26/09/2007

La bourde du jour : « Cà, ce n’est pas acceptable »

Ce soir, j’hésite. A qui la palme ? Dans les commentateurs de la majorité présidentielle du budget, j’avais l’embarras du choix. A commencer par l’autosatisfaction de Mme Lagarde que l’on connaissait plus …rigoureuse : « C'est un budget 2008 de grande qualité, qui témoigne d'une détermination de croissance vigoureuse et d'une gestion rigoureuse des finances publiques » Félicitations, madame : si vous ne dîtes pas du bien de votre œuvre qui en dira ?

La promesse (qui n’engage que lui) de Gilles Carrez, rapporteur UMP du budget, n’est pas vilaine non plus dans le genre « je n’ai rien à dire mais c’est mieux de le dire »…Démentant tout budget « caché », il a  promis qu'il n'y aurait aucun projet de loi de finances rectificatives ("collectif budgétaire") après les municipales. « Je prends très clairement cet engagement qu'il n'y aura pas de collectif en 2008 en milieu d'année », a-t-il juré. Et en août ou à l’automne ?

Mais j’accorde (arbitrairement) ma « bourde du jour » par compassion à un homme déçu, le député Charles de Courson qui jusqu’avant le premier tour des Présidentielles affichait quelques belles qualités. Le traître à Bayrou se sent trahi par ceux pour qui il a trahi… Pas mal, non ? « Les économies ne vont pas  assez loin! »(…) « Cà, ce n'est pas acceptable. (...) Nous nous sommes tous engagés, la majorité présidentielle, à supprimer tout déficit public à la fin de la législature ».

Oh ! Cher Monsieur de Courson… Vous allez voter contre ce budget avec vos amis du Nouveau Centre ? Mais non :un petit amendement sans importance par vous déposé saura vous redonner une bonne conscience. Vous étiez de ceux qui avaient insisté, chiffres et projections à l’appui, pour que Bayrou accorde dans la campagne  la « priorité des priorités » à la réduction des déficits…Sur ce point, vous aviez raison !  En fait, ce n’est pas Bayrou que vous avez abandonné : ce sont vos convictions  Cà, ce n’est pas acceptable