20/07/2008

La réforme de la Constitution sur Relatio-Europe

forme de la constitution française : Une occasion manquée de démocratiser un régime monocratique et oligarchique. PDF Imprimer Email
Samedi, 19 Juillet 2008 17:27

Par Daniel RIOT

Question d'un Européen un peu las de voir dénoncer un déficit démocratique dans le fonctionnellement de l'Union européenne qui n'existe dans les yeux de « réalistes » qui perçoivent... mal la réalité : Quel serait le résultat du référendum qui aurait pu être organisé pour ratifier les modifications de la Constitution proposées aux Parlementaires réunis ce lundi en Congrès par Sarkozy ?  

Le Congrès lui-même n'est pas joué d'avance : « 50-50 »... « A quelques voix près »...dit-on à droite et à gauche. C'est qu'il faut franchir la barre des 3/5ièmes ! Pas simple... Et les motivations des votes annoncés tiennent visiblement plus au contexte qu'au texte. Comme dans le référendum pour le projet assassiné de Constitution pour l'Union.  

RESUME : A gauche, le Congrès ... de Reims fausse celui de Versailles. On comprend les embarras de Jack Lang. A droite, on ne veut pas (comme dit Bernard Debré « affaiblir la position de Sarkozy à l'intérieur mais aussi en Europe et dans le monde » ou au contraire « on » veut se démarquer de l'impopularité actuelle d'un président qui veut présidentialiser encore plus un régime qui n'a de parlementaire que quelques us et coutumes. Et les « centres » sont divisés... Entre opportunistes (radicaux), alimentaires (Nouveau Centre) et idéalistes (au Modem).

 

28/03/2008

Une chance et un double défi pour Strasbourg

 MISSION de "capitale démocratique " et VOCATION de "capitale intellectuelle" de l'Europe.

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EDITORIAL RELATIO PAR DANIEL RIOT

STRASBOURG est l'une des villes où l'on doit plus qu'ailleurs "penser l'Europe", approfondir les valeurs et le sens de mots tels que "démocratie","poltique", "droits de l'homme", "éthique", "droit et justice", "libéral", "totalitaire", "humanisme", "histoire et mémoire", "tolérance", "citoyenneté", "civilisation", "culture", "dignité", "laïcité","vivre ensemble", "respect" ...

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Déjà par ce grand "laboratoire d'idées" (comme disait Schuman) qu'est le Conseil de l'Europe, par une partie de son université,  par  de multiples initiatives, elle l'a été et elle est. En "carrefour des routes" , donc des hommes, des marchandises et des idées. En centre de cet l'humanisme rhénan qui a tant influencer le personnalisme fondateur des Droits de l'Homme.

Elle peut et doit l'être davantage. La  Fondation pour l'innovation politique tient ce 28 mars  à Paris colloque de réflexions sur "Strasbourg capitale intellectuelle de l'Europe". Bien. Très bien même. A une condition : que la métropole alsacienne demeure la "capitale démocratique de l'Europe", donc la capitale de l'Europe citoyenne.

Cela exclut que ce projet d'université européenne d'un type nouveau ne soit pas lié à l'affaire du siège du Parlement européen, comme de bons esprits (n'est-ce pas Dany Cohn-Bendit?) l'ont fait un peu vite  par facilité plus que par réflexions. Ce serait une  grossière  erreur. Et une faute.

 

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La crise du politique est  d'abord  une crise de la pensée politique.  C'est du "limage des cervelles" en  un  lieu  chargé d'Esprit entre ceux qui pensent et  ceux qui agissent que l'on surmontera au niveau eropéen l'actuelle "Défaite de la pensée".

C'est d'ailleurs dans le même souci philosophique et pragmatique qu'a été monté le projet d'Eurodom cher à Alexis Lehmann que RELATIO soutient peinement.

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Mélanger ce beau projet d'UNIVERSITE DE L'EUROPE et aspirations centralisatrices de ceux qui rêvent d'un Parlement baignant plus dans l'eurocratie  que  dans le terroir de l'Europe citoyenne, revindrait à gacher à la fois  la chance d'une re-naissance intellectuelle de l'Europe et l'approfondissement de la démocratie  dans l 'Union , dans l'espace paneuropéen et dans cette eurosphère qui va s'étendre de l'autre coté de la Méditerranée. 

Strasbourg a une MISSION démocratique et une VOCATION intellectuelle INDISSOCIABLES.

L"Europe de l'intelligence" que veut Geremek et qui est un impératif passe par les moyens que la métropole de l'Europe citoyenne doit avoir pour assumer les deux de conserve. Pleinement.

Ces moyens seront d'autant plus faciles à trouver  s, comme la nouvelle municipalité le souhaite, cette mission et cette vocation deviennent celles de cet eurodistrict qui, à cheval sur le "fleuve de fleuves", comme disait Victor Hugo. doit symboliser plus que tout autre lieu cette aventure fantastique qui permet de faire en sorte que la paix ne soit pas seulement l'absence de guerre. Et que le futur ait un ...avenir.

Daniel RIOT 

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26/01/2008

Pour un « Pacte européen local »

Devenons des euro-électeurs....

« L’Europe n’est pas qu’une affaire supranationale, mais elle est d’abord infra-nationale »

Edgar Morin

 

... et élisons des euro-candidats. !

 

MUNICIPALES 2008 : LE MANIFESTE DE RELATIO

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Dans la perspective des élections municipales françaises de 2008, RELATIO lance un appel pour que la dimension européenne soit pleinement prise ne compte dans les programmes et les engagements des candidats et des citoyens.

CONSTATS DE BASE

>>> « L’Europe n’est plus une affaire étrangère mais une affaire intérieure ». Elle doit devenir une affaire d’abord locale si l’on veut que la construction d’une Europe unie dans sa diversité ne soit pas perçue comme une mécanique technocratique subie mais comme une aventure politique qui mobilisent les citoyens soucieux d’être acteurs de leur présent et de leur futur.  

>>> L’identité européenne prend racine dans les terroirs et les villes d’Europe.  La conscience européenne doit se développer à partir des collectivités locales et régionales. La citoyenneté ne se découpe en tranches    entre le local, le régional,le national, l’européen  et le global. En toute élection, nous sommes de plus en plus des euro-électeurs. Et les candidats se doivent d’être des euro-candidats aspirants à devenir des euro-élus. Ce qui est vrai pour l’écologie l’est pour l’ensemble des activités.

>>> La dimension européenne doit constituer  une chance de développement harmonieux pour les collectivités locales et régionales. L’Europe peut et doit être un accélérateur de dynamisme et un facteur d’un mieux vivre  dans les villes, grandes et petites et dans les campagnes.

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19/10/2007

Union européenne : Que les choses sérieuses (re)commencent

L’éditorial de Daniel RIOT pour RELATIO

« Sur le long chemin de l’unification de l’Europe, il faut toujours voir le verre à moitié plein même quand il est surtout à moitié vide », souriait Pierre Pflimlin en commentant un de ces compromis jamais complètement satisfaisants mais qui, « pas à pas », font tout de même avancer les choses. « L’Europe est une longue patience ».

C’est sous la Présidence de Pierre Pflimlin que le Parlement européen avait lancé, grâce aux réflexions du « Club Crocodile » de Spinelli,  l’idée d’une Constitution pour l’union européenne. Cette « Constitution » a été rejetée comme on le sait trop. Mais le « nouveau traité » adopté à Lisbonne sauve les meubles d’une maison inachevée et permet d’envisager  d’autres progrès.

Oui, c’est la fin d’une crise grave…Même si les ratifications peuvent encore poser quelques problèmes.

Oui, c’est une « belle victoire » de la France, puisque l’initiative en revient à Sarkozy qui a réussi l’exploit (il faut le reconnaître !) de surmonter le « NON » de Français par un tour de passe passe sémantique et (il faut aussi le reconnaître !) démocratique.

Oui, c’est une belle victoire de celles et ceux qui dans l’Union, (Angela Merkel, Jean-Claude Junker, Tony Blair (mais oui !), la présidence portugaise, Barosso en tête) ont su faire quelques petits miracles en sachant sacrifier l’accessoire sur l’autel de l’essentiel.

Mais la satisfaction d’aujourd’hui ne se mesure qu’à l’aulne de ce qu’aurait été la déception en cas de mission non  accomplie… Elle tient plus du soulagement que de la joie. Elle est surtout une occasion de donner du souffle à bien des exhortations. Car c’est maintenant que les choses sérieuses doivent commencer, ou recommencer. Ce Conseil de Lisbonne ne restera dans l’histoire comme une grande date que si les perspectives qu’il  a  dégagées sont bien exploitées.

N’insistons pas sur les points faibles de cet accord (ils pourront être surmontés) pour ne mettre  en relief que son principal avantage : le traité nouveau doit permettre d’éviter qu’une Union plus étroite, plus juste, plus utile, soit rendue impossible par des refus de quelques uns. Cela signifie-t-il que nous allons vers une « Europe à la carte » ou « à plusieurs vitesses » ? Mais assez de mots piégés : L’Union est déjà à géométrie variable et à plusieurs vitesses. Et cela ne tue pas pour autant son caractère « communautaire ».

« Communautaire » : c’est sans aucun doute le mot qu’il faut remettre en mode si l’on veut que l’Union progresse.  Et, sur ce point, les responsables français ont bien des progrès à faire : dans l’application et l’amélioration de ce qui existe déjà et dans les propositions qui sont avancées (Union méditerranéenne, notamment).

Si l’unité européenne ne joue pas à plein ses effets de « levier d’Archimed », comme disait de Gaulle, si elle reste mal perçue par nombre de citoyens souvent insuffisamment informés (des sondages viennent de le confirmer), si elle ne donne pas à chacune de ses composantes plus de « valeur ajoutée », c’est parce que « l’intergouvernemental » l’emporte trop sur le « communautaire ». Et parce que la « dimension européenne » n’est pas suffisamment prise en compte dans des politiques nationales trop nombrilistes.

 Ce « nombrilisme » et ces vues basses n’ont pas permis de   donner corps à toutes les espérances de la « Stratégie de Lisbonne ». Que ce « nombrilisme » (cet « escargotisme », redirait Tomi Ungerer) ne gâche pas les espérances débloquées par le présent accord de Lisbonne.

Daniel RIOT

24/07/2007

CIG: DES ENJEUX MAJEURS

UN DOSSIER de Jean-Dominique GIULIANI

ad5aaeef1c0a50982c9716ee0ae6be0a.jpgVite fait, bien fait. Symbolique, formelle et protocolaire l'ouverture, ce lundi, de la CGI. Avec une conférence de prese où toutes les questions dérangeantes ont été soigneusement esquivées et où, logiquement, l'optimisme était de mise. Cette a été ouverte par la présidence portugaise en marge d'une réunion entre les ministres européens des Affaires étrangères à Bruxelles. Lors de la session inaugurale, le ministre portugais des affaires étrangères, Luis Amado, a présenté une version provisoire des modifications à apporter au traité.
La cérémonie a eu lieu en présence du président de la Commission José Manuel Barroso et de la vice-présidente de la Commission et commissaire chargée des relations institutionnelles et de la stratégie de communication, Margot Wallström. 
La conférence devrait être conclue avant un sommet à Lisbonne, en octobre 2007, qui adoptera formellement le projet final. Le texte conclu sera ensuite soumis à la ratification des 27 membres de l'UE, un processus qui devrait être conclu à temps pour les élections européennes de juin 2009.

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c385fc00b521e924afdd17a85fe32c2c.jpgDECRYPTAGE, ECLAIRAGE ET PERSPECTIVES: UN DOSSIER REMARQUABLE ETABLI PAR JEAN-e4d00ab3bb21b60e65dc520e4e5bc4a7.jpgDOMINIQUE GIULIANI, Président de la FONDATION ROBERT SCHUMAN.

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