23/05/2007
Mon carnet de campagne: Il est bien ce drapeau européen...
Moins people qu'en short...Marié à Marianne, pour (au moins) cinq ans
C’est fait, vite fait et bien fait. Avec un drapeau européen, ce qui est bien. Sur fond de bibliothèque, ce qui est appréciable. Pour le reste, le photographe de Sipa a fait bien des photos plus « glamour ». Mais c’est la loi d’autres genres… Cliquez, vous apprécierez, peut-être. Cela change un peu. Charme et sourires…
Il paraît que Cécilia et Nicolas ont apprécié ce cliché officiel. Pourtant, il semble vraiment petit le Président par rapport aux drapeaux. Et une question surgit, même sans mauvais esprit :ces livres, il va les lire ? Un beau bureau d'études, l'Elysée!
Un proche de Sarkozy épaulera le nouveau patron de TF1
Qui parlait de collusion entre Sarkozy et de grands groupes qui contrôlent des médias influents ? De bien vilaines langues, bien sûr… Comme Morin (oh ! pardon, il avait dû faire une erreur, d’ailleurs il a oublié tout ce qu’il a pu dire quand il était un » fidèle » de Bayou…).
En tous cas, le jour où Nonce Paolini, le successeur du PDG Patrick Le Lay, prend officiellement ses fonctions de "videur de cerveau" à la tête du groupe TF1, le groupe Bouygues confirme que l'ex-directeur adjoint de campagne du candidat Sarkozy intègrera prochainement la DG de la "Une". Laurent Solly, 36 ans, inspecteur des Finances se verra confier « en temps voulu », un poste à la direction générale de TF1.

Pourquoi y voir un phénomène berlusconien ? Un seul critère : la compétence. Ce doit être vrai : « on » nous le dit. C’est comme pour les journalistes qui passent de leurs journaux aux cabinets présidentiels ! Comme comme dans d'autres secteurs, dans la police et la Justice notamment:le "Roi" y place des "proches" des "gens de confiance". c'est cela la "légitimité présidentielle", "l'Etat impartial", "la République irréprochable".
Les franchises de la Sécu : Humour noir
Promis, juré : les franchises que veut imposer Sarkozy n’affecteront pas les gens dans les difficultés. Bachelot a rassuré Hirsch. Ces franchises » visent à réduire les dépenses de santé. Réponse d’un spécialiste : « « Le principe qui veut que les plus les gens payent, moins ils dépensent est vrai dans beaucoup de domaines, mais pas dans celui de la santé », rappelle Jean de Kervasdoué, cité par l’Expansion

« Ce n'est pas parce qu'on augmente le prix des cercueils qu'on empêche les gens de mourir ». Au contraire, « plus les gens payent de leurs poches, plus les soins coûtent cher », remarque-t-il d'expertise, fort de sa connaissance du système de santé américain. « Plus on dé-rembourse, plus les gens s'assurent. Et plus ils se tournent vers les soins les plus coûteux. Ce qui est déjà un peu le cas en France pour les soins dentaires ».
A ce propos, les données fournies par l’OCDE sont éloquentes. La France consacre 11% de son PIB aux dépenses de santé quand les Etats-Unis en consacrent 16%. Ramenée par habitant, la dépense moyenne en France était de 3159 dollars en 2004, et de 6102 dollars aux Etats-Unis, alors que 45 millions d’Américains ne sont pas couverts contre la maladie… Mais pourquoi garder un système qualifié de « meilleur du monde » ? C'est loin, l'Amérique? Tais-toi et nages.. Tout seul!

« L’air de l’ouverture »…
C’était voilà peu la journée internationale de lutte contre l’ homophobie… Condamné pour « injure envers les homosexuels », le député UMP du Nord qui se représente sous la bannière « majorité présidentielle » a été reçu par le Premier ministre. Comme tous les bons soldats de l’UMP et de ses satellites mobilisés pour la grande « vague bleue » (trop ?) annoncée à l’Assemblée nationale. Jean-Luc Romero, président de « Aujourd'hui Autrement », associé à l'UMP, se dit « profondément choqué » Injuste, Romero ! Sarkozy avait promis que Christian Vanneste ne « serrait pas réinvesti » par l’UMP, pas qu’il pourrait se présenter au nom du CNI sous le label « majorité présidentielle » sans avoir de candidat UMP contre lui… Sur le fond, Romero n’a pas tort, évidemment : « Il est inutile de jouer l'air de l'ouverture, de la tolérance, de l'enseignement de l'histoire et du respect des différences si, dans le même temps, on valorise un homme pour qui l'égalité entre les hommes n'existe pas et pour qui l'homosexualité est inférieure à l'hétérosexualité ».
Colombani viré du Monde : La facture Minc ?

Pas d’ironie : les journalistes du « Monde » (et des organes de presse qui y sont rattachés) ont la chance (trop rare !) de pouvoir peser sur la nomination de leur patron ! Et il ne faut pas se réjouir qu’un grand groupe de presse ait des difficultés internes, surtout dans la conjoncture actuelle.
Jean-Marie Colombani fait les frais de cette "presse-démocratie" : veto est mis à un troisième mandat. Toute la question est de savoir ce qu’il paye le plus ? La qualité des fonds de l’entreprise ou la (très discutable) qualité de fond de son journal en général et de ses éditos en particulier. Ou ces excès de prestations extérieures. Ou ces cumuls de fonctions (PDG, DG, Directeur de la rédaction, éditorialiste, essayiste, conférencier…).Ou les procès qui lui ont été faits dans des livres-enquêtes (crédibles) ou à travers des démissions (Plenel).

C’est Alain Minc qui doit être déçu …Dans les « Echos » du matin, ce conseiller en conseils, ne lui a sans doute pas servi son ami si éclairé en proclamant (je résume), « c’est Colombani ou rien ». Ce qui n’est pas un bon réflexe de gestionnaire…Comme il avait (presque) dit « ce sera Sarkozy ou rien »…
JMC doit trouver le monde bien injuste : il est bien mal récompensé, en effet, de s’être fait avec un zèle ahurissant le super-champion de la bipolarisation à perpétuité (au point de voir en Bayrou un mauvais démocrate à la veille du premier tour). Il est vrai qu’avec le Béarnais au deuxième tour, ce journal dit de gauche (plus pernicieusement sarkozyste que Le Figaro) se serait senti obligé de renouer avec les valeurs personnalistes qui furent les siennes et avec le sens des nuances qui l’ont caractérisé en d’autres époques… La vision de Sirius ne se forgeait pas à la Corbeille ni au Siècle ni dans les cantines politiques parisianistes.
Que d’eau ! Que d’eau…

Lu dans Le Monde : " Leroy, Morin : cela sonne comme une enseigne de bricolage. Jusqu'au 22 avril, ces deux-là étaient à la pointe de la campagne de François Bayrou. Au lendemain du 6 mai, ils étaient pressentis pour entrer dans le gouvernement de Nicolas Sarkozy. L'un, Hervé Morin, a hérité du portefeuille de la défense. L'autre, Maurice Leroy, après avoir été envisagé pour prendre l'agriculture, devra ronger son frein jusqu'au lendemain des législatives et la distribution des lots de consolation"
Maurice Leroy a les honneurs du... CanardC'est peut-être pour cela que, selon la Canard, Maurice l'enchanteur n'a pas hésité à inscrire sa candidature sous deux appartenances à la préfecture: le PSLE des "22 Salopards" (comme disent les vrais UDf qui n'ont pas la langue de bois dans le sciure) et l'UDF-MD. Le Canard lui décerne la "palme de la duplicité".il est vrai que cet homme d'appetit qui "mange à tous les râteliers" a été à bonne école. Il fut statinien avant d'être "pasquaïen" puis centriste. Comme d'autres, il n'a pas trahi Bayrou. c'est Bayrou qui a eu tort de lui (et de leur) faire trop confiance... Sarkozy les a transformé en "hommes de mains";il compte sur eux pour "linguer une fois pour toute", "dessouder définitivement Bayrou qui ne sait même plus où il habite", comme il l'a dit à ses "troupes".
On voit mieux pourquoi Morin a été nommé à la défense: c'est le chef des "tontons flinguers" anti-Bayrou! Ravaillac n'avait pas eu besoin d'un ministère pour flinguer Henri IV: "Ce n'est rien"...
« Ils ont préféré leur confort à leurs convictions », lâche amèrement Jacqueline Gourault, une des gardiennes du temple Bayrou. « Les députés, en ce moment, c'est comme la migration des gnous : ils cherchent les points d'eau », renchérit Bernard Lehideux, responsable des élections à l'UDF. Ils ont trouvé tant d’eau dans leur rata qu’ils risquent de se noyer, ces gnous…

Mais comme disait un humoriste, pour les « centreux », le choix, c’était « fromage ou… désert ». Sarkozy leur a promis fromage et dessert. S'ils restent sages, obéissants et soumis pendant (au moins) cinq ans. "De la Servitude volontaire" de La Boétie est-elle une oeuvre qui figure dans les bibliothèque de l'Elysée, cet objet de décoration qui donne de la profoneur à celui pose devant?
Cavada aussi a été contacté
Il a du avoir une belle note de téléphone, Sarkozy entre les deux tours! Qui n'a pas été personnellemnt contacté. Jean-Marie Cavada, euro-député Modem (non inscrit à l'udf mais investi dans le Val de Marne pour les Législatives par l'udf-MD), a eu droit au coup de fil du débauchage:... Il l'a dit sur canal+ . Contacté par le futur chef de l'Etat entre les deux tours, il a choisi de continuer de défendre la conception de l’organisation du pouvoir défendue par François Bayrou pendant la campagne.

Jean-Marie, courtois et très compréhesif envers la nature humaine, ne considère pas pour autant que les députés ayant rejoint la majorité présidentielle, soient des "traîtres". Il estime seulement, avec un joli sens de la litote, que la création d’un nouveau pôle centriste est artificielle et que les ex-députés UDF pouvaient rejoindre le courant centriste de l’UMP. Jean-Marie Cavada a constaté que, pour certains, "la politique, c’est de l’intérêt et du business" et que le but était d’arriver au pouvoir. Ce n’est pas le sien : "Quand tout le monde traverse la rivière, c’est peut-être le moment de rester là où on est"… Quand tout le monde trahit ses propres convictions, c'est le moment de conserver les siennes, en effet. Et de les réaffirmer avec force: c'est cela (aussi) l'éthique en politique.
Les "centreux" en quête d’appellation contrôlable
Les « centreux » borgnes qui ont rejoint la « majorité présidentielle » se sont inscrits sous le nom « Parti social-libéral européen ». Pour qu’ils soient plus de 50 candidats (et bénéficient ainsi de quelque subsides d’Etat, donc de l’argent des contribuables, ces « sortants » qui n’ont aucune envie de sortir ont reçu le soutien actif de candidats UMP qui se sont inscrits sous la même étiquette. De l’aide ou du noyautage ? Du renfort ou de la mise sous tutelle ? Les points d’interrogation ne sont là que pour la forme…
Santini, ou les délices du milieu (du centre) des Hauts de Seine..Le PSLE n’est pas le nom définitif : on parle de « nouveau Centre » pour plus tard. C’est drôle cette tentation sémantique… Nouveau en quoi, ce « centre droit » qui n’a de centre que le nom ? Si nouveau Centre, il y a, il est au Mouvement Démocrate : c’est un constat, non une prise de position partiale…
Au moins, cela clarifie la nébuleuse "UDF" : il y avait urgence ! Et il y a encore urgence dans certaines villes et régions. La seule UDF, c’est le parti « libre et indépendant ». Celui qui est constitutif du MoDem. Celui qui refuse toute allégeance à qui que ce soit. Celui qui se place au-dessus des clivages et en dehors de la » majorité présidentielles » ou de « l’opposition au Président ». Celui qui n’est un satellite ni de l’UMP ni du PS. Celui qui vit sa vie.
Clarification municipale à Strasbourg

Ces querelles sémantiques doivent aboutir logiquement à quelques clarifications locales qui sont en fait des assainissements. A Strasbourg, par exemple, il y a deux groupes UDF au conseil municipal. L’un est, dans la ligne de Bayrou depuis le Congrès UDF de Lyon, libre et indépendant, dirigé par Chantal CUTAJAR, seule candidate du Centre dans "strasbourg-centre" (alors qu'il y a des "primaires à droite et à gauche). L’autre est mangé par une machine politique qui se nomme UPS, Union pour Strasbourg, qui est surtout une Union pour Sarkozy et pour les deux UMP qui , en tandem, dirigent la Ville après avoir gagné les élections grâce à une liste UMP, UDF, personnalités civiles…
Les dernières ont été soit évincées soit mangées, les UDF ont été « umpéisés » à l’exception de quatre fidèles qui se font traiter bien improprement de « dissidents ». Les "Udf" de l’UPS ont constitué un groupe qui se réclame toujours de l’UDF, bien que leur Président soit suppléant d’une candidate UMP… Ils vont enfin pouvoir changer d’appellation très contrôlée…C’est beau PSLE ! Il y a « européen » dedans. Il est vrai qu’il y a aussi « social-libéral » : Cela a une connotation bizarre en Italie. Mais à cela, personne ne peut rien. En tous cas, pas Bayrou…

Le Centre parasité et pollué: Transfuges et taupes
Pardon pour cette digression locale, mais elle est révélatrice d’une des faiblesses du Centre ; Le mouvement de Bayrou a été (et reste) trop parasité de l’intérieur et trop pollué de l’extérieur par des « udf » ou des « ex-udf » qui osent se qualifier « d’historiques » (comme si l’ancienneté ou d’anciennes appartenances faisaient office de « brevets » en légitimité). Aux évadés de 2002,(Méhaignerie, Douste and Co) se sont ajoutés les transférés volontaires de ces dernières années (comme Madame le sénateur-maire de Starsbourg, Fabienne Keller) , les « vers dans le fruit » (comme de Robien), les « taupes » (comme Santini), les mangeurs de soupe de 2007 (qui pour certains étaient aussi des « taupes » dormantes) et les champions des « deux fers au feu », du « double jeu », de la schizophrénie délibérée.

Comment s’y retrouver entre manipulateurs et manipulés ? Même de bons journalistes ne s’y retrouvent pas et invente des sigles, comme s’il n’y en avait pas assez comme çà :" UDF-MP" (comme majorité Présidentielle) aie-je lu dans les DNA à propos de centreux du milieu qui refusent que le centrisme soit au … Centre ! Désormais, l'abus d'usage du sigle UDf se traduit par des mises à la porte ou des "suspensions" automatiques.Ou par des recours en justice. Logique
Remarque complémentaire: Quand et comment fera-t-on comprendre qu’un "centriste du centre central" ait pu voter blanc ou nul sans être nul, pour Sarkozy sans se rallier à l’UMP et pourRoyal sans être dans l’opposition PS ? C’est simple, pourtant, non ? Il est des votes d'ahésion et des votes par défaut. Il est des choix qui ne sont pas des actes d'allégeance. Un esprit LIBRE, c'est par défintion un esprit qui ne s'achète pas, ne se vend pas ne se protitue pas. Mais il est de mauvais (et fins) esprits qui savent tirer parti des confusions entretenues délibérément… C’est cela aussi (clairement) le sarkozysme, peut-être…
Matignon, le vrai QG de la campagne UMP
Le PS s’offusque de voir les troupes de l’UMP tenir meeting à l’Hôtel Matignon et l’état-major de la même UMP se réunir à l’Elysée (avec le général en Chef Devedjian qui reçoit le sucre d’orge de la consolation d’ambitions déçus et de servilité mal récompensée). Etrange réaction : nous vivons en « Sarkoland », non ? Ce fut impartialement annoncé… L’Etat UMP n’a rien de virtuel. C’est ce que l’on appelle la « démocratie à la française ».S’il n’y avait que cela…

Mais le PS, une fois de plus, devrait faire campagne sur d’autres thèmes plus sérieux et non sur ces quelques « signes extérieurs de pouvoir » (bien enfantins) que les socialistes n’ont pas…parce qu’ils ont été incapables de mettre en échec Sarkozy-le-sortant ! Plus j’y pense, plus je crois que Royal a fait un score bien supérieur à ce qu’elle pouvait escompter et à ce que les « éléphants » du PS méritaient. Mais je digère sans doute très mal des résultats électoraux qui s’imposent à tous les démocrates ! Je n’ai qu’un estomac de simple citoyen, pas de personnage politique…

Où l’on reparle de juges et de comptes japonais…
Chirac dans sa retraite marocaine ne quitte pas l’avant-scène ! Le Canard et la Justice veulent-ils troubler ses vacances si méritées après tout ce qu’il a du avaler avec la victoire de son « camp » ? Je pense subitement à ce que disait Pasqua à la télévision récemment : Juppé super-ministre de l’Environnement ? « Cela fait partie du deal ». Rachida Dati ministre de la Justice ? « Le vrai Grade des Sceaux, ce sera le nouveau Président » Les affaires ? « il faut toujours faire confiance à la justice de son pays, même si des juges ne méritent pas toute confiance ». Un Sage,ce Charles ! Un connaisseur, surtout.
13:35 Publié dans Législatives 2007 Carnet de campagne | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : politique, ump, udf, le monde, presse, finances, sarkozy
10/10/2006
Carnets de campagne ( suite): "Ateliers d'artistes"....
>>> VOUS CHANTEZ, vous faites du cinéma, du théâtre, de la danse, ou vous êtes champion des stades ? Attention : le tentation politique vous guette… Johnny Hallyday m’en a voulu, voilà bien longtemps, parce que j’avais reproduis dans un journal (les DNA) qu’il était « gaulliste ». des propos tenus dans une wynstub strasbourgeoise après le spectacle, donc très tard…. « Gaulliste » à l’époque de de Gaulle, cela n’avait rien d’insultant…. C’était mieux, même, que de s’afficher, aujourd’hui, en grande pompe avec « Sarkonapoléon-le-petit », non ? Aujourd’hui, c’est Ségolène Royal qui crée ses « ateliers d’artistes »… Show-show le chaud-biz !
J’ai reçu cette info par e-mail : « Après avoir quitté le restaurant chinois de Belleville Le Président, où Ségolène Royal avait réuni lundi les élus socialistes parisiens qui la soutiennent, Vincent Peillon a emmené la candidate rencontrer des amis artistes et intellectuels. Participaient à cette soirée Bénabar, Patrick Timsit, Smaïn, le cinéaste Pascal Thomas et Lorant Deutsch. Sur l'agenda de la candidate sont également inscrits Gérard Jugnot et Virginie Ledoyen. Dans l'esprit de Ségolène Royal, il ne s'agit pas d'enrôler ces personnalités dans des comités de soutien formel comme le faisait Jack Lang, mais de s'assurer discrètement de leur appui » C’est beau, non ? Quelle est la définition du mot « Hypocrisie »… Allez, mieux en rire. Cela ne m’empêche pas d’adorer Jugnot. Mais que dit Ségolène sur la « politique culturelle » que la France aurait si elle devenait Présidente ? Peut-ête faut-il créer d’urgence des « ateliers de candidats à l’Elysée »…. « Discrètement », bien sûr…
>>> UN VRAI FEUILLETON, LA VIE DE L’UMP EN CE DEBUT DE SEMAINE….On se croirait au PS dans les pires périodes des « zizanies » et des « machines à perdre »… On en vient à sortit des « documents », faire état de « verbatim ». Le monde commente : « c’est parole contre parole »…. Belle ambiance ! « Sachant qu'il ne peut s'opposer à une "aventure personnelle" d'un de ses rivaux, Nicolas Sarkozy tient au moins à en pointer les "contradictions". A cet effet, l'UMP tient à disposition des intéressés le verbatim, présenté comme exact, de leurs interventions en bureau politique, lorsqu'ont été entérinés la méthode et le calendrier de l'UMP pour choisir son candidat à la présidentielle. » écrit Philippe Ridet… Brejnévienne, l’ambiance !
>>> DEBRE, OU LA CLARTE ? : Gaulliste et chiraquien sourcilleux, Jean-Louis Debré a le mérite de la franchise et de la clarté : "Au début de l'année 2007, nous soutiendrons un candidat, en espérant d'ailleurs qu'il n'y en ait qu'un. Ne parlons pas d'investiture, comme l'a souhaité le premier ministre, ne parlons pas de primaires, mais du choix démocratique que feront, début 2007, l'ensemble des militants de l'UMP » . Vous avez tout compris, vous ? Pas moi…
>>> Confidence de Sarkozy reproduite par LE Monde : « Si Michèle Alliot-Marie ou Dominique de Villepin se présentaient, ils se mettraient dans une situation intenable à l'égard des militants. Etre candidat sans parti, c'est compliqué ». Confession de Madame Alliot-Marie dans LE Figaro , au nom "de la clarification du débat". Elle prendra "sa décision avant janvier". "Un soutien financier n'est pas indispensable", poursuit-elle, en ajoutant : "Pour de nombreux militants, je suis la seule à pouvoir battre Royal." Réplique du ministre « sarkozyste » Christian Estrosi, sur Canal+ : "Les militaires ont horreur des tireurs embusqués." Vous suivez ? Moi, pas…La ministre de la défense en tireuse « embusquée », c’est inquiétant…
>>> Rassurant… Toujours selon Philipppe Ridet du Monde que je (re)cite, il paraît que dans l'entourage de M. Sarkozy, on réfute toute analogie avec la situation qui prévalait à droite de 1993 à 1995, quand chiraquiens et balladuriens se déchiraient. Ah ! bon ? J’entends comme des rumeurs du coté de Bordeaux… Le « Juppé nouveau » doit irriter le gosier de Sarkozy. Qui en fait des gorges chaudes ?
>>> La bataille de Neuilly. Petite histoire : Sarkozy a vendu son appartement de Neuilly. Faut-il faire des liens entre les rubriques « politique » et « immobilier » du grand journal parisien du soir. Grande histoire ? L’affaire Baguet, ce député UDF qui a déclaré son intention de voter Nicolas Sarkozy au premier tour de l'élection présidentielle de 2007. prend une dimension nationale… "Chez certains élus UDF des Hauts-de-Seine, il y a une sorte de syndrome de Stockholm", s'inquiète-t-on, selon Le Monde, dans l'entourage du président de l'UDF, François Bayrou. Maire de Sceaux et conseiller général UDF, Philippe Laurent dédramatise : "Nous faisons partie de la majorité départementale, il est normal que nous ayons des réunions de travail avec Nicolas Sarkozy." Allons, allons, du calme… Si Sarkozy n’a que Baguet comme « bras armé », Bayrou a de beaux jours devant lui. Ce qui est vrai, c’est que depuis Pasqua (belle référence !), l’UDF a tout perdu dans ses ententes avec l’UMP dans cette « banlieue » parisienne qui donne au mot « banlieue » un sens archaïque… Surtout, ne désespérons pas Neuilly…. Regardons où la « désespérance de Billancourt » nous a mené…
18:55 Publié dans Présidentielles 2007: carnet de campagne | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politque, présidentielles, sarkozy, bayrou, udf, le monde
07/10/2006
PALESTINE: La BOMBE risque d'exploser... et celà va faire (très) mal...
Peur, très peur… De la Corée du Nord, « nucléaire ». De l’Iran en voie d’être « nucléaire ». Des terrorismes des « islamo-fascismes ». Des explosifs pakistanais qui sont des bombes à retardement trop minimisées. Et de la Palestine, surtout. Une « tragédie annoncée », titre Le Monde dans son « édito » de son édition d’aujourd’hui. Il a raison. Même si l’ampleur de cette « tragédie programmée » reste imprévisible…
Tant que le Hamas s’en tiendra à sa position de base et de principe (« Nous ne reconnaîtrons jamais, jamais, jamais l’Etat d’Israël ») , nous avons le devoir d’avoir PEUR… Nous payons ainsi une grave erreur : la DEMOCRATIE, si louée, ne se résume pas à une arithmétique de votes, à des additions de suffrages, à des consultations « populaires ». Elle est d’abord une grille de valeurs. Les Américains l’ont trop oublié en acceptant que le Hamas se lance dans une compétition dite « démocratique » qui n'était qu'arithmétique….
Je cite l’édito du MONDE : « Il y a presque un mois, le 11 septembre, Mahmoud Abbas, président de l'Autorité palestinienne, et Ismaïl Haniyeh, premier ministre, concluaient un accord pour former un gouvernement d'union nationale palestinien. Ce texte, dit "d'entente nationale", ouvrait une porte de sortie honorable à l'impasse politique dans laquelle se trouve le gouvernement palestinien dominé par le Hamas, organisation inscrite sur les listes européenne et américaine des mouvements terroristes, sortie victorieuse des élections du 25 janvier. Cet accord offrait également la possibilité de reprendre l'aide internationale, suspendue au lendemain de ce scrutin. Cette petite lueur n'a pas duré longtemps. »
C’était prévisible ; Le Hamas dont le développement a été favorisé par les « services américains » n’a jamais accepté les résolutions de l’ONU sur la création de l’Etat d’Israël.
J’en reviens à l’édito du Monde : « Certes, il n'était pas facile de mettre sur pied un gouvernement dont la composition et le programme politique devaient respecter les différentes forces. Pourtant, le document d'entente nationale, fruit d'un compromis laborieux, est suffisamment clair. Mais c'était compter sans les réticences des irréductibles du Fatah, le parti de Mahmoud Abbas, qui n'a toujours pas accepté d'avoir perdu le pouvoir en janvier. C'était aussi compter sans la direction politique du Hamas, basée à Damas, qui voit d'un mauvais oeil tout arrangement avec "l'ennemi sioniste". Cette hostilité trouve à s'alimenter dans le comportement du gouvernement d'Ehoud Olmert, qui laisse se poursuivre la colonisation des territoires occupés et dont l'armée continue de mener des opérations militaires dans la bande de Gaza, pourtant évacuée il y a plus d'un an. »
Non. Le bricolage, en diplomatie, peut être catastrophique. Or, là, nous avons (mal) « bricolé »." Nous avons notamment oublié « les exigences de la communauté internationale, et particulièrement du Quartet - Etats-Unis, Union européenne, Russie et ONU -, pour lequel la reconnaissance d'Israël, le renoncement à la violence et l'acceptation des accords passés entre l'Organisation de libération de la Palestine et l'Etat juif sont les conditions de toute solution ". Eh oui ! Il s’agit là de préalables….De conditions. D’impératifs. Le Hamas ne les a en rien respectés.
« Le Monde » poursuit : « L'exacerbation des tensions, relancées par la privation de salaire des fonctionnaires palestiniens et le blocus imposé à la bande de Gaza, a entraîné de nouveaux affrontements inter-palestiniens meurtriers lors du week-end des 30 septembre et 1er octobre. Cette absence d'issue, après une montée continue des tensions depuis sept mois, est la parfaite recette pour provoquer une tragédie, hélas, programmée ». Oui. Mais à qui la faute ?
La paix ne sera possible entre Palestiniens et Israéliens que si l’on suit les principes que Sadate (assassiné par un Arabe) et RABIN (assassiné par un juif) avaient défendues devant les instances européennes, à Luxembourg, Bruxelles et Strasbourg : Paix, démocratie authentique, marché commun régional. Nous en sommes loin, très loin. Et çà fait peur, très peur…Cette tragédie annoncée NOUS concerne directement, « Nous », les Français d’Europe… « Nous », les Européens de France.
14:50 Publié dans Edito | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : europe, proche-orient, palestine, israel, diplomatie, guerre, le monde
30/09/2006
Ah! Cette "machine à perdre"...
22:25 Publié dans Coups de coeur | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, journalisme, le monde, présidentieiles











