30/09/2007
Politique: Quand Jospin donne raison à ... Bayrou!
Le livre de Jospin devrait faire un heureux : François Bayrou. Les ouvrages d’autres « dealers » de la pensée socialiste mal raffinée (pardon d’autres « leaders » du PS non rénové), comme Mélanchon devraient conforter un homme dans ses convictions : François Bayrou. La rentrée de Fabius, « candidat à rien » (donc à tout), devrait donner un surplus d’énergie à un leader : François Bayrou.
Sur quoi en effet repose le pari de Bayrou ? Sur l’incapacité du PS de s’arracher à ses mythes, à ses archaïsmes, à son passéisme en dépit de ce qui peut être dit sur la « social-démocratie », sur « l’acceptation de l’économie de marché », sur les « valeurs » du socialisme, sur la modernité de l’idée sociale…
Or Jospin, Fabius, Mélanchon et d’autres confirment le diagnostic du fondateur du MoDem. Le PS reste figé dans son idéologie du XIX ième siècle et dans sa fidélité à des alliances (contre nature) avec l’ultra-gauche, la gauche de la gauche et les pires réactionnaires de gauche. Irrécupérable…
N’est pas Mitterrand qui veut. Et ce n’est pas la désertion (pour cause de promotion) de DSK qui va améliorer les choses, faire « bouger les lignes », faire sonner l’heure d’une sociale démocratie moderne. Et digne des valeurs proclamées.
Bien sûr, il reste le « désir d’avenir » en panne « d’avenir de désir » : la Jeanne d’Arc victime (selon elle) du « sexisme » et du « racisme » des « évêques Cochon » qui la voudraient sur un bûché. Elle représente plus qu’elle-même en effet, Ségolène. Et elle pourrait incarner cette « voie nouvelle » qui s’impose tant dans un paysage politique que Sarkozy a réussi (provisoirement) à modifier sans changer le pays.
Mais elle a tellement montré les limites du charisme de paillettes (à la Star’Ac, Sarko a su faire, et sait faire, nettement mieux qu’elle !)… Et, sur le fond, son programme ne repose ni sur un « projet de société » cohérent, ni sur un socle de valeurs très affirmé, ni sur une éthique politique bien précise.
Le Modem ne se confond pas avec un « bayrouisme » imprécis : ce mouvement qui puise sa force dans les vleurs de l’Europe personnaliste pourrait même s’imaginer sans Bayrou (et c’est un atout considérable, tout à l’honneur de son leader). Mais Ségolène ne porte qu’un « Royalisme » (républicain) mal défini qui ne vaut (en bien et mal) que par sa personne. La nuance est de taille !
Ces constats doivent consoler Bayrou de bien des déceptions. Je ne parle pas là des « lâcheurs » du nouveau Centre ou des nostalgiques d’une UDF dépassée, mais des « prises » faites dans sa sphère par Sarkozy.
Car on ne l’a pas assez relevé : ce que Sarkozy appelle « l’ouverture » se résume d’abord en des débauchages en série de personnalités qui se retrouvaient dans… la « Bayrousphère » et qui auraient pu rejoindre le MoDem…
Bockel, Kouchner, Ruffin, Jouyet, AtaIli, Rocard… La liste est longue, avec quelques exceptions qui confirment la règle (comme Védrine, trop peu « pro-européen » pour être Modem sans modération) …
Sarkozy a fauché dans le pré du Béarnais ! Seuls les observateurs politiques sous influences élyséennes ou prisonniers des clivages droite-gauche si pratiques, ne le voient point !
Cela doit surtout encourager Bayrou à être le premier fidèle à son cap, à son « chemin », à sa stratégie. Ce n’est pas simple.
Mais c’est à lui de bien montrer que le Modem n’est pas fait d’"habits neufs" d’une formation qui a fait sa grande mutation au Congrès de Lyon avec le « Penser Libre » mais qu'il est un mouvement vraiment nouveau, le vrai premier parti du XXI ième siècle. Preuve n’est pas encore faite. On attend le Congrès, les statuts et les municipales.
Daniel RIOT
20:50 Publié dans Edito | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : politique, bayrou, jospin, modem, ps, france
28/09/2006
Présidentielles: Jospin renonce, mais ne soutient pas Ségolène
>>> Ni tristesse ni amertume, dit-il… Tant mieux pour lui. On ne lui souhaite aucun déplaisir… Mais son petit tour de piste est terminé. Il n’est pas candidat à la candidature. "J'avais mis comme condition à ma candidature possible (...) de pouvoir rassembler ou en tous cas d'opérer un rassemblement suffisant pour qu'un choix clair soit possible. Je constate que ce rassemblement n'a pas pu se faire autour de moi", a-t-il déclaré sur RTL. Hors course, Lionel. Vive l’île de Ré et le vélo. Comme dit Jack, c’est « digne ». Le grand battu de 2002 ne soutiendra pas Ségolène Royal mais il n'a pas dit sa préférence entre les autres candidats. Il veut seulement rester présent « au niveau des idées »… Dans le droit fil de son livre, « Le monde comme je le vois ». Avec le souci de cultiver son image « d’autorité morale ».
>>> Drôle de confidence de Jospin, toujours sur RTL Il n’a pas « aimé les pressions ou les tentatives d'intimidation qui se sont opérées ces derniers jours et qui témoignent d'ailleurs d'une curieuse nervosité »(…). « Les pressions qu'on exercerait sur le maire de Paris, je parle d'un député socialiste qui évoque l'idée de primaires violentes à Paris, d'organiser des manifestations devant mon domicile. Cela m'inquiète sur le climat de cette campagne interne si certains ne retrouvent pas leur sang-froid » Ah ! Ces débats d’idées…
>>> Qu’est-ce qu’il est bon Mélanchon ! Il se croit l’un des sauveurs de l ’Europe, parce qu’il a dit Non au projet de Traité constitutionnel. Et maintenant, il se pose en sauveur d’un PS écartelé entre des ambitions personnelles et des divergences tactiques et stratégiques qui découragent les meilleures des volontés de « gauche »… Ce proche de Laurent Fabius, qui est en politique, sans leurs talents, ce qu’étaient quelques grandes figures défuntes du cinéma comique en noir et blanc, dit tout haut et fort que "personne ne veut perdre" au PS. Ah ! bon : c’est une vraie info, çà…
12:00 Publié dans Présidentielles 2007: carnet de campagne | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : politiqe, présidentielles, PS, jospin
25/09/2006
"Fils de sage-femme", c'est beau...
Remarquable, le sens de la famille de Jospin:"Je suis le fils d'une sage-femme, j'irai au terme", a dit l'ancien premier ministre, sur Europe 1 en précisant que "rien" ne pouvait l'empêcher "d'y aller"...
Dur-dur l'accouchement d'un candidat du PS aux Présidentielles! "C'est la preuve de notre fonctionnement démocratique", me dit un "camarade" socialiste qui m'avait déjà vanté les mérites des "campagnes internes" du PS avant le référendum sur le traité cconstitutionnel pour l'Union européenne...
Emmanuelli, lui, demande à Hollande d'être candidat. Logique: c'est le seul PS d'Europe dont le chef (depuis dix ans) n'est pas le leader.Problème.
Mais rien n'est grave: Aubry vient ( à 'ancienneté) d'être nommée au Conseil d'Etat. Dans le sérail politico-étatique, le mot solidarité veut dire bien des choses.
C'est Le Pen qui rigole. Et ce n'est pas rigolo..."Au terme", on va tous y aller, mais en quels termes? Bonne cure...aux thermes. (illustration >>>>)
On pourrait évidemment en rajouter...
Les querelles de la "la gauche de la gauche" sont encore plus ridicules. Pauvre Buffet! Mais que font donc les "têtes pensantes" de l'alter-mondialisme, les cerveaux du monde diplomatique, d'attac, de copernic, de tous ceux qui ont su si bien dire NON à l'europe sans dire OUI à l'avenir?
Ils sont comme génétiquement modifiés. José Bové va-t-il les sauver? Non.
Bové est un type (classique) d'extràme-droite qui joue à gauche. On avait déjà connu ce type de personnage sous la troisième République: le populisme dépasse les clivages droite-gauche. Qui ne le voit pas?
Les VERTS, nonn plus ne sont pas d'un grand recours, surtouts'ils suivent Madame VOYNET, celle qui a pris l'énorme responsabilité d'imposer (avec le soutien de la gauche jospinesque) la suppression de la liaison fluviale Rhin-Rhône tout en condamnant les camions... Elle pédale dans la cancoillotte, Dominique... C'est un crime contre cette spécialité franc-comtoise.
Alors qui , à gauche? DSK; le meilleur? Il est le Bayrou du PS. Il est dans le vrai, mais il a tout faux...Trop bon pour pour le suffrage universel, comme Mendes
Jack Lang? Ségolène le déborde dans ses acrobaties "poeple": un comble.
Fabius? A Lens, il a été le meilleur orateur. Mais sa
campagne en faveur du NON à un Union européenne qu'il a servi et construit d'une façon hyper-libéraliste l'a discrédité. L'escroc au "plan B", c'est lui... Et il n'a aucun remède pour soigner les maux qu'il dénoonce.. C'est le candidat de l'impuissance.
Comme dit Kouchner (pardon de me répéter), c'est vraiment dur d'être de gauche en
France aujourd'hui, surtout quand on n'est pas de droite...
16:05 Publié dans humeur, Présidentielles 2007: carnet de campagne, Rioteries | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : résidentielles 2007, politique, jospin, le pen










