de 2007 le candidat qui aura pris "un positionnement clair de centre-droit". et qui prendra l'engagement d'être loyal vis-à-vis de la majorité" Vous comprenez à qui il fait allusion ? Si c’est Sarkozy, pourquoi ne pas rejoindre les anciens centristes qui ont adhéré à l’UMP ? Ce serait plus clair, non ? (…)"Cet engagement devra être annoncé avant le premier tour de façon que les électeurs ne soient pas trompés. J'appelle François Bayrou à le faire", a-t-il ajouté, alors que le président de l'UDF a quitté la majorité en votant la censure contre le gouvernement de Dominique de Villepin. Fermement opposé à la ligne d'autonomie de l'UDF prônée par François Bayrou, Gilles de Robien lance ce soir à Paris les débats de son club Société en Mouvement. Joli titre pour une politique de l’immobilisme sociétal….
Le ministre de l'Education regrette qu'aujourd'hui, "beaucoup à l'UDF se demandent si Bayrou ne va pas être l'allié de Fabius, de Strauss-Kahn, ou de Ségolène Royal".(…)"L'indépendance de l'UDF, cela doit servir à faire des choix. Sinon on n'est nulle part, on n'existe pas, ou alors on cultive l'ambiguïté", continue Gilles de Robien.
Le ministre jugerait par ailleurs "contraire à l'esprit de l'UDF" une exclusion de Pierre-Christophe Baguet, le député des Hauts-de-Seine qui a annoncé qu'il soutiendrait Nicolas Sarkozy.
La vraie question, peut-être : que fait encore le ministre De Robien à l’UDF ? Son « centrisme » n’a rien à voir avec le « Centre central » de Bayrou. Deux conceptions de la vie politique s’affrontent, visiblement. Qui cultive le plus « l’ambiguïté » ?
15:55 Publié dans Présidentielles 2007: carnet de campagne | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, présidentielles, sondages, Sarkozy, Fabius, Royal
29/09/2006
Présidentielles: La Course à l'Elysée n'est pas un Paris-Dakar ... Et si nous parlions des programmes, des projets, des "engagements"?...
« Maintenant, les choses sérieuses commencent », dit Dominique Strauss-Kahn en confirmant sa candidature à la candidature en ce vendredi où l’on apprend que tous les « aspirants » disposent de leurs parrainages, y compris Jack Lang qui a du subir une blessure d’amour-propre en ayant autant de difficultés à décrocher ses « signatures » …
En attendant encore quelques clarifications (dont celle, importante, mais difficile de François Hollande dont je n'ose plus imaginer sa vie domestique... Cet Homme est un Héros! ), nous nous trouvons donc, au PS, avec sur la ligne de départ, trois Eléphants et une Gazelle. Jean de La fontaine, priez pour eux... Je résume, à ma façon....En oubliant ceux (et celles) qui auraient dû ou pu être de cette "course",
Bernard Kouchner, par exemple... Celui qui dit fort justement:: "C'est dur d'être de gauche,
aujourd'hui, en France, surtout quand on n'est pas de droite"... Ce n'est pas de l'humour, mais un diagnostic...médical, ou presque. Kouchner gêne les moins intelligents que lui: ce n'est pas BON pour une France qui se cherche sans se trouver...

>>> DSK le plus crédible à bien des points de vues. Un économiste qui ne sombre pas dans l’économisme. Un homme de terrain (Sarcelles, vous connaissez ?) et de dossiers. Un homme de culture et de convictions. Un homme politique qui a la trempe d’un Homme d’Etat. Anne Sinclair, malgré ses qualités, n’ y est pour rien, même si DSK peut compter sur elle, sur son intelligence et ses bons conseils. S’il ne réussit pas aux Présidentielles (à cause de sa confession, peut-être, ce qui serait grave pour la France, mais PMF en a su quelque chose ! ), DSK ferait honneur à la France en jouant les Premiers ministres… Je suis sûr que Ségolène y pense. Et Bayrou aussi…Heureux les pays qui peuvent, comme la France, peut-être, se passer des talents de tels Hommes d'Etat. Ce peut être aussi de l'inconscience...
>>>
Jack Lang, le plus sympathique pour bien des gens, notamment pour ceux qui savent que culture et politique sont indissociables, surtout en cette ère de dépersonnalisation de l’individu. Ceux qui lui trouvent, comme les "Guignols", ce soir encore, un « coté Régine » oublient ce qu’on lui doit et ce qu’il pourrait nous apporter encore (pas seulement le jour de la fête de la Musique). En matière de « paillettes », il y a pire…A gauche, et à droite. Et je sais, après expérience, qu’il a des facultés d’ écoute bien rares dans ce « microcosme politique » que Barre dénonçait avec raison et pertinence. "Jack "a tous les défauts de ses qualités, mais il a aussi toutes les les qualités de ses défauts. Et elles sont nombreuses et précieuses...
>>>
Laurent Fabius. Cet ex- "petit jeune" enfant gâté d’un mitterrandisme à la mode et en mode, a sans doute grandi trop vite.... Et il a en vieilli mal, malgré la moto et un livre de (fausse) jouvence « routarde » (puisqu’il a renié ses engagements européens et piétiné les règles de fonctionnement du PS sur l’autel de ses ambitions présidentielles)… Mais il reste une « tête d’oeuf » remarquablement calculatrice et un orateur redoutable.
Avec un pouvoir de nuisance que les meilleurs des Chiraquiens pourraient lui envier. lui qui pourrait être un des leurs, ce "champion de la gauche authentique"....
La politique dans ce qu'elle a de plus détestable?
Pour moi, oui. Je l'ai rencontré dans un diner au Parlement européen; à Strasbourg, voilà bien longtemps déjà, qui m'a fait froid dans le dos....
Sa suffisance était une forme d'outre-cuidance... Il; avait sur l'architecture du "palais de l'Europe" des certitudes qui envoyaient les Prix de Rome, la municipalité de Catherine Trautmann, Gicard d'estaing, Mitterrand, et le monde entier dans les orties de la médiocrité....
Il est resté suffisant et outre-cuisant. Pauvre Laurent! Mitterrand m'en avait parlé, dans un entretien profesionnel:
"Cest l'un des jeunes qu'il nous faut. Mais saura-t-il rester jeune longtemps?... C'est dur, la jeunesse. il faut l'assumer sans impatience... " Une leçon qui ne concerne pas que "Fafa", le favori d'une époque de "Mi-Mi" ... Fabius, tel que je le conais, me sort par les trous de nez, les oreilles et tout ce qui peut ressembler à des orifices. Non à cause de ses origines, mais en raison de ses ambitions d'avenir et de ses cyniques trahisons. il est pour moi la caricature vivante du "socialiste-traite" qui me fuir et le traitres et le socialisme... Désolé, Laurent! Je juge sur ce que j'ai vu, non par ce que l'on a pu me dire...Et votre action, intellectuellement crimlinelle, au moment du référendum sur le Traité constitutionel européen, n' en rien constitué une surprise. Tout juste, une confirmation... L'imposture n'est pas "politiquement coorecte", car elle est moralement condamnable... Ma seule surprise, c'est que vous soyiez (encore) au PS un candidat àla candidature... J'ai peur pourle PS et pour la France....
>>> Ségolène ROYAL ... Elle reste mystérieuse, à tel point qu’Alain Duhamel, en janvier, ne l’imaginait pas dans ses « Prétendants » …On aurait tort de sous-estimer ses « réseaux », son toupet voire son cynisme et cette habileté sans laquelle il vaut mieux ne pas faire carrière en politique : « C’est dans la nature des choses », redirait De Gaulle. 
Elle a déjà réussi un bel exploit qui confirme la « poepolisation » (un mot aussi vilain que les réalités qu’il recouvre) de la politique, sous les influences conjuguées et interactives des sondages, de l’audimat, de l’info-spectacle, de la com’cul et de la politique-show…Et des impostures en tous genres. N’avait-elle pas osé prétendre qu’elle avait lancé, par anticipation, la première « pétition européenne » prévue par le projet de traité constitutionnel …six mois après que cette « première » (sur la « Justice en Europe ») ait été lancée…
Tout « politique » est « un voleur d’idées » , et c’est logique, mais l’honnêteté se juge à des détails…Là où le diable se loge, selon un proverbe alsacien…Là, je ne commente pas : je témoigne. Trop de mails sont restés sans réponses…A Ségolène et à ses servives.Le réel prnd toujours sa revanche sur le "paraître", même en cette époque où l'on prétend le contaire...
Désolé, Madame en Charentaises à Hauts- talons qui dirige cette Région de Poitou-Charentes, et qui est à la fois celle de Jarnac (donc de Mitterrand) , du Futuroscope ( donc de l'avenir), de Raffarin (que vous avez battu) et de Cognac (la ville natale de Jean Monnet),: la confiance ne se décrète pas.
Confidence: J'ai une faiblesse : n’étant pas membre du PS, je n’aurai pas dans ces fausses « primaires » à me prononcer pour ou contre vous…Mais je me fais une autre idée du socialisme et de la politique. Naïveté, sans doute…J'ai un regret:: je voudrais tant qu'enfin une Femme soit Présidente de la République. Mais faut-il que des femmes assoiffées de pouvoirs aient ainsi, autant, les mêmes défauts que les Hommes? Les attaques "matchos' dont vous êtes l'objet me révulsent... Mais vous affichez trop de défauts trop masculins pour que votre sexe deviennent un atout. Le Pouvoir, Madame, entaîne visiblement des effets colatéraux asexués.
En résumé: Le bref « Paris-Dakar » que vous avez entrepris ,en « star des sondages » (qui a su soigner et modifier une image un peu ringarde voire archaïque et « réactionnaire » n’ést qu’un prélude à un drôle de safari. Qui n’a peut-être pas fini de surprendre…. Le PS peut être fier de sa démocratie interne, si vivace, (il l’était déjà avant le référendum sur l’Europe !), mais, comme disait Jospin, cela ne va pas sans un certain « tohu-bohu ». Assez peu conciliable avec le rôle que doit jouer un parti de gouvernement digne des idéaux qu'il prétend défendre...
Les « choses sérieuses » ne devraient pas se résumer à ce "safari" et à ces bombardements de petites phrases qui finissent pas assommer le plus passionné de la "chose " politique. Il est temps de parler programmes, de projets, de propositions précises. D’engagements. De « contrats de quinquennat »
Or, les socialistes qui, sous l’influence de Fabius et de ses amis, qui ont su imposer leur loi de « vainqueurs du NON » , ont mis au point un « projet » qui se résume en une bien vilaine synthèse d’idées rarement novatrices et qui est une vraie faiblesse que le nombre des candidats " de qualité" ne fait pas oublier. Or, les dossiers ne manquent pas. Ils sont tous chauds et urgents. Et les pirouettes médiatiques, les coups de bottes en touche ou les appels aux « citoyens-experts » (ou aux « experts-citoyens », je ne sais plus) ne suffiront pas…
Une « Présidentielle », c’est l’élection d’un Chef de l’Exécutif : nous sommes (encore) dans une démocratie « représentative » et notre Constitution donne au Chef de l’Etat des pouvoirs (et des responsabilités) considérables… Avec, on l’oublie trop, des pouvoirs de vie et de mort, y compris « nucléaires » sur une partie du monde, et sur nombre de « citoyens du Monde »… Qui peut en être digne? Notre césaro-monarchisme republicano-régicide doit être réformé en profondeur. Ce devrait être l'enjeu majeur de cette consultation du XXI siècle...
Un exemple, parmi d'autres, dûs à un de ces Hasards (?) de l’actualité qui devraient faire réfléchir: Les candidats (pas seulement du PS) devront rapidement répondre aux responsables des Université françaises dont l’appel n’a pas eu l’écho médiatique qu’il méritait…La conférence des présidents d'université (CPU) veut faire de la "refondation" des universités un des thèmes majeurs de la campagne présidentielle, a annoncé son vice-président, Yannick Vallée. La CPU, qui réunit 102 établissements d'enseignement supérieur, compte s'adresser aux candidats pour leur faire part de sa vision de l'université du XXIe siècle, qui passe notamment par une réforme de la "gouvernance".
"Le système actuel n'est pas adapté, estime M. Vallée. Il faudra bien qu'un ministre ait le courage de mettre les partenaires autour d'une table." Depuis les lois Faure, de 1968, et Savary, de 1984, le mode de gestion des universités n'a pas évolué. Leurs conseils d'administration fonctionnent à la façon "d'un comité d'entreprise", considère le vice-président de la CPU. De fait, les stratégies définies par les conseils d'administration apparaissent souvent comme la somme des décisions de groupes de pression représentant les différentes disciplines et les différents syndicats. "Il faut que les conseils s'ouvrent à la société civile et admettent 50 % de personnalités extérieures", notamment des chefs d'entreprise, estime M. Vallée.
Le sujet est politiquement sensible. Jospin avait (bêtement) désavoué son ami Allègre, pourtant courageux Et Luc Ferry, désavoué par les sines sous la pression de la rue, avait dû renoncer, en novembre 2003, à son projet visant à renforcer l'autonomie des universités.
Les représentants de la CPU estiment une telle réforme possible pendant "l'état de grâce" qui suit traditionnellement les élections présidentielles. "Je réclame que le prochain gouvernement soit visionnaire sur l'université. S'il ne fait pas cette réforme, personne ne la fera", martèle Yannick Vallée. Autre problème rencontré par les universités : leur financement. "Il manque de l'ordre de 3 milliards d'euros par an", estime la CPU.
Eh ! Oui. Et les « SOS RECHERCHE » qui sont lancés, ce week-end encore, par des chercheurs qui se battent avec courage en prêchant dans le désert vont dans le même sens…
Ils, ou elles, nous proposent quoi, sérieusement, les candidat(e)s aux Présidentielles? …Il faut imposer des soirées du type « Théma » sur toutes les chaînes publiques pour que les questions-clefs dont dépend l’avenir de la France, chez elle, en Europe et dans le monde soient abordées, non par des polémiques d’aboyeurs, mais par des discussions de fond…Le problème, c’est que l’audimat privilégie les nouveaux bateleurs de foire (d’empoigne)
>>> Puisque nous parlions de recherche, d’université, d’enseignement : un rappel qui n’a pas fait l’objet de beaucoup de débats de fond…..Selon une étude de l’OCDE, comparée aux autres pays riches, la dépense publique de la France en éducation n'atteint pas le taux moyen (9,5 sur 20 : une sale note au niveau "international".. Peut nettement mieux faire… Mais qui le fera? La droite, la gauche, ou le Centre "central"? Je prends peur... Seuls Bayrou et DSK me semblent crédibles dans leurs "programmes" sur ce plan si essentiel. Ferais-je une erreur? Ou decrais-je relire les "propositions " des uns et des autres? Je ne suis qu'un "expert-citoyen"...
Malgré une forte amélioration de ses performances en matière d'éducation primaires ces dernières décennies, la France voit s'aggraver son retard dans divers domaines par rapport aux autres pays riches, ceux-ci ayant progressé plus fortement.
Ainsi, les titulaires d'un diplôme de fin d'études secondaires (CAP, BEP et baccalauréat) représentent, en France, 80 % d'une classe d'âge, quand l'Allemagne, la Finlande ou la Corée du Sud atteignent ou dépassent les 90 %. Or, la France affiche un taux de chômage parmi les 20-24 ans non scolarisés et sans diplôme de 23,7 %, soit la plus forte proportion de l'OCDE après la Pologne et la République tchèque.
>>> Autre chiffre : Le taux d'obtention d'un diplôme universitaire (licence, maîtrise ou diplôme d'ingénieur) n'est que de 22 % dans une classe d'âge (contre 24 % pour la moyenne des pays de l'OCDE ou 30 % aux Etats-Unis) tandis que les diplômés des filières courtes (titulaires d'un DUT ou d'un BTS) atteignent 16 % d'une classe d'âge, contre 11 % en moyenne.
Je sais : ce n’est pas drôle…Et on en parle ni dans Voici, ni dans Voilà, ni dans Gala… Mais c’est le type de questions qu’il faut aborder de front, si l’on veut que l’élection d’un chef de l’Etat soit d’abord un problème de fond, et non un jeu de télé-virtualité du style « République Académie »…
« Allô, Nikos ? Ici, Ségolène : y a-t-il encore une place dans le Château ? Je voudrais chanter la Marseillaise sur l’air de l’Internationale, en dansant en Charentaises»…
Pourquoi terminer ce billet (déjà trop long par cette boutade ? Allez savoir… C’est tellement dur de rester sérieux quand on regarde la télé en jouant sur son ordinateurs..
"Zappez ! " Il paraît, selon le supplément télé du Nouvel Obs, que tous les politiques font cela. A la télé, ils SE regardent. En ne voulant surtout pas jouer les « Français moyens » qui LES regardent…
20:50 Publié dans Edito, Présidentielles 2007: carnet de campagne, Réflexions | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : politique, ségolène Royal, DSK, fabius, Lang, présidentielles











