06/06/2007
UMP et PS: De la "publicité mensongère" en politique
" Il y a trois sortes de mensonges : les mensonges, les sacrés mensonges et les statistiques."
(Mark Twain)
" Les avantages du mensonge sont d'un moment, et ceux de la vérité sont éternels ; mais les suites fâcheuses de la vérité, quand elle en a, passent vite, et celles du mensonge ne finissent qu'avec lui".
(Denis Diderot)
Pierre LARROUTUROU, délégué national à l’Europe du PS et porte-parole d’Urgence sociale , et Eric HALPHEN, président du comité de parrainage d'ANTICOR , publient aujourd’hui dans Libération un article documenté qui, à leurs yeux, démontre que François Fillon et son gouvernement « mentent sur le bilan de l’UMP » en matière de réformes des retraites, de création d’emploi et sur la réalité du projet social annoncé.
« Dans ce livre publié en octobre dernier, François Fillon affirme avec force une exigence de vérité comme préalable à toute réforme conséquente de notre système social. Comme beaucoup, nous partageons ce goût de la vérité », écrivent-ils.
« Il y a quelques jours, le parquet a requis une amende de 4,8 millions d’euros contre Carrefour pour publicité mensongère. Il y a quelques jours, la Direction de la concurrence a décidé d’attaquer Sofinco en justice pour publicité mensongère. Faut-il sanctionner les publicités mensongères quand elles concernent des pizzas surgelées ou des produits financiers, mais laisser toujours impunis les politiques qui profèrent des mensonges de plus en plus grossiers? »
Bonne question…
Ils poursuivent : « L’article L.97du code électoral punit d’un emprisonnement d’un an et d’une amende de 15 000 euros «ceux qui, à l’aide de fausses nouvelles ou autres manoeuvres frauduleuses, auront surpris ou détourné des suffrages». C’est bien ce que tente de faire François Fillon quand il ment sur les chiffres du chômage, quand il ment sur la réforme des retraites et quand il promet le plein emploi à plein-temps d’ici cinq ans.
Le parquet de Paris vient d’être saisi d’une demande de poursuite de M. Fillon pour diffusion de fausses nouvelles en période électorale. Nous invitons tous les citoyens qui aspirent à plus de vérité dans le débat public à faire de même dans leur département. Si, ici ou là, l’action de la justice est trop lente, elle sera plus rapide ailleurs… Sur ce point, François Fillon a raison, la France peut supporter la vérité »

Le problème, c’est que ce type de « démonstration » n’a pas d’impact électoral. Et vient bien tard…La vraie fontaine de la vérité, c'est le suffrage universel. Même si le matrage médiatique nourri plus de propagande que d'informations font oublier aux électeurs qu'une "vérité officielle n'est pas vraie,mais officielle"...
Le PS n’a pas su démonter la machine à gagner de Sarkozy. Parce que durant cinq ans son opposition a été stérile, inefficace, non construite.
>>>Je ne suis pas expert en analyses statistiques, mais je constate que les « thermomètres » de l’activité économique, financière et sociale de la France ne sont pas crédibles. Seul Bayrou l’a mis en relief en étant trop peu relayé durant sa campagne… Le PS n’a guère insisté parce que lui-même quand il était au gouvernement a triché avec bien des chiffres !
>>>Je constate aussi que le programme économique de Ségolène Royal était aussi peu crédible en termes de chiffrages que celui que Fillon met en application.
>>>Je constate encore que si la majorité sortante, malgré son bilan plus que mauvais, va être réélue dans un fauteuil, c’est parce que le PS préoccupé par ses soucis internes, ses querelles de personnes,son vide idéologique, ses contradictions tactiques et son impuissance critique n’a pas joué son rôle…
« Publicité mensongère », chez Sarkozy et Fillon ? C’est évident. Ce n’est pas même du ressort de la justice : le mensonge en politique est un art que Leo Strauss (inspirateur des néo-conservateurs américains) a conceptualisé et érigé en vertu…
La fontaine de la Vérité...
Mais « Publicité mensongère », il y a aussi au PS. "Un éléphant, çà trompe énormément", dit l'une des chansonnette de notre enfance...
Non, le parti de M. Hollande n’est pas la force d’opposition que la démocratie exige. Il n’a été ni crédible ni efficace ces cinq dernières années et il n’est pas crédible dans ses exhortations actuelles. Il a été, selon la formule de Bayrou, « un pouvoir contre » et non un « contre pouvoir ».
Le fait que Ségolène Royal (que Sarkozy, il l’a dit!, rêve de voir en « chef de l’opposition ») appelle ses « camarades » éléphants à renoncer à leurs méthodes d’opposants « frontaux » et systématiques n’y change rien. Ce sont les méthodes de travail du PS et pas seulement la tactique de ce parti sclérosé qu’il faut changer.
Si Sarkozy a été élu, bien que « sortant », si l’UMP va connaître un succès législatif digne du livre des records en dépit du mauvais travail fait depuis cinq ans, c’est parce que le PS n’a pas travaillé du tout ces cinq dernières années. Les opposants aussi doivent être jugés sur leur bilan… Celui du PS est catastrophique.
Pourtant bien des « sortants » socialistes espèrent être réélus. Face à la déferlante bleue n’aurons-nous que l’impuissance rose ? Les enjeux de dimanche sont grands. Et cela, ce n’est pas de la « publicité mensongère »...
Daniel RIOT
15:40 Publié dans Présidentielles 2007: carnet de campagne | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, PS, UMP, social, législative
26/05/2007
De la nécessité de vrais débats…
La démocratie, c’est d’abord le DEBAT et le pluralisme ! Comment se fait-il que pour ces législatives, en Alsace, aussi peu de vrais débats, ouverts à toutes et à tous, ne soient pas plus et mieux organisés par les grands médias nationaux et régionaux ?
Je sais… « Trop de candidats par circonscriptions ! On ne peut pas organiser des débats avec 14 ou 19 intervenants ! A la radio et à la télé, cela ne passe pas. Et en public, c’est la Foire ! » Argument de paresseux résignés. Arguties exclusivement destinées à se donner bonne conscience à vil prix ! Comme les « explications » avancées pour justifier l’absence de débats contradictoires avant le premier tour des Présidentielles.
Evidemment que ce type de débats est difficile à organiser, à animer, à maîtriser. Surtout quand, logiquement, on doit répartir avec équité les temps de parole. J’en sais quelque chose : j’en ai animé plus d’un… en une époque où les nouvelles technologies n’offraient pas encore ces moyens fantastiques si mal utilisées, si mal mis au service des imaginations.
La paresse journalistique (avec ses enfants naturels, le conformisme et l’esprit routinier) arrange nombre de candidats…
Les sortants d’abord : même si leur mandat présente un bilan pauvre, ils bénéficient d’un degré de notoriété incontestable. Leur « avantage image » serait amoindri par une médiatisation plus grande des « nouveaux », des « petits », des « peu connus »
Les candidats des partis qui bénéficient d’une dynamique victorieuse sur le plan national tirent aussi parti de cette absence ou de cette insuffisance de débats. Leur étiquette compte plus que leur personnalité, et il est des personnalités qui ne gagneraient pas être pus connues. Leurs programmes se résument en deux phrases (un par camp) : « Je veux contribuer à ce que le président ait une majorité de gouvernement » et « Mon parti doit constituer un contre-pouvoir, une opposition au Président » Ces candidats « flacons » se vendent sur leur étiquette et leur emballage, non sur ce qu’ils portent en eux.
Quand ils sont à la fois « sortants » et « flacons », ils n’ont vraiment aucun intérêt à ce qu’émergent,face à eux, des personnalités nouvelles et riches de convictions, d’idées, de forces novatrices…Ils sont donc ravis de la paresse des médias qui ne font qu’un « service civique minimum »
Dans le cadre de ce qui se fait, la qualité des débats (c’est-à-dire le « plus » qu’ils apportent aux électeurs pour éclairer leur choix dépend beaucoup des animateurs, pardon des journalistes. En théorie, ceux-ci devraient jouer le plus possible un rôle d’accoucheur : que chacun des candidats dise ce qui lui semble le plus important. Or (audimat mal compris oblige) ils sont tentés de s’attarder sur ce qui leur semble, à eux, le plus intéressant en fonction des attentes présupposées des télespectateurs, des auditeurs et des lecteurs .Avec en l’espèce deux pièges : la mise en relief des querelles politiciennes et l’accent mis sur des « questions concrètes » qui pour la plupart ne sont pas de la compétence des Législateurs que sont les Députés…
D’où des confusions et des frustrations généralisées, chez les acteurs, chez les animateurs et chez les « consommateurs » de médias. Surtout quand trop de questions sont formulées avec des approximations sémantiques qui ne clarifient guère les pseudo-débats. Surtout quand l’équité des temps de parole n’est pas respectée (en dépit des consignes du CSA). Surtout quand, par exemple, seuls six candidats d’une circonscription sont présents sur un plateau de télévision et les huit autres cités (sans même une photographie à l’appui)
Je ne me veux ni critique ni donneur de leçons ici, mais je pense, comme beaucoup d’autres professionnels de la presse, que les journalistes se doivent de repenser les manières d’assumer mieux leurs rôles de « média » donc de médiateur, de pédagogue en démocratie, de moteur de ces dynamiques citoyennes sans lesquelles la démocratie pluraliste et représentative n’a pas la force qu’elle se doit d’avoir.
Cela ne vaut pas d’ailleurs que pendant les périodes électorales et que pour les débats. Une circonscription à la loupe en moins de deux minutes : c’est un clip, pas de l’info… Une information dite « institutionnelle » qui n’est faite, toute l’année durant, que selon une grille de lecture « faitdiversiaire », people ou anecdotique, c’est de l’anti-pédagogie citoyenne. Une disparition ou une raréfaction dans la presse écrite des « tribunes libres », des « opinions », des « face à face » au bénéfice de « radio- trottoirs » d’un autre âge, c’est une trahison de la vocation et de la vraie mission de la presse.
Heureusement, il y a Internet. Mais la « cyber-démocratie » ne concerne encore qu’une partie (appréciable certes) de la population… Et rares sont encore les grands médias régionaux qui savent vraiment l’utiliser. Poids des routines, encore !
16:35 Publié dans Notes politiques | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, media, presse, legislative, démocratie
25/05/2007
Je n'étais pas au Zénith, mais Chantal Ctajar y était: Ses impressions
Une belle émotion et une détermination plus grande que jamais
Actrice de la société civile entrée en politique par souci de prolonger concrètement mes actions et mes réflexions sur le droit comme outil de Justice (y compris sociale), de sûreté, de Liberté et d'Egalité, je ne sui pas une habituée des grands meetings politiques, de ces rassemblements de militants faits pour mobiliser les forces, motiver les esprits et soigner une communication (si indispensable) à la fois interne et externe. Mais je dois vous faire un aveu: j'ai été très émue par le rassemblément du Zénith. A plus d'un titre.
Au niveau humain, comment ne pas être plongée sans cynisme et sans naïveté, devant ces illustrations de la "Comédie humaine" qu'offre la vie politique.Bayrou, le "résistant", seul, abandonné par des amis qui voilà peu de temps encore dépensaient beaucoup d'énergie à défendre des idées, des principes, des projets , des ambitions qu'ils oublient d'un coup, par un chant de sirène, par un appel de sifflet ou de clairon?
Tragicomique et tragique. Pour le Béarnais et pour... ceux qui ont renoncé à leurs rôles d'acteurs pour enfiler des habits de figurants...
Digne, Bayrou, dans cette épreuve. Digne et admirable de ténacité (cette qualité qui pour moi compte tant!).
Digne car fort de ses convictions, de sa fidélité au contrat de confiance passé avec ses électeurs du premier tour et de cette vraie richesse qui vient de l'accord avec soi-même.

Seul, Bayrou? Nous étions plus de 6000 autour de lui, avec lui, par partage et non par suivisme, par conviction et non par arrivisme, par engagements citoyens et non par carriérisme. Et ces 6 000 avaient bien conscience d'en représenter des milliers et des milliers d'autres! Plus de 75 OOO pré-inscrits à un mouvement où "tout est à construire".Internet n'explique par tout! C'est le signe d'un vrai besoin, de vraies demandes, d'une vraie soif d'une politique vraiment rénovée, avec des moeurs nouvelles, avec des pratiques dictées par une éthique vécue, avec des idées dignes des défis de ce XXI ième siècle...
Quand j'ai lancé ce blog politique, prolongent de mon site personnel, j'avais choisi le titre "Jardin de la Démocratie", car la démocratie n'est pas un état, un cadeau du ciel ou d'une constitution:la démocratie, c'est une exigeance, une grille de valeurs.
Elle nécessite des soins permanents, comme un jardin.je me retrouve complètement dans ce Mouvement Démocrate", dans ce Modem qui, en fait, vise à mettre au point un nouveau logiciel de la pratique etde la vie politique.
C'est parce que je me retrouve intellectuellement, personnellement, intégralement dans cette façon de jardiner la Démocratie que ce rassemblment du Zénith m'a surtout émue. Profondément.
En quoi ne serais-je pas d'accord avec le dessein et les dessins de François Bayrou? J'y ai réfléchi,croyez-moi.Mais je ne trouve aucun iatus entre ce qui veut faire et ce que je veux faire.LIBERTE et INDEPENDANCE: quelle responsabilité! Et quel beau pari de confiance en l'avenir!
Les sept objectifs majeurs définis hier me comblent.J'en rajoute un, qui va de soi chez Bayrou européen de coeur et de raison: la construction d'une Europe authentiquement POLITIQUE, c'est-à-dire dotée de vrais moyens d'actions pour garantir notre souveraineté collective.
Que et ceux qui veulent être de cette aventure collective qui redonne du sens au mot "ESPOIR" nous rejoignent. Et apportent leurs pierres à cet édifice.
Bayrou a parlé d'un "enracinement intellectuel": ce n'est en rien élitaire. "Réfléchir mieux pour agir mieux": C'était le premier sous-titre de ce blog. C'est un devoir citoyen qui concerne chacune et chacun.
Je vous ai parlé de mon émotion: la politique est aussi une affaire de coeur, surtout quand on sert des valeurs humanistes, personnalistes, suceptibles de remettre l'Homme au coeur de toute action et de faire de l'amélioration de la condition humaine la finalité de tout acte.
Mais cette émotion se double, bien sûr, d'une détermination reforcée, d'une volonté d'action accrue, d'une énergie encore plus grande. Pour une plus grande justice sociale.Pour une démocratie plus vivante. Et pour un respect plus grand des citoyens dans les décisions collectives qui à tous les niveaux conditionnent leur vie , donc leur présent et leur avenir. Que celles et ceux qui partagent ces idéaux et ces ambitions nous rejoignent. Sur Strasbourg, nous travaillerons ensemble pour ce "réenracinement intellectuel" du Centre l"ibre et indépendant" et de la Politique. Avec un grand P...
14:15 Publié dans Le billet de Chantal CUTAJAR | Lien permanent
14:35 Publié dans Coups de coeur | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : strasbourg, poltique, cutajar, bayrou, législative, modem
23/05/2007
Le chef du « commando Ravaillac », ministre de la défense, passe à l’attaque : toute sa famille et ses collaborateurs en ordre de bataille pour les Législatives …
Pauvre Edgar Morin… Il est des noms qui deviennent difficiles à porter. Piège des homonymies. Précision : Rien à voir entre Edgar et Hervé. Tant mieux pour le premier. Mais le second a-t-il lu le premier, sur la nouvelle « éthique politique », notamment ? J’en doute, mais passons. Il paraît que Morin au ministère de la culture ne serait pas plus incongru que Morin à la défense. C’est un général (cultivé) qui me l’a dit. Les gens (même en uniformes), sont méchants. « Alliot-Marie en imposait, elle. Lui, il fait rire plus bêtement qu’un comique troupier ». Oh! Mon général...
Pauvre Bayrou … Non seulement le Béarnais a été lâché et trahi par Morin et les « 21 salopards » qui sont allés au rata, mais le ministre de la défense s’illustre en donnant une bien vilaine image de ce que peut être un « centriste » qui se lâche.... On savait depuis longtemps que le pouvoir rend fou, mais à ce point et aussi vite…

Non seulement, Hervé Morin l’affiche (et s’affiche) mal dans son ministère « régalien », mais il commence sa mission par une bourde : Les familles des huit militaires morts dans le crash de leur avion dans le Sinaï, le 6 mai dernier, se sont indignés de l'absence du nouveau ministre de la Défense, Hervé Morin, lors de la cérémonie donnée en leur honneur. Le Sinaï, il pensait peut-être que ce crash, c’était du ressort du Quai d’Orsay, de l'étranger, ou des ...transports , « ce cochon de Morin » (pour reprendre le titre d’une chronique de Guy de Maupassant, sans rapport aucun, bien sûr, avec ce qui nous préoccupe ici)…

"Je suis choqué du manque de considération qu'ont les politiques pour les militaires. Le ministre de la Défense a été au-dessous de tout » a déclaré à Reuters Olivier Pike, frère du lieutenant Guillaume Pike, décédé à 33 ans. "Nos soldats sont allés jusqu'au bout de leur devoir et vous n'avez même pas su faire le vôtre", renchérit le père du soldat, Patrick Pike, dans un courrier adressé au ministre. La famille souligne que Michèle Alliot-Marie, bien qu'ayant quitté le poste, a envoyé un courrier de condoléances.
Mais il ne peut pas tout faire, le Hervé Morin qui a quitté Bayrou « dans les larmes et dans a douleur » ! Il est d’abord où il est parce qu’il s’est auto-proclamé général en chef des « flingueurs » de Bayrou, du « commando Ravaillac » chargé de « kärcheriser », sur ordre sarkozyen donné devant tous les responsables UMP, « définitivement » l’homme de la « troisième chaise », de la « nouvelle voie »…

Et pour cela tous les moyens sont bons, y compris celui de recruter des « soldats de l’ombre » et des « soldats fantômes » pour les Législatives. Il a dû faire vite, Morin pour mettre sur pieds un (provisoire) PSLE et avoir des candidats dans plus de 50 circonscriptions pour bénéficier des subsides d’Etat et en priver Bayrou, son ancienne idole qu’il brûle au lance-flamme. L’UMP lui a donné un coup de main (histoire de le noyauter un peu plus) mais il a du mobiliser toute sa famille, Morin, avec un sens aigu du sacrifice.
On comprend la réaction d’ Eric Azière, chargé des élections et des fédérations à l'UDF Mouvement démocrate (MoDem), qui brocarde à juste titre « l'armée de figurants » du PSLE :« Il y a un paquet de collaborateurs de l'ex-groupe UDF à l'Assemblée nationale, secrétaires, chauffeurs, avec un paquet de membres de la famille d'Hervé Morin, épouse, frère, cousin, amis, qu'on retrouve candidats dans l'Ariège, dans la Creuse, dans le Lot », souligne Eric Azière. La France « morinisée » du Nord au sud en passant par la Normandie, bien sûr !

Sur la liste diffusée par le ministère de l'Intérieur, on retrouve effectivement sous l'étiquette PSLE plusieurs personnes portant le patronyme Morin (dont Catherine Broussot-Morin, épouse du nouveau ministre, dans la troisième circonscription des Hautes-Pyrénées), ainsi que plusieurs collaborateurs de M. Morin.
Le Canard enchaîné s’en est fait l’écho. France 3 en a fait un reportage dans le 19-20 avec une image de Morin, pâle et livide mais silencieux, qui inspire plus de pitié qu’autre chose. Mais, chez lui, dans son patelin dont il pourra rester maire puisque le Président accepte tous les cumuls, Hervé est fêté en héros. C’est l’essentiel, non ? Ravaillac aussi est resté dans l'histoire...
Selon les règles du financement public des partis, chaque voix recueillie au premier tour des législatives vaut au moins 1,66 euros par an pendant 5 ans (ce montant, valable pour la législature précédente, doit être réévalué), à condition toutefois de passer la barre des 1% dans 50 circonscriptions.
21:05 Publié dans Législatives 2007 Carnet de campagne | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, législative, gouvernement, défense, armée, morin, bayrou
21/05/2007
Mon carnet de campagne: C'est quoi un vote utile?
Kouchner le populaire

Vous avez dit « popularité » ? Le PS prend encore un coup sur le crâne ! Kouchner , le nouveau ministre des affaires étrangères, reste en tête du palmarès des leaders politiques les plus populaires, avec 70 % d'opinions favorables (+ 9 en un mois) pour 20 % de défavorables (- 4), selon un sondage Ipsos, à paraître jeudi 24 mai dans Le Point .
Hors gouvernement, François Bayrou reste extrêmement bien placé : il ne recule que de deux places et se retrouve à la quatrième position, malgré une progression de bonnes opinions (64 %, +6). Loin devant les membres de la chefferie socialiste : le maire de Paris, Bertrand Delanoë (54 %, +6), Dominique Strauss-Kahn (51 %, +7), Jack Lang (50 %, -2) et Ségolène Royal (49 %, +1). Au fait, le rang de Hollande m’a échappé…
Voynet verte de rage

Verte de rage, Voynet !… L’opération « biopolitique » lancée par Sarkozy et Juppé a pleinement réussie. Plus écolo que le gouvernement du Fillon ? Impossible…
Malgré le nucléaire, les OMG, les chocs d’intérêts en perspectives et quelques autres pommes de discorde annoncées et inévitables. Hulot est le premier à faire éclater sa joie : « Une vraie révolution culturelle », « une réunion historique », « un nouveau climat »… Et les experts jouent le jeu : le philosophe Edgar Morin, le climatologue Jean Jouzel et le spécialiste de la biodiversité, et Jean-Marie Pelt en tête. Pourquoi bouderaient-ils ?
Voynet enrage et s’étouffe de regrets et de griefs : « La gauche aurait dû faire cela en son temps ». Le « Grenelle de l’environnement » se présente déjà bien… Et les Verts voient leur herbe la plus fraîche être coupée sous leurs pieds. Ringards, les « Verts ». Comme les « Roses »…

Un regret à ce propos (comme sur d’autres questions) : que le programme écologique mis au point par Bayrou et Corinne Lepage ait rencontré si peu d’échos durant la campagne présidentielles… La faute à qui ? Aux journalistes politiques paresseux, plus intéressés par le spectacle que par les programmes et aux dirigeants (des Verts et des Roses) qui n’ont fait que du nombrilisme stérilisant. Mais les regrets ne servent à rien. Ert les procès en bêtise aussi !
« Mauvais perdant »

Ils ont l’air malins, les dirigeants socialistes ! Ils ont passé leur dimanche à vitupérer contre une « ouverture » qui n’est que « débauchages », « manœuvres », « magouilles », « viles opérations électoralistes »… Xavier Bertrand et d’autres peuvent ironiser : « Hollande est un mauvais perdant ». Il n’a pas été non plus en bon gagnant…
C’est ce qui fait dire à Raymond Forni, ancien président de l'Assemblée nationale et proche de Lionel Jospin, « le temps de François Hollande à la tête du Parti socialiste est passé » : « On ne pourra pas être les derniers révolutionnaires qui maintiennent en vie des partis ou des groupuscules qui ne représentent qu'eux-mêmes. On ne pourra pas maintenir les choses en l'état, cela me paraîtrait suicidaire »
C’est quoi un « vote utile »?

Pas vaccinés contre une rhétorique dépassée, les dirigeants de la gauche, PS en tête, reprennent le refrain du « vote utile ». Comme disent les politologues de « C’est dans l’air », cela veut dire quoi « vote utile » ? « Utile » à quoi et pour quoi et en quoi un « vote utile » ? Utiles, les Verts ? Utile le PC ? Utile l’extrême gauche qui refuse toute responsabilité gouvernementale ou autre ? Utile un PS et une UMP sur-représentés à l'Assemblée par rapport au pluralisme français?
Aux présidentielles, les « votes utiles » de gauche n’ont été utiles qu’à Sarkozy. Aux Législatives, les mêmes « votes utiles » de gauche ne seront utiles qu’aux deux citadelles qui assument la co-responsabilité des affaires françaises depuis 25 ans, à coups de mandats impératifs : les « godillots » d’un coté, et les « chaussures à clous » (rouillés) de l’autre, les béni oui-oui et les béni non-non…
La liberté de parole de Hirsch

Un lot de consolation pour les socialistes : ils ont déjà l’occasion de dénoncer la « cacophonie » qui se fait entendre dans les sphères gouvernementales. C’est Martin Hirsch (Haut Commissaire et non secrétaire d’Etat) qui a confirmé son opposition aux projets de Sarkozy sur les « franchises » sur les examens biologiques, les médicaments, les visites médicales et les frais d’ hospitalisation.
« J'ai dit il y a quinze jours, un mois, deux mois, trois mois que ça ne me paraissait pas une bonne mesure », a-t-il déclaré sur les ondes de France Inter, soulignant qu'il pensait « vraiment que ce n'est pas ce qu'il faut faire ». Interrogé sur le fait que l'on puisse « lui reprocher sa liberté de parole », Hirsch a répondu : « Peut-être, mais comment voulez-vous faire autrement ? »
« L'opposition très nette de Martin Hirsch (...) montre le peu de crédibilité d'un gouvernement hétéroclite », a lancé Faouzi Lamdaoui, secrétaire national à l'égalité et au partenariat équitable du Parti socialiste. Selon le PS, « alors que François Fillon a annoncé une application « scrupuleuse » du programme de Nicolas Sarkozy, les débauchages médiatiques laissent déjà la place à la cacophonie et aux désaccords publics »
Questions :
1) Pourquoi le PS n’a-t-il pas fait de ces « franchises » (dénoncées avec vigueur par Bayrou) un thème central de sa campagne ? Le meilleur allié de Sarko n'a-til pas été le PS, en fait? Le président doit en sourire derrière ses lunettes de star...

2) En matière de cacophonie, le PS est-il le mieux placé pour jouer sur les registres de l’ironie ? Dans quel gouvernement trouve-t-on des ministres pleinement d’accord en tout, sur tout et pour tout ? « Quand on pense tous la même chose, c’est qu’on ne pense plus », redirait Bayrou… Il est rai qu’au PS on ne réussit guère à penser, parce que tout le monde semble en désaccord sur tout.
Avec le PS en force d’opposition, Sarkozy et l’UMP jouent vraiment sur du velours…
Les sourires de victoire affichés en son soir de défaite par Ségolène Royal semblent de plus en plus impudiques et chargés d’inconscience.

Pour un libéralisme de gauche :
Une nécessité historique née au Centre !
Enfin ! Je me suis longtemps défini comme un « libéral de gauche » et je n’ai jamais supporter cette escroquerie intellectuel qui a fait de ce beau mot (comme Liberté) un gros mot… J’ai donc apprécié la tribune du cinéaste Eric Rochant dans le Monde : « Hypnotisée par la victoire du non au référendum relatif à la Constitution européenne, la gauche a cru qu'elle était encore en vie dans ses certitudes d'un autre temps. Elle n'a pas compris qu'elle était morte. La gauche n'a pas compris non plus que la marche vers le libéralisme, comme une tentation irrésistible, ne pouvait être stoppée qu'au nom d'un libéralisme de gauche et non pas d'un quelconque modèle autosuffisant d'autant plus dangereux qu'inefficace »

Rochant poursuit : « Ce libéralisme de gauche est apparu soudainement avec François Bayrou, qui a peut-être mis trop de temps pour s'émanciper de la droite classique. Il est apparu aussi, quoi qu'on en pense, avec Ségolène Royal, qui a dû composer autant que batailler avec ses soutiens habituels, au prix d'une lisibilité restreinte. (…) Ce libéralisme de gauche, François Bayrou et Ségolène Royal avaient quinze jours pour le proposer, lui donner un contenu, le soutenir d'un texte. (…) Ségolène Royal, François Bayrou, Dominique Strauss-Kahn, ils ont été trop loin pour reculer, et ils n'ont aucune chance les uns sans les autres. L'espoir d'une autre proposition pour la France repose sur eux. Ils ne sauraient l'ignorer »
Dans cette optique, en dépit de ses faiblesses en notables depuis l’exode des « taupes », la fuite des « félons » et la réussite à « Normal’soupe » des amateurs de rata, Bayrou a un avantage énorme sur DSK et sur SR : Le MoDem est un mouvement neuf, du XXI ième siècle…
19:50 Publié dans Législatives 2007 Carnet de campagne | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, france, législative, PS, modem, bayrou, kouchner
10/05/2007
Ces socialistes amusants et pathétiques....



10:50 Publié dans Présidentielles 2007: carnet de campagne | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : PS, bayrou, législative, politique











