22/12/2008

SUR RELATIO-EUROPE:Le cyberjournal de l'Europe citoyenne

2009: Des anniversaires à ne pas manquer PDF Imprimer Email
Lundi, 22 Décembre 2008 01:14

L'Europe A Strasbourg

5 mai 1949: Traité de Londres instituant le Conseil de l'Europe, signé par dix Etats: Belgique, Danemark, France, Irlande, Italie, Luxembourg, Norvège, Pays-Bas, Royaume-Uni et Suède. Lors de cette  signature à Londres, Robert Schuman, ministre français des Affaires étrangères, évoque un renouveau de l'esprit européen et salue l'aube d'une nouvelle coopération politique en Europe. Le siège du Conseil est fixé statutairement  à Strasbourg. 60 ans après le Conseil de l'Europe compte 47 pays.

8 juin 1989: Création du statut d'invité spécial par l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe afin de nouer des liens plus étroits avec les parlements de pays d'Europe centrale et orientale en voie de démocratisation.

7-10 juin 1989: CEE : Premières élections au parlement européen au suffrage universel dans les neuf pays membres de la CEE. Les chrétiens-démocrates et les sociaux démocrates dominent cette Assemblée qui se réunit à Strasbourg, mais doivent passer des compromis. Simone Veil est élue président de l'Assemblée.

Le 6 juillet 1989, Mikhaïl Gorbatchev, premier secrétaire du Parti communiste soviétique, prononce devant l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe à Strasbourg un discours dans lequel il précise son idée de "maison commune européenne" et plaide pour la réduction des armes nucléaires tactiques en Europe.

18 septembre 1959: Création à Strasbourg de la Cour européenne des Droits de l'Homme dans le cadre de la Convention européenne des Droits de l'Homme. La Cour veille au respect des engagements pris par les Etats Parties à la Convention.

Dans la nuit du 9 au 10 novembre 1989 (20 ans déjà !), des manifestants anonymes portaient les premiers coups de pioche au «Mur de Berlin». Le monde assistait éberlué, par télévision interposée, à la réunification spontanée des deux Allemagnes séparées par la capitulation de 1945 et à la défaite du système soviétique. Le Conseil de l'Europe va devenir une organisation paneuropéenne, ce qui était l'un de ses buts.

LIVRE: REDECOUVRIR SIMONE WEILL PDF Imprimer Email
Dimanche, 21 Décembre 2008 21:37
"L'INSOUMISE", par Laure ADLER
2009 va marquer, entre autres, le centenaire de la naissance d'un des génies (avec ce que cela implique de folie) du XX ième siècle : Simone Weill, à la vie courte (elle est morte en 1943) mais aux œuvres riches. Qui demeurent une source de réflexions indispensable à qui tente de décrypter nos sociétés de plus en plus complexe. Laure ADLER, qui pratique un journalisme d'intelligence, de culture et d'écriture devenu trop rare, a anticipé cet anniversaire par un petit livre qui atteint son but : faire lire ou relire Simone Weill, l'insoumise, la rebelle, la courageuse. La lucide.
Après le CAFE EUROPE avec Jean ZIEGLER PDF Imprimer Email
Dimanche, 21 Décembre 2008 05:25
« Sortir l'Europe de ses ornières »

ZIEGLER, « citoyen de Genève » affiche comme de nombreux Européens non un pessimisme stérile, mais un réalisme qui le stimule à intensifier ses actions au sein de l ‘Internationale socialiste et ailleurs. « Européen », il est. ¨Pleinement. En tant que « citoyen de Genève » (apprécier la nuance qu ne fait pas plaisir à tous les Suisses) Et en tant que « citoyen du monde »...
« La planète a besoin d'une Europe unie qui parle d'une seule voix mais qui tienne un langage conforme aux valeurs qu'elle proclame. Ce n'est pas le cas. L'Union européenne, succès économique et échec politique pour l'instant, est dans une ornière qui n'est pas qu'institutionnelle. Elle doit se guérir de sa schizophrénie ».
Compte rendu du Café Europe organisé par Le Cercle Relatio, l'association des écoles politiques du Conseil de l'Europe et la librairie Kléber avec l'auteur de "la haine de l'Occident" qui veut croire aux vertus des Utopies fondées sur un sens de l"humain et un principe d'Humanité plus respectés demain qu'aujourd'hui....
BELGIQUE: Illustration des vices de la "GOUVERNANCE" PDF Imprimer Email
Samedi, 20 Décembre 2008 15:58
RETROUVER LE SENS DU MOT "GOUVERNEMENT": Un impératif démocratique!
Quand un Etat n'en est plus un qu'artificiellement, sur le papier, le mot « gouvernement » ne signifie effectivement plus rien et celui de « gouvernance » qui est si à la mode, si utilisé à tort et à travers, si  avancé à tout propos comme par défausse, crache toute sa nocivité. La Belgique l'illustre trop
La notion de gouvernance n'est pas nouvelle. Elle plonge ses racines au Moyen-âge . Ce mot de vieux français nous est revenu par la langue anglaise et par le secteur privé : corporate governance par lequel elle désigne un mode de gestion des firmes qui exige des liens entre pouvoirs de la direction,  actionnaires et (dans le meilleur des cas, de plus en plus oublié outre-manche)  représentants du personnel voire consommateurs..
La vague de l'ultra-libéralisme lui a donné un champ d'application politique. Marque d'une démission du politique face aux puissances financières et autres... Et de la remise en cause des pouvoirs des Etats qui se dissolvent dans un autre concept anglo-saxon le New Public Management (management public). Un mot qui traduit plus et mieux que tout autre la crise du politique...  Les politiques l'adoptent et le développent par soumission à l'air du temps, à la « pensée dominante », favorisant ainsi un « dépérissement de l'Etat »...qui n'a rien à voir avec les visions de Marx !


13/09/2008

Au temps des grandes découvertes

Les aventuriers du navire englouti
SUGGESTION RELATIO-EUROPE
Par Laurent PFAADT.
>A la recherche de l'épave mystérieuse 
>En suivant les traces de la fameuse expédition Lapérouse.
>Une exposition ludique et pédagogique à ne pas manquer à Paris (jusqu'au 20octobre)

Dès l'entrée, une mer déchaînée et les commentaires d'un marin vous transportent sur le pont de la Boussole et de l'Astrolabe en 1788, quelques heures avant leurs naufrages comme un film bâti sur des flashbacks. Le visiteur part pour un voyage qu'il sait périlleux, mortel. Son attention captée, l'exposition peut commencer.
Cette dernière plonge dans l'effervescence des épopées maritimes scientifiques de cette deuxième moitié du XVIIIe siècle où la France et la Grande-Bretagne se lancent, sous l'impulsion de James Cook et de Louis Antoine de Bougainville, à la conquête de terres inconnues. Grâce à une interactivité parfaitement maîtrisée et illustrée par des globes et des planisphères vidéos encore incomplets, on a l'impression de revenir dans le bureau du roi Louis XVI, illustré par le tableau de Monsiau où le souverain donne ses instructions à Jean-François Galaup, comte de La Pérouse pour conduire une expédition autour du monde visant à compléter les découvertes de Cook.

 

24/08/2008

Sur relatio-Europe

Caucase: Au-delà de la géopolitique

RUSSIE-GEORGIE...."Je t'aime, moi non plus" PDF Imprimer Email
 

Une  histoire mouvementée et passionnelle qui explique bien des choses...

Staline, le plus célèbre des Géorgiens, et ses amis de jeunesse à Gori en 1892

Un récit de Daniel RIOT.

Il avait un joli nom, mon guide... Likuna, brune, généreuse de corps et fine d'esprit, l'œil coquin et le sourire en accroche cœur.... C'était un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître. Au milieu des années 80. Gorbatchev au pouvoir n'était pas encore pris au sérieux par les diplomates occidentaux qui tenaient réunions dans des « pièces coffres forts » équipées pour ne subir aucune écoute téléphonique... Souvenirs et plongée dans de vieux carnets de reportages qui éclairent le présent...Entre Russes et Géorgiens, c'est une vielle histoire du style « Je t'aime,moi non plus ». Récit
le Géorgie vue par satellite

15/08/2008

Le printemps de prague sur relatio-Europe.eu

PRAGUE 68 : Les chars soviétiques contre l'Esprit d'Europe PDF Imprimer Email
 

Quarante ans après l'écrasement du « socialisme à visage humain », la pensée dissidente (trop méconnue) reste un moteur de la pensée européenne

Prague; Monument aux victimes du communisme (Wikipédia)

 

 Par Daniel RIOT

Quand on songe au déluge éditorial et médiatique qui a marqué, en France, le premier semestre de cette année qui marque le quarantième anniversaires des « événements  de mais 68 », on est un peu surpris de la discrétion qui entoure d'autres « événements de mai », authentiquement historiques, ceux-là..  Ceux du printemps de Prague.«  La Tchécoslovaquie, je m'en bats l'œil » ?...

Ce mot attribué au général de Gaulle, allergique à toute ingérence dans les affaires des autres pays et soucieux d'un futur de « détente, d'entente et de coopération », d'une « Europe de l'Atlantique à l'Oural » avec « une Russie qui boira le communisme comme le buvard l'encre » serait-elle encore d'actualité ? Ou les Européens  de ce début du XXI ième siècle,(tentés de considérer la paix, la démocratie et la prospérité comme des choses irréversibles) oublieraient-ils qu'ils restent des enfants des totalitarismes du XX ième ? Il est important de commémorer ce « printemps de Prague » et méditer encore et toujours sur ce qu'il signifie, dans son existence et dans ses conséquences.

02/04/2008

Avant-première:En librairie à la mi-mai

L'Europe, cette emmerdeuse: L'Europe, le journalisme et moi

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En mémoire de demain…
 

"L’Europe est une emmerdeuse !"… C’est l’un des cris de Daniel Riot  qui a consacré (et consacre) l’essentiel de son activité personnelle et professionnelle à la "construction européenne" qu’il suit de près depuis 1969. 

C’est parce que l’Europe est une "emmerdeuse" qu’elle est si mal traitée et autant méprisée dans notre paysage médiatique malade de "l’info-spectacle" déjà dénoncée par Guy Debord[1], de la "montée de l’insignifiance" si bien décryptée par Castoriadis[2] et de cet "escargotisme" que Tomi Ungerer voyait en Alsace mais qui est une spécialité bien française… 

L’Europe est une "emmerdeuse" parce qu’elle cristallise tous les maux visibles et souterrains qui frappent nos sociétés éclatées et déboussolées après six décennies de paix, ou du moins de "non guerre", et une "Histoire qui  va trop vite"[3] 

"Qu’est-ce que l’on fait quand on ne fait pas la guerre ?" La question du polémologue Gaston Bouthoul dans les années 50 reste l’interrogation centrale de ce début de XXI ième siècle marqué par un grand trouble existentiel, une "défaite de la pensée" et une montée des périls d’un nouveau type à l’intérieur et à l’extérieur…. Itinéraire et confidences d’un "instituteur des temps modernes" entré en journalisme comme d’autres en religion. "Profession : Passeur d’idées et de témoins". 

 

Doctorante en Sciences Po, spécialisée en communication politique, rédactrice en chef de RELATIO, Sandrine Kauffer appartient à une génération frappée par la difficulté de donner à cette Europe toujours en miettes l’image et l’existence, la forme et la consistance, l’unité et l’influence susceptibles de générer l’adhésion citoyenne qui lui fait tellement défaut. 

"On ne tombe pas amoureux d’un marché", disait Delors. Sandrine et la première "Génération Europe", n’ont pas, face aux lenteurs de l’unification européenne, la patience résignée de leurs aînés… "Désirs d’actions dans une nouvelle dimension"

L’une interroge, l’autre répond : L’Emmerdeuse est  un livre à deux voix et à quatre mains, écrit par des "Européens d’origine française" différents par le sexe, l’âge, la formation. Par des  "êtres de chair, d’os et d’esprit" qui "parlent d’Europe" sans la langue des querelles institutionnelles, sans le brouillage de l’eurojargon bureaucratique, l’opacité des controverses eurocratiques, le brouillard des faux procès idéologiques ou la pollution des réflexes passéistes. "L’Europe est une femme", lance Daniel Riot. "Une femme dont le point G est à Strasbourg".

 

Au moment où la France va assumer la Présidence de l’Union européenne, où un traité dit "simplifié" mais très compliqué va être ratifié, où le président Sarkozy lance une "Union méditerranéenne" et une réflexion de "Sages" sur le "futur européen" dans un contexte mondial qui suscite plus de peurs que d’espérance, cet ouvrage de témoignages, de réflexions et d’explications est d’abord un cri d’alarme :"Ce que l’Histoire a fait, l’histoire peut le défaire. L’Union est menacée d’implosion. L’intégration européenne risque la désintégration".

 

Mais ce livre est aussi un guide, vitaminé, à l’usage des citoyens (et des décideurs) qui savent que l’inachèvement actuel de cette « construction » laborieuse doit être replacé dans une perspective historique pour être compris et mis  en prospective  si l’on veut que "le futur ait un avenir"

"L’Europe n’est pas un Objet politiquement non identifiée (OPNI), selon la formule pourtant très pertinente de Jacques Delors : elle est un OPI, un objet politique inédit". C’est sa faiblesse : les citoyens manquent de repères. Ce doit être sa force  si l’on sait, selon la boutade de Tomi Ungerer, "donner une destination au destin"…

"Emmerdeuse", l’Europe est, aussi, vertueuse… Elle peut et doit nous aider à surmonter d’autres crises : celles du politique,  de la démocratie, des troubles identitaires, du "Vivre ensemble", de la poussée de "l’individualisme de masse", des conflits de civilisation, de la foi dans le progrès, du totalitarisme technologique, du chocs des inégalités, de "l’hyperterrorisme", et de ce fascisme rampant qui reste prégnant sous des formes diverses, ne serait-ce que parce que Hitler, selon le constat de Pierre Legendre[4], "a été vaincu par les armes et non par les arguments"

L’Europe ? "Un levier d’Archimède", comme disait de Gaulle, pour nous aider à relever les défis de ce siècle dont le début n’a rien d’une "Belle époque"… Et pour sauver la Personne humaine plus menacée que jamais peut-être par les poussées d’inhumanité et les tentations nihilistes.

 



[1] La Société du spectacle (Buchet-chastel,1967 ; Champ libre, 1971 ; Gallimard, 1992)

[2] La Montée de l'insignifiance (Les carrefours du labyrinthe IV) – Seuil 1996 (Points Poche, 2007)

[3] Mitterrand après la Chute du mur de Berlin.

[4] La fabrique de l'homme occidental, Mille et une nuits, 1996.

PUBLICATION MI-MAI (City editions, diffusion Hachette Livres)

04/02/2008

Strasbourg et l'Europe: Le bel héritage de Pierre Pflimlin

506bf4d6c25333e98f8603228c4137ab.jpgDemain, il aurait eu 101 ans..
Laurent Pfaadt publie ici un texte qui vaut tous les hommages, puisqu'il est signé par un jeune qui sait que l'avenir ne se construit pas sans regards vers le passé.Et qui milite dans ce "centre" si divisé,si miné, si peu digne de l'héritage revendiqué d'une démocratie chrétienne, d'un MRP qui déjà savait se réclamer d'une social-économie, d'une politique qui place l'homme au coeur de toute action et qui militait à fond pour une unification de l'Europe,pour la paix, la prospérité partagée et une société qui ne réduise pas le mot "VALEUR" en un terme boursier.
Et il nous manque plus que jamais.
A Strasbourg, où il avait une vraie VISION pour la Ville et la Région.
Pour la France où son sens de l'Etat semble de moins en moins partagé.
En Europe, où ses engaements, dans l'esprit de Monnet et de Schuman, donc avec l'art et le courage de concilier idéalité et réalité, nous seraient très utile.
Rappels: c'est sous sa Présidence du Parlement européen qu' a été relancée (par Spinelli) l'idée d'une CONSTITUTION pour l'UNION, que la RECHERCHE a été définié (enfin!)  comme l'une des priorités communautaires et que la construction européenne a pu sortir (par son action discrète mais efficace au conseil européen de Milan)  d'une crise au moins aussi grave que celle qu nous connaissons depuis deux ans.
C'est lui (avec  Giscard d'ESTAING) qui a lancé les contrats de trois ans  spéciaux pour Strasbourg capitale européenne. Et c'est sous sa Présidence d'honneur très active que "Strasbourg Europe" ( lancée sur  mon initiative par les DNA avec Jean-Marie Caro et toutes les forces vives de la société civile)  avait pu empêcher toutes les sessions du parlement européen (à l'époque partagées entre Luxembourg et Strasbourg) de se tenir à Bruxelles: une histoire pas si vieille...mais bien oubliée ainsi que j'ai pu en avoir confirmation lors du débat de nos amis de Cafe Babel.
L'idée du "CONSEIL DE STRASBOURG DES AFFAIRES EUROPEENNES" lancée dans le PACTE EUROPEEN MUNICIPAL de RELATIO vient de cette mobilisation TRANSPOLITIQUE ET CITOYENNE qui devrait être reconstituée si l'on veut que "Strasbourg l'européenne" remplisse ce qui est plus qu'une vocation , mais une MISSION.
Daniel RIOT
(co-auteur de Pierre Pflimlin, Itinéraire d'un Européen")

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19/11/2007

L'Europe? Des femmes, des hommes, des prénoms, des visages, des regards...

 L'Europe? "Un gigantesque port d'attache"

54bcca9366dfec91919753c0b78c13f0.jpgEAUX FORTES

Koen PEETERS : « L’Europe ? Un géant dans des habits trop étroits » Lors du premier Festival  de la philosophie qui s’est tenu les 16et 17 novembre  à Flagey, à Bruxelles, l’écrivain flamand Koen Peeters, auteur de « Grote Europese Roman », le Grand roman européen, a prononcé un très beau discours clôturant la journée consacrée à l’Europe et ses frontières.

.A telecharger. EAUX FORTES. Relatio Koen Peeters.doc 

 "C'EST NOTRE HISTOIRE"....contée à Bruxelles

LE MUSEE DE L'EUROPE DE BRUXELLES A OUVERT SA GRANDE EXPO:"C'est notre Histoire". Original,spectaculaire, émouvant. L'Europe en chair et en os." L'idée européenne? ": ce qui donne du corps à l'esprit du continent... L'Europe? Des femmes et des hommes, des visages, des regards, des sens,  non des directives et du papier... La capitale bureaucratique de l'Union européenne montre que l'Europe est d'abord une âme. DR

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Des ruines de l'Europe, en 1945, aux défis qui se posent aujourd'hui à notre continent, le visiteur ira à la rencontre de l'Histoire, mais aussi de son histoire. Car l'exposition montre que nous sommes tous les héros de cette formidable aventure que constitue l'unfication progressive de l'Europe.

Tous les moyens de la muséologie contemporaine ont été mis en oeuvre. Décors, films, multimedia, interactifs, émaillent un parcours dans lequel une place particulière a été réservée aux objets authentiques: plus de 500 d'entre eux ont été prêtés par 80 musées de tous les pays d'Europe. La robe d'une petite fille cousue dans les drapeaux alliés, le premier lingot d'acier fondu dans le cadre de la CECA, un sac à charbon du pont aérien de Berlin, le journal de bord illustré tenu par un jeune Hongrois pendant les événements de 1956, le journal de marche d'un soldat anglais pendant l'aventure de Suez, des morceaux du rideau de fer et du mur de Berlin, un "pot à odeur" de la Stasi, des objets de la vie quotidienne: autant de témoignages poignants qui racontent l'aventure des Européens pendant plus d'un demi-siècle.

Introduction à la visite    

L'exposition que l'on vous invite à visiter est construite comme un spectacle: une succession d'impressions visuelles, auditives ou tactiles s'adressant au coeur aussi bien qu'au cerveau, pour faire éclore chez le spectateur réflexions et émotions. On ne raconte donc pas une telle expo.  En voici toutefois ce que l'on pourrait appeler une "bande-annonce", sous forme de courts extraits video (une minute chacun) d'une prévisualisation virtuelle...

 VIDEOS >>>>

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12/11/2007

Livres: Tout Jean-Pierre Vernant

318d3d8a9208cc44485bf88824864f94.jpgQuelques mois après sa mort, en janvier dernier, les éditions du Seuil ont eu la bonne idée de publier, en deux volumes sous coffret, les Œuvres rassemblées du grand historien et anthropologue Jean-Pierre Vernant. Dans cet ensemble soustitré  "Religions, rationalités, politique", on retrouve les ouvrages importants de Vernant, Les Origines de la pensée grecque (1962), Mythe et société en Grèce ancienne (1974), La Mort dans les yeux (1985)…, mais aussi Entre mythe et politique (1996) et La Traversée des frontières (2004), des livres plus personnels, dans lesquels il évoque notamment son expérience de la Résistance durant la guerre, ses engagements intellectuels. Des textes auxquels son décès confère, désormais, une valeur testamentaire. ◆ Na.C. Jean-Pierre Vernant, Œuvres, éd. du Seuil,  69 €. (repris de la Lettre aux abonnés de Telérama)

10/11/2007

René Girard : De la guerre finale

Un nouveau Girard, voilà qui ne se manque sous aucun prétexte. Du moins quand on aime réfléchir un peu. Clausewitz revisité…et « achevé » : un bel ouvrage, stimulant. Dans le droit fil du « Penser la guerre, Clausewitz » de Raymond Aron (en 1976). Avec, en plus, la richesse du regard que donne la perception de ce « mimétisme de masse » sans lequel les mécanismes de la violence collective restent peut compréhensibles. Avec surtout une conclusion moins politique, et moins optimiste…

 

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Clausewitz a commencé son « De la guerre », à la fin du règne de Napoléon et il y a travaillé jusqu’à sa mort. En trente ans, il n’a pas réussi à le terminer… Une œuvre maîtresse est toujours une maîtresse inassouvie…  « Achever Clausewitz, c’est donc essayer de penser le livre dans sa totalité », souligne Girard. Entreprise périlleuse ! Mais Girard voit en Clausewitz un homme des Lumières qui a compris l’irrationnel et précisément « cette loi de l’imitation qui nourrit l’emballement guerrier et peut mener au pire ». Limites du rationalisme, de la raison, du raisonnable… face à la « montée des extrêmes » !

René Girard voit (entre autres) dans l’œuvre de Clausewitz l’une des « clés de l’intelligibilité du conflit franco-allemand ». Un conflit « de type mimétique », une « guerre de jumeaux », « chacun voyant l’autre comme il voudrait qu’il soit ». Avec au bout une incapacité : celle d’imaginer le pire.

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Clausewitz

Ce pire, selon Girard, Clausewitz peut aujourd’hui nous aider à imaginer le « pire » qui reste devant nous, non plus entre Français et Allemands, mais à l’échelle planétaire

« Il y a aujourd’hui trois questions terrifiantes : l’écologique avec la raréfaction des ressources naturelles, la militaire avec l’accroissement des forces de destruction nucléaire et autres et celle des manipulations biologiques », résume Girard. Que faire pour rompre avec les visions d’Apocalypse que ces questions entraînent ?

Réponse de l’auteur de « Je vois Satan tomber comme l’éclair » :  « Et si la survie de la terre ne pouvait être que fondée sur la morale évangélique ? Je crois que la violence, qui était au fondement des religions archaïques, n’est plus productrice de sacré, elle ne produit plus que de la violence. C’est ici que le christianisme a quelque chose de singulier à nous dire : renoncer à la violence, c’est sortir du cycle de la vengeance et des représailles. L’apocalypse n’est pas la violence de Dieu comme le croient les fondamentalistes, c’est la montée aux extrêmes de la violence humaine. Seul un nouveau rationalisme qui intègre la dimension religieuse de l’homme peut nous aider à affronter la nouvelle donne. »

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Pour lui, la formule « aimez-vous les uns les autres » est une «  formule héroïque qui transcende toute morale » Plus facile à dire qu’à respecter !... « Nous sommes menacés de mort », explique rené Girard dans une ITW au Point. «  Le message judéo-chrétien est que si nous ne nous réconcilions pas, il n'y a plus de victimes sacrificielles pour nous sauver la peau. L'offre du royaume de Dieu, c'est la réconciliation ou rien. Malheureusement, nous sommes en train de faire le second choix par ignorance et paresse. La seule solution est de refuser toute violence, toutes représailles. Je ne suis pas du tout sûr d'en être capable, mais les Evangiles nous disent que c'est la seule issue. Le drame, c'est qu'on choisit toujours le court terme. Nous sommes tous dans la position de Louis XV : « Après moi, le déluge. »…

 On ne sort pas optimiste du livre de Girard. On ne sort jamais indemne d’un bain de lucidité. Même si l’apocalypse n’est pas pour demain. Et peut être douce, comme il ledit dans une ITW au Figaro « L'ère des guerres est finie : désormais, la guerre est partout. Nous sommes entrés dans l'ère du passage à l'acte universel. Il n'y a plus de politique intelligente. Nous sommes près de la fin. » A suivre tout de même… 

Daniel RIOT

 

Présentation de l'éditeur

René Girard aborde ici l'œuvre de Cari von Clausewitz (1780-1831), stratège prussien auteur du De la guerre. Ce traité inachevé a été étudié par de nombreux militaires, hommes politiques ou philosophes. On en a retenu un axiome essentiel : " La guerre est la continuation de la politique par d'autres moyens. " Clausewitz aurait pensé que les gouvernements pouvaient faire taire les armes. Mais le succès de cette formule témoigne d'un refus de voir la nouveauté du traité. Observateur des campagnes napoléoniennes, Clausewitz a compris la nature de la guerre moderne : les termes de "duel", d'" action réciproque " ou de " montée aux extrêmes " désignent un mécanisme implacable, qui s'est depuis imposé comme l'unique loi de l'histoire. Loin de contenir la violence, la politique court derrière la guerre : les moyens guerriers sont devenus des fins. René Girard fait de Clausewitz le témoin fasciné d'une accélération de l'histoire. Hanté par le conflit franco-allemand, ce stratège éclaire, mieux qu'aucun autre, le mouvement qui va détruire l'Europe. "Achever Clausewitz ", c'est lever un tabou : celui qui nous empêchait de voir que l'apocalypse a commencé. Car la violence des hommes, échappant à tout contrôle, menace aujourd'hui la planète entière.

Biographie de l'auteur

René Girard, membre de l'Académie française et professeur émérite à l'université de Stanford, est l'auteur d'essais traduits dans le monde entier : Mensonge romantique et vérité romanesque (1961), La Violence et le Sacré (1972), Des choses cachées depuis la fondation du monde (1978), Je vois Satan tomber comme l'éclair (1999) et, plus récemment, Les Origines de la culture (2004). Benoît Chantre est directeur éditorial des Editions Carnets Nord.

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21/10/2007

ECOLES ; La journée de Môquet ou de…Guaino ?

« Alors cette lettre de Guy Môquet, vous la lisez ? »... Comment ne pas comprendre les hésitations ou les refus des enseignants de la République qui n’ont pas à subir et à faire subir à leurs élèves (en bien ou en mal) les caprices, les coups de cœur, le lubbies ou les phobies d’un Président qui a été élu pour diriger la France mais non pour jouer les maîtres de lecture, rendre la justice sous un chêne, ou imposer une morale de vie…

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L’initiative de Sarkozy pour son investiture était on ne peut plus respectable. J’ai eu les larmes aux yeux en écoutant cette cérémonie bien orchestrée par Max Gallo : les symboles nationaux ou autres n’appartiennent qu’à ceux  qui savent en prendre la mesure.  Mais pourquoi imposer ce texte, tel une page d’un catéchisme, dans les classes, le même jour à la même heure… A quand le retour à la prière matinale pour la Patrie et son chef ? « Maréchal, nous voilà …vaccinés » !

Le sentiment national (et européen) doit effectivement être développé dans les écoles. Comme les règles du « Vivre ensemble ». Comme l’apprentissage du respect de soi et des autres (y compris des différents, des « étrangers ». L’instruction civique peut et doit recouvrer toute sa place. Comme l’Histoire, base de toute culture. Comme tant d’autres disciplines abandonnées, négligées ou mal pratiquées : la récitation, le calcul mental, les analyses de texte et d’image, la grammaire, l’art du bien écrire et du bien parler, l’organisation de nos sociétés et de nos institutions. Elémentaire ? Dès le primaire…

Mais, de grâce, un peu de pudeur dans la communication officielle autour de tout ce qui fait « l’âme de la France », pour reprendre le titre du livre de Gallo qui a été tellement pillé pendant la campagne présidentielle par la « plume » de Sarkozy, Henri Guaino, ce « négro de la République » selon son dernier surnom bien trouvé !

On oublie à l’Elysée (et ce n’est pas vrai que pour l’éducation nationale ») qu’une « vérité officielle », est officielle, non véritable… Déjà, Bernard Laporte, cette caricature de « Sarkoman », a franchi la ligne jaune du ridicule en imposant la lecture de la lettre de Moquet dans les vestiaires du XV de France… Contre les Anglais, il aurait dû implorer Jeanne d’Arc, ce « gagneur » perdant !

Face  aux troubles, aux réticences et aux refus d’obtempérer des enseignants (qui ne sont pas tous « de gauche », « corporatistes », « conservateurs »), c’est la « plume » de Sarkozy qui sort son flingue.

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Mais de quoi se mêle-t-elle cette « éminence  grise »  qui fait de plus en plus tache noire sur notre tapis « bleu, blanc, rouge » ?  « Tout ça est très triste mais amène à s'interroger sur ce que doivent être au fond à la fois l'éthique et les devoirs d'un professeur dont la nation a payé des études, dont la nation paie le salaire et auquel la nation confie ses enfants », ose clamer sur RTL ce populiste qui enfile des habits de  maître à penser de la France d’aujourd’hui ?

Etre traité de « petit con prétentieux » par ce collectionneur de citations qui se prend pour un intellectuel cultivé a été pris comme un véritable hommage  par Bernard-Henri Lévy. Il a raison BHL. « Nos jugements nous jugent » redirait Paul Valéry. Et les lambris dorés du pouvoir ne transforment pas en rivière de diamants la bave des crapauds. 

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Il n’y a pas que la solitude qui peut être « poisseuse ». L’inspiration peut l’être aussi…Surtout chez des « plumes » qui ont plus de verve que de verbe, de tripes que de cervelle, de (faux) savoirs que de (vraie) culture.

Il est vrai que par rapport à d’autres « flèches » qui brillent à la Cour, Guaino l’habile, peut nourrir quelques sentiments de supériorité… « J’existe, donc je parle », dit-il. Voilà qui nous permet au moins de lui répondre : Son drame, sans doute, c’est « qu’il n'est pas assez entré dans l'Histoire », qu’il «  vit avec les saisons » et  «  ne connaît que l'éternel recommencement du temps rythmé par la répétition sans fin des mêmes gestes et des mêmes paroles ». Dans son « imaginaire où tout recommence toujours », y a-t-il une place «  pour l'aventure humaine » et «  pour l'idée de progrès. » ?

Selon Yasmina Reza, le Président le juge indispensable parce qu’il est « fêlé ». Tout est dit, en effet. Ou presque. Un « fêlé » à l’Elysée, ce pourrait être drôle : le retour du fou du roi… Mais ce rôle est trop étroit pour ses prétentions : c’est en fou de la République qu’il fait (et peut faire) des dégâts. Il paraît que le secrétaire général de l’Elysée, (qui est sérieux, lui,) en a conscience. Tant mieux.

Daniel RIOT

10/08/2007

Droits de l'Homme: Nuremberg, Prix de l’Europe 2007

30bcfc159a83454d0713b96267144d6f.pngLe 11 août, se déroulera au Château de Tucher, la cérémonie de remise du Prix de l’Europe 2007 à la ville de Nuremberg , dans le cadre du festival des jumelages que la ville organise. Le prix   est décerné par l’Assemblée du Conseil de l’Europe  aux collectivités territoriales qui sont particulièrement actives dans la promotion de l'idéal européen. Walter, un fidèle lecteur de RELATIO, connaît bien cette ville… Je le laisse parler. 

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« De Nuremberg à Nuremberg, tu connais ? Un documentaire extraordinaire de Frédérique Rossif et Philippe Meyer… Nuremberg, 1935 : « O Führer, quoique tu nous ordonnes, nous le ferons », clament les militants du parti nazi…  Nuremberg, 1945 : le procès des criminels de guerre, des vaincus survivants... Dix années qui valent des siècles et qui pèsent encore tellement sur les esprits européens ! Nuremberg, ville-symbole, chargée d’histoire depuis le Xl ème siècle. Un des berceaux de l’humanisme allemand. Patrie d’Albrecht DÜRER.   Comment tant d’horreurs ont-elles pu se déclencher à partir de cette ville impériale  de Franconie, de cette deuxième ville de Bavière (après Munich), de ce centre culturel qui abrite tant de trésors ? Mystère…

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Aujourd’hui, Nuremberg, c’est l’humanisme post-totalitaire, les droits de l’homme, le respect de la personne humaine, l’esprit d’ouverture. Ce prix de l’Europe, elle aurait pu et du le recevoir depuis longtemps. Elle est jumelée à quatorze villes, elle a reçu le prix UNESCO de l’éducation aux  Droits de l’Homme. Elle a  créé un Centre de documentation sur les droits de l'homme, elle a aménagé une rue des droits de l’Homme due à l'artiste israélien Dara Karavan, elle décerne régulièrement un prix international des droits de l'homme et elle organise tous les deux ans un Festival cinématographique, consacré aux droits de l'homme. Les droits de l’homme, seule bonne réponse à la barbarie, seul antidote contre l’inhumain, ce produit de « l’humain trop humain !

d746b1c03942fe76ef2569384210a42d.jpgle théâtre

Moi, j’y vais souvent, notamment pour l’ION, la semaine internationale de l'orgue, le plus grand et le plus vieux festival de musique religieuse en Europe. Mais elle a aussi un festival de Rock : « Rock im Park »,  trois jours de folies et le Bardentreffen, un festival gratuit de « musique du monde » qui attire plus de 200 000 personnes durant tout un week-end. Là on ne mange des Nürnberger Bratwürste  ou du Lebkuchen un pain d'épice comme on ne trouve nulle part ailleurs et qui fait un malheur sur le célèbre Marché de Noel.  Et on en boit du  Frankenwein! J’aime bien ce vin …du pays de la bière… La cuisine franconienne est riche, mais bonne.

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J’adore aussi son Musée national le Germanisches Nationalmuseum. Très design. Chaque fois, je prends le temps, bien sûr, de flâner dans la vieille ville, avec ses remparts, ses 80 tours, ses rues commerçantes. Et je ne me lasse pas de la maison et des oeuvres de Dürer . Quel génie, ce type ! Et productif en plus : dessins, peintures, gravures… Un mathématicien, en plus. Et un philosophe. Une vraie figure d’Europe, Albrecht !

de1e9c110140a3fa75b5a5779b796041.jpgDurer:la douleur

Charles Quint ne faisait guère d’erreurs de casting dans le choix des artistes qu’il soutenait…Nuremberg est aussi la patrie d’un grand sculpteur sur bois, Veit Stoss dont un Retable  extraordinaire est à  Cracovie, et Adam Kraft, un très grand tailleur de pierres… Je devrais aussi te parler de Martin Behaim qui  y a conçu la première mappemonde et Peter Henlein qui y a fabriqué la première montre de poche. J’en oublie sans doute.

104a7314f5bf26c8676455ba6ead423c.jpgDurer: autoportrait

Mais je joue les guides, là…Pour les amateurs de foot, le FC Nuremberg est là : neuf titres de  champion d’Allemagne, quatre coupes ! Mais au foot, je n’y comprends pas grand-chose… Ah ! J’oubliais : pour les amoureux, un petit tour dans les jardins, ce n’est vraiment pas mal. Les jardins des Hespérides doivent leur nom aux Hespérides, les filles d'Hespéros, qui dans la mythologie grecque, étaient les gardiennes des fruits d'or… »

6a566fdcc2ad6e50ddb0f222dd6a7efc.jpgDurer:la fortune

Merci, Walter, pour cette visite guidée. Une vraie invitation au voyage. D’autant plus qu’autour de Nuremberg, il y a des ballades extraordinaires à faire : route des châteaux forts (pour les romantiques et les amateurs de légendes féeriques), route des jouets,   ville impériale et épiscopale de Bamberg,  inscrite au patrimoine mondial de l'UNESCO, avec, en la cathédrale, la célèbre statue du « Cavalier de Bamberg » ou encore Ansbach, joyau du baroque et  du roccoco: l'ancienne résidence des margraves, abrite  l'un des plus  châteaux les plus impressionnats  du XVIIIe siècle en  Franconie. Et Bayreuth n’est pas loin…

William PETITJEAN

ee37dfa02ea3fd5b76c743964082091f.jpgDurer :adam et eve

Carte d’Allemagne >>>>>>

Office du tourisme de Nuremberg >>>>

Des gravures  de Dürer >>>

En savoir plus sur les curiosités de Nuremberg >>>>

Le procès de Nuremberg >>>>

Les procès de Nuremberg en DVD >>>>> 

De Nuremberg à Nuremberg >>>>

ac17e28363b7d18f50af4db33b1a88e5.jpgLe procès

Les héritages des Procès de Nuremberg

On doit aux Principes de Nuremberg, un document réalisé pendant ce procès, la définition des crimes contre la paix, des crimes de guerre et des crimes contre l'humanité. En outre, les expériences médicales conduites par des médecins nazis ont conduit, à l'issue du « Procès des Docteurs », à la création du Code de Nuremberg qui pose des principes en matière d'expérimentation médicale sur des sujets humains.

De Nuremberg à Rome >>>>>  

14/07/2007

Europe culturelle : Avignon rend hommage à René Char

Entre « fureur et mystère » : lucidité, résistance, désirs..

b75ff7606f1243b711040f7c419f3977.jpgLe festival d’Avignon rend hommage à René Char. Un événement parmi d’autres pour marquer le centenaire de la naissance de ce poète, de ce « géant intraitable », de cet esprit qui, entre « fureur et mystère », soif de désirs et âme de résistance, reste un auteur qui peut nous éclairer en ce siècle de « l’intranquilité », selon la formule de Pessoa. D’une « intranquilité » qui impose aux  esprits d’Europe un état d’alerte—d’alarme.

Mais n’est-ce pas la vie même ? « Comment vivre sans inconnu devant soi ? » Refusons « «les yeux ouverts ce que d'autres acceptent les yeux fermés. ». Même si « la lucidité est la blessure la plus rapprochée du soleil. »

Coup de chapeau RELATIO à France-Culture qui a multiplié de émissions dignes d’être enregistrées.

 Extraits de la présentation de ces tranches horaires qui ne vous font pas décoller les oreilles de la radio : « René Char n’était pas l’homme des célébrations ni des engouements consensuels. Que le centenaire de sa naissance donne lieu à un déferlement d’hommages l’aurait sans aucun doute troublé et agacé. Une évidence s’impose cependant : sa poésie d’éclairs et d¹offenses, de résistance et d’intuition extatique, n’a jamais été aussi lue, citée, commentée. Il y a là bien plus qu’un fait de circonstance ou une vogue passagère, on dirait que monte une ferveur acharnée, comme si le poète de l’Isle-sur-Sorgue était devenu l’allié substantiel de tous ceux qu¹exaspèrent les devoirs et les leurres d’une société avilie. L’auteur de Fureur et mystère est pourtant un allié indocile, secret, parfois déroutant et porteur d’une infracassable nuit; un allié sans défaillance, un allié farouche et de disloquante énergie. Ayant participé à tous les grands combats du XX° siècle, y compris les armes à la main, Char s’affirme comme un hôte réfractaire, un poète aux poings gigantesques et serrés, et au cœur alarmé »

Voir le mini-site de France culture sur René Char en Avignon >>>>>

Voir aussi l’excellent portrait publié dans Télérama : « Quand l’obscur éclaire », par Pierre LEPAPE >>>>>>>

Quelques citations :

        « Le poète se reconnaît à la quantité de pages insignifiantes qu’il n’écrit pas. » (Sur la poésie)

        « Le poème est l'amour réalisé du désir demeuré désir. » (Feuillets d'Hypnos)

        « Fureur et mystère tour à tour le séduisirent et le consumèrent, puis vint l'année qui acheva son agonie de saxifrage. » (Fureur et Mystère)

         « Impose ta chance, serre ton bonheur et va vers ton risque. A te regarder, ils s'habitueront. » (Rougeur des matinaux)

        « Ce qui vient au monde pour ne rien troubler ne mérite ni égards ni patience. » (Fureur et mystère)

        « Agir en primitif et prévoir en stratège. » (Feuillets d'Hypnos)

        « Les yeux seuls sont encore capables de pousser un cri. » (Feuillets d'Hypnos)

        « Joue et dors. » (Les Matinaux)

        « Notre Eternité est de givre. » (Les Matinaux)

        « Les mots disent de nous ce que nous ignorons d'eux. »

        « Signe ce que tu éclaires, pas ce que tu assombris. »

        « Ne t'attarde pas à l'ornière des résultats. » (Fragments du grand sommeil, dans Feuillets d'Hypnos)

        « Un homme sans défaut est une montagne sans crevasses. Il ne m'intéresse pas. »  

        « Vous serez une part de la saveur du fruit. »  

        « On ne taille pas sa vie sans se couper. »  

        « Sommes-nous voués à n'être qu'un début de vérité ? »

        « L'homme qui ne connaît qu'une source ne connaît qu'un orage. »  

        « A tous les repas pris en commun nous invitons la liberté à s'asseoir. La place demeure vide mais le couvert reste mis. »

        «De quoi souffres-tu? De l'irréel intact dans le réel dévasté.» (Le Nu perdu, Rémanence)

 

Quelques poèmes >>>>   et >>>>>>

Le programme du centenaire >>>

 VIDEO >>>>>

 Bibliographie>>>>> 

Les Oeuvres complètes>>>>

Une expo à la BNF>>>>

08/07/2007

Vous avez dit "Merveilles du monde"? Eh!Oui...

Le Taj Mahal, le Colisée, la Grande Muraille de Chine ou le Machu Picchu font partie des sites désignés par le vote de 100 millions de personnes.

Le Taj Mahal (Sipa)

Le Taj Mahal (Sipa)

Le Colisée de Rome (Italie), la Grande Muraille de Chine, le Taj Mahal (Inde), la cité antique de Pétra (Jordanie), la statue du Christ rédempteur (Brésil), le Machu Picchu (Pérou), et la pyramide Chichen Itza (Mexique): voici la liste des sept "nouvelles merveilles du monde" dévoilée samedi soir 7 juillet à Lisbonne, au Portugal, au terme du vote de près de 100 millions de personnes par Internet ou téléphone dans le cadre d'un scrutin organisé par une fondation suisse

En parler ou pas ? S’en scandaliser ou  non ? En rire, ou non?  Qu’en penser, surtout ? Derrière le grand jeu médiatico-affairiste des nouvelles « sept Merveilles du Monde » organisé et orchestré par l’imaginatif Bernard Weber se profile bien des choses inédites par leur ampleur : L’ère du « Village Terre » est bien là. Avec ses chances et ses risques. Avec ce règne de la quantité qui l’emporte souvent sur la qualité. Avec cette impératrice  quantité qui décide ou peut décider de tout,  même de la qualité.

f4c67039c235269b6899a1f70e9d76cd.jpgA quand l’élection du secrétaire général de l’ONU élu au suffrage universel direct, par internet ? Pour bientôt, peut-être. Le monde appartient à ceux qui savent l’occuper…La cyberpuissance, voilà l’avenir. Un futur  déjà  au présent. Goebbels en 2007, vous imaginez. Des Goebbels sont là, bien vivants. Prêts à agir. Ou à faire agir. Les « cyberdictatures » dépasseront tout ce que les esprits les plus visionnaires ont pu envisager. De pire et de meilleur. De pire, surtout…

Al Gore joue à fond, avec la vertu des lucides,  sur cette mondialisation pour servir une « cause » qui, effectivement, concerne le monde entier : la planète, cette vraie « maison commune ». Il a raison. Et il le fait en chansons. En musique. C’est bon. Même si le rock et le pop, surtout à cette échelle, sont plutôt énergivores...

Le théâtre est politique, par essence : il est d’Athènes, non de Sparte. Les jeux du cirque aussi :ils étaient même censés faire oublier la rareté et la mauvaise  du pain…Aujourd’hui, le spectacle peut être le même partout (sauf en quelques points noirs, exceptions qui confirment la règle) et il peut être mis au service de tous les desseins, ou presque.

Ben Laden, dans un genre différent, a fait le même calcul, en misant, avec les vices du nihilisme exacerbé,  sur les effets de la « mondiovision ».  Quand il frappe l’Amérique (par le Pentagone) et le monde (par New-York), il ne veut pas seulement tuer et détruire. Ce sont les imaginations, les esprits, qu’il frappe le plus.a29e0532b92f109f03bcef3fc55b12b4.jpg

« L’opinion » est mondiale. Et ceux qui la guident, la façonnent, la manipulent sont les vrais maîtres de la planètes. Après les Sept Merveilles du monde, les Sept Terreurs du monde ? Pourquoi non ?   On en frémit d’angoisse. D’autant plus que cet « individualisme de masse » (qui conduit effectivement à la « massification des individus » peut à l’échelle planétaire provoquer des ravages. « Terre entière, chante ta gloire au Seigneur »… Saint Paul, patron de l’universalisme, a fait des disciples… cathodiques. Au commencement était le web. Et à la fin?

Allons, n’en faisons pas une prédication. L’image est Parole. Et le web se fait chaire. Votez maintenant ! Même si c’est sous la contrainte et dans la tricherie. Même si les technologies nouvelles engendrent des perversions nouvelles. Surtout quand les gouvernements et de grands  groupes affairistes s’en mêlent…

4c58eecbb8f8caf5d9caa2d9e21ffafe.jpgL’UNESCO a eu raison de mettre en garde et de montrer son scepticisme devant cette opération aux visées nobles mais à la réalisation douteuse. Mais, L’UNESCO, c’est qui ? Une poignée d’experts autoproclamés ou choisis d’une manière oligarchique et arbitraire. Les cent millions de « votants » de Bernard Weber, c’est l’Humanité. Entonnons « l’Internationale » : la cyberdémocratie sera mondiale ou ne sera pas.

Reste le palmarès. Je ne les connais pas toutes, ces « sept merveilles du monde ». Mais quel votant les connaissait et en connaissait celles qui ont été éliminées ?...Ne jouons pas les esthètes effarouchés.

Les sept lauréates constituent de belles invitations au voyage. On commence par laquelle ?

Les Européens prennent une petite leçon d’humilité qui ne peut que faire du bien à leur nombrilisme pathologique :ils n’ont que le Colisée de Rome pour se consoler. Ils espéraient davantage avec la liste des 20 "finalistes"...

Cela leur permettra de s’ouvrir vers d’autres splendeurs qui vont faire le beurre des « Tours opérators » déjà en première ligne dans cette bataille (mondiale) des destinations « merveilleuses » transformées en Mecque du tourisme.

Espérons seulement que ces « Merveilles » à la mode aideront les populations locales à vivre mieux. Rien n’est certain…

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A propos, n’oublions pas la huitième, celle –hors concours- des pyramides de Gizeh, en Egypte, les seules structures ayant survécu parmi les sept merveilles du monde originelles. Elles conservent leur statut (c’est le moins que l’on pouvait faire)  et elles complètent la liste des nouveaux sites élus. Je les connais, et je les ai vues à plusieurs reprises : on ne peut pas dire que le tourisme ait suffi à atténuer la misère du peuple d’Egypte. Mais j’ai une fois de plus un esprit très mal tourné…  Bon voyage. Même virtuel, seulement. La merveille des Merveilles, c'est le rêve, non? 

Daniel RIOT 

Le diaporama du Figaro >>>

Visite virtuelle du Macchu Picchu>>>>

INFOGRAPHIE>>>>

VOIR AUSSI MON ARTICLE  SUR RELATIO >>>>>>>>

04/07/2007

Livre: "AIMER L'EUROPE", de Robert Toulemon, ou l'impérative nécessité de réaliser l'Europe politique...

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Que Sarkozy se pose en « sauveur de l’Europe » est une chose. Que l’Europe soit sauvée en est une autre... Pour sauver l'Europe, il faut s'inspirer du livre (d'Histoire et de "recettes") de Robert Toulmenon.  

50b8758e7a65075d13c3450a96b589ce.jpgSur son Blog, Robert TOULEMON montre deux des limites du « succès » du dernier Conseil européen : « L’abandon des symboles mais aussi l’absence de toute correction des lacunes et des faiblesses du traité constitutionnel.  (…) On espérait un renforcement des dispositions relatives à l’énergie, au climat, à l’immigration, au social. On pouvait espérer une composition de la Commission assurant mieux son autorité. Au lieu de cela, l’élimination de la mention de la concurrence non faussée des objectifs de l’Union, dont elle demeure un instrument essentiel, apparaît comme une concession heureusement sans portée aux tenants français du non de gauche ».

 

Le grand regret de Robert Toulemon (et il n’est pas le seul à l’avoir !) c’est l’inexistence d’une Europe politique. Il faut faire sauter ou contourner le veto anglais : cela devient un impératif et une urgence !

Cette Europe politique, c’est évidemment celle que Sarkozy devra débloquer s’il veut que son auto satisfaction actuelle se justifie dans un proche avenir… On peut craindre que Sarkozy n’ait pas le temps de se plonger dans le livre de Robert TOULEMON : il y trouverait une bonne inspiration…

Robert Toulemon sait de quoi il parle. Il  occupa pendant dix ans, de 1962 à 1972, de hautes fonctions au sein de la Commission européenne, notamment auprès de deux grandes figures communautaires, le Français Robert Marjolin et l'Italien Altiero Spinelli, qui est à l'origine de l'idée de Constitution européenne.... Et il est demeuré un militant actif, à la fois réaliste et idéaliste, de l'Europe unie.

Cet ancien président de l'Association Jean-Monnet, n'a cessé de plaider la cause du fédéralisme. D’un fédéralisme intelligent, raisonnable, fondé sur une subsidiarité synonyme d’efficacité, comme on refuse de l’imaginer et de la comprendre dans notre France si jacobine…

La France, il l’aime bien sûr, mais il la rend (avec raison) largement responsable des échecs européens. Son action, dit-il, souffre d'une contradiction fondamentale. D'un côté, elle défend l'idée d'une Europe forte, de l'autre, elle lui refuse les moyens de le devenir.

Eh ! Oui. Toujours cette cassure entre De Gaulle et Monnet… Et cette manie nationale de ne pas (ou rarement) se donner les moyens de ses ambitions.  

Selon lui, nombre de Français ne veulent pas comprendre que  « la coopération entre Etats conservant leur libre arbitre peut être fort utile », mais qu'elle ne saurait suffire à donner à l'Europe « une voix qui lui soit propre ». La France fut, certes, à l'origine du projet communautaire mais, dès le début, ses motivations sont « ambiguës » et sa détermination « hésitante », relève Robert Toulemon. Plus qu’une opinion : des constats. Suscités par les effets d’un terrible malentendu : une « Europe européenne » si réclamée ne peut pas être une « Europe française » si rêvée…

Rappels de quelques faits : c’est  après le fiasco de la Communauté européenne de défense, en 1954, l'objectif d'une communauté politique est  « renvoyé à des jours meilleurs ». Des jours qui se sont toujours pas là…Pour le général de Gaulle, le Marché commun ne sera jamais autre chose qu'un « traité de commerce » et « surtout pas l'amorce d'une union politique », estime Toulemon.

C’est vrai même si cela mérite d’être nuancé : « L’Europe politique ? Dans Cinquante ans », disait le gnéral… voilà plus d’un demi-siècle.  

Ni Georges Pompidou ni Valéry Giscard d'Estaing n'infléchiront vraiment cette stratégie. Même François Mitterrand laissera passer l'occasion de la modifier. Tout l'art de la diplomatie française au cours de la négociation du traité de Maastricht, explique Robert Toulemon, consistera à obtenir l'union monétaire sans l'union politique souhaitée par le chancelier Kohl. Erreur ? Faute

Cette union politique aurait pu (du) naître « sur les ruines du mur de Berlin », dans l'enthousiasme de la « libération » de ce pays intrinsèquement « européens ». Il n'en a rien été. Manque de visions d’avenir. Et excès des pesanteurs britanniques… En 2005, le rejet du traité constitutionnel a sanctionné ces « inconséquences françaises » et quelques autres. En attendant que renaisse un jour, selon les voeux de l'auteur, le projet d'une Europe politique. L'Union doit reprendre sa marche en avant pour devenir, aux yeux des citoyens, un "motif d'espoir" plutôt qu'une "source de craintes" : Sarkozy vient de dire un peu la même chose, en étant plus verbal que concret.

Robert Toulemon expose avec précision les diverses raisons d'aimer l'Europe. De l'aimer « pour ce qu'elle est »,  « pour ce qu'elle peut devenir » et « pour les services qu'elle peut rendre à l'humanité » en contribuant à l'émergence d'un nouvel ordre mondial. "Aimer l'Europe pour lui donner une existence politique." Avant que les forces de la dislocation viennent mettre à mort les espérances d'une unification à vocation irréversible, mais à consistance fragile. Un bon livre. Un livre-vitamine.  Avec entre les lignes une leçon de vérité et de conduite : « Aimer l’Europe », c’est s’aimer soi-même…A lire, et à faire lire à ceux qui font de l’Europe un bouc-émissaire trop facile…

Daniel RIOT


*AIMER L'EUROPE de Robert Toulemon. Ed. Lignes de repères, 158 p., 13,50 €

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UNE AUTRE CRITIQUE DU LIVRE SUR LE TAURILLON:

EXTRAITS:"Le premier lieu commun combattu par cet ouvrage est lié au parcours de l’auteur. L’Union européenne est souvent présentée comme une construction technocratique, sans âme, apolitique et anti-démocratique. M. Toulemon qui a participé à cette aventure depuis les toutes premières années de la construction européenne montre à quel point cette idée est fausse. Haut fonctionnaire, et donc technocrate, il demeure un homme avec des convictions politiques fortes, une approche cohérente de la réalité. Sa vision de l’Europe n’a rien de technocratique, elle est au contraire vivante, profondément politique et surtout, passionnée". A LIRE >>>>>>

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c801ff44d80baf78eba47536064c266b.jpgLA PREFACE DE MICHEL ALBERT AU LIVRE DE ROBERT TOULEMON

"Une puissance d'un nouveau type"

Le cinquantième anniversaire des traités de Rome est célébré alors que la crise ouverte par l’échec des referendums français et néerlandais a plongé l’Europe dans une crise profonde. Les tenants du non n’ont avancé aucune proposition qui ait la moindre chance d’être acceptée par nos partenaires. Ceux du oui, traumatisés par leur défaite, attendent des jours meilleurs. Jusqu’à présent, l’Europe n’occupe qu’une place réduite dans la campagne électorale.

      La Déclaration de Berlin, malgré son contenu très général, est la meilleure que l’on pouvait espérer. Les difficultés rencontrées par Angela Merkel pour obtenir l’accord des 27 en disent long sur l’état de l’Union. C’est une Europe à l’anglaise, espace d’échanges sans ambition politique, qui, à défaut d’un sursaut, se profile à l’horizon.

      L’objet du livre de Robert Toulemon est d’abord, à partir d’une connaissance approfondie des processus européens, de dénoncer les contradictions qui ont, depuis l’origine, marqué la politique européenne de la France : vouloir une Europe politique ambitieuse tout en lui refusant les instruments institutionnels et financiers de la puissance. Il est ensuite d’exposer les raisons que nous avons d’aimer l’Europe telle qu’elle est et plus encore telle qu’elle pourrait être si elle retrouvait dynamisme et volonté.

009369fe3b1d13d330d3ce16387edb36.gif      Les Pères de l’Europe, Jean Monnet(photo) en tête, ont fait confiance trop exclusivement  à la raison. Leurs successeurs ont fait progresser l’Europe mais sans chercher à la faire aimer et  souvent en s’en servant comme d’un bouc émissaire. Or une entreprise historique aussi grandiose, aussi inédite, que celle qui consiste à unir de vieilles nations longtemps rivales autour des valeurs de la démocratie et des droits de l’homme, ne peut réussir sans mobiliser l’engagement affectif d’un grand nombre de citoyens. On ne fera pas l’Europe sans Européens.

      Parmi les raisons d’aimer l’Europe, l’une des plus importantes est celle qui est développée dans le dernier chapitre de l’ouvrage, intitulé « Une puissance d’un nouveau type ». Les défis planétaires auxquels l’humanité est confrontée appellent une gouvernance mondiale fondée sur l’exercice en commun d’éléments importants de souveraineté. L’Europe s’est avancée plus loin qu’aucun autre groupe de pays sur la voie de la conjonction des souverainetés. Sa contribution à la construction d’un monde vivable pourrait être décisive.

Michel ALBERT

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UN OUVRAGE DE REFERENCE (EN POCHE)  de ROBERT TOULEMON à lire ou à relire:bbc3419ffd3087e9380810ac9183e522.jpg

 

TOUTE L'ACTUALITE EUROPEENNE,

 c'est sur:

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01/07/2007

Strasbourg: l'Histoire à musée rouvert...

Strasbourg : Plongée dans l’Histoire d’une Ville libre et humaniste , dans un musée rénové.

Fermé pendant 20 ans, le Musée historique de Strasbourg a rouvert ses portes : Des trésors sur  l'histoire de la capitale alsacienne, du XIIIe siècle aux années 1800. Sur les 200.000 objets de sa collection, le musée présente un choix de 1.650 peintures, dessins, gravures, armes, uniformes, objets de la vie quotidienne et souvenirs de grands hommes ayant marqué le destin de la métropole européenne, comme Jean-Baptiste Kléber.

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Un centre européen de l’humanisme et de la réforme : Morceaux choisis sur des figures qui ont marqué l’histoire européenne.

UN DOSSIER SUR RELATIO >>>>>>

27/06/2007

Passionnant, non?

607d0cfd5fe39c50334e8197a22372e3.jpg Hatshepsout: la pharaonne ressuscitée

Certes, il y eut Néfertiti et Cléopâtre... Mais, de toutes les figures féminines au pouvoir dans l'Egypte antique, Hatshepsout fut sans doute la plus brillante. La "première des premières", dont les reliques viennent d'être identifiées (voir ci-contre), fut la seule reine, pharaonne jusqu'au bout des ongles. Un personnage d'exception, selon la doyenne des égyptologues français, Christiane Desroches-Noblecourt, 93 ans: "En exerçant réellement le pouvoir il y a plus de trois mille cinq cents ans, alors que la civilisation égyptienne, à l'aube de la XVIIIe dynastie, se trouvait au faîte de sa grandeur, elle ne se cantonna pas à son rôle de grande épouse royale, comme Néfertiti. Ensuite, contrairement à Cléopâtre la Macédonienne, elle était du pays." A LIRE >>>>>>

24/06/2007

La force d’Anselm Kiefer: Le tragique européen en face

Les 10 ans du musée Guggenheim (Bilbao) fêtés avec le peintre allemand

SELECTION RELATIO:medium_anselm_kiefer200.jpgLe récit européen est (aussi) tragique.  On l’oublie trop : la « construction européenne » qui est d’abord pour chaque peuple un effort de soi sur soi vise en priorité à empêcher des bégaiements de cette inhumanité qui a trop souvent fait l’Histoire et qui sous diverses formes reste une menace.

L’art est l’un des outils pour faire « passer ce passé qui ne passe pas », stimuler la lutte contre « ce monstre qui est en nous » et inciter à la vigilance. C’est avec cette optique qu’il importe de voir les œuvres d’Anselm Kiefer, l’un des phares de cet été culturel européen.

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A Bilbao, le Musée Guggenheim, à l'occasion de son dixième anniversaire, accueille jusqu'au 3 septembre une partie du travail de cet artiste allemand.

Ces immenses toiles aux teintes d'ocre et de gris mêlés, ces vastes compositions aux formes tourmentées disent avec une extraordinaire puissance la désolation du monde, les ravages de la guerre, la volonté de survie au-delà des ruines.

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La mémoire de  Shoah est au coeur de l'oeuvre d'Anselm Kiefer. "La cicatrice du temps s'ouvre béante, inondant la contrée de son sang", a écrit le poète Paul Celan, auquel l'artiste a rendu plusieurs fois hommage.

De cette cicatrice infligée à l'Europe par les conflits meurtriers du XXe siècle, l'art porte témoignage.

Et façonne une partie de ce qui est « l’identité européenne ». DR

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22/06/2007

NON au nationalisme d’Etat et à la xénophobie de gouvernement.

Quand les démocrates dignes de leurs valeurs sont intrinsèquement  « sarko-incompatibles »…Oui à la pétition internationale lancée contre le ministère Hortefeux: tenir la promesse d'une mauvaise action n'est pas une bonne action.La légitimité du suffrage universel ne légitime pas tout...

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Une politique de régulation de l’immigration ? Evidemment. Dans le respect des engagements internationaux de la France (droit d’asile, statut des réfugiés…) et dans le respect des Droits de l’Homme. En s’attaquant aux vraies causes de l’immigration clandestine, ce fléaux qui fait la fortune de réseaux de trafiquants et d’employeurs esclavagistes, donc aux coupables et non aux victimes. Et en mettant sur rails une politique active d’un co-développement en vraie rupture avec les pratiques éhontées de la « Françafrique »…

Une politique d’ « intégration nationale », de façon à engendrer un « Vivre ensemble « plus harmonieux, à favoriser l’adaptation à nos lois et à nos mœurs des accueillis depuis longtemps ou des nouveaux arrivants ? Evidemment.

Des règles"utiles et justes" pour accorder la nationalité française ? Evidemment.

Avec des critères d’aujourd’hui, et non des réflexes hérités de législations mal « nettoyées » (raciales, racialistes, racistes ou xénophobes)  de temps qui ont fait la honte de la France. Avec ces exigences de droits et de devoirs sans lesquels  la « carte d’identité » n’est qu’un tatouage administratif souvent coloré par une dose d’arbitraire.

Mais un « ministère » qui lie « immigration » et « identité nationale » ? NON.

Non, en raison de la force symbolique (négative pour tout esprit soucieux d’humanisme et d’humanité) de ce lien.

Non, aussi, parce que le fait de confier la codification d’une identité nationale à un organisme d’Etat traduit une conception chargée de « vents mauvais », comme disait Pétain avant d’être pris dans la tornade vichyste.

Ce n’est pas à l’Etat de définir l'identité nationale, qui n'est ni unique ni figée. Du moins ce n’est pas à un Etat démocratique de le faire.  

 

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D’ailleurs, associer « immigration » et « identité nationale » dans un ministère n'a jamais eu de précédent dans notre République pourtant souvent secouée par des transgressions populistes et bureaucratico-arbitraires.  

Par ce qui se veut un acte fondateur de la  présidence sarkozyenne, la France inscrit l'immigration non  comme un « problème » à régler mais comme une force « ennemie »,  un bouc émissaire, comme un exutoire. France, terre des Droits de l'Homme? A démontrer. France, terre d'accueil? A prouver. France digne de ses valeurs? Restons sérieux...Ou redevenons-le!

Le péril n’est pas que dans des têtes d’intellectuels dénigrées avec une imbécillité populiste par le Président et son ami Hortefeux :il est réel.  Car personne ne peut dire de quoi demain sera fait.  Et car la morale politique (il s’agit aussi de cela) risque d'ouvrir une nouvelle page de notre histoire, celle d'un nationalisme d'Etat et d'une xénophobie de gouvernement tendant à stigmatiser l'étranger comme un problème existentiel et une menace réelle pour l'intégrité ou l'identité nationale. Revoici sous une autre forme le « parti de l’étranger ».  Et « l’ennemi de l’intérieur »…Allô, Kouchner? 

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Pour les démocrates soucieux d’approfondir sans cesse la Démocratie et de la protéger avec vigilance de tout ce qui peut altérer ce bien précieux qui, comme la Liberté selon Voltaire, « permet de jouir de tous les autres biens », il est clair que ce ministère Hortefeux constitue plus qu’une tache, plus qu’une maladresse, plus qu’une erreur. C’est une faute majeure. Et scandaleuse ! Contraire à l'esprit des valeurs du Conseil de l'Europe.

Sarkozy, qui dit adorer et savourer la « transgression », est trop réaliste pour ne pas en avoir conscience. Il l’avait promis, il l’a fait. Soit. Et alors ? Tenir la promesse d’une action mauvaise n’a jamais constitué une bonne action. Même avec cette légitimité du suffrage universel qui...ne légitime pas tout, surtout pas ce qui altère les fondations les plus belles de...l'identité nationale! Une affaire de principes (républicains) de valeurs (démocratiques) et de bon sens. Une question qui rend « sarko-incompatibles » les esprits les plus fidèles au « principe d’Humanité ».

Un espoir : que les pétitions internationales lancées sur cette question et traitées par le mépris au sommet de l’Etat recueillent le maximum de signatures. « Veilleur où en est la nuit ? »…

Daniel RIOT 

EN SAVOIR PLUS SUR DpJ, le Droit pour la Justice >>>>> 

medium_abolition_de_l_esclavage_Convention_du_16_pluviose_an_II.jpgNicolas A. Monsiau - L'abolition de l'esclavage proclamée à la Convention le 16 pluviôse an II
Dessin à la plume rehaussé de gouache - Musée Carnavalet, Paris

NON AU MINISTERE DE L’IMMIGRATION ET DE L’IDENTITE NATIONALE

Comme l’ont souligné les historiens démissionnaires des instances officielles de la Cité Nationale de l’Histoire de l’Immigration, associer « immigration » et « identité nationale » dans un ministère n'a jamais eu de précédent dans l'histoire de la République : c’est, par un acte fondateur de cette présidence, inscrire l’immigration comme « problème » pour la France et les Français dans leur « être » même.
En tant que citoyens, ce rapprochement nous inquiète car il ne peut que renforcer les préjugés négatifs à l’égard des immigrés. De notre point de vue, l'identité nationale constitue, aujourd’hui, une synthèse du pluralisme et de la diversité des populations et ne saurait être fixée dans le périmètre d'un ministère.
Le décret du 31 mai 2007 qui définit les compétences de ce nouveau ministère montre, de surcroît, que les effets institutionnels dépassent la seule question de sa dénomination. Ainsi, ce ministère, qui détient en priorité des pouvoirs de police et de contrôle est aussi chargé de « promouvoir l’identité nationale » et de définir « une politique de la mémoire » dans le domaine de l’immigration. Il dispose d’une autorité complète et nouvelle sur l’asile politique et d’une autorité partagée sur une multitude d’administrations, y compris sur la « direction de la mémoire, du patrimoine et des archives » du ministère de la Défense.
Cette confusion des rôles et des fonctions est inadmissible et inquiétante. Nous protestons énergiquement contre la dénomination et les pouvoirs dévolus à ce ministère et demandons solennellement au Président de la République de revenir à des choix plus conformes aux traditions démocratiques de la République française.

POUR SIGNER LA PETITION >>>>>>>>>>

 

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La France que je n'aime pas.....

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Une affiche officielle d'un autre temps qui est (évidemment) hors sujet  dans le contexte d'aujourd'hui? L'identite nationale est aussi le fruit de tranches d'histoire qu'on aimerait oublier. Toute ressemblance avec le temps présent est évidemment .. délibérée. Non par provocation, mais par précaution. Pardon à celles et à ceux que je choque dans leur Sarkolâtrie. ...Mais Pétain aussi a connu un "état de grâce" très long. C'est un fait, non une opinion. L'illégitime, c'était De Gaulle. Je sais: j'exagère. C'est Sarkozy qui m'incite à la transgression. Cela devrait me faire pardonner, non? DR

19/06/2007

Un bâtiment Pierre Pfimlin pour le Parlement européen à Strasbourg

medium__flimiln_3.3.JPGLe Parlement européen va donner à l'un de ses bâtiments à Strasbourg le nom de son ancien Président Pierre Pflimlin. Cette décision de rebaptiser l'actuel "IPE3" a été prise ce lundi par le Bureau du PE suite à une proposition du député alsacien Joseph Daul (PPE-DE, FR).

Elle s'inscrit dans le contexte des cérémonies officielles organisée par la ville de Strasbourg pour fêter le 100ème anniversaire de la naissance de Pierre Pfimlin, qui a également été maire de Strasbourg de 1959 à 1983.

La cérémonie d'inauguration officielle aura lieu le 9 juillet prochain, en présence de la ville de Strasbourg et du cercle Pierre Pflimlin.

Pierre Pfimlin a été Président du Parlement européen de 1984 à 1987

30/05/2007

Changement de régime avec Nicolas Ier; Vers une Présidence à la russe

La « une » de Libération de ce jour me plaît bien… Parce qu’elle est un excellent reflet d’une situation dont on a bien tort de sourire ! "Sarko en campagne permanente"... Les précédents Giscard et Mitterrand servent d’alibi. Le quinquennat sert d’excuse .« Ce n’est pas un meeting de propagande de l’UMP », assure Devedjan, devant le décor géant du Havre : « Ensemble pour la majorité présidentielle ».

Et pendant ce temps là, le PS fait un festival unitaire chargé d’hypocrisies : « la gauche plurielle et devenue la gauche pour rien », ironise Noël Mamère alors que la pauvre Mme Voynet pratique l’ouverture à sa façon, en frappant à la porte de…Juppé.   

Ce n’est pas grave : il paraît que les Français se moquent des critiques formulées contre « L’Elysée aux champs » (comme dit « C à-dire » sur la Cinq)   et qu’ils ne sont pas du tout  passionnés par les questions institutionnels.

Pourtant, nous sommes en train de changer de république, sans modifier la Constitution : »Je suis un gouvernement qui gouverne », dit et redit Nicolas Ier en jetant par-dessus les moulins l’article 20 de la Constitution et en appelant les électeurs  à aller voter pour ratifier leur choix présidentiel, à le plébisciter (c’est le mot qui convient !) et non pour avoir des représentants du peuple à l’assemblée nationale.  

Le « Président de tous les Français » ? Un Président en camapgne permanente pour les Législatives et, déjà,  …pour 2012.

« Une présidence à l’américaine »,  osent dire de bons esprits qui se prétendent même politologues. C’est oublier (entre autres) le poids du Congrès et des Etats… Soyons un peu sérieux. La démocratie, ce n’est pas seulement le pouvoir de la majorité, c’est aussi le respect et la représentativité des oppositions. Nous sommes dans un système présidentiel  à   la russe, plutôt.  En tous cas, nous sommes dans un système unique en son genre dans les démocraties pluralistes. Avec un règne oligarchique et monarchique qui se réclame de la République.

J'ai passé une partie de ma journée au Conseil de l'Europe: c'est bien de voir le regard des autres... La France un modèle de démocratie? "Donneurs de leçons, taisez-vous! " Pas fier le coq... Mais les gens sont méchants, c'est bien connu: des jaloux et des envieux...

Peut-être faudrait-il créer un Ministère de l’identité... républicaine. Cela supposerait un monarque éclairé, et pas seulement sous les sunlights… Un roi confronté  à un vrai parlement doté de vrais pouvoirs et non servi par une assemblée de courtisans enregementés. Un monarque qui sache, comme disait Tacite (auteur à la  mode à Strasbourg en ce moment), que  « la plus vile espèce d’ennemis ce sont les louangeurs » et que « le désir de dominer est une passion dévorante qui étouffe tout. Un Roi qui se souvienne qu'une majorité trop forte devient vite non maitrisable et qu'un peuple qui se sent mal représenté finit par se révolter.

Enfin, inutile de se prendre la tête, rien de tragique en vue pour l'instant...L'état de grâce aussi est d’origine monarchique. Comme la concentration des pouvoirs, judiciaires compris (ce qui est une insulte à Motesquieu). Et c’est un fait historique et sociologique qui fait des ravages de temps à autre  en notre bonne et belle France: « on » s’en veut toujours d’avoir coupé une tête royale… L’une des vraies « exceptions » française vient de là.

Qui parlait récemment de « Tiers-Etat » ? Ah ! Oui… Bayrou. Prémonitoire ?  Attendons la suite. "Tout ce qu’on ne connaît pas parait magnifique ", constatait Tacite.