04/05/2008

RAPPEL: Le 9 mai, à 19 heures, à la librairie Kléber, à Strasbourg

Un débat le jour même de la sortie d'un livre: ce n'est pas courant. Un livre  sur l'Europe  qui  fait son apparition dans les librairies  le  "Jour de l'Europe", ce n'est pas banal.  Un livre sur l'Europe  dont la sortie coincide avec le lancement d'un journal européen sur le NET, cela ne s'est jamais vu.

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"L'Europe, cette emmerdeuse"? Un cri du coeur: une passion dictée par la raison. Un coup de gueule: les "eurokons" en questions. Une exhortation: "Guérir la France de son mal à l'Europe".Des attentes: Lettre ouverte à Sarkozy. Des remises en cause: les pannes de l'Europe en cachent d'autres. Celles des médias et du système politique, notamment...

27/04/2008

LIVRE: Europe et journalisme...


"L'Europe, cette emmerdeuse": En attendant le 9 mai...

En attendant la publication, le "jour de l"Europe", de "L'Europe, cette emmerdeuse" , Sandrine Kauffer,  explique comment et pourquoi ce livre a été écrit à quatre mains. Histoire d'une rencontre et d'un constat commun: L'Europe "souffre d'un déficit de pédagogie". RAPPEL: ce livre sera présenté le 9 mai à 19 heures à  la Librairie KLEBER, à Strasbourg.
 
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Sandrine Kauffer :« L’Europe est d’abord en panne de pédagogie »

 

- Comment est né ce projet ?

 
-La vie professionnelle est faite de rencontres, et ce projet est le fruit d’un concours de circonstance. Le hasard fait parfois bien les choses.

Lors de la campagne sur le référendum européen, à Strasbourg, la communication a pris l’ascendant sur l’information. L’explication de la Constitution devenait inaudible. Avec Daniel, nous en avions discuté. Notre diagnostic était formel, le malaise bien réel. L’Europe est en panne de pédagogie. « Elle souffre plus d’un déficit pédagogique que démocratique » se plait à dire Daniel. L’Europe ne fait pas rêver. Et c’est dommage !

Nous avons eu des conversations passionnantes servies par une disponibilité circonstancielle. Et une idée est devenue projet. Un projet qui s’est vite s’emballé. Naturellement. Et puis, j’ai découvert Daniel Riot, sous un autre jour. Derrière ses coups de gueule, ses crises d’impatience, son allergie à ce qu’il appelle l’eurokonnerie » ou ses éditos vifs et pertinents sur le fond mais souvent impertinents dans la forme, il est pudique, réfléchi et réservé. Mais qui connaît vraiment Daniel Riot ?

 

- Justement qui est-il, Daniel Riot?

-Comme chacun d’entre nous, il a son jardin secret, mais si vous voulez savoir ce qui le touche vraiment, où se situe sa corde sensible, lisez… le livre. Il se dévoile enfin.

« L’Europe cette Emmerdeuse » est une sélection des meilleurs moments, personnels, professionnels, journalistiques, philosophiques de sa vie. C’est comme de feuilleter un album photos. Y mettre des noms, des mots, parfois des maux. Lire ce livre, c’est aussi picorer dans une bibliothèque, la sienne : Daniel est un grand lecteur. Il est imprégné de Paul Valéry, de Victor Hugo et de bien d’autres. S’y arrêter pour réfléchir à quelques citations toujours faites avec pertinence. Ou pour plonger dans d’autres lectures. Enfin et surtout peut-être cet ouvrage est un outil pour voir ce qu’il y a au-delà des apparences.

. -Un journaliste  parmi  d'autres, non?

 Daniel RIOT est entré en journalisme comme d’autres entrent en religion. Cela n’a rien d’un cliché. Mais avec le culte de l’indépendance et de la liberté. Et avec un respect des gens et des faits qui n’est pas très courant…Et il aime l’Europe comme il aime la vie. Son message européen n’a rien de technique, de théorique. Il aime l’Europe avec le cœur et la raison. Parce qu’il pense à ce que l’on oublie trop : la paix n’est jamais définitivement acquise. Parce que l’Europe, pour lui, est d’abord un bouclier des droits de l’Homme et un levier de l’’approfondissement de la démocratie. Il n’est pas un euro-lâtre, un euro-béat. Il est critique envers la construction européenne telle qu’elle se fait et surtout telle qu’elle ne se fait pas…Et il la considère d’abord comme une aventure culturelle. Ce qu’elle n’est pas assez.

Ce qui m’a le plus surpris chez lui, c’est certainement son indiscutable capacité de travail. Qualité, quantité, réactivité, productivité, rapidité. Il n’y a pas de limite. A tout heure du jour et de la nuit. C’est impressionnant.

 

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Comment s’est passé l’interview ? Et dans quelle ambiance de travail ?

 

Il ne s’agit pas d’une interview, mais d’une conversation. D’une série de conversations. Je participe à raviver la mémoire des pages oubliées, ramener à la conscience des émotions égarées, des sentiments perdus. Quelle satisfaction d’observer des instants de silence et de concentration parce qu’il vient d’avoir un flash-back. Des moments privilégiés. Des heures d’entretien, puis inévitablement la garde se baisse et la parole se libère, elle ne cherche plus à retenir ses souvenirs, à cacher ses pudeurs…

Daniel Riot n’avait évidemment besoin de personne pour mener à bien un livre document. Il est aussi un grand technicien des entretiens. Combien en a-t-il mené ? Il est incapable de le dire et il a eu tort de ne pas tout archiver… En fait, il a passé sa vie à « interviewer », non en « poseur de micro », non en voyeur, mais en écouteur, j’allais dire en confesseur… en vrai « dialogueur ». Cette fois, c’était moi l’oreille. Et mes remarques, mes interrogations ont contribué à faire rejaillir à la surface des souvenirs enfouis, des troubles refoulés, des réflexions oubliées.

Je lui ai proposé cette formule de livre entretien, parce que je sentais qu’il avait, en dépit des apparences, une humilité, une pudeur qu’il ne devrait pas avoir face à sa vie, ses expériences, ses réflexions…Il a accepté parce que, sur l’Europe plus que sur tout autre sujet, il faut sortir des sentiers battus, des discours et des démonstrations préconçus. Le dialogue insuffle un rythme, une légèreté à la narration, une dimension humaine et sensible au message européen de Daniel. La complicité d’une collaboration a l’avantage de permettre un recul, une distance face à soi-même et aux choses. Un « limage de cervelles », comme il se plait à dire en citant Montaigne a des avantages évidents. Y compris pour le lecteur, j’espère.

 

- Comment pensez-vous que les femmes vont réagir à la découverte du titre, de la couverture et à sa lecture ?

 

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Mais, parfaitement bien. Pourquoi, cette question ?

 

Il s’agit en quelque sorte, d’une histoire d’amour entre l’Europe personnalisée - et personnaliste- et un journaliste passionné, mais frustré. Frustré parce qu’Il voudrait la voir s’épanouir, la faire grandir. C’est sa quête. Y est-il parvenu ? Qu’importe, il continue.

« L’Europe est une femme. Mystérieuse. Enigmatique. Érotique, mais pas spécialement sympathique. Attirante, mais distante…Imposant la distance. Nue, mais habillée de pudeur. », dit-il. Elle aurait tout pour plaire, elle semble parfaite et pourtant …D’où  La Magie Noire de Magritte en couverture..

 

L’Europe est une femme dont le point G est à Strasbourg, dit-il aussi. Inutile de chercher à nier son envie constante de provoquer. « Il est comme moi un sabreur de mouches », a dit de lui Tomi Ungerer. Mais ses coups de griffes, son ironie acide, ses « rioteries » poivrées sont des moyens d’interpeller, de capter le lecteur, l’auditeur ou le spectateur. Ce livre est surtout un outil, un support, un stimulateur de réflexions. Une volonté de faire réagir de manière constructive.

Et maintenant quels sont vos projets?

Ma collaboration avec Daniel se prolonge. Ce livre est une étincelle, la vitrine d’un projet européen plus engagé dans la durée. Cet ouvrage est aussi une force de propositions. Daniel Riot se donne les moyens de porter ses projets d’action. Il crée à Strasbourg une SARL de presse, d’éditions et de productions, qui nous permet de transformer son euroblog en vrai journal en ligne. D’ailleurs, la lecture du livre se prolonge sur RELATIO, le cyberjournal européen (www.relatio-europe.eu)

 
Ce livre est indirectement comme une introduction à de nouveaux débats, à de nouvelles manières de traiter les « affaires européennes »… Il est une invitation à rejoindre LE CERCLE  RELATIO. Une association dont la mission est de
contribuer au renforcement de l’Europe DE et A Strasbourg, donc des valeurs, de l’humanisme, du respect du principe d’Humanité. Les débats engagés par ce livre ont déjà commencé et vont se poursuivre sur RELATIO : l’Europe citoyenne dépend d’abord des …citoyens.

Sur un plan personnel, j’ai accepté d’animer avec lui la rédaction de RELATIO. C’est une aventure très prenante, passionnante, et intellectuellement enrichissante. Avec une forme de journalisme qui est, en fait, à ré-inventer. Vous avez vu, dans « l’Emmerdeuse », la place consacrée au journalisme, à la presse, aux médias… Ce livre ne porte pas que sur l’Europe : il est aussi un essai sur les crises de nos sociétés déboussolées par des évolutions mal maîtrisées. Comme RELATIO est un eurojournal en ligne préoccupé par tout ce qui concerne la citoyenneté.

Ce faisant, je maintiens mon activité de consultante en communication politique, en ayant toujours un ou deux livres sous le coude. Avec et sans Daniel »

(Entretien City presse)

13/04/2008

Bernard-Henri LEVY préface "l'Europe cette Emmerdeuse"

4e1f5bd014321d46c7ee3c88a904af8c.jpgAvec l'arrivée de la préface de BHL et la correction des épreuves, tout est place pour que "L'Europe cette Emmerdeuse"  dont la rédaction est très liée à RELATIO sorte début mai comme prévu par l'éditeur City edition et le distributeur Hachette livres.
Ce livre né  de conversations entre  Daniel RIOT  et Sandrine KAUFFER s'ouvrira sur des prolégomènes qui font dejà événemets: la préface d'André GLUCKSMANN dont nous avons déjà parlé sur ce site, celle de Bernard-Henri LEVY et une Lettre ouverte au Président Sarkozy dont nous ne manquerons pas de pubier la réponse sur RELATIO si réponse il y a...
En avant-preimère, un extrait du texte de Bernard-Henri LEVY
 

Un "beau livre de colère, ardent comme sont les livres de jeunes gens, grave comme on l’est quand, au fil d’une vie déjà longue, on a touché du doigt, et de l’âme, la périssabilité vraie, sans phrases ni chiqué, des civilisations" (...) Les " obsessions d’un journaliste qui a appris son métier, nous dit-il, au contact de la colère des choses (Beyrouth, Belfast, etc) non moins que des leçons de « journalisme transcendantal » administrées par un philosophe qui se voulait, et Français, et Européen, Maurice Clavel.  Ce sont autant de raisons de lire ce livre, et de le lire comme il a été écrit – dans la fièvre et la patience."

 

02/04/2008

Avant-première:En librairie à la mi-mai

L'Europe, cette emmerdeuse: L'Europe, le journalisme et moi

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En mémoire de demain…
 

"L’Europe est une emmerdeuse !"… C’est l’un des cris de Daniel Riot  qui a consacré (et consacre) l’essentiel de son activité personnelle et professionnelle à la "construction européenne" qu’il suit de près depuis 1969. 

C’est parce que l’Europe est une "emmerdeuse" qu’elle est si mal traitée et autant méprisée dans notre paysage médiatique malade de "l’info-spectacle" déjà dénoncée par Guy Debord[1], de la "montée de l’insignifiance" si bien décryptée par Castoriadis[2] et de cet "escargotisme" que Tomi Ungerer voyait en Alsace mais qui est une spécialité bien française… 

L’Europe est une "emmerdeuse" parce qu’elle cristallise tous les maux visibles et souterrains qui frappent nos sociétés éclatées et déboussolées après six décennies de paix, ou du moins de "non guerre", et une "Histoire qui  va trop vite"[3] 

"Qu’est-ce que l’on fait quand on ne fait pas la guerre ?" La question du polémologue Gaston Bouthoul dans les années 50 reste l’interrogation centrale de ce début de XXI ième siècle marqué par un grand trouble existentiel, une "défaite de la pensée" et une montée des périls d’un nouveau type à l’intérieur et à l’extérieur…. Itinéraire et confidences d’un "instituteur des temps modernes" entré en journalisme comme d’autres en religion. "Profession : Passeur d’idées et de témoins". 

 

Doctorante en Sciences Po, spécialisée en communication politique, rédactrice en chef de RELATIO, Sandrine Kauffer appartient à une génération frappée par la difficulté de donner à cette Europe toujours en miettes l’image et l’existence, la forme et la consistance, l’unité et l’influence susceptibles de générer l’adhésion citoyenne qui lui fait tellement défaut. 

"On ne tombe pas amoureux d’un marché", disait Delors. Sandrine et la première "Génération Europe", n’ont pas, face aux lenteurs de l’unification européenne, la patience résignée de leurs aînés… "Désirs d’actions dans une nouvelle dimension"

L’une interroge, l’autre répond : L’Emmerdeuse est  un livre à deux voix et à quatre mains, écrit par des "Européens d’origine française" différents par le sexe, l’âge, la formation. Par des  "êtres de chair, d’os et d’esprit" qui "parlent d’Europe" sans la langue des querelles institutionnelles, sans le brouillage de l’eurojargon bureaucratique, l’opacité des controverses eurocratiques, le brouillard des faux procès idéologiques ou la pollution des réflexes passéistes. "L’Europe est une femme", lance Daniel Riot. "Une femme dont le point G est à Strasbourg".

 

Au moment où la France va assumer la Présidence de l’Union européenne, où un traité dit "simplifié" mais très compliqué va être ratifié, où le président Sarkozy lance une "Union méditerranéenne" et une réflexion de "Sages" sur le "futur européen" dans un contexte mondial qui suscite plus de peurs que d’espérance, cet ouvrage de témoignages, de réflexions et d’explications est d’abord un cri d’alarme :"Ce que l’Histoire a fait, l’histoire peut le défaire. L’Union est menacée d’implosion. L’intégration européenne risque la désintégration".

 

Mais ce livre est aussi un guide, vitaminé, à l’usage des citoyens (et des décideurs) qui savent que l’inachèvement actuel de cette « construction » laborieuse doit être replacé dans une perspective historique pour être compris et mis  en prospective  si l’on veut que "le futur ait un avenir"

"L’Europe n’est pas un Objet politiquement non identifiée (OPNI), selon la formule pourtant très pertinente de Jacques Delors : elle est un OPI, un objet politique inédit". C’est sa faiblesse : les citoyens manquent de repères. Ce doit être sa force  si l’on sait, selon la boutade de Tomi Ungerer, "donner une destination au destin"…

"Emmerdeuse", l’Europe est, aussi, vertueuse… Elle peut et doit nous aider à surmonter d’autres crises : celles du politique,  de la démocratie, des troubles identitaires, du "Vivre ensemble", de la poussée de "l’individualisme de masse", des conflits de civilisation, de la foi dans le progrès, du totalitarisme technologique, du chocs des inégalités, de "l’hyperterrorisme", et de ce fascisme rampant qui reste prégnant sous des formes diverses, ne serait-ce que parce que Hitler, selon le constat de Pierre Legendre[4], "a été vaincu par les armes et non par les arguments"

L’Europe ? "Un levier d’Archimède", comme disait de Gaulle, pour nous aider à relever les défis de ce siècle dont le début n’a rien d’une "Belle époque"… Et pour sauver la Personne humaine plus menacée que jamais peut-être par les poussées d’inhumanité et les tentations nihilistes.

 



[1] La Société du spectacle (Buchet-chastel,1967 ; Champ libre, 1971 ; Gallimard, 1992)

[2] La Montée de l'insignifiance (Les carrefours du labyrinthe IV) – Seuil 1996 (Points Poche, 2007)

[3] Mitterrand après la Chute du mur de Berlin.

[4] La fabrique de l'homme occidental, Mille et une nuits, 1996.

PUBLICATION MI-MAI (City editions, diffusion Hachette Livres)

05/01/2008

Au revoir Christine

005f6db6d83af01f3cfde0db182ee17d.jpgAdieu,Christine. Ou au revoir, qui peut savoir? Les crabes du cancer ont gagné. Malgré ta lutte menée à ta façon, donc avec courage et lucidité. Avec sans doute le secours qu'apporte la Culture à celles et à ceux qui s'en nourrissent: un sens à la vie, même à l'heure de cette grande rupture qui plonge dans la tristesse ceux que tu laisses et qui t'aimaient.

Je t'appréciais beaucoup, personnellement et professionnellement. Par la conscience et la modestie avec laquelle tu mettais tes talents au service d'aures talents.Par ton dynamisme, ton enthouiasme, ton regard généreux, ta voix au timbre si  personnel et attachant, ton ton toujours bon, le justesse de tes visions, la pertinence de tes réflexions.

Tu savais mettre en relief les qualités des acteurs culturels avec le respect que n'ont pas toujours ceux qui  se veulent "critiques" avant d'être témoins. Ou ceux qui jugent  les oeuvres et leurs interprêes  en fonction de grilles de valeurs  très subjectives et fermées,  avec des hiérarchies arbitraires souvent fondées plus sur des rejets que sur des empathies.


Christine Lefèvre a été inhumée ce matin. Elle avait 59 ans. Après avoir fait le CUEJ, l'école de journalisme de Strasbourg, elle avait débuté sa carrière en 1971 à l'ORTF Alsace devenue par la suite FR3 puis France 3. Grande spécialiste de la culture, Christine avait animé des chroniques culturelles, participé à de nombreux magazines qui l'avait menée dans le monde entier.Je m'associe bien sûr à la station de France 3 Alsace et à ses condoléances adressées à ses filles, son compagnon et ses proches.

27/10/2007

LHK dans les dna : Qui a entendu « le concert des ralliements » ?

La petite chronique strasbourgeoise de Daniel RIOT

« Le dîner des ralliements ». Le titre de l’articulet que les dna consacrent au dîner organisé pour la promotion du livre d’entretiens de Jacques Schmitt avec Mme Hug-Kalincova organisé, selon les même dna, par LHK (dna dixit encore) pour tenter de « prouver aux instances du MoDem qu'elle pouvait rassembler au-delà des clivages »… Où est cette preuve ? Où sont ces « ralliements » ?

A gauche ?  Marie-Françoise Janot (ex-PS), présente, «  se défend de soutenir Mme Kalinkova »… Alors...

(A propos, c’est un drôle de réflexe démocratique (et journalistique) de considérer que dans un dîner-débat « présence » devient synonyme de « caution » ou de « soutien »…

Il y avait aussi dans ce caveau des membres de « Strasbourg je t’M », l’association qui soutient Chantal Cutajar et son équipe. Quoi de plus normal ? Il y avait encore des animateurs d’associations qui veulent voir et écouter, poser des questions et pas forcément soutenir la dame de la soirée. Cette conception de la  politique repose sur une vision dépassée du débat démocratique qui nie et le débat et la démocratie. Mais là n’est pas mon propos du jour…)

« Rassemblement », disions-nous.  A droite ? Personne de « déclaré ». A moins que Cathy Loos en accepte l’étiquette, ce dont je doute… D’ailleurs, l’épouse de l’ex-ministre radical/ump se contente de mettre en relief « les qualités humaines » de LHK.  C'est la moindre des choses...  (A propos, Kinnereth Weill dont les dna avaient annoncé le transfert dans le groupe municipal de LHK ne mérite plus mention ou manque-t-elle déjà à l’appel ?)

Chez des écologistes ? On y a vu  quelques silencieux « verts de rage » (ils m'ontraconté!) mais aucun écologiste.

A l’extrême-droite ? Ils sortent souvent masqués, ceux-là. A l’extrême-gauche ? N’en parlons pas.

Alors au Centre ? Il y avait quelques MoDem. Heureusement d’ailleurs puisque l’interviewée de Jacques Schmitt a adhéré au mouvement Démocrate, comme près de 50 000 personnes, dit-on. Mais quels « ralliements » ? Quelques « alliés », Oui, peut-être… Quelques experts en reniements, éventuellement, mais non en ralliement.

En tête, Jean-Claude Petitdemange qui a de plus en plus de difficultés à cacher un jeu que bien des informations concordantes (et non des rumeurs) confirment. J’y reviendrai bientôt, puisque sur son cas, les dna ne parlent qu’en points de suspension…

En queue, Jacques Bon !  Cet apparatchik ne représente que lui (même si par la grâce  du maire de Pfaffenhoffen il se targue toujours d’être « responsable (sic) de la première circonscription). Avec  son horreur et sa peur des gens intelligents, sincères  et courageux, il déteste Chantal Cutajar, ce qui est tout à fait son droit.

Mais cela lui a déjà fait faire des dégâts : il a affaibli Bayrou durant la campagne des présidentielles et l’udf-modem durant celle des législatives. Il est vrai que son sens politique ne lui permettait pas de prévoir la percée de François Bayrou : il le voyait à 8%. Comme il prédisait un « bon score » de 6-7% à Chantal !  Mais je n’insiste pas. Il me semble l’avoir déjà entarté, à juste titre, dans cette chronique. Et critiquer quelqu’un  qui n’est en rien perfectible est une perte de temps.

Juste un rappel : Cet ancien giscardien qui se prend pour un ami de Bayrou partage avec JCP le vice extrême de savoir jouer contre son camp (avec moins de brio et d’intelligence maligne). Il n’est  « anti-tandem » que pour des raisons exclusivement personnelles et non pour des divergences de fond. Et comme d’autres « bras cassés » srasbourgeois de la politique  plus centreux que centristes, il est l’une des chevilles (non ouvrières) qui tentent d’offrir un matelas Modem à LHK et donc à JCP…

Alors, il était où ce «  concert des ralliements » ?  Il y a (involontairement, bien sûr) vocabulaire trompeur, donc publicité (puisqu’il s’agit de cela) mensongère.

Pauvre Ludmilla ! Avoir J B et JCP avec soi, c’est afficher un vrai goût du risque… Mais il est vrai que Christian Bach,  montre dans ses écrits et ses choix (oh! les "bonnes feuillles" de LHK, quelle exclusivité!) un oeil complaisant  et une oreille complice... Mais j'ai trop défendu le blog de la locale des dna contre les attaques de Grossmann pour le critiquer maintenant. Ce n'est pas le blog qui est en question, c'est le blogueur qui devrait se poser quelques questions...

Je dis cela en toute confraternité, bien sûr. Mais, excusez-moi, Christian, je conserve des facultés d'étonnements...étonnantes. Contrairement à Robert G., j'ai tendance à en rire, non à m'en fâcher. C'est comme le jour où le même blog réussisait l'exploit d'annoncer la venue de Corinne Lepage à Strasbourg tout en prétendant qu'elle n'aurait sans doute pas lieu. Cela, je n'avais jamais vu encore...Mais je n'ai évidemment pas tout vu... Et peut-être n'aie-je pas vu dans le titre sur le "diner des ralliements" une allusion perfide à un autre dîner (de..C) dont on a fait bon film...Christian Bach a peut-être une ironie cinglante... au quatrième degré.

Daniel RIOT.

25/10/2007

De la liberté de la presse...

« Allô, Epinal dans les Vosges ? 

-          Non, Epinal dans l’Oural… »

Voilà une préfecture qui a un sens aigu de la liberté de la presse, de la concertation, de l’esprit républicain…Un article lui déplait :elle ordonne un boycott du journal ! Rien de moins. Le représentant de l’Etat dans tous ses états…Mais oui, nous sommes en France, pas en Rusie ou ailleurs,. Nous sommes dans cette « démocratie exemplaire », dans cet « état irréprochable » tantdécrit par son Président si hyperactif !

Le quotidien régional La Liberté de l'Est dénonce, aujourd’hui un boycott de la part de la préfecture des Vosges, après des articles critiques sur le volet régional du Grenelle de l'environnement, organisé vendredi dernier à Epinal. La rédaction du journal s'indigne (à juste titre)  de "la mesure de rétorsion" après la parution d'articles sur le Grenelle lorrain et "la volonté exprimée de (lui) fermer toutes les portes des administrations du département et de boycotter" La Liberté de l'Est/ « Tout ceci parce que nous nous sommes refusés à exercer un devoir de complaisance » : « Cela montre en quelle piètre estime est tenue la liberté d'informer », écrit la rédaction

Dans son édition de samedi, La Liberté de l'Est avait osé titrer sur le "consensus en trompe-l'oeil" trouvé vendredi lors du Grenelle en Lorraine, où six ateliers avaient accouché d'un "petit débat". Le journal avait également dénoncé les "couacs en stock" lors de la rencontre.

« Maintenant, on n'a plus accès à tout ce qui relève de l'administration d'Etat dans les Vosges : pompiers, gendarmes, policiers, etc. », a déploré mercredi le rédacteur en chef du journal, Gérard Noël. Le quotidien est, juge-t-il, dans « une sorte d'incapacité à faire son travail ».  « Nous sommes particulièrement confrontés à ce problème au niveau des faits-divers (...) même si nous arrivons pour l'instant à contourner le problème grâce aux contacts que nous avons », a-t-il ajouté.

Une note envoyée mardi à son service par le directeur du Service départemental d'incendie et de secours (Sdis) des Vosges et obtenue par l'AFP, demande qu'"à compter de ce jour et jusqu'à nouvel ordre, aucune information ne (soit) communiquée au quotidien La Liberté de l'Est"…

Dites-moi qu’on fait juste un petit cauchemar…

13/10/2007

Chasse gardée

Ce confidentiel du NouvelObs: le type d'informations qui fait bondir le journaliste que je suis, mais qui devrait inquiéter tous les démocrates. Nous ne sommes vraiment pas en République. Mais nous ne sommes pas non plus en monarchie. La Sarkozie, Sarkoland, devient le Royaume des chsses gardées, des mélanges des genres, de  la confusion des disciplines, des chasses gardées, du clientélisme au sommet, de l'affairisme en tout et pour tout et des "passe droits" pour les Courtisans, les "amis", les "frères"... Quand on voit cela pour une photo, on image le pire ailleurs, dans d'autres secteurs...

>>> L’Elysée dans le vestiaire des Bleus. Les journalistes spécialisés n’avaient jamais vu ça en une vie de Rugby : pour l’ensemble de la presse, une accréditation-photo -et une seule- a été accordée pour accèder aux vestiaires de l’équipe de France pour le match contre les All Blacks, samedi dernier à Cardiff. Et qui a eu droit à cette exclusivité si prisée, pour des critères à la fois professionnel et financier? C’est la photographe de l’Elysée. Ses images ont ensuite été diffusée via l’agence Gamma."

Il est vrai que Sarkozy, hyper et super en tout, est (aussi) le 16 ième homme du Quinze de France, surtout quand les matches des tricolores sont gagnés.

12/10/2007

La pétition de l'intersyndicale des journalistes

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Il n'y a pas de démocratie


sans liberté de la presse


Les syndicats avancent les propositions de modification législatives suivantes :

de30e3aa66665402327f7a9be0f002ca.jpg❚ CHAQUE TITRE (écrit, audiovisuel,multimédia) devra disposer d’une équipe rédactionnelle permanente et autonome composée de journalistes professionnels au sens de l’article L 761-2 du Code du travail (dans sa version actuelle).Le recours à des journalistes non permanents (CDD ou pigistes) ne sera autorisé que dans le cas de remplacements prévus par la législation en vigueur ou pour renforcer la qualité d’expertise de la rédaction dans un domaine particulier.

❚ LA LOI FERA OBLIGATION à l’éditeur de remettre chaque année aux institutions représentatives du personnel, en même temps que ses comptes annuels, la composition de cette équipe rédactionnelle en y faisant apparaître le nombre de journalistes précaires et de correspondants locaux de presse. En cas de non-respect de tout ou partie de ces dispositions, les diverses aides publiques dont bénéficie l’entreprise de presse fautive seront suspendues.

❚ QUELLE QUE SOIT la forme juridique du titre, quelle que soit la forme juridique de l’équipe rédactionnelle, cette dernière sera obligatoirement consultée par la direction sur tout changement de politique éditoriale ou rédactionnelle.

❚ CETTE ÉQUIPE RÉDACTIONNELLE sera également obligatoirement consultée par l’employeur avant et lors de la nomination du responsable de la rédaction, quel que soit l’intitulé de sa fonction (directeur de l’information, directeur de la rédaction, rédacteur en chef…). Celui-ci devra présenter son projet éditorial à l’équipe rédactionnelle, qui pourra s’opposer à sa nomination ou à son projet.

❚ PAR LA SUITE, si la gravité de la situation l’exige, l’équipe rédactionnelle pourra prendre l’initiative d’un scrutin de1d8ef0c892142b29557d19a4c4dd617a.jpg défiance. La rédaction aura la faculté de saisir le comité d’entreprise. Celui-ci pourra agir dans le cadre d’un droit d’alerte aménagé et spécifique. Là encore, en cas de non-respect de tout ou partie de ces dispositions, les diverses aides publiques dont bénéficie l’entreprise de presse fautive seront suspendues jusqu’à ce que cesse ce manquement. Cette sanction sera publiée et diffusée par l’entreprise de presse.
En outre, sans prétendre apporter aujourd’hui de réponse au débat relatif au statut des entreprises de presse, nous rappelons qu’à tout le moins ces entreprises ont, du fait de leur activité, une responsabilité sociale particulière.

Il découle de celle-ci que ces entreprises doivent être soumises à des obligations accrues de transparence :

❚ ELLES DEVRONT PUBLIER et diffuser chaque année toutes les informations relatives à la composition de leur capital et de leurs organes dirigeants, l’identité et la part d’actions de chacun des actionnaires, personnes physiques ou morales. Elles devront porter ces informations à la connaissance du public.

❚ CETTE OBLIGATION DE PUBLICATION et de diffusion devra également s’appliquer dès qu’un changement est intervenu dans le statut, l’organigramme ou la composition du capital de la société éditrice et/ou propriétaire.

❚ LES NOMS DES PRINCIPAUX DIRIGEANTS et des principaux actionnaires (plus de 15 % du capital) devront également être mentionnés dans chaque numéro de la publication concernée.


07/10/2007

Le journalisme à l’ère électronique : Radiographie d’une crise

1d00750168cce5cf8e77aefce660ba1c.jpgAncien éditorialiste rigoureux du « Républicain Lorrain », homme de culture et de réflexions, passionné par tout ce qui fait vraiment bouger le monde (il a mis en place la Webradio d’arte), auteur (apprécié) de « Communiquer par l’image », Alain Joannès vient de publier un ouvrage à plusieurs dimensions. Qui vaut lecture et méditation non sur le « cyberjournalisme »  mais sur le journalisme à l’ère électronique.

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Ce manuel (à mettre en toutes les mains, et pas seulement entre celles des étudiants en journalisme) est riche d’infos pratiques, de conseils en tous genres, de ces mille et un « trucs » qui sont indispensables si l’on veut bien tirer parti de ces nouvelles technologies qui ont  révolutionné les circuits de l’information sans que l’on prenne pleinement conscience des conséquences de cette révolution. Tout va trop vite. Et trop est trop en tout. Gutenberg dépassé par Mac Luhan, bien sûr…mais ce dernier est déjà dépassé lui-même !

Nous voici tous des « medianautes » « multicanaux ». Et la grande mutation est loin d’être terminée : les « neurotechnologies » commencent seulement leur règne. L’être parlant, donc « communiquant », y trouvera de nouvelles sources d’épanouissement ou d’étouffement, de progression ou de régression, de libérations ou d’aliénations.

Stupides de se montrer  technophobe ! Il importe de maîtriser pour ne pas être écrasé. Pour ne pas subir les effets pervers de cette déstructuration de notre perception du temps et de l’espace qui est déjà la marque de cette  ère où « l’homo sapiens sapiens » est d’abord un « zappanthrope » pour reprendre un mot de Castoriadis.

C’est en cela que ce manuel est aussi et surtout un ouvrage de réflexions. Sur le rôle nouveau du journaliste, ce « passeur » professionnel, et sur les attitudes, les comportements, les moyens d’informer et d’être informés de tous les citoyens.

Car le droit de l’information n’est pas qu’un droit de la presse : il est un doit d’informer et d’être informés. Un droit de savoir. Puisqu’il n’est point de démocratie sans connaissance. Sans ces éléments d’appréciations qui permettent de dépasser les préjugés, les a priori, les réflexes, les idées reçues et de ne pas être victimes de « l’air du temps », des « pensées uniques », des « pensées dominantes », des clichés en tous genres,   des conformismes anesthésiants ou paralysants, des drogues de la paresse, toute cette « propagande au quotidien ».

Un constat essentiel dans cette perspective : Joannès met bien en relief une caractéristique national que nous ne reconnaissons pas assez, l’inforexie des Français. « L’inforexie est à l’information ce que l’anorexie est à l’alimentation ; un manque d’appétit ». Et un manque d’exigence. D’où le primat de l’émotionnel, la force des rumeurs, la puissance des imprécisions, le culte de la superficialité, le moule des conformismes (ce qui ne date pas d’aujourd’hui !).

La sur-information décrite si souvent masque une réelle « sous-information » qui favorise bien des  « des-informations ». Avec des écrans qui font écran !

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De cette « inforexie », les journalistes (« métier à reconfigurer », en effet !) sont à la fois responsables et victimes. Par paresse et conformisme, par « engourdissement corporatiste », par routine et mélange des genres, par oubli de l’essentiel : ce ne sont pas les « tuyaux » qui comptent, mais ce que l’on met dedans, ce que l’on y fait couler.

Or, les nouvelles technologies ne changent rien à ces « fondamentaux » du journalisme trop oubliés sur nos scènes d’ « info-spectacle », sur nos usines d’ « info-marketing », sur nos magasins d’ « info-divertissement »,   où le présupposé « intéressant » prime sur le pré-analysé « important ».

Ces « fondamentaux » se résument en quelques mots qui forment une chaîne (laquelle par définition n’a que « la force de son maillon le plus faible »):   recueillir, vérifier, décrypter, analyser, structurer,  hiérarchiser, mettre en perspectives, formuler et diffuser. Les technologies nouvelles favorisent chacun de ces fondamentaux, mais tout (ou presque) se passe comme si elles les affaiblissaient, ce qui est un comble ! Sans doute parce que le  « rich media » exige le respect d’autres « fondamentaux » : ceux des « éducateurs », des « instituteurs », des « professeurs ». Dans information, il y a FORMATION.

Merci à Alain Joanès pour cette brillante contribution qui trouve son prolongement sur internet, évidemment, avec un blog ! http://www. journalistiques.fr

Daniel RIOT 

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22/07/2007

Culture: Quand l'art sert l'art

 Gérard Rondeau ou l’œil éclaire l'invisible

38deaf2b0f1fe3c49941be2bda7a2e1b.jpgSUGGESTION RELATIO :« Toute œuvre d’art devrait nous apprendre que nous n’avions pas vu ce que nous voyons », résumait Paul Valéry … Avec Gérard Rondeau, c’est vrai en tout, y compris quand son objectif se fixe sur une œuvre d’art, sur ceux qui la regarde, sur ces liens invisibles qui se tissent entre les œuvres d’un musée, d’une galerie.

Si vous n’avez pas vu son expo « hors cadre » au Grand Palais en 2005-2006, si vous n’avez pas l’occasion de voir les modules exposés dans plusieurs villes d’Europe et ailleurs (Washington, Buenos Aires, New-York, Singapour …), faites un petit tour au ministère de la Culture, à Paris (Immeuble des Bons Enfants,182, rue Saint-Honoré, Paris 1er - du lundi au vendredi de 9 à 19 h, jusqu’au 7septembre) : une soixantaine de clichés surprenants vous y attendent.

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Des photos qui sont quelques des fruits d’un travail (de commande) effectué dans plusieurs musées et galeries, dans ces «lieux redoutablement chargés de mémoire et infiniment photographiés » qui prennent  grâce au talent de Rondeau une dimension nouvelle, un mystère nouveau, un âme nouvelle.

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«Image. Ma seule et unique passion », s’écriait Baudelaire. Gérard pourrait chanter la même confession : « L’image, ma primitive passion »… Chez Gérard, qui vit à Reims et parcourt l’Europe et le monde en reporter d’art, tout est dans le regard. Y compris ce qui est hors champ, hors cadre, hors du visible. L’œil d’un Maître qui ne se contente pas de voir mais qui perce les murs des apparences, viole les secrets des êtres, des choses et des paysages. Et éclaire. « Photos », c’est lumière…

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Un œil lumière, Gérard Rondeau. Un esprit lumière.  Qui sait donner des  couleurs au noir et blanc, du relief aux gris, de l’éclat aux ombres. Qui sait surtout explorer les  « lieux du temps » et les « temps des lieux ». En dégageant ce qui est le plus difficile à décrire, écrire, transcrire : l’atmosphère d’un lieu, d’un instant, d’une scène et l’âme d’un personnage, d’une oeuvre, d’une chose. En figeant ce qui semble insaisissable, en faisant voler ce qui paraît statufié, en faisant vivre l’inerte. Métaphysiques, les reportages de Gérard !

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« Un photographe acteur plus que témoin » a-t-on dit de lui. C’est vrai. Surtout quand il se « promène » en Afrique, dans les Balkans, sur  le Chemin des Dames ou … dans Strasbourg !  « Les grands artistes ne sont pas les transcripteurs du monde, ils en sont les rivaux », disait Malraux…

 

Daniel RIOT

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Gérard RONDEAU à l’agence VU>>>

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LES LIVRES DE GERARD RONDEAU SUR AMAZON>>>

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01/07/2007

Relatio, l'Europe (de Strasbourg) en revue change de présentation

7fd4e91f4cb431574483e65a4b75cc7e.jpgUne nouvelle maquette (simple mais claire comme blogspirit sait en proposer), de liens plus lisibles et plus nombreux, des notes plus fréquentes, des collaborations diversifiées, des chroniques et des tribunes qui stimulent les réflexiosns sur l'identité européenne et le futur de l'Europe, d'une Europe qui ne se réduit pas à l'Union européenne. Ses seules frontières sont  culturelles...

 RELATIO, à l'écoute de "l'europhère", comme dit Jorg Semprun, a de plus en plus de lecteurs et de visiteurs.

Merci à eux. J'espère que les fidèles ne seront pas trop "dépaysés". 

Merci à celles et à ceux qui contribuent à faire connaître cet euroblog j'ai le bonheur d'animer avec des journalistes et des écrivants militants-citoyens.  DR

 

L'Europe comme ravissement...Enlèvements d'Europe...

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Défense et illustration de l’Europe A Strasbourg et de l’Europe DE Strasbourg.

L'Europe, comme culture, comme esprit, comme victoire de la géophilosophie sur la géopolitique, comme berceau et levier de l'Humanisme, du PERSONNALISME.

L'Europe qui veut mettre l'Homme au coeur de toutes les actions. Des combats quotidiens....

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Tels sont le but et la raison d’être de RELATIO, blog d’actualités et de réflexions. 

 L’Europe dont il est question ici ne se résume pas à celle de l’Union européenne. Elle est celle, culturelle et unie par des valeurs communes, de l’ensemble du continent qui trouve dans le Conseil de l’Europe son expression institutionnelle. Elle est aussi celles des réseaux et des ONG dont les activités débordent les frontières de la géographie. Elle est à la fois politique, geo-politique, geo- philosophique, culturelle.  Profondément imprégnée par l’humanisme rhénan et le personnalisme. C'est plus que l'Europe A Strasbourg, c'est l'Europe De Strasbourg.

Abonnez-vous à la newsletter ou aux flux RSS. Faites connaître ce site à vos amis et connaissances. Sa seule raison d'être, c'est l'intérêt qu'il rencontre auprès de celles et de ceux qui le visitent.

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(matissse)

28/06/2007

Du malaise dans la presse française...

Une démarche révélatrice du grand malaise (démocratique) qui touche la presse en raison des relations de plus en plus teintées d'équivoques et d'ambiguités (pour ne pas dire plus) entre les pouvoirs politiques, financiers et médiatiques...Les Sociétés de journalistes de 27 médias veulent des mesures légales de la part du chef de l’Etat Sarkozy sur l’indépendance de la presse. La censure se "modernisant", les journalistes souhaitent pouvoir utiliser le "veto" contre une décision des directeurs de rédaction.
Suite (entre autres)  au licenciement d’Alain Genestar de la direction de Paris Match, aux tentatives de perquisitions au Canard Enchaîné dans le cadre de l’affaire Clearstream et désormais à la crise aux Echos et à La Tribune, les journalistes craignent pour leur indépendance.
Dans ce courrier, le Forum permanent des sociétés de journalistes demande de rencontrer Nicolas Sarkozy " le plus rapidement possible" en tant que "garant d’une démocratie impartiale" dont "le pluralisme, garantie de l’honnêteté de l’information, est un élément essentiel". Il se trouve que le "garant" en question est l'un des politiques les plus interventionnsites dans le presse, indirectement uo directement.Un "censureur", dit-on pour ne pas parler de "censeur" (ce qui serait effectivement exagéré)
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"Les atteintes à l’indépendance des rédactions se sont multipliées ces derniers temps et n’épargnent aucune rédaction", a déclaré François Malye, président du Forum. Face à cette "accumulation insupportable, il faut faire modifier la loi" pour "mettre fin au flou à l’origine de tous les abus de pouvoirs", a-t-il plaidé.

Le Forum propose notamment que l’existence des sociétés de journalistes soit reconnue par la loi (une revendication qui date de ...1969 si mes souvenirs sont bons)  et qu’un droit de veto soit instauré afin de donner aux rédactions le pouvoir de s’opposer à un directeur de la rédaction. Une charte déontologique est par ailleurs en cours de rédaction: il était plus que temps....

f49b3151e49ef93c60137f691ea2396e.jpgMais ce n'est évidemment à Sarkozy de règler le grand problème de la presse française actuelle:l'autocensure et un formatage des esprits journalistiques bien étranger à la vocation d'un journaliste libre donc responsable...

Le Forum regroupe les SDJ de 27 rédactions: l'AFP, Les Echos, L'Equipe, Le Figaro, L'Humanité, Libération, Le Monde, Le Monde interactif, La Tribune, L'Alsace, La Libre Belgique, Midi libre, L'Express, Le Journal du Dimanche, Marianne, Le Nouvel Observateur, M6, Paris Match, Le Point, Radio France, Radio France internationale, RFO, L'Etudiant, Sciences et Avenir, Télérama, Télé 7 Jours et Courrier Cadres.

Ne pas oublier: La Liberté d'informer est la Liberté d'être informé....Elle ne concerne pas que les journalistes, mais tous les citoyens!

21/03/2007

Confidences faites sur le site politique de Chantal CUTAJAR

QUESTIONS-REPONSES : Journalisme et engagement

De Mme Christine S. de Strasbourg (Robertsau). Chère Madame Cutajar, félicitations pour la qualité de vos sites. J’ai une question de pure curiosité à vous poser qui concerne votre équipe et en particulier Daniel RIOT. Que fait ce journaliste, dont j’appréciais tant les éditoriaux, les interviewes et les reportages dans les DNA, dans votre équipe de campagne ? Comment concilie-t-il son esprit d’indépendance  avec son engagement pour Bayrou et pour vous ? Est-il membre de l’UDF ? Je le croyais plutôt à gauche. Me suis-je trompée ou a-t-il changé ?

 

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CC : Merci, Madame pour l’attention que vous portez à mes sites et à ma campagne. Unis par amitié et par une grande convergence d’opinions (ce qui ne veut pas dire, heureusement, que nous soyons d’accord sur tout), Daniel et moi travaillons ensemble depuis plus de trois ans. Nous avons crée ensemble et avec d’autres esprits épris de justice et soucieux de servir concrètement les idéaux humanistes DpJ, Le Droit pour la Justice.

Notre collaboration s’est nouée naturellement ou presque, par « limage de cervelles », comme écrivait Montaigne. Par partage des valeurs. Par mêmes soucis citoyens. Par la même volonté, chacun à sa manière, d’assumer son rôle social. Dans mon équipe de campagne (structurée mais non hiérarchisée), il a un rôle de "conseiller" si une étiquette vous semble indispensable. Daniel a, durant toute sa carrière,  considéré le journalisme comme une éthique, de la même manière que je vois d’abord la politique comme une éthique. Pour une réponse plus précise  à votre question,  Daniel est mieux placé que moi…

Cordialement

Chantal CUTAJAR

DR. Tout d’abord, merci pour vos compliments. C’est par esprit d’indépendance que je soutiens Bayrou et Chantal. Pour une raison simple… Il est pour moi le Président qu’il faut aujourd’hui à la France. Elle est la meilleure députée qu’une Ville telle que Strasbourg peut avoir et se doit d’avoir. Un double constat qui entraîne mon double engagement. Pour des personnalités et pour des projets.Non par ralliement, mais pour être fidèle à mes idées.

Vous m’imaginiez « plutôt à, gauche » ? Pas faux. Je me définis souvent comme un républicain, gaullien, social démocrate, européen. Mais ces mots ne valent que par le sens qu’on leur donne… J’essaie surtout d’être un « esprit libre » ce qui me fait dire : « Moi je n’ai qu’une carte : ma carte de presse »…  

Cela reste vrai : je ne suis pas membre de l’UDF puisque vous vouliez le savoir.

Cette formule sur la « carte de presse », pratique mais longtemps mûrie, m’a beaucoup servie durant toute ma carrière de journaliste. Obligation de réserve professionnelle, respect du secret de l’isoloir, respect surtout des lectorats et des auditoires  des entreprises de presse (privées et publiques) dont j’étais le salarié : l’éditorialiste d’un journal dit « généraliste »,  le directeur d’une rédaction d’une chaîne publique, le collaborateur (même bénévole) de radios dites « grand public » (même baptisées  « libres ») se doivent de ne pas tirer parti à des fins partisanes  ou personnelles de l’audience que leur procurent leur tribunes. Une affaire de déontologie et de règles du jeu. N’ayant plus d’employeur, ces obligations de réserve tombent. Privilèges des retraités !

Je m’honore même, moi vis-à-vis de moi, d’avoir renoncé à quelques propositions professionnelles entachées des parfums troubles du carriérisme politique ou de l’affairisme sournois. Une question d’éthique personnelle. Et de réalisme : la liberté, l’indépendance nécessitent  des combats toujours à mener y compris contre soi-même. Ne serait-ce que pour ne pas prêter le flanc à des procès d’arrières pensées ou d’intentions (qui de toutes façons sont le lot de toutes celles et ceux qui s’exposent publiquement)

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Cela n’empêche pas  le journaliste (comme  quiconque) d’être pleinement citoyen, voire de défendre, dans le respect des faits et des  opinions différentes, des valeurs, des positions et des postures de chacun et de dénoncer des impostures, des dérives, des erreurs ou des fautes indépendamment des tatouages sociaux de leurs auteurs. Le devoir de « distanciation » n’est jamais une obligation d’indifférence, heureusement.

L’essentiel, c’est de pouvoir exercer ce métier dans un climat de confiance et dans un cadre de valeurs qui permettent de concilier conscience « professionnelle » et conscience tout court. Ce qu’on appelle la « clause de conscience » vient de là.

Ainsi pour parler de ce que je connais le  mieux (mon expérience) l’éditorialiste que j’ai été et demeure a toujours militer (oui, le mot n’est pas tabou) en faveur des valeurs qui fondent le Conseil de l’Europe et constituent les bases démocratiques, juridiques, humanistes, culturelles, voire spirituelles de la construction européenne. Je n’aurais ni voulu ni pu travailler à l’Humanité ou à Minutes, par exemple. Choix professionnels et choix de vie.   

La mise en perspectives de faits ou de déclarations, toute narration et a fortiori tout commentaire, toute relation comporte une part de subjectivité. Beuve-Mérry le disait avoir force : l’objectivité n’existe pas, seule l’honnêteté importe.

Bien à vous

Daniel RIOT

 

30/09/2006

Ah! Cette "machine à perdre"...

LU DANS LE MONDE, UN BILLET PERTINENT ET TALENTUEUX D'HELENE VIALA; QUE JE REPRODUIS ICI AVEC BONHEUR...  "On connaissait la machine à écrire, la machine à laver, les machines de guerre. La machine à perdre est apparue après la défaite de Jacques Chirac à la présidentielle de 1988. "L'opposition est devenue une machine à perdre les élections", déclarait Charles Millon, alors UDF, l'un des "rénovateurs" qui voulaient débarrasser la droite du couple infernal formé par Jacques Chirac et Valéry Giscard d'Estaing. Une sorte d'arme d'autodestruction massive à usage interne des partis. Michel Burnier et Frédéric Bon, dans Que le meilleur perde. Eloge de la défaite en politique (Plon, 1998), ont détaillé le fonctionnement de cette machine infernale : incurie, scandales, divisions... L'expression a fait son retour lors de la dissolution de l'Assemblée nationale par M. Chirac, en 1997, qui amena Lionel Jospin à Matignon : il est vrai que la stratégie du suicide avait alors marché à plein ! Car, jusqu'ici, la machine à perdre était une exclusivité de la droite. Bernard Accoyer, le 19 septembre, aux journées parlementaires de l'UMP à Evian, rappelait encore que "se diviser, créer des chapelles, ce serait remettre la machine à perdre en route". Cette analyse a été transposée à gauche, par Ségolène Royal, dans son "appel de Dakar". Interrogé sur France 3, le lendemain, le premier secrétaire du PS, François Hollande, remettait les choses au point, sur le mode de la pirouette : "La démocratie n'est pas un moteur à explosion." ET LE JOURNALISME D'ECRITURE EXISTE ENCORE. POUR ABONNES SEULEMENT, HELAS >>>>Merci Hélène: je ne vous connais pas, mais je vous lis...BRAVO