27/09/2006
Un cas, un (mauvais) exemple: l'irrespect, comme politique...
On croit rêver… La réalité (non télé) dépasse la fiction ( télévisée)… Elle s’appelle Christine. Elle a 58 ans. Elle travaille (ou travaillait) à La Poste, entreprise publique, si mes renseignements ne sont pas dépassés. Elle mérite une place dans les pires des livres des pires records. Elle a effectué 574 CCD en 19 ans soit un CDD tous les douze jours en moyenne…. A peine croyable. Inadmissible pour tous ceux qui pensent que les entreprises publiques ne peuvent respecter le public que si elles respectent leurs propres employés…. Kafka pas mort, surtout pas en France… Qui ose encore parler de « respect » ?
Heureusement, il existe des conseils de prud'hommes… Lents à réagir, lourds à mettre en branle, mais là pour réparer des blessures humaines non réparables par le seul porte-feuille… Celui d'Albi a condamné la Poste à verser 60.317 euros à Christine Cros, et a requalifié en CDI à temps partiel les 574 CDD qu'elle avait effectués.
La plaignante, qui réclamait 204.000 euros au titre de dommages et intérêts, ne recevra que 22.000 euros au titre du préjudice moral, et 13.000 euros en rappel de salaire. Le reste de la somme lui est alloué au titre de l'indemnité conventionnelle de licenciement. D’un licenciement sans cause réelle… "Je suis très satisfaite et je souhaite que mon cas puisse servir d'exemple à d'autres agents en situation de précarité pour faire valoir leurs droits", a déclaré Christine Cros, qui avait assigné La Poste pour rupture de contrat le 22 février dernier…. Mais il est une chose que les Prud’Hommes ne pourront jamais réparé : les humiliations de cette femme. Et celle d’autres employés qui vivent dans leur chair des « désavantages acquis » que les pourfendeurs de la fonction publique sous-estiment d’une façon éhontée. Quand verra-t-on ENFIN que derrière chaque « dossier », il y a des femmes et des hommes ?
La post-modernité impose un post-humanisme. Surtout dans le secteur dit « public » qui devrait socialement servir d’exemple…En parlera-t-on pendant la campagne des Présidentielles ? Il le faudrait si l’on ne veut pas que le populisme de l’ultra-gauche ne fasse pas le jeu du populisme de l’ultra-droite
18:00 Publié dans Coups de colère, humeur, Présidentielles 2007: carnet de campagne | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, social, présidentielles, la poste










