28/03/2008
Les jeunes du Modem tentent de se faire entendre
C’est bien volontiers que j’ouvre mon « blog-notes » aux réflexions de Nelly Margotton, une de ces jeunes citoyennes riches de qualités qui ont cru en l’avènement d’un vrai parti démocrate, donc d’un parti vraiment démocrate…Et qui veulent encore y croire. Non par foi ou optimisme, mais par conviction, détermination. Avec le courage de bousculer quelques tabous, la lucidité de ceux qui savent que la crise du politique actuelle est dangereuse pour la démocratie et l’énergie donnée non par des ambitions d’être mais de faire.
Comment reconstruire…ce qui n‘est pas construit ?
A l'heure où au MoDem strasbourgeois, suite aux différentes déceptions provoquées par les élections municipales et cantonales, on parle déjà de bilan et de reconstruction, il semble que l'organisation elle-même soit complètement mise de côté... Comment reconstruire quelque chose qui n'est pas construit?
22:25 Publié dans Débats d'actualité | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : strasbourg, jeunes, modem, bayrou, politique, france
10/02/2008
Strasbourg: Pour que le mot "démocrate" ait tout son sens..
"Si tu ne t'interesses pas à la politiue, la politique s'intéressera à toi et se fera sans toi ou contre toi"....Refrain connu! Et belle vérité. La citoyenneté ne se réduit pas à quelques dimanches émectoraux et la politique ne doit pas se résumer à des luttes pour des "places"... Sous l'impulsion de Nelly Margoton, des femmes et des hommes, jeunes ou moins jeunes, qui avaient cru que le MoDem mériterait pleinement son nom de "mouvement démocrate" ont du goûter les fruits amers de la désillusion. Et subir de douloureuses déceptions. En deuil, les espérances!
Mais, encartés ou non au Modem et ailleurs, ces citoyens ne veulent pas SUBIR les lois politichiennes encore en vigueur mais passéistes. Et veulent surmonter leurs déceptions en engageant le plus indispensable des combats:celui de la réflexion.
La politique est en crise parce que la pensée politique est en crise."Défaite de la pensée"... Les mots ont perdu et leurs valeurs et leurs sens. Parce que les esprits les plus idéalistes et les plus rigoureux sont obligés d'accepter des compromis qui salissent les mains les plus propres. Kant avait "les mains blanches, parce qu'il n'avait pas de main"? NON. la fidélité à soi-même n'est pas synonyme d'impuissance.
C'est parce que leurs desseins méritent d'être soutenus et leurs efforts encouragés que je publie ici un "point de vue" que les blasés de la politique jugeront peut-être naïfs...Mais cette tribune vaut d'être lue, surtout par des briseurs d'espérances qu'ils ont eux mêmes semées:les fidèles de ce blog ne seront pas étonnés que je pense d'abord à Bayrou. Que Nelly et les membres du cercle de veille et de réflexions qu'elle a constitué sachent rester fidèles à ce qu'ils prônent. Et qu'ils persévèrent. DR
03:05 Publié dans chroniques strasbourgeoises | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : starsbourg, politqiue, bayrou, modem, démocrates, jeunes
03/11/2007
Sur Strasbourg je t'M
Quelques points sur quelques "i"...
Réponse d'Alain à un post laissé par Maxime sur le blog de Daniel
18:13 Publié dans chroniques strasbourgeoises | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, jeunes, udf, municipales, strasbourg
19/10/2007
Les Jeunes du Modem Avec Chantal CUTAJAR et non DERRIERE
(textes publiés sur le blog de le locale des dna, sous une note consacrée aux jeunes de l'UMP, donc à Strasbourg de l'UPS)
VOIR LE SITE STRASBOURG JE T'M >>>>>>
PAS DE SUIVISME: DE L'ACTIVISME, par Julien VIEL
Les jeunes UMP sont derrière le tandem et les jeunes socialistes dans les starting-blocks ! Ils sont soit derrière, soit prêt à partir, dans le suivisme et vers où on leur dira d'aller et quand on daignera le leur dire. Sans doute est-ce là le prix qu'ils doivent payer pour avoir la reconnaissance des ainés... distribution de bons points ou semblant d'écoute distraite.
Et au Modem me direz-vous ? Les jeunes Modem n'ont pas encore de statuts ni d'instance dirigeante mais ils s'appuient sur l'expertise et l'expérience des jeunes UDF (lesquels font partie du Modem) et de la fédération "ainée". Ils ne sont pas dans l'idolâtrie, ni dans le trépignement pour être entendus... Simplement ils vivent, proposent et animent aux côtés et en partenariat avec les "ainés". François Bayrou l'a dit et ce sera un des piliers du MoDem : le mouvement sera une pépinière pour le renouvellement des générations politiques. Cela suppose, dès le début, égal engagement, participation et place au sein du mouvement.
Nombre de jeunes travaillent dans l'équipe de CHANTAL CUTAJAR par exemple et militent au sein de l'association Strasbourg Je T'M (elle-même présidée par un jeune). Il n'existe ni dans l'équipe, ni dans l'association de castes où seraient parqués les « vieux » avec l'expérience d'un côté et les jeunes « chiens fous » de l'autre. Tout le monde travaille de concert aux côtés de la candidate dont la vision d'avenir pour Strasbourg et les strasbourgeois réunit toutes les générations, toutes les conditions et toutes les confessions.
Peut être effectivement faudra-t-il doter les jeunes démocrates d'instances pour les représenter après le congrès fondateur du parti. Une structure est indispensable par ce qu'elle vit, réagit, propose ou bouillonne plus spontanément et certainement avec plus de souplesse. Nous aurons bien-sûr à choisir un âge limite et celui-ci devra tenir essentiellement compte du sentiment des militants. Il s'agit d'abord de se poser les bonnes questions. Est-on à même de réfléchir sur les problématiques de la jeunesse lorsque l'on est dans le monde du travail depuis un grand nombre d'années et que l'on est plus que trentenaire ?
15:40 Publié dans chroniques strasbourgeoises | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : strasbourg, politique, cutajar, modem, jeunes, municipales
04/10/2007
FRANCE: La justice des enfants en danger, par Josiane BIGOT
J'aime et je soutiens les combats que mène Josiane Bigot. Ce sont des combats pour une société plus intelligente et pour un vivre ensemble plus digne de ce nom. La vraie "ouverture", ce serait d'écouter davantage Josiane à l'Elysée et au gouvernement...DR
Le Juge des Enfants est, depuis sa création, au carrefour de la dialectique éducation / répression dans la mesure où il est à la fois le juge de la protection de l'enfance et celui de la délinquance juvénile. Il n'est pas inintéressant de se souvenir qu'il est historiquement le subsidiaire de la correction paternelle, qui disparaît en 1958 à son profit dans le Code civil. La meilleure définition qui me soit toujours venue à l'esprit pour le Juge des Enfants est celui d'une autorité bienveillante, à l'image du père de famille. Va-t-on aussi faire disparaître le père symbolique de substitution après s'être lamenté de la disparition des pères dans notre société ?
Cette belle harmonie des fonctions, cette complémentarité entre la protection et le rappel de l'interdit, avec les sanctions qui en découlent, est menacée. Le Ministre frnaçais de la Justice sollicite l'expérimentation de la scission des fonctions du Juge des Enfants. Le but est double : faire échapper au judiciaire la protection, qui sera purement administrative (et gérée à ce titre par les départements), et rendre la justice pénale des mineurs plus répressive.
C'est oublier toute l'analyse sociologique de la délinquance des mineurs ; dans la quasi-totalité des cas, la famille du jeune délinquant a rencontré des difficultés socio-éducatives. C'est précisément de sa connaissance du contexte social, familial, personnel du mineur que le juge tirera toute son efficacité. Il pourra ainsi faire reconnaître l'essence-même de la loi qui protège la vie en société en sanctionnant si nécessaire, à condition bien sûr que l'on garde la conviction que tout mineur est susceptible d'éducation, y compris à la reconnaissance de la loi. Supprimer le Juge des Enfants dans sa double mission, c'est réduire à néant toute l'éducation à la citoyenneté menée ces dernières années, d'un accès à une loi par essence protectrice même si elle réprime.
Il faut également rappeler fortement que ce n'est pas la compétence du Juge des Enfants qui est en cause, mais les faiblesses du système (lenteur de prise en charge, inadéquation du dispositif...).
Enfin, ce projet est une négation du droit du mineur à une justice adaptée, droit inscrit dans la Convention Internationale des Droits de l'Enfant (article 40), qui insiste sur la nécessité de maintenir une spécificité de la justice des mineurs par rapport à celle des majeurs
Josiane Bigot,
Présidente du Réseau Droit des Jeunes et de THEMIS
Réseau National pour l’accès au(x) droit(s) des enfants et des jeunes 148 Boulevard Masséna – 75013 Paris | tél : 01 53 34 08 33 Contact : Yvan Fauchon – Délégué national reseaudroitdesjeunes@wanadoo.fr
13:45 Publié dans Débats d'actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : justice, enfants, jeunes
27/06/2007
Les adolescents ne sont pas des adultes
Professionnels de l’enfance, magistrats, avocats, pédopsychiatres, éducateurs, enseignants..., ils contestent le projet de loi qui conduit, en cas de récidive, à faire juger les adolescents âgés de 16 à 18 ans comme des majeurs. Et lancent un appel, "Les adolescents ne sont pas des adultes", que vous pouvez, vous aussi, signer en ligne.
Un des premiers projets de loi du gouvernement Fillon, présenté à l’Assemblée nationale dès le mois de juillet, conduit, en cas de récidive, à faire juger les adolescents âgés de 16 à 18 ans comme des majeurs. En clair, les adolescents concernés seront traités comme des adultes.
Des professionnels de l’enfance, magistrats, avocats, pédopsychiatres, éducateurs, enseignants, spécialistes de la jeunesse lancent un appel pour que soit conduite une évaluation des politiques publiques, en concertation avec tous les acteurs concernés, et que soient attribués des moyens sérieux aux politiques qui permettent l’éducation des adolescents.
"L’adolescence est l’âge de tous les possibles. C’est aussi l’âge de tous les défis, des prises de risques, de l’entraînement réciproque. Le nombre des suicides, d’accidents de la circulation, de violences subies, et la surconsommation d’alcool ou de drogues sont les signes de la fragilité de cet âge. Une petite minorité s’engage dans la délinquance, parfois avec violence.
Devons nous traiter ces adolescents délinquants comme des adultes, alors qu’aucun débat n’a eu lieu sur l’age de la majorité, et vouloir les envoyer, plus nombreux encore, en prison ?
Cela peut être l’effet du projet de loi présenté par le gouvernement, qui entend faire juger les adolescents âgés de 16 à 18 ans comme des adultes, et durcir les peines de prison, en cas de récidive.
En l’état du texte, par exemple, un vol de portable, commis après deux précédents vols, pourra conduire, sauf exception, un adolescent de 16 ans pendant deux ans en prison, peine plancher minimum. Il en résultera une augmentation importante du nombre d’adolescents détenus.
Aujourd’hui, en France, 15 millions de jeunes poursuivent des études au delà de 20 ans, vivent en couple à 25 ans, ont un premier enfant à 30 ans. La prolongation des études et aussi l’accès difficile à un premier emploi, retardent, pour tous les jeunes, l’entrée dans la vie adulte.
Sur ces 15 millions de jeunes, 15 000 d’entre eux âgés de 16 et 17 ans sont interpellés plusieurs fois dans l’année. La plupart de ces adolescents sont déscolarisés depuis l’age de 14 ans, sans qualification ; ils ne parviennent pas à accéder à un premier emploi. Se percevant comme inutiles, humiliés par les échecs répétés, ils « traînent », provoquent, commettent ensemble la plupart de leurs infractions.
Ce sont ces adolescents qui, seuls, seraient traités comme des adultes ? Ce sont ces adolescents pour lesquels la France abandonnerait tout effort d’éducation ?
Trois mille trois cent cinquante d’entre eux ont été en prison en 2006.
Faire de l’enfermement la seule réponse « automatique » à la délinquance des mineurs est une impasse ; dangereuse pour les adolescents, à cet age de la vie, et inefficace pour la société quand nous connaissons l’importance de la récidive à la sortie de prison.
D’autres sanctions existent, qui fixent des limites, réparent sans exclure, et permettent un nouveau départ.
Nous devons aussi oser nous engager dans la réussite des programmes éducatifs, des internats éducatifs qui structurent ces adolescents, des classes relais, des centres de jour, des maisons des adolescents, qui les inscrivent dans un projet.
Leur efficacité est démontrée. Elle serait encore plus forte si elle était appuyée par des budgets à la hauteur de ces enjeux.
A l’heure de l’ouverture politique et de la modernisation proclamée, nous demandons un moratoire sur le texte en projet, l’ouverture d’un « Grenelle de l’adolescence » pour mener un débat serein sur la délinquance des adolescents, une évaluation des politiques publiques et des réformes législatives successives, pour dégager un consensus sur l’insertion de tous les jeunes.
Conscients de notre responsabilité d’adultes, nous souhaitons que l’adolescence fasse l’objet d’une politique audacieuse de la jeunesse, à la mesure des espoirs et des fragilités dont est porteuse cette période de la vie."
12:31 Publié dans Débats d'actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : enfance, jeunes, justice, poice, lois, sarkozy, éducation
06/04/2007
Ségolène Royal et son « contrat de la dernière malchance » : « Crédibilité zéro »…
La spécialiste des boulettes, du double ou du triple langage, d’une tactique électorale en dents de scie, a une chance énorme dont elle ne se rend peut-être pas assez compte. Et qu'elle transforme en "parcours de la dernière malchance"...
D’abord, le rôle de femme brimée ou moquée « parce que femme » qui doit affronter des critiques qu’elle « n’aurait pas eu à subir si elle était un homme » lui semble favorable… Même si elle en use et en abuse.Un vrai récital devant les lectrices de Elle!
Ensuite, nombre de militants et sympathisants PS traumatisés par l’échec Jospin, les querelles internes, le flou de la ligne idéologique, les incohérences d’un « programme » bien peu crédible font contre fortune bon vote : ils jouent la discipline, ils suivent les mots d’ordre. Même s’ils savent que dans le meilleur des cas pour elle, Ségolène a très peu de chance de battre Sarkozy. Même s’ils sont conscients du risque : Voter Ségo, en fait, c’est faire le jeu de Sarko… Les tenants du TSS, du Tout Sauf Sarko seraient les grands cocus de l’Histoire. Avec pour le PS des conséquences qui tiennent sans doute en un mot : éclatement !
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Mais la magicienne n’a pas retrouvé son grigri des primaires du PS. Et sa chance fait plus que tourner: se retourner! Elle vient de faire plus qu’une boulette en sortant de son chapeau un « contrat de la première chance » bien improvisé, mal conçu et non financé… (sauf par des collectivités locales qui n’ont en rien été consultées). Crédibilité zéro pour Ségolène la « participative », brouillonne et confuse !
Il en faut des explications de textes, des formules, des changements de vocabulaire (« parcours « au lieu de « contrat »), des contorsions et des doses de mauvaise foi pour tenter de faire taire les critiques (à gauche surtout) déclenchées légitimement par son initiative strictement électoraliste. Levée de boucliers et concours de flèches empoisonnées… Logique !

Un an après l'enterrement du Contrat première embauche par Jacques Chirac, la LCR dénonçait un "CPE new-look" et le Parti communiste "un CPE de gauche". Et l’UNEF montait au créneau : « Je ne suis pas un spécialiste de communication, je n'ai pas le parcours de Jacques Séguéla, mais lancer un 'contrat première chance' ou un 'contrat première quelque chose' un an après le retrait du CPE (contrat première embauche), j'appellerais ça une connerie", a expliqué Bruno Julliard, président de l’Union nationale des étudiants de France), principal syndicat étudiant.
Et les « jeunes socialistes » doivent comprendre qu’ils sont des colleurs d’affiches, des distributeurs de tratcs et des blogeurs de service. Sans plus… D’ailleurs, ils n’ont pas été invités à la présentation de cette mesure qui ne vise qu’à rivaliser avec la proposition des deux emplois par entreprises de Bayrou (une proposition sérieuse, elle),
Je tente de résumer ce que ce j’ai cru comprendre dans cette proposition qui « vise un coeur de cible de 120 000 jeunes » : Après trois mois de "tutorat d'accompagnement", un jeune non qualifié ayant signé un "CPC", Contrat de la Première Chance, aura trois possibilités. Soit il est intégré dans un contrat d'apprentissage. Soit il emprunte un « parcours de professionnalisation ». « Soit le jeune devient immédiatement efficace, et cette période d'essai se transforme en contrat de travail ». Dans tous les cas, salaires et charges seront pris en charge par les collectivités locales.
Vous voulez plus de précisions ? « La France Présidente, c'est celle qui dit à tous les jeunes : allez vas-y ! Fais tes preuves! La France a besoin de toi, de ta diversité et des tes talents (...) quel que soit ton nom ou ta couleur de ta peau », a lancé Ségolène, la généreuse…
Plus concrètement ? « Tous ceux qui ont de bonnes idées sont appelés au concours », a déclaré un porte-parole de Ségolène Royal « n'est pas ministre du Travail ».
On croît rêver, non ? Mais non ! Imaginez le cauchemar de ce type d’improvisations si le Parti Ségolène arrivait au pouvoir ! Du coté de l’UMP, on rigole, bien sûr… Le citoyen que je suis en rit jaune ! L’éditorialiste que je suis se demande vraiment pourquoi le seul programme social-économique vraiment travaillé, celui de Bayrou, est aussi minimisé et aussi mal expliqué dans les grands médias. Mais c’est une autre affaire…
L’info-spectacle n’aime pas les propositions sérieuses ! L’un des drames de cette campagne vient de l’art des raccourcis, des résumés caricaturaux, des simplifications paresseuses des programmes les plus travaillés de cette campagne. Cette défaite du journalisme pédagogique (comme pendant la campagne du referendum européen) est aussi une défaite de la démocratie.
Daniel RIOT
12:50 Publié dans Présidentielles 2007: carnet de campagne | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : royal, bayrou, présidentielles, politiques, jeunes
25/03/2007
Demain se prépare aujourd'hui AVEC les jeunes
STRASBOURG : LES GRANDS DEBATS DE LA « UNE », AVEC CHANTAL CUTAJAR
LES JEUNES ET LE PROJET BAYROU : Un forum organisé par Chantal Cutajar et Houria Mebarki le 30 mars à 19 heures au CSC LE GALLET à HAUTEPIERRE (1a, Boulevard BALZAC)
VENEZ NOMBREUX. POSEZ VOS QUESTIONS
ENTREE LIBRE DANS LA LIMITE DES PLACES DISPONIBLES.
Les grands débats citoyens de la « UNE »
avec Chantal CUTAJAR et l’Udf de BAYROU

Toutes les questions qui font la « UNE » de l’actualité se discutent, dans la UNE, la première circonscription électorale des Législative à Strasbourg

NON au "jeunisme", non au "péril jeune": Oui à un "Vivre ensemble" pour toutes les générations. Le projet de BAYROU est inconstestablement le plus réfléchi et le plus cohérent et le plus porteur d'un avenir construit avec Vision, Intelligence, Volonté et Energie: VIVE!!! Les quatre mots clefs du projet mots qui me font crier "Vive Bayrou Président"
L’avenir ? Ce n’est pas une somme de désirs. C’est le présent de demain.La réalité future que l’on façonne aujourd’hui, pour les jeunes d’aujourd’hui et les anciens de demain.
L’avenir ? Ce n’est pas un catalogue d’espérances, d’espoirs, de promesses. Ce n’est pas une ligne d’horizon où tout est possible. C’est une volonté forte au service d’un dessein clair : faire que demain soit meilleur qu’aujourd’hui, que le progrès (maîtrisé) soit une progression et non une régression.
Le futur sera ce que nos actions au présent le feront. des actions qui exigent détermination, énergie, ténacité, et vision.
Non à l’avenir bouché. Non à un avenir hypothéqué par les endettements publics d’aujourd’hui. Non à un avenir handicapé par les crises politiques, sociales, culturelles et sociétale d’aujourd’hui. Non à un avenir vers lequel on avance à reculons avec des idéologies passéistes d’un nationalisme mal compris, des réflexes de peur, des réactions de rejet de l’Autre et des autres…
Oui à un avenir abordé avec une confiance recouvrée, un esprit d’ouverture et de dépassement de soi-même, une énergie créatrice, une détermination à toute épreuve.
L’avenir à bras-le-corps ! C’est l’un des thèmes centraux du projet de François Bayrou. Les jeunes et la jeunesse inspirent la plupart de ses propositions. Dans tous les secteurs d’activités. Car la jeunesse n’est pas un ghetto sociétal : elle est directement concernée par tous les défis à relever dans tous les domaines.
François Bayrou est, en toute honnêteté, le candidat qui prend le plus en compte les questions soulevées par la diversité générationnelle. Il refuse les écueils de « l’enfant -roi » et du « jeunisme » démagogique et ceux du « jeune bouc émissaire », du « péril jeune », de la « peur des jeunes », du sectarisme « anti-jeune »… Sur ces questions comme sur d’autres : réalisme et idéalisme, vision et pragmatisme.
Ses expériences de père de famille, d’enseignant, de ministre de l’éducation nationale ont été mise au service d’une réflexion profonde sur les évolutions de la société. Les questions relatives à la jeunesse sont incluses dans les compétences du grand ministère des évolutions sociétales qui devra non seulement gérer les réalités d’aujourd’hui mais anticiper les évolutions de demain.
Démocratie (nationale et locale), éducation, loisirs, droits et devoirs, citoyenneté, apprentissage, études supérieures, liberté de circulation en Europe, service civique universel, lutte contre les discriminations, égalité des chances prévention et répression de la délinquance, vie dans la Cité, législation sur les mœurs, lutte contre les exploitations des enfants et des jeunes, conséquences de la révolution Internet, emploi, santé, urbanisme, vie sportive… Posez vos questions. Elles trouveront réponses.

Faites vos suggestions, faîtes part de vos idées : vous serez entendu (e)s. Si vous ne pouvez pas assister au « grand débat de la UNE », le premier d’une série de réunions publiques qui seront organisées (au moins) jusqu’aux élections législatives, écrivez-nous, envoyez nous des courriels. Merci pour votre attention.
Pour tout renseignement complémentaire: Houria Mebarki 0662 59 92 13
RAPPEL
Service civique universel : « Retrouver de la cohésion sociale : dans les faits, dans la vie, pas dans les mots. », par François BAYROU
« Pour tous les jeunes, garçons et filles, je défends depuis 2001 l’idée d’un service civique et humanitaire de six mois, temps de brassage, d’apprentissage et de service aux autres. Ce service concernera à la fois les jeunes Français et les jeunes immigrés qui ont grandi en France. Pour ceux-ci, l’accomplissement de ce service sera une clé de l’attribution de la nationalité française.
Les jeunes ont le plus grand besoin de sortir de leurs ghettos, ghettos de jeunes pauvres ou de gosses de riches. Ils ont besoin de rencontrer des jeunes d’autres milieux sociaux, de bouger, de sortir d’une société obnubilée par la seule consommation, de donner quelque chose d'eux-mêmes à la communauté.
En donnant six mois à la société pour des actions civiles et humanitaires, en France, en Europe ou dans les pays en voie de développement, ils en retireront un immense bénéfice humain. Il va de soi que ces acquis pourront être pris en compte dans leur parcours de formation », qu’il s’agisse de la validation des acquis de l’expérience ou d’unités de valeurs dans le cadre des études universitaires.
« De nombreux domaines ont besoin de ce don de quelques mois : la sécurité dans les transports en commun dans les grandes agglomérations, la surveillance des massifs forestiers au plus brûlant de l’été, l’aide aux personnes âgées, handicapées ou à mobilité réduite, l’assistance ou la sécurité des personnes fragiles dans les gares ou les aéroports.
Cela coûtera cher - quatre ou cinq milliards d’euros - mais il faut le faire. A tous les points de vue, c’est une nécessité urgente. La décision de créer ce service civique universel réclame une légitimité forte, indiscutable. Elle sera soumise à référendum . »
François BAYROU
15:35 Publié dans Débats d'actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : jeunes, bayrou, udf, strasbourg, société, présidentielles
05/11/2006
Des fractures générationnelles? Des jeunes bien vieux chez Moatti...Un jour la france se réveillera.

Chapeau, Serge Moatti ! "Ripostes", sur france 5, une fois une plus, a été bien mené. Malgré de bien regettables erreurs de casting.... Rien n'est jamais parfait
D’abord chapeau pour l’ introduction « cet ’enfant de 1946 », dun de ces sexagénaires d’aujourd’hui qui sont passés, par des hasards du calendrier, entre les grosses gouttes de la deuxième guerre mondiale, de la guerre d’Indochine, de l’expédition de Suez, de la guerre d’Algérie, de la crise pétrolière, des grands peurs écologiques, du sida, du chômage de masse, des jeunes promenés de stages en stage, de la peur d’un avenir bouché, de la peur de vivre moins bien que leurs parents, de découvrir sous le « sable » non « la plage », mais l’enfer….
Serge Moatti a, avec humour, multiplié les « Mea culpa »…Mais non, Serge ! …Pourquoi un « mea culpa » ? Se battre la coulpe, c’est plaider « coupable » et « responsable » dans un procès qui est peut-être faux. N’y -a-il pas une guerre des générations…à chaque génération ? D’ ailleurs, c’est qui et quoi, « la jeunesse » ? N’y a-t-il pas plutôt des jeunes et des « jeunesses » différentes ?
Guy Sorman a eu raison de le souligner : il manquait sur le plateau des « jeunes issus de l’immigration », des jeunes vraiment handicapés par le système scolaire et/ou parce qu’ils sont orphelins de fait. D’une famillle, d’une Patrie en qui ils se reconnaissent et qui les reconnaissent, d’une espérance…D’un Progrès dont ils se sentent floués. Première erreur de casting, Serge…
Deuxième erreur de casting : les « jeunes » qui étaient sur le plateau m’ont semblé bien « vieux »… Des idéaux individualistes et matérialistes… Des œillères corporatistes…Une attitude plus revendicative et protestataire que constructive et dynamique… Et une vision très sélective des réalités et des évolutions…En 68, l’anticonformisme était une forme de conformisme : « mimétisme de masse », comme en tout et pour tout Mais je n’ose imaginer la petite cheftaine d’Alternative libérale » en 68. Elle n’a pas le profil de celles et de ceux qui réclamaient « l’imagination au pouvoir ». un mot d’ordre qui devrait retrouver une belle… jeunesse si l’on veut sortir de la « société bloquée » d’aujourd’hui.
Avec les « 30 Piteuses » qui ont succédé aux « 30 Glorieuses », nous avons tous appris que progression n’était pas forcément progression … mais pouvait (aussi) se traduire par des régressions….Est-ce une raison pour baisser les bras ? Se vautrer dans une fausse contestation qui est une vraie renonciation, une démission, un fatalisme négatif, des peurs infantiles et infantilisantes, un pessimisme qui donne le vertige.
La « génération Internet » compte heureusement des forces vives plus volontaires, plus imaginatives, plus dynamiques, plus imaginatives, moins en quête de bouc émissaires .Le sexagénaire ultra-libéral Guy Sorman semblait beaucoup jeune qu’eux. Romain Goupil aussi. C’est terrible de voir des jeunes pousses avoir des allures de vieilles branches. La jeunesse n’est pas qu’un problème d’artères et de bulletin de naissance, amis d’état d’esprit. Moatti aurait pu trouver des porte-parole plus représentatifs.
Quelques questions de Moatti bien posées : « Y a-t-il une guerre des générations, et au-delà d'une fracture sociale, une fracture générationnelle ? (…) Que lui reproche-t-on au juste à cette génération des soixante-huitards qui a rêvé d'une société plus juste et plus fraternelle, qui a rêvé le monde..., des "baby-boomers", devenue ou entrain de devenir elle des « papy boomers » ?
Une réponse esquissée : « D'avoir claqué au nez de la jeunesse les portes de l'avenir, de lui laisser des dettes en pagaille et un système social en friche, un modèle non finançable, fou de protectionnisme...Bref, de ne pas avoir facilité la vie des jeunes, eux qui avaient érigé la jeunesse en valeur et la révolte en vertu, eux qui avaient rêvé d'une société plus juste et plus fraternelle, qui avait rêvé le monde... »
Le débat (amorcé dans l’émission précédente de France 5: « Madame, Monsieur, Bonsoir») est loin d’être clos. Il exigerait des clarifications et des hiérarchisations des choses et des problèmes. Ce qui est ringard c’est de mettre « 68 » à toutes les sauces. Dans deux ans, on va commémorer (une habitude bien française !) le quarantième « anniversaire de mai 68 »… En 40 ans, bien des choses ont changé, et elles vont changer encore.
Les soixante-huitards ont plus marqué une crise de croissance de la société que marqué le début d’une crise structurelle dont tout le monde est à la fois co-responsable et victime .Une crise qui n’empêche pas la France d’avoir une richesse et un rayonnement bien supérieurs à son poids démographique. Comme dit Sorman : "il y a la dette. Mais il y a aussi un beau patrimoine en héritage ".
Le déclin n’est pas une fatalité…Et Le "mal français" (relisons Peyrefitte !) n’est né ni dans les berceaux de l’après-guerre, ni sur les barricades de mai 68. Tirons parti de s campagnes électorales qui viennent pour remettre « l’imagination au pouvoir ». Et avoir le courage des réformes qui s'imposent. Un jour, la France se réveillera…
21:25 Publié dans Débats d'actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : société, france, politiue, jeunes, télévision, débats
30/10/2006
ABd Al Malik : Du Neuhof au succés. Paix, Amour et intelligence. Le soufisme au sevice d'une citoyenneté laïque et républicaine
Il était ce midi « en aparté », cette excellente émission de Canal+ (en clair). Et il a été le Sage qu’il a su devenir. En ouvrant « l’œil de son cœur ». En apprenant à ne « plus avoir peur », de « l’Autre », des autres. En découvrant par le soufisme une philosophie personnaliste : « Je ne suis JE que parce que TU est un JE ». En guérissant ses maux par des mots. Des mots d’Amour et de Respect. En cultivant ce « travail qui doit finir par effacer le travail », comme il dit si bien en reprenant une formule de Valéry. En cultivant cet « art » qui est d’abord un partage d’émotions. Slam, rapp, poésie, littérature, philosophie. « Je suis un artiste. Je me sens libre. Je prône la paix parce que pour moi la paix, c’est vital. Je chante l’amour parce que j’ai vu des gens mourir par manque d’amour ». Belles paroles et bonnes musiques dans "GIBRALTAR" son dernier album!
Abd Al Malik est né le 14 mars 1975 à Paris. D’origine congolaise il vit quelques temps à Brazzaville alors qu’il est un tout jeune enfant. En 1981, il revient en France et grandit à Strasbourg, dans ce quartier du Neuhof réputé « difficile », pour reprendre la litote d’usage. . Quand ses parents divorcent, il commence à se rebeller en traînant. La délinquance en marche. En priant Dieu... de l’aider à réussir ses coups et de le protéger de la police ! Avec la folie qui menace avec l’arrivée des drogues « dures » Puis, pour cet enfant élevé dans un milieu catholique converti à l’Islam, c’est le flirt avec l’activisme islamiste aux frontières de l’extrémisme .Attention ligne rouge ! Malik poursuit tout de même ses études jusqu’en fac de philo. Il anime ensuite le groupe N.A.P, (malgré les interdits des imams intégristes pour qui la musique est perdition) puis il découvre le soufisme et devient un militant de la paix.Une spiritualité qui le fait accéder « à l’esprit citoyen laïque de la république ». Et « au face à face des cœurs » Belle métamorphose !
Sa biographie (presque) officielle précise : « Lâcher la musique ! C’est ce mot d’ordre qui l’a fait changer d’orientation… Le « réseau » musulman auquel il appartenait, le tabligh, sorte de « mission pastorale » destinée à réveiller les fidèles assoupis, lui fit rencontrer plusieurs fois son dirigeant le plus célèbre, Tariq Ramadan, déjà omniprésent dans les médias. Mais, malgré les embrassades, le discours de ce dernier sonna très creux aux oreilles du rappeur mystique (qui avait pourtant étudié tous ses livres) : il eut l’impression de se retrouver « au parti communiste ». On tolérait qu’il continue à chanter, mais à condition de soumettre ses chansons à un comité ! C’est alors qu’en plein désarroi, conseillé par son compagnon il se plongea dans la lecture d’un texte soufi de Ghazali datant du XI° siècle, "Le Tabernacle des lumières" ...
Sa découverte du soufisme: "Une émotion considérable s’empara de lui. Brusquement, un maître musulman lui apportait des réponses profondes à toutes les questions qui l’assaillaient. Des réponses parlant au cœur et aux tripes et balayant toute ratiocination mesquine : cet islam-là voyait les juifs et les chrétiens comme des frères. Mieux : il faisait de l’autre, de confession différente, une entité indispensable, la preuve de la beauté multiple du divin. Et ici, le “grand djihad” ne consistait pas à tuer quiconque, mais à mener la guerre contre son propre ego. En quelques semaines, Abd al-Malik dévora tous les livres soufis qu’il put trouver, d’Ibn Arabi à l’émir Abd el-Qader. Mais sa surprise dépassa toute mesure quand il découvrit Amadou Hampâté Bâ, mort moins de dix ans plus tôt. Il s’était imaginé que les soufis appartenaient au lointain passé ! Ils existaient donc toujours ? Il lui fallait les rejoindre au plus vite ! ». En restant libre.
Son auto- biographie : "Qu’Allah bénisse la France !" . Un livre qui devrait être au programme de toutes les écoles de France.... (Editions Albin Michel)
Son analyse (résumée) sur la « crise des banlieues » : « Je suis noir, musulman, je viens d’un quartier difficile, mais je suis Français et j’aime mon pays. J’aime l’idée de mon pays et cette vision universaliste qui en émane. Mais je voudrais aussi qu’en face, on me voie comme tel. Le problème, c’est que tous ces jeunes des quartiers se sentent français, ils le SONT, du moins dans leur cœur, mais pas dans le regard de l’autre. C’est comme s’il y avait des Français de première et de deuxième catégorie. La difficulté que traversent les banlieues s’enracine dans quelque chose qui a toujours été mis de côté, de côté, de côté, toutes classes politiques confondues. Ça n’a jamais été considéré comme une priorité. À un moment donné, forcément, ça explose. Nulle population ne peut supporter, à la longue, toutes ces humiliations au quotidien. Il faut un vrai plan Marshall pour les banlieues L’urgence est de fonder une union républicaine, tous partis confondus, avec les habitants, et à partir de là, lancer de vrais plans, en phase avec la réalité. Et arrêter de faire de politique politicienne, mais œuvrer sur le long terme. »
15:45 Publié dans Coups de coeur | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : jeunes, banlieus, musique, islam












