27/01/2008

Sur RELATIO

DEMOCRATIE :Le Conseil de l’Europe à l’épreuve

f8e9bdddaef5c56c3c79e0daab48ef8b.jpgEDITORIAL RELATIO PAR DANIEL RIOT La démocratie n’est pas un état, mais une dynamique. Elle est perfectible en permanence et à tous les niveaux. Soit. Mais elle est tout de même un régime qui suppose des règles minimales, un respect de quelques normes fondamentales.

Les imperfections de ce qui reste « le pire des régimes à l’exception de tous les autres » ne doivent  en rien constituer des excuses pour ceux qui , délibérément, piétinent les principes, déchirent les valeurs, détournent les mots. De même les difficultés des « transitions démocratiques » que connaissent depuis la chute du Mur de Berlin et l’implosion du totalitarisme impérial soviétique ne doivent pas permettre de tout tolérer;de tout excuser….

Le Conseil de l’Europe est le premier confronté aux difficultés de concilier deux nécessités : celle de na pas vider le mot « démocratie «  de sa substance et celle d’encourager les processus qui peuvent favoriser un advenir démocratique…  

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19/11/2007

L'Europe? Des femmes, des hommes, des prénoms, des visages, des regards...

 L'Europe? "Un gigantesque port d'attache"

54bcca9366dfec91919753c0b78c13f0.jpgEAUX FORTES

Koen PEETERS : « L’Europe ? Un géant dans des habits trop étroits » Lors du premier Festival  de la philosophie qui s’est tenu les 16et 17 novembre  à Flagey, à Bruxelles, l’écrivain flamand Koen Peeters, auteur de « Grote Europese Roman », le Grand roman européen, a prononcé un très beau discours clôturant la journée consacrée à l’Europe et ses frontières.

.A telecharger. EAUX FORTES. Relatio Koen Peeters.doc 

 "C'EST NOTRE HISTOIRE"....contée à Bruxelles

LE MUSEE DE L'EUROPE DE BRUXELLES A OUVERT SA GRANDE EXPO:"C'est notre Histoire". Original,spectaculaire, émouvant. L'Europe en chair et en os." L'idée européenne? ": ce qui donne du corps à l'esprit du continent... L'Europe? Des femmes et des hommes, des visages, des regards, des sens,  non des directives et du papier... La capitale bureaucratique de l'Union européenne montre que l'Europe est d'abord une âme. DR

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Des ruines de l'Europe, en 1945, aux défis qui se posent aujourd'hui à notre continent, le visiteur ira à la rencontre de l'Histoire, mais aussi de son histoire. Car l'exposition montre que nous sommes tous les héros de cette formidable aventure que constitue l'unfication progressive de l'Europe.

Tous les moyens de la muséologie contemporaine ont été mis en oeuvre. Décors, films, multimedia, interactifs, émaillent un parcours dans lequel une place particulière a été réservée aux objets authentiques: plus de 500 d'entre eux ont été prêtés par 80 musées de tous les pays d'Europe. La robe d'une petite fille cousue dans les drapeaux alliés, le premier lingot d'acier fondu dans le cadre de la CECA, un sac à charbon du pont aérien de Berlin, le journal de bord illustré tenu par un jeune Hongrois pendant les événements de 1956, le journal de marche d'un soldat anglais pendant l'aventure de Suez, des morceaux du rideau de fer et du mur de Berlin, un "pot à odeur" de la Stasi, des objets de la vie quotidienne: autant de témoignages poignants qui racontent l'aventure des Européens pendant plus d'un demi-siècle.

Introduction à la visite    

L'exposition que l'on vous invite à visiter est construite comme un spectacle: une succession d'impressions visuelles, auditives ou tactiles s'adressant au coeur aussi bien qu'au cerveau, pour faire éclore chez le spectateur réflexions et émotions. On ne raconte donc pas une telle expo.  En voici toutefois ce que l'on pourrait appeler une "bande-annonce", sous forme de courts extraits video (une minute chacun) d'une prévisualisation virtuelle...

 VIDEOS >>>>

EXTRAITS TV >>>>

UN TOUR DE L'EXPO DANS LE SOIR >>>>>

LE CATALOGUE DE L'EXPO >>>>>

INFOS PRATIQUES >>>>>>

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LE BLOG >>>>>>

LE RESEAU DES MUSEES D'EUROPE >>>>>>

17/11/2007

Europe : Cette paralysante… « question anglaise », par Daniel RIOT

Commentaire RELATIO: Intéressant le discours de Bruges du ministre britannique des affaires étrangères. Intéressant et paradoxal. Ambigu,même… A l’image de l’engagement européen du Royaume Uni, d’une Angleterre qui se veut toujours à la fois au balcon et dans la rue, dans les gradins et sur la pelouse de jeu…

Pour lui, l'Union européenne doit « accroître ses capacités » militaires et sa coopération avec l'Otan, mais elle ne sera « jamais une super-puissance » Elle sera quoi, alors ? Un espace au service d’autres puissances ?Elle peut être, selon David Miliband  « une puissance modèle » C’est beau, comme objectif, mais modèle en quoi ? Elle pourrait fixer qui « des normes mondiales » et se faire « le champion de la défense du droit international et des droits de l'Homme ». Bien, mais avec quels moyens, en fonction de quels critères ? Avec surtout quelle autonomie d’actions et de décisions ?

Londres regarde toujours plus vers le grand large que vers le continent. Ainsi, sans citer le président français, le ministre a répondu à Nicolas Sarkozy qui conditionne un retour de la France dans le commandement militaire intégré de l'Otan à un renforcement de la défense européenne pour assurer l'  « indépendance » et l'  « influence » de l'Europe.  « Nous devons surmonter les obstacles à une collaboration (des pays de l'UE) avec l'Otan », souligne M. Miliband… Soit, mais en noyant l’Union dans une zone transatlantique sans ce « pilier » européen que voulait Kennedy et que les Anglais, malgré les accords de Saint-Malo (restés lettres mortes, ou presque) ont toujours sapé…

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23/10/2007

Europe : Vous avez dit « populisme » ?

L’éditorial de Daniel RIOT pour RELATIO

POPULISME. Le mot s’étale, une fois de plus, dans tous les commentaires, ou presque, sur l’échec des jumeaux de la droite « dure » de Pologne et sur la réussite de  Blocher, en Suisse. Comme sur les poussées indépendantistes des flamands belges, les inspirations xénophobes des législations européennes sur les immigrations, les développements de la politique-spectacle, les excès de la médiacratie, les contestations de la démocratie représentative,  les poussées des idées néo-conservatrices de droite, les dominations des croyances sur la rationalité, et/ou les démagogies révolutionnaristes d’extrème-gauche…

POPULISME. Quelle définition donner à ce mot qui s’appliquant à tout, ou presque, finit par ne plus avoir de sens ? Est populiste celui qui flatte le peuple en prétendant le servir tout en le trompant ? Sans doute.

Est populiste celui qui tente de séduire le plus grand nombre en jouant sur les leviers les moins nobles de la nature humaine : jalousie face à ceux qui ont « réussi » (les « élites ») ; sentiments d’insécurité ; émotivité mal maîtrisée ; simplisme des solutions face à une société de plus en plus complexe ; peur de la concurrence des « autres » (réflexes des petits blancs aux Etats-Unis) ; rejet de « l’Autre », trop différent ou trop semblable ; transformation, selon le mot de Finkielkraut, de « la culture de l’autre en négation de l’autre » ; exaltation des pouvoirs des « masses » ; culte du « chef »…

POPULISME. Le mot est lié bien sûr à PEUPLE, un autre terme que les dictionnaires peinent à définir…  Un « ensemble d’êtres humains vivant sur le même territoire ou ayant en commun une culture, des mœurs, un système de gouvernement. » Oui, mais cela sous-entend un unanimisme impossible…

Coup d’œil dans le rétroviseur : Le « populisme » contemporain est né (signe d’une Europe prise en sandwich ?) en Russie et aux Etats-Unis…

Le mot  a été inventé lors de la seconde moitié du XIXe siècle par des intellectuels révolutionnaires anti-tsaristes russes et correspond peu ou prou au mot « narodnik ». Ces révolutionnaires idéalisaient les paysans, leur mode de vie et surtout l’âme du peuple russe pour lutter contre l’arbitraire…

Le mot a trouvé sa version américaine en 1890 aux Etats-Unis avec le « People’s party », qui réunissait des petits propriétaires terriens…contre les riches de « Wall Street ». Un « agrarianisme » que l’on retrouvera au XX ième siècle en Europe centrale et orientale : les roumains du Parti paysan de Stere, les mouvements agrariens en Pologne (le Parti paysan Piast), en Bohémie (le Parti des fermiers et des petits paysans) ou en Serbie (le Parti agraire serbe).

Et un mot qui prendra sa pleine signification à la fois péjorative et laudative en Amérique latine dans les années 30… Avant le triomphe du Péronisme.

En France, le mot « populisme » est très en vogue depuis les années 90. Il a d’abord été utilisé, par facilité,  en litote : à la place de anti-démocrate, de raciste, de xénophobe, d’hostile aux droits de l’homme… Il s’agissait de ne pas accabler  Le Pen de qualificatifs trop « forts » susceptibles de fonder bien des procès en diffamation… Le racisme, l’antisémitisme sont des délits : le populisme est une façon d’être et de faire…   

Il est aussi utilisé, par excès,  en emphase, d’une façon stupide : « populistes », les attaques (justifiées)  de Bayrou contre les « puissance d’argent qui dépendant des commandes d’Etat et dominent les média » ? On est toujours le populiste de quelqu’un, sans doute…

Et comme nous ne sommes jamais en panne d’un « post » ou d’un “néo” pour masquer notre manque d’inspiration, nous avons créé le « néopopulisme » qui vise ceux qui utilisent les média en  privilégiant le pathos au détriment du logos. Comme si cela était nouveau …

A force d’être mis à toutes les sauces, le mot « populisme » est  devenu un terme « auberge espagnole » : chacun y trouve ce qu’il y met. Et cela n’est pas que français. « il y a en Europe autant de populisme que de pays », constate Jean-Yves Camus, chercheur spécialisé dans les « extrêmes droites »,  en faisant la différence entre le « populisme de récession » (la France de Le Pen), le « populisme d’ajustement» (la Pologne des jumeaux), le « populisme de prospérité » (la Suisse de Blocher)…

Peut-être. Tous, en tous cas, recouvrent des idéologies, des pratiques ou des desseins qui reposent sur une exaltation du nationalisme (et non du patriotisme), de la loi du plus fort, de l’autoritarisme, de la méfiance envers les élites et de la défiance démocratiques, du non respect des droits de l’Homme, d’un « Vivre ensemble » marqué plus par ce qui divise que par ce qui réunit et d’un air du temps liberticide … Sans doute parce que la Liberté est plus facile à être célébrée en chantant qu’à être assumée. Et parce qu’en cette ère de « l’individualisme de masse », la « massification des individus » se paye cher par l’altération, l’amputation voire la négation, de la …Personne.

Cette déferlante des « populismes » est plus culturelle que politique. C’est ce qui la rend particulièrement inquiétante. En cela, la Suisse n’est pas une exception européenne … même si, avec Blocher, elle est condamnée à rester longtemps un trou sur la carte géographique de l’Union européenne.

Au moins, pour l’heure, Blocher n’a pas inscrit à son programme le retrait de l’Helvétie du Conseil de l’Europe, donc de la famille des droits de l’Homme : ce filet de sécurité peut être utile, au bord du lac de Genève, et ailleurs.

Daniel RIOT

20/10/2007

Pour une Académie européenne: Un appel de RELATIO

EDITORIAL RELATIO-L’Europe, c’est d’abord un Esprit. Une culture. Un bouillon de cultures. Fruits de croisements, de frottements, d’échanges, de mélanges, d’alliances des contraires. Que n’a-t-on pas dit et écrit sur ces thèmes sans aller au bout de la logique des constats et des analyses faits.

bafd4b1c2bc76183fd4c6ac45fa68699.jpg« Il nous faut créer l’Europe de l’Esprit », exhortait Pierre Pflimlin. « Notre armes absolue, c’est le cerveau », lançait Louis Weiss. Deux phrases lancées, entre autres, dans l’hémicycle du parlement européen. Combien d’autres, de la même veine, ont été prononcées par d’autres esprits éminents et pertinents dans l’enceinte du Conseil de l’Europe depuis 1950 ?

Je sais. Je vois d’ici quelques têtes « cocalisées », « macdonalisées », « TFunisées » crier à la ringardise. L’académisme est crucifié quand le conformisme est vénéré…Et les Académies telles qu’elles fonctionnent sont plus des salons de « couronnés » que des assemblées de personnalités audacieuses, susceptibles de secouer les idées poussiéreuses. Capables de mieux définir cet "Esprit d'Europe" si indispensable pour que nos valeurs, nos principes d'humanité, nos idéaux démocratique résistent aux effets pervers de la globalisation, aux "chocs des cultures", aux poussées des anti-valeurs. Résistent, et s'épanouissent!  

Jacques Delors, avec ses moyens de Président de la Commssion avait tenté de constituer une cellule académique chargée de « penser l’Europe ». Cela a donné quelques colloques intéressants mais trop confidentiels et quelques publications très riches, mais pas assez lues. Cela surtout n’a pas été suffisamment développé. Et trop limité, dans le temps et dans l’espace. L’Europe, ce  n’est pas que l’Union. L’Europe c’est toute cette « eurosphère » qui dépasse largement les frontières des 27, même s’ils deviennent plus demain.

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02/10/2007

fragment de pensée

 « Le malaise français est d’ordre intellectuel car nous ne sommes pas encore en état de surmonter l’écart entre la réalité vécue et la réalité pensée qui est le verrou majeur ». Pierre Rosanvallon et Thierry Pech

 

01/08/2007

Réflexions pour l'été...

L'Europe face à la "révolution néotique"

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Une bonne idée, excellente même, surtout en cette saison où, en théorie, nous devrions mettre en vacances nos …habitudes (y compris cérébrales):  Iconoclaste et son blog Smart Futur (sur blogsprit) ont lancé un questionnaire à quelques têtes pensantes (dont vous si vous voulez jouer le jeu de la confession intellectuelle) comment ils voient la France en 2015… délices et vanité de la prospective.

Qui disait, « l’avenir ne m’intéresse pas puisque soit je vais le vivre soit je ne le connaîtrai jamais ? » Pourtant, « l’avenir commence aujourd’hui »,pour reprendre le titre de Marc Halevy, l’une des « têtes d’œuf », aussi que « pleine que bien faite » qui ont été interrogées par « Iconoclaste »….

Un personnage, ce champion de la « complexitude », ce patron du réseau européen de « Prospective Noétique », cet esprit libre (donc ouvert) qui sait qu’il n’est point d’intelligence sans humour. « L’avenir de l’Homme , c’est l’Ours »

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Après Polytechnique et ses études d'Ingénieur nucléaire, Marc Halévy (photo) devient élève du prix Nobel 1977, il mène des études de MBA et de philosophie et histoire des religions (spécialement la Kabbale et le Taoïsme) et devient créateur et manager d’entreprise.

Enseignant, consultant, conférencier, philosophe et écrivain, il est sûr que le monde change de paradigme et bascule radicalement d'une économie industrielle (fabrication et échange d'objets matériels) vers une économie de la connaissance (création et prolifération d'idées immatérielles). D’où "Prospective Noétique" (www.noetique.org)

Réflexions et actions…  Pas de vœux pieux :« Un vœu pieux, c'est comme un vieux pneu, c'est vide et ça crève ». Pas d’illusion : « Un couple, c'est comme un bilboquet : c'est fait pour s'emboîter mais ça rate neuf fois sur dix ».  Un beau réalisme : « la pluie ne mouille pas les poissons ».  Et une grande sagesse devant cette connerie qui comme ne disait pas Descartes est « la chose la mieux partagée du monde » : « Dire à un con qu’il est con n’est pas un jugement, c’est une consécration qui le promeut au rang de sacré con »…

 

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Extraits de son ITW à Iconoclaste :

Question : «  3 idées reçues du moment qui vous insupportent le plus ? »

Réponse : Mondialisation. La mondialisation est effective depuis l'homme de Neandertal. Les plus grands "mondialisateurs" furent Gengis Khan, Marco Polo, Magellan, etc … De concept erroné masque en fait un redéploiement rapide des économies de proximités et l'explosion de tout le monde humain en une mosaïque intriquée de petites communautés sélectives et électives.

Progrès. Le seul progrès dont puisse se targuer la modernité est d'ordre strictement matériel et fonctionnel. Le prix à payer pour ce "confort" souvent inutile, est une immense misère morale (dans les deux sens de psychologique et d'éthique).

Justice. Surtout dans le sens de "justice sociale" qui est un attrape-nigauds idéologique. Derrière ce mot aux semblants convenables, se cache en fait un égalitarisme délétère. Être juste relève, à mon sens, non de la Justice, mais de la Justesse. Être égalitaire, c'est être injuste envers les meilleurs.

d8582b2e2cb7321ce7fe18b799d9325b.jpg(tableau iconoclaste de Duchamp)

Question : En France ce qui est incertain est anxiogène alors que dans d’autres cultures le changement, le rebond ou l’obsolescence sont perçus positivement. D’où vient ce goût génétique de l’immobilisme & de l’invariant ?

Réponse : Une enquête récente montre que plus de 80% d'adultes européens connaissent la même angoisse devant l'incertitude. Pourtant, notre monde devenant de plus en plus complexe, il est mathématique qu'il devienne de plus en plus imprévisible, donc incertain. Contrairement à ce qui est dit, l'homme est un animal peureux (parce que fragile et nu). Il n'y a que les peuples qui crèvent qui sont prêts à risquer leur peau pour survivre. Tous les peuples embourgeoisés s'enlise dans le sécuritarisme et sont prêts à troquer leur liberté (dont ils ne savent que faire) contre un peu plus de sécurité. Panem et circenses.

Question : 3 thèmes hyper tabous en France qu’il semble impossible d’aborder dans un débat de la société civile ou dans la gestion d’une entreprise?

Réponse : L'inégalité foncière des hommes. L'inefficacité de la démocratie. La christianité des droits de l'homme.

Question : 2 ou 3 noms d’iconoclastes qui vous viennent spontanément à l’esprit depuis 3000 ans ?

Réponse :Lao-Tseu. L'auteur anonyme du Cantique des cantiques. Héraclite d'Ephèse. Michel-Eyquem de Montaigne. Friedrich Nietzsche. Werner Heisenberg. David Böhm. Moi.

b9fb979dd309e011eefa73e861cf60d7.jpg(Duchamp)

Question : La France en 2015-2020, vous l’imaginez comment ?

Réponse :1- Rongée par des logiques de pénurie (par exemple : le baril de brut à plus de 400 dollars avant 2020 ou 4.000.000 d'emplois durablement non pourvus par manque de gens compétents)

2- Explosée en une multitude de communautés semi autonomes formant mosaïque avec disparition concomitante de l'Etat et de son infect jacobinisme.

3- Gangrenée de guerres civiles plus ou moins larvée, et chauffée d'émeutes régulières du fait de l'effondrement des systèmes d'assistanats sociaux.

4- Soutenue par une économie de PME et d'artisanats et débarrassée des grandes entreprises cotées en Bourse (elle-même exsangue) pour cause de faillites à répétition.

5- Peuplée de zombies lobotomisés et paupérisés dont la seule activité sera "second life".

6- Désertifiée dans sa moitié sud »

e433a56561cf5188a2764802ecea67f6.jpg(Dessin paru dans Le Monde)

Quelles perspectives ! On fait quoi pour éviter çà ? On devrait pourtant pouvoir si effectivement, selon la formule gourmande de Marc Halévy,  « l’intelligence est le sot-l’y-laisse de l’humanité »… Le salut de la noosphère viendra de la noétique. Sous la plage :la pensée métalogique…

Daniel RIOT

Lire l’ITW dans son intégralité >>>

D’autres ITW d’Iconoclastes qui dépoussièrent les cerveaux>>>>

d2cc0fbec3b307c83c1e851c9fbeb70b.jpgLes livres de Marc Halévy sur Amazon >>>

L'Etre en devenir: un livre en ligne >>>>>

Les éditions Marane>>>>>>

Sélection de sites sur la Prospective >>>>

 

17/06/2007

Le sillon du MoDem : Une vraie révolution citoyenne, si…

Indépendamment de sa faiblesse parlementaire, le Mouvement Démocrate incarnera une force authentiquement « révolutionnaire » si François Bayrou tient son cap, creuse son sillon et muscle ses « cadres » qui doivent orchestrer ce qui est d’abord un choc culturel. « Plus rien ne sera comme avant », avait-il lancé le soir de son éviction des Présidentielles : l’épreuve de vérité commence dès  maintenant... Une épreuve importante pour la France, mais aussi pour l'Europe. le MoDem n'est-il pas le seul mouvement à la fois fois euro-réaliste et euro-enthousiaste? D'ailleurs, la "révolution orange" de Bayrou est suivie de très près chez nos partenaires de l'Union... Ne serait-ce que parce que le MoDem peut réconcilier les Europes de Schuman-Monnet et de De Gaulle

Le MoDem, cet emmerdeur …

Preuve est faite depuis le début de cette année électorale : le MoDem est un emmerdeur. Pour la droite, pour la gauche, pour les Verts, pour les archéo-centristes et pour une grande partie des commentateurs politiques qui, en fait, sont plus des agents de conservation du système en place que des détecteurs d’évolutions, des esprits renifleurs d’un avenir par définition « écrit nulle part »…

Le MoDem, c’est quoi ? Une vraie  rupture, au sens plein du terme. Ou plutôt une série de ruptures qui s’additionnent, se multiplient, s'entremêlent. C’est en cela que Bayrou a raison de parler de « Révolution ». Une Révolution sereine et calme mais qui peut marquer durablement l'Histoire. Une Révolution citoyenne et culturelle.

Rupture politique : Les « partis du centre » étaient condamnés, par notre système présidentialiste binaire,  soit à s’excentrer, en « tombant à droite » soit à s’éventrer ou s’écarteler (la famille radicale le sait bien), en servant d’alibi aux fausses « politiques d’ouverture » à la droite ou à la gauche, en fonction des locataires de l’Elysée et de Matignon.

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Depuis la fin du MRP (qui, lui,  a su longtemps avoir deux yeux, deux oreilles, deux mains, deux pieds pour servir des valeurs de liberté, de résistance et de solidarité sociale), le Centre a d'abord été une réserve  de « forces d’appoint », avec des « cocus de l’ouverture » sur des strapontins…

Un « milieu » où des « centristes » (« sangs tristes », écrivait Pasqua)   guidés par les  lampions des pouvoirs en place  oubliaient trop que « modération » doit rimer avec « conviction » et non avec « dilution », « absorption », « renonciation »…Et non, surtout,  avec carriérisme.

Edgar Faure, par ailleurs si riche de qualités, a eu tort de donner trop facilement bonne conscience à trop de grenouilles du marais centreux avec son constat d'observateur du ciel "Ce ne sont pas les girouettes qui tournent, c'est le vent"...

Fini le temps du "cul entre deux chaises" ou du centrisme borgne? Espérons. Voici le "centrisme " de la "troisième chaise" , comme dit Bayrou, et de la vue large et profonde? Espérons. Si non, le "nouveau tiers état" si bien analysé par Bayrou fera une autre Révolution, moins calme et moins sereine, et plus illusoire et périlleuse.

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Le Centre central, « l’extrême centre révolutionnaire »,  a l’ambition de jouer le rôle d’un vrai …Centre, donc de pivot. D'un carrefour non d'un rivage de secours... « Se dire de droite ou de gauche, c’est prendre le risque de l’hémiplégie », souriait Raymond Aron, qui a eu si souvent raison contre Sartre et qui a été si mal compris par la droite et si défiguré par la gauche.

Rupture démocratique : « Le pire des régimes à l’exception de tous les autres », comme le constatait Churchill, est un jardin à cultiver en permanence. La démocratie ne se réduit pas à un mode de sélection d’élites plus ou moins représentatives, ni aux lois d’une majorité par définition changeante, ni en quelques campagnes électorales,  ni à la convocation plus ou moins régulière des citoyens aux urnes, ni à la soumission à la dictature populiste  des sondages, aux mirages médiatiques de l'info-spectacle, aux lois de cette "doxocratie" exploitée  par une oligarchie masquée logiquement plus conservatrice et corporatiste que progressiste (qu'elle soit de droite ou de gauche) ...

medium_Democrate_victor_Hugo.jpg" La République est une idée, la République est un principe, la République est un droit. La République est l’incarnation même du progrès'. Victor HUGO Choses vues

>>>Elle est grille de valeurs non proclamées mais respectées : le Conseil de l’Europe vient de le rappeler opportunément dans  le silence politico-médiatique qui caractérise tant cette France de l'autosatisfaction qui ne supporte pas le regard critique de ses voisins:"Il n'y a pas de démocratie authentique sans oppositions fortes et respectées"

>>>Elle est prise en compte réaliste des inévitables « rapports de force », non pour que les plus forts, les plus puissants  ou les plus nombreux imposent leurs lois aux plus faibles, mais pour que les relations humaines reposent sur des valeurs  partagées. Des valeurs qui ne prennent du sens que par le Droit quand se droit est mis au service de la Justice (ce qui loin d’être la règle commune). Des valeurs qui s'épanouissent quand on applique la recette de Monnet et Schuman:"Marier la nécessité et l'idéal"

>>> Elle exigence d’informations, de pédagogie, de débats, de « limages de cervelles », comme disait Montaigne.

Des informations? Oui mais  qui ne s’apparentent pas à cette propagande, déclarée ou masquée, qui selon Noam Chomski, « est aux démocraties ce que la violence est aux dictatures ».

Des débats? Oui,  organisés mais  ouverts, qui ne se résument pas à des offices d’officines… « Quand tout le monde pense la même chose, c’est que personne ne pense », avait lancé Bayrou en rompant avec l’unanimisme cultivé artifciellement dans la coalition UMP… C'est dans cet esprit que Chantal Cutajar vient de lancer ses Conférences de Citoyens de Strasbourg

« Nos démocraties électives ne sont pas des démocraties représentatives », regrettait Paul Ricœur. C’est encore plus vrai dans la France d’aujourd’hui. Et cette « démocratie représentative » à reconstruire doit être intrinsèquement participative, délibérative, consultative, constructive. Vivante. Donc (ce n’est pas une évidence pour tout le monde) pleinement citoyenne.

Le constat de Jacques Derrida doit être, au MoDem, un vrai mot d’ordre, et une préoccupation permanente : « Etre démocrate, ce serait agir en reconnaissant que nous ne vivons jamais dans une société assez démocratique »… 

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Rupture éthique et morale : la démocratie élective telle que nous la pratiquons n’est qu’un mode de sélection des « élites ». La démocratie effective est d’abord une grille de valeurs. Des valeurs qui n’ont de sens que dans des actions qui les illustrent, les concrétisent les incarnent. Pour reprendre le  mot que Chantal Cutajar a érigé en devise personnelle, ce qui doit être prioritaire, c’est « l’utile et le juste », deux mots indissociables en politique. Des mots qui ne sont ni de droite ni de gauche. Et qui reflètent bien la finalité du MoDem. L’une de ses raisons d’être, même. Avec ce que Bayrou incarne bien actuellement par ses rebellions pacifiques, son esprit de résistance, et sa ténacité : En politique, la morale ne doit pas se découper en tranches.

« Pour moi, morale et politique doivent être synonymes » confiait Pierre Pflimlin. Et, en politique, la morale doit précéder et dépasser le droit. Le « ré enchantement » de la politique passe par là. Par cette exigence. Et par cette pratique. 

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Aristote et Platon

Rupture philosophique : La droite met en avant la Liberté, la gauche privilégie l’Egalité. Le Centre veut lier les deux. Par cette Fraternité sans laquelle Liberté et Egalité restent antagonistes, inconciliables. Par cette prise en compte de la Personne, cet individu reconnu comme porteur d’une transcendance, d’une « égale dignité », d’une « irréductible liberté » trop souvent réduit à une carte d'identité, à un numéro, à une etiquette, à un dossier, voire à une marchandise...

Ce n’est pas un hasard si Bayrou, porteur des valeurs du christianisme social, de l'esprit laïc et républicain et des idéaux que recouvre l'expression "principe d'Humanité", se recommande volontiers de Jacques Maritain et des philosophes dits « personnalistes ». Des philosophes trop oubliés, y compris dans les facs de philo où la mode reste à d’autres courants de pensée qui à force de décortiquer le nihilisme finissent par le propager. Et qui ont tant contribué à ce que Finkielkraut appelait voilà près de quinze ans « la défaite de la pensée ». Une défaite accentuée par le primat de l’image sur le mot, du paraître sur l’être, du virtuel sur le réel.

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Ce retour en politique du personnalisme implique une « déconstruction », selon l’expression de Jacques Derrida, de ce que recouvre cet « humanisme » plus proclamée qu’analysé et des « doxa » du XX ième siècle. Le « Centre central » implique une philosophie du doute, du questionnement, de l’interrogation. « Une philosophie érigée en système cesse d’être philosophique », soulignait Paul Valéry. 

Il implique aussi une philosophie d'action qui donne la priorité à une finalité claire: améliorer le bien-être de la communautés des femmes et des hommes, un bien-être qui doit être élargi au plus grand nombre et être durable, au-delà du présent. "Un politicien pense aux prochanes élections, un homme d'Etat pense aux prochaines générations". Nous manquons d'Hommes d'Etat.

Il implique encore et surtout peut-être une philosophie qui repose sur la perfectibilité de l'Homme et de la Société. "La seule perfection de l'Homme, c'est sa perfectibilité", disait André Neher. On n'y songe pas assez. Comme on oublie trop, croyant ou non, le mot de Bernanos:'Les seules mains de dieu, ce sont les nôtres".

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Rupture économique : La droite privilégie l’efficacité, la compétitivité, la production de richesses. La gauche donne la priorité à la qualité de vie partagée, à la solidarité, au partage des richesses (même inexistantes). Le Centre veut agrandir le gâteau pour mieux le partager. Comment ? En repensant le libéralisme économique, trop diabolisé à gauche, où l’on oublie que LIBERAL  vient de « Liberté », et trop caricaturé à droite où l’on oublie que « la main invisible » ne régule le marché que si des règles du jeu précises et bien lisibles sont respectées. Et que l'argent les valeurs marchandes ne sont que des moyens, non des fins. Le capitalisme n'est pas un cannibalisme.

Rupture sociale : Pour la droite, le « social » reste de  l’ordre compensatoire du caritatif, de la charité. Pour la gauche, il demeure de l’ordre protecteur de l’étatisme et de l’assistanat. Pour le Centre, le social  s’inscrit dans l’ordre de la Justice, allie protection et promotion et  devient la finalité même de l’efficacité économique. « Remettre l’Homme, le principe d’Humanité, au cœur de toute action » : ce n’est pas un vœux pieux. C’est un programme d’action.

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Rupture programmatique : A droite comme à gauche, on a pris l’habitude (comme dans les programmes scolaires et universitaires, d’ailleurs) de découper les problèmes en tranches, les champs d’activités en parcelles, les politiques en secteurs. Le temps des cases, des étiquettes, des rayonnages, des oeillères, des frontières intellectuelles, des « spécialistes », des « experts »…

Tout ne doit évidemment pas être dans tout n’importe comment : c’est l’évidence. Le niveau des connaissances, la variété des activités, la diversité des problèmes à régler et des défis à relever imposent des  classements, des rangements, des spécialisations. Mais LE politique, par définition, pour reprendre une métaphore d'Edgar Pisani, est un médecin généraliste : il  doit s’occuper de l’ensemble du corps social, de tout l’organisme,  et non d’un ou de quelques organes…

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Un programme politique ne doit donc pas être un catalogue de mesures, de promesses, d’engagements. Il doit d’abord  être un projet cohérent, avec la prise en compte de données verticales et horizontales, de dimensions qui s’imposent dans tous les secteurs et à tous les niveaux.

C’est ce qui a fait la véritable  originalité du « projet présidentiel » de Bayrou, une originalité bien mal mise en relief par  des commentateurs trop figés dans des schémas dépassés. Une originalité qui ne l'a pas condamné aux oubliettes avec sa non-réussite électorale. Lier l’économique, l’écologique et le social. Tenir compte de la dimension européenne dans tous les domaines. Placer l’éducation au cœur de toutes les actions. Globalité et cohérence. Avec des modalités définies en fonction des finalités. C’est cela, entre autres, la social-économie (plus chargée de sens et d’avenir que la social-démocratie), l’éco-économie, la « démocratie sociale »…

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Rupture étatique : Les débats entre le « trop d’Etat » déploré par la droite et le « Plus d’Etat » toujours réclamé par la gauche sont dépassés : c’est l’art et la manière de construire un « Mieux Etat », selon la formule d’Edgar Pisani, qui importe.

Quel beau chantier ! Au-delà des frontières fatalement mouvante entre le « public » et le « privé » qui ne doivent en aucun cas se décider par décrets, ce chantier  engage toutes les forces vives du pays. Et il touche les différentes formes de fonctions publiques, les découpages administratifs, les structures nationales, régionales et locales, la mise en place d’une « société civile organisée », le soutien au tissus associatif…Sans oublier les auxiliaires indispensables à un Etat plus « éclaireur » et « stimulateur » que gestionnaire : les structures de consultation, de coordination et d’anticipation …

Quel crime d’avoir tué le Commissariat au Plan crée par De Gaulle et Monnet ! Quelle  faute d’avoir réduit le rôle et les moyens de l’Aménagement du territoire ! Quelle bêtise d’avoir transformé le Conseil économique et social en « placard à sucettes » ! Quelle lacune de ne pas avoir un Observatoire du futur chargé d’évaluer les conséquences directes et indirectes des lois décidées ! Quelle honte de ne plus avoir (les fonctionnaires n’en sont pas responsables) les thermomètres indispensables aux prises de température des prix, de l’emploi, du chômage…

Ce « Mieux Etat » implique également un assagissement  de notre délire législatif et  de notre étouffoir bureaucratique et technocratique. Il implique surtout un retour aux principes de base définis par ce cher Montesquieu, plus cité que suivi : la séparation des pouvoirs est en France aujourd’hui plus de type russe que de type américain…

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Rupture sociétale : Pour la droite, le temps de la « luttes des classes » est terminé alors que tout est mis en œuvre pour que le slogan de Guizot « enrichissez-vous » ne profite qu’aux plus nantis… Pour la gauche, la lutte essentielle demeure celles des opprimés contre les oppresseurs.

 Pour le "Centre central", le « Vivre ensemble » se fondant sur le respect de la Personne repose sur le dépassement des tatouages sociaux par une « démocratie sociale » à approfondir en permanence. Par la prise en compte et non de gommage ou la hiérarchisation des différences. Par le refus des idéologies, des comportements, des réflexes qui, selon la formule de Finkielkraut, transforment « la culture de l’Autre en négation de l’Autre »

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Autant dire que Bayrou a tout a fait raison de parler de « révolution citoyenne » en évoquant les objectifs du MoDem. Une révolution qui est d’abord d’ordre culturel. Changement des modes de penser et d'agir. Refondation de la démocratie...dans les têtes. Et dans les faits! 

>>>C’est ce qu’a bien compris… Nicolas Sarkozy qui voudrait le tuer dans l’œuf. En ne se privant pas de piller (comme le PS, d'ailleurs) quelques  pièces détachées du "moteur du MoDem". Des pièces détachées qui perdent évidemment de qualité et de leur utilité quand on les greffe sur d'autres concepts et d'autres conceptions...Surtout avec une UMP qui redeviendra vite une coalition hétéroclite  "complexée" dès que les réflexes bonapartistes du moment se  seront émoussés...

 >>>C’est ce que n’ont pas compris les ex-udf qui par vagues successives ont quitté ou trahi le « paquebot Bayrou », par opportunisme politicien, par calcul alimentaire,  par peur de devoir assumer concrètement deux mots chargés d’exigences : Indépendance et Liberté.

"Penser Libre", ce n'est pas simple... "De la servitude volontaire": La Boétie à rééditer...

>>> C'est ce que n'ont pas  encore compris tous les "cadres" actuels de l'udf-modem (à Paris et dans certaines régions) encore trop imprégnés de cette hypocrise archéo-catho qui fait parfois accepter l'inacceptable, cultiver un flou peu artistique, confondre tolérance et laxisme et encourager la pire des malhonnêteté intellectuelles, celle qui est aux antipodes de "l'éhique" que François Bayrou a raison de mettre en relief et dont les nouveaux adhérents du MoDem ont soif. La première règle de l'éthique politique, c'est la clarté et la transparence.

>>>C’est ce que n’ont pas compris tous les responsables du PS en panne d’idées novatrices, prisonniers des poussières structurelles accumulées depuis... 1905, des pesanteurs accrue depuis ...1920, de la domination intellectuelle de "la gauche de la gauche", de la non révision d'Epinay, des virus des utopies de l'echec. 

 Pris de vitesse par des évolutions sociales et sociétales qu'ils n'ont pas vus venir, les éléphants en sont à courir après une social-démocratie déjà modernisée par les vrais sociaux-démocrates européens, ceux qui n'ont pas le complexe du "social-traitre". "Le train fantôme Vichy-Moscou", pour reprendre une expression co-produite avec Philippe Sollers, n'a pas fini de traverser nos villes...et nos partis de gauche et de droite.

>>>C’est ce que n’ont pas (encore) compris nombre de politologues et autres commentateurs qui font leurs analyses « le nez dans le guidon ».

>>> C’est, surtout, ce qui explique que le MoDem prend vie  dans l’enthousiasme des militants qui le rejoignent en nombre et dans l’angoisse des notables policiens en place.

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Pour eux, le MoDem est un emmerdeur qui brouille les cartes, fait bouger les lignes, secoue le paysage politique, bouscule tout. Un emmerdeur qui le sera plus encore si ce MOUVEMENT DEMOCRATE sait vraiment rompre avec cette cacophonie, cette insuffisance de rigueur et  cette mollesse internes  qui faisaient la faiblesse de l’UDF. S'il sait éviter les pièges dans lesquels sont tombés le PS et les Verts...S'il sait muscler son positionnement encore trop perçu (à tort) comme celui d’un distributeur de bons et de mauvais points. 

Avec ces "si", le Mouvement démocrate  va devenir une force incontournable de contestations, de mobilisation et surtout de propositions, indépendamment de la faiblesse (temporaire) de sa représentation parlementaire.

La réussite du MoDem  se jouera d’abord sur son aptitude à devenir un parti d'un type effectivement "nouveau", un parti de citoyens ou plutôt  de militants d’une citoyenneté active,  et non de petits notables aux ambitions  d’apparatchiks, de maîtres de chapelles ou de ce que de Gaulle nommait "politichiens". « Si vous voulez de grands arbres, protégez la jeune pousse » dit-on dans les « terres paysannes » de Bayrou. Et il importe de onstruire sur des bases saines donc claires:"Mauvaise herbe croït toujours": ce constat d'Erasme est une exhortation. L'Orange est d'abord la couleur de la vigilance, non?...

François Bayrou porte un projet trop chargé de vraies espérances pour se permettre de décevoir"Le MoDem de toutes nos forces": c'est la grande bataille de l'été. Pour les nouveaux adhérents et pour tous ceux qui, (jeunes, novices en politique, venus du PS, des Verts, des radicaux, des Libéraux et d'ailleurs), veulent croire que les promesses de François Bayrou n'engagent pas... que ceux qui les entendent. Pas de "traversée du désert" pour le Béarnais et son panache orange:un Jardin de l'Avenir à cultiver! 

Daniel RIOT 

09/06/2007

Interessant: A lire et à méditer

Une parution qui mérite attention!

                "Annales n° 4" de l'Union Protestante Libérale (Strasbourg)

Cet opuscule propose les trois contributions suivantes :

- Giordano Bruno, tel Jésus, coupable de liberté, de Philippe Kah
- L'existence devant l'inconditionné chez Paul Tillich, de Claude Conedera
- Le projet politique de Jésus, de Ernest Winstein

Le recueil est communiqué pour une participation aux frais de 5€ (frais d'envoi en sus). S'adresser à l'Union Protestante Libérale, 3, rue Calvin F 67000 Strasbourg. Tél. 03 88 35 24 54. Mail : mailto:unionprotlib@free.fr

Le site de l'UPL : http://unionprotlib.free.fr

Le blog de l’UPL : http://unionprotlib.over-blog.com/


" Jésus de Nazareth et Giordano Bruno, l'un et l'autre ont œuvré dans le monde des idées, délivrant un message, un enseignement pour le premier et cherchant le savoir, la science véritable pour le second ; les deux visant l'épanouissement de la liberté de l'auditeur qui sait comprendre. Au terme de leur parcours, les deux également connurent un destin tragique. " (Philippe Kah)

" TILLICH ne garde pas le cadre d'une philosophie critique qui sépare l'Etre et la pensée de l'Etre. Il lui faut un autre héritage : non une philosophie qui cherche les conditions de possibilité de la connaissance, le prix à payer est trop cher, mais une philosophie à la fois " critique et intuitive " qui unit l'Etre et la pensée de l'Etre." (Claude Conedera)

" L'engagement au service de Dieu a conduit Jésus, à sa manière, à un engagement " politique ".
Nous ne projetterons pas sa royauté vers un futur éthéré, mais prendrons exemple sur cet homme de foi. " (Ernest Winstein)

 

04/06/2007

Strasbourg: Les valeurs personnalistes , le vrai trésor du MoDem

Je reprends ici ces "petites réflexions" de Chantal Cutajar  après une longue journée de "campagne" électorale...

medium_republique_3.jpgA propos des valeurs défendues par le MoDem: celles de la République et de la Démocratie pluraliste sont les Lumières qui nous éclairent. Je les médite beaucoup en ces jours de campagne, malgré ce temps qui file et me bouscule.

 La Démocratie n'est pas que la LOI DE LA MAJORITE: elle est une grille de valeurs. La République n'est pas qu'une régime politique: elle est le ciment d'un "VIVRE ENSEMBLE". Les deux, qui en fait ne font qu'une, sont le fruit d'une longue histoire, nationale, européenne, euroméditerranéenne et internationale... Une histoire de combats et d'idées. De combats contre ce que l'humain comporte et engendre d'inhumain , aussi...

Laïcisation des valeurs judeo-chrétiennes, apports d'Athènes, de Rome, d'Alexandrie, de Genève... De l'humanisme rhénan,  des moines du Moyen-Age, des Sages d'Andalousie et d'ailleurs, des Lumières, des philosposophies du Sujet et de la Personne. Que de beaux héritages!

La politique doit d'abord être un outil de leur transmission. D'où le but du MoDem : remettre le principe d'Humanité au coeur de toute action. Faire de l'Homme la finalité de toute activité. L'Homme face à lui. L'Homme AVEC  les autres. L'Homme dans la Nature. L'Homme avec son grand privilège: la culture.

Ce ne sont là que quelques réflexions du soir sans prétention aucune, après une journée de contacts, de rencontres, de "limage de cervelles" avec d'autres, différentes, hostiles, méfiantes ou sceptiques parfois, cordiales, chaleureuses, encourgeantes, souvent.

Penser mieux pour AGIR mieux: c'est cela ce "jardin de la Démocratie" que je tente de cultiver en permanence, avec mes petits moyens mais une grande détermination.. Avec un grand pari: celui de la perfectibilté des individus et de la collectivité. Avec un but qui motive mon engagement: RE-Enchanter la Politique. Cette  "politique qui s'occupe de vous si vous ne vous occupez pas d'elle".

Merci à celles et à ceux qui m'encouragent en cette campagne qui pour moi est un baptème du feu riche en enseignements. Qui me disait qu'on entre en politique comme en religion? Il est sûr que la trabscendance et l'immanence s'y croisent.

Chantal CUTAJAR

medium_Democrate_victor_Hugo.2.jpg " La République est une idée, la République est un principe, la République est un droit. La République est l’incarnation même du progrès. "

Victor HUGO

Choses vues (18 juillet 1851)

" La République affirme le droit et impose le devoir. "

Victor HUGO

Choses vues (7 juin 1884)

23/05/2007

fragment de pensée

medium_Tocquevillelitho.jpg« Lorsque le goût des jouissances matérielles se développe chez un de ces peuples plus rapidement que les lumières et que les habitudes de la liberté, il vient un moment où les hommes sont emportés et comme hors d’eux-mêmes, à la vue de ces biens nouveaux qu’ils sont prêts à saisir […]

Si, à ce moment critique, un ambitieux habile vient à s’emparer du pouvoir, il trouve que la voie à toutes les usurpations est ouverte. Qu’il veille quelque temps à ce que tous les intérêts matériels prospèrent, on le tiendra aisément quitte du reste. Qu’il garantisse surtout le bon ordre. Les hommes qui ont la passion des jouissances matérielles découvrent d’ordinaire comment les agitations de la liberté troublent le bien-être, avant que d’apercevoir comme la liberté sert à se le procurer […]

Je conviendrai sans peine que la paix publique est un grand bien ; mais je ne veux pas oublier cependant que c’est à travers le bon ordre que tous les peuples sont arrivés à la tyrannie. Il ne s’ensuit pas assurément que les peuples doivent mépriser la paix publique ; mais il ne faut pas qu’elle leur suffise. Une nation qui ne demande à son gouvernement que le maintien de l’ordre est déjà esclave au fond du cœur »

Alexis de Tocqueville

De la démocratie en Amérique, livre II.

A lire sur RELATIO

medium_enracinement_L25.jpgUne lecture (ou une relecture) de Simone Weil medium_simone_weil.jpg

POUR ENRACINER L'EUROPE

A LIRE >>>>>>

Quelle Réformes pour relancer l'Europe? Quels risques à éviter?

A LIRE >>>>>>

21/05/2007

Littérature et conversations... A lire sur les Paperoles de Caroll

medium_renaud_camus.jpgRencontre avec Renaud CAMUS. L'Amour l'Automne (POL).

Voir les Paperoles de Caroll de Maistre-Riot.>>>>>>>>

Les livres de Renaud CAMUS sur Amazon >>>>

20/05/2007

Europe : Ecoutez les coups de cœur et de colère de Sylvie GOULARD !

Présidente du Mouvement Européen-France, l’auteur du « Coq et la perle » et de « L’Europe pour les Nuls » veut réhabiliter la « méthode communautaire » pour sortir l'Union de ses impasses. Sylvie Goudard voudrait aussi en finir avec l'hypocrisie française... Cette "rupture"- là s'impose vraiment! A Nicolas Sarkozy et à ses ministres  de jouer...

Elle a su conquérir la Présidence française du Mouvement européen. Et c’est bien. J’ai beaucoup d’estime et d’amitié pour son prédécesseur, Pierre MOSCOVICI (qui a été trop été freiné par … Hubert Védrine lorsqu’il était en charge des affaires européennes au Quai d’Orsay), mais je dois dire que j’avais été effrayé (et très déçu) par la passivité extrême du Mouvement européen lors de la campagne référendaire…Démission grave ! Inadmissible même. Le Mouvement européen qui a le mérite de réunir des personnalités de tous les bords politiques mais qui militent pour une Europe unie peut et doit grâce à Sylvie Goulard recouvrer son rôle de « laboratoire d’idées », de plate-forme d’opinions et surtout d’outil pédagogique irremplaçable.

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Je n’ai pas encore  eu l’occasion de la rencontrer longuement, mais j’ai lu ses livres et j’ai suivi son itinéraire. Elle est l’une des « perles » dont les euro-enthousiastes  (ce qui ne veut pas dire euro-béats) et les euro-déterminés ont besoin dans cette France trop dirigée par des euro-résignés ou des euro-agnostiques qui favorisent tant l’euro-hostilité, l’euro-incompréhension, l’euro-scepticime avec tout ce que cela implique de réflexes de peurs , de repli et de passéisme.

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Je n’ai pas applaudi des deux mains en lisant son livre sur la Turquie et l’Europe (« le Grand Turc et la République de Venise », ed. Fayard) : sur ce sujet crucial pour le dialogue entre civilisations, je suis plus nuancé que bien des responsables français. Il est sûr toutefois que la question de l’adhésion turque dépend de multiples facteurs et de bien des inconnues. Dont deux indissociables : quelle sera l’état de l’Union et quel sera la situation de la Turquie dans dix ou quinze ans ? Nous sommes là plus dans la prédiction que dans l’anticipation rationnelle…

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En revanche, j’ai adoré son « Europe pour les Nuls » (First Éditions) qui démontre avec simplicité  que l’Europe n’a rien de nulle ! Un ouvrage qui devrait être mis dans toutes les mains,  celles des lycéens et de bien d’autres… L’Europe souffre plus d’un déficit pédagogique que démocratique.

Six grandes parties jalonnent le parcours de cet ouvrage de vulgarisation intelligente: d'où vient l'Europe; quels en sont les principes; comment elle fonctionne; à quoi elle sert; les défis de l'avenir; les grandes figures qui l'ont façonnée. Des paragraphes courts, des encadrés nombreux visent à rendre plaisant ce qui peut sembler  rébarbatif. « Quinze mariés et un enterrement » ; « Alerte à la vache folle » ; « Le squelette de Giscard ». Des  titres de romans policiers ? De bonnes « accroches » pour ce qui est une véritable encyclopédie de 484 pages.

Au passage, elle dénonce, avec pertinence,  quelques « clichés et autres âneries » qui contribuent à ternir (ou  à casser) l'image de l'Union dans l'opinion publique. Par exemple, le « mensonge autour de la directive Bolkestein », présentée comme un texte ayant force de loi, alors qu'il n'avait pas encore été discuté en première lecture au Parlement européen. Un exemple parmi trop d’autres.

Outre le parti pris de clarté, Sylvie Goulard revendique celui de son engagement en faveur d'une certaine Europe, ou plutôt d’une Europe certaine. Elle estime que l'on ne sortira de l'actuelle léthargie qu'en revenant à la méthode communautaire des fondateurs, la seule qui vaille.

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C’est aussi, bien sûr, la thèse (avec laquelle je suis entièrement d’accord) qu’elle développe dans le « Coq et la perle » (ed du Seuil), un essai historique qui renvoie bien des livres contre l’Europe (tel le scandaleux « La faute à Monsieur Monnet » de Jean-Pierre Chevènement) dans les poubelles de la malhonnêteté intellectuelle. C’est la faute à ceux qui ont trahi Monnet, Monsieur Chevénement ! 

« La méthode communautaire n’est pas dépassée. C’est une invention d’avenir, primordiale pour organiser le monde de demain sur le fondement du droit. Elle est infiniment plus moderne que la coopération intergouvernementale ancestrale,souvent inefficace, que certains essaient de nous vendre dans un emballage flambant neuf », écrit Sylvie Goulard. 

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Oui, il faut en revenir à la « méthode Monnet », à « l’esprit CECA », à cet « esprit communautaire » sans lequel l’Union européenne ne peut être qu’une entité économique et commercial, qu’une « Europe espace ».  « L’Europe n’est pas en crise…L’Union européenne, telle qu’elle se construit n’est pas « l’Europe ». C’est au mieux une étape intermédiaire, un entre-deux, au pis un ersatz. L’Europe a été détournée de son objet et, dans ce dévoiement, la France porte une lourde responsabilité. Le coq a gaspillé la perle ».

Et maintenant, que va faire Sarkozy qui a promis « un retour de la France en Europe » ? C’est bien sûr sur cette question que va être interrogée Sylvie Goulard lors de son séjour à Strasbourg, ce 22 mai. Cette question se pose après une campagne où les enjeux européens ont été bien peu abordés (sauf par Bayrou) et s'inscrit dans une histoire française peu digne de la patrie des grands « pères fondateurs ». Dans « le Coq et la Perle », Sylvie Goulard parle beaucoup du coq…

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Chercheur à Sciences po, enseignant au Collège d'Europe de Bruges, ancienne conseillère de Romano Prodi (qui sera au Parlement européen cette semaine), Sylvie Goulard connaît bien son sujet. On comprend qu’elle en ait ras le bol des doubles langages, des constantes hypocrisies et de l'irrésistible démagogie de « Paris » : la France prend l'initiative de projets fracassants (la CED, le traité constitutionnel), les fait accepter par nos partenaires, pour finalement se rétracter elle-même ; les responsables gouvernementaux votent à Bruxelles ce qu'ils dénigrent à Paris ; la diplomatie tricolore s'oppose à tout partage de souveraineté en matière de politique étrangère, tout en rêvant d'Europe puissance.

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Sur nombre de sujets-clefs (défense, diplomatie, coopération judiciaire et policière, environnement, recherche, politique industrielle, coopération économique, culture), les citoyens sont favorables à des politiques européennes que freinent les élites soucieuses de préserver l’apparence de  leurs pouvoirs. Même au détriment d’un l'intérêt national évident. Si « complot des élites », il y a comme on l’a trop entendu pendant la campagne du référendum, c’est contre l’idée européenne, l’idéal européen, la volonté européenne….

La boutade de Spaak reste d’actualité : « Il n’y a plus que des petits pays en Europe, mais certains ne le savent pas »… Ceux qui ne veulent pas le savoir prennent un grand risque : perdre cette « souveraineté » si chantée et si ...trahie . C’est parce que je suis un vrai « souverainiste » que je suis, comme Sylvie Goulard,  un « eurodéterminé » !

Daniel RIOT

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19/05/2007

fragment de pensée

<< La course à l’audience est la logique des médias ? La course à l’audience des médias sera la logique du gouvernement. >>
 DEBRAY (Régis) L’État séducteur

<< La raison d’être du gouvernement, c’est qu’il gouverne, c’est qu’il prend des responsabilités. C’est qu’il fait des choix clairs. C’est qu’il est cohérent. C’est qu’il obéit à l’intérêt national, et non à la dernière pression qu’il a subie, à la dernière mode qui court dans les journaux. C’est qu’il n’est pas du sable entre les doigts. >>
GAULLE (Charles de)  Discours, entretiens et autres sources

<< La presse a succédé au catéchisme dans le gouvernement du monde. Après le pape, le papier. >>
HUGO (Victor)  Tas de pierres

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17/05/2007

Fragment de pensée

<< De toutes les conceptions politiques, la démocratie est la plus éloignée de la nature. Elle attribue à l’homme des droits inviolables. Mais ces droits, pour rester inviolés, exigent une fidélité inaltérable aux devoirs... On n’y doit plus distinguer si c’est le devoir qui confère le droit ou le droit qui impose le devoir. >>

Henri BERGSON

(Essai sur les données immédiates de la conscience)

15/05/2007

L'actualité de Joseph de MAISTRE

A lire sur les Paperoles de Caroll de Maistre-Riot >>>>>>>>>>>>>>&...

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Présentation de l'éditeur
La postérité a retenu de Joseph de Maistre qu'il a été l'un des plus fermes partisans de la contre-révolution. Ses adversaires l'ont peint comme un doctrinaire sectaire, pourfendeur des idées nouvelles. Ce portrait comporte une part de vérité : ennemi déclaré des Lumières, Maistre développe une philosophie de l'autorité, dénonçant l'illusion des droits de l'homme et de la démocratie, qui peut légitimement révolter une conscience moderne. Quelles raisons a-t-on de lire un tel penseur au début du XXIe siècle ? A en croire les meilleurs esprits, ces raisons ne manquent pas. Cioran en propose un usage thérapeutique : il s'agit de parier ironiquement sur les excès d'un dogmatisme "aussi habile à compromettre ce qu'il aime que ce qu'il déteste ". Une autre raison de lire Maistre consiste à chercher dans son œuvre un révélateur, au sens chimique du terme. C'est ce que suggère George Steiner, lorsqu'il affirme que ce penseur est un prophète, qu'il annonce le malaise idéologique de la modernité en montrant la violence inscrite dès l'origine dans l'émancipation révolutionnaire. Mais on peut aussi lire Maistre, comme Valéry, à la façon du dilettante pour la saveur de son écriture. Ses traits d'esprit sont rehaussés par une langue admirable : causticité, imagination, acuité intellectuelle, Maistre séduit jusqu'à ses adversaires. Ce volume s'adresse aux historiens, aux philosophes, aux juristes et aux amateurs de littérature. Il réunit un choix des œuvres les plus célèbres de Maistre - Considérations sur la France, Essai sur le principe générateur..., Les Soirées de Saint-Pétersbourg, Eclaircissement sur les sacrifices -, mais aussi des textes moins connus et partiellement inédits - Six Paradoxes, Sur le protestantisme - établis dans le respect des manuscrits. Et, pour la première fois, sous forme de Dictionnaire, une petite encyclopédie de la pensée maistrienne. A redécouvrir, même si l'on n'est pas un "affreux réactionnaire ". Pierre Glaudes

Biographie de l'auteur
Pierre Glaudes, professeur de littérature française à l'université de Toulouse II, a consacré l'essentiel de ses travaux aux romanciers et essayistes français du XIXe siècle. Il a établi pour "Bouquins" l'édition du Journal de Léon Bloy.

31/01/2007

Fragment de pensée

"Quand l'Homme n'a pas de but, il devient une cible"...

Philippe Lacoue-Labarthe

LIRE Mon article: la pensée européenne en berne >>>>>>>>>>>>>>&...

24/01/2007

Fragment de pensée

« C’est l’amour en cet être ineffable que j’ai découvert dans chaque psaume de la Bible, chaque verset des Évangiles, chaque sourate du Coran, un chant égal d’unité et d’amour ».

André CHOURAQUI

Fragment de pensée

"Hélas, tout est illusion:

L'avenir se moque de nous à distance,

Nous ne pouvons ni ressembler à nos souvenrs

Ni nous accepter comme nous sommes"

LORD BYRON (Stanzas for Music)