21/12/2006

SARKO-SUPERSTAR en apôtre du RASSEMBLEMENT...

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OUF! La farce des "forum" de l'UMP, ces faux-débats menés avec de vais faux-nez et de vrais masques est terminée.... SDarkozy doit être le premier soulagé. Alliot-Marie a bien joué pour son avenir personnel... Ilusionnisme! Sarko, lui a débattu contre lui-ême. le battant contre le zen, le sécuriataire contre le sécurisant, le Minsitre contre le candidat (et réciproqement), la rupture contre la continuité, l'hyper-capitalisme contre un peu de gaullisme, l'euro-scepticisme contre l'euro-obligation... Un leader c'est celui qui sait surmonter contradictions, paradoxes, et concilier des inconciliables... En celà Sarko est sur le même plan que Ségo....Beau "duo" dans un faux duel, redirait Bayrou.... Deux branches d'une alternative pour une fausse alternance....
Même si celà n'est que symbolique, Nicolas Sarkozy est désormais le seul candidat officiel à l'investiture de l'UMP pour la présidentielle. Son seul rival déclaré(en interne), Rachid Kaci, président de La droite libre, a apporté  son soutien au président du parti. Par sa candidature, M. Kaci souhaitait "défendre la laïcité" et "dénoncer la dérive communautariste" au sein de l'UMP, mais il avait admis avoir du mal à rassembler les 75 parrainages de conseillers nationaux nécessaires. Le pauvre!
Le 3e forum régional organisé ce jeudi soir à Bordeaux par l'UMP semble avoir été une bonne (excellente) journée pour Nicolas Sarkozy. Le président de l'UMP a engrangé de nouveaux soutiens. Un débat était prévu autour de la fraternité, de l'écologie et de l'international, et présidé par Jean-Pierre Raffarin. L'ancien premier ministre a d'ailleurs officialisé son soutien à Nicolas Sarkozy, dans la foulée, au journal télévisé de TF1. "Je souhaite apporter un peu de sagesse dans la rupture", a-t-il justifié. Un peu plus tôt jeudi, c'est le ministre des affaires étrangères, Philippe Douste-Blazy, qui avait rallié le chef de file du parti aux affaires. Combien de voix lui apportent et l'un et l'autre? Peu importe... Douste doit même lui en enlever.... Mais la vedette du jour, ce fut JUPPE! Juppé le raisonnable. Juppé la Québécois..."Vive l'UMP libre!"
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"J'AURAI BESOIN DE VOUS "
 
Hôte de la manifestation, le maire de Bordeaux Alain Juppé a  tenu à préciser que "parfois, des ruptures sont nécessaires", bien que la France "ne soit pas en déclin". Après avoir évoqué ce thème cher à Nicolas Sarkozy, l'ex-premier ministre de Jacques Chirac a salué "l'énergie" du président de l'UMP. Alain Juppé a pourtant pris le soin de faire référence à Michèle Alliot-Marie, qui songe à se présenter en rivale de Nicolas Sarkozy, et au premier ministre Dominique de Villepin. "Il y a le temps du débat, c'est maintenant. Il y aura le temps de la décision, j'ai confiance que chacun aura à cœur de respecter cette décision et que tous nous nous rassemblerons autour de notre candidat", a-t-il justifié.

Devant les militants UMP, Nicolas Sarkozy s'est montré pacificateur, prônant à nouveau le nécessaire "rassemblement". Il a, par exemple, fait monter sur scène des jeunes d'Argenteuil avec lesquels il a "travaillé depuis quatorze mois". A cette époque, il avait créé la polémique en utilisant le mot "racailles", lors d'un déplacement dans cette commune de banlieue. Il ne recule devant rienpour se refaire une image, le Mage de la Place Bauveau....

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Pour le reste, M. Sarkozy a repris les grands thèmes de sa campagne, évoquant son "objectif que dans deux ans personne ne dorme dehors par moins 5" ou rappelant que "quelqu'un qui veut venir en France doit apprendre à parler le français, doit respecter la France, doit aimer la France et accepter les valeurs, les lois et les règlements de la France." Il a aussi ironisé sur les socialistes, qu'il "croit" quand "ils promettent qu'ils vont augmenter les impôts".

Se tournant, notamment vers Michèle Alliot-Marie, Nicolas Sarkozy a dit : "J'aurai bien besoin de vous", soulignant qu'il devrait "bien sûr tenir compte des idées que chacun aura exprimées".La ministre de la défense, qui s'est gardé d'évoquer son éventuelle candidature, a salué un "débat dans le respect des personnes". "Chacun d'entre nous ne compte pas beaucoup, ce qui compte c'est ce que nous allons faire en France, parce que nous avons en commun une certaine idée de la France", a-t-elle dit.

Pendant ce temps, DE Villepin était toujours chez les juges Comme témoin. Pas drôle pour tout le monde, la vie....Qu'en dit Chirac?

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05/11/2006

De la difficulté d'entreprendre des réformes en France...

medium_juppe.3.jpgDétendu, Alain Juppé. Serein, même. L’air du Québec, le retour réussi à Bordeaux et un rôle de spectateur (pour l’instant) distancié de la compétition présidentielles.  Sur « france 5 », F.O.G nous a offert une émission intéressante en ce dimanche.  Face au maire de Bordeaux : Claude Allégre,  Luc Ferry et la bouillante Elisabeth Lévy. Chacun est venu avec son dernier livre. Et tous avaient une préoccupation d’actualité : Pour quoi les réformes, pourtant indispensables, sont-elles aussi difficiles à entreprendre dans cette France qui a tout de « ptofondément changé » ces dernières années ?

 

Allègre résume : « Le mal français c’est la rue et les urnes. La rue est plus forte que les urnes ». Juppé ? Viré pour cause de réforme de la sécurité sociale.  Allègre ? Viré pour avoir tenté de réformer le « mammouth ». Ferry ? Viré par les étudiants dans la rue. « Nous avons un record d’instabilité ministérielle », souligne Allègre.

Eh ! Oui…Sous la Quatrième les Présidents di Conseil changeaient souvent, mais les titulaires de portefeuilles ministériels  pouvaient inscrire leurs actions dans la durée. Et la démocratie n’était pas la doxocratie d’aujourd’hui…

medium_allegre.jpgLes remèdes ? « Un meilleur fonctionnement du quinquennat ». Retour au « contrat de Législature », proposé jadis par Mendès-France ? «Les hommes (et les femmes) politiques feraient bien de se replonger dans « La République moderne »… Et un nouvel état d’esprit chez ceux qui assument le pouvoir. Mais la plus difficile des réformes ne concerne-t-elle pas le fonctionnement d’un système politique sclérosé ?

 

medium_Luc_Ferry.2.jpg« Vaincre nos peurs », pour reprendre le titre de l’excellent livre de Luc Ferry ? Bien sûr. Mais comment ? « Le pire et le nouveau,  c’est que la peur a été déculpabilisée. Avant, on disait aux enfants que ce n’est pas bien d’avoir peur »…

« Le mot-clef, c’est la confiance, lâche Juppé en dénonçant les « déclinologues ». Il faut reconstruire une société de confiance et en finir avec cet auto-dénigrement qui est debenue une spécialité nationale ».

 

Certes.... mais comment ? « Les Français ne sont pas des imbéciles », se fâche Elisabeth Lévy. « Si le mot Réforme est devenu un gros mot, c’est parce les forces populaires ont peur d’en prendre encore plein la figure alors qu’il en ont déjà plein le dos »

« Vous avez dit matière grise » ? Joli titre… il faudrait que les candidats à la Présidentielle et leurs conseillers se creusent davantage mes méninges pour que l’on cesse « de marcher sur la tête », ou de « marcher cul par dessus tête » pour reprendre quelques unes des expressions lancées dans ce débat modéré par un Frantz Olivier Giesber visiblement heureux d’être en aussi bonne compagnie. Dans cette pré-campagne pour la présidence où (sauf rare exceptions) , la « matière grise » n’est guère visible, la « discorde » triomphe, les peurs font le jeu des extrêmes et des protestataires et où , ai nom de la « démocratie participative » mal comprise et d’arguments « attrape-tout »,  on désacralise un peu plus chaque jour, non seulement le pouvoir, mais aussi la République.

Les livres cités :

>>> Alain JUPPE : « France, mon pays » (Robert Laffont)

>>> Luc Ferry : « Vaincre nos peurs. La philosophie comme amour de la sagesse» (Odile Jacob)

>>> Claude Allègre : « Vous avez dit matière grise ? » (¨Plon)

>>> Elisabeth LEVY, avec Rony Brauman et Alain Finkielkraut : « la Discorde » (Mille Et Une Nuits )

07/10/2006

Chirac et ses amis n'ont pas dit leur dernier mot: « Ne vous laissez pas tondre par Sarkozy »…

Les lecteurs de ce blog ne seront pas surpris. TSS,  « Tout sauf Sarko » n’est pas un slogan de gauche… Les Chiraquiens n’ont pas dit leur dernier mot… Lu dans LE MONDE, un article intéressant de Béatrice Gurrey et Jean-Baptiste de Montvalon. Extraits…

« Ils sont un certain nombre, à droite, qui ne veulent pas se faire tondre par le candidat probable de l'UMP à l'élection présidentielle. Ou qui refusent l'idée de "rupture". Anciens adversaires et rivaux éternels du ministre de l'intérieur, font de plus en plus entendre leurs voix. Dispersées, mais convergentes. Ils ont en commun, à des degrés divers, leur fidélité au chef de l'Etat, même si chacun joue sa propre partition.

" Je pense que les anciens premiers ministres de Jacques Chirac prendront ensemble une initiative, le moment venu", a lâché Jean-Pierre Raffarin, sur son blog (www.carnetjpr.com), dès le 31 août. Alain Juppé, Dominique de Villepin et Jean-Pierre Raffarin iront-ils au congrès d'investiture du candidat de l'UMP à la présidentielle, si la date du 14 janvier est maintenue ? " Je pense que non", prédit un proche de M. Raffarin. Le 20 septembre, ce dernier avait jugé " maladroit et inutile" de faire coïncider ce congrès avec les cérémonies de voeux de Jacques Chirac. 

Jeudi, sur Radio-Notre-Dame, l'ancien premier ministre a pronostiqué qu'il y aurait " plusieurs candidats" à l'investiture de l'UMP. " Les vainqueurs de septembre ne sont pas toujours les vainqueurs de mai. Entre l'automne et le printemps, il y a un long hiver à traverser", a-t-il averti.

Le 17 octobre, son club Dialogue et initiative organise un banquet républicain dans un grand hôtel parisien sur le thème "La France de toujours et la société de demain". Douze ministres, soixante parlementaires et 1 100 personnes se sont déjà inscrits. " Notre objectif est d'apporter notre sensibilité de centre-droit, giscardienne, ou libérale au candidat de la droite pour qu'il gagne le second tour", explique l'un des fondateurs du club.

L'ancien premier ministre a aussi mis en garde sur son blog, contre " des idées de rupture qui ne paraissent pas capables de rassembler au second tour". (…)

De son côté, la ministre de la défense, Michèle Alliot-Marie, se tient prête à toute éventualité. Avant la fin du mois d'octobre, l'ancienne présidente du RPR aura installé son association "Le Chêne", rue de Lille, où siégea longtemps le parti fondé par Jacques Chirac en 1976. Une cinquantaine de parlementaires devraient l'y rejoindre. " Si les conditions sont réunies, dit un proche, elle sera candidate." Quoi qu'il arrive, la ministre de la défense se donne les moyens de peser sur le champion de la droite pour 2007.

Poniatowski l’écrivait voilà longtemps déjà : « l’avenir n’est écrit nulle part »… Et pour ces Présidentielles, rien n’est encore gravé dans le marbre, pas même pour Sarkozy. La plupart des notables de l’UMP qui le soutiennent sont préoccupés par leur propre carrière… Le socle est friable. Dans le béton, le sable…. Sous les pavés, la plage…

04/10/2006

Confessions de Hollande en "aparté"....

>>>> PS C’est parti pour six semaines :….Le bras droit de Laurent Fabius, Claude Bartolone, frappe le premier :  la stratégie de Ségolène Royal "représente un danger pour la gauche, avec sa volonté d'essayer d'installer l'idée d'une démocratie d'opinion où on ne prend pas trop de positions précises",Avec une telle stratégie "on désespère une partie de l'électorat qui attend vraiment des signes tout à fait tangibles sur le pouvoir d'achat, sur le logement et sur ce qu'est la France. Voilà qui va encourager Sarkozy à  multiplier les sarcasmes contre le « vide sidéral » de la pensée de la mère des enfants de Hollande, ou Raffarin à soutenir que  Royal pourrait entraîner les Français dans une «spirale séduction-illusion-déception »

>>> Selon Libération, (article de Vanesa Schneider)  une partie des Chiraquiens « votent et « voteraient » Ségolène ! Je cite : «F ace à Nicolas Sarkozy, je voterai Ségolène Royal. Sans hésitation.» Pour la première fois, un ministre du gouvernement dit sans fard, mais sous couvert d'anonymat, ce que d'autres pensent à droite. A Sarkozy, «cet homme dangereux», ce chiraquo-villepiniste préfère la candidate à la candidature socialiste, «une femme qui n'est pas la femme d'un seul camp : elle est de gauche, mais issue d'une famille de droite, énarque mais provinciale, de parents catho, mais divorcés». Le même est persuadé que Jacques Chirac préférerait aussi voir la gauche gagner : «Parce qu'en cas d'ennuis judiciaires il aura moins de problèmes avec la gauche ; parce qu'il veut être l'homme de droite qui a gagné la présidentielle en dernier et, surtout, parce qu'il ne peut pas souffrir Sarkozy.»  «Si elle arrive à cacher qu'elle est une garce ­ ce que son physique l'aide à faire ­, elle a toutes ses chances», ajoute ce ministre, tout sourire »

 

medium_juppe.jpg>>> Juppé fait-il partie de ces UMP qui voteraient volontiers Ségolène.  Les journalistes qui suivent de près son retour à Bordeaux, Le « Juppé nouveau » pense à 2112, donc se place dans l’optique d’une défaite de Sarko… Cet été, Edouard Balladur avait prévenu le ministre de l'Intérieur : «Méfiez-vous, j'ai fait le calcul. Juppé a 61 ans, il peut encore se présenter en 2012.» 

 

>>> Confidences de François Hollande « en aparté »  sur Canal . Il se retirera de ses fonctions de premier sercrétaire du PS quelque  soit le résultat de la Présidentielle et des Législatives qui suivront : « Dix ans, çà suffit ! ». Et si Ségolène est élue, il ne se considèrera pas comme le « Premier Homme de France »

>>> « DSK y va gagner » Dominique Strauss-Kahn a eu une idée : surfer sur la vague du succès du tube de l'été : «Zidane y va marquer».Reprenant donc une musique qui part en fait d'une chanson de Salif Keita, déja détournée par les deux finauds qui ont eu l'idée de profiter du coup de boule de notre héros national, l'entourage de DSK en a fait un zouk -pour éviter les problèmes de droit- dont peut apprécier diversement les paroles. Le refrain: «A gauche, à gauche, à gauche, tout le monde à gauche, Strauss-Kahn y va gagner, la gauche elle va passer...».  Deux piques contre la droite : «Sarko nous fait flipper, il joue les justiciers», ou encore «Chichi est fatigué»...Ecoutez le lien.

>>> Quel va être l'impact des débats ? C’est la question-clef au PS… Les responsables du Parti (un « Parti plaisir », dit Hollande)  se sont mis d'accord. Six débats seront organisés avant le 16 novembre, trois sur les chaînes parlementaires, trois devant les militants en province. Le premier débat télévisé est programmé le 10 octobre sur le thème des questions économiques et sociales, le deuxième aura lieu le 17 octobre sur les questions de société, d'environnement et de démocratie, et le troisième le 7 novembre sur les questions internationales. Les trois autres débats, décentralisés, sont prévus le 19 octobre, le 26 et le 9 novembre. Aucun lieu n'a encore été défini. Les candidats seront interrogés sur les mêmes sujets.