02/09/2008
RENFORCER LE CONSEIL DE L'EUROPE
>>> La diplomatie n'est pas du body building
>>> Mieux distinguer l'Union de l'OTAN
>>> Comprendre les peurs et les aspirations russes
>>> Les frontières entre l'UE et la Russie ne doivent pas être des lignes de front
Soyons clairs . KOUCHNER a raison sur un point, au moins : « l'Union européenne n'a jamais pesé autant dans le développement d'une crise internationale ». Un « événement historique » n'hésite pas à dire le politologue Dominique REYNIER.. Tant pis pour ceux qui pensent que l'Union est restée unie...par défaut, et seulement pas par intérêt « énergétique »...et par faiblesse
Sarkozy n'a pas tort de vouloir se dégager des réflexes de confrontation hérités de la « guerre froide », des engrenages « sanctions-contre sanctions », de la rhétorique des rodomontades, des menaces, des dents montrées.. La construction européenne exige des muscles, des vrais. Elle n'en a pas assez d'ailleurs. Mais elle s'est faite contre les réflexes de « rouleurs de mécaniques », de « montreurs de biceps », de gonfleurs de pectoraux . La diplomatie n'est pas du body building.
15:52 Publié dans Edito | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : russie, guere, georgie, usa, union européenne, relatio-europe, politique
01/09/2008
EUROPE/RUSSIE:L'UNION RESTE...UNIE
>>>>SARKOZY, BAROSSO ET SOLANNA REFERONT DES VOYAGES A MOSCOU ET TBILISSI
>>>> REPORT DES NÉGOCIATIONS JUSQU'AU RETRAIT DES TROUPES RUSSES DE GÉORGIE
DÉCRYPTAGE RELATIO-EUROPE PAR DANIEL RIOT
L'essentiel, c'était l'unité. Ou plutôt l'unanimité. Contrat rempli. La déclaration proposée par la France a été discutée : c'est logique. Mais les 27 l'ont approuvée. Les plus réalistes, comme les plus durs à l'égard de Moscou.
Le principal, c'était de marier fermeté dans la réaffirmation de quelques principes et esprit d'ouverture. Objectif atteint. L'UE va être "vigilante" dans ses relations avec la Russie et pourrait prendre des décisions "concernant l'avenir" de ces relations en fonction de l'évolution de la situation en Géorgie. Prochain test : la prochaine réunion UE-Russie du 14 novembre à Nice.
D'ici là, les négociations prévues (notamment le 15 septembre) sont ajournées tant que « toutes les troupes russes n'ont pas évacué la Géorgie ». Mais MM. Barroso et Sarkozy, accompagnés du diplomate en chef de l'UE, Javier Solana, se rendront le 8 septembre à Moscou et Tbilissi, pour tenter de progresser vers un règlement du conflit, et tenter notamment d'obtenir un retrait des troupes russes.
23:20 Publié dans Débats d'actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sarkozy, europe, international, géorgie, russie, monde, guerre
31/08/2008
L'Europe face au défi russe sur RELATIO-EUROPE
Le Sommet de Bruxelles : L'Europe n'est ni faible ni impuissante
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« Impuissance ». Le mot est déjà lâché par nombre d'observateurs plus ou moins patentés alors que le Sommet exceptionnel des 27 ne s'ouvre que ce lundi ! Comme si, dans nombre d'esprits, « Europe » ‘et « impuissance' étaient devenus synonymes...Comme si «Europe impuissante » n'était qu'un pléonasme... Eh ! bien, Non ! En l'occurrence, il n'y a aucune impuissance européenne. Et si l'Union, malgré son inachèvement, son inexistence politique, ses contradictions internes n'existait pas, il faudrait l'inventer ! « Impuissante »... Pourquoi et en quoi, l'Europe ? >>>Parce qu'elle n'a pas réussi à empêcher Mikheïl Saakachvili de se lancer dans une « aventure suicidaire » ? Ce sont ses amis américains et sa propre mégalomanie qui lui ont fait croire, selon ses propres aveux, que la Russie dans le Caucase « bluffait »... Les Israéliens ont vu venir la gaffe : ils ont geler à temps leur coopération militaire. Les Américains ont vu la même chose, mais n'ont rien fait pour arrêter sa main. >>>Parce qu'elle n'a pas réussi à empêcher le Kremlin de réagir d'une façon « disproportionnée » ? Sans l'Union et la prompte réaction de Sarkozy, peu critiquable dans cette affaire, les chars russes auraient été (et seraient encore) à Tbillissi. Saakachvili le dit lui-même... Sans les pressions de l'Union européenne, ce n'est pas seulement de risque de « guerre froide » dont il faudrait parler, mais de « guerre ». D'une guerre qui ne se serait pas cantonnée à la Géorgie.. |
| Les "27" face à Moscou: Réalisme, fermeté, intelligence | ![]() | ![]() | ![]() |
| L'UNION EUROPÉENNE FACE A LA GUERRE RUSSO-GÉORGIENNE Une étude de Michel Foucher § Jean-Dominique Giuliani
L'Union européenne doit clairement rappeler à la Russie les règles du droit international. La réponse de l'Union aux agissements de son grand voisin doit être ferme mais responsable et s'appuyer sur le droit. Elle doit lui laisser la possibilité de choisir de revenir à des pratiques acceptables. L'Union doit par ailleurs renforcer sa présence dans son voisinage immédiat, non pas par des promesses inconsidérées d'adhésion systématique, mais par des efforts humains et financiers supplémentaires, voire exceptionnels, en faveur de toutes les populations concernées et pour la reconstruction. Vis-à-vis de la Russie, elle ne doit avoir aucun sentiment de dépendance et user de sa force économique pour qu'elle adopte un comportement plus conforme aux pratiques internationales et aux exigences européennes. (Cette étude est diffusée en avant-première sur RELATIO-EUROPE grâce à Jean-Dominique Giuliani, qui fait partie des"parrrains" de Relatio, et que nous remercions chaleureusement Ce texte sera diffusé demain par la Lettre hebdomadire de la Fondation Robert Schuman)
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23:17 | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : union européenne, bruxelles, russie, georgie, sarkozy
12/08/2008
LA GUERRE RUSSO-GEORGIENNE sur Relatio-Europe
Sarkozy à Moscou et en Géorgie
Que veut vraiment le Kremlin ?
L'éditorial Relatio-Europe de Daniel RIOT
Jusqu'où Poutine (puisque c'est lui qui visiblement mène le bal) veut-il aller ? Quel est son but secret ? A quelles conditions acceptera-t-il de cesser les combats ? Ces trois questions parmi d'autres obsèdent les diplomates européens, notamment ceux qui entourent Sarkozy et Kouchner dans leur « mission impossible » de trouver une « sortie de crise » qui ne soit pas qu'une pause bien courte dans cette « guerre des mots et des mortiers », comme dit Kouchner... en oubliant les avions, les bateaux et les missiles (en réserve, pour l'instant heureusement).
C'est une partie extrêmement serrée que va jouer aujourd'hui Nicolas Sarkozy lors de ses déplacements (confirmés) à Moscou et à Tbilissi. Non seulement, il se heurte au mur russe, mais il doit tenir compte des pressions américaines et des dissensions au sein des 27 alors qu'il agit au nom de l'Union européenne
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CAUCASE: Une épreuve de vérité...pour l'Union européenne
« Libération » cogne : Le « coup de force ». Moscou 2008 en Géorgie c'est Moscou d'avant la chute du Mur. « La force brutale »...Le « retour aux pratiques de l'Union soviétique envers ses satellites »...La pauvre petite Géorgie « envahie » par le grand méchant Ours ! Citation de l'historien américain George Kennan à l'appui de la démonstration : «Moscou ne voit à ses frontières que des vassaux ou des ennemis». Et leçon tirée sans appel :« L'avertissement est clair aux Ukrainiens, Baltes ou même Polonais : les ennemis n'ont qu'à bien se tenir. La Russie a montré qu'elle était prête à user de sa supériorité militaire pour imposer son hégémonie ». Peut-être. Allez savoir qu'elles sont les vrais desseins de Poutine ! Mais, Kouchner, l'admet, les Américains sont tout de même « de la part ».
Et le même « Libération » est tout de même obligé de souligner « l'aventurisme » du leader géorgien. Attendons un peu avant de juger. Il est déjà tellement difficile de jauger. L'urgence n'est pas de porter des jugements à l'emporte pièce, mais de voir si l'Union européenne peut effectivement jouer les médiateurs dans un conflit annoncé mais pas assez sérieusement envisagé.
Des diplomates américains en conviennent, en privé : « Il a déconné » Pire « Les Russes le poussaient à la faute à ne pas faire. Il leur a offert sur un plateau pour perdre toutes ses chances d'intégrer rapidement l'Otan. Son échec sera aussi le notre»... « Il », c'est Mikhaïl Saakachvili, l'homme en qui Européens démocrates et Américains avaient placé beaucoup d'espoirs. Trop peut-être. Comme l'ukrainienne, mais en plus grave, la « révolution orange » (ou des « roses ») géorgienne a été contrariée par des adversaires intérieurs et extérieurs et par l'ampleur des défis à relever.
05:25 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : caucase, guerre, russie, géorgie, sarkozy, kouchner, europe
18/10/2007
Le Conseil de l'Europe renforce la lutte anti-corruption en Géorgie
Le Conseil de l'Europe va lancer en Géorgie un nouveau projet de coopération technique intitulé " Soutien à la stratégie anti-corruption en Géorgie " (GEPAC), dans le cadre de son programme de coopération dans le Caucase du Sud. Le projet, qui se déroulera sur deux ans, contribuera aussi à la mise en oeuvre des recommandations adressées à la Géorgie par le Groupe d'Etats contre la corruption (GRECO). Il est financé par une contribution volontaire du ministère de la Coopération au développement des Pays-Bas.
Le projet regroupera cinq volets d'action : renforcement des capacités des institutions chargées de la lutte contre la corruption ; coordination et suivi de la mise en oeuvre du plan anti-corruption ; élaboration et amélioration de la législation primaire et secondaire concernant la pénalisation et la prévention de la corruption ; renforcement des capacités d'investigation et de poursuite dans les affaires de corruption de haut niveau ; et introduction d'activités pilotes en vue de renforcer l'intégrité et les capacités des institutions comme outils de prévention de la corruption.
Pour de plus amples informations, rendez-vous à l'adresse : www.coe.int/economiccrime
11:47 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : europe, caucase, georgie, corruption, économie souterraine















La guerre russo-géorgienne dépasse le simple cadre régional du Caucase, déjà remodelé par ce conflit. Le recours à la force
par un Etat, la Géorgie, qui se réclame des valeurs et du projet européen, pose à l'Union une véritable question de principe. Pour elle, la réaction russe est aussi inacceptable et pose la question des relations de partenariat.