13/07/2008
L'Europe gourmande : le Festival de Strasbourg s'est dessiné un bel avenir
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| Dimanche, 13 Juillet 2008 12:32 | |
| Par Daniel RIOT ![]()
Un galop d'essai ? C'était le but. L'essai est déjà transformé, comme on dit en rugby. Le Festival des cultures et des saveurs d'Europe est d'ores et déjà inscrit dans les paysages des rendez-vous « incontournables ». Mieux : il s'annonce déjà comme l'une de ces manifestations susceptibles d'animer Strasbourg pour le plaisir des sens des habitants de l'eurodistrict et de la Grande région, d'attirer vers la métropole rhénane de nombreux visiteurs (en étant l'été ce que le marche de Noel est l'hiver) et de conforter le rôle et le rayonnement de ce qui est déjà la capitale démocratique de l'Europe. Strasbourg, capitale de l'Europe gourmande ? C'est très bien parti. Bravo et merci aux initiateurs, Jean-Louis Valmiger et Emile Jung en tête. Merci à ceux qui les ont soutenus. Le Festival de Strasbourg a déjà le visage d'un futur qui s'écrit au présent. ![]() En ce carrefour de l'Europe de la bière et du vin, du pain blanc et du noir, dans cette région où l'on aime les plats composés (choucroute, baeckeofe, matelote), dans cette cité qui fut sauvéepar la soupe des Zurichois, dans ce carrefour des routes (y compris de la soie) entre le nord et le sud, entre l'est et l'ouest, la gastronomie est un mot chargé de sens . De tous les sens mêmes. A commencer par son sens premier trop oublié. La gastronomie ne se réduit pas à la haute cuisine (comme on parle de haute couture) avec ses connotations élitaires et oligarchiques. Elle est, selon la formule de Brillat-Savarin, « la connaissance raisonnée de tout e qui a rapport à l'homme, en tant qu'il se nourrit ». Autant dire qu'elle « régit la vie toute entière ».Et qu'elle est par définition pluridisciplinaire. « Se placer du point de vue du mangeur », de cet « esthète gourmand » qui s'appelle l'homme c'est prendre en compte toute « la chaîne de la vie ». ![]() Lire la suite Ajouter un Commentaire (0) |
14:35 Publié dans chroniques strasbourgeoises | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : strasbourg, alsace, gastronomie, culture, cuisisne, arts, rriot relatio-europe
07/07/2008
Strasbourg: Food Culture sur relatio-europe.eu
| Hervé This à Strasbourg : Les 20 ans de la « gastronomie moléculaire » | ![]() | ![]() | ![]() |
| Lundi, 07 Juillet 2008 07:01 | |
| Le « druide du XXI ième siècle » au Festival des « Cultures et des Saveurs d'Europe » Par DANSOLAL De tous les intervenants annoncés au Festival « Food Culture » de cette semaine à Strasbourg, Michel This est l'un des plus attendus. Sa conférence sur la « science peut-elle contribuer à l'avancement de l ‘art culinaire ? » (jeudi à 16h 30 au Conseil de l'Europe) coïncide avec le vingtième anniversaire de la « discipline » devenue très à la mode dont il assume la paternité : la « gastronomie moléculaire ». Des éprouvettes au service des assiettes, des seringues dans les cuisines, la chimie au service des alchimistes du gout, des artistes des saveurs et des maîtres de l'art du « beau qui est du bon » : il est des mots qui changent les mets. Les apprentis cuisiniers doivent-ils être des laborantins ? Science-fiction et réal-cuisine. Deux décennies de recherches, d'études, d'expériences. D'enthousiasme et de scepticisme, de controverses et de colloques, d'évolutions technologiques, techniques, pédagogiques, de fantasmes et de projets... |
| Cultures et saveurs d'Europe à Strasbourg : Des chefs ...en Congrès | ![]() | ![]() | ![]() |
| Dimanche, 06 Juillet 2008 16:57 | |
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Autour d'Emile Jung (Le Crocodile) de Marc Haeberlin (Auberge de l'Ill), et du voisin badois Hermann Bareiss (de Baiersbronn), « Food Culture » réunit cette semaine quelques « grands chefs » qui, selon la formule de Paul Gauguin, ont « tête légère, esprit généreux et cœur large ». Tous ont leurs secrets, bien sûr. Tous, surtout, répondent à une formule de Colette : « Si vous n'êtes pas capable d'un peu de sorcellerie, ce n'est pas la peine de vous mêler de cuisine ». Tous illustrent l'une des bonnes définitions de Tomi Ungerer : « Une cuisine est toujours nouvelle quand elle est bonne ». Cinq mini-portraits de super-chefs, parmi d'autres : Eric Fréchon, Michel Roth, Thierry Marx, Alain Reix et Yves Pinard. Une belle palette. Un joli panel.
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| Les Bienveillantes de Jonathan Littell : Histoire d'« une bévue ». | ![]() | ![]() | ![]() |
| Vendredi, 04 Juillet 2008 17:53 | |
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par Johanna Lehr, avec la collaboration de Daniel Lehr.
L'événement de la rentrée littéraire française 2006 poursuit sa trajectoire internationale, la scansion des traductions imprimant son rythme aux polémiques qui naissent dans son sillage. À l'heure où Les Bienveillantes déferlent sur le marché israélien, les débats redoublent d'intensité douloureuse quant à la question de la légitimité même d'une telle écriture fictionnelle. Pour Littell, « un nazi sociologiquement crédible n'aurait jamais pu s'exprimer comme (son) narrateur[1] ». Lanzmann avance la même idée, mais pour critiquer le livre : aucun des anciens nazis qu'il a rencontrés au cours du tournage de Shoah n'a jamais parlé[2]. Littell revendique en réalité sa liberté d'auteur, trop souvent oubliée par les divers critiques qui cherchent à lui faire endosser un costume d'historien qu'il s'obstine à repousser d'un revers de phrase : « Max Aue est un rayon X qui balaye, un scanner. Il n'est effectivement pas un personnage vraisemblable. Je ne recherchais pas la vraisemblance, mais la vérité. Il n'y a pas de roman possible si l'on campe sur le seul registre de la vraisemblance. La vérité romanesque est d'un autre ordre que la vérité historique ou sociologique.[3] » |
| Strasbourg: Le Festival des cultures et des saveurs d'Europe | ![]() | ![]() | ![]() |
| Strasbourg: 20 ans dans le Patrimoine mondial de l'UNESCO | ![]() | ![]() | ![]() |
| Samedi, 05 Juillet 2008 18:30 | |
![]() Le sénateur-maire Roland Ries et son équipe (dont Jean-Jacques Gsell, Président de l'Office du tourisme) sont décidés à donner cet automne un éclat particulier à un anniversaire qui effectivement vaut la peine d'être célébré. Nombre de Strasbourgeois eux-mêmes, trop habitués sans doute à marccher entre des maisons et des batiments "historiques", finisent pas l'oublier ou ne pas le savoir:.. Depuis 1988, l'UNESCO a inscrit Strasbourg - Grande-île sur la liste du patrimoine mondial.Donc sur la liste de ces trésors qui, quoi qu'il arrive, doivent être protégés. |
| Ingrid Betancourt ou L'espoir de la liberté | ![]() | ![]() | ![]() |
| Vendredi, 04 Juillet 2008 18:18 | |
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Il est des images qui demeurent éternelles. Celle d'Ingrid Betancourt embrassant ses enfants sur l'aéroport de Bogota a définitivement rejoint celles d'Itzhak Rabin serrant la main de Yasser Arafat devant la Maison blanche en 1993 et de Nelson Mandela définitivement libéré en février 1990. Le monde réserve bien souvent de magnifiques surprises dans ces océans de malheur qui défilent chaque jour sur nos écrans de télévision. La libération d'Ingrid Betancourt en est une. Celle-ci est d'abord la victoire d'une femme courageuse qui a vaincu les chaînes, la détention, l'éloignement, la souffrance physique et la solitude. Mais jamais, elle n'a perdu l'espoir, l'espoir d'une liberté qui ne l'a jamais quitté. |
| Daniel Riot au brunch de CaféBabel | ![]() | ![]() | ![]() |
| Vendredi, 04 Juillet 2008 18:56 | |
| "Il se définit lui même comme un enquiquineur. Tombé dans la marmite européenne quand il était petit, il distille ses piques aux politiques mais aussi aux journalistes. Et impose le débat européen là où on ne l'attend pas"...Ainsi commence l'article que CaféBabel.consacre sous la signature de Vincent Lebrou au directeur de RELATIO à l'occasion de la publication de "l'Europe cette Emmerdeuse"Un article que nous reprenons ici, en remerciant bien sûr CaféBabel, un site européen qui, crée à Strasbourg, a su s'imposer comme l'un des foyers de la toile les plus prisés par les jeunes Européens. Un article de Vincent Lebrou.Attablé à la cafétéria des journalistes du Parlement européen, Daniel Riot parle de son Europe. Celle qu'il a vu grandir et qu'il aimerait transmettre aux générations à venir. Une Europe généreuse, attaché aux droits de l'homme et au respect entre les peuples. « Je ne suis pas un nationaliste de l'Union européenne ! », aime à répéter cet ancien journaliste, éternel défenseur de la cause européenne |
| L'Europe ne trouve pas les mots pour se raconter | ![]() | ![]() | ![]() |
| Jeudi, 03 Juillet 2008 23:00 | |
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L'Europe n'est pas un long fleuve tranquille. Elle s'est entre-déchirée. Elle s'est reconstruite dans un projet fédérateur. Et maintenant, elle traverse une mauvaise passe. Les 100 000 voix qui ont fait la différence à Dublin ne suffiront pas à la défaire. Des arrangements acrobatiques seront trouvés. Mais il y a plus grave.
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| La corruption, un fléau qui touche trop de pays européens | ![]() | ![]() | ![]() |
| Jeudi, 03 Juillet 2008 10:21 | |
par Thomas Hammarberg« La corruption nuit au système judiciaire et aux intérêts des plus pauvres »...Dans plusieurs pays d'Europe, la croyance selon laquelle le système judiciaire est corrompu et les tribunaux ont tendance à favoriser les personnes qui ont de l'argent et des relations est très répandue. Si cette perception est parfois exagérée, elle doit néanmoins être prise au sérieux. Aucun système de justice ne peut être efficace s'il n'a pas la confiance de la population. Pire encore, certains signes laissent à penser que les soupçons des gens sont parfois justifiés.Lors de mes visites dans les Etats membres du Conseil de l'Europe, j'ai souvent entendu les gens se plaindre de la corruption qui touchait certaines composantes essentielles du système judiciaire : le pouvoir judiciaire, la police et les établissements pénitentiaires. |
- Les emprunts plus chers...
- Les institutions européennes s'inquiètent des discriminations subies par les Roms
- Le beau sourire de la Liberté
- Union européenne: Une situation inédite
- La Présidence française: Lettre ouverte à Sarkozy...
- Sarkozy dans le tunnel de l'Union, vu par Christian Antonelli
- L'erreur méditerranéenne
- Erasmus Mundus va entrer dans sa deuxième phase
- Vers une Europe sans frontières des soins médicaux
- L'Euro fort : un coup de pouce ou un frein pour l'Europe ?
09:05 Publié dans chroniques strasbourgeoises | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : europe, web, internet, gastronomie, chefs, sciences, this
18/11/2007
L’Europe gourmande : Julien, le prince d’Isenbourg
« Au cœur du vignoble »… Connaissez-vous un château ou une demeure de classe d’une région viticole d’Europe dont la présentation dans les meilleurs (ou les plus mauvais) des guides ne commence pas par « Situé(e) au cœur du vignoble » ? L’Europe des clichés ne connaît pas de crise… Le Château d’Isenbourg, lui, a le vignoble au cœur. Et à cœur ! Une question de philosophie de vie plus que de situation…
Sur la route des vins, il est, bien sûr, ce chateau. Bien ancré dans l’Alsace pre-vosgienne, face à la Forêt noire qui, ici, fait office de la grenouille dans son bocal du bon météorologue… Bien exposé, comme un objet de désir.

Il est trop imposant pour ne pas être hanté par des faits d’armes, des intrigues de chevaliers ou d'évêques, des cœur fléchés et des parfums de femmes. Et il est, bien sûr, chargé de cette Histoire qui fait de l’Europe non le « vieux continent », mais une terre pétrie d’humanité qui adore les histoires…
Isenbourg ? Plongée en Austrasie ! En ce Royaume franc des Mérovingiens qui, de la mort de Clovis (511) à celle de Childeric III (751), nous a valu quelques Clotaire, Sigebert et autres…Dagobert.
Une résidence royale, ce château de Rouffach dont l’histoire …moderne commence avec l’évêque Frédéric de Blankenheim en 1380 ! Il abrite aujourd’hui un hôtel quatre étoiles des « Grandes Etapes Françaises » qui vaut détours et séjours. Y compris pour garder la forme ou la recouvrer: un spa à user sans modération... Il offre, surtout, une cuisine… royale grâce à un jeune chef imaginatif, inventif, subtile, expert en mariage des saveurs.

Un alchimiste ou un magicien talentueux de l’art culinaire, ce Julien Binz , un chef qui devrait faire des « Tommeries » une salle à déguster digne des meilleurs des tables étoilées! Il vaut déjà beaucoup plus et mieux que la plupart des guides (toujours un peu en retard) le disent...
« Tommeries » ? Le nom des pupitres sur lesquels on posait, avec délicatesse, des fioles soufflées qui permettaient de conserver le raisin dans les conditions les meilleures. Un nom qui est celui du village de Bourgogne où ces fioles étaient fabriquées. Les Tommeries: Un triple symbole qui sied bien à la cuisine de Julien. Respect des traditions les meilleures, soin et conscience du vrai artisan, par définition passionnément amoureux de son art, et goût de l’innovation, de la recherche, de ces trouvailles qui font, comme disait Valéry, que « le génie est une habitude que prennent certains ».
Julien est tombé dans les marmites dans son adolescence. Et il a visiblement pris cette « habitude » valéryenne : le mot « génial » appliqué à sa cuisine n’a pas l’affadissement qui faisait piquer de saines colères à Musil contre les journalistes en mal d’inspiration… Et cet amoureux de son art sait aussi, pour rendre une autre formule de Valéry, que « le travail doit finir par effacer les travail »…
Son parcours, il est vrai, n’a rien d’un chemin de croix. De très belles stations sur la route des bons couverts ! Les Armes de France, à Ammerschwihr (67), Le Buerehiesel à Strasbourg (67), L’Auberge d’Artzenheim et (mais oui) l’Auberge de l’Ill à Illhaeusern (68). Ce « Jeune talent 2006 » a été le second de cuisine de Marc Haeberlin.
Ce parcours étoilé devrait logiquement (« l’intendance suivra », redirait De Gaulle !) le conduire au paradis des meilleurs… si j’en juge par ce que j’ai vu, senti et dégusté. Avec la sûreté de bouche qui vient d’une petite expérience de fine gueule que je confesse bien volontiers et d’un esprit d'épicurien non repenti qui aime les repas non de fêtes, mais en fêtes (de tous les sens) et qui place la cuisine dans la « rubrique » culture et non « vie pratique »…

Du grand art, vos mets, « chef Julien » ! En sortant du château, je pensais à ce proverbe alsacien que Martin Graff avait remis au goût du jour et dont j’ai fait un peu ma devise personnelle : « Cultive tes racines, et plante-les dans les étoiles »…
Non seulement, parce que les étoiles peuvent et doivent devenir votre jardin professionnels, mais parce que votre art de marier (et de doser) les saveurs, donc les produits, est très « européen » dans le sens le plus noble du terme : je ne sais si vous êtes des « euro-toques », mais votre toque est authentiquement européenne. Avec une carte « unie dans la diversité »…
Daniel RIOT
Une recette du chef
(Ingrédients pour 6 personnes)
Foie Gras 6 escalopes de 70 gr
Pain d’épices 6 tranches
2 oeufs
Lait 100 gr
Framboises 500 gr
Beurre 60 gr
Vinaigre Balsamique 150 gr
Sucre 150 gr
Préparation
Tailler les tranches de Pain d’épices à l’aide d’un emporte pièces rond.
Tremper dans le mélange œuf – lait et poêler au beurre.
Disposer les framboises sur le pain d’épices et passer 1 minute au four.
Réaliser un caramel avec le beurre et le sucre, déglacer avec le vinaigre Balsamique et réduire quelques instants.
Couper le Foie Gras en tranches, assaisonner et poêler vivement dans une poêle anti-adhésive, sans matière grasse.
Dressage
Dresser le pain d’épices garni de framboises au milieu de l’assiette, poser le Foie poêlé par dessus.
Ajouter un cordon de sirop de vinaigre autour.
(Recette reprise sur « Alsacez-vous », le site de Tourisme Alsace >>>>>> )

L'HISTOIRE DU CHATEAU >>>>>>>>>>
LES GRANDES ETAPES FRANCAISES >>>>>>>>>>
A VISITER DANS CE COIN D'EUROPE >>>>>>>>>
A NE PAS MANQUER: LE MUSEE UNTERLINDEN DE COLMAR (à une vingtaine de kilomètre du Chateau d'Isenbourg)

LE RETABLE D'ISSENHEIM
Vers 1512-1516, Grünewald peint son célèbre retable pour la commanderie des Antonins d’Issenheim, un village situé à une vingtaine de kilomètres de Colmar, commandité par Guy Guers, précepteur de la commanderie des Antonins de 1490 à 1516. La partie sculptée est due à Nicolas de Haguenau (vers 1515). L’ordre des Antonins a vu le jour officiellement en 1092, avec pour vocation de soigner les malades atteints du feu sacré, une maladie provoquée par l’ergot de seigle, parasite de cette céréale. Fondée vers 1300, la commanderie d’Issenheim acquiert peu à peu une richesse considérable dont témoignent les nombreuses œuvres d’art qu’elle a commandées et financées. Consacré à saint Antoine, le retable, destiné au chœur de l’église de la commanderie, figure parmi elles. Il est resté conservé dans cet établissement religieux jusqu’à la Révolution et pour empêcher sa destruction, il est transporté à Colmar, en 1792, à la Bibliothèque Nationale du District. En 1852 enfin, il est transféré dans l’église de l’ancien couvent des Dominicaines d’Unterlinden, où il constitue le joyau du musée qui s’y organise alors et où il n’a cessé, depuis, de fasciner et d’envoûter ceux qui l’ont contemplé.

UNE EXPO A VOIR DU 8 DECEMBRE 07 AU 2 MARS 2008
Détenteur du célèbre retable des Antonins d’Issenheim, chef-d’œuvre de Grünewald, le musée d’Unterlinden consacre, pour la première fois en France, une exposition à l’œuvre de ce grand peintre de la Renaissance germanique.
Cette manifestation s’inscrit dans la politique du musée privilégiant la recherche et la mise en valeur, en direction du public, de ses remarquables collections de peintures et de sculptures représentatives de l’art des XVe et XVIe siècles, une période durant laquelle le Rhin supérieur a connu un véritable âge d’or.
L’exposition tentera de préciser la chronologie de création du retable d'Issenheim et d’éclairer nos connaissances sur l’identité de Grünewald.
Elle fait suite à l’étude du retable d’Issenheim menée depuis plusieurs années par le Centre de Recherche et de Restauration des Musées de France (C2RMF), et au colloque qui s’est tenu à Colmar en janvier 2006.
Elle sera centrée sur le processus d’élaboration de cet ensemble monumental qu’est le retable, grâce à un partenariat avec le Kupferstichkabinett de Berlin où est conservé l’essentiel de l’œuvre graphique de Grünewald.
20:20 Publié dans Coups de coeur | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : alsace, strasbourg, gastronomie, cuisine, restaurants, tourisme, culture
25/08/2007
Relatio lance « L’Europe gourmande »
Après « l’Europe culturelle », « l’Europe vagabonde » et « l’Europe coquine », voici « l’Europe gourmande », une nouvelle rubrique régulière de RELATIO, le webzine de L’Europe en revue et en direct. De la « grande Europe », celle du Conseil de l’Europe. De « l’Europe des valeurs personnalistes et démocratiques », celle DE Strasbourg.

Logique et attendu : la première des « révolutions » engendrées par l’unification progressive de l’Europe n’est-elle pas celle des assiettes, des verres, de la table, des frigos, des marchés, des courses, des « commissions » comme on ne dit plus guère… ?

La Révolution des terroirs et des palais. Des goûts et des saveurs. Des limages de recettes, des découvertes surprenantes, des mariages audacieux, de ces indispensables alliances entre les meilleures de nos traditions et les plus belles de nos innovations, de ces fécondes liaisons entre le connu et le nouveau.

« Les Allemands sont devenus très pro-européens à cause de la paix et des libertés, bien sûr, mais aussi grâce à ce qu’ils peuvent trouver dans leurs assiettes », confiait voilà longtemps déjà Daniel Cohn-Bendit… Une révolution du Sens et des sens.Rendons hommage à Bacchus, comme ici, Midas vu par Nicolas Poussin....
La table, un signe et un outil de la culture européenne! Une affaire de goûts, bien sûr, mais pas seulement. De philosophie et de morale aussi : du « Banquet », à la « grande Bouffe »… De religion, encore : depuis que le pain et le vin sont ce qu’ils sont. Pas mal, ce détail des noces de Cana vues par Véronèse
L'art de la table, un Art de vivre, surtout. Par amour de l'Art et de Vie. « La gastronomie est l’art d’utiliser la nourriture pour créer le bonheur », salive Théodore Zeldin, expert en conversations. Et en sensualité. Les plaisirs de la bouche touchent tous les sens. L'art du bien manger est aussi un art d'aimer.

Le bien manger, une affaire politique, donc. « Les connaissances gastronomiques sont indispensables à tous les Hommes puisqu’elles tendent à augmenter la somme des plaisirs qui leurs sont destinés », notait Anthelme Brillat-Savarin.
Une affaire de culture, enfin et surtout : au sens le plus riche, le plus large, le plus profond et le plus fécond du terme. La culture, c'est ce qui donne de l'esprit à la chair et aux choses.

Unie dans sa diversité, l’Union européenne (plus largement, l’unification paneuropéenne, l’eurosphère, « l’Europe ») se construit, jour après jour, dans le respect de ses spécificités, donc de ses terroirs, de ses appellations contrôlées, de ses mille et un labels reconnus. En ce secteur, l’Union européenne est un outil de résistance (si indispensable !) contre l’uniformisation donc l’abrasion des goûts et contre cette « malbouffe » si boulimique…
L’art du bien manger et du bien boire, donc du bien humer, de bien voir, du bien sentir appartient à ce patrimoine européen dont Malraux à juste titre disait : « Sa sauvegarde est une conservation mais aussi une révolution ».

Il est aussi, cet art, l’un des meilleurs moyens de dépasser, de transcender (et non de supprimer, comme on le dit trop souvent) toutes les frontières, y compris celles entre l’Europe du vin et celle de la bière, entre l’Europe du pain noir et celle du pain banc, entre l’Europe de l’huile d’olive et celle des graisses animales…Entre l’Europe des mangeurs de grenouilles et celle des avaleurs d’étouffe-chrétiens…
« Dis-moi ce que tu manges, je te dirai qui tu es »…Le « comme on fait son lit on se couche » est aussi un « comme on dresse sa table, on se lève ». Et comme on mange et boit, on vit...

Les habitudes changent, les rituels des dîners, des soupers et des banquets changent… N’ont-elles pas et n'ont-ils pas changé en toutes les époques ? Qui se souvient de l’Europe sans fourchette ou sans pomme de terre ? Dans cette matière vivante par excellence, le proverbe alsacien (qui existe aussi dans une version arabe), « cultive tes racines et plante-les dans les étoiles » est une vraie devise. DE VIE.

Pour cette « Europe gourmande », comme pour toutes ses autres rubriques, RELATIO compte sur ses lecteurs, ses internautes et ses …relations (qui s’accroissent en permanence) de manière à mettre en relief des sujets originaux, établir des liens intéressants, traiter ces sujets inépuisables (mais souvent usés à force d’être abordés) sous des angles nouveaux et originaux.

Cette rubrique sera d’abord ce que vous en ferez, vous qui êtes de plus en plus nombreux à nous rendre visite et à vous attarder sur ce site. Un courriel suffit… Comme une carte postale de ce paradis des saveurs, des senteurs et des découvertes qu’on appelle « L’Europe ». relatio@danielriot.com

La « touche Relatio », dans cette nouvelle rubrique comme dans celles qui existent déjà, sera dans la tonalité (être sérieux sans se prendre au sérieux), dans le style (l’écriture comme respiration), dans ces grains de sel et de poivre qu'on nomme humour, à l'image des dessins placés en vignette de Tomi Ungerer et d'André Wenger...

La "touche Relatio", elle sera, surtout, dans cette recherche permanente de « ponts » entre les disciplines, entre les arts, entre les genres…Comment parler cuisine sans parler musique, littérature, histoire, sociologie, psychologie, philosophie, poésie, peinture, sculpture…et internet ? Eloge de l'esprit Winstub, comme on dit en Alsace.

En lever de rideau à cette « Europe gourmande » qui sera, comme l’Europe vagabonde, animée par William PETITJEAN, une invitation à la découverte pour celles et ceux qui ne la connaissent pas encore. Sur ARTE, chaîne européenne donc amie de RELATIO, l’émission « CUISINES DES TERROIRS » poursuit avec talent les mêmes buts que les nôtres.

CUISINES DES TERROIRS se rend là où cuisine, gastronomie et art de vivre ont leurs racines. Dans les régions et les terroirs. Là où champs, prés, rivières et mers fournissent les produits que les Européens préparent et dégustent.

La présentation de cette émission n’est qu’informative : « Loin des studios de télévision où sont habituellement tournées des émissions de cuisine, CUISINES DES TERROIRS propose une approche sensuelle de l’art culinaire en allant "sur le terrain" et en rencontrant ceux qui le créent à divers titres : paysans, vignerons, restaurateurs, cuisiniers. La caméra est présente au moment de la récolte, des vendanges, des achats au marché, de la préparation des repas et des fêtes ! »

Oui, L’Europe est en marche. Et elle n’est pas seulement politique, institutionnelle et économique… L’avenir est aussi au fond de nos marmites et de celles de nos voisins. L’Europe, comme partage de plaisirs ! Comme on dit sur un autre canal : « Vous regardez trop la télévision… » Allumez donc Arte ! (Publicité gratuite, évidemment : c’est une suggestion, non une réclame…).

Cela dit, Bon appétit. Et merci de nous faire partager vos découvertes gustatives européennes. L’Europe gourmande, c’est l’Europe des gourmets. Donc de celles et de ceux qui n’oublient jamais que l’esprit se loge partout. Y compris dans nos tripes !
Daniel RIOT
03:10 Publié dans SELECTION RELATIO | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : internet, web, europe, blogosphère, webzine, gastronomie
04/08/2007
Le foie gras en Europe : les protecteurs des oies nous gavent…
Le coup de colère de DANSOLAL pour RELATIO :Gavé. Je suis gavé. Parce qu’ils finissent par me gaver les Croisés de la défense des oies et des canards qui sont odieusement torturés, sauvagement traités, ignoblement sacrifiés pour les palais fins de salopards de la bonne bouffe (comme moi), pour le menu plaisir d’humains inhumains amateurs de foie gras…
Gavé. Et inquiet. Car ces intégristes de la nature finissent par voir leur propagande, leur activisme, leur terrorisme intellectuel, leur gavage des cerveaux atteindre leurs buts. La dernière preuve :la soumission d’un grand magasin londonien.
Même si l’on se souvient que les Anglais mangent du poisson à condition de ne pas voir leur tête, sont écoeurés par les mangeurs d’escargots et sont révulsés par les avaleurs de grenouilles, ce type de réactions (qu succèdent à d’autres et qui en annoncent d’autres) a de quoi inquiéter non seulement les fins gourmets mais les citoyens soucieux d’une Liberté respectée et de libertés cultivées.
Impressionnantes, la vigilance, l’organisation, les pressions de ces intégristes du culte animal. Le lobbying, ils connaissent. Internet, ils pratiquent. La Toile, ils l’inondent. Leurs études "scientifiques" ne manquent pas. Et rien de ce qui peut apporter de l’eau à leurs moulins n’est négligé. Pas même un reportage sur France 2 qui met en relief les efforts déployés (mais oui !) par bien des producteurs soucieux (mais oui !) de tenir compte de certaines de leurs critiques. Le comble ! Pauvre médiateur de France 2 : je sais qu’il aime le foie gras, en plus, et je le comprends…
Bien sûr que toutes les critiques émises par ces amis des animaux de fermes, par ces protecteurs des oies et des canards ne sont pas toutes à prendre à la légère. Surtout quand, comme moi, on est né dans une ferme et non dans une maternité.... Il est des pratiques industrielles dont on doit se passer : Non (avec eux) aux canetons femelles enfermés vivants dans des sacs plastiques ou agonisants dans des poubelles Non (avec eux) contre les canards gavés à la pompe pneumatique enfermés en cages individuelles. Non (avec eux encore) aux canards mal étourdis à l'abattoir par un mauvais réglage de l’intensité de l’électronarcose qui est « notoirement délicat »…
Il est, effectivement, des soucis de rentabilité qui ne doivent pas faire oublier que le respect de soi est aussi un respect de tout ce qui nous entoure, le minéral, le végétal et l’animal. Mais…
C’est vrai qu’il a fallu sacrifier bien des lapins pour trouver des solutions aux problèmes de la cataracte. Et alors?
C’est vrai que nombre de chercheurs sont d’abord des tueurs de souris sacrifiées sur l’autel de la recherche contre les cancers ou les maladies neurodégénératives. Et alors?
J’applaudis ( j’y ai même un peu contribué, modestement, à mon échelle) à tout ce qui est fait pour réglementer rigoureusement les transports et les traitements des chevaux et des autres animaux.
Et j’approuve tout (ou presque) ce qui est fait au niveau national et européen (notamment au sein du Conseil de l’Europe) pour que la condition animale soit respectée, même si (c’est le cas pour les singes notamment) les règlements pénalisent souvent la recherche européenne pour le plus grand bonheur financier d’autres laboratoires, américains notamment. Mais, SVP, n’exagérons pas...
Oh ! Le cri de douleur du caillou fracassé, les pleurs du pied de salade fauché, la plainte du cochon qu’on égorge. Et les hurlements de la puce qu’on écrase, des poux qu’on passe au napalm…
Qui parlait de Guantanamo, des couloirs de la mort aux Etats-unis, des tortures dans les prisons Kadhafi ?... Schwarzenegger protecteur de oies ? Je veux bien… Les champions anglais de la chasse à cour (et de la guerre en Irak) protecteurs des canards ? Je veux bien. Mais de grâce…
« Ne souhaite pas, Nathanaël, trouver dieu ailleurs que partout », mais si « chaque créature révèle Dieu, aucune ne le révèle ». Les nourritures terrestres restent des nourritures terrestres. « Dieu seul n’est pas provisoire »… Et franchement, le foie gras est l’une des meilleures des nourritures terrestres que l’homme ait inventées. Avec des traditions qui remontent au temps des pharaons. Et un savoir faire qu n’a cessé de s’améliorer au fil des ans, de génération en génération.

Si vous ne l’aimez pas, n’en dégoûtez pas les autres. Et respectez ceux qui comme moi et bien d’autres face au foie gras n’ont qu’un vrai problème : le prix et l’embarras du choix.
Entre le foie chaud, en escalope, et le mi-cuit au « torchon », il m’arrive d’hésiter. Comme entre celui d’oie et celui de canard. Comme celui du Gers et celui d’Alsace. Mais je n’insiste pas. sauf pour dire que le foie gras , c'est bon aussi pour la santé...
Au fait, dans le canard à l’orange, où est le pêché ? Dans l’orange sans doute…C’est comme dans le boudin aux pommes. La pomme, oui, le boudin, non…

Ce soir, le foie gras n’est pas à mon menu. Dommage.Je n’ai pas le temps : j’ai rendez-vous avec des amis qui lancent une pétition contre les corridas. Je vais tenter de plaider la cause de la diversité culturelle, donc le respect des traditions dans cette Europe si riche de ses diversités qui travaille à son unité dans un esprit de tolérance… « Les taureaux s’ennuient le dimanche »…Moi, je sais que je ne vais pas m’ennuyer. Après un papier d’humeur pareil, la boite à courriels de Relatio va vite être pleine. Dangereux, le métier de chroniqueur ! Je vais être gavé de protestations…
Dansolal
23:23 Publié dans Coups de colère | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : foie gras, animaux, groupes de pression, internet, gastronomie


















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