16/11/2007

Pétition: AZZA doit rester en France

Auteur : Jean-Paul Fuin, jeanpaul@barlefestival.com
C'est le compagnon d'Azza, expulsable de France après 11 ans passés dans ce pays.

A l'attention de : Préfecture du Bas-Rhin

Azza vit depuis onze ans en France, à Strasbourg. Nous, ses amis, ses connaissances, nous opposons à son expulsion de notre pays. Où irait-elle?
Au long de toutes ces années, Azza a su faire preuve d'une capacité d'intégration inouïe. Elle est engagée dans la vie de sa ville, elle bénéficie d'un réseau de relations sociales... Nous tenons tous à elle. Azza a trouvé, avec Jean-Paul, l'amour en France. Nous ne comprenons pas qu'on sépare un homme et une femme qui s'aiment. Ne vivons-nous plus dans le pays des Droits de l'Homme? Nous demandons la régularisation d'Azza.

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Ou rendez-vous sur le site http://www.mesopinions.com et tapez "azza" dans le moteur de recherche. C'est aussi la "pétition de la semaine" du site.
 

03/11/2007

Sécurité, Liberté, Justice, droits de l'Homme et migrations...

L’Europe face à des vrais problèmes de sécurité liés aux migrations au sein de l’Union européenne : La quadrature du cercle…

DECRYPTAGE RELATIO : L'Europe face au défi de l'immigration, ce n'est pas nouveau. Mais ujourd'hui, ce sont les migrations à l'intérieur de l'Union qui posent problèmes et soulèvent émotions...Nous sommes loin des fantasmes et des mensonges sur le "plombier polonais"... Dans l’Union européenne, le nombre d'immigrés en situation régulière était de 3,7 millions en 2006, soit 6,2 % de la population . Mais combien sont-ils en situation irrégulière ?Tous les chiffres sont contestés : comment compter ce qui est « illégal » ou « clandestin » ? Tentons de faire le point.

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17/10/2007

RESF 67 - APPEL AU RASSEMBLEMENT A STRASBOURG LE 20 OCTOBRE

Dans le contexte du débat sur les lois relatives aux étrangers et aux immigrés, nous voulons opposer une résistance à la politique inquiétante du gouvernement. Afin de manifester leur désaccord et  en rejoignant l'appel de trois collectifs (UCIJ, RESF, CSP), les organisations signataires ci-dessous souhaitent apporter une contribution à cette mobilisation nationale du 20 octobre par un appel à un Rassemblement  à Strasbourg  place Gutenberg à 14h30.

 

ASTTu-RACORT, MRAP, CLAPEST, ASTI, Théâtre du Potimarron, Porte Ouverte, LDH, PasSages, Migrations Santé Alsace, IDD Alsace, ATTAC Strasbourg, AMSED, Solidaires Alsace, CIMADE, CASAS,  Mémoire et Citoyenneté, PCF 67, PRS, LCR, Les Verts Alsace, Justice & Libertés, PS 67, RESF 67, UJFP,

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http://sdfalsace.blogspirit.com/
La neutralité n'existe pas.

11/10/2007

Les "vents mauvais" français vus par Serge BILE

L’ADN des polygames...

TRIBUNE LIBRE DE  RELATIO: Serge Bilé est journaliste, auteur de plusieurs ouvrages, dont le best-seller Noirs dans les camps nazis, en 2005. Il a également connu un succès avec son second livre La légende du sexe surdimensionné des Noirs, et publie, le 10 janvier prochain, un essai sur les grands empires soudanais du Moyen-âge. Passionné de musique, il vient d’achever une comédie musicale inspirée de la vie de Nelson Mandela, qui sera jouée aux Antilles et à Paris en avril 2008. Je reprends ici ce que j'ai publié sur RELATIO (en l'approuvant): sa réaction aux polémiques qui font rage en France sur l'utilisation de l'adn pour les regroupements famaliaux, sur les procès de la colonisation  et sur les suites d'une partie du discours de Dakar de Sarkozy. Un discours que BHL n'est pas seul à juger "raciste"

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A l’heure où la France cherche à réduire ses dépenses publiques, il est surprenant que ses députés et sénateurs gaspillent l’argent des contribuables dans un interminable débat sur le regroupement familial, dont on connaissait, par avance, l’issue. Car, que révèleront les tests ADN, qu’on ne sache déjà ? D’abord que « l’homme africain n’est pas assez entré dans l’histoire », d’où son retard ; ensuite qu’il reste, même loin de sa base, un indécrottable « polygame », d’où les émeutes en banlieues ; enfin que la violence est « culturelle » chez les Noirs, d’où leur incapacité à s’intégrer ; sans oublier qu’il y a « trop de Blacks chez les Bleus », d’où leur défaite à la dernière coupe du monde de football !

S’ils s’étaient dispensés de ce débat, ces parlementaires auraient pu, avec les économies réalisées, enrichir la bibliothèque de l’assemblée nationale et du sénat, voire celle de la présidence de la république, de quelques ouvrages essentiels, pour les aider à combler leurs lacunes sur l’Afrique, dans la perspective des futures lois sur l’immigration qu’ils ne manqueront pas de voter à nouveau.

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Ils auraient pu, ainsi, acquérir le récent livre de l’historien anglais Hugh Thomas, La Traite des Noirs, qui rappelle, opportunément, qu’au, Moyen-âge, donc bien avant l’esclavage et la colonisation qui l’ont affaiblie, « l’Afrique de l’ouest travaillait le fer et l’acier comme l’Europe au 13ème siècle avant l’utilisation de la force hydraulique », et que « la plupart des foyers africains avaient des couteaux, des épées, des haches et des houes de ce métal ». L’évidence même !

Ils auraient pu se procurer, également, les fameuses Descriptions de l'Afrique, du voyageur andalou Léon l’Africain, qui visita Tombouctou, en 1526, et s’enthousiasma pour cette cité florissante et moderne, traversée « par des canaux », servant à recevoir l’eau du fleuve Niger en cas de crue. Un tiers des 70 à 80.000 habitants de la ville était des étudiants « pleins d’ardeur pour la science et pour la vertu ».

Ils fréquentaient l’université de Sankoré, dont le niveau des enseignements n’avait rien à envier aux facultés de Cordoue, Damas, Grenade, ou du Caire, comme en témoigne la surprise d’un lettré arabe, arrivé de la Mecque pour occuper une chaire de droit. « Il se fixa à Tombouctou et trouva cette ville remplie d’une foule de jurisconsultes soudanais. Aussitôt qu’il s’aperçut que ceux-ci en savaient plus que lui en matière de droit, il partit pour Fez, s’y adonna à l’étude du droit, puis il revint se fixer de nouveau à Tombouctou ».

Faut-il, par ailleurs, rappeler, que L’Afrique noire connaissait, à cette époque, pas moins de… sept systèmes d’écritures qui, pour des raisons historiques, n’ont pas eu le développement de ceux des peuples asiatiques et européens : les écritures arako et nsibidi du Nigéria, giscandi du Kenya, ou encore mende de Sierra-Leone, pour ne citer qu’elles.

Faut-il, également, souligner, que c’est au Congo, que l’archéologue belge, Jean de Heinzelin de Braucourt, a découvert, en 1950, la plus ancienne calculette préhistorique, connue, aujourd’hui, sous le nom de bâton d’Ishango ? Il s’agit d’un petit os, datant de 20.000 ans av J.C., sur lequel figure une série de nombres, et qui prouve que les Africains maitrisaient les mathématiques bien avant tout le monde.

S’ils s’étaient dispensés de ce débat, ces parlementaires auraient pu, aussi, acheter et lire Voyages dans l’intérieur de l’Afrique de Mungo Park, cet aventurier écossais, qui sillonna le continent noir au xviiie siècle. Il a fourni de précieuses indications sur les connaissances médicales des « Nègres » qu’il rencontra, et qui se révélèrent « meilleurs chirurgiens que médecins », tant ils excellaient « dans le traitement des fractures et des dislocations », savaient guérir les fièvres, par des bains de vapeur, et soigner la cataracte.

 La lecture de ces livres, et de quelques autres, montre bien que la période précoloniale fut, pour le continent noir, une période faste, marquée par un bouillonnement culturel, un développement économique et une stabilité politique, incarnés, notamment en Afrique de l’ouest, par trois grands empires, celui de Ghana, de Mali, et du Songhaï, qui égalaient, en puissance, leurs lointains voisins arabes et européens, avec lesquels ils entretenaient des relations suivies. Leurs monarques étaient, d’ailleurs, sur bien des plans, en avance sur leur temps :

>>>Soundiata Kéita fit adopter, au 13ème siècle, une charte des droits de l’homme et du citoyen, la fameuse charte de Kouroukan Fouga, dont l’article 16 stipulait, déjà, que « les femmes, en plus de leurs occupations quotidiennes, doivent être associées à tous nos gouvernements ». 

>>>Aboubekr II entreprit de traverser l’Atlantique et de rallier l’Amérique, bien avant Christophe Colomb, comme le rapporte l’auteur égyptien du 13ème siècle Al-Omary.
>>>Mohamed Aboubakr créa, dès le 16ème siècle, une armée de métier et un ministère de… l’intégration pour les étrangers, arabes et européens, qui venaient dans le pays.

Il y eut, justement, parmi ces étrangers, un voyageur français, du nom de René Caillié. En route pour Tombouctou, il fit une halte à Djenné, le 11 mars 1828, et découvrit, en même temps que l’hospitalité du lieu, l’histoire de cette île, dont le fondateur, le sultan Konboro, s’était converti à l’islam, au douzième siècle. Il avait, à cette occasion, demandé, expressément, aux oulémas, les docteurs de la loi, de prier Dieu d’accorder au moins deux choses à sa ville. La première : « Que, celui qui, chassé de son pays par l’indigence et la misère, viendrait habiter cette ville, y trouvât en échange, grâce à Dieu, abondance et richesse, de façon qu’il oubliât son ancienne ». Et la seconde, encore plus étonnante : « Que la ville fut peuplée d’un nombre d’étrangers supérieur à celui de ses nationaux ». 
Ce n’est pas aujourd’hui qu’on entendrait ça !!!


 Serge Bilé

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07/10/2007

ADN: Un "détail" un peu gros...

François Fillon

François Fillon

(c) Reuters

 

LES MOTS NE SONT JAMAIS INNOCENTS...Les propos du Premier ministre François Fillon qui a qualifié samedi 6 octobre de "détail" l'amendement controversé sur les tests ADN pour des candidats au regroupement familial "révèlent une stratégie préélectorale préoccupante", a déclaré à l'AFP le directeur général de France Terre d'Asile. Je partage son opinion, avec en tête ce proverbe alsacien:"Le diable se cache dans les détails"... 
"Qualifier l'amendement ADN de détail et juger ridicule l'émotion qu'elle suscite dans une large partie de l'opinion publique révèle une stratégie préélectorale préoccupante de la part du Premier ministre", a estimé Pierre Henry.
"Le mot détail, employé dans le contexte actuel est lourd de sens et ne peut qu'attiser les divisions", a-t-il poursuivi. "Le Premier ministre n'a rien à gagner à manipuler les symboles sauf à considérer que l'agrégation de l'électorat d'extrême-droite autour du bloc majoritaire vaut bien l'instrumentalisation de la question migratoire à 10 mois des municipales".
Ce n'est pas avec ce genre de "détails" que l'on fait ce qui était promis par le candidat Sarkozy:"Une République exemplaire", une "démocratie apaiséee". Et Fillon est trop intelligent pour ne pas le savoir.

 

FRANCE, TERRE D'ASILE >>>>>>>>>

02/10/2007

Quand Sarkozy et Hortefeux font fuir les "cerveaux"

La France et son « immigration choisie » : Des dégâts collatéraux

 Un bon humoriste en ferait une joie saynète. Hortefeux avec « l’immigration choisie » de Sarkozy fait fuir des « cerveaux » qui aimeraient venir en France et qui, bien sûr, pourraient contribuer au rayonnement de « ce beau, cher et grand pays »… Ce n’est pas dans les bidonvilles de l’Afrique subsaharienne que la grogne monte : c’est dans les chancelleries, les universités, les laboratoires,  les sièges sociaux de grandes entreprises…

Selon Le Monde, dans un article bien documenté,  des critiques, inattendues de ce X ième texte « protecteur » viennent de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), pourvoyeurs de cadres qualifiés, mais aussi de Français mariés avec des étrangers. Joli, non ? Mais nous défendons l’UNESCO à Paris, le Conseil de l’Europe, les droits de l’Homme, une partie du  parlement européen et d’autres organisations européennes  à Strasbourg et toutes nos métropoles rêvent d’acquérier une dimension internationale plus grande…

Ce n’est qu’une illustration de plus de l’incapacité de  nos services (bureaucratiques) d’anticiper toutes les conséquences des innombrables textes de lois et de règlements pondus.

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23/09/2007

« Halte au (Horte) feu ! »:Ecoutons le cri de Bernard-Henri Levy...

« Halte au (Horte) feu » ! Je n’avais compris que partiellement l’engagement de BHL (pour lequel j’ai depuis longtemps estime et amitié) aux cotés de Ségolène Royal, mais on peut avoir des désaccords (j’en ai  d’autres, plus lourds, avec lui et avec d’autres…) et conserver intacts des sentiments positifs nourris au fil du temps. C’est des deux mains (et debout) qua j’applaudis sa chronique du Point sur ces deux événements que la gauche, effectivement, aurait dû dénoncer avec plus de force et d’intelligence.

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Deux faits insuffisamment mis en perspectives dans les médias toujours endormis par la « sarkomania » qu’ils contribuent tant à gonfler : l’histoire du recours à l’adn qui marque une vraie rupture dans notre grille de valeurs républicaines et les rappels aux résultats par un ministre au titre à rallonge qui fait comme s’il était (aussi) ministre de l’intérieur.

Deux « affaires Hortefeux », ce « mécano de Sarko », qui a fait en ce dimanche à «  Ripostes » une prestation lamentable (la fatigue, sans doute, ou la mauvaise conscience, peut-être …). Cet esprit vif, volontiers flingueur,   n’a été sauvé de la noyade de ses impostures que par le zèle aboyeur d’Eric Zémour dont le seul mérite est d’être clair dans l’expression de ses convictions : ce journaliste engagé se fout des valeurs humanistes « comme de l’an 40 »…  

>>> D'abord cette affaire de tests ADN pour les candidats au regroupement familial.

« Je passe sur le fait que, dans la plupart des pays concernés, il n'existe pas de laboratoires susceptibles de procéder à des examens de ce genre. Je passe sur le caractère discriminatoire d'une mesure qui ferait, à terme, de tout candidat à l'immigration un fraudeur virtuel et un délinquant en puissance. Et je passe sur le cas de ceux qui, comme M. Devedjian, ont le toupet, par-dessus le marché, de nous expliquer que, ces tests devant se faire sur la base du volontariat, c'est un droit, mais oui, bonnes gens, un droit, un nouveau droit de l'homme, qui se verrait ainsi offert aux aspirants à l'entrée dans notre beau pays », écrit BHL.

Une question qui vaut remarque : Et si les candidats français à l’émigration étaient soumis eux aussi aux tests ADN par les pays qui les reçoivent ?  Il y en a des émigrés français ( et pas seulement pour les raisons censées justifiées les cadeaux fiscaux distribués par Sarkozy dans ses habits de « Papa Noël des nantis ») et l’influence d’un pays dépend aussi de sa diaspora (Jacques Attali a écrit des pages très pertinentes sur ce sujet)

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(Dessin Charlie Hebdo)

«  Le fond de l'affaire, poursuit BHL,  c'est que la pratique des tests génétiques à des fins autres que scientifiques et médicales (ou judiciaires, mais à titre exceptionnel et sous le strict contrôle d'un magistrat) est formellement interdite, en France, par l'article 16 du Code civil. Et le fond du fond de l'affaire, c'est qu'une telle pratique, si elle entrait dans nos moeurs, ne serait-ce que par la petite (?) porte de ces affaires d'immigration, irait contre l'esprit d'un droit qui a toujours voulu disjoindre filiation et biologie ». Et citoyenneté et droit du sang.

« Quid, si l'on y renonçait, des enfants adoptés ? », s’interroge Bernard-Henri.  «  Quid de mon ami Innocent X, journaliste congolais que j'hésite désormais à nommer et qui a adopté deux orphelins rwandais ayant survécu au génocide ? Quid, enfin, de ce secret des secrets qu'est, pour chacun d'entre nous, son patrimoine génétique ? Ignoble, naturellement. Inquiétant, et ignoble.Touche pas à mon ADN. On ne touche jamais, quand on est démocrate, à ces histoires de sang, de preuve par le sang et, donc, par l'ADN. »

Quelques réactions, politiques et intellectuelles,  mal relayées mises à part, nous sommes loin du « tollé » que cette affaire aurait dû provoquer. Un digne de plus que notre démocratie ne se porte vraiment pas bien et que le mot « valeur » n’a de sens qu’à la bourse.. 

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 >>> Le second événement, « peut-être plus grave encore » dit Bernard-Henri Levy, c'est la convocation par le même ministre d'une « vingtaine » de préfets qui ne faisaient « pas assez de chiffre » - entendez : qui n'avaient pas réalisé le chiffre d'expulsions nécessaire pour que soit atteint l'objectif de 25 000 sans-papiers par an reconduits à la frontière...

Pourquoi 25 000, au fait, et pas 30 ou 50 000 si l’on veut une « tolérance zéro » ? Manque d’ambition, M.Hortefeux ? Et combien de condamnations des maîtres des filières des « sans papiers », ces esclavagistes, ces trafiquants, ces…employeurs truands ? Pas d’objectifs chiffrés, là ? Pas de quotas ? Pas de « culture du résultats » ? Que font MAM et Rachida dans leurs ministères qui devraient être rattachés aux vôtres si l’on poussait votre logique préfectorale, M.Hortefeux ? Passons…  

« Tout, dans cette affaire, est intolérable », écrit BHL en énumérant quelques évidences :

*« L'idée même de chiffre. Le nombre, là où il n'y a que des cas. Le fait de traiter des hommes comme s'ils étaient de la viande, des tas de choses et de matière, des stocks.

*Cette langue de la statistique et de la technique, dans un domaine qui relève de la politique. *Le rappel à l'ordre des préfets traîne-la-patte (Stakhanov ressuscité... la République comme une entreprise - et encore ! je ne suis pas sûr qu'il y ait tant d'entreprises que cela où l'on ose traiter les hommes de cette façon...).

*Les minables excuses qu'avancent alors les coupables (pas ma faute, Monsieur le Ministre ! l'an dernier j'avais les Tsiganes et les Bulgares qui étaient un bon gisement et offraient des « marges faciles de progression » - plus possible, depuis qu'on a intégré à l'Europe la Roumanie et la Bulgarie...).

*La discrétion, enfin, dont le ministre lui-même a tenu à entourer sa sympathique « réunion de travail et de mobilisation », le fait que l'on ait tenté de garder secrète la liste des participants et qu'il ait fallu le Réseau Education sans frontières pour qu'elle soit rendue publique (le côté, autrement dit, catimini, à la lettre honteux, d'une démarche dont chacun, à commencer par ses initiateurs, sentait bien qu'elle était indigne). »

Bien sûr : il y a en France comme ailleurs un problème d'immigration illégale. Evidemment : (Rocard s’était fait insulté pour l’avoir dit) qu’aucun pays n'a vocation à accueillir toute la misère du monde. Naturellement : les fraudes doivent être combattues et les fraudeurs condamnés.  

Mais il faudrait tout de même s’interroger (au moins un peu) sur l’inefficacité des lois qui se sont accumulées (17 depuis Giscard, paraît-il : je n’ai pas recompté).

Ce n’est pas en transformant les êtres humains en bétail ou en marchandise que nous élaborerons des politiques des migrations qui s’imposent, en régulation des « flux » et en gestion des « stocks » comme disent les bureaucrates qui devraient relire (comme Zémour) quelques ouvrages de bases sur la déshumanisation des sociétés par des mesures kafkaïennes qui ouvrent des portes trop connues par ceux qui ne se "foutent pas de l'an 40".

«  On attend de M. Hortefeux, qui n'est pas un lepéniste, qu'il trouve vite l'antidote à cette dose de poison frontiste qu'il s'est, à l'évidence, malencontreusement inoculé », exhorte BHL dans sa conclusion.  «  On attend des ministres d'ouverture - Fadela Amara, Bernard Kouchner - qu'ils manifestent un peu plus que des réserves (« cela ne me plaît pas, mais ne m'indigne pas », a dit Kouchner - non, ami ! non ! l'homme que tu es, le fondateur de Médecins sans frontières, le héraut des droits de l'homme, ne peut pas se contenter de cette demi-protestation face à des gestes qui nient tout ce en quoi tu crois !). Et du président de la République, enfin, on espère qu'il aura conscience d'être en train de glisser, là, sur la pente même que redoutaient - espéraient ? - les plus acharnés de ses adversaires »

Aujourd’hui, dans  « Ripostes », sur la Cinq, Hortefeux a montré qu’il n’avait pas lu cette chronique de BHL. Peut-être que ne lit-il que les « pensées » d’Eric Zémour….Dommage pour la République, la Démocratie et ce pays qui se pose en champion des droits de l'homme, cette France qui cesse d'être grande quand elle n'est pas digne des idéaux qu'elle proclame. 

Daniel RIOT

10/07/2007

Sarkozy et l’immigration : Une vision très sélective de « l’idée européenne »

Sarkozy veut faire passer l'immigration économique à "50% du flux total" et compte sur l'Europe pour assurer le reflux des arrivants non désirés

EDITORIAL RELATIO PAR DANIEL RIOT: A chacun son style, ses objectifs et ses méthodes…

En Allemagne, Angela Merkel organise un « sommet » national pour mettre au point un Plan pour l’intégration des immigrés en se préoccupant autant des flux que des stocks migratoires.

En France, le Président de la République donne des ordres au ministre chargé des dossiers de l’immigration et affiche clairement une double priorité : rentabilité économique et reflux optimal des arrivants non désirés…

Tout cela, bien sûr en donnant l’assurance que «la France doit rester un pays ouvert à l'immigration » et « doit honorer sa tradition d'accueil des personnes persécutées »

>>> Pour l’efficacité de sa politique de reflux, Sarkozy joue la carte européenne.

Le chef de l’Etat  « plaidera au niveau européen en faveur de la mise en place d'une procédure d'asile unique, de la création d'un réseau consulaire unique pour la délivrance des visas, et de la généralisation des visas biométriques permettant de suivre les entrées et les sorties ».

L'objectif est également la mise en œuvre « d'une véritable police européenne aux frontières, du renforcement de la coopération en matière d'éloignement et de l'élaboration d'un pacte européen de l'immigration comportant, pour les Etats membres de l'Union européenne, des engagements, notamment en termes d'éloignement de leurs clandestins et d'interdiction des régularisations massives qui créent des appels d'air pour tous les pays européens ».

Soit. C’est le type de mesures que le simple bon sens réclame depuis longtemps. C’est le genre d’initiatives qui peut contribuer à avancer vers cette Europe politique de la Justice et de la police que tous les « pro-européens » dignes de ce nom réclament depuis longtemps.

Encore faut-il donner des moyens supplémentaires à ce qui existe déjà. Encore faut-il aussi et surtout « penser Europe » à propos de tous les aspects des questions soulevées par les phénomènes migratoires. Des textes existent qui ne sont respectés ni dans leur lettre ni dans leur esprit.

04/07/2007

L’Union européenne face aux migrations clandestines

Pour une Europe policée plus que policière…et pour une politique Nord-Sud digne de ce nom.

Décryptage RELATIO par Daniel RIOT: La Commission européenne a lancé un nouveau programme de coopération avec les pays tiers dans le domaine des migrations et de l'asile, qui disposera d'un budget de 380 millions d'euros pour la période 2007-2013.

S'inspirant de l'expérience de son prédécesseur, AENEAS, ce programme visera à aider les pays tiers à mieux gérer les flux migratoires et à mieux appréhender tous les aspects de cette gestion.

Même s'il est essentiellement axé sur les pays situés le long des routes migratoires du sud et de l'est menant à l'Union européenne, d'autres routes migratoires seront également « couvertes », tout comme les « migrations sud-sud ».

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C’est bien. Il faudrait même (et surtout) aller plus loin et investir davantage. Mais ces mesures et d’autres ne font pas oublier les tragédies humaines qui se vivent chaque jour sur quelques plages européennes… Le défi de l’immigration illégale reste entier ou presque. Il est vrai que le nomadisme des « pauvres » vers les contrées riches s’inscrit dans les réflexes logiques d’une Humanité en quête d’horizons d’espérance. Il est sûr aussi que cette lutte (que « le ministère Hortefeux » le mal nommé) n’est pas que policières et ne doit pas se faire qu’aux frontières : repérage et démantèlement des réseaux organisés, chasse aux exploiteurs en tout genre et aux experts en travail clandestin

Cette quête d’horizons d’espérance, ces « rêves d’Europe » finissent souvent dans des cauchemars. Monuments aux « migrant inconnu » à toutes les frontières méridionales, ou presque, et dans les sables des déserts du Sahara ou de Libye…

Depuis 1998, soit en moins de dix ans, plus de cinq mille candidats à l'exil sont morts aux portes de l'Union européenne, dont plus de mille cinq cents en mer. Ces estimations, rendues publiques par Amnesty International, sont très approximatives : elles  doivent être revues, en permanence , à la hausse. Et on en parle que lorsque des images frappent les sensibilités, à  Ceuta, Melilla, aux Canaries au large de Malte et de la Sicile, à Toulon et ailleurs

Dans un article publié dans Le Monde, Catherine Simon écrit : «  Formellement soucieux, comme l'a réaffirmé le ministre français de l'immigration, de « poursuivre la lutte implacable contre les passeurs et les trafiquants qui exploitent la misère de ces migrants », les dirigeants de l'UE n'ont évidemment pas l'intention d'offrir aux candidats à l'immigration de confortables ferries à prix réduit pour traverser la Méditerranée. Les passeurs et les trafiquants, en revanche, peuvent se frotter les mains. Car ce n'est pas contre eux, quoiqu'on dise à Paris ou à Bruxelles, que la lutte s'annonce « implacable ». Mais bel et bien contre les immigrés illégaux eux-mêmes, qui, selon les estimations de l'UE, seraient environ cinq cent mille à franchir chaque année les frontières européennes, dont 14 % par la voie maritime. »

On s’attaque aux effets, mais non aux causes…A grand renfort de mesures plus psychologiquement sécuritaire que porteuses de vraie sécurité.

2cff9b19c7aa3c2734e39af48b5c7cca.jpgAprès la mise en place, en 2004, d'une agence de surveillance des frontières de l'UE, baptisée Frontex, la prochaine création d'"équipes d'intervention rapide aux frontières", appelées "Rabit" (de l'anglais "rapid border intervention teams") par les experts de Bruxelles, est une étape de plus dans la voie du « tout-sécuritaire » prônée par les pays de l'Union européenne.

Ces équipes, composées d'agents des corps nationaux de gardes-frontières des Etats de l'UE, pourront être « dépêchées provisoirement » dans un Etat membre demandeur confronté à des « pressions particulières », notamment en cas d'arrivée d'un « grand nombre de ressortissants de pays tiers tentant d'entrer clandestinement dans l'Union européenne ».

Autrement dit, en cas d'  « afflux massif » de migrants, selon l'expression du rapporteur belge Gérard Deprez, ces « super-Dupont » transeuropéens viendront immédiatement à la rescousse de leurs collègues nationaux. Des « super-pompiers », des « super-douaniers », des « super-gardes frontières », des « super-flics ». Comme si les problèmes n’étaient que policiers. A quand, de nouveaux murs, de nouveaux barbelés, de nouvelles clôtures ?  

Catherine Simon poursuit : « Mille questions surgissent, dont aucune ne trouve de réponse dans cette prose policière. Y aura-t-il, par exemple, dans ces équipes, des représentants du Haut-Commissariat des Nations unies aux réfugiés (HCR) pour enregistrer les probables demandes d'asile ? Quels seront les recours des migrants, en cas de violation des "normes de protection internationale" ? Que fera-t-on des "migrants économiques" ? Où va-t-on refouler ces indésirables - vers quelles pauvres contrées, où la notion d'Etat de droit est un mirage et le respect de l'étranger une gageure ? De cela, la proposition adoptée à Bruxelles ne dit mot. Entre les morts de Ceuta-Melilla, il y a deux ans, et ceux de Toulon aujourd'hui, il n'y a guère de différence. Quelques larmes et des coups de bâton : les riches pays d'Europe n'auraient donc plus rien d'autre à offrir à ceux et celles qui frappent à leurs portes ? »

Les vraies solutions restent à trouver. Facile à dire…Deux chercheurs de l'Unesco,cités par Catherine Simon,  Antoine Pécoud et Paul de Guchteneire, expliquent-ils, dans le dernier numéro de la revue « Courrier de la planète », que « les défis extrêmement complexes posés par les flux migratoires ne sauraient être résolus par une mesure aussi simple et naïve ». D’accord…Ils précisent aussi qu’il serait « tout aussi naïf de penser que de petites modifications au système actuel permettront de trouver des solutions justes et durables aux dilemmes soulevés par la mobilité humaine ». D’accord…

cbbaf45f65e5f1ac5c8daa24b5d05a90.jpgMais concrètement, on propose quoi ? On fait quoi ? C’est le fossé Nord-sud qu’il faut tenter de combler ; Il est temps de donner à l’expression « co-développement » tout son sens et surtout toute sa substance. Le prochain sommet UE-Afrique, auquel la Présidence portugaise tient beaucoup, doit ouvrir de nouvelles perspectives. Un « espace euro-méditerranéen » digne de ce nom (auquel Sarkozy a raison d’être attaché) doit mettre ces questions au cœur des priorités et des urgences.

En attendant les fruits de ces politiques plus promises que lancées, restons au moins fidèles aux valeurs que nous prétendons porter et illustrer. Les migrants inconnus sont des personnes humaines, non des individus « marchandisés ». Une « Super-police des frontières », oui. Mais dans le respect des droits de l’homme, des principes du Conseil de l'Europe  Et de ce « droit d’ingérence » humanitaire que nous devons aussi (et d’abord) appliquer chez nous, aux portes de cette Europe qui ne peut pas être une « forteresse ». La police n’est pas là que pour l’ordre. L’Europe doit être policée, et pas seulement policière…

Daniel RIOT

22/06/2007

NON au nationalisme d’Etat et à la xénophobie de gouvernement.

Quand les démocrates dignes de leurs valeurs sont intrinsèquement  « sarko-incompatibles »…Oui à la pétition internationale lancée contre le ministère Hortefeux: tenir la promesse d'une mauvaise action n'est pas une bonne action.La légitimité du suffrage universel ne légitime pas tout...

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Une politique de régulation de l’immigration ? Evidemment. Dans le respect des engagements internationaux de la France (droit d’asile, statut des réfugiés…) et dans le respect des Droits de l’Homme. En s’attaquant aux vraies causes de l’immigration clandestine, ce fléaux qui fait la fortune de réseaux de trafiquants et d’employeurs esclavagistes, donc aux coupables et non aux victimes. Et en mettant sur rails une politique active d’un co-développement en vraie rupture avec les pratiques éhontées de la « Françafrique »…

Une politique d’ « intégration nationale », de façon à engendrer un « Vivre ensemble « plus harmonieux, à favoriser l’adaptation à nos lois et à nos mœurs des accueillis depuis longtemps ou des nouveaux arrivants ? Evidemment.

Des règles"utiles et justes" pour accorder la nationalité française ? Evidemment.

Avec des critères d’aujourd’hui, et non des réflexes hérités de législations mal « nettoyées » (raciales, racialistes, racistes ou xénophobes)  de temps qui ont fait la honte de la France. Avec ces exigences de droits et de devoirs sans lesquels  la « carte d’identité » n’est qu’un tatouage administratif souvent coloré par une dose d’arbitraire.

Mais un « ministère » qui lie « immigration » et « identité nationale » ? NON.

Non, en raison de la force symbolique (négative pour tout esprit soucieux d’humanisme et d’humanité) de ce lien.

Non, aussi, parce que le fait de confier la codification d’une identité nationale à un organisme d’Etat traduit une conception chargée de « vents mauvais », comme disait Pétain avant d’être pris dans la tornade vichyste.

Ce n’est pas à l’Etat de définir l'identité nationale, qui n'est ni unique ni figée. Du moins ce n’est pas à un Etat démocratique de le faire.  

 

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D’ailleurs, associer « immigration » et « identité nationale » dans un ministère n'a jamais eu de précédent dans notre République pourtant souvent secouée par des transgressions populistes et bureaucratico-arbitraires.  

Par ce qui se veut un acte fondateur de la  présidence sarkozyenne, la France inscrit l'immigration non  comme un « problème » à régler mais comme une force « ennemie »,  un bouc émissaire, comme un exutoire. France, terre des Droits de l'Homme? A démontrer. France, terre d'accueil? A prouver. France digne de ses valeurs? Restons sérieux...Ou redevenons-le!

Le péril n’est pas que dans des têtes d’intellectuels dénigrées avec une imbécillité populiste par le Président et son ami Hortefeux :il est réel.  Car personne ne peut dire de quoi demain sera fait.  Et car la morale politique (il s’agit aussi de cela) risque d'ouvrir une nouvelle page de notre histoire, celle d'un nationalisme d'Etat et d'une xénophobie de gouvernement tendant à stigmatiser l'étranger comme un problème existentiel et une menace réelle pour l'intégrité ou l'identité nationale. Revoici sous une autre forme le « parti de l’étranger ».  Et « l’ennemi de l’intérieur »…Allô, Kouchner? 

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Pour les démocrates soucieux d’approfondir sans cesse la Démocratie et de la protéger avec vigilance de tout ce qui peut altérer ce bien précieux qui, comme la Liberté selon Voltaire, « permet de jouir de tous les autres biens », il est clair que ce ministère Hortefeux constitue plus qu’une tache, plus qu’une maladresse, plus qu’une erreur. C’est une faute majeure. Et scandaleuse ! Contraire à l'esprit des valeurs du Conseil de l'Europe.

Sarkozy, qui dit adorer et savourer la « transgression », est trop réaliste pour ne pas en avoir conscience. Il l’avait promis, il l’a fait. Soit. Et alors ? Tenir la promesse d’une action mauvaise n’a jamais constitué une bonne action. Même avec cette légitimité du suffrage universel qui...ne légitime pas tout, surtout pas ce qui altère les fondations les plus belles de...l'identité nationale! Une affaire de principes (républicains) de valeurs (démocratiques) et de bon sens. Une question qui rend « sarko-incompatibles » les esprits les plus fidèles au « principe d’Humanité ».

Un espoir : que les pétitions internationales lancées sur cette question et traitées par le mépris au sommet de l’Etat recueillent le maximum de signatures. « Veilleur où en est la nuit ? »…

Daniel RIOT 

EN SAVOIR PLUS SUR DpJ, le Droit pour la Justice >>>>> 

medium_abolition_de_l_esclavage_Convention_du_16_pluviose_an_II.jpgNicolas A. Monsiau - L'abolition de l'esclavage proclamée à la Convention le 16 pluviôse an II
Dessin à la plume rehaussé de gouache - Musée Carnavalet, Paris

NON AU MINISTERE DE L’IMMIGRATION ET DE L’IDENTITE NATIONALE

Comme l’ont souligné les historiens démissionnaires des instances officielles de la Cité Nationale de l’Histoire de l’Immigration, associer « immigration » et « identité nationale » dans un ministère n'a jamais eu de précédent dans l'histoire de la République : c’est, par un acte fondateur de cette présidence, inscrire l’immigration comme « problème » pour la France et les Français dans leur « être » même.
En tant que citoyens, ce rapprochement nous inquiète car il ne peut que renforcer les préjugés négatifs à l’égard des immigrés. De notre point de vue, l'identité nationale constitue, aujourd’hui, une synthèse du pluralisme et de la diversité des populations et ne saurait être fixée dans le périmètre d'un ministère.
Le décret du 31 mai 2007 qui définit les compétences de ce nouveau ministère montre, de surcroît, que les effets institutionnels dépassent la seule question de sa dénomination. Ainsi, ce ministère, qui détient en priorité des pouvoirs de police et de contrôle est aussi chargé de « promouvoir l’identité nationale » et de définir « une politique de la mémoire » dans le domaine de l’immigration. Il dispose d’une autorité complète et nouvelle sur l’asile politique et d’une autorité partagée sur une multitude d’administrations, y compris sur la « direction de la mémoire, du patrimoine et des archives » du ministère de la Défense.
Cette confusion des rôles et des fonctions est inadmissible et inquiétante. Nous protestons énergiquement contre la dénomination et les pouvoirs dévolus à ce ministère et demandons solennellement au Président de la République de revenir à des choix plus conformes aux traditions démocratiques de la République française.

POUR SIGNER LA PETITION >>>>>>>>>>

 

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La France que je n'aime pas.....

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Une affiche officielle d'un autre temps qui est (évidemment) hors sujet  dans le contexte d'aujourd'hui? L'identite nationale est aussi le fruit de tranches d'histoire qu'on aimerait oublier. Toute ressemblance avec le temps présent est évidemment .. délibérée. Non par provocation, mais par précaution. Pardon à celles et à ceux que je choque dans leur Sarkolâtrie. ...Mais Pétain aussi a connu un "état de grâce" très long. C'est un fait, non une opinion. L'illégitime, c'était De Gaulle. Je sais: j'exagère. C'est Sarkozy qui m'incite à la transgression. Cela devrait me faire pardonner, non? DR