21/03/2008
Regard suisse sur la crise financière
mensonges, mythes et théologie
"L'air du large", de Jacques PILET
-Les Etats-Unis, disaient les experts, peuvent s’endetter plus que tout autre pays parce qu’ils ont la monnaie de référence mondiale, une économie si forte qu’elle n’a rien à craindre.
-La condition du succès économique, pontifiait-on, c’est un libéralisme sans entraves. Moins les gouvernements s’en mêleront, mieux nous nous porterons.
17:57 Publié dans Débats d'actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : relatio, pilet, suisse, usa, banques, finances, économie
08/03/2008
SUEZ-GdF: Un administrateur (CGT) demande l'ouverture d'une Commission d'enquëte parlementaire
EXCLUSIF RELATIO
UNE ITW D'Olivier Barrault,administrateur de Gdf
Sur la voie de la fusion annoncée entre Gdf et Suez (officiellement) ou de Suez et GdF (effectivement), l’affaire Albert Frère-Sarkozy soulevée par Jean-Marie Kuhn et révélée par Relatio peut-elle constituer un obstacle majeur ? Oui, semble dire M. Olivier Barrault, administrateur salarié de Gaz de France an nom de la Fédération CGT dans cet entretien accordé en exclusivité à RELATIO.
"LE DOSSIER DE M. KUHN EST CREDIBLE, SERIEUX, ET TROUBLANT"
Limité dans ses droits d’expression par ses devoirs de réserve dont la direction de Gdf a une interprétation très… personnelle, M. Barrault estime que le minimum qui s’impose devrait être d’initiative parlementaire : «une commission d’enquête parlementaire me paraît indispensable». L’administrateur qui a pris soin d’étudier les documents de Jean-Marie KUHN juge ce dossier « crédible, sérieux, et très troublant »… Collusion entre intérêts publics et politiques, rôle de la Caisse des dépôts, méthodes du groupe Albert Frère… Trop de secrets, trop de « faces cachées » : « Où est la transparence ? »
LE LOURD SILENCE DE L'ELYSEE
Comme Relatio, M.
Barrault s’étonne également du lourd silence des politiques, de l’absence de réponses aux questions posées par M. KUHN à l’Elysée et du peu d’impact médiatique (en dehors de Relatio, d’Agoravox et d’autres sites) de cette « affaire » qui née d’un litige privé facile à régler, se transforme en affaire d’Etat puisque les 1,25 milliards d’euro dont fait état M. KUHN sont des fonds PUBLICS.
11:24 Publié dans Débats d'actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : suez, gdf, affaires, finances, albert frere, cgt, syndicats
28/02/2008
Le lourd silence de l'Elysée
AFFAIRE JEAN-MARIE KUHN/ALBERT FRERE : NOUVELLE LETTRE OUVERTE À NICOLAS SARKOZY
Force est de constater que c'est le seul mode de communication qui lui garantisse que le président de la République Nicolas SARKOZY est assurément et suffisamment averti et alerté de sa démarche.
C’est le l’ultime recours dont il bénéficie pour transmettre son message de la plus haute importance alors que des filtres gouvernementaux semblent si efficaces et si préjudiciables à la fois à M. SARKOZY. Monsieur KUHN s’exprime en toute transparence. Chacun de ses gestes est transmis aux cabinets ministériels et aux proches de Nicolas SARKOZY (avocats, conseillers et parlementaires) Le président est encerclé de personnes concernées, impliquées. Comment pourrait-il encore se prévaloir d’ignorer qu’il est de la sorte interpellé publiquement ? Comment peut-il accepter ces propos, qui au minimum, exigeraient des commentaires, éclairages ou indignations de sa part. Ce silence irrespectueux qui enveloppe le préjudice de Jean-Marie KUHN, est d'autant plus scandaleux que M. Albert FRERE, à l’instar de M. DESMARAIS, vient d’être gratifié d’une récompense hautement honorifique, en toute discrétion. Pourquoi ?
21:06 Publié dans Débats d'actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sarkozy, elysée, scandale, finances
16/02/2008
Un scandale Albert Frère dans la fusion Suez-GdF ?
Enigmes belges et
mystères français…
UNE INFORMATION
EXCLUSIVE DE RELATIO
Victime d’un litige privé avec une filiale d’Albert Frère, Jean-Marie Kuhn, un entrepreneur lorrain, mène une enquête minutieuse qui lui fait lever un lièvre politico-financier hors du commun. « D’ordinaire, en matière de corruption, « ils » sont plus malins », commente un expert…
Les révélations sur l'affaire Albert Frère-Suez
LE LOURD SILENCE
DES POLITIQUES…
480 interventions motivées
et seulement 16 réponses
« Des casseroles liées à un
capitalisme immoral
que Sarkozy prétend combattre »
21:00 Publié dans Débats d'actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : scandale, politique, france, finances, banques, capitalisme
27/01/2008
SUR RELATIO
Scandales financiers et démocratie…
Nicolas Sarkozy contre "un système financier qui marche sur la tête"
« Si on peut faire des profits en quelques heures, on peut faire des pertes gigantesques en quelques heures aussi" déclare le chef de l'Etat… C’est le propre de l’économie-casino qu’est devenu l’hyper-capitalisme mondial en effet. Mais doit-on se résigner à ces jeux d’une géofinance qui fait aussi que les gagnants appartiennent à la classe dirigeantes de cette oligarchie planétaire et que les perdants sont toujours la masse des petits porteurs, des salariés et des consommateurs ?
COMMENTAIRE RELATIO par DANIEL RIOT
La question est là. Avec des réponses d’autant plus difficiles à trouver qu’elles ne sont pas dans les slogans, les réflexes et les références des néo-(archéo) marxistes (qui souvent devraient relire l’auteur du « Capital »…
21:35 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : finances, argent sale, scandale, bourse, crise, sarkozy
21/01/2008
LE MARIAGE SUEZ-GdF : UN PARFUM DE SCANDALE.
UNE INFORMATION EXCLUSIVE DE RELATIO
Une plainte contre X et Albert Frère pour « pacte de corruption » a été rejetée d’une façon expéditive. Mais un litige privé débouche sur des « affaires » qui risquent de retarder encore le mariage. Et qui jettent une nouvelle ombre sur le « capitalisme de la barbichette » et la « République des renvois d’ascenseurs »…
Après des fiançailles longues et mouvementées, la fusion Suez-Gaz de France qui doit transformer deux « grands » en un « géant » mondial (bien tricolore) de l’énergie pourrait être (encore) retardé par une de ces scènes vaudevillesques où dans la salle des mariages, avant l’échange de deux « Oui » programmés, une voix s’oppose au dernier moment à l’union attendue. Cérémonie perturbée, fête annulée…ou au moins retardée ! En l’occurrence, ce ne serait pas une affaire de famille, mais d’Etat. Qui pourrait bien se lever dans la salle des mariages et faire entendre sa petite voix ?
10:09 Publié dans Débats d'actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : affaires, finances, sarkozy, albert frere, politique, économie
29/10/2007
L'Europe face à la crise financière
Origines et conséquences.
Quelles sont les conditions
du retour de confiance?
Auteurs :
Jean-Paul Betbeze : Professeur d’économie à l’Université de Paris II – Panthéon-Assas, membre du Conseil d’analyse économique auprès du Premier ministre et membre du Comité scientifique de la Fondation Robert Schuman.
Christian de Boissieu : Président délégué du Conseil d'Analyse économique auprès du Premier ministre et conseiller économique du Président de la CCIP
Résumé :
Le 19 septembre dernier, la Chambre de Commerce et d'Industrie de Paris et la Fondation Robert Schuman ont organisé un petit-déjeuner débat sur les "Perspectives économiques 2008 en France et en Europe". Jean-Paul Betbèze et Christian de Boissieu sont intervenus sur les origines et les conséquences de la crise financière que traverse l'économie mondiale, ainsi que sur les conditions du retour de la confiance. Jean–Paul Betbèze s'est concentré sur l'analyse de la crise financière que traverse actuellement l'économie mondiale ; Christian de Boissieu a évoqué la sortie de cette crise et ses conséquences.
16:05 Publié dans Débats d'actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : europe, euro, dollar, finances, études, analyses
30/08/2007
L’Union européenne et les coffres du Vatican: Les marchés du temple se défendent…
DECRYPTAGE RELATIO par William PETITJEAN : Les papes, l’Eglise et l’argent… Les coffres du vatican font fantasmer autant que les caves…Un vieux feuilleton. Toujours d’actualité. L’argent du Vatican refait polémique…sous pression (justifiée) de la Commission de Bruxelles qui en l’occurrence est tout à fait dans son rôle de gardienne de traités.
La Commission européenne a adressé au gouvernement italien une demande d’informations pour avoir des détails sur les avantages fiscaux concédés par l'Etat aux diverses confessions religieuses. Aussitôt, ce fut aussitôt, en Italie, un concert de protestations. Et sur internet bien des alertes au scandale… Pour défendre le Vatican d’une façon aveugle ou pour renouer avec l’anticléricalisme de bas étage. Comme si dans cet ordre du temporel, les règles communautaires n’étaient pas applicables à tous…
Paradoxe : Principale visée, l'Eglise catholique a été la première à nourrir la polémique en dénonçant, par la voix du président de la Conférence épiscopale italienne, Mgr Angelo Bagnasco, "une attaque à visée idéologique". Diable ! Comme si en la matière l’Etat du Vatican n’avait des comptes à rendre qu’à Dieu. On manque un peu de sang-froids sur certains sujets dans les milieux proches des « marchand du temple »…
A droite, un porte-parole de l'Union des démocrates du centre, d'origine démocrate-chrétienne, a assimilé la requête de l'Union à "une régurgitation d'anticléricalisme". Pour l'euro-parlementaire d'Alliance nationale (droite), Adriana Poli-Bortone, "l'Union ferait mieux de faire son mea culpa pour les centaines de milliards d'euros distribués sans contrôle à des ONG fantômes ou de complaisance". Deux ministres du gouvernement Prodi ont également critiqué l'initiative européenne comme étant "une instrumentation politique".
C’est fou. Voilà quelques années déjà, ce fut une levée de boucliers de ce type quand la banque du Vatican (née du Denier de Saint-Pierre ) avait été accusée d’être l’un des centres les plus appréciés par les spéculateurs spécialisés dans le blanchiment de l’argent…
« Le Vatican est le principal destinataire de plus de 55 milliards de dollars US d’argent sale italien et se place à la huitième place des destinations utilisées à travers le monde pour le blanchiment d’argent, devant des paradis fiscaux comme les Bahamas, la Suisse ou le Liechtenstein. Une enquête récente du "London Telegraph" et du "Inside Fraud Bulletin", cite la Cité du Vatican comme étant un des principaux États "cut out" au même titre que des paradis fiscaux tels que Nauru, Macao et l’Ile Maurice. Un État "cut out" est un État dans lequel la législation sur le secret bancaire rend impossible la traçabilité de l’origine des fonds qui y sont déposés ». La même banque avait été aussi citée dans les années 1980, dans des affaires financières où elle a semblé plus victime que coupable,(loge P2 et banque Ambrosiano )
L’enquête n’a pas été conduite à son terme. C’est dommage. Au nom de la justice et dans l’intérêt même d’une religion qui en matière de biens terrestres est trop fidèle au sacro-saint : « faites comme je dis et pas comme je fais ».
Devant ces réactions, la Commission s'est défendue de tout acharnement contre l'Eglise. Il s'agit en effet d'un non-évnément... Pour l'instant, du moins. Saisie par des plaignants, Bruxelles cherche à vérifier si les exemptions de taxe immobilière dont bénéficie le clergé italien pour certaines de ses activités commerciales (restauration, hébergement), ainsi que la réduction de 50 % de la taxe professionnelle dans ses établissements scolaires et hospitaliers, constituent une distorsion de concurrence, comme le prétendent plusieurs plaignants. "Il y a une plainte, qu'il faut traiter comme une autre plainte, c'est dans l'intérêt de tout le monde", a déclaré un porte-parole de la Commission.

Le sujet est évidemment sensible dans un pays où l'Eglise possède un patrimoine immobilier estimé à 100 000 immeubles pour une valeur de 8 à 9 milliards d'euros. Le vote catholique étant convoité à gauche comme à droite, peu de voix s'élèvent contre un système qui représente un manque à gagner de 1 à 2 milliards d'euros pour les collectivités locales. Annulée par la Cour de cassation en 2004, l'exonération de taxe immobilière avait été rétablie en 2005 par le gouvernement Berlusconi.
Dès son arrivée au pouvoir, en juin 2006, Romano Prodi, catholique pratiquant, a pris un décret pour supprimer à nouveau cet avantage. Mais la situation est restée inchangée en raison de la rédaction ambiguë du texte : seuls les immeubles "à usage exclusivement commercial", c'est-à-dire ne comportant pas de lieu de culte, sont soumis à la taxe. Les nombreux couvents qui proposent des prestations hôtelières aux touristes (avec ventes de souvenirs, bien sûr) continuent, par exemple, à en être exonérés.
L'anomalie du texte de loi a été soulevée par un député du Parti radical, une formation laïque appartenant à la majorité de centre-gauche, lors du vote de la loi de finances 2007, mais son amendement, après de longues palabres parlementaires, a été massivement rejeté (435 voix contre 29). Avec la grâce du ciel…
Au nom du respect de la concurrence, l'UE imposera-t-elle une mesure qu'aucun gouvernement italien n'est en mesure de prendre ? Bruxelles a aussi demandé des éclaircissements à Madrid au sujet d'exemptions fiscales dont bénéficie l'Eglise espagnole pour ses activités de construction et de travaux. Une réponse est attendue en septembre.
William PETITJEAN
RAPPEL 1: La principale controverse, qui a longtemps opposé la Commission et l'Espagne, a été éteinte il y a un an. Elle portait sur l'exemption de TVA dont bénéficiait l'Eglise espagnole et dont Bruxelles demandait la suppression. Madrid faisait valoir que cette dérogation résultait des accords passés avec le Vatican en 1979, après la mort de Franco et avant l'entrée de l'Espagne dans l'Europe. Après des années de polémiques, le gouvernement socialiste de José Luis Rodriguez Zapatero a finalement supprimé l'exemption de TVA en septembre 2006 dans le cadre d'un accord global avec l'Eglise sur son financement public, qui a réduit ses avantages.
RAPPEL 2 : L'État de la Cité du Vatican n'est pas membre de l'Union européenne, mais entretient des liens étroits aux travers de ses accords douaniers et monétaires avec l'Italie. Suite à une nouvelle convention monétaire entre la République italienne, au nom de la Communauté européenne, et la Cité du Vatican, cette dernière est autorisée depuis le 1er janvier 1999 à utiliser l'euro comme monnaie officielle. Le Vatican n'a pas le droit d'émettre des billets en euros, mais peut frapper des pièces en euros avec face nationale spécifique à la Cité à compter du 1er janvier 2002.
17:51 Publié dans ACTUALITE | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : vatican, finances, union européenne, europe, argent, italie
17/08/2007
L’Europe saura-t-elle tirer les leçons de la tempête des « subprimes » ?
DECRYPTAGE RELATIO par Daniel RIOT : Subprimes, crédit crunch, titrisation, systémique… Mots du mois d’août. Pour des maux réels qu’il convient de ne pas dramatiser à outrance. Il n’est pas sûr que Christine Lagarde ait raison de se montrer optimiste sur l’économie française, mais elle n’a pas tort (ce matin, dans Le Parisien) d’exhorter les épargnants et les petits porteurs au sang-froid, de souligner que les banques centrales en général et la banque centrale européenne en particulier ont « fait leur travail » et ne refuser le mot « krach » pour définir la situation boursière ou plutôt finacière actuelle.
Parler de « jeudi noir », comme cela a été fait relève de l’emphase, en effet. Ceux qui propagent avec complaisance les pronostics les plus noirs d’experts les plus pessimistes devraient se rendre compte que bien des Cassandre, en ce domaine, sont … intéressés et que l’effet de panique qui nourrit les spirales infernales est souhaité par nombre de spéculateurs.

De plus, bien des donneurs de leçons aux banques centrales (à la BCE, surtout) se montreraient plus pertinents en tentant de décrypter le coté « ingouvernable » de l’économie-casino « globalisée » et non en s’attaquant aux seuls vrais remparts contre ces vents de folie qui dérèglent toutes les boussoles et peuvent entraîner les pires catastrophes …sociales.Avec le retour d'un mot qui est chargé de sens: DEPRESSION.
A Relatio, nous ne manquons pas une occasion de le rappeler depuis le début de ces secousses estivales trois données de fond
1) Cette crise était prévisible puisque le surendettement des Américains, provoqué et développé à des fins strictement spéculatives, avait atteint des limites insupportables. La seule vraie surprise vient de l’internationalisation de cette « correction brutale des marchés ». Elle confirme l’avènement d’un monde financier où, selon la formule de jacques Attali, « personne ne sait plus sui doit de l’argent à qui »
N-Y2) L’internationalisation de cette crise américaine confirme à quel point les réseaux financiers sont devenus interdépendants à l’échelle de la planète. Cela implique, pour les Européens, une vigilance tous azimuths qui pour l’heure n’est pas suffisamment exercée. Nous ne suivons pas suffisamment notamment la place prise par les Chinois aux USA : ce sont eux qui permettent au géant (fragile) américain de vivre au-dessus de ses moyens. Nous ne suivons pas assez non plus les mouvements de capitaux, légaux et propres ou illégaux et sales. D’autre « surprises » devant nous… Avec des conséquences qui rendront anecdotiques les suites des impayés des petits propriétaires américains incapables de faire face à leurs traites…
3) Les banques centrales (à l’exception de l’anglaise) on injecté quelque 300 milliards de $ dans les circuits. Pour rassurer, montrer que nous ne sommes pas en panne de liquidités, tenter de limiter les effets « boule de neige » et « cailloux dans l’eau » que la crise provoque. C’est beaucoup. C’est l’équivalent des sommes qui risquent d’être perdues dans ce choc d’août 2007. Mais, toutes choses étant égales, ces nombres avec trop de zéros pour le commun des mortels sont à mettre en face d’une autre évaluation : 11 000 milliards de dollars constituent ce que l’on nomme le « marché financier mondial », donc l’argent en circulation.

Qu’en conclure, provisoirement ?
Sur le premier point : une leçon majeure. Les « agences de notations » qui sont sensées tire les sonnettes d’alarmes quand les risques sont trop mal calculées n’ont pas rempli leurs fonctions. Ce n’est pas leur première défaillance : affaire Enron ,explosion de la « bulle informatique »…
A chaque crise, on réclame, comme Sarkozy vient de le faire en s’adressant au G7, davantage de « transparence ». Les institutions réagissent moins vite que les acteurs du marché.
Le Temps écrit fort justement (avec une ironie pleine d'indulence): « Quand Nicolas Sarkozy exige plus de transparence, il a philosophiquement raison. Quand il demande au G7 d'en fixer les règles, il s'illusionne sur le remède. Depuis que la finance existe, elle a toujours été plus agile que la politique. On peut le regretter, mais c'est comme ça. A moins de la corseter d'une façon qui provoquerait une crise plus grave que l'actuelle, il y a peu d'efficacité à attendre de ce côté-là. »

Sarkozy,par sa lettre médiatisée, fait même ce qu'il ne faut pas faire en une telle circonstance:participer à la dramatiation. Angela Merkel fait preuve de plus de sang-froid.On peut agir et réagir avec discrétion. Limites et dangers de la politique-spectacle...
Sur le deuxième constat, une autre leçon pour les Européens : il s’agit moins de remettre en cause l’indépendance de la banque centrale que de doter l’eurogroupe de moyens supplémentaires d’investigations, d’analyses et de prévisions.
C’est sur le troisième constat que les leçons sont le plus difficiles à tirer. En effet, qui doit payer quoi ?
Le principe de bon sens « qui casse paye » devrait s’imposer. Mais il faut du courage politique et des rapports de forces politiques suffisamment nets pour le mettre en pratique. Les puristes de la finances y sont favorables et ils ne manquent pas d’arguments.
>>>>D’abord, les premières victimes sont d’abord les premiers fautifs… Ceux qui pleurent le plus sont aussi ceux qui ont gagné le plus en spéculant sans vergogne.
>>>>Ensuite, les pertes sont plus sectorielles que générales chez ces « victimes-coupables ». Un exemple parmi d’autres : L’américain Citigroup, première banque au monde, vient ainsi d’annoncer avoir perdu 700 millions de dollars sur ses « dérivés de crédits immobiliers ».
C’est triste pour lui et ses actionnaires, mais le groupe annonce un bénéfice annuel prévisible de 20… milliards. Grâce à la tonte de quels moutons ?
En fait, les vraies victimes sont celles qui ont besoin de vendre aujourd’hui, dans l’urgence, à perte. Et celles qui doivent reporter à plus tard ou annuler des achats prévus. Mais aucune de ces deux situations ne devrait avoir des conséquences économiques et sociales trop importantes. Quelques aides ponctuelles devraient pouvoir les tirer de ces mauvais pas. Il n’y a pas de quoi mettre le feu à toutes les places boursières…
Le FEDCette situation rend la position des banques centrales très difficiles : elles doivent limiter la casse pour les « vraies » victimes sans faire le jeu des « fausses »…
L’un des conseillers de Relatio nous dit : « Si ceux qui ont pris des risques inconsidérés jouissent d’une impunité et se refont une santé facilement, aucun assainissement du marché ne sera possible, les spéculations reprendront sous une autre forme et d’autres crises plus graves seront inévitables… Ce qu’il faut, c’est poursuivre les efforts déployer pour « saucissonner » les risques mais en clarifiant les montages trop complexes qui ont été faits et qui, entre autres inconvénients, favorisent davantage encore les blanchiments d’argent sale et rendre les marchés opaques. »
C’est le même type d’exhortations que font les observateurs suisses : « La meilleure pédagogie reste la sanction pécuniaire. La finance n'est pas un jeu où l'on gagne toujours », écrit Le Temps. « Que les perdants assument leurs erreurs, même si ça fait mal ».
LondresLe problème, c’est que ces « perdants » bénéficient de soutiens politiques forts à New-York et financiers importants à Londres… « Dans la nervosité actuelle, on voit hélas se multiplier les actions de sauvetage (1)et les appels aux accommodements » note Le Temps. « Résistons-y. Il faut pardonner au pécheur, mais pas réparer la faute à sa place: il récidiverait demain, en plus grand. »
L’Europe pourrait y résister davantage si la City n’oubliait pas que la Tamise se jette dans la Manche… Mais consolons-nous en repensant à d’autres tempêtes monétaires et financières du temps où l’euro n’existait pas. Les détracteurs de la monnaie unique de l’Union et de l’Euroland devraient rafraîchir un peu leur mémoire… Et les champions de la « souveraineté nationale » devraient sérieusement songer au sens que ne peut plus avoir cette expression en cette ère d’ « économie-casino » sans frontières…
Daniel RIOT
1) La Fed a rassuré aujourd'hui les marchés en abaissant son taux d'escompte de 0,5 point et en injectant six milliards de dollars supplémentaires. Il ne s'agit pas du taux d'emprunt interbancaire ou "Fed Funds", qui est toujours fixé à 5,25% mais d'un autre instrument de politique monétaire plus rarement utilisé. Cette décision a été accompagnée d'un communiqué distinct, dans lequel la Fed a estimé que "même si l'économie continue de croître à un rythme modéré, le Comité juge que les risques pour la croissance se sont nettement accrus".
22:38 Publié dans Edito | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : finances, bourse, économie, europe, euro, banque centrale
10/08/2007
L'Europe dans la tempête financière américaine
Une crise structurelle à surmonter
La facture du dopage finit toujours par être lourde : La « main invisible » des marchés de l’économie-casino est celle du diable quand l’argent trop facile aveugle les joueurs..
DECRYPTAGE RELATIO par DANIEL RIOT
Des turbulences de type météorologique ou un vrai ras de marée planétaire ? Une crise confiance ou un mal structurel ? Sur les places financières, le « décrochage » devient « dévissage »… Et les liquidités injectées par la Banque centrale européenne (près de 100 milliards d’€ hier+ 60 ce matin) et par la FED américaine (près de 25 milliards) et d’autres banques centrales( canadienne notamment) s’apparentent à une « opération transfusion », à des soins palliatifs, alors que la situation exige sans doute des opérations de type chirurgical…
Une chose est sûre :les meilleurs experts sont dépassés dans leurs analyses, il y a trop d’inconnues dans les équations… et la fameuse « main invisible » déifiée par les tenants de l’hypercapitalisme devient la main d’un diable qui se rebiffe quand on lui a trop tiré tsur la queue.
Qu’est-ce qui est en cause, au-delà des péripéties et des dégâts collatéraux des politiques « d’argent facile » et de calculs de rentabilité à court terme faits par les acteurs de cette géofinance que personne ne peut maîtriser et de cette « économie casino » qui par définition peut faire perdre très vite ce qui a été gagné trop artificiellement ?
L’excès de confiance des investisseurs américains dans la capacité des citoyens de Bush de sortir d’un sur-endettement cultivé. C’est ce que les « experts », jamais à court d’un néologisme qui brouille la vision des réalités, appellent les « subprimes ».
Les "subprime", ce sont des crédits octroyés par des institutions peu regardantes sur la solvabilité de leurs clients. Quand les lignes rouges du « trop c’est trop » sont franchies, c’est la panique et comme le marché mondial de la géofinance impériale est fait d’interconnexions en labyrinthes, les effets « ronds dans l’eau » et « boule de neige » font des ravages sur tout le système, y compris auprès de banques (européennes en l’occurrence) qui ont été plus prudentes… Entre coupables et victimes, la frontière est difficile à tracer… Les déferlantes en spirale déclenchent effectivement de vrais ras de marée… Avec indices au rouge, partout ou presque. Et effets de panique qui… amplifient encore les problèmes.
Principales victimes de ce jeu de massacre ces derniers jours : les valeurs bancaires. Elles paient une politique trop poussée d’argent facile. Toutes proportions gardées : elles payent un excès de dopage. Comme des champions cyclistes trop connus...
Voilà des années que pour la satisfaction des opérateurs, les marchés sont comme survitaminés, dopés par la croissance à tous crins et des liquidités brassées avec une bonne dose d’irrationalité…. Le système s’est fissuré. Et il craque.
C’est la « régulation par la crise » : les plus cyniques des « hyper-capitalistes » y voient confirmation de leurs dogmes. Laissons faire, et tout se règlera tout seul,ou presque. De toutes façons, ceux qui y perdent sont ceux qui ont beaucoup gagné. Tant pis pour les petits porteurs, pour les boursicoteurs amateurs… Et pour les dégâts sur l’économie mondiale, avec toutes leurs conséquences sociales !
« Pas d'amortisseurs ni de pare-chocs pour absorber les secousses », souligne un conseiller financier de Relatio... « L’essentiel, pour les grands acteurs, c’est de passer au travers de ces pluies d’orage. Cela passera »… Bush ne dit-il pas qu’ il y a suffisamment de liquidités pour réguler les marchés » ? « Ne dramatisation pas : quelque 20 milliards vont s’envoler. Dommage pour ceux qui les perdent, mais les actifs financiers en circulation sont évalués à plus de 110 000 milliards d'euros. Et l’économie mondiale est plutôt bonne. L’essentiel, c’est que la crise financière ne gangrène pas l’activité générale… Mais qui peut faire de bonnes prévisions en la matière » ? Une illustration de plus d’une donnée trop oubliée : l’économie n’est pas une science… Elle l’est même de moins en moins avec la généralisation de ce que le professeur Bilger appelait « l’économie casino »
Pour les observateurs suisses, cette crise n'est pas que pasychologique:elle est d’abord structurelle. Le Temps résume : « Le tumulte qui agite les marchés de la dette américaine menace une industrie florissante: le capital-investissement (private equity). Le boom historique du private equity, moteur du marché mondial des fusions et acquisitions, touche à sa fin ».
Un constat : « Depuis quelques semaines, le marché des financements de rachats d'entreprises par la dette (leveraged buyout ou LBO) est asséché: les banques ont fermé le robinet des prêts, car elles ne parviennent plus à les placer sur le marché obligataire ».
Une analyse : « La complaisance des banques aidant, les géants du capital-investissement en étaient arrivés à financer jusqu'à 85% de leurs rachats par de la dette. Désormais, la situation va revenir à la normale, avec des financements pour maximum deux tiers de dette et un tiers de fonds propres, voire 50% de dette et 50% de fonds propres pour les petites transactions».Bref, un rachat exigera désormais plus de cash flow. »
Après la secousse : une ère nouvelle?… Ce sont les transitions qui sont douloureuses.
En attendant la suite, ceux qui critiquent avec des raisons plus en moins fondées la banque centrale européenne et l’euro devraient un peu de souvenir des tempêtes monétaires que de pareilles secousses bancaires et boursières provoquaient jadis, souvent l’été d’ailleurs… Il est toujours intéressant de voir à quel point nos mémoires sont sélectives.
Daniel RIOT
13:33 Publié dans Edito | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : europe, bourses, finances, euro, USA, monde
13/07/2007
Union européenne : Une pingrerie budgétaire inquiétante
Editorial RELATIO par Daniel RIOT. Dans l’Union européenne, la bataille budgétaires s’annonce particulièrement chaude cette année : Le Parlement européen qui a un vrai pouvoir de blocage en cette matière de vraie tirer parti de la situation pour se faire entendre haut et fort. Car les gouvernements ne sont vraiment pas bien inspirés dans leurs réflexes de pingrerie maladive et chronique. Picsou n'est pas un bon inspirateur pour l"Europe concrète des beaux projets....
Les ministres européens du Budget ont en effet opéré une coupe de 2,1 milliards sur le projet présenté par la Commission. Chiffré à 119,4 milliards, le budget ne représente que 0.95% du revenu national brut de l'Union. 0, 95% ! Un taux historiquement bas. Plus faible que ce qu’envisageait le Conseil européen dans le cadre des perspectives financières (déjà bien irresponsables) pour 2007-2013. Plus faible que les proositions (pourtant raisonnables) de la Commission. Bien trop faible pour que les réalisations de l’Union soient à la hauteur des espérances suscitées par des ambitions proclamées…

D’ores et déjà, mais ce n’est pas définitif, deux projets de cette Europe « concrète » en sont entachés :
>>> Galileo : rien n’est décidé, donc rien n’est lancé. Les 27 doivent examiner les propositions élaborées par la Commission lors de la réunion des ministres européens des Transports début octobre, quand le marathon budgétaire annuel sera bien entamé…
>>>> L'Institut européen de technologie, cher au président de la Commission José Manuel Barroso qui doit être financé par le budget communautaire à hauteur de 308 millions sur 2007-2013 mais our lequel,rien n’a été décidé.
Mais il y a plus grave. Ce n’est pas avec les sommes débloquées (ou plutôt avec les soustractions additionnées) que la Commission disposera des moyens dont elle aurait besoin. Ce n’est surtout pas ave detels moyens que l’on pourra accomplir ce que tout le monde (ou presque) réclame : moins de disparités régionales, plus de stimulants pour la croissance et les programmes sur « l’égalité des chances », plus d’efforts dans les chantiers de l’avenir (recherche, éducation, culture, Europe de la justice,…), plus de moyens dans les politiques de voisinage, ect…

Pour trop d’argentiers des pays membres « l’Europe » reste inscrite dans les « dépenses et charges» et non dans les « investissements à effets démultiplicateurs».
On n’a toujours pas tiré les leçons des cotés négatifs des derniers « élargissements », des échecs du « processus de Barcelone » ou des limites de la « Stratégie de Lisbonne » : en tout l’Union a pêché par ce vice terrible qui altère bien des vertus, celui qui consiste àne pas se donner les moyens de ses ambitions …Si « l’Europe » déçoit tant, c’est parce que les responsables de l’Union promettent toujours plus qu’ils ne font. Ce n’est pas là affaire d’institutions, mais d’état d’esprit.
Il est des bonds qualitatifs qui exigent de sauts qualitatifs : c’est ce qu’avait bien compris Jacques Delors à la tête de la Commission… C’est ce que personne ne comprend depuis la fin de « ‘ère Delors ». Et c’est grave.
Lors des campagnes pour les dernières « européennes » et sur le projet de Constitution pour l’Union, les seuls à avoir demandé un budget communautaire au moins égal à 3% du PIB étaient les… communistes. Su ce point, ils avaient raison. A 0,95%, nous en sommes vraiment loin.
Tant que les caisses communautaires ne seront pas plus alimentées (ce qui peut se faire par d’autres moyens que la seule augmentation des contributions nationales), il est malhonnête de présenter comme des objectifs des « grands projets » qui ne peuvent être que des plans sur la comète…
22:45 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : europe, finances, politique, budget, union européenne, riot
31/05/2007
Déjà des petits et de grands dysfonctionnements dans la « France d’après »
En guise de Carnet de campagne....
L'ETAT DOIT DES HEURES SUPPLEMENTAIRES A LA POLICE
>>>> L'administration du ministère de l'intérieur a une épine dans le pied depuis des années : les heures supplémentaires effectuées par les policiers. Aucun recensement précis et incontestable n'existe, mais on estime que le volume global, en sécurité publique, s'élèverait à 12 millions d'heures. Ce problème se pose de façon plus aiguë pour les officiers. A la suite de la réforme des corps et carrières, signée en juin 2004, ces derniers vont intégrer la catégorie A (cadres) de la fonction publique à compter du 1er janvier 2008. Mais avant cette date butoir, l'administration doit régler le passif accumulé ces dernières années. Excusez-moi : qui déjà était ministre de l’intérieur ? Ah ! Le premier flic de France qui faisait des heures supplémentaires pour faire une campagne présidentielle pleinement réussie…

Les deux syndicats des officiers, Synergie et le SNOP, dénoncent dès à présent les manoeuvres du ministère, qui n'aurait pas attendu le cycle de négociation - sur le point de s'ouvrir - pour avancer. "Régler le seul problème des heures supplémentaires ne m'intéresse pas, car il est posé de façon injuste, affirme Bruno Beschizza, secrétaire général de Synergie. Dans certains services, comme à la préfecture de police de Paris, beaucoup de fonctionnaires n'ont pas marqué leurs heures. Il faut aborder cette question dans le cadre d'une négociation globale, sur le régime indemnitaire. Mettons tout sur la table !". Il est temps : Sarko a mis ses copains à la tête de la police. Et MAM est une femme d’action tellement irremplaçable que même Morin a pu prendre sa place à la défense.
L'ETAT DOIT PLUS DE CINQ MILLIARDS D'EUROS A LA SECU
>>>>Un détail : La dette de l'Etat à l'égard des organismes de Sécurité sociale s'élève à 5,257 milliards d'euros fin 2006. Selon le compte général 2006 de l'Etat, qui a été détaillé, le 30 mai à Bercy, l'Etat doit en effet 412 millions d'euros à la Caisse nationale d'allocations familiales au titre de l'allocation adulte handicapé et 255 millions au titre de l'allocation de parent isolé ; 373 millions à la Caisse nationale d'assurance-maladie des travailleurs salariés au titre de l'aide médicale d'Etat et 118 millions au titre de l'allocation spéciale d'invalidité.
Les exonérations de cotisations sociales, dont l'ampleur a été critiquée pendant la campagne, représentent un total de charges à payer de 3,22 milliards d'euros, le reste - 875 millions - étant constitué de dettes de fonctionnement.
Que de chiffres ! Des nombres plutôt…. Mais tout cela est à mettre au passif du bilan des « sortants », c’est-à-dire de ceux qui reviennent. Après « rupture » avec leur passé. Vive la France ! D’ailleurs, selon l’INSEE, le moral des ménages français s’est considérablement amélioré en mai. Avec Sarkozy Président, tout est vraiment possible. La preuve.
L'ETAT PIEGE PAR LA CARTE ORANGE: CARTON ROUGE
>>>> Encore un salle coup des « sortants ». Là c’est Juppé qui en hérite. Sacré de Villepin ! …Alain Juppé va vivre, en effet, son premier baptême du feu avec sa double casquette de l'environnement et des transports. La bombe à retardement : une ordonnance du 12 mars, exhumée par le site Internet du Journal du dimanche, permet au gouvernement Fillon de demander aux employeurs de rembourser 100 % de la carte orange aux salariés d'Ile-de-France, avant mars 2008.

Au milieu de 143 pages d'annexes (c’est beau la bureaucratie !), l'ordonnance prévoit en effet, dans sa sous-section 1 et son article L3261-2, que "l'employeur situé à l'intérieur de la zone de compétence de l'autorité organisatrice des transports dans la région d'Ile-de-France prend en charge le prix des titres d'abonnements souscrits par ses salariés pour leurs déplacements accomplis au moyen de transports publics de personnes, entre leur résidence habituelle et leur lieu de travail".
Ce présent de l'indicatif diffère de la version précédente de la loi du 4 août 1982 qui prévoyait une prise en charge par l'employeur "aux taux de 40 % à compter du 1er novembre 1982 et de 50 % à compter du 1er octobre 1983". Vous suivez ? Moi, pas trop….Mais ce nouveau texte affole la région, le Syndicat des transports d'Ile-de-France et les patrons franciliens. Là encore, on jongle avec les millions d’euros…. On attend des décrets ! C’est bien connu : la démocratie décrétée c’est bon. Demandez à de Robien….
L'ETAT DIT CONSULTER ET IMPOSE: PASSAGE EN FORCE
>>>> Valérie Pecresse sait ce que le mot concertation veut dire. Elle a réuni une vingtaine de délégations d'étudiants, enseignants, chercheurs, personnels et présidents d'université. Et elle a parlé ! La ministre de l'enseignement supérieur a annoncé avoir constitué trois groupes de travail qui rendront leur synthèse le 22 juin sur la future loi sur l'autonomie des universités. Vite fait, sans doute. Bien fait ? A voir. Passage en force. Avec la bénédiction du suffrage universel.

On comprend les « consultés » : « On ne veut pas qu'une loi soit votée pendant qu'il n'y a personne dans les facs et qu'après la loi, alors qu'il y a eu des engagements sur cinq autres chantiers, on s'arrête", a souligné Bruno Julliard, président de l'UNEF, en sortant de la rencontre.
Evoquant "une grand-messe", Thiébault Weber, président des étudiants de la FAGE, a de son côté rappelé qu'il souhaitait des "garanties" que la loi votée en juillet serait "suivie d'une réforme profonde" de l'université, passant notamment par "la lutte contre l'échec en premier cycle" et par l’ocroi de nouveaux moyens, comme promis par le candidat Sarkozy. "D'ABORD ON TRAVAILLE, ENSUITE LES MOYENS SUIVRONT", a lancé Valérie Pecresse. Et à Bercy, on en pense quoi ? Ce qu'en pensera l'Elysée...
L'ETAT ENTRETIENT UN EXCECUTIF D'EXECUTANTS
>>>> Excellente tournée des ministères dans le Monde : « Equation à peu d'inconnues : sachant que le chef de l'Etat entend être "un président qui gouverne", et que le premier ministre a accepté de devenir son "super directeur de cabinet", quelle peut être la fonction des autres membres du gouvernement Fillon ? C'est sur cet exercice que planchent les ministres depuis leur nomination. ». Qu’ils travaillent en silence ! C’est tout ce que l’Elysée leur demande. Comme on demandera aux élus de la majorité présidentielle d dire Oui à tout ce qui vient du gouvernement en fermant les yeux !
20:10 | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : poltique, gouvernement, finances, université, sarkozy, législatives
23/05/2007
Mon carnet de campagne: Il est bien ce drapeau européen...
Moins people qu'en short...Marié à Marianne, pour (au moins) cinq ans
C’est fait, vite fait et bien fait. Avec un drapeau européen, ce qui est bien. Sur fond de bibliothèque, ce qui est appréciable. Pour le reste, le photographe de Sipa a fait bien des photos plus « glamour ». Mais c’est la loi d’autres genres… Cliquez, vous apprécierez, peut-être. Cela change un peu. Charme et sourires…
Il paraît que Cécilia et Nicolas ont apprécié ce cliché officiel. Pourtant, il semble vraiment petit le Président par rapport aux drapeaux. Et une question surgit, même sans mauvais esprit :ces livres, il va les lire ? Un beau bureau d'études, l'Elysée!
Un proche de Sarkozy épaulera le nouveau patron de TF1
Qui parlait de collusion entre Sarkozy et de grands groupes qui contrôlent des médias influents ? De bien vilaines langues, bien sûr… Comme Morin (oh ! pardon, il avait dû faire une erreur, d’ailleurs il a oublié tout ce qu’il a pu dire quand il était un » fidèle » de Bayou…).
En tous cas, le jour où Nonce Paolini, le successeur du PDG Patrick Le Lay, prend officiellement ses fonctions de "videur de cerveau" à la tête du groupe TF1, le groupe Bouygues confirme que l'ex-directeur adjoint de campagne du candidat Sarkozy intègrera prochainement la DG de la "Une". Laurent Solly, 36 ans, inspecteur des Finances se verra confier « en temps voulu », un poste à la direction générale de TF1.

Pourquoi y voir un phénomène berlusconien ? Un seul critère : la compétence. Ce doit être vrai : « on » nous le dit. C’est comme pour les journalistes qui passent de leurs journaux aux cabinets présidentiels ! Comme comme dans d'autres secteurs, dans la police et la Justice notamment:le "Roi" y place des "proches" des "gens de confiance". c'est cela la "légitimité présidentielle", "l'Etat impartial", "la République irréprochable".
Les franchises de la Sécu : Humour noir
Promis, juré : les franchises que veut imposer Sarkozy n’affecteront pas les gens dans les difficultés. Bachelot a rassuré Hirsch. Ces franchises » visent à réduire les dépenses de santé. Réponse d’un spécialiste : « « Le principe qui veut que les plus les gens payent, moins ils dépensent est vrai dans beaucoup de domaines, mais pas dans celui de la santé », rappelle Jean de Kervasdoué, cité par l’Expansion

« Ce n'est pas parce qu'on augmente le prix des cercueils qu'on empêche les gens de mourir ». Au contraire, « plus les gens payent de leurs poches, plus les soins coûtent cher », remarque-t-il d'expertise, fort de sa connaissance du système de santé américain. « Plus on dé-rembourse, plus les gens s'assurent. Et plus ils se tournent vers les soins les plus coûteux. Ce qui est déjà un peu le cas en France pour les soins dentaires ».
A ce propos, les données fournies par l’OCDE sont éloquentes. La France consacre 11% de son PIB aux dépenses de santé quand les Etats-Unis en consacrent 16%. Ramenée par habitant, la dépense moyenne en France était de 3159 dollars en 2004, et de 6102 dollars aux Etats-Unis, alors que 45 millions d’Américains ne sont pas couverts contre la maladie… Mais pourquoi garder un système qualifié de « meilleur du monde » ? C'est loin, l'Amérique? Tais-toi et nages.. Tout seul!

« L’air de l’ouverture »…
C’était voilà peu la journée internationale de lutte contre l’ homophobie… Condamné pour « injure envers les homosexuels », le député UMP du Nord qui se représente sous la bannière « majorité présidentielle » a été reçu par le Premier ministre. Comme tous les bons soldats de l’UMP et de ses satellites mobilisés pour la grande « vague bleue » (trop ?) annoncée à l’Assemblée nationale. Jean-Luc Romero, président de « Aujourd'hui Autrement », associé à l'UMP, se dit « profondément choqué » Injuste, Romero ! Sarkozy avait promis que Christian Vanneste ne « serrait pas réinvesti » par l’UMP, pas qu’il pourrait se présenter au nom du CNI sous le label « majorité présidentielle » sans avoir de candidat UMP contre lui… Sur le fond, Romero n’a pas tort, évidemment : « Il est inutile de jouer l'air de l'ouverture, de la tolérance, de l'enseignement de l'histoire et du respect des différences si, dans le même temps, on valorise un homme pour qui l'égalité entre les hommes n'existe pas et pour qui l'homosexualité est inférieure à l'hétérosexualité ».
Colombani viré du Monde : La facture Minc ?

Pas d’ironie : les journalistes du « Monde » (et des organes de presse qui y sont rattachés) ont la chance (trop rare !) de pouvoir peser sur la nomination de leur patron ! Et il ne faut pas se réjouir qu’un grand groupe de presse ait des difficultés internes, surtout dans la conjoncture actuelle.
Jean-Marie Colombani fait les frais de cette "presse-démocratie" : veto est mis à un troisième mandat. Toute la question est de savoir ce qu’il paye le plus ? La qualité des fonds de l’entreprise ou la (très discutable) qualité de fond de son journal en général et de ses éditos en particulier. Ou ces excès de prestations extérieures. Ou ces cumuls de fonctions (PDG, DG, Directeur de la rédaction, éditorialiste, essayiste, conférencier…).Ou les procès qui lui ont été faits dans des livres-enquêtes (crédibles) ou à travers des démissions (Plenel).

C’est Alain Minc qui doit être déçu …Dans les « Echos » du matin, ce conseiller en conseils, ne lui a sans doute pas servi son ami si éclairé en proclamant (je résume), « c’est Colombani ou rien ». Ce qui n’est pas un bon réflexe de gestionnaire…Comme il avait (presque) dit « ce sera Sarkozy ou rien »…
JMC doit trouver le monde bien injuste : il est bien mal récompensé, en effet, de s’être fait avec un zèle ahurissant le super-champion de la bipolarisation à perpétuité (au point de voir en Bayrou un mauvais démocrate à la veille du premier tour). Il est vrai qu’avec le Béarnais au deuxième tour, ce journal dit de gauche (plus pernicieusement sarkozyste que Le Figaro) se serait senti obligé de renouer avec les valeurs personnalistes qui furent les siennes et avec le sens des nuances qui l’ont caractérisé en d’autres époques… La vision de Sirius ne se forgeait pas à la Corbeille ni au Siècle ni dans les cantines politiques parisianistes.
Que d’eau ! Que d’eau…

Lu dans Le Monde : " Leroy, Morin : cela sonne comme une enseigne de bricolage. Jusqu'au 22 avril, ces deux-là étaient à la pointe de la campagne de François Bayrou. Au lendemain du 6 mai, ils étaient pressentis pour entrer dans le gouvernement de Nicolas Sarkozy. L'un, Hervé Morin, a hérité du portefeuille de la défense. L'autre, Maurice Leroy, après avoir été envisagé pour prendre l'agriculture, devra ronger son frein jusqu'au lendemain des législatives et la distribution des lots de consolation"
Maurice Leroy a les honneurs du... CanardC'est peut-être pour cela que, selon la Canard, Maurice l'enchanteur n'a pas hésité à inscrire sa candidature sous deux appartenances à la préfecture: le PSLE des "22 Salopards" (comme disent les vrais UDf qui n'ont pas la langue de bois dans le sciure) et l'UDF-MD. Le Canard lui décerne la "palme de la duplicité".il est vrai que cet homme d'appetit qui "mange à tous les râteliers" a été à bonne école. Il fut statinien avant d'être "pasquaïen" puis centriste. Comme d'autres, il n'a pas trahi Bayrou. c'est Bayrou qui a eu tort de lui (et de leur) faire trop confiance... Sarkozy les a transformé en "hommes de mains";il compte sur eux pour "linguer une fois pour toute", "dessouder définitivement Bayrou qui ne sait même plus où il habite", comme il l'a dit à ses "troupes".
On voit mieux pourquoi Morin a été nommé à la défense: c'est le chef des "tontons flinguers" anti-Bayrou! Ravaillac n'avait pas eu besoin d'un ministère pour flinguer Henri IV: "Ce n'est rien"...
« Ils ont préféré leur confort à leurs convictions », lâche amèrement Jacqueline Gourault, une des gardiennes du temple Bayrou. « Les députés, en ce moment, c'est comme la migration des gnous : ils cherchent les points d'eau », renchérit Bernard Lehideux, responsable des élections à l'UDF. Ils ont trouvé tant d’eau dans leur rata qu’ils risquent de se noyer, ces gnous…

Mais comme disait un humoriste, pour les « centreux », le choix, c’était « fromage ou… désert ». Sarkozy leur a promis fromage et dessert. S'ils restent sages, obéissants et soumis pendant (au moins) cinq ans. "De la Servitude volontaire" de La Boétie est-elle une oeuvre qui figure dans les bibliothèque de l'Elysée, cet objet de décoration qui donne de la profoneur à celui pose devant?
Cavada aussi a été contacté
Il a du avoir une belle note de téléphone, Sarkozy entre les deux tours! Qui n'a pas été personnellemnt contacté. Jean-Marie Cavada, euro-député Modem (non inscrit à l'udf mais investi dans le Val de Marne pour les Législatives par l'udf-MD), a eu droit au coup de fil du débauchage:... Il l'a dit sur canal+ . Contacté par le futur chef de l'Etat entre les deux tours, il a choisi de continuer de défendre la conception de l’organisation du pouvoir défendue par François Bayrou pendant la campagne.

Jean-Marie, courtois et très compréhesif envers la nature humaine, ne considère pas pour autant que les députés ayant rejoint la majorité présidentielle, soient des "traîtres". Il estime seulement, avec un joli sens de la litote, que la création d’un nouveau pôle centriste est artificielle et que les ex-députés UDF pouvaient rejoindre le courant centriste de l’UMP. Jean-Marie Cavada a constaté que, pour certains, "la politique, c’est de l’intérêt et du business" et que le but était d’arriver au pouvoir. Ce n’est pas le sien : "Quand tout le monde traverse la rivière, c’est peut-être le moment de rester là où on est"… Quand tout le monde trahit ses propres convictions, c'est le moment de conserver les siennes, en effet. Et de les réaffirmer avec force: c'est cela (aussi) l'éthique en politique.
Les "centreux" en quête d’appellation contrôlable
Les « centreux » borgnes qui ont rejoint la « majorité présidentielle » se sont inscrits sous le nom « Parti social-libéral européen ». Pour qu’ils soient plus de 50 candidats (et bénéficient ainsi de quelque subsides d’Etat, donc de l’argent des contribuables, ces « sortants » qui n’ont aucune envie de sortir ont reçu le soutien actif de candidats UMP qui se sont inscrits sous la même étiquette. De l’aide ou du noyautage ? Du renfort ou de la mise sous tutelle ? Les points d’interrogation ne sont là que pour la forme…
Santini, ou les délices du milieu (du centre) des Hauts de Seine..Le PSLE n’est pas le nom définitif : on parle de « nouveau Centre » pour plus tard. C’est drôle cette tentation sémantique… Nouveau en quoi, ce « centre droit » qui n’a de centre que le nom ? Si nouveau Centre, il y a, il est au Mouvement Démocrate : c’est un constat, non une prise de position partiale…
Au moins, cela clarifie la nébuleuse "UDF" : il y avait urgence ! Et il y a encore urgence dans certaines villes et régions. La seule UDF, c’est le parti « libre et indépendant ». Celui qui est constitutif du MoDem. Celui qui refuse toute allégeance à qui que ce soit. Celui qui se place au-dessus des clivages et en dehors de la » majorité présidentielles » ou de « l’opposition au Président ». Celui qui n’est un satellite ni de l’UMP ni du PS. Celui qui vit sa vie.
Clarification municipale à Strasbourg

Ces querelles sémantiques doivent aboutir logiquement à quelques clarifications locales qui sont en fait des assainissements. A Strasbourg, par exemple, il y a deux groupes UDF au conseil municipal. L’un est, dans la ligne de Bayrou depuis le Congrès UDF de Lyon, libre et indépendant, dirigé par Chantal CUTAJAR, seule candidate du Centre dans "strasbourg-centre" (alors qu'il y a des "primaires à droite et à gauche). L’autre est mangé par une machine politique qui se nomme UPS, Union pour Strasbourg, qui est surtout une Union pour Sarkozy et pour les deux UMP qui , en tandem, dirigent la Ville après avoir gagné les élections grâce à une liste UMP, UDF, personnalités civiles…
Les dernières ont été soit évincées soit mangées, les UDF ont été « umpéisés » à l’exception de quatre fidèles qui se font traiter bien improprement de « dissidents ». Les "Udf" de l’UPS ont constitué un groupe qui se réclame toujours de l’UDF, bien que leur Président soit suppléant d’une candidate UMP… Ils vont enfin pouvoir changer d’appellation très contrôlée…C’est beau PSLE ! Il y a « européen » dedans. Il est vrai qu’il y a aussi « social-libéral » : Cela a une connotation bizarre en Italie. Mais à cela, personne ne peut rien. En tous cas, pas Bayrou…

Le Centre parasité et pollué: Transfuges et taupes
Pardon pour cette digression locale, mais elle est révélatrice d’une des faiblesses du Centre ; Le mouvement de Bayrou a été (et reste) trop parasité de l’intérieur et trop pollué de l’extérieur par des « udf » ou des « ex-udf » qui osent se qualifier « d’historiques » (comme si l’ancienneté ou d’anciennes appartenances faisaient office de « brevets » en légitimité). Aux évadés de 2002,(Méhaignerie, Douste and Co) se sont ajoutés les transférés volontaires de ces dernières années (comme Madame le sénateur-maire de Starsbourg, Fabienne Keller) , les « vers dans le fruit » (comme de Robien), les « taupes » (comme Santini), les mangeurs de soupe de 2007 (qui pour certains étaient aussi des « taupes » dormantes) et les champions des « deux fers au feu », du « double jeu », de la schizophrénie délibérée.

Comment s’y retrouver entre manipulateurs et manipulés ? Même de bons journalistes ne s’y retrouvent pas et invente des sigles, comme s’il n’y en avait pas assez comme çà :" UDF-MP" (comme majorité Présidentielle) aie-je lu dans les DNA à propos de centreux du milieu qui refusent que le centrisme soit au … Centre ! Désormais, l'abus d'usage du sigle UDf se traduit par des mises à la porte ou des "suspensions" automatiques.Ou par des recours en justice. Logique
Remarque complémentaire: Quand et comment fera-t-on comprendre qu’un "centriste du centre central" ait pu voter blanc ou nul sans être nul, pour Sarkozy sans se rallier à l’UMP et pourRoyal sans être dans l’opposition PS ? C’est simple, pourtant, non ? Il est des votes d'ahésion et des votes par défaut. Il est des choix qui ne sont pas des actes d'allégeance. Un esprit LIBRE, c'est par défintion un esprit qui ne s'achète pas, ne se vend pas ne se protitue pas. Mais il est de mauvais (et fins) esprits qui savent tirer parti des confusions entretenues délibérément… C’est cela aussi (clairement) le sarkozysme, peut-être…
Matignon, le vrai QG de la campagne UMP
Le PS s’offusque de voir les troupes de l’UMP tenir meeting à l’Hôtel Matignon et l’état-major de la même UMP se réunir à l’Elysée (avec le général en Chef Devedjian qui reçoit le sucre d’orge de la consolation d’ambitions déçus et de servilité mal récompensée). Etrange réaction : nous vivons en « Sarkoland », non ? Ce fut impartialement annoncé… L’Etat UMP n’a rien de virtuel. C’est ce que l’on appelle la « démocratie à la française ».S’il n’y avait que cela…

Mais le PS, une fois de plus, devrait faire campagne sur d’autres thèmes plus sérieux et non sur ces quelques « signes extérieurs de pouvoir » (bien enfantins) que les socialistes n’ont pas…parce qu’ils ont été incapables de mettre en échec Sarkozy-le-sortant ! Plus j’y pense, plus je crois que Royal a fait un score bien supérieur à ce qu’elle pouvait escompter et à ce que les « éléphants » du PS méritaient. Mais je digère sans doute très mal des résultats électoraux qui s’imposent à tous les démocrates ! Je n’ai qu’un estomac de simple citoyen, pas de personnage politique…

Où l’on reparle de juges et de comptes japonais…
Chirac dans sa retraite marocaine ne quitte pas l’avant-scène ! Le Canard et la Justice veulent-ils troubler ses vacances si méritées après tout ce qu’il a du avaler avec la victoire de son « camp » ? Je pense subitement à ce que disait Pasqua à la télévision récemment : Juppé super-ministre de l’Environnement ? « Cela fait partie du deal ». Rachida Dati ministre de la Justice ? « Le vrai Grade des Sceaux, ce sera le nouveau Président » Les affaires ? « il faut toujours faire confiance à la justice de son pays, même si des juges ne méritent pas toute confiance ». Un Sage,ce Charles ! Un connaisseur, surtout.
13:35 Publié dans Législatives 2007 Carnet de campagne | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : politique, ump, udf, le monde, presse, finances, sarkozy
15/05/2007
EADS: Des scandales peuvent en cacher d'autres
Europe : Des affaires trop françaises
Editorial RELATIO par Daniel RIOT
EADS ! Je me souviens de son lancement à Strasbourg. Avec un Jean-Luc Lagardère légitimement fier de son « enfant ». Avec de belles promesses qui seront en grande partie tenues. Un grand événement, pour l’Europe, pour l’industrie européenne : une marque du génie entreprenarial européen, le signe d’une Europe puissance décidée à ne pas laisser aux Américains le monopole de l’industrie du futur. Las…
D’entrée, dans un éditorial du jour, j’affirmais un regret : que cette entreprise ne soit pas vraiment « communautaire » et repose sur un montage public-privé bien complexe, avec des accords de coopération inter-étatiques qui ne s’inscrivaient pas dans une réelle politique industrielle européenne. Vieux réflexe chez moi : je reste un partisan acharné de la « méthode Monnet », de « l’esprit CECA », de cette vision communautaire qui manque tant à la construction européenne.
Mais comment ne pas se réjouir de cette entreprise « exemplaire » ? D’ailleurs, les résultats spectaculaires ne se sont pas fait attendre. Tant que les industriels misaient plus sur l’industrie que sur les jeux financiers et tant que les Etats concernés jouaient le jeu de l’intérêt général…et supérieur. Las…
Aujourd’hui, bonjour les dégâts. Et les scandales. Celui d’une gestion déplorable. Celui d’un bel instrument cassé. Celui d’un espoir européen brisé. Et ceux des « parachutes dorés » inadmissibles, surtout si on les met en parallèle avec les détresses humaines entraînées par les 10 000 suppressions d’emploi….
Qu’est-ce qu’on fait ? On en rit, ou en pleure ? Le suffrage universel,en France, d’une certaine façon ou plutôt d’une manière certaine, vient de ratifier ces pratiques, ces mœurs, ces scandales… Alors ? Constats d’impuissance ! Qu’au moins la vérité éclate, au-delà des déclarations officielles, des démentis et des assurances électoralistes.
13:19 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : europe, france, finances, politique
22/09/2006
Vers l'introduction en Bourse de clubs sportifs
Souvenirs…souvenirs… C’était au siècle dernier, dans les années 70-80… A une époque où Daniel Hechter avait un joli projet pour faire du RC-Strasbourg (actuellement en deuxième division) un grand Club « européen », avec l’appui de jeunes gestionnaires ambitieux (Pierre Kubel), de dirigeants d’expériences (André Bord) de gens intéressants (Henri Lachmann, par exemple) et d’autres amateurs de foot sérieux…
Nous avions lancé une mini-campagne pour que les clubs français puissent devenir des sociétés cotables en bourses, comme d’autres ailleurs…
« Le sport et la finance ? Oh scandale »… Comme si le sport n’avait pas déjà envahi le sport professionnel…. « Le foot à la Bourse ? La porte ouverte à toutes les compromissions… ». Comme si les concours de pronostics et autres combines en tous genres ne risquaient pas de pourrir déjà bien des choses…
Que de débats, avec les amis de gauche et les beaux esprits de droite…Dur-dur de combattre les réflexes, les a priori, les prises de positions idéologiques, les postures de l’imposture… Enfin : pas de regret ! Il faut en tout donner du temps au temps. Même si l’on ne comptabilise jamais le coût des occasions ratées et du temps perdu…
Hier, le Conseil des ministres a adopté un projet de loi sur l'introduction en Bourse des clubs sportifs professionnels, a annoncé le ministre des Sports Jean-François Lamour.
Ce projet de loi va permettre aux clubs sportifs professionnels français de faire appel à l'épargne publique, et concerne au premier plan les clubs de football français, comme l'Olympique lyonnais.
Cet outil législatif autorisera, ce qui était interdit jusqu'ici, les clubs à déposer une demande d'introduction en Bourse à l'Autorité des marchés financiers (AMF), basée sur un projet de développement de leur activité.
Je reprends ici les infos diffusées par les agences de presse. Donnez votre opinion, si vous le désirez…

"Je lie la possibilité de faire appel à l'épargne publique avec la construction d'équipements sportifs nécessaires, en particulier le stade mais aussi des équipements qui permettront d'avoir une activité commerciale complémentaire, permettant ainsi d'asseoir les résultats du club, pas simplement sur les résultats sportifs mais également sur une activité économique diversifiée", a indiqué François Lamour, selon les agences de presse, à la sortie du Conseil des ministres.
Il a qualifié ce texte de "très bon compromis obtenu avec la Commission européenne", qui avait demandé officiellement le 14 décembre 2005 à la France de modifier sa législation qui interdisait aux clubs de football et autres structures sportives d'entrer en bourse.
"C'est une évolution importante, avait plaidé le ministre mardi. Ces conditions à remplir (projets de développement) montrent qu'il y a une prise de conscience de la part des autorités de respecter un minimum les actionnaires."
"Ces garde-fous sont nécessaires, a poursuivi M. Lamour. Regardez ce qui se passe dans des pays voisins, comme l'Italie: la Roma (AS Rome) a vu son action perdre 87 % de sa valeur, en Allemagne l'action du Borussia est passé de 11 à éeuros (l'action valait 2,45 euros lundi soir
Le ministre a rappelé que pour lui, au début de sa réflexion, "l'entrée en Bourse était seconde et secondaire". "L'acquisition des marques, des droits télés par les clubs -qui n'existaient pas avant- me paraissait plus importante, mais nous sommes obligés d'évoluer, sur injonction de la commission (européenne), et nous avons avancé vers un consensus."
"C'est à l'AMF de décider si le projet est économiquement viable, a ajouté le ministre. Et très peu de clubs en sont capables au niveau de leur bilan et des courbes de résultats. Je dirais deux ou trois, et c'est bien le maximum, sont capables de présenter un projet viable, soit car ils ont acquis une enceinte sportive, soit qu'ils possèdent les capacités financières."
"Les clubs auront cette possibilité d'introduction en Bourse, mais très, très peu auront accès aux marchés financiers", a insisté M. Lamour, qui a refusé de donner des noms des clubs de football ayant le profil selon lui.
"C'est un projet qui va être inclus dans un véhicule législatif de l'actionnariat salarié, et je dirais que, globalement, le texte sera voté en fin d'année 2006."
"Il faudra que les autorités du football et des marchés financiers soient très regardantes, a-t-il souligné. En Italie, je rappellerai ce qui s'est passé (scandale du Calcio et des matches truqués), notamment au travers de la Juve (Juventus) avec les dérives: corruption, achat de match, rôle trouble des agents, etc...".
17:15 Publié dans Débats d'actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sport, finances, politique, football















