05/10/2008
Pour une garde européenne à strasbourg
| En marge des Quinze ans de l'Eurocorps | ![]() | ![]() | ![]() |
00:53 Publié dans chroniques strasbourgeoises | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : strasbourg, europe, eurocorps, morin, fillon, frnace, eurodistrict
24/07/2008
Sur relatio-europe: Pardoxe français...
| Plaidoyer pour la brigade franco-allemande | ![]() | ![]() | ![]() |
23:15 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : relatio-urope, défense, france, allemagne, fillon, morin, politique
04/11/2007
La bourde du jour
Conseil de Balladur à Fillon (sur Canal +) : « Tenir sur des positions tenables ».
23:55 Publié dans La bourde du Jour | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, fillon, balladur, gouvernement
03/11/2007
L’Homme invisible chute dans les sondages
Ces sondages me surprennent : comment peut-on avoir un avis sur Fillon ? En dessous de l’hyper-Président, bien après le vrai gouvernement de l’Elysée, Matignon n’est plus qu’un hôtel avec quelques emplois bien rétribués, non ? Fillon ou l’homme invisible ? Enfin, comme dit Le Monde, à Matignon, « l'impopularité est toujours programmée. Mais pour François Fillon, elle survient un peu tôt… »

Moins de six mois après sa nomination comme premier ministre, les Français qui ne lui font pas confiance sont désormais majoritaires : ils sont 47 % (contre 44 % d'un avis opposé), selon un sondage TNS Sofres réalisé les 24 et 25 octobre auprès de 1 000 personnes et publié dans Le Figaro Magazine du 3 novembre.
Quatre jours plus tôt, l'enquête de CSA pour Le Parisien-Aujourd'hui en France révélait que la cote de confiance du chef du gouvernement, « le collaborateur », ne s'établissait plus qu'à 44 %, un point seulement au-dessus des avis négatifs. L'enquête enregistrait aussi un taux élevé (13 %) de sondés se déclarant sans avis sur M. Fillon... Moi, je me situe dans ces 13 %. Et vous ?
Mais il est paraît-il un bon ministre des relations avec les parlementaires. Consolation pour lui: En deux mois, le chef de l'Etat a vu (lui aussi) sa cote de confiance baisser de 11 points, à 53 %, dans le baromètre TNS Sofres… Ah ! Cette dictature des sondages versatiles ! Indiscrétion du « Monde » : « Fillon est dans une stratégie de démission à neuf mois, mais il veut sortir de Matignon par le haut », estime un membre de son gouvernement. Ah ! Bon ?...Même si Sarkozy lui relaisse "la Lanterne", à Versailles?...
15:30 Publié dans humeur | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, fillon, sarkozy, sondages, france, actualité
07/10/2007
ADN: Un "détail" un peu gros...

François Fillon
(c) Reuters
LES MOTS NE SONT JAMAIS INNOCENTS...Les propos du Premier ministre François Fillon qui a qualifié samedi 6 octobre de "détail" l'amendement controversé sur les tests ADN pour des candidats au regroupement familial "révèlent une stratégie préélectorale préoccupante", a déclaré à l'AFP le directeur général de France Terre d'Asile. Je partage son opinion, avec en tête ce proverbe alsacien:"Le diable se cache dans les détails"...
"Qualifier l'amendement ADN de détail et juger ridicule l'émotion qu'elle suscite dans une large partie de l'opinion publique révèle une stratégie préélectorale préoccupante de la part du Premier ministre", a estimé Pierre Henry.
"Le mot détail, employé dans le contexte actuel est lourd de sens et ne peut qu'attiser les divisions", a-t-il poursuivi. "Le Premier ministre n'a rien à gagner à manipuler les symboles sauf à considérer que l'agrégation de l'électorat d'extrême-droite autour du bloc majoritaire vaut bien l'instrumentalisation de la question migratoire à 10 mois des municipales". Ce n'est pas avec ce genre de "détails" que l'on fait ce qui était promis par le candidat Sarkozy:"Une République exemplaire", une "démocratie apaiséee". Et Fillon est trop intelligent pour ne pas le savoir.
10:20 Publié dans Débats d'actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, fillon, UMP, droite, idéal, immigration
28/09/2007
Politique : Les avaleurs de « bidouille »
Une petite bourde du jour, encore…« On est dans la continuité de Raffarin et de Villepin. Ce n'est même pas un budget de transition. C'est de la bidouille », s' est insurgé Nicolas Perruchot, porte-parole du groupe parlementaire du Nouveau Centre, à propos du projet de loi de finances.
Le député du Loir-et-Cher estime qu' « en l'état, ce budget n'est pas votable » et revendique une « liberté de vote »…non prévue dans le contrat signé par ces déserteurs de l’udf avec l’UMP mais tout à fait légal dans une démocratie qui ne reconnaît pas de « mandats impératifs »….
Mais, il ajoute en bon avaleur de couleuvres et de clous rouillés comme savent l’être les « centreux » opportunistes :« Ce n'est pas un débat facile. On est dans la majorité et on a trois ministres au gouvernement : ça nous oblige à travailler plus utilement » Travailler utilement consiste-t-il à approuver de la « bidouille » ? Ouille, ouille, ouille…
17:15 Publié dans La bourde du Jour | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : politique, france, unp, nouveau centre, budget, fillon, sarkozy
24/09/2007
Les Guignols de l’intox plus forts que les Guignols de l’info
Je n’en finis pas de m’émerveiller ! Sarko a vraiment réussi à donner une nouvelle dimension au spectacle politique. Seuls les « Guignols » doivent en être marris : ils sont trop imités par celles et ceux qu’ils devraient railler. Les « Guignols de l’intox » battent les « Guignols de l’info » ! Et Sarkoland s’en trouve plus hilarant que Groland…
Canal moins plus fort que Canal+ … Amis du « Canard enchaîné », attention ! Vous allez finir par perdre des plumes puisque les seules narrations des faits, gestes et des propos des Maîtres du Royaume finissent par être plus drôles que ce que vos esprits brillants peuvent pondre. Et ils communiquent tellement que le mot « indiscrétion » ne recouvre plus rien, ou presque. On va devoir créer dans les bons quotidiens une nouvelle rubrique : « La bourde du jour »
Le bon sens de Raffarin
Jean-Pierre Raffarin, heureusement, vient de rappeler tout ce beau monde de grands communicateurs à l’ordre : « Un mot maladroit est un mot qui n’est pas juste » a lancé le père des « raffarinades »…en désignant du doigt les auteurs de « mots » qui font (trop) mouche : « guerre, faillite, rigueur ». Il aurait pu mettre « état de grâce » dans le même sac. Car l’expression ne veut plus dire grand-chose, malgré les sondages, en raison de la multiplication des « couacs », des « hic », des erreurs de « com’ », de l’équipe Sarko-Fillon and Co. Ce qui est un comble !
Les 40 paires de bottes de Boutin
Vous avez vu Mme Boutin et ses quarante paires de bottes, dans son Algéco de la place Belcourt à Lyon ? Chez Bocuse, où elle était l’invitée de responsables d’organisations à vocation sociale, c’était plus classe, il est vrai. On se demande pourquoi sa « consoeur » a cru le besoin d’en parler. Pas très gentille, Fadela Amara, l’ancienne cheftaine de « ni putes ni soumises » pacsée (politiquement) avec Mme anti-Pacs. Il est vrai que Fadela et Christine se retrouvent d’accord (pour des raisons différentes) pour critiquer le recours à l’adn dans la « panoplie Hortefeux ».
Hortefeux se délocalise dans un centre de rétention ?
Christine Boutin, me dit-on, a donné de mauvaises idées dans d’autres cabinets : Rachida la magistrale magistrate irait tenir des réunions de cabinet dans une prison surpeuplée,(au fait, les huit partants du « cab » ont été remplacés chez Dati ?), Hortefeux le flamboyant irait s’installer pour 15 jours dans un centre de rétention pour migrants illégaux, MAM, femme d’intérieur du gouvernement, va s’installer dans un refuge de la SPA pour chiens méchants, Roseline Bachelot fait semblant d’hésiter entre les vestiaires du XV de France et les services d’urgence si confortables d’un de nos hôpitaux, Fillon lui-même songe à se décentraliser du coté de Cambrai ( pour les « bêtises » ?)
Le Sarko-Rubicon de Morin : «sans retour»
Le plus fort en « bêtises » additionnées, c’est sans aucun doute notre ministre de la défonce et de la défausse, Morin qui vient de crier par AFP interposée que son divorce avec Bayrou était définitif…Comme si Bayrou souhaitait une quelconque réconciliation…
Imaginons un instant que Morin ait dit le contraire (ce qui n’aurait rien de surprenant dans la bouche de quelqu’un qui a distillé tellement de venin contre Sarkozy avant de ramper comme le plus servile des lèche-bottes n’oserait faire). C’est le MoDem qui explosait en vol ! Ouf ! Merci à lui et à son Nouveau Centre d’exister… Il a rendu service à Bayrou, le Grand Morin, en franchissant le Sarko-Rubicon
Un seul regret à ce propos : le général Morin ne compte pas assez, dans ses troupes, de personnalités de premier plan dotées d’un certain charisme pour attirer tous ceux qui se complaisent dans leurs rôles de taupes de la vraie droite dans le faux centre qu’était devenue l’udf avant le « centre Libre » du congrès de Lyon… Mais mon propos de ce jour n’est pas dans ce registre
Le ministre de la défense fait exploser le Rafale en vol
A deux reprises, le ministre de la Défense (dans un grand pays ce n’est pas rien comme titre !) vient de se voir tirer les oreilles par l’Elysée. Sarkozy savait pourtant depuis longtemps qu’il vaut mieux parfois avoir de bons et vrais ennemis que de mauvais et faux amis… >>>D’abord, il a fait courir le bruit d’un remaniement ministériel, en se fondant sur des « confidences » du Président… Explosé avant de voler, le pauvre Morin…
>>>Ensuite, et c’est pire puisqu’on devrait le traduire en Justice (militaire ?) pour atteinte aux intérêts supérieurs du pays : il démolit publiquement le « Rafale » (par lui jugé « trop cher » et « trop hypertechnologique ») alors que nos avionneurs tentent désespérément de conclure quelques ventes de ce « meilleur avion du monde » (à la Suisse et au Maroc, notamment).Un bon VRP, Morin le VIP…
Le grand jeu de l’Ego-Sarko : Un « Je » toutes les 12 secondes…
Il est vrai que tout cela n’a guère d’importance puisque Sarkozy fait tout, tout seul. D’ailleurs, c’est logique puisque c’est lui qui a été élu ! Il n’en est toujours pas revenu, si on sait bien l’écouter. Autrement, il n’éprouverait pas le besoin de le dire et le redire en toute occasion comme s’il devait surmonter un doute sur une légitimité incontestable ou comme s’il était dans le situation d’un gamin trop vernis par un cadeau du ciel auquel il ne veut pas croire : « trop beau pour être vrai » !
C’est peut-être parce que trop d’ego tue l’ego ! Des blogueurs sérieux et méticuleux du Monde ont compté dans les 53 minutes et 5 secondes de sa dernière intervention (je ne dis pas ITW) sur TF1 et France 2 a compté 226 « Je » dans la bouche de Sarkozy, soit un « je » toutes les douze secondes (je n’ai pas vérifié les comptes). Les jeux du « Je » sont toujours intéressants à décrypter. A la fin de son premier mandat, utilisera-t-il daans ce jeu de l’Ego-Sarko un « Nous » de majesté ?
Daniel RIOT
22:50 Publié dans humeur | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, france, sarkozy, fillon, gouvernement, humour
21/09/2007
Le scoop de Fillon: L'Etat est en faillite..."Elysee.com" cherche syndic?
Quand le coéquipier de Sarkozy reconnait aujourd’hui une situation que Bayrou dénonçait, que la Commissionde Bruxelles pointe du doigt et que Berlin déplore...
EDITO RELATIO par DANIEL RIOT: « Je suis à la tête d'un Etat en situation de faillite »…Alors, çà, il faut oser le dire quand on est le co-équipier (puisque « collaborateur » est proscrit) du Président de la République ! Même si ce n’est qu’une « formule » (guère imagée)…
Bayrou l’avait dit pendant la campagne électorale et il proposait des moyens cohérents pour sortir de la situation décrite. Mais il n’a pas été entendu et son projet devenu programme a été étouffé par les flonflons et les paillettes de ceux qui au lieu d’assumer leur bilan désastreux ont su faire croire que la « rupture » avec eux-mêmes allait suffire à redresser la barre !
«2007, c’est pas moi », a lancé Sarkozy, l’autre soir dans deux de ses chaînes de télévision, à propos de la mauvaise croissance actuelle. Ben voyons. Ce n’est ni lui, l’ex-ministre d’Etat, ni sa majorité d’hier reconduite aujourd’hui dont il a su si bien faire oublier le bilan, par des impostures de génie, et un art d’exploiter les faiblesses d’un PS, aussi nul au gouvernement avec Jospin que dans l’opposition sans Jospin…
Les faiseurs de débâcle se sont faits passés pour des faiseurs de miracles. Avec une belle alliance objective entre les conservateurs de droite, de gauche et des médias si conformistes. Et avec ces recettes du populisme et du clientélisme démagogique qui sont très efficaces dans tous les pays en crise de repères… Fillon, aujourd’hui, reconnaît les erreurs et les fautes du passé et montre son impuissance face au présent.
Pire : De Villepin (qui avait déjà dit, à Ripostes, que sa politique avait été délibérément sabotée dans l’optique des Présidentielles) peut se permettre de rappeler que sous son gouvernement la France bénéficiait d’une croissance supérieure, d’«un chômage qui a baissé de 2 points» et d’«une politique de désendettement qui avait amélioré les choses »…ce que ne font évidemment pas les « cadeaux fiscaux » faits (et que Sarkozy voulait même faire d’une façon rétroactive si le Conseil constitutionnel n’avait pas fait son boulot)
Tout regret bayroutiste serait inutile (et stupide), mais le vrai grief demeure : comment sortons-nous d’une telle crise (d’une telle « faillite ») en refusant le mot « rigueur », en octroyant des « cadeaux fiscaux » à la minorité des Français qui en a le moins besoin, en faisant passer pour « révolutionnaires » des réformettes à portée plus politique qu’économique et en misant sur une augmentation de la consommation (sans hausse du niveau de vie) pour stimuler la croissance…Une croissance qui serait encore plus faible sans l’effet d’entraînement des bons résultats allemands et qui sera encore limitée si les turbulences américaines tournent à la tempête.
Expliquez-nous, Monsieur Fillon…. « Je suis à la tête d'un Etat qui est en situation de faillite sur le plan financier, je suis à la tête d'un Etat qui est depuis 15 ans en déficit chronique, je suis à la tête d'un Etat qui n'a jamais voté un budget en équilibre depuis 25 ans. Ca ne peut pas durer », a martelé le chef du gouvernement en s’engageant « à ramener le budget de l'Etat à l'équilibre avant la fin du quinquennat ».
Encore cinq ans en faillite, c’est long et coûteux, non ? Le « travailler plus pour gagner plus » doit-il se traduire par « travailler plus aujourd’hui pour gagner plus dans le deuxième mandat ». Qui disait que Sarkozy se sentait toujours en campagne électorale ? Tout y est en effet : l’omniprésence, les exhortations, les promesses. A coté de l’Hyper-Président, illusionniste de talent, Fillon en Corse a trouvé sa place : dire (tardivement et partiellement) la vérité !
Mais si l’Etat est en faillite, la République cherche un syndic. Avec un esprit d’ « ouverture », si possible… Ce n’est qu’une « formule » va redire Fillon ! Une de ces formules qu’adorent les agences de communication.
Daniel RIOT
22:15 Publié dans Edito | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : fillon, france, sarkozy, politique, bayrou, modem
21/05/2007
Jean-Paul Faugère nommé directeur de cabinet de François Fillon à Matignon
Nous avions été les premiers à l'annnocer sur ce blog: c'est officiel: Jean-Paul Faugère, 50 ans, conseiller d'Etat et préfetde la région Alsace, a été nommé directeur de cabinet du Premier ministre François Fillon, selon un arrêté du 18 mai, publié au Journal officiel. M. Faugère avait occupé les mêmes fonctions auprès de François Fillon au ministère des Affaires sociales puis à celui de l'Education nationale.Antoine Gosset-Grainville, inspecteur des Finances, a été désigné directeur adjoint du cabinet.Igor Mitrofanoff a le titre de conseiller auprès du Premier ministre et Myriam Lévy, journaliste, celui de conseillère auprès du Premier ministre pour la communication.Le cabinet compte en outre 28 chargés de mission et conseillers techniques.
11:29 Publié dans Notes politiques | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : strasbourg, politique, france, fillon
18/05/2007
FILLON I : Des affaires européennes portées par des Européens « de cœur et de tête »
Trois informations nouvelles par rapport à ce que l’on pouvait dire avant l’annonce officielle du gouvernement Fillon I :
1) Bernard Kouchner a réussi à conserver les affaires européennes dans le giron du Quai d’Orsay. Il est « ministre des affaires étrangères et européennes » et le secrétaire d’Etat chargé des affaires européennes, Jean-Pierre JOUYET reste sous son autorité. Ce qui signifie que la diplomatie française en général et les affaires européennes en particulier se joueront entre Kouchner au Quai et Levitte à L’Elysée.

Reste à savoir ce que deviendra le secrétariat général aux affaires européennes, spécialité française, qui constituait jusqu’à présent le centre nerveux de la politique européenne, sous l’autorité partagée de l’Elysée et de Matignon.
L’engagement européen de Bernard est du type « euro-enthousiaste » ce qui tranche par rapport à l’euro-réalisme d’une partie de l’UMP et à l’euro-scepticisme (devenu discret) du « séguiniste » Fillon. C’est le cas aussi de Jouyet, ancien directeur de cabinet de Jacques Delors à Bruxelles. Un homme qui sait allier réalisme et idéalisme.

C’est rassurant pour tous ceux qui croient en un avenir de l’Europe politique. Il a l’Europe au cœur et dans la tête. Il peut être capable de réveiller les imaginations françaises en ce domaine. Pour Sarkozy, qui veut faire sonner « l’heure du retour de la France en Europe », il constitue une belle tête d’affiche et peut surprendre par un certain nombre d’initiatives qui ne pourront qu’être approuvées au-delà des clivages politiques.
Une remarque : autant les tempéraments de Fillon et de Sarkozy sont différentes et complémentaires, autant les caractères de Sarkozy et de Kouchner se recoupent… Ego développé, sens de la communication, force des convictions, puissance de la parole, travail en réseaux… A 67 ans, Kouchner, acteur de mai 68, conserve une jeunesse d’esprit impressionnante et des réseaux d’amitié en Europe et dans le monde qui lui seront utiles. Les dirigeants du PS qui ironisent sur son « ralliement » auraient mieux fait d’utiliser ses talents avec plus de doigté et d’intelligence…

2) Martin Hirsch, personnalité classée « proche de la gauche » bénéficie d’un statut particulier de haut-Commissaire qui lui donne rang de secrétaire d’Etat sans qu’il ait à en assumer le titre. Chargé des solidarités actives contre les pauvretés, le président d’Emmaus-france aura des missions très concrètes. Comme pour Kouchner, il s’agit là d’un choix qui doit se traduire par des initiatives qui recueilleront des suffrages au-delà des « lignes ». Hirsch aura à travailler en liaison avec plusieurs ministères, notamment ceux du logement de la ville (Christine Boutin), du travail, des relation sociales et de la solidarité (Xavier Bertrand) et bien sûr de l’économie (Borloo)
3) Le redécoupage des secteurs ministériels, amorce concrète d’une réforme de l’Etat demande encore à être précisé. Berçy coupé en deux, le ministère d’Etat d’Alain Juppé, le ministère Hortefeux impliquent des transferts de responsabilités et d’administrations. A suivre à travers la constitution des cabinets et les décrets d’application...

Autres remarques qui s’imposent :
>>>>L'UMP constitue l'armature du gouvernement puisque, outre François Fillon, 13 de ses 15 membres en sont membres. Parmi les ministres hommes, seul Hervé Morin n'a jamais occupé de fonction ministérielle. Quatre femmes sont dans ce cas: Christine Boutin (Logement, Ville), Rachida Dati (Justice), Valérie Pécresse (Enseignement supérieur, recherche) et Christine Albanel (Culture).

>>>> A la parité s’ajoute un sérieux coup de jeunesse sous les ors de la République. Logique avec un tandem de quinquagénaires à la tête de l’Etat. Bon pour une meilleure représentativité de la Société française. Comme le fait bien sûr que Rachida Dati ait un ministère régalien important.
>>>> Inutile de revenir sur les "cas" Besson et Morin. La nomination du premier à un poste qui n'est que consultatif est d'abord une faute de gout . Celle du deuxième relève d'un investissement du type De Robien dans la législature précédente. Ni la morale, ni la politique en sortent grandies. Mais c'est cela aussi la "style Sarko"...
>>>> La liste des secrétaires d’Etat sera logiquement complétée après les Législatives, des élections sur lesquelles tous les sondages convergent : l’UMP est assurée d’une majorité très confortable. Cela pourrait entraîner Sarkozy à engager un autre pari : organiser les municipales dès octobre , ce qui dégagerait durablement l’horizon électoral et gênerait à la fois le PS et le Mouvement démocrate, le MoDem, de François Bayrou. Mais il ne s’agit là que d’une hypothèse…
12:50 Publié dans Edito | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : france, europe, gouvernement, kouchner, fillon, sarkozy
Bernard Kouchner réalise un de ses rêves, mais quel Quai d’Orsay va-t-il diriger ?
Pour Bernard Kouchner, c’est la réalisation d’un vieux rêve… parmi d’autres moins réalisables encore (Président de la République ou des Etats-Unis d’Europe ou du Monde…). Diriger le Quai d’Orsay n’est pas une mince affaire, mais il a un atout : il fera au moins aussi bien que Douste-Blazy qui n’y a pas fait grand-chose et qui a plutôt dévalorisé l’image d’une maison qui a brillé grâce à de grands personnages entrés dans l’Histoire.
Mais quelle maison, Kouchner aura-t-il à gérer ? « Si on perd les consulats, le codéveloppement et l'Europe, on va se retrouver en string » : les propos imagés d'un ancien ambassadeur cité par Le Figaro traduisent l'inquiétude des diplomates face aux projets de redécoupage ministériel préparés par Nicolas Sarkozy.

>>>Les craintes concernent notamment les conséquences de la création d'un grand ministère de l'« Immigration et de l'Identité nationale » qui pourrait englober certaines directions du ministère. La Direction des Français à l'étranger et des étrangers en France (DFAE) est directement concernée. Son lien évident avec les questions d'immigration fait redouter à certains que les services responsables de la délivrance des visas passent sous la coupe de la nouvelle entité, à la tête de laquelle était pressenti hier Brice Hortefeux. Des problèmes statutaires se poseraient alors pour les agents, même si divers arrangements (mise à disposition, par exemple) sont envisageables.
>>>La coopération au développement pourrait aussi être concernée par les redécoupages administratifs en préparation. « Une approche extensive de la politique d'immigration, qui pousserait à inclure toute l'action de développement, serait absurde », plaide un diplomate. En revanche, un rapprochement avec des structures dédiées au codéveloppement, dans des zones géographiques ciblées, apparaît plus acceptable aux diplomates.
>>> Par ailleurs, de nouvelles agences spécialisées devraient être créées, à l'image de CultureFrance, de l'Agence française pour le développement (AFD) ou de l'Agence pour l'enseignement du français à l'étranger (AEFE). Sous le contrôle de qui?
>>> Ce qui touche à l’international en matière de développement durable devrait dépendre de Juppé, si la logique du Pacte Hulot est respectée...
>>> Une grande inconnue concerne le futur positionnement des affaires européennes .Ce domaine est jugé essentiel au Quai, notamment dans la perspective de la présidence française de l'Union européenne, en 2008. Pourtant, (je me tue à le répéter depuis des années) les affaires européennes ne sont plus des affaires étrangères….

Plusieurs options étaient possibles, du ministère plein, tel celui que dirigea jadis Édith Cresson, au rattachement pur et simple à Matignon, voire directement à l'Élysée. C’est le sens du secrétariat d’Etat qui doit être confié à Jean-Pierre Jouyet. Kouchner aurait posé comme condition de « garder l'Europe », pour diriger le Quai. On lui laissera peut-être les nominations d’ambassadeurs dans les pays européens… Il semble sûr que l’Europe dépendra d’abord de l’Elysée, et notamment du « sherpa » Jean-David Levitte, pur et bon produit du Quai.

Cet expert à sang froid des dossiers internationaux, diplomate expérimenté, s'entend bien avec Kouchner, mais leurs prises de position n'ont pas toujours coïncidé, et la marge de manoeuvre qu'aura M. Kouchner reste incertaine.
A tel point que dans les cercles proches de l’UMP où les déçus sont évidemment nombreux on évoque volontiers la brièveté du ministère des réformes confié par Giscard à JJ SS….
Le "french doctor" héraut du "droit d'ingérence", a un coté sanguin, en effet. Et il n’a pas sa langue dans sa poche… Ses prises de position passionnées, que ce soit sur le Kurdistan, sur la Tchéchénie ou sur le Darfour sont sympathiques, mais la diplomatie n’est pas faite que d’effets de manche et de bons sentiments.

Qui plus est, la solidarité gouvernementale a des exigences, même sur des secteurs où les accords de fond entre la ligne Sarko et les exigences Kouchner ne sont pas évidents. Sarkozy, grand Seigneur dans la victoire, a passé l’éponge sur quelques piques de cet ami de Cohn-Bendit. Mais il ne lui en pardonnera sans doute pas d’autres…
Quelques exemples, cités de mémoire :
- La franchise sur les remboursements de soins préconisée par le candidat UMP : "hypocrite" et "très mauvaise".
- Les discours destinés à l’électorat du FN : Sarkozy est un homme qui "n'éprouve aucune honte à pêcher dans les eaux de l'extrême-droite".
- le caractère inné de la pédophilie : un point de vue "singulièrement dangereux, voire complètement irresponsable"."Quand à la fois on fait un ministère de l'identité française et on parle des caractères acquis et de l'inné génétique, on est là dans un terrain mouvant et une dérive historiquement scandaleuse"
Il est vrai que Sarkozy a une drôle de façon de vouloir « liquider l’héritage de mai 68 » en flattant Glucksmann l’ancien Mao et en engageant Kouchner, qui est resté très « soixante-huitard » dans tous les sens du terme. Même à 67 ans… Mais il ne faut pas toujours prendre au tragique la politique. Bernard aussi fait du jogging…

Son arrivée au Quai fait événement : c’est déjà réussi. Son départ précipité du même Quai ferait aussi événement : c’est peut-être déjà programmé. Surtout si Bernard en fait trop ...sans faire d’émule : Corinne Lepage, sollicitée par ses soins, pour un secrétariat d’Etat, vient de déclinée une offre assez étrange puisque le développement durable doit dépendre de Juppé…Drôle de rationalisation des secteurs ministériels! Mais pour l’heure, c’est la politique spectacle qui compte. Puisque c'est celle qui doit rapporter le plus aux Législatives.
02:30 Publié dans Notes politiques | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : ouchner, fillon, diplomatie, europe, gouvernement, sarkozy
L’ouverture ? Une Opération « Kärcher » sur le MoDem de François Bayrou…
L’ouverture ? Quelle ouverture ? Besson ? Un cas isolé. Une brebis égarée. Un traître bien seul. Kouchner ? Bernard, si ignoré par le PS, n’engage que lui. Et comme les autres récupérés à gauche et au centre (Jouyet, notamment) il est plus « piqué » à Bayrou qu’au PS… L’ ouverture proclamée ne sert en fait qu’à mal masquer l’opération « Kärcherisons le MoDem » qui ne fait que commencer !

Bayrou en a bien conscience d’ailleurs…Interrogé sur ces initiatives "d'ouverture" lancées par Nicolas Sarkozy lors de la composition de son gouvernement, M. Bayrou a estimé que "ce qui est vérité avant les élections ne l'est plus après", soulignant que la "démarche de rassemblement", qui avait été l'une de ses principales propositions avait été qualifiée de "risque pour la démocratie" par M. Sarkozy. Philosophe, Bayrou. Et sage, comme Henri IV après le coup de poignard de Ravaillac : « Ce n’est rien »…

Cela dit, le gouvernement annoncé de Fillon a une qualité : il comporte une vraie parité hommes-femmes. Reconnaissons-le. En espérant que l’on ne nous refera pas le coup des « juppettes »… Pour le reste, le « gouvernement des meilleurs » (idée piquée parmi d’autres à Bayrou) est-il vraiment le meilleur « Quinze de France »? Annoncé à grands renforts de rumeurs savamment orchestrées, il ne tient pas toutes les promesses faites. Mais une équipe se juge sur le terrain…
>>> Hervé Morin a des qualités incontestables, mais en quoi est-il compétent en matière de Défense ? Il est vrai qu’il n’est pas nécessaire de savoir traire les vaches pour être un bon ministre de l’agriculture, mais tout de même ! La Défense, ce n’est pas du quartier dont il s’agit…
Le Centre débauché méritait meilleure figure. Je vois déjà le fidèle (et compétent) Pierre Lelouche le tenir à la culotte… L’évincé a déjà admis qu’il a été sacrifié sur l’autel du ralliement des députés udf conduits par Morin. Un adversaire qui rallie le camp des vainqueurs est fêté en héros. C'est Leroy (jadis communiste rallié au centre pis à la droite) qui doit se sentir oublié. Une autre sucette lui est promise.Patience...

Besson-Morin : nous voici loin de la rénovation de la vie politique. Mais Sarkozy sait d’expérience que la fidélité politique est chose toute relative… Que pour appâter le gibier en quête de « servitude volontaire » les bonnes vieilles grosses ficelles restent les plus efficaces.

Abandonner ses virulentes critiques pour d'indignes génuflexions devant son nouveau maître : cela a un prix que Sarkozy paye bien volontiers, quitte à mépriser ceux qu’il récompensent avec ce cynisme érigé en art de vivre (et de gouverner) qui n’est pas conforme à l'esprit public des idéalistes…
Mais qui parle d’idéalisme, aujourd’hui ? C’est bon pour les discours, l’idéalisme. Et pour des hommes qui, comme Bayrou ont, tel Kant, « les mains blanches mais pas de mains du tout ». Faites un jogging, çà « décrasse »… Et continuons la petite revue des troupes…
>>> Xavier Darcos à l’éducation ? L’homme a des idées. Mais il a un air de déjà vu, non ? Il est vrai qu’après De Robien, on ne peut qu’être bon… Mais il me semblait que l’Education devait être la priorité des priorités. Cela viendra sans doute… Espérons !

>>> MAM à l’intérieur. C’est plutôt rassurant (plus que Hortefeux qui va sévir ailleurs dans ce ministère au nom si ambigu). Elle change d’uniforme, en quelque sorte…

>>> Roselyne Bachelot, je l’aime bien, moi, (je veux dire personnellement). Je la trouve spirituelle et injustement moquée. Mais il faudra qu’elle se dope si elle veut tenir à la fois la santé et le sport…

>>> Valérie Pécresse à l’enseignement supérieur et à la recherche. Elle a du tempérament, mais sait-elle ce qui l’attend ? Bon courage à elle…

>>> Rachida Dati ne s’en laisse pas imposer. Mais une bonne (et séduisante) porte-parole de campagne ne fait pas fatalement un bon ministre, surtout dans ce secteur sinistré qui devrait être au cœur de « l’Etat impartial » promis

>>> C’est drôle : je pense à Juppé en parlant de la Justice. Aucun rapport, bien sûr. D’ailleurs, l’ancien premier ministre sera le ministre d’Etat (vice-premier ministre souhaitait Hulot ! ) chargé du développement durable et de plein d’autres choses… Il faut attendre les résultats du grand redécoupage des compétences ministérielles pour y voir clair. Comme dans le partage des compétences entre Borloo, Woerth, Bertrand, Boutin et Besson…Ou entre l’Elysée, Matignon avec Jouyet, et Kouchner pour les affaires européennes ! On en saura peut-être plus ce vendredi matin, après explications de texte…
Une remarque, en attendant : le conservatisme et le corporatisme français font toujours des ravages malgré l’idée de « rupture »…

Les agriculteurs ont obtenu gain de cause :ils conserveront « leur » ministère. Espérons qu’ils seront moins machistes avec Christine Lagarde qu’avec Edith Cresson jadis. Les temps ont changé… Et cette avocate, femme d’affaires, qui régnait sur le commerce extérieur, est classée comme la 30e femme la plus puissante au monde par le magazine Forbes. Voilà qui en impose !
Notre tandem de choc Sarkozy-Fillon n’a pas osé pousser jusqu’au bout son idée de supprimer le ministère de la Culture. Là encore une femme, de tête et de talent : Christine Albanel, une vielle et bonne amie de Sarkozy, longtemps « plume » de Chirac et jusqu’ici responsable du Château de Versailles…
Elle aussi a un atout : elle peut difficilement être moins bonne que son prédécesseur. Mais sera-t-elle meilleure ? La question vaut pour tout le gouvernement...même si l'essentiel du pouvoir siège à l'Elysée!

00:25 Publié dans Notes politiques | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, gouvernement, fillon, ump
17/05/2007
Fillon, Directeur général de France SA
Dans son livre "La France peut supporter la vérité", publié à l'automne 2006, il se dit partisan d'un "régime présidentiel à la française" où le président dirige le gouvernement. Il sait que ses fonctions à Matignon consisteront d’abord à servir l’Elysée, à jouer les DG du super PDG de France SA, le chef de la grande gare de triage nommée « gouvernement » … et, comme ses prédécesseurs (seul signe de continuité?) le premier fusible en cas de crise !

Fillon ? Un anti-Sarko. Un Sarko en creux. Il est aussi calme et discret que le Président est agité, toujours sous tension et sans cesse en première ligne sous les sunlights. Il est aussi porté vers la concertation, le dialogue et le compromis que son Chef est mû par la volonté de convaincre, de persuader, de séduire. Et de se faire obéir. Belle complémentarité, où chacun y trouve son compte et ses intérêts depuis deux ans. "Fillon est plus que parfait", a dit Sarkozy. Il s’est même mis à faire du jogging.. Jusqu’à quand ?
Tous les journalistes politiques le savent : Raffarin n’aime guère Fillon, Juppé s’en est méfié avant d’apprendre à le supporter, Chirac a beaucoup misé sur lui avant d’être déçu par lui. (la réciproque est vraie d’ailleurs). « Il ne restera rien de son mandat, sauf mes réformes »…
Et Sarkozy, longtemps, l’a considéré comme « un faux cul » avant d’apprécier sa face de « grand serviteur », dans le lignée de Joël Le Theule, son père en politique, et de Philippe Séguin, son maître. Un maître qui n’a pas fait de ce « gaulliste social » un Européen convaincu : son hostilité à Maastricht ne fut pas que conjoncturelle. Un archéo souverainiste, ce Fillon.
Mais qu’aura-t-il à dire sur l’Europe ? Qu’aura-t-il à dire sur l’ensemble des dossiers d’ailleurs ? Il n’y a plus de « domaine réservé » : tout est du « domaine présidentiel ». L’article 20 de la Constitution reste là pour mémoire (en cas d’une désormais bien improbable cohabitation). Le gouvernement exécute la politique définie par l’Elysée : c’est la loi du quinquennat. « François, vous avez tous les atouts », lui a lancé Dominique de Villepin en lui transmettant le flambeau.
Point d’histoire : la V ième République se retrouve ainsi dans l’application du « contrat de Législature » que prônait Pierre Mendès-France. PMF ou l’art d’avoir raison trop tôt. A une nuance près (de taille) : le radical Mendès était favorable à un vrai équilibre des pouvoirs, et non à un Parlement croupion défini par un mode de scrutin qui n’a rien de très démocratique.

Mais Sarkozy déteste l’opposition, sauf celle de Sa Majesté, que Fillon sera chargé de… construire sur mesure : mieux vaudra un PS qui coule à un Mouvement démocrate qui peut réserver des surprises ! Haro sur Bayrou : c’est l’un des mots d’ordre politiciens que Fillon, vieil apôtre d’une union entre la droite et le centre, devra exécuter, à sa manière, à coups de peaux de bananes et de poisons plus qu’à coups de fusils. A suivre…Entres autres jolies batailles. La politique conduite par les deux quinquagénaires ne sera en rien un long fleuve tranquille...
12:55 Publié dans Notes politiques | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : france, fillon, sarkozy, matignon, politique
13/05/2007
Un autre médecin au Quai? Kouchner sollicité...
>>> La « Révolution Bayrou » continue malgré l’iniquité du scrutin majoritaire des Législatives. Déjà 52 000 pré adhésions au MODEM enregistrées sur Internet (bayrou.fr). Dans RIPOSTES, le Béarnais a été clair : son positionnement « central » exclut toute allégeance, à l’un ou l’autre camp. Ce qui n’exclut pas des accords locaux, avec les uns ou les autres en fonction de l’intérêt général. Comme cela se passe très bien en Allemagne. Mais les fins observateurs de la politique française ont une vision héxagonal et une culture qui n’est que de V ième République .Une République bien déformée à coups de cohabitation, de quinquennat, d’extension du « domaine réservé ». « Entre les communistes et nous, il n’y a personne », disait Malraux. Vérité d’un temps que les moins de 20 ans…

>>> La saison des transferts bat toujours son plein (jusqu’à vendredi sans doute). Selon le Figaro, Bernard Kouchner, l’ancien ministre de la Santé a été approché par l’entourage de Nicolas Sarkozy.Au Quai, les docteurs Miracle se succèderaient: après Douste, Kouchner? . Selon «des sources concordantes» citées par l’AFP, « M. Kouchner a été contacté, il est prêt à entrer dans le gouvernement » que prépare le président élu Nicolas Sarkozy. Il y a du monde à la porte du Quinze de France … Jusqu'à hier on parlait de Védrine. Allez savoir...
>>> Une trouvaille de Sarkozy. Le président tiendra sa promesse sur le gouvernement limité à Quinze. Mais il y aura pléthore de secrétaires d’Etat et le Grand Manager de la SA France qui transforme les ministères en « holdings », selon sa propre expression, a trouvé une astuce pour marquer son esprit « d’ouverture » et donner des sucettes à ceux qui « ont le courage » de voler au secours du vainqueur : des « missions » ! Allègre en a déjà une « précise et limitée dans le temps ». Il y en aura d’autres. L’organigramme du gouvernement va se compliquer. Ce n’est pas grave : seul l’Elysée compte. Matignon ne sera qu’une gare de triage et qu’un secrétariat général. Avec sans doute Fillon en chef de gare... L’article 20 de la constitution sur le gouvernement qui « détermine et conduit la politique » en devient caduc. Mais c’est dans la logique du quinquennat qui coïncide avec la législature.

>>>Rouge de rage les Verts (pâles): Le PS les a envoyés sur les roses…Ils ont refusé un accord électoral qui leur réservait royalement 14 sièges (non gagnés d’avance). Le parti écologiste présentera donc ses candidats dans les 577 circonscriptions pour le premier tour des élections législatives le 10 juin. «Ce ne sont pas les Verts qui refusent un accord, c'est le Parti socialiste», a affirmé la secrétaire nationale du parti écologiste Cécile Duflot. Une façon de voir les choses….Le Parti socialiste a cependant annoncé qu'il soutiendrait la candidature des trois députés Verts sortants, Noël Mamère en Gironde, Martine Billard et Yves Cochet à Paris. En vertu d'un accord local, il y a aura également un candidat Vert soutenu par le PS à Nantes, François de Rugy. Reste une question : avec son score fantastique aux Présidentielles, le parti des Verts a-t-il un avenir en tant que tel ? Une politique écologique n’implique pas une écologie politique.

>>> Furieux, Vincent Peillon, l’eurodéputé socialiste, à la sortie du Conseil national du PS. « Ca, on ne va pas vers la rénovation, je peux vous l'assurer ! » s'est exclamé le leader du NPS dans les couloirs. Il s'est emporté contre un parti « qui va vers l'épuisement ». Il a fustigé l'organisation de cette réunion par François Hollande, dénonçant le fait qu'en lieu et place d'un débat sur les législatives le conseil s'est transformé en bilan de la campagne présidentielle dans une salle où le public « c'était apparatchik's land ». Pour Vincent Peillon, c'est l'œuvre de l'« incompétence », du « verrouillage » ou même de la « malveillance » du Premier secrétaire. Elle est vraiment belle « l’unité » affichée au sein du PS…Fragile la porcelaine et lourds, les éléphants…
>>> Encore une histoire qui fait mal à ceux qui rêvent d’une presse libre. Sans influence politique. Guidée par le seul souci de l’information… Selon le site Rue89.com, une information du Journal du Dimanche, révélant que la femme du candidat UMP n'aurait pas voté, aurait été censurée à la suite de l'intervention d'Arnaud Lagardère. Vrai ou faux. L’enquête journalistique est étayée par une photo de la liste d’émargement du registre (public) du bureau de vote et fait état de vifs échanges au sein du couple dans la soirée de la victoire…. Chez les Sarko, qui est « fatal », l’homme ou la femme ?

Avant de publier l'enquête, le directeur de la rédaction, Jacques Espérandieu aurait demandé samedi aux journalistes de contacter Cécilia Sarkozy. Celle-ci se serait abstenue de commentaire. "A la suite de quoi, plusieurs membres de la garde rapprochée de Nicolas Sarkozy seraient intervenus", affirme Rue89 qui cite notamment Claude Guéant, le directeur de campagne de Nicolas Sarkozy et Franck Louvrier, son responsable de la communication.

"Finalement, Arnaud Lagardère, patron du groupe Lagardère, a exigé que l'article soit remis dans un tiroir", affirme Rue 89.
Ce type d’info vous semble inintéressant ? Sans doute avez-vous raison. Mais ce sont les raisons et les conditions de sa non publication qui posent problèmes ou plutôt confirment bien des problèmes… Pourquoi ne parle-t-on plus d’Alain Génestar, le patron viré de Match pour une couverture qui mettait le futur couple présidentiel dans les draps d’une pièce de boulevard d’un autre temps ? Tant que la censure ne concerne que les alcôves….
21:45 Publié dans Notes politiques | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : politique, france, bayrou, PS, sarkozy, fillon, royal
26/09/2006
Fillon fusille Chirac et est "furieux" que la presse le remarque...
La campagne s’annonce vraiment joyeuse…Son dernier héros : François Fillon. Il publie un livre qui sort le 5 octobre. Des « bonnes feuilles » circulent. Logique. Elles sont choisies ne fonction de leur intérêt politique. Normal. Elles sont reprises dans la presse. Qui est dans son rôle. Et elles font « événement » puisque ce conseiller de Sarko attaque vertement Jacques Chirac en quelques phrases assassines…Que fait Fillon ? Il se dit « furieux » et attaque les journalistes qui, bien sûr, « ont sorti des phrases de leur contexte »
Ca marche… bien que les extraits du livre de Fillon n’aient de l’intérêt que par le contexte pré-électoral d’une Présidentielle où l’on voit le parti du Président vouloir « rompre » avec le Président dans une posture porteuse de bien des impostures. On reparle de Fillon et de son livre dans ces média si peu « responsables ». Et son blog fait l’objet de visites en nombre et collectionne des commentaires qui comprennent la colère de ce bon militant de l’UMP C’est tout un art de jouer les procureurs dans un livre et les victimes dans ses commentaires des commentaires qui en sont faits…Joli pré-lancement pour un livre politique d’un personnage qui n’est pas spécialement de premier plan….
On ignore la réaction de Chirac, mais c’est lui qui devrait être « furieux » et bien déçu de cet ancien collaborateur bien ingrat qui avait participé de près à l’élaboration du programme élyséen de 2002. Fillon-le-« furieux » ne dément rien des phrases de son texte…citées par la Lettre de l’Expansion et les agences de presse « hors contexte »…
"Jacques Chirac porte une responsabilité sérieuse dans le décrochage économique et social de la France et dans cette crise qui menace désormais tout l'édifice institutionnel bâti par le général de Gaulle", écrit l'ancien ministre."Or, moi, je n'ai cessé de batailler contre sa conception bonapartiste de l'action politique, contre le verrouillage du parti gaulliste, contre l'absence de réflexion politique, contre le clanisme qui permettait aux plus serviles d'occuper souvent les plus hautes responsabilités, contre la référence permanente à une doctrine gaulliste qui n'était qu'un alibi pour ennoblir une banale entreprise de conquête de pouvoir", poursuit-il.
Selon François Fillon, "sans doute parce qu'il a passé trop de temps au pouvoir, Jacques Chirac n'a guère d'estime pour les responsables politiques. Il donne même parfois le sentiment de n'éprouver à l'égard de la plupart d'entre eux que du mépris".
"Pour lui, la politique est avant tout l'art de l'exécution, dans le dosage, le symbole, la posture. Pas dans la réflexion et l'argumentation. C'est cet opportunisme, ce volontarisme de façade, ce flottement permanent des idées qui justifient mes doutes le concernant", écrit-il également
Jolie slave, non ? Digne des opposants les plus les plus virulents au Président de la République Pourtant Fillon dit ne pas avoir « écrit un livre de polémiques ».Et il regrette les journalistes qui traitent « de la politique à travers le seul prisme des luttes individuelles » .Cette façon de traiter la politique, dit-il « est calamiteuse et irresponsable. Elle ne permet pas aux citoyens d'être éclairé. Elle abaisse notre démocratie. Pour réconcilier les Français avec l'action publique, celles et ceux qui sont en charge de décrypter et de commenter la vie politique ont, eux aussi, une haute responsabilité. Qu'ils s'en montrent dignes! » Belle leçon...Pourquoi Fillon ne l'a-t-il pas appliquée en écrivant son livre? Il "fusille" Chirac et tire sur les journalistes comme pour s'en dédouaner. C'est cela, la "rupture"?
L'ouvrage, sera édité chez Albin Michel sous le titre "La France peut supporter la vérité", une phrase de Pierre Mendès-France (que Fillon reprend en la sortant de son contexte, bien sûr…)
15:05 Publié dans Débats d'actualité, Edito, Présidentielles 2007: carnet de campagne | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politiqque, ump, fillon, chirac, presse, présidentielles

















