28/12/2008

GAZA: LES FRAPPES ANNONCEES...

SUR RELATIO-EUROPE PDF Imprimer Email

Par Daniel RIOT

(mis à jour le 28/12/08 à 0H30) Etrange et dramatique scénario de l'absurde... Toutes les réactions qui déferlent de partout semblent avoir été écrites avant le lancement de l'attaque aérienne annoncée des Israéliens.... Et les images de Gaza ont un air de déjà vu, avec des scènes qui suscitent évidemment des sentiments de révolte contre ceux qui frappent, « d'une façon disproportionnée » selon la formule de Sarkozy, au nom de l'Union européenne... « A la sortie des écoles », précisent les commentateurs...

11/09/2008

SUR RELATIO-EUROPE

11 septembre : Ben Laden, les « fascislamistes » et les manichéismes encore vainqueurs, sept ans après
Imprimer Email
 
L'éditorial Relatio-Europe par Daniel RIOT
« Le 11 septembre ? Ah ! Oui...La mort d'Allende. Tué par Pinochet, le bras armé des Etats-Unis ». A chacun ses commémorations. Chili 1973. C'est du vu et du su. On sait qui a voulu. Et qui a fait. Seuls ceux qui ont cru en un « socialisme à visage humain » en Amérique du Sud (ou ceux qui ont poussé un « ouf » de soulagement en nostalgiques de « Viva la muerte ») s'en souviennent. En rendent hommage, discrètement, au héros devenu martyr. Ou en regrettant que le monde ne soit pas peuplé de Pinochet (alors qu'il y en a encore trop, de toutes tailles et de toutes couleurs...)
« Le 11 septembre ? Ne m'en parlez pas...Quel choc ! » . États-Unis 2001. Du vu, du revu, de l'archi vu et du pas... su. On ne sait toujours pas qui a voulu. Et qui a fait faire. Même le vu n'est pas... cru. Et ce qui est su n'est pas toujours cru. Résultat : un grand trouble, des suspicions, des théories du complot, un déluge de désinformation. Même de mauvais comiques qui doivent leur succès à la médiatisation outrancière de la vulgarité populiste si à la mode en deviennent tragiques...
Sept ans après, les Américains les plus à l'écoute de la « vérité officielle » (qui est toujours officielle mais rarement véridique) doivent en convenir : L'opinion internationale n'est toujours pas convaincue que le réseau Al-Qaida de Ben Laden est responsable des attentats du 11 septembre 2001. C'est le signe d'une victoire durable de Ben Laden...
 
Europe : la récession avouée... .
Imprimer Email
 

 

 

LA FACTURE D'UNE UNION EUROPÉENNE PEU DIGNE DES BUTS DE MONNET: UNE EUROPE DE L'EXCELLENCE
Par WILLIAM PETITJEAN

Ce n'est pas une information : voilà des mois que c'est annoncé et confirmé, en dépit de démentis et de discours rassurants qui tiennent plus de la méthode Coué que de l'observation des faits : Bruxelles reconnaît ce qui était connu : le ralentissement de l'économie européenne  est tel que la récession est au bout du chemin. Visible.Ce ralentissement est plus fort que prévu et la France n'évitera que d'un cheveu la récession qui devrait frapper les deux autres poids lourds de l'UE que sont l'Allemagne et la Grande-Bretagne. Une récession, c'est une croissance...négative, donc une décroissance durant deux trimestres consécutifs. Au-delà des crises internationales:la facture d'une ère Barosso aux antipodes de "l'Europe de l'excellence" de Monnet (et de Delors)
 
"GOD BLESS AMERICA ! "...
Imprimer Email
 

Par Francis Rosenstiel..

Voici sept ans que le mythe des invincibilités cycliques s'est effondré au pied du" world trade center", non loin de la statue de la liberté:intacte, tout comme l'Amérique elle-même, l'un des rares symboles forts de la démocratie dans le monde.
La laïcité, n'empêche pas d'invoquer aujourd'hui, plus encore qu'hier, la bénédiction divine pour ce grand pays frère, fils et libérateur d'Europe. La vie politique en Amérique comme chez nous va son chemin. Aux Etats-Unis début Novembre un nouveau Président sera élu après une impressionnante cascade de" dits," d'hypocrisies et de non-dits
.La fibre" americano-conservatrice", en dépit des escapades en tous genres, n'a pas fini de vibrer.En matière de patriotisme, il y a pas de vétérans!
Les électorats ont une tendance à préférer les réponses aux questionnements.Je ne pense pas que l'on puisse qualifier cela de conservatisme, ni d'aventurisme d'ailleurs.

 
Irlande : Le « deuxième vote » ou le tabou... incontournable
Imprimer Email
 
Par Jacques DEHAIRE
« Revoter », un « deuxième vote »... Taboues, ces expressions en Irlande! Et pourtant ? Le gouvernement de Dublin ne peut pas se boucher les oreilles. Un « deuxième vote », tabou ou non, semble incontournable si l'on veut que l'Union sorte de l'impasse institutionnelle où elle est plongée...Jean-Pierre Jouyet, le secrétaire d'Etat français aux affaires européennes, est pressé. Il le montre. Et qui pourrait lui donner tort à la place où il est et dans les fonctions qu'il occupe ? « Il faut que nous ayons un cadre de solutions sous présidence française » (avant la fin de l'année), dit -il . « J'estime, en mon nom personnel, qu'il n'y a pas d'autre solution qu'un deuxième vote des Irlandais, conformément à leur constitution. »
 
Edvige la violeuse va déferler sur l'Europe
Imprimer Email
 

La polémique française et les projets d'un fichage de tous les Européens donnent  une importance plus grande encore à conférence internationale de Strasbourg (du  5 au 7 octobre) sur la protection de la vie privée dans un contexte liberticide

Par Daniel RIOT

Il a fallu tout de même du temps pour que la levée de boucliers déclenchée par Edvige et ses petites sœurs voyeuses et violeuses soit enfin prise au sérieux par le gouvernement. C'est un signe de ce temps : la sécurité (ou plutôt le sentiment de sécurité) passe avant le souci de liberté. Signe de régression sociétale. La notion de vie privée n'existait pas dans les temps anciens... Elle est liée à la modernité politique marquée par l'avènement d'États de droit où l'on a fait la distinction entre l'espace public et l'espace privé, entre l'État et la Société . Et de démocraties où l'on doit savoir, selon la formule de Soljenitsyne que « notre liberté se bâtit sur ce qu'autrui ignore de nos existence ». Mais la « tornade Edwige » (qui n'est pas une femme) sévit sur toute l'Europe. Il est temps d'avoir des débats de fonds, dans tous les pays et au niveau européen, qui permettent de redonner du sens aux valeurs gravées dans la Convention européenne des droits de l'Homme...

 
La Suisse sans défense
Imprimer Email
 

La Suisse parle de son armée. Elle ne dit rien de sa défense. Quels dangers annonce l'avenir ? Quels moyens seront nécessaires ? Ferons-nous face en solitaires ou avec d'autres ? Là, c'est le silence-radio.Le semblant de réflexion se nourrit plus de mythologie que de géostratégie.

D'un côté, il y a ceux, les Verts et quelques autres, qui veulent tout bazarder. Comme si nous étions un îlot promis à une paix éternelle, l'épicentre des bons sentiments. Le hic, c'est que le monde n'est pas peuplé d'angelots.

De l'autre, du côté des conservateurs de tout poil, UDC en tête, on s'accroche à l'imagerie du passé. Avec des canons, des blindés, des avions et de braves soldats de milice prêts à courir dans nos campagnes. Le problème, c'est que nous ne sommes plus dans les années quarante.

 
L'UE et l'Ukraine : Fiançailles sans promesse de mariage.
Imprimer Email
 


Par Daniel RIOT

Réalisme, pragmatisme, esprit d'ouverture... Avec l'Ukraine, l'Union européenne ne pouvait aller ni plus loin, ni moins loin en l'état actuel des choses dans l'espace paneuropéen et en Ukraine même. Des fiançailles sans promesse de mariage .

 
Les seigneurs des anneaux du CERN face aux mystères de l'Univers.
Imprimer Email
 
La chasse au boson s'ouvre aujourd'hui : Dieu, rien ou ????

Entre physique et métaphysique. C'est le grand Jour au CERN. « Une quête du Graal », annonçait depuis longtemps le magazine suisse « L'Hebdo ». La recherche de la « particule de Dieu » disait le Prix Nobel Léon Lederman. « Le big-bang, et avant ? » s'interrogent les physiciens du monde entier...
Le Large Hadron Collider (LHC) de l'Organisation européenne pour la recherche nucléaire (CERN) de Genève devrait recevoir son premier faisceau de protons, ouvrant ainsi la voie à l'une des plus passionnantes - mais aussi des plus incertaines (et des plus coûteuses) - aventures de la science moderne. Objectifs : plonger dans l'intimité de la matière pour mieux comprendre les forces qui gouvernent l'Univers. D'où venons-nous ? De quoi sommes-nous faits ? Une quête existentielle, entre physique et métaphysique. De l'en deçà à l'au-delà « Et si Dieu était une particule ? » titrait, en avril, « Courrier international »...

Reste à savoir si cette « chasse au boson » n'est pas que la « chasse au dahu » jolies colonies de vacances de jeunesse ? Dieu, rien ou des points d'interrogation en série ? Les esprits les plus inquiets craignent même que ce défi aux dieux soit le défi de trop...Icare ‘est brûler les ailes. Et Prométhée s'est fait dévorer le foie dans les monts du ...Caucase. Alors, « ici Genève, le CERN est cerné par de mauvais esprits. SOS Fin du monde »
Vieux vertige ! Bien avant les super accélérateurs de particules...
En attendant, les Américains envient...les Européens. Le Monde en a m^me fait son édito du jour : « L'hebdomadaire américain Newsweek vient de consacrer sa couverture à "la plus grande expérience jamais conduite". Son sous-titre - "Et elle est européenne" - parle de lui-même : quand les Européens s'associent, ils peuvent être des champions de la "big science" et en remontrer à tous leurs rivaux. »
 

09/09/2008

Et si l'on élargissait l'OTAN à la... RUSSIE

SUR RELATIO-EUROPE

Par Daniel RIOT
Questions étranges qui m'ont hanté durant toute cette journée passée à l'écoute des nouvelles de Sarkozy, missionnaire de la paix, à  Moscou et de Tbilissi : Qu'est-ce que l'OTAN ? A quoi çà sert?
Wikipédia répond simplement : « L'Organisation du Traité de l'Atlantique Nord - OTAN (NATO - North Atlantic Treaty Organisation en anglais) est une organisation politico-militaire créée à la suite de négociations entre les signataires du traité de Bruxelles (la Belgique, la France, le Luxembourg, les Pays-Bas et le Royaume-Uni), les États-Unis et le Canada ainsi que 5 autres pays d'Europe occidentale invités à participer (le Danemark, l'Italie, l'Islande, la Norvège et le Portugal), pour organiser la défense et la sécurité de l'Europe face à l'Union soviétique après la Seconde Guerre mondiale. ».
Le siège de l'OTAN se trouve depuis 1966 à Bruxelles et son commandement militaire (SHAPE) à Mons (Belgique). Grâce à ses moyens logistiques, l'OTAN a su, durant la Guerre froide, « garder les Américains à l'intérieur, les Russes à l'extérieur et les Allemands sous tutelle. »[1] comme le souhaitait son secrétaire général d'alors, Hastings Lionel Ismay. Son rival côté soviétique fut le Pacte de Varsovie. »
Les Allemands ne sont plus à mettre « sous tutelle ». Le Pacte de Varsovie n'est plus. L'Union soviétique est morte. L'OTAN existe toujours. Agrandie, renforcée, avec des champs d'actions très élargis...
Alors ? L'OTAN en ce XXIème siècle ?
 

07/09/2008

SOLIDARITE AVEC HAÏTI

 

Pluies diluviennes, inondations, ouragans, cyclones...Gustav, Hanna, Ike, Joséphine...Plus de 500 morts à HAÏTI et le bilan s aggrave d'heure en heure alors les cyclones se succèdent dans toute la région dévastant les îles, (Cuba est très sérieusement touché), menaçant la Floride, le New-Jersey (et ...Washington).
L'Union européenne débloque des crédits exceptionnels. L'assistance internationale s'organise. Emotion particulièrement grande et sens de la solidarité partulièrement développé pour Haïti, notamment à Strasbourg qui entretient des relations étroites avec la ville de JACMET depuis 1996. Des relations qui ont été renforcées en juillet lors d'une visite de Roland Ries, le sénateur-maire, et de Nawel Rafik-Elmrini, 2ième adjointe au Maire de en charge des relations européennes et internationales .


La situation est évidemment suivie de près, malgré la distance.Des mesures de solidarité sont prises et le seront encore. "Solidarité" a été l'un des mots les plus utilisés par Roland RIES en juillet. Il est évident que ce mot prend un sens plus fort et plus consistant encore en cette saison de malheurs.Mais dans ce type de situation, il ne s'agit pas de céder à l'émotion du moment et de multiplier des déclarations généreuses à usage médiatique .Il s'agit de répondre le mieux possible aux nouveaux défis qui sont à relever. Et de montrer aux populations qui vivent cet enfer qu'elles ne sont pas seules, oubliées. Surtout, qu'elles ne seront pas oubliées quand le « choc des images » sera dissipé et  quand le grand zapping de l'actualité aura porté les attentions vers d'autres contrées. La « globalisation » c'est aussi (et ce doit être surtout) une mondialisation de cette solidarité sans laquelle il n'est point de « principe d'humanité ».

 

 

01/09/2008

EUROPE/RUSSIE:L'UNION RESTE...UNIE

>>>>SARKOZY, BAROSSO ET SOLANNA REFERONT DES VOYAGES A MOSCOU ET TBILISSI

>>>> REPORT DES NÉGOCIATIONS JUSQU'AU RETRAIT DES TROUPES RUSSES DE GÉORGIE

 

 

DÉCRYPTAGE RELATIO-EUROPE PAR DANIEL RIOT

L'essentiel, c'était l'unité. Ou plutôt l'unanimité. Contrat rempli. La déclaration proposée par la France a été discutée : c'est logique. Mais les 27 l'ont approuvée. Les plus réalistes, comme les plus durs à l'égard de Moscou.

Le principal, c'était de marier fermeté dans la réaffirmation de quelques principes et esprit d'ouverture. Objectif atteint. L'UE va être "vigilante" dans ses relations avec la Russie et pourrait prendre des décisions "concernant l'avenir" de ces relations en fonction de l'évolution de la situation en Géorgie. Prochain test : la prochaine réunion UE-Russie du 14 novembre à Nice.

D'ici là, les négociations prévues (notamment le 15 septembre) sont  ajournées tant que « toutes les troupes russes n'ont pas évacué  la Géorgie ». Mais MM. Barroso et Sarkozy, accompagnés du diplomate en chef de l'UE, Javier Solana, se rendront  le 8 septembre à Moscou et Tbilissi, pour tenter de progresser vers un règlement du conflit, et tenter notamment d'obtenir un retrait des troupes russes.

 

23/08/2008

Polémique : Défense de Bernard-Henri Lévy

  PDF Imprimer Email
 

Par Daniel RIOT

«La meilleure critique de la démocratie est un entretien de cinq minutes avec un électeur moyen», disait Churchill. Aujourd'hui, la blogosphère remplace parfois les cafés du commerce de jadis et servent de défouloir. Et attention aux têtes qui dépassent ! A ceux qui ne partagent pas vos opinions. A ceux qui ne font pas de l'anticonformisme prétendu un conformisme absolu.
De vraies hordes sauvages, souvent sous la lâche protection de pseudos, s'acharnent sur ceux qui dérangent. Surtout quand les ils ont un talent gênant pour les envieux qui en sont dépourvus. Quand leur voix se fait entendre sans qu'ils aboient. Quand ils ont une célébrité justifiée. Et quand leurs réflexions heurtent trop de réflexes.
BHL a sur la guerre du Caucase, sur la Géorgie, sur la Russie, des positions que l'on peut légitimement critiquer. Ce que j'ai écrit sur Relatio-Europe et ailleurs depuis l'ouverture du feu par le Président géorgien le montre assez...
Mais la démocratie, c'est la liberté d'exprimer des opinions argumentées qui ne sont pas forcément les vôtres, c'est aussi le respect des opinions qui ne sont pas les vôtres. Les polémiques sont enrichissantes et stimulantes quand elles ne reposent pas sur l'insulte, l'attaque personnelle, le procès d'arrières pensées (ces « pensées de derrière », disait Pascal), la diffamation, la malhonnêteté intellectuelle. Quand on ne fait pas dire ce qui n'a pas été dit, écrire ce qui n'a pas été écrit...


Les « choses vues » en Géorgie par Bernard-Henri Lévy, un reportage que Le Monde a publié (et que j'ai repris partiellement sur Relatio-Europe sous le titre « les éclairages de BHL ») a déchaîné des critiques passionnés et passionnelles. Sur Agoravox (où je me fais insulté parce que j'exprime mon amitié envers BHL) et sur Rue 89, où une contre-enquête (à contre-vérifier) met en cause les faits même décrits par Bernard-Henri, ou plutôt tels que certains peuvent les imaginer à partir de ce qu'il a écrit.
Il faut vraiment ne pas avoir du tout une expérience de témoin professionnel sur le terrain pour s'en prendre ainsi au témoignage tel qu'il est rédigé ! Et il faut être très avisé pour donner des « précisions » qui rendent extrêmement aléatoires démentis ou explications complémentaires. Il est vrai que chercher les poux dans la tête de BHL assure un succès facile sur le web. Plus que de réfléchir sérieusement à ce qu'il peut dire...
Ce qui est le plus reproché à BHL c'est qu'il soit allé à Tbilissi en avion privé. Je n'en sais rien et je m'en moque. Moi je n'ai pas les moyens de le faire. Et alors ?
Ce qui frappe les « contre-enquêteurs » de Rue 89, c'est de savoir si, parlant de Gori, il parle du centre-ville ou de la banlieue. Intéressant. Et si les feux qu'il a vu embrasait toute la ville ou des champs. Heureusement, qu'il n'a pas essuyé des tirs sur ce front : les plus zélés des « entarteurs » du clavier parleraient de mise en scène...
Ce qui est sûr c'est que les Russes ont été dans et autour de la ville, et qu'il y eu des dégâts. BHL décrit le « vu »,non le « vrai », ce qui est impossible à traduire que ce soit en mots ou en images. Relire Stendhal : Julien Sorel à Waterloo est aussi une bonne leçon de journalisme...que BHL n'a pas à recevoir.
Ce qui intéresse aussi Rue B9 c'est de savoir s'il a discuté de ses « choses vues » avec Sarkozy. Et alors ? Il a le droit d'en parler à qui il veut ou peut. Ce n'est pas pour cela que je vais chausser les lunettes de l'aigreur pour juger ce qu'il peut dire.
BHL (ce n'est pas nouveau) dérange les journalistes qui font du terrain sans penser, les philosophes qui pensent sans tenir compte du terrain, les engagés qui ne supportent pas des engagements différents des leurs, les plumitifs qui n'ont pas sa plume.
Pire : ce qui apparaît à travers nombre de « commentaires » déposés comme des crottes sur bien de sites qui mériteraient mieux relèvent d'une médiocrité crasse bien franchouillarde (la « France moisie », redirait Sollers).

Il est riche. Et alors ? Il a une jolie femme. Et alors ? Il est dans le « peuple des poeple ». Et alors ? Il est plutôt « bel homme ».Et alors ? Il est étiqueté « intello » ? Et alors ? Il a écrit des livres de qualité qui ont un succès international. Et alors ? Il s'engage pour une série de causes qui lui tiennent à cœur dans la logique de ce qu'il pense et dit. Et alors ? Il est juif. Eh ! Oui...Moi pas. Et alors ?
C'est cela le pire, souvent non dit mais toujours ou presque prégnant: Lévy cristallise sur sa personne une partie de ce fond d'antisémitisme (de droite et de gauche) qui caractérise tant les voyageurs du train « Vichy-Moscou via Munich »qui, (je cite encore Sollers) traverse encore nos campagnes et nos villes.
Mais dire cela, bien sûr, c'est se faire de nouveaux ennemis...Se faire taxer de je ne sais quelle parano. Se faire traiter, comme je l'ai lu, de lèche-cul, de garçon de course, d'avocat, de cireur de pompes de BHL... « Nos jugements nous jugent » : je n'ai pas fait de cette phrase de Valéry l'une de mes devises par hasard. C'est la vie : je choisis mes amis, et je subis ceux qui me considèrent en ennemi. En leur pardonnant leurs offenses. Mais en sachant que toutes les offenses ne sont pas toutes inoffensives. Surtout pour (ou plutôt contre) la démocratie.
L'injustice est insupportable, surtout quand elle vise ceux qui la combattent. Comme BHL. Mais c'est peut-être cela aussi que lui reprochent ses détracteurs les plus virulents!.
Courage, Bernard-Henry :tu sais très bien que les combats contre la bêtise sont les plus difficiles à mener. Mais ils sont indispensables. 
Daniel RIOT

23/07/2008

La Serbie se rapproche de l'Union européenne

Radovan Karadzic : Quelques leçons à tirer de l'arrestation du Pol Pot des Balkans... PDF Imprimer Email
Mercredi, 23 Juillet 2008 11:33

L'éditorial de RELATIO-EUROPE par Daniel RIOT

Qui, dans l'Europe démocratique, peut ne pas se réjouir de l'arrestation de Karadzic, le psychiatre  fou de nationalisme devenu un Pol Pot des Balkans ? Les réactions au Conseil de l'Europe et dans  l'Union européenne ont valeur d'applaudissements, et de chants d'autosatisfaction. Cette arrestation  « constitue une étape importante dans la voie du rapprochement de la Serbie avec l'Union européenne », déclare  la présidence française de l'Union. Soit Mais les chants de satisfaction entonnés ont aussi valeur de lâche soulagement.


Treize ans d'attente, c'est long ! Et Karadzyc n'incarne pas que la folie meurtrière du nationalisme déchaîné. Ce psychiatre fou devenu un Pol Pot des Balkans  symbolise aussi l'impuissance de la communauté internationale , la mauvaise conscience des, Européens  devant une série de faits accablants :  les  tragédies de l'ex-Yougoslavie, les jeux diplomatiques pervers, les effets négatifs des différences de conception sur les applications des  droits de l'Homme et du droit international qui opposent toujours la Russie   et les autres membres du Conseil de l'Europe, les faiblesses d'une justice internationale toujours  plus embryonnaire que majeure et décrédibilisée par le « procès » de Milosevic...

 

02/12/2007

Russie: La « démocratie Potenkine »

EDITO RELATIO-Les élections russes invitent à reposer une question-clef : la démocratie,  c’est quoi ? Un système de sélection des élites ? Dans ce cas le mot de Churchill conserve toute sa pertinence : « C’est le pire des système à l’exception de tous les autres ». Une grille de valeurs qui prennent du sens grâce à un Etat de droit qui respecte les Droits de l’Homme, donc les principes d’ « égale dignité » et de respect de la Personne  dans  la recherche de  la conciliation entre les intérêts particuliers et l’intérêt général (qui est plus que la somme des précédents) ? Dans ce cas, ne parlons pas de « démocratie » en termes générique : chaque démocratie se doit d’être qualifiée en fonction de ses propres spécificités.

Une démocratie, la France ? Bien sûr, mais en rien exemplaire. Oligarchie masquée, doxocratie développpée, technocratie non maîtrisée… Les normes du Conseil de l’Europe, que la France respecte plus formellement que réellement, constituent des critères  irremplaçables mais insuffisants. Elles sont plus des filets de sécurité et des poteaux indicateurs pour une perfectibilité possible que des prix de bonne conduite. Alors que dire de cette Russie qui dans l’ère soviétique osait s’autoproclamée « démocratie populaire » et qui aujourd’hui souscrit comme 46 autres pays aux « normes » du Conseil de l’Europe sans les prendre à la lettre et sans en respecter l’esprit…

Imagine-t-on une démocratie par définition « pluraliste » être dominée par un parti unique (ou presque) ?

LIRE LA SUITE >>>>>>>>>>>

25/11/2007

Sarkozy à Pékin en VRP de " l’entreprise France"

DECRYPTAGE RELATIO : Lors de ses entretiens avec le président Hu Jintao et le Premier ministre Wen Jiabao, Nicolas Sarkozy s'efforcera de rompre avec "l'attitude française qui consistait à ne pas parler des choses qui fâchent", dit-on de source gouvernementale. Nous verrons. Angela Merkel, dans ses relations avec la Chine a montré que cela était possible, même si les Chinois savent écouter sans entendre (et vice versa)…. Mais pourquoi la secrétaire d’Etat aux Droits de l’Homme ne fait-elle pas partie de la délégation ?

Continuité d’abord, dans l’anecdotique et le symholique: Le président français mettra d'abord ses pas dans ceux de son prédécesseur, en allant dans l'ancienne capitale impériale de Xian, célèbre par son armée de terre cuite et berceau d'une civilisation chinoise dont Jacques Chirac était un fin connaisseur.

6e0cd878a47eef7aefb96ea9023ec038.png(Nicolas en dragon, galligraphie)

Le chef de l'Etat part en Chine avec en tête cinq thèmes prioritaires, a précisé le porte-parole de l'Elysée, David Martinon : l'environnement, l'établissement de relations économiques "harmonieuses", les échanges commerciaux, le rôle de la Chine dans le monde et le développement de l'Afrique.

LIRE LA SUITE >>>>>> SUR RELATIO

29/10/2007

Une victoire...royale

59e9d3bb77c61f7bb2c864be613bda39.jpgHeureuse...par procuration, Ségolène! De quoi, pour elle, en oublier les critiques ("dégueulasses", en langage ministériel) de Mélenchon....Mme Royal fait plaisir à voir  dans les images du triomphe de la Reine d'Argentine, Cristina Fernandez de Kirchner, élue en famille (puisqu'elle succède à son mari). Et elle en tire des leçons SégoStar! 

"Ce n'est pas parce qu'on fait une campagne électorale qu'on doit se vêtir de haillons", a expliqué Cristina Fernandez, citée par Ségolène Royal. "J'ai trouvé fort de sa part cette féminité assumée", a indiqué la socialiste française."Elle est en train d'inventer une nouvelle alliance entre la capacité à exercer une autorité (...) et à garder en même temps sa féminité", a-t-elle ajouté soulignant que "cette exigence (était) très originale".

 Ségolène Royal doit quitter Buenos Aires aujourd'hui à destination du Chili où elle être reçue par la présidente Michelle Bachelet. L'Internale des femmes au pouvoir s'est trouvée une Ambassadrice itinérante. Excellente fonction qui permet de rester dans l'actualité people, en souriant. Et pour la France, c'est bien: en dépit de la retraite, nous avons toujours un "Première Dame". Macho, cette réflexion? Un peu  conne, oui. C'est mon droit naturel à la rioterie... 

11/08/2007

L'union européenne face au Pôle Nord: Quelle stratégie?

EDITORIAL RELATIO par Daniel RIOT « Arctique, ou comment le réchauffement climatique débouche sur un refroidissement des relations diplomatiques ». Le Monde consacre son édito à un sujet que Relatio suit de près depuis quelques semaines, parce que ces glaces (qui fondent) sont devenues des terres de rivalités et de conflits qui confirment que le nouvel ordre mondial promis ressemble à des ordres très anciens, ceux des grandes découvertes et des drapeaux plantés : « j’y suis, je possède »… LIRE LA SUITE >>>>>>

18/07/2007

La France en Europe : Du "très vite" au "trop vite"?

La vraie « rupture » de Sarkozy: La notion du temps

EDITORIAL RELATIO par Daniel RIOT

Il n’a pas enfourché de vélo, mais il a fait « son » Galibier ! Dur, dur, de suivre les pas de Nicolas Sarkozy, aussi hyperactif qu’omni présent. Superman à l’Elysée : A vous couper le souffle ! Mais à quoi « marche-t-il », docteur, pour courir aussi vite et (déjà) aussi longtemps, sans ces pauses que … même le Créateur s’imposait le septième jour?

6b3b94551a54ce86884aa7fae0391310.jpg

Les vertus aphrodisiaques du pouvoir conquis avec brio, les dopages de la convoitise satisfaite, de l’ambition couronnée et de la concupiscence jamais assouvie n’expliquent pas toute cette énergie folle, dépensée et dispersée… Le jus d’orange non plus.  Même pour un modeste observateur curieux de tout et soucieux de comprendre (un peu) ce qui se passe dans ce « beau et grand pays », cet « homme pressé » finit par oppresser. Le « style Sarko » reste d’abord un « mystère Sarko ».  

e4c46e18a552806253124213431229c5.jpg

En plus, il est bon, le bougre ! Génial, à sa façon. Génial, non comme le cheval qui écoeura Musil du journalisme, mais comme ces êtres qui répondent, dans leurs champs d’action,  à la définition de Paul Valéry : « le génie est une habitude que prennent certains ».

Avec cet art du politique, joueur d’échecs en pleine réussite,  qui sait toujours avoir un « coup d’avance ». Avec cette intuition du chasseur, jamais à court ni de munitions et ni  d’inspiration,  qui réussit à atteindre ce qu’il vise même quand sa cible paraît hors de portée.   Avec ce magnétisme envoûtant du prestidigitateur  fascinant qui finit non par surprendre, mais par prendre. Avec ce charisme si peu définissable …

7a14ff8bdbfa6353fa6d5bb1ad0532bb.jpg

Cette « bête de scène » excelle dans tous ses jeux de rôles (y compris dans celui de la sincérité travaillée, de la spontanéité calculée et de l’improvisation préparée a su, comme quelques prédicateurs américains, adapter les recettes classiques des « meneurs d’hommes », des « guides des foules » aux impératifs cathodiques des « enfants de la télé »…

Pour couronner le tout, il a toutes les vertus dont la France avait besoin pour sortir du chloroforme chiraco-jospiniste : le « ronfleur du G8 » nous faisait perdre du temps à force de chercher à donner du temps au temps, en oubliant que le temps pourrit autant qu’il guérit tout. Lui, avec ses piles  d’un « lapin Duracel » atomique,  lutte contre le   temps en défiant Chronos.

1001c6baf5e935e604c0b3231ef70526.jpg

Le rapport au temps, voilà la vraie rupture : l’instant qui vient compte plus que celui qui passe.

Dans cette ère de crise généralisée de notre rapport au temps, « Sarko- le- pressé » arrive à point, en mode, pile poil dans « l’air du temps » : instantanéité érigée en déesse, impatience généralisée, difficultés de concilier les temps politiques, médiatiques, judicaires …Plus de promenade, des « joogings ». Plus de voyage : des déplacements. Plus de réflexions : des réflexes. L’édité prime le médité.

A la tête de l’Etat, cela n’a pas que des avantages. Vieux dilemme  de la vitesse et de la précipitation. Les lois ? Passage en force. Tant pis si le temps n’est pas pris pour bien les préparer, les étudier, évaluer toutes leurs conséquences. Les initiatives diplomatiques : audacieuses, et courageuses même, mais que de fois, déjà, en deux mois, n’a-t-on pas mis en avant l’excuse de la rapidité si cultivée et de l’efficacité si célébrée pour se laver de quelques pêchés et maladresses…

4fc62c4fe7dbdc8008a27031ee96054a.jpg

« Tout s’est fait si vite ! », a soupiré la secrétaire d'Etat  aux affaires étrangères et aux droits de l'homme, Rama Yade,  comme pour expliquer qu’elle n’a pas pu rencontrer les associations tunisiennes des doits de l’homme quand elle accompagnait Sarkozy à Tunis.

8c45fd78a0627d276dc301f1ee7024b1.jpg

« Tout s’est fait très vite », ont expliqué nos diplomates pour calmer l’agacement des Allemands pris de court  lors d'une rencontre des ministres des affaires étrangères des Etats membres méditerranéens de l'Union européenne à Portoroz en Slovénie, le 6 juillet. Sans avoir consulté Berlin, Bernard Kouchner, a présenté une lettre visant à remettre des recommandations, au nom des Etats méditerranéens, à l'ex-premier ministre britannique Tony Blair pour sa nouvelle mission de paix au Proche-Orient.

5f7487ae37ca6cac298cacd5c2f4de5f.jpg

Il n’avait pas eu le temps non plus de prévenir Javier Solana qui, en dépit des honneurs  dont il a fait l’objet lors du 14 juillet à Paris est plus que contrarié par la diplomatie du « cavalier seul » français. Il l’a dit en termes polis dans une ITW à La Croix : « Si nous voulons être utiles, il y a des mécanismes plus efficaces que des lettres ouvertes pour faire avancer la politique étrangère de l’Union européenne »

0dd32d67f30ae39f2069e383b031e9a0.jpg

« Tout s’est très vite », a-t-on fait savoir pour expliquer aux négociateurs de l’Union européenne  qu’ « on » n’avait pas eu le temps de les prévenir de la mission de Cécilia à Tripoli. Comme d’ailleurs, en pleins G 8, le président n’avait pas eu le temps de prévenir ses partenaires européens qu’il proposerait unilatéralement un délai de six mois avant de se prononcer sur le statut futur de la province sécessionniste serbe du Kosovo, un dossier actuellement en pleine négociation à l'Onu…

« Très vite », cela peut encore aller : Le Super- Président est encore dans une période probatoire (pardon « d’état de grâce »). Mais attention : le « trop vite » serait  plus difficile à rectifier… Ah ! ce temps ! On a beau travailler plus, on n’en gagne pas davantage…

Daniel RIOT

26/12/2006

L'Europe en diract et en réflexions, l'europe dans le monde et face uax défis internationaux

SUIVEZ toute l'actualité sur RELATIO >>>>>>>>>>>>>>&...

10/11/2006

La victoire des Démocrates contre BUSH: Leçons américaines…

C’est « Le Temps », un journal suisse, qui l’affirme avec raison : « Les Etats-Unis ont des institutions démocratiques qui leur permettent de profonds changements d'orientation sans que soient remis en cause les fondements de leur vie en commun. La domination républicaine sur les deux chambres est terminée, comme l'avait été il y a douze ans celle des démocrates. Les électeurs ont sanctionné la politique présidentielle. Ils ont jugé leurs responsables. Et tout redevient normal. De nouveaux espoirs sont permis, dont la réalisation n'est certes jamais garantie ».

Bien vu. Les « anti-américains », si nombreux et si stupides en France, (ces « malades d’un infantilisme » de poussins qui se prennent pour des coqs,  coincés  entre des  nostalgies d’un « paradis » hexagonal qui n’a jamais existé et des rêves  d’un futur paradisiaque qui n’existera jamais) feraient bien d’y réfléchir.

Bush a perdu. Il le reconnaît. Il en  tire quelques leçons, en lâchant quelques « fusibles », dont Rumsfeld. Et il  continue sa « route ». Jusqu’à la prochaine échéance.

Sans esprit de « rupture », sans fantasme « vengeur » ou « révolutionnaire ». Sans tristesse cachée, mais sans démagogie affichée.

En sachant que sa « machine » en panne va affronter deux années de débats, d’enquêtes, de mises en cause, de remises en questions, de contestations qui vaudront la peine d’être suivies de (très) près…

medium_BUSH.jpg

La « jeune » Amérique affiche une maturité démocratique plus grande que la « vieille France ». Je parle de « vielle France «  et non de « vieille Europe »… Car l’Europe dans son ensemble a aujourd’hui, en général, moins d’archaïsmes à combattre que les héritiers de De Gaulle et de Mitterrand.

Le « Temps » continue son éditorial, en pensant à la Suisse, comme je pense à la France : « Le système d'alternance, quand il est solidement ancré dans une Constitution, supporte une forte dose de conflits sans que ceux-ci viennent attaquer ni le sens ni le destin de la nation ».

Il poursuit : « Irak en moins bien sûr, la Suisse se pose des questions sur l'administration Blocher, sur son extrémisme, son refus permanent de négocier avec quiconque, sa façon très bushienne de s'adresser au peuple par-dessus les institutions et les règles, sa vision d'une Suisse déliée des obligations internationales auxquelles elle a souscrit, son nationalisme outrancier. Mais que peut-elle faire contre cela puisque, au nom de la concordance, elle a donné à l'UDC une place dans le gouvernement à l'égal de ceux qui pensent le contraire? »

Grave question.  «  Le système de concordance est-il meilleur que le système d'alternance dès lors que l'extrémisme, au lieu de pouvoir être éjecté normalement quand il commence à apparaître comme insupportable, continue de diffuser ses thèmes en toute légitimité au sein d'une société qu'il divise et démoralise? L'UDC croit, comme l'ont cru les néo-conservateurs américains, qu'elle peut conquérir des positions inexpugnables. Les «néocons», du fait de l'alternance, ont perdu. Christoph Blocher, du fait de la concordance, gagne, car les institutions suisses ne sont pas faites pour l'en empêcher ».

Cette question ne concerne pas que la Suisse. Elle se pose ailleurs, en Pologne, par exemple. Et elle peut se poser (elle se pose déjà) en France. Le sort des Présidentielles n’est en rien scellé. Avec des « extrêmes » de droite et de gauche qui gangrènent et la « droite » et la « gauche », par-dessus un « centre » qui a du mal à imposer ses valeurs, son ben sens et ses intelligences.

Quid des USA dans les deux ans qui viennent, avec une Maison Blanche (et tout ce qui va avec) aux mains des mêmes « néo-conservateurs » et un Congrès aux mains de « démocrates » qui comme le PS en France ont trop de leaders potentiels pour ne pas avoir de sérieux problèmes de « leadership » ?

Ils ne sont pas dans la situation d’une « cohabitation à la française »…Et ils ne sont en rien devant des vertiges « eistentiels ».

Ils sont dans une situation qui pourrait faire le jeu des intérêts européens si ces derniers étaient moins « archéo-cons » (conservateurs archaïques) donc plus unis et plus cohérents. Si l’Europe politique avait été mise sur rails par ce projet de Traité constitutionnel que les Français et les Néerlandais, pour des raisons opposées, n’avaient pas refusé.

Bush a un «  plan B » : celui des « pères de la nation américaine ». Respect et continuité, avec accommodements dictés parles réalités. Et, éventuellement, procédures judiciares... Les Européens n’en n’ont pas parce qu’ils tuent leurs « pères », au nom de nostalgies, de fantasmes, de rêveries, de mythes, d’illusions…

La faute à M.Chevènement, à M. Fabius, à M. Le Pen, à Mme PCF, à MM.  « alter-européens » et à quelques autres… SOS FREUD ! On tue Monnet et Schuman …pour mieux regretter De Gaulle, Jaurès, Blum, Mitterrand et d’autres.

Monnet, reviens : ils sont vraiment devenus FOUS. Plus que les Américains les plus déments.

medium_tocqueville.jpg

Alternance, concordance, connivence ? C’est son soubassement culturel que les Européens n’ont pas su cultiver. C’est la solidité de ses bases culturelles qui permet à l’  « Amérique », cet estomac géant qui digère toutes les crises, de se sortir des pires impasses. Leçon d’Amérique ? Non. Leçons de « Démocratie ». Etre « démocrate », c’est d’abord savoir voir et savoir croire en des valeurs qui nous dépassent même quand elles sont trahies. « L’après Bush » commence sous Bush. Cela n’efface en rien ses erreurs et ses fautes (irakiennes et autres).

Mais cela confirme la force de ce que Tocqueville avait bien déceler et décrypter. Le « rêve américain » est d’abord un acte de confiance …en soi. Ce qui manque le plus, aujourd’hui,  aux Européens, ou à la plupart d’entre eux. Cette confiance que, malgré ce qu’en dit Chevènement, Monnet (comme Schuman) avait. Cette confiance qui suppose la meilleure des vertus politiques : la volonté (qui n’est pas à confondre avec ce « volontarisme » que Jean-Louis Bourlanges qualifie justement comme « de la gymnastique en chambre »)

14/10/2006

COREE DU NORD: A L'ONU, UNE VICTOIRE DU BON SENS. UN VOTE QUI FERA DATE

La crise nord-coréenne ou plutôt la crise provoquée par l’essai nucléaire de la Corée du Nord restera dans l’Histoire de la géopolitique internationale comme un « événement référence »…. A plus d’un titre.

 >>> Au niveau de la non-dissémination nucléaire, les Coréens du Nord lancent un avertissement au monde entier. Les « armes de l’Apocalypse », pour reprendre le titre d’un livre documenté de  Jacques ATALLI, restent on ne peut plus dangereuses. Et il n’y a pas que le « nucléaire » … Chimiques, biologiques, « technologiques », informatiques… Miniaturisation et prolifération : des « Etats voyous » peuvent soutenir  des « réseaux terroristes » : ce n’est pas nouveau, mais c’est confirmation… Et « l’exemple nord- coréen » peut être suivi par d’autres, et pas seulement par l’Iran …

>>> Les Etats-Unis ont un nouvelle preuve des limites de leur puissance et de la vanité de l’unilatéralisme impérial suivi, jusqu’aux déboires irakiens, par Bush et ses (mauvais) conseillers. Cela est plutôt rassurant. Cela donne raison, en tous cas aux diplomaties européennes (française en tête) qui refusent le suivisme atlantiste aveugle.  Aznar en avait déjà fait les frais. Blair est en train de s’en mordre les doigts…Une « Europe européenne », dans le respect des solidarités transatlantiques, n’est pas qu’un slogan « gaullien », mais une nécessité impérative.

>>> Dans cette optique d’un « multiralisme » intelligent, ou d’un « monde multipolaire » le vote à l’unanimité de ce samedi soir au conseil de sécurité de l’ONU illustre la nécessité de respecter un peu plus l’ONU que de Gaulle dénonçait comme un « machin » dans d’autres conditions et que les américains de Bush avaient tendance à trop mépriser. Ce vote consacre un esprit de compromis (et non de compromission) qui réhabilité l’intelligence diplomatique.

>>> C’est la première fois que la Russie et la Chine se trouvent aux premiers postes dans un dossier et sur un problème qui (les Coréens du Sud ont raison) menace la paix mondiale. Nous oublions trop que la guerre de Corée de 1950  n’est pas terminée… N’oublions pas non plus que Pékin était (et reste, peut-être) le  dernier soutien extérieur officiel du régime nord-coréen, archéo-communiste et authentiquement totalitaire… N’oublions surtout pas que les moyens de pressions classiques sur la Corée du nord sont très limités : ce pays vit pratiquement en autarcie. Seule une rupture des robinets (chinois) du pétrole pourrait le mettre à genoux. Mais derrière le régime, il y a le peuple, donc des gens

>>> En dépit des débats internes passionnés que cette nouvelle « affaire de Corée » provoque à Séoul, à Tokyo et ailleurs, on peut saluer le réalisme des dirigeants sud-coréens, japonais, chinois, russes et…américains. Le texte de l’ONU fera date par l’alchimie réussie entre  la fermeté et l’esprit d’ouverture.

La résolution, qui porte le numéro 1718, prévoit, entre autre, un embargo sur "les armes et matériels connexes", "les matériels liés à la technologie nucléaire ou à celle des missiles", ainsi que sur "les produits de luxe".

Elle demande également le gel des actifs financiers détenus à l'étranger par toute personne ou organisation liée au programme nucléaire ou de missiles balistiques de la Corée du Nord. C’est logique.

 Mais  elle réclame ausi la reprise du dialogue à six (Chine, les deux Corées, Etats-Unis, Japon, Russie). Et surtout, elle exclut(à la demande la Chine acceptée par Washington) le recours à la force contre Pyongyang.

On comprend la satisfaction de l'ambassadeur chinois à l'ONU, Wang Guangya :   les mesures arrêtées par le Conseil à l'égard de la Corée du Nord sont "fermes mais appropriées".

On comprend aussi la joie de   l'ambassadeur de France à l’ONU, Jean-Marc de La Sablière : « Le Conseil de sécurité a été à la hauteur de ses responsabilités ».  La France n’y a pas peu contribué, et c’est tant mieux.

>>>La « communauté internationale » qui n’existe que sur le papier et dans les discours prend subitement un sens nouveau. Il serait illusoire, stupide et irresponsable de s’en réjouir sans réserve, mais dans le contexte international actuel, les bonnes nouvelles sont suffisamment rares pour qu’on les apprécie… Demain est un autre jour.

 

11/10/2006

Combien de morts en IRAK depuis 2003? Qui détient la Vérité? Il est des chiffres qui provoquent de vraies nausées...

medium_irak_2.jpgCrédible ou non ? Info ou intox ? Si c’est faux, il faut poursuivre les « sources ».Si c’est vrai, c’est plus qu’effrayant…Et il faut traduire Bush devant un Tribunal international… Mais qui peut dire où est la vérité ? Les faits, ou plutôt les estimations :   « Plus de 655 000 civils irakiens sont morts entre mars 2003, début de l'intervention de l'armée américaine en Irak, et juillet dernier, estiment des spécialistes de santé publique américains et de l'université de Bagdad, dans un article mis en ligne ce mercredi 11 octobre par la revue médicale britannique The Lancet. »

Ces chiffres témoigneraient, entre autres,  de l'alarmante augmentation de la mortalité en Irak depuis le début du conflit. En  octobre 2004, la même revue avait publié une étude qui recensait environ 100 000 morts civils liés à l'intervention américaine entre mars 2003 et septembre 2004. En l'espace de trois ans et demi, 2,5 % de la population irakienne aurait donc succombé pour des faits directement lié à la guerre.

A noter : La méthodologie employée par ces chercheurs de l'Ecole de santé publique américaine Johns Hopkins Bloomberg ne repose pas sur un décompte des corps enregistrés dans les morgues ou signalés dans les bilans officiels, mais sur des « entretiens » avec des ménages irakiens. J’ai un peu suivi (de près) quelques conflits armés (au Liban et en Afghanistan, notamment) pour avoir appris à être prudent face à ce type « d’estimations ».  Mais tout de même…

L'enquête se base sur des relevés établis en mai et juin par des chercheurs de Johns Hopkins et de l'université Al-Moustansiriya de Bagdad auprès de 1 849 foyers, soit près de 13 000 Irakiens, dans 47 localités à travers l'Irak. C’est à la fois beaucoup et peu… « Les personnes de cet « échantillon » ont été questionnées sur les naissances, les décès et les déplacements – selon une méthode déjà utilisée au Congo, au Kosovo et au Soudan », soulignent les auteurs de l'étude. Dans 92 % des cas, les décès signalés ont été confirmés par un certificat.

Le document rapporte par ailleurs que sur ces 655 000 morts (15 000 en moyenne par mois), environ 601 000 sont dues à des causes violentes, essentiellement des tirs (56 %) et des explosions de voitures piégées .Les autres décès seraient liés à l'augmentation de certaines maladies provoquées par le  conflit (le cœur qui flanche, des cancers qui se développent et des troubles chroniques). Autant de pathologies qui sont effectivement toujours minimisées dans les statistiques officielles sur les victimes des conflits armés… Mais un tiers des morts seraient directement attribuables aux forces de la coalition dirigée par les Etats-Unis.

Depuis que la guerre à commencé, le taux de mortalité brut serait donc passé de 5,5 pour mille habitants, à 13,3 pour mille par an. Une progression que les auteurs de l'article qualifient d'"urgence humanitaire" et fait du "conflit irakien l'un des plus meurtriers du XXIe siècle". De cela, on se doutait, mais il faudrait aussi voir ce qui se passe ailleurs, au Darfour, par exemple, ou en Tchéchenie. Ce serait le pire des « hit-parades »   

medium_george_w_bush.jpgLe président George W. Bush a déclaré aujourd'hui que le chiffre de 655 000 morts, victimes de la guerre, n'était pas "crédible". Pourquoi et comment peut-il l’affirmer ? Pourquoi le croire sur paroles?  Il est vrai que  cette estimation est quatre fois supérieure à celle publiée dans un rapport des Nations unies en septembre dernier. C’est beaucoup. Enorme, même.

« L'Iraq Body Count », un site Internet alimenté par des universitaires et des « militants de la paix », avance un bilan de 43 850 à 48 700 civils tués depuis mars 2003. Pour expliquer cet écart, les coordinateurs de l'étude expliquent que celle-ci repose sur une enquête "active" auprès de la population, et non sur des "méthodes passives qui dépendent du recensement des corps ou mettent en colonnes des informations de presse sur des morts violentes".

Quoi qu’il en soit, ces chiffres donnent tous le vertige. On peut dire ce que l’on veut de Chirac et de De Villepin. Dans cette affaire, ils ont été mieux inspirés que Blair, Aznar et d’autres. L’addition est lourde. Et elle n’est que provisoire…

C’est le type de constat qui doit nous inciter à une extrême prudence sur d’autres conflits…Beaucoup trop de bruits de bottes, en ce moment...De la Corée du Nord à l'Iran en passant par le Pakistan et quelques autres....

C’est aussi le type de constatations qui doit nous inciter à bien réfléchir aux choix de personnes et d’idées qui sont à faire (ou à ne pas faire) dans la sélection des gouvernants de nos démocraties, surtout dans des pays comme la France, où « l’exécutif » a des pouvoirs considérables, en matière de guerre et de paix…

09/10/2006

Le défi nord-coréen et le parisianisme bête...

medium_onu.jpgL’essai nucléaire nord-coréen était annoncé… « Mein Kampf » n’est qu’un exemple : C’est  le propre des dictateurs d’annoncer ce qu’ils comptent faire. Et ce qu’ils font effectivement…. Le plus terrible, c’est le sentiment d’impuissance que ce type d’événement engendre…. Qui ne condamne pas ? Même Pékin, l’allié privilégié, de  Pyongyang, affiche tristesse et colère. Pas seulement pour des questions de susceptibilité : Les Chinois auraient été prévenus une heure avant….

Cet essai a d’abord des motivations intérieures : ce régime « plus que stalinien » aurait dû imploser depuis longtemps. Mais… le couvercle de la cocotte-minute est bien verrouillé. Pas de jet de vapeur toléré…. Le régime va en tirer un profit optimal : le nationalisme se nourrit de la fausse fierté nationale exacerbée…

medium_conseil_de_securite.jpgCet essai  est aussi programmé pour des raisons extérieures. Joli calendrier :  neuvième anniversaire de l'arrivée de Kim Jong-il au pouvoir, tournée du nouveau premier ministre japonais à Pékin et à Séoul... et nomination du sud-coréen M. Ban à la place de M. Annan à l’ONU. 

Bienvenue, Mister Ban ! Le Conseil de sécurité peut se réunir et condamner. Mais que peut-il faire ?medium_ban_ki_moon.jpg

Négocier ?  Cet essai marque l’échec des négociations

Décider de sanctions ? Mais lesquelles ? La Corée du nord vit déjà en autarcie. Seuls les Chinois pourraient couper les robinets du pétrole, amis pourquoi le feraient-ils ?

Une intervention militaire ? Mais où, comment et par qui ? Une nouvelle guerre de Corée ? Les Coréens du Sud, les japonais et les Chinois sont les premiers à la refuser. Et Bush a déjà trop collectionné les bêtises, y compris à ses frontières mexicaines.  Il existe des gens sérieux, à la maison Blanche (mais oui) au Département d’Etat et au Pentagone…

Alors ? Alors rien…. Impuissance.  Ce n’est pas le « cas coréen » qui inquiète le plus… C’est la mort du traité  de non-prolifération des armes nucléaires…. Quoi qu’on en dise, ce traité  a jusqu'à présent permis de limiter, de contenir la dynamique de prolifération. Si le « TNP » n'existait pas, nous n'aurions pas huit Etats dotés de l'arme nucléaire, mais vingt ou trente.  C’est qui nous attend. Pas seulement en IRAN….

Déjà les professionnels de l’anti-américanisme militants critiquent Washington. Dans son éditorial de ce soir, LE MONDE écrit : « Cette dangereuse "diplomatie au bord du gouffre" de Pyongyang est aussi un "fruit amer" de la politique menée à l'égard de ce pays depuis l'arrivée au pouvoir de George Bush. Et il convie à s'interroger sur le bien-fondé d'une politique théoriquement destinée à dissuader le régime de se doter de l'arme atomique, et qui a eu un effet contraire ». C’est fou ce réflexe qui consiste à rendre les Américains responsables de tout en les dénonçant pour tout…Qui disait que l’anti-américanisme était une forme d’infantilisme ?

Le Monde argumente, en plus : « En 1994, Pyongyang et Washington avaient passé un accord, sans doute imparfait, sur le gel du programme de production de plutonium nord-coréen en échange de la fourniture de centrales à eau légère et de garanties de sécurité. En provoquant, en octobre 2002, une nouvelle crise nucléaire, arguant d'un programme clandestin d'enrichissement d'uranium nord-coréen, Washington a fait sauter les seuls "verrous" aux ambitions de Pyongyang : le gel, sous la surveillance de l'Agence internationale pour l'énergie atomique, de son programme à base de plutonium, prévu dans l'accord de 1994. Washington a déclaré celui-ci caduc et Pyongyang est sorti du traité de non-prolifération et a repris sa production de plutonium ». Quel raisonnement déraisonnable… C’est la Corée du nord qui défie la « Communauté internationale » (qui n’existe pas )  et c’est Bush le « criminel »….Non. Redevenons un peu sérieux, Messieurs du MONDE… Bush a plein de défauts que je déteste, mais je ne peux supporter ce type de fausse analyse. Un peu d’honnêteté intellectuelle, SVP.

L’éditorialiste de ce bon journal ose poursuivre : « Paradoxalement, la quête d'une force de dissuasion de la part de la Corée du Nord est aussi un appel au dialogue avec les Etats-Unis afin d'obtenir des garanties de sécurité en échange de l'arrêt de son programme nucléaire. Les pourparlers à Six - Chine, deux Corées, Etats-Unis, Japon, Russie - auraient pu être une enceinte de dialogue. Mais ils se sont enlisés. L'accord de principe, intervenu en septembre 2005 à l'issue de la quatrième session, a été suivi d'une offensive américaine contre les "menées criminelles" du régime, assortie de sanctions financières qui ont étranglé le pays. Et Pyongyang a alors refusé de revenir à la table de négociation. » Ah ! bon… C’est Bush qui a pressé sur le « bouton » nord-coréen. Désolé, Messieurs les penseurs du Monde : vous déconnez !

Je me retrouve, heureusement,  d’accord avec l’éditorialiste du Monde sur un constat : « la bombe nord-coréenne constitue désormais un risque majeur, non seulement pour la région, mais aussi pour l'ensemble de la communauté internationale. Le monde doit compter avec une neuvième puissance nucléaire. Les risques de prolifération et, plus gravement, de transmission de technologies nucléaires à des organisations terroristes ne peuvent qu'en être accrus. Quant aux autres candidats à l'arme nucléaire, ils ne peuvent qu'être encouragés à poursuivre leurs programmes. » Cà, c’est un constat de bon sens …à la portée de n’importe quel citoyen un peu éveillé qui ne lit pas forcément Le Monde…Beuve-Merry revient ! Ils sont devenus fous…

Question stupide : Qu’en pensent « Sarkogène » et « Ségozarky » ? La politique mondiale, c’est dur…De Villepin doit avoir raison, parfois.  

20/09/2006

Fragiles démocraties…. « Vents mauvais » sur l’Europe

Où chercher, où regarder, vers quel coin de planète se tourner, pour ne pas s’inquiéter ? Emeutes à Budapest, « populisme » (pour rester dans une terminologie ambiguë) en Pologne, réflexes ultra-droitiers et archéo-nationalistes  en Slovaquie, nostalgie soviétique en Transnistrie, cette province moldave qui  à 97,1%, veut son rattachement à la Russie, drôle de cohabitation en Ukraine, poussée des néo-nazis déclarés dans l’est de l’Allemagne, désinformation d’Etat aux Pays-Bas (sur les déchets toxiques néerlandais en Côte d’Ivoire, xénophobie galopante et violente en Russie…Quelle actualité !

L’Europe n’est pas dans  la situation tragique du Darfour (où le Soudan réduit ce qu’on nomme la Communauté internationale en un  « club des vœux pieux). Elle sait (encore) laisser ses armées dans les casernes quand ses dirigeants se rendent à l’ONU : Un  « coup de Bangkok » semble, heureusement, improbable dans l’espace du Conseil de l’Europe. Mais il faut être malade d’optimisme pour garder un bon moral en cette fin d’été chargée de « vents mauvais » (selon une formule de…Pétain). Et ce ne sont pas les interventions des « grands » à l’ONU qui peuvent nous rassurer. Arrogance chez quelques uns, impuissance chez tous : Chirac en est réduit à une diplomatie des exhortations…Sympathique, intelligent et généreux, mais…

Dans ce contexte, le malaise bruxellois, ou pour être plus précis, l’incapacité chronique de la Commission d’afficher un peu de souffle ajoute de l »inquiétude aux à l’inquiétude. Ce n’est pas en dénonçant  la politique allemande (qualifiée d’anti-communautaire) que Barrosso redonne un peu de santé à son collège bien empêtré dans une quotidienneté étouffante. J’ai trop souvent dénoncé  les attaques injustes contre une Commission transformée  trop souvent en  bouc émissaire trop facile pour me permettre aujourd’hui de marquer davantage qu’une réserve…Même si, bien sûr, ce « collège » n’est en rien responsables des conséquences des Non français et néerlandais qui sont tout de même à l’origine d’une crise que les « escrocs du plan B », notamment dans les « gauches » françaises se doivent d’assumer quoi en disent Fabius et quelques autres.

La Commission est, en revanche, pleinement responsable de bien des dérives actuelles. N’est-elle pas « gardienne des traités » ? Ne devrait-elle pas  être là pour publier des données économiques et financières précises ? L’affaire hongroise est, de ce point de vue, révélatrice  de défaillances inadmissibles des services bruxellois ? Les vieux routiers des affaires communautaires se souviennent de la rigueur  qu’affichait jadis (quand Barre était  Commissaire chargé des affaires économiques, notamment) la Commission dans ses rapports, ses diagnostics et ses recommandations ? Les institutions communes avaient pourtant moins de « compétences », de moyens d’investigations et de pouvoir d’influence qu’aujourd’hui…

Ne savait-on pas à Bruxelles que le Premier Ministre hongrois et son équipe mentaient et trichaient depuis des mois à des fins électoralistes avec les chiffres, les baromètres et les thermomètres de l’économie hongroise ? Ces anciens communistes ont trop oublié la formule de Lénine : « Les faits sont têtus »… Et la Commission l’oublie trop aussi.

Cela dit, cette affaire hongroise ferait sourire s’il elle n’avait entraîné des violences et une crise politique et sociale chargée de périls : comme un chef d’Etat peut-il être à la fois aussi menteur et aussi franc ? Le coté ordurier du vocabulaire utilisé par le premier ministre socialiste hongrois, Ferenc Gyurcsany  confirme un tempérament de battant que les journalistes qui ont eu l’occasion de le rencontrer…Un morceau d’anthologie, non ? … 

« Nous avons merdé, pas un peu, beaucoup. Personne en Europe n'a fait de pareilles conneries, sauf nous (en laissant filer les déficits publics) (...) Il est évident que nous avons menti tout au long des 18 derniers mois. Il est clair que ce que nous disions n'était pas vrai. Nous n'avons rien fait depuis quatre ans, rien. Vous ne pouvez pas me citer une seule mesure gouvernementale dont nous pourrions être fiers, à part le fait que nous nous sommes sortis de la merde à la fin (en remportant les élections) »…. Dans la « merde », il y est encore. Et il pas le seul.

 

Fragiles démocraties…. « Vents mauvais » sur l’Europe

Où chercher, où regarder, vers quel coin de planète se tourner, pour ne pas s’inquiéter ? Emeutes à Budapest, « populisme » (pour rester dans une terminologie ambiguë) en Pologne, réflexes ultra-droitiers et archéo-nationalistes  en Slovaquie, nostalgie soviétique en Transnistrie, cette province moldave qui  à 97,1%, veut son rattachement à la Russie, drôle de cohabitation en Ukraine, poussée des néo-nazis déclarés dans l’est de l’Allemagne, désinformation d’Etat aux Pays-Bas (sur les déchets toxiques néerlandais en Côte d’Ivoire), xénophobie galopante et violente en Russie…Quelle actualité !

L’Europe n’est pas dans  la situation tragique du Darfour (où le Soudan réduit ce qu’on nomme la Communauté internationale en un  « club des vœux pieux). Elle sait (encore) laisser ses armées dans les casernes quand ses dirigeants se rendent à l’ONU : Un  « coup de Bangkok » semble, heureusement, improbable dans l’espace du Conseil de l’Europe. Mais il faut être malade d’optimisme pour garder un bon moral en cette fin d’été chargée de « vents mauvais » (selon une formule de…Pétain). Et ce ne sont pas les interventions des « grands » à l’ONU qui peuvent nous rassurer. Arrogance chez quelques uns, impuissance chez tous : Chirac en est réduit à une diplomatie des exhortations…Sympathique, intelligent et généreux, mais…

Dans ce contexte, le malaise bruxellois, ou pour être plus précis, l’incapacité chronique de la Commission d’afficher un peu de souffle ajoute de l »inquiétude aux à l’inquiétude. Ce n’est pas en dénonçant  la politique allemande (qualifiée d’anti-communautaire) que Barrosso redonne un peu de santé à son collège bien empêtré dans une quotidienneté étouffante. J’ai trop souvent dénoncé  les attaques injustes contre une Commission transformée  trop souvent en  bouc émissaire trop facile pour me permettre aujourd’hui de marquer davantage qu’une réserve…Même si, bien sûr, ce « collège » n’est en rien responsables des conséquences des Non français et néerlandais qui sont tout de même à l’origine d’une crise que les « escrocs du plan B », notamment dans les « gauches » françaises se doivent d’assumer quoi en disent Fabius et quelques autres.

La Commission est, en revanche, pleinement responsable de bien des dérives actuelles. N’est-elle pas « gardienne des traités » ? Ne devrait-elle pas  être là pour publier des données économiques et financières précises ? L’affaire hongroise est, de ce point de vue, révélatrice  de défaillances inadmissibles des services bruxellois ? Les vieux routiers des affaires communautaires se souviennent de la rigueur  qu’affichait jadis (quand Barre était  Commissaire chargé des affaires économiques, notamment) la Commission dans ses rapports, ses diagnostics et ses recommandations ? Les institutions communes avaient pourtant moins de « compétences », de moyens d’investigations et de pouvoir d’influence qu’aujourd’hui…

Ne savait-on pas à Bruxelles que le Premier Ministre hongrois et son équipe mentaient et trichaient depuis des mois à des fins électoralistes avec les chiffres, les baromètres et les thermomètres de l’économie hongroise ? Ces anciens communistes ont trop oublié la formule de Lénine : « Les faits sont têtus »… Et la Commission l’oublie trop aussi.

Cela dit, cette affaire hongroise ferait sourire s’il elle n’avait entraîné des violences et une crise politique et sociale chargée de périls : comme un chef d’Etat peut-il être à la fois aussi menteur et aussi franc ? Le coté ordurier du vocabulaire utilisé par le premier ministre socialiste hongrois, Ferenc Gyurcsany  confirme un tempérament de battant que les journalistes qui ont eu l’occasion de le rencontrer…Un morceau d’anthologie, non ? … 

« Nous avons merdé, pas un peu, beaucoup. Personne en Europe n'a fait de pareilles conneries, sauf nous (en laissant filer les déficits publics) (...) Il est évident que nous avons menti tout au long des 18 derniers mois. Il est clair que ce que nous disions n'était pas vrai. Nous n'avons rien fait depuis quatre ans, rien. Vous ne pouvez pas me citer une seule mesure gouvernementale dont nous pourrions être fiers, à part le fait que nous nous sommes sortis de la merde à la fin (en remportant les élections) »…. Dans la « merde », il y est encore. Et il pas le seul.

 

 

19/09/2006

A bon entendeur, salut: Le pape victime d'un faux procès...

Qui se lèvera pour réclamer aux maîtres « théocratiques » de l’IRAN (et d’ailleurs) de retirer les propos ignobles, indignes et mensongers qu’ils ne cessent de répéter et qui sont repris sur tous les médias ?

Qui se mobilisera pour que  tous les discours haineux, porteurs de violences, chargés d’un venin criminel voire génocidaire, lancés par la colonie des maîtres à ne pas penser des « foules »  de « fidèles » fassent l’objet d’excuses, de regrets, de contritions et soient effacés par l’éponge de la raison et du simple bon sens ? Qui osera protester contre ces manipulations de masses en tous genres qui ne datent pas d’aujourd’hui mais qui prennent une importance accrue avec la « mondialisation » des nouvelles technologies de communications ?

Je n’ai ni sympathie ni antipathie particulières pour le Pape qui assume son rôle de chef de l’Eglise catholique avec les compétences théologiques qui sont les siennes et des responsabilités lourdes qu’il assume avec un esprit de responsabilité admirable.

Il s’est dit « attristé » que ses propos de Ratisbonne contre les violences exercées ou prônées « au nom de Dieu » aient été mal interprétés Des regrets qui ne sont pas des excuses. Heureusement….

J’ai lu et relu ses dires et j’ai vérifié ses références. Il n’a rien dit qui puisse offenser quiconque sait ECOUTER sans faire de procès d’intention. Au-delà (avant) ce qui fait ou de fait pas la FOI, il y a la « bonne foi » qui n’a rien de métaphysique, de théologique, de mystique mais qui relève de l’honnêteté intellectuelle, de la Raison assumée d’une façon raisonnable,  du simple bon sens…

La manipulation des « masses » ne date pas d’aujourd’hui. Elle est bien antérieure à  la crucifixion du Christ  sous la pression de la foule et la lâcheté d’un « chef ».romain dépassé par les événements  et sa propre lâcheté…. René Girard éclairez-nous encore… Cette manipulation des « masses » a été pratiquée depuis longtemps par les Européens. Qui ont ainsi accompli le Pire de ce qu’ils pouvaient faire. Les «  Croisés » sont de toutes les époques et de toutes les latitudes. « Tout le monde a des cadavres dans ses placards », y compris le Vatican dans ses Caves. Mais il faut savoir, sans rétro-masochisme, en tirer les leçons…

Hitler et Staline n’étaient pas d’Orient : ce n’est pas raison pour que les « Occidents » (et les autres) acceptent des Hitler et des Staline d’Orient (ou d’ailleurs). Au nom de Dieu ou de l’Homme…De la Foi ou de la Raison…

L’essentiel, dans les déclarations du Pape, c’est l’appel au dialogue interreligieux sous le signe de la Raison. Mais le dialogue suppose (au moins) deux interlocuteurs  qui sachent  s’écouter et sortir des monologues… Les regrets, aujourd’hui, devraient être exprimés  et les excuses devraient être faîtes par celles et ceux qui n’ont écouté que ce  qu’ils (et elles) voulaient « entendre »… Les média dits « occidentaux » devraient mieux tenir compte de cet état de fait., Ils sont comme des « prisonniers volontaires » d’un vilain jeu… Comme les bâtisseurs de mosquées   financées par les pays arabes qui refusent que l’on construise des églises et des temples chez eux ! 

Ce qui est le plus choquant, dans cette affaire, c’est l’écho donné en « Occident » par ces « manifestations d’indignation et de protestation » orchestrées  de main de maître par des manipulateurs d’opinions… La mondialisation de la « doxocratie », de la dictature de Rue (au sens large du terme), de la globalisation des « manipulations de masses », de l’info- propagande  planétaire posent des interrogations  qu’on ignore trop dans les médias…

Attention DANGER ! Les maux de la guerre commencent toujours par les mots de la guerre.