12/01/2009

« VIVRE ENSEMBLE » : TRANSFORMER « L'APPEL DE STRASBOURG » EN UN APPEL DE L'EUROPE !

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Par Daniel RIOT
Désolé pour les optimistes : il est des guerres qui s'exportent. Le conflit entre Israël et le Hamas le montre trop Même si ces affrontements meurtriers ne constituent pas une guerre au sens juridique du terme.
Comme l'a bien analysé Michel Serres : la guerre suppose deux Etats qui se déclarent la guerre, donc décident de remplacer le droit par la force dans une organisation légale de la tuerie. Nous ne sommes pas dans ce scénario : nous sommes dans le cas d'un Etat qui est pris à la gorge par un groupe terroriste se servant de tout, y compris d'un processus électoral dit démocratique alors que la démocratie fait partie de ce qu'il combat.
Trop de partisans respectables de la « cause palestinienne » l'oublient : Le Hamas est un mouvement terroriste qui nie l'existence de l'Etat d'Israël et se bat pour un Etat palestinien islamiste. Ou plutôt « fasciste- islamiste ». Antijuifs mais aussi anti-arabes laïcs ou anti-musulmans non fondamentalistes, non intégristes, non « fous de dieu ».
DES EURODEPUTES DANS GAZA PDF Imprimer Envoyer
Dimanche, 11 Janvier 2009 21:52
(mis à jour lundi, 10h55) Une délégation de parlementaires européens est parvenue, ce dimanche 11 janvier, à entrer via l'Egypte dans la bande de Gaza.Ces huit europarlementaires conduits par l'Italienne Luisa Morgantini, vice-présidente du Parlement européen  ont emprunté le point de passage de Rafah, entre l'Egypte et la bande de Gaza. Ils doivent y séjourner jusqu'à mardi afin d'évaluer la situation.  Ils y sont à un moment où le cap des 900 tués est dépassé, où Israël envoie ses rservistes dans la bande et où une "troisième phase" de la riposte israëlienne semble probable.


08/01/2009

GAZA : LES MERITES DE SARKOZY





Par Daniel RIOT

Toute louange serait déplacée, mais tout critique serait stupide. Sarkozy n'a pas fait de miracle au Proche-Orient (personne ne l'espérait), mais son activisme a été positif.. La quête de la paix est toujours à encourager. Et ceux qui lui font des procès d'arrière-pensées font sans doute fausse route.
Non il n'a pas fait cavalier seul, contrairement à ce que lui reproche des politiques et nombre d'observateurs. . Son périple (qui a été  précédé de concertations avec la Présidence tchèque) n'a pas fait concurrence à la mission de l'Union mais l'a complétée. Et la complète encore. D'ailleurs les ministres des affaires étrangères de l'Union se réunissent aujourd'hui à Prague pour une réunion informelle où le Proche-Orient (entre autres) tiendra une bonne place. Et Javier Solana poursuit au nom de l'Union européenne ses efforts de médiation au Caire et en Israël.


30/12/2008

GAZA : LES MAINS COUPEES DE L'EUROPE


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Mardi, 30 Décembre 2008 03:54
Par Daniel RIOT
REUNION D'URGENCE POUR UN CONSTAT DE CARENCE. Jusqu'au bout la Présidence française de l'Union aura été une Présidence de crise. Bernard Kouchner, en accord avec la future présidence tchèque de l'Union européenne, a décidé de réunir ce mercredi à Paris ses homologues européens ainsi que le secrétaire général du Conseil, haut représentant pour la PESC (politique étrangère et de sécurité commune) et la Commission européenne pour examiner en urgence la situation au Proche-Orient. Bonne réactivité ? On aurait pu l'imaginer meilleure : c'est l'annonce de la fin de la trêve du Hamas qui aurait dû mobiliser « d'urgence » les « bonnes volontés »


13/07/2007

En vitrine sur Relatio aujourd'hui

>>L'Allemagne lance son grand plan national pour l'intégration

>> Proche-Orient: Les voeux pieux du Parlement européen

>>Voilà un an, Israel contre le Hezbollah

>>Le scandale de la  pauvreté des enfants d’Europe

>>Le mandat d'arrêt européen progresse

>>Culture: « Les années Grâce Kelly »

>> Vous avez dit « Union méditerranéenne »? 

Bonne journée

10/07/2007

Palestine: Kouchner entraine neuf ministres de l'Union dans un devoir d'ingérence militaire

COMMENTAIRE RELATIO: Devoir d'ingérence? oui. Avec une finalité humanitaire, mais avec des modalité militaires. Qu'en pensent Sarkozy et les autres membres du Conseil européen?  C'est une idée qui pour l'heure est lancée, non un projet qui est formulé. D'ailleurs, Javier Solana, le Monsiuer "affaires étrangères " de l'Union,  ne figure pas dans la liste des sugnataires de la Lettre adressée à Blair, bombardé médiateur au proche-Orient...

A suivre, donc. A analyser, surtout. Et à jauger en imaginant toutes les conséquences possibles que pourrait avoir une  "force internationale robuste" s'appuyant "sur un accord inter-palestiniens"...

Une question surgit très spontanément: Kouchner a-t-il "taté le terrain" à Jérusalme avant de prendre son initiative audacieuse et courageuse, mais périlleuse... Un débat complexe est ouvert.

LIRE LA SUITE >>>>>

07/10/2006

PALESTINE: La BOMBE risque d'exploser... et celà va faire (très) mal...

Peur, très peur… De la Corée du Nord, « nucléaire ». De l’Iran en voie d’être « nucléaire ». Des terrorismes des « islamo-fascismes ». Des explosifs pakistanais qui sont des bombes à retardement trop minimisées. Et de la Palestine, surtout. Une « tragédie annoncée », titre Le Monde dans son « édito » de son  édition d’aujourd’hui. Il a raison. Même si l’ampleur de cette « tragédie programmée » reste imprévisible…

Tant que le Hamas s’en tiendra à sa position de base et de principe (« Nous ne reconnaîtrons jamais, jamais, jamais l’Etat d’Israël ») , nous avons le devoir d’avoir PEUR… Nous payons ainsi une grave erreur : la DEMOCRATIE, si louée, ne se résume pas à une arithmétique de votes, à des additions de suffrages, à des consultations « populaires ». Elle est d’abord une grille de valeurs. Les Américains l’ont trop oublié en acceptant que le Hamas se lance dans une compétition dite « démocratique » qui n'était qu'arithmétique….

 

Je cite l’édito du MONDE : « Il  y a presque un mois, le 11 septembre, Mahmoud Abbas, président de l'Autorité palestinienne, et Ismaïl Haniyeh, premier ministre, concluaient un accord pour former un gouvernement d'union nationale palestinien. Ce texte, dit "d'entente nationale", ouvrait une porte de sortie honorable à l'impasse politique dans laquelle se trouve le gouvernement palestinien dominé par le Hamas, organisation inscrite sur les listes européenne et américaine des mouvements terroristes, sortie victorieuse des élections du 25 janvier. Cet accord offrait également la possibilité de reprendre l'aide internationale, suspendue au lendemain de ce scrutin. Cette petite lueur n'a pas duré longtemps. » 

 

C’était prévisible ; Le Hamas dont le développement a été favorisé par les « services américains » n’a jamais accepté les résolutions de l’ONU sur la création de l’Etat d’Israël.

 

J’en reviens à l’édito du Monde : « Certes, il n'était pas facile de mettre sur pied un gouvernement dont la composition et le programme politique devaient respecter les différentes forces. Pourtant, le document d'entente nationale, fruit d'un compromis laborieux, est suffisamment clair. Mais c'était compter sans les réticences des irréductibles du Fatah, le parti de Mahmoud Abbas, qui n'a toujours pas accepté d'avoir perdu le pouvoir en janvier. C'était aussi compter sans la direction politique du Hamas, basée à Damas, qui voit d'un mauvais oeil tout arrangement avec "l'ennemi sioniste". Cette hostilité trouve à s'alimenter dans le comportement du gouvernement d'Ehoud Olmert, qui laisse se poursuivre la colonisation des territoires occupés et dont l'armée continue de mener des opérations militaires dans la bande de Gaza, pourtant évacuée il y a plus d'un an. »

 

Non. Le bricolage, en diplomatie, peut être  catastrophique. Or, là, nous avons (mal)  « bricolé »." Nous avons notamment oublié « les exigences de la communauté internationale, et particulièrement du Quartet - Etats-Unis, Union européenne, Russie et ONU -, pour lequel la reconnaissance d'Israël, le renoncement à la violence et l'acceptation des accords passés entre l'Organisation de libération de la Palestine et l'Etat juif sont les conditions de toute solution ". Eh oui ! Il s’agit là de préalables….De conditions. D’impératifs. Le Hamas ne les a en rien respectés.

 

« Le Monde » poursuit : « L'exacerbation des tensions, relancées par la privation de salaire des fonctionnaires palestiniens et le blocus imposé à la bande de Gaza, a entraîné de nouveaux affrontements inter-palestiniens meurtriers lors du week-end des 30 septembre et 1er octobre. Cette absence d'issue, après une montée continue des tensions depuis sept mois, est la parfaite recette pour provoquer une tragédie, hélas, programmée ». Oui. Mais à qui la faute ?

 

La paix ne sera possible entre Palestiniens et Israéliens que si l’on suit les principes que Sadate (assassiné par un Arabe) et RABIN (assassiné par un juif) avaient défendues devant les instances européennes, à Luxembourg, Bruxelles et Strasbourg : Paix, démocratie authentique, marché commun régional. Nous en sommes loin, très loin. Et çà fait peur, très peur…Cette tragédie annoncée NOUS concerne directement,  « Nous », les Français d’Europe… « Nous », les Européens de France.