28/05/2007
Au PS, coups de collier, coups bas et coups de gueule
Offensif, le pauvre Hollande
Il en devient émouvant ! Et son sens du devoir envers son parti doit au moins être respecté :il se bat, se montre offensif et Fillon a tort d’ironiser sur ses « pitreries »… Il y a des mauvais perdants, peut-être. Mais rien n’est pire qu’un vainqueur qui gère mal sa victoire en la traduisant par du mépris et de l’arrogance… Il fait ce qu’il peut, le futur ex-patron du PS. Il en donne des coups de colliers malgré tous les coups (y compris bas ) qu'il recoit dans sa famille et chez ses cousins radicaux...

"Il faut de la combativité, il faut de la pugnacité, il faut de la volonté, il faut qu'on dise qu'on est là, qu'on n'est pas seulement au service d'un parti, d'un camp, mais qu'on est au service des Français", a-t-il exhorté sur Canal+
"Ne croyez pas que l'élection serait jouée parce qu'on nous l'aurait annoncé ou parce que Nicolas Sarkozy veut avoir tous les pouvoirs", a-t-il estimé. "Ce n'est pas un 3e tour", a-t-il dit en évoquant les élections législatives, "on ne va pas empêcher Nicolas Sarkozy d'être président de la République, on veut l'empêcher de mener sa politique". Belle formule, mais c’est Jospin qui a eu l’idée de faire les Législatives dans la foulée de la Présidentielle… Pour provoquer un effet boule de neige en faveur de l’élu.
La France a besoin effectivement d’une bonne opposition. Mais sous Chirac, le PS a-til été une bonne force d’opposition.Les opposants systématiques sont aussi jugés sur leur bilan de « sortants », surtout quand ils s’accrochent à un programme plutôt flou, bricolé, et une vision manichéenne des clivages droite-gauche qu’ils n’entretiennent que par intérêts de parti. Qui parlait de duo plus que de duel ? Ah ! Oui. Bayrou. Dans cette analyse-là aussi il avait (et a toujours) raison…

Le « coup de gueule » de Fabius le dviseur
Il se fâche Fafa et il pousse un coup de guele dans le JDD (fier de cette exclusivité). Unité ! Rassemblement ! Fin des querelles stériles ! Discipline ! Dans sa bouche, c’’est (presque ) drôle. Quand on pense à l’esprit de parti , de discipline, de rassemblement qui fut le sien après le referendum interne au PS sur le projet de Constitution… Ne s’est-il pas rendu compte, avec son intelligence brillante (comme celle de Juppé) que la PS aux Présidentielles a surtout payé la facture et les fractures de son attitude anti-européenne (lui le très libéral devenu anti-libral, lui l’européen devenu anti-européen)…J’ai lu son « coup de gueule » : qui lui donnera un bon coup de pieds dans les fesses ? Il en est où, au fait, Fabius, dans sa définition personnelle du « socialisme » ?

Quand Le Pen lance des fleurs à Sarko, le « siphonneur »…
Interrogé sur les débuts du nouveau président, Jean-Marie Le Pen dit vouloir attendre "100 jours" pour voir les résultats de "son action", avec cette petite pique "ce n'est pas en faisant du jogging qu'on va régler les problèmes"…. A ce propos, le président du FN estime que Nicolas Sarkozy "en fait trop". Jogger, serrer les mains des passants... "Tout cela, c'est du cinéma. Et parfois, c'est too much".
Mais il ne cache pas son admiration Le Pen, en bon connaisseur : Si Ségolène Royal "sur le fond n'a pas fait une mauvaise campagne", Nicolas Sarkozy "a été assez original et performant. Il a fait une campagne à l'américaine exemplaire. C'est même un modèle qu'on pourra étudier plus tard à Sciences Po".
Le leader du FN se souvient même avoir trouvé que "l'homme a du charme" quand il l'a rencontré notamment au ministère de l'Intérieur.
Ce faisant, bien sûr, "Sarkozy est venu siphonner une partie de mes voix". Les électeurs "ont préféré voter pour celui qu'ils tiennent pour mon disciple et qui parle comme moi" … il est des compliments qui cachent quelques méchancetés !

Arlette telle qu’en elle-même
Elle a du mérite, Arlette. Mais elle a une conception de la démocratie représentative un peu paradoxale : La « travailleuse » Laguiller affirme que le programme des 563 candidats LO aux législatives n'est pas un « programme électoral » mais « prépare les luttes ouvrières de demain ». Bizarre… c’est moins grave que de promettre des lendemains qui chantent…. Ou des « grands soirs » !
03:55 Publié dans Législatives 2007 Carnet de campagne | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, PS, législatives, le pen, hollande, bayrou
01/05/2007
Le brin de muquet de Le Pen à Sarkozy: "Sarko, Ségo, c'est le même pipeau"...
Il avait déjà "piqué" un million de voix à Le Pen, il va sans doute (si l'on en croit les sondages) récupérer au moins 80% des suffrages du "führer " du FN au second. Et Le Pen lui offre un beau cadeau: son mot d'ordre en faveur de l'abstention (mot d'ordre bien peu "républicain") permet au présdent de l'UMP de "dédroitisiser" une image devenue extrêmement droitière depuis quelques temps... Heureux Sarkozy! Il passe un excellent premier mai, Nicolas, En attendant le "bouquet" de demain....
Le président du Front National (qui se remet très mal de son score ) a appelé les électeurs (encore trop nombreux)qui l'ont soutenu au premier tour de la présidentielle (10,44% des voix) à "s'abstenir massivement" dimanche prochain. Jean-Marie Le Pen a donné cette consigne de vote à l'occasion du traditionnel rassemblement du 1er Mai du FN."Soumis à un choix entre bonnet rose et rose bonnet, notre pays ne peut, hélas, rien espérer de l'UMP et du PS", at-il dit en imitant une formiule du communiste Jacques Duclos, en 1969, lors de la finale Poher-Pompidou, "bonnet blanc et blanc bonnet."... Ce qui est (encore) un petit cadeau à Sarkozy, soit dit en passant.

Il a renvoyé dos-à-dos Nicolas Sarkozy - accusé de "hold-up sur les thématiques [du FN]" - et Ségolène Royal. "Nous ne devons prendre aucune responsabilité dans le choix du 6 mai", a-t-il déclaré à ses partisans, à qui il a demandé de "se réserver pour les élections législatives, les 10 et 17 juin prochains," à l'occasion desquelles le FN entend bien prendre une "légitime revanche". M. Le Pen a d'ailleurs présenté son intervention comme "le premier discours de la campagne législative". D'une campagne pour laquelle il a déjà programmé cinq grands meetings: le "Le Pen Circus" continue....
Le président du FN pense que les élections présidentielles ont montré que les idées défendues par le parti d'extrème-droite ont progressé dans l'opinion. "Il ne s'est jamais ouvert un boulevard politique aussi grand pour le Front National, nos idées sont quasiment majoritaires", a soutenu M. Le Pen.
Ici se pose une question grave: N'a-til pas raison? la lépénisation des esprits, pour reprendre une expression de Badinter, dépasse tous les clivages politiciens, non? Et cela, c'est pour les démocrates un sujet de proccupation majeure. Appel à la vigilance: le pire des liberticides, c'est celui qui agit en douceur, insidieusement, discrètement... Il faut dire que quelques produits liberticides sont aussi en vente dans des boutiques dites de gauche! Allô, Monsieur Frêche, si mal combattu aysein du PS?
Plusieurs milliers de personnes - 15 000 selon les organisateurs - ont pris part à cette manifestation. Dans le cortège qui scandait "Ségo, Sarko, même pipeau", les discussions, selon le journaliste de l'AFP, allaient bon train, avec parfois des inquiétudes : "On est là entre gens du FN, et on s'engueule. C'est ça qu'a réussi Sarko. Ca peut être la fin du Front. Maintenant mes plus grands ennemis, c'est ceux qui ont voté Sarkozy" s'énervait ainsi un partisan d'une soixantaine d'années...
Comme quoi les ennemis de nos ennemis ne sont pas toujours nos amis. Mais en démocratie, on parle d'adversaires, de concurents, pas d'ennemi... Du moins, devrait-on. Ce serait le signe visible d'une démocratie "apaisée" et d'une société de civilité, donc civilisée...
14:50 Publié dans Présidentielles 2007: carnet de campagne | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : le pen, sarkozy, royal, présidentielles, politique
30/04/2007
Carnet de campagne : En attendant le duel…
Sarko met le feu à Berçy
Berçy rempli n’accueille qu’un peu plus de 18 000 personnes. Mais Sarko, qui multiple les sièges, les voix et surtout les promesses comme un faiseur de miracles, a mis le feu à une foule en liesse de 40 000 personnes ! « Il faut compter ceux qui étaient dehors ». Pourquoi diable n’a-t-il fait le coup du stade de France ?

Oh ! Les femmes …
MAM toujours en première ligne pour tirer sur Ségo, la femme à abattre : « Pour faire face à tous ses défis, la France a des atouts, si elle est bien dirigée. Nous n'avons pas besoin de quelqu'un qui change d'idées aussi souvent que de jupe. » a lancé Michelle Alliot-Marie, la « mère perfide » de l’UMP à propulsion nucléaire.
Charasse et Santini auraient dit « culotte », eux. C’est ce qu’ils ont sans doute entendu, d’ailleurs. Comme d’autres « vrais mecs » de ce parti qui préfère payer les amendes prévues par la loi sur la parité en politique plutôt que de respecter la Loi, dans sa lettre et son esprit.

La ministre de la défense a sorti sa grosse artillerie. Touchée, coulée, Ségolène ! C’est sans doute le « respect » version Sarkozy :
« Nous n'avons aucun besoin de quelqu'un qui dit une chose à côté d'une frontière et le contraire de l'autre côté de la frontière, de quelqu'un qui ne sait même pas quel est le gouvernement en Afghanistan, qui ne connaît pas les problèmes de défense nationale, et qui établit la politique énergétique et nucléaire sur un coin de table avec comme seul conseiller un représentant de Greenpeace. Le monde est compliqué, le monde est dangereux, mais nous avons tout ce qu'il faut pour permettre à la France de continuer à être le grand pays qu'elle est (...) Pour cela, soyons tous rassemblés derrière Nicolas ». Amen !
A petite « dose »…
Sarko reproche à Ségo de changer d’avis en fonction des circonstances. Et lui alors ? A Berçy, il a envisagé une « dose » de proportionnelle un seulement pour le sénat mais pour l’Assemblée, histoire de donner une sucette aux centristes appelés à le rejoindre, « puisque M. Bayrou abandonne l’UDF ». Que les « sarko-centristes » ne se réjouissent pas trop : il n’y a aucun risque d’ « overdose » en la matière… La seule overdose qu’ils risquent, c’est celle de cette drogue qui s’appelle « promesses non tenue ».
Dites-moi qui vous soutient…
Avec plus de 200 sondages qui le donnent gagnant, Sarkozy a de bonnes raisons de croire qu’il n’a pas « tout donné » pour rien, même s’il ose encore prétendre qu’il se présente en « challenger ».
Une excellente nouvelle pour lui : selon un sondage, 82% des électeurs de Le Pen sont décidés à voter pour lui indépendamment des « consignes » que leur « führer », pardon leur chef suprême, doit donner en ce premier mai, fête du travail sous le signe de Jeanne d’Arc.
Rien d’étonnant : le candidat effectif du Cac 40 se dit aussi « le candidat du peuple ».D’ailleurs, il l’a prouvé en s’écriant « une usine, c’est beau ! Cà vit ! On ne s’y sent jamais seul !»…Et il défend avec force les « petits blancs », comme on disait aux USA en parlant des pauvres qui combattaient plus pauvres qu’eux…

A la réflexion, 82%, c’est peu…Il est vrai qu’un million de lepénistes (de « gauche », on dit ?) avaient déjà pensé au premier tour que bien des idées lepénistes étaient mieux défendues par le « républicain » Sarkozy que par le papa de Marine. Trop molle et souriante, Marine ! Trop nuancée…D’ailleurs, c’est une femme : chez les lepénistes, on veut des qualités « viriles » pour mener le bal politique.
Et il est courageux, Sarko : il propose des lois qui auraient interdit à ses ancêtres de venir en France. Oui, je sais : mon humour devient limite, là. Mais en « dérapages » délibérés, Sarkozy est tellement expert qu’il finit par donner le mauvais exemple…
Les voix de Bayrou penchent vers …la gauche
Les notables « sarko-centristes » seraient-ils coupés de leur électorat ? Pas de conclusion hâtive, mais, si vous croyez aux sondages, ceux publiés ce dimanche et réalisés avant le « dialogue » Bayrou-Royal devraient vous intéresser. Celui de la Sofres, par exemple.
Parmi les électeurs de François Bayrou (18,57% des voix au premier tour), 61% ont arrêté leur choix et ceux-là penchant plutôt pour la candidate PS (31%) que pour l'UMP (23%), tandis que 7% s'abstiennent. Les électeurs centristes restant hésitent, et ils détiennent les clefs de l'élection.

L'alliance avec François Bayrou est jugée naturelle par l'électorat du PS, à 78%, aussi bien que par l'électorat de Nicolas Sarkozy (76%). Mais les électeurs de François Bayrou sont plus enclins à juger naturelle l'alliance avec Ségolène Royal (51%) qu'avec Nicolas Sarkozy (33%).
L'annonce de François Bayrou de créer un nouveau parti centriste pour les législatives est approuvée par 64% des personnes interrogées, celui de ne pas donner de consigne de vote par 72% d'entre elles. Il reste central, Bayrou… En dépit des centristes excentrés qui n’ont qu’un œil (droit).
Monsieur « j’ai changé » fidèle à lui-même
J’ai lu et relu le discours de Berçy. Quel talent ! Et quel continuité…Un festival de démagogie et une avalanche de concepts et d’idées-slogans bien peu dignes des enjeux. S’il a « changé », ce n’est pas forcément en mieux. L’un des porte parole du PS a raison : Le « Supermann » de la droite « décomplexée » (son pire ennemi est en lui) a prononcé "l'éternel discours de haine et de division, en stigmatisant pêle-mêle les « assistés », « les fraudeurs et les voleurs », les « enfants de mai 68 », la « gauche » et « François Bayrou qui abandonne l'UDF ».
Dans la « république des barbelés » annoncée, quels boucs émissaires seront-ils trouvés ? Les « commissaires européens » déjà mis dans le même sac de ce que « les Français ne veulent plus »…Histoire d’afficher d’excellents sentiments européens, bien sûr.
00:45 Publié dans Présidentielles 2007: carnet de campagne | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sarkozy, le pen, royal, présidentielles
08/04/2007
Carnet de campagne: L’ « exploit de Sarkozy »: Rendre Le Pen… « modéré » !
Il fallait le faire ! Il eut mieux valu ne point le faire… Mais Sarkozy l’avoue lui-même, en privé (selon le Nouvel Obs) : « au deuxième tour, je suis sûr de l’emporter quel que soit le cas de figure car ni Royal ni Bayrou n’auront les voix des extrêmes gauches alors que moi, j’aurai celles de l’extrême droite ! ».
Il est vrai aussi que d’autres sondages révélés par le Canard et commandés par le ministère de l’intérieur (avant l’arrivée de Barouin) donne quelques sueurs froides dans l’équipe de Sarko : bien des sondés qui disent « vouloir voter Sarkozy » voteraient en fait Le Pen… Ce qui modifierait bien des pronostics. Quelques experts n’excluent pas un duel Bayrou-Le Pen ! Après tout ce serait la résultante de la majorité actuelle : celle qui en ont assez du « système », d’un système de fausses alternances….
D’où les surenchères « nationalistes » chez Sarkozy, d’où aussi l’obsession « identitaire » et les « dérapages » ou les aveux, sur les terrains glissants des idéologies « neuro-populistes » et des promesses on ne peut plus démagogiques. Sarkozy joue ce qui lui fait gagner des points dans les sondages : ce que savait faire Ségolène jusqu’à y noyer son âme…
NS : Napoléon Sarkozy… Un mégalo sommeille chez tous les paranos…

Du coup, le candidat du Front national Jean-Marie Le Pen prend le masque du « bon petit père » moins anxiogène que le « gamin dévoré d’ambitions » de Neuilly, ce Rastignac 2007 d’une république qu’il rêve impériale…
« Vous êtes des Français à part entière » lance-t-il aux jeunes d’Argenteuil. En faisant passer l’ex-ministre de l’intérieur pour un dégonflé sinon pour un lâche. Et il est bien d’indulgence teintée de pitié pour les dernières déclarations de Sarkozy… La pédophilie inscrite dans les gênes ? Le candidat UMP « a repris les vieilles thèses du XIXe siècle sur le criminel-né ». La citoyenneté française pour toutes les femmes martyrisées du monde ? « On est là dans le domaine ubuesque »...
Les surenchères identitaires de Sarkozy ? De la surcompensation…. « C'est un candidat qui vient de l'immigration, moi je suis un candidat du terroir. C'est vrai qu'il y a une différence, un choix qui peut être considéré comme fondamental par un certain nombre de Français », a-t-il déclaré en faisant allusion à ses origines hongroises, dont il s’est « lui-même servi comme argument pendant la campagne »…

Quoi qu’il arrive Sarkozy aura déjà réussi à dédiaboliser Le Pen. Que disait-il déjà Jacques Chirac en faisant ses adieux ? Ah !Oui … « Ne composez jamais avec l'extrémisme, le racisme, l'antisémitisme ou le rejet de l'autre. Dans notre histoire, l'extrémisme a déjà failli nous conduire à l'abîme. C'est un poison. Il divise. Il pervertit, il détruit. Tout dans l'âme de la France dit non à l'extrémisme.
Le vrai combat de la France, le beau combat de la France, c'est celui de l'unité, c'est celui de la cohésion. Oui, nos valeurs ont un sens ! Oui, la France est riche de sa diversité ! Oui, l'honneur de la politique, c'est d'agir d'abord pour l'égalité des chances ! C'est de permettre à chacun, à chaque jeune, d'avoir sa chance. Ce combat, malgré tous les obstacles, et même si je mesure le chemin qui reste à parcourir, il est désormais bien engagé. Il doit nous unir dans la durée. C'est l'une des clés de notre avenir. »
Comme disait Azouz Begag, « il risque de nous manquer ce Chirac ! »
DONNER UNE CHANCE ... AU DESESPOIR
>>> Un élan lyrique de Ségolène : « Quand je propose un contrat nouvelle chance (beau lapsus !) et que j'entends dire que « ce n'est pas possible » et « oh la la, ça va être compliqué » et « qu'est-ce qui va se passer », eh bien moi j'entends la leçon de Jaurès: n'ayons peur d'aucune idée, n'ayons pas peur d'essayer d'avancer », a-t-elle lancé. « Répondons d'abord aux problèmes. Au désespoir, donnons une chance !». Elle est en train de donner de plus en plus une malchance à l’espoir….

>>> « Beaucoup de gens sont déçus de cette gauche tiède qui n'est pas capable de changer la vie au quotidien », a estimé José Bové sur Canal + .Ces électeurs, le 22 avril, « soit ils se réfugient dans le vote protestataire de Besancenot et Laguiller, mais on a bien vu en 2002 que ça n'avait pas servi à grand chose puisque les trois millions de voix qu'ils avaient réunis, ça n'a pas créé de dynamique,soit ils vont vers Marie-George Buffet ou Dominique Voynet, mais c'est uniquement pour essayer de gagner un strapontin avec le PS », a-t-il accusé. Selon lui, « ce qui est important, c'est que les électeurs aient envie de changer tout de suite, au quotidien, pas dans un futur lointain », sans attendre « une révolution mythique ». Généreux, José. Mais on fait quoi et comment ? L’utopie au présent : c’est de l’ alter-utopisme…
>>> Voynet veut « peser plus » ! Mais « le peuple de l’écologie » s’en balance ! Hulot lui aura été fatal...Il est vrai qu’elle avait fait bon poids quand elle était ministre dans un gouvernement dit de « gauche ». C’est elle qui a assassiné la liaison Rhin-Rhône à grand gabarit qui aurait pu équilibrer et compléter la liaison Rhin-Main-Danube et permettre de dégager nombre d’axes routiers des camions pollueurs…Un vrai crime contre l’écologie. Et une décision à TGG, très grande gabegie…
L'ECOLOGIE A GRANDE GABEGIE
Au fait, vous l’entendez beaucoup parler d’écologie, Voynet ? Madame fait dans le social et pleure sur elle-même ! Les Verts vont payer très cher les quelques sièges que le PS…ne lui a pas encore réservés aux législatives. Mais les Verts seront-ils encore un parti après le 22 avril ? La recomposition politique ne fait que commencer…Au centre, sous l’aile de Bayrou, le Vert est déjà passé à l’orange…Il y a plus de mesures écologistes dans le projet de l’extrême Centre que dans le programme de Voynet.

>>> Vivement l’Etat impartial de Bayrou ! Dans les silences délibérés de médias suivistes plus que découvreurs et dans l’autocensure ambiante du duo de l’UMPS, des nominations en chapelet qui feraient scandale dans toute démocratie digne de ce nom : avec l’installation de Vincent Lamanda à la présidence de la Cour de cassation, le cour des courtisans est pleine… Elle est belle l’indépendance de la Justice !
JUSTICE: BLINDAGE ET FORTIFICATIONS
Depuis 2002 sur les 36 postes de procureurs généraux, 26 ont changé de titulaires…Des chaises musicales avec des partitions de droite jouées par des instrumentistes de droite pour des chefs de chœurs et d’orchestres de droite…Sarkozy a tout pour se montré le « candidat apaisé » devant des français « exaspérés »… « Ce n’est plus du verrouillage, c’est du blindage, de la fortification », dénonce le « Canard enchaîné ».Mais les sondages ratifient ces choix, non ? Alors…En plus, Ségolène ne s’en émeut pas. C’est le système… Le PS en a déjà profité et en profitera encore un jour ou l’autre…Peut-être !
21:45 Publié dans Présidentielles 2007: carnet de campagne | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : présidentielles, politique, bayrou, royal, le pen, sarkozy
06/04/2007
La bataille des banlieues : Le Pen 1-Sarko 0
200 à 300 manifestants à la Croix-Rousse, quartier populaire et bobo…Et Sarkozy recule ! Avec une excuse mensongère que Fillon dément le lendemain : le retard d’un avion qui avait … quatre minutes d’avance sur l’horaire prévu. Un mensonge bien inutile, mais révélateur du fonctionnement de la « machine Sarkozy »…

Les manifestants n’étaient pourtant ni nombreux ni bien virulents … « Sarko t'es pas le bienvenu » : c’est plutôt gentil. « Des Charters pour Sarko » : l’ironie n’a rien d’agressive... Mais Sarkozy veut cultiver une image lisse, paisible, souriante, sereine. Mieux vaut, pour lui, s’exhiber avec Bernadette Chirac qu’avec la « racaille » des banlieues…
On risque moins de retomber dans ces excès verbaux qui fleurissent si souvent dans la bouche « racailleuse » de celui qui voulait « casser la gueule » au « bougnoul Begag » et qui lance si facilement des formules du genre : « j’aurai ta peau ; çà va saigner ; t’es mort ». J’arrête là : il va encore traiter les journalistes de « charognards ». En se voulant rassurant : « Pourquoi voudrais-je virer la direction de France 3 ? Il n’y a pas de direction…. »
La République des incivilités en marche ?
« Moi aussi j’ai eu droit à des noms d’oiseaux », dit Fillon. « Mais dans ce monde où les non-dits ont tellement d’importance, c’est bien de voir quelqu’un qui n’a pas la langue dans sa poche » La « république des forts de halles » est en marche ! J’imagine les conseils européens avec Sarkozy : à l’arrogance s’ajouterait la vulgarité et la grossièreté. La « république des incivilités » au sommet !
Ce n’est pas parce qu’il a peur et se dégonfle que Sarkozy n’est pas encore allé dans les banlieues, dit en substance Fillon sur Canal+, c’est parce qu’il ne veut pas ajouter à l’exaspération des Français, à la tension. Il ira en banlieues s’il le veut, mais pas pour faire le jeu de ceux qui ne cherchent qu’à provoquer des incidents… Sarko ou la faiblesse tranquille ! De qui se moque-t-on ? De ceux qui acceptent qu’on les moquent…

Marine Le Pen un jour et Jean-Marie le lendemain montrent qu’ils n’ont pas peur,eux, d’aller en banlieue. Si Argenteuil m’était conté… Un beau coup médiatoco-symbolique ! Sarkozy battu sur son propre terrain. Avec un effet de manche qui est, pour Le Pen, un vrai luxe:"Si certains veulent vous 'karcheriser' pour vous exclure, nous voulons vous aider à sortir de ces ghettos de banlieue où les politiciens français vous ont parqué"..."Vous êtes des Français à part entière" Interdit de rire!
Une balle bien renvoyée en fait : Sarkozy a suffisamment labouré le terrain de Le Pen pour que le grand papa du FN (qui prépare déjà le deuxième tour) fasse une virée dans ses jardins…Un ex-ministre de l’intérieur qui était chargé de rétablir l’Etat dans des zones de non-droit n’ose pas aller lù où le champion des discriminations, du racialisme, des idéologie du « refus de l’Autre » ose aller le jour du chemin de Croix :il y a de quoi ironiser…"Je tiens à vous remercier tous de m'avoir permis de m'exprimer, là ou même pas notre ministre de l'Intérieur n'ose se rendre", a dit Le Pen qui sait que des études d'opinions non publiées attribuent à Sarko des voix qu'il va récupérer... A un point tel que dans son entourage, on voit assez bien un deuxième tour Bayrou-Le Pen, tant les Français en ont vraiment marre du système UMPS...
Un gouvernement d’ouverture
Mais Fillon (qui se voit, comme d’autres, à Matignon, en chef d’atelier de Sarko-président) se veut rassurant sur un autre terrain: le premier gouvernement de l’ère Sarko (si elle commence!) sera d’ouverture… « Avec des surprises » ! Politiques et générationnelles. Fillon va jusqu’à reprendre des formules de Bayrou sur la difficulté de faire des réformes quand on reste dans une politique de camp pour justifier cet « esprit d’ouverture ».
C’est beau, la vie… On peut rêver d’ailleurs : Glucksmann à la défense nationale, Max Gallo à l’identité nationale, Steevy à la jeunesse, doc Gynéco à la santé, Georges Frêche aux anciens combattants et Gollnisch à la culture…Au point où nous en sommes ! Le 1er avril pourtant est passé...
14:10 Publié dans Présidentielles 2007: carnet de campagne | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : sarkozy, politique, le pen, banlieues
15/03/2007
A « trois contre un »… FN, PS et UMP ont une priorité commune :barrer la route du second tour à BAYROU
Ouf ! La comédie de Le PEN sur le faux suspense de ses signatures est terminée. Comment les médias ont-ils pu, dans leur majorité, se faire prendre au piège (déjà tendu en 2002) de cet expert en manipulations, en victimisation, en mises en scène de complots imaginaires ?
Manque de recul, manque de retenue, manque de rigueur. Avec une complicité affichée de Sarkozy qui s’est dit prêt à se battre pour le leader du Front national dans l’assiette duquel il picore tant, dans la soupe duquel il plonge tant son pain, dans le verre duquel il boit tant…
François Bayrou, lui, n’a jamais été dupe : « J'ai toujours pensé que Jean-Marie Le Pen aurait les signatures (...) et je n'ai jamais voulu participer à aucune des manœuvres :'je donne des signatures pour avantager un tel ou désavantager tel autre', parce que ces manœuvres ne me paraissaient pas dignes », a-t-il dit mercredi, sur France 3.

DES ATTAQUES QUI SE MULTIPLIENT
Même dans leurs attaques contre Bayrou, les conseillers, les gourous, les « nègres » (au sens plumitif du terme) de sarkozy et de Royal utilisent les mêmes expressions, les mêmes caricatures, les mêmes clichés : une « bulle », un « pilier du système », « un produit des partis », un « prestidigitateur », un « semeur d’illusions », un "fabricant de confusion"…
Ces déngrements sont moins graves que les accusations distillées par les « blogeurs d’affiches » de l’UMP et du PS qui sévissent sur Internet à coups de rumeurs stupides et d'insultes, faisant de Bayrou un porte parole de la Trilatérale, ou du capitalisme international… Ou un champion d’un « retour à la IV ième République". Ou un Président "incapable de trouver une majorité"
DES ELECTEURS TOUJOURS HESITANTS...
A force de cogner sur le leader centriste, l’UMP, le PS et le Front national atteignent en partie leur but : toucher non le candidat de l’extrême centre mais atteindre son électorat. C’est en partie réussi : Bayrou baisse dans les sondages de ces derniers jours. Il risque de baisser encore (provisoirement) avec le retour médiatique du « péril Le Pen » si bien cultivé par la gauche et par la droite. A suivre…
Le jour même où il dépose ses signatures (et met la sienne au service de Dupont-Aignan avec un sourire satisfait chargé d’ironie), Le Pen annonce la couleur : son homme à abattre, c’est Bayrou. Pour cause, il lui a déjà pris la place de « troisième homme ». Cela ravit Sarkozy et Royal qui ont une angoisse :avec Bayrou au deuxième tour, ils sont sûrs de perdre… Le « duo » de l’UMPS retrouve donc pleinement en Le Pen un allié objectif de leur immobilisme, un ciment de leur fausse alternance, un pilier porteur de leur système, un complice majeur de leur confiscation des pouvoirs. Tant pis pour la France.

LES MEDIAS IGNORENT LE PROGRAMME DE LE PEN
Ils ont aidé par un élément capital :le silence des médias sur le programme du FN. Les petites phrases du « papy tranquille » de l’extrême droite et les souries malins de Marine passe avant tous les scénarii du film catastrophe qu’imposerait aux Français le programme meurtrier et suicidaire de Le Pen. Tout le monde s’en moque puisque Le Pen n’est en aucun cas donné vainqueur en cas de présence au deuxième tour…
Dans ce jeu à « trois contre un » pratiqué par le PS, l’UMP et le FN, c’est évidemment Sarkozy qui a le plus à gagner : il est sûr de gagner contre Royal ou contre Le Pen , alors qu’il est sûr de perdre face à Bayrou….
Daniel RIOT
14:15 Publié dans Edito | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : bayrou, le pen, royal, sarkozy
09/03/2007
Nicolas Sarkozy entre Le Pen et Simone Veil
De grands écarts (politiques, éthiques et de langage), un vilain mélange des genres et une tentation impériale de « l’exception ordinaire » qui fait peur…
Qu’est-ce qu’être Français ? Qu’est-ce que l’identité française ? En quoi et pourquoi doit-on lier immigration et identité ? Faudrait-il lier émigration et identité ? (Pourquoi pas ? ce fut fait dans le passé quand l’émigration fut interdite par le Roi)… Pourquoi ne pas lier aussi immigration, nationalité, citoyenneté et culture nationale ?
Qu’est-ce qui fait la différence, la « frontière » (ou la « clôture » pendant que nous y sommes) entre un Français du sol, un Français du sang, un Français par alliance et un Français de résidence, un Français de papier et un Français… sans papiers, un « vrai » Français et un « aubain » comme on disait jadis, un « National » français et un « Citoyen » français ?

Une phrase de Sarkozy m’a fait replonger le nez dans l’excellent (et indispensable) livre de Patrick Weil sur l’Histoire de la nationalité française depuis la révolution (« Qu’est-ce qu’être Français », publié chez Grasset en 2002).
SIMPLET A FORCE DE SIMPLISME
« Eh ! ben, oui. Enfin, quoi… », comme se plait à dire Sarkozy, « c’est une évidence, c’est du bon sens, c’est incontestable» : ce que le ministre-candidat simplifie en une phrase ouvre une boite de Pandore de la complexité… Où rien n’est évident, rien ne « va de soi »… A force de tout simplifier pour des besoins de communication, Sarko devient simplet. Le « syndrome Ségo », peut-être. Le simplisme est une maladie contagieuse. Dangers du mimétisme… Mais sa « gravitude », à lui, ce n’est pas seulement le simplisme : c’est la machiavélique tentation de « l’exception…ordinaire »
LE SILENCE COUPABLE DES CIREURS DE POMPES DE L’UMP
L'intention de Nicolas Sarkozy de créer un « ministère de l'immigration et de l'identité nationale » s'il était élu a provoqué, aujourd’hui, des réactions très vives de l'UDF et de la Gauche. Cela se comprend. Cela est même rassurant.
Ce qui inquiète,en revanche, c’est que des réactions critiques, des interrogations intelligentes et des questions pertinentes ne surgissent pas à « droite », comme si l’esprit de camp (et de clan) chloroformait les intelligences, anesthésiaient les idéaux républicains et démocrates et coupaient les bras du bon sens.

Sous de Gaulle, les « godillots » suivaient un guide au pouvoir. Aujourd’hui les cireurs de « pompes » du Prétendant affichent un suivisme de bien mauvaise augure et une autocensure qui fait craindre le pire. Bien à l’opposé de cet esprit de résistance qui était la marque du gaullisme authentique. Bien à l’opposé de cet esprit républicain qui se fonde sur le respect des valeurs proclamées.
DES QUESTIONS FONDAMENTALES
Pourquoi dramatiser ainsi ce qui n’est présenté que comme le regroupement partiel des activités de quelques ministères en un ?
Parce qu’il ne s’agit en rien de rationalisation et de mise en cohérence, mais d’un mélange des genres, d’une confusion de concepts différents et de réalités diverses, d’une compote d’objets de droit, de sujets politiques, de préoccupations diplomatiques, de souci d’intendance et d’idées philosophiques qui ne sont pas du même ordre…

Parce que les questions posées en une phrase mal réfléchie soulèvent des problèmes de fond. Sur la nature même de la France. Sur la nature effective de NOTRE République. Et sur le sens du mot « valeurs »…
LA « FRONTIERE » DES VALEURS REPUBLICAINES
Semblant de faire croire (il a osé l’affirmer) qu’il n’y a pas de « réflexions de fond » sur l’immigration alors qu’il a lui-même promulgué plusieurs lois et que l’immigration fait la Une depuis…1974 (débat lancé par Chirac !), Nicolas sarkozy a en effet franchi une « frontière », comme dit Bayrou. L’une de celles qui sépare les « républicains » des porteurs des idéologies anti-républicaines car contraires aux valeurs fondatrices de la République, du Conseil de l’Europe, des démocraties européennes. « Puisque Simone Veil s'est prononcée pour Nicolas Sarkozy, je lui demande si elle est prête à apporter son soutien et sa caution » au ministère proposé par Sarkozy. « Je suis sûr que la Simone Veil que j'ai connue ne peut pas accepter cette approche »

« Nous sommes absolument scandalisés par cette référence qui constitue un appel de pied supplémentaire à l'extrême droite de la part de M. Sarkozy, décidément très désireux de récupérer ces voix », a déclaré Jean-Pierre Dubois, le président de la Ligue des droits de l'Homme à l’AFP. « Je me demande jusqu'où ira cette dérive, cette ethnisation de la politique, cette intention affichée de trier les bons et les mauvais Français, les étrangers acceptables et les autres ».
SOUVENIRS AU GOUT AMER DE LA FRANCITE
SOS Racisme et d’autres associations abondent dans le même sens. Marie-George Buffet, va plus loin, en mettant des points sur les « i » : « Les masques tombent: Nicolas Sarkozy est dangereux pour la démocratie et pour les valeurs de la République (…) Accoler immigration et identité nationale renvoie aux épisodes les plus sombres de notre histoire. Réveiller ainsi l'époque de Vichy pour mieux donner des gages aux thèses xénophobes et racistes du Front national est indigne d'un candidat républicain à l'élection présidentielle ».
Propos polémiques et électoralistes face à une proposition elle-même électoraliste. Je suis rarement d’accord avec le PCF. Mais l’allusion à Vichy, même si elle est blessante pour l’électorat de Sarkozy, même si elle est excessive pour des raisons évidentes, vient à l’esprit… naturellement gazeuse en lassant un goût un peu salé.
Nous sommes heureusement encore loin de ce que la France a connu en cette époque noire, mais les discours d’hier « restrictionnistes » ou sur la « francité » sont de même inspiration que ceux d’aujourd’hui sur la « défrancisation », sur la « préférence nationale » sont porteurs de germes qu’il vaut mieux tuer dans l’œuf, et surtout ne pas banaliser, ne pas sous-estimer.
La lutte pour les Droits de l’Homme est indivisible. Elle est d’abord culturelle. Et se fonde sur une vigilance extrême. « Veilleur où en est la nuit ?», redirait Elie Wiesel. N’attendons « les chants clairs des malheurs nouveaux » chantés par Rimbaud.
L’HERBE DU PRE DE LE PEN
Ce n’est pas la première fois d’ailleurs que Sarkozy lie « immigration » et « identité » comme il a lié « immigration » et « sécurité ». D’où la comparaison pas seulement polémique mais compréhensible avec Le Pen qui fait la même chose, depuis longtemps, en pire et en plus large, puisque qu’il met dans les mêmes phrases immigration et chômage,immigration et baisse du pouvoir d’achat, immigration et violences, immigration et incivilités, immigration et peurs, immigration et déclin. Les sourires de Marine n’y changent rien….
Immigration, c’est-à-dire, « étrangers », étrangeté, « autres », « différences »…Avec tous ce que cela implique aujourd’hui dans des têtes lepénisées, dans un paysage mental collectif miné par une altérité perturbée par des crises identitaires, dans une phraséologie ambiante empruntée à ce que Barthes nommait un « fascisme langagier » : du racial, dans le meilleur des cas, du racialisme (comme on disait à certaines époques), « ratialisme » (pour reprendre un jeu de mot de Daniel Sibony qui implique un ratio, un quota,donc une immigration « choisie », « sélectionnée »), racisme (pour être clair). Tous les mots ont DU sens. Ceux de Sarkozy ont UN sens.

Comme dit justement, le premier secrétaire du PS, François Hollande « Immigration et identité nationale, je crains vraiment que dans cette campagne - il y avait déjà suffisamment de signes - Nicolas Sarkozy soit dans un flirt poussé avec les thèses du Front national (…) S'il s'agit de contrôler les flux migratoires, le ministère de l'Intérieur y suffit. S'il s'agit d'assurer l'intégration, le ministère du Travail qui est responsable de la population y suffit ». Il aurait pu aussi ajouter les contributions indispensables des ministères de la Justice, des affaires étrangères, de l’Education nationale, des affaires sociales, de la santé,de la culture, bref de tout un gouvernement …
L’IMMIGRE, CE BOUC EMISSAIRE TROP FACILE
« L'immigré est un bouc émissaire idéal », avait dénoncé avec pertinence dès jeudi soir, Faouzi Lamdaoui, secrétaire national à l'égalité et au partenariat équitable au Parti socialiste, jeudi soir. « En proposant de créer un « ministère de l'immigration et de l'identité nationale » Nicolas Sarkozy s'arc-boute dangereusement sur des questions identitaires et laisse entendre que l'immigration est une menace potentielle pour la culture française ». Et pour l’unité de la nation.
Revoici ce que Max Gallo décèle dans l’histoire de toutes les crises de la société française : la « cinquième colonne », l’ennemi de l’étranger (donc le « parti de l’étranger »).La Xénophobie n’est une folie douce. Le Pen en fait ses choux gras depuis 1974. Sarkozy broute l’herbe de son pré… le jour même où il officialise à grand renfort de publicité et de charges symboliques (à l’occasion de la journée internationale de la femme) le ralliement de Simone Veil à son « Tout est possible ». Son écart de langage est aussi un manque d’égards. L’excès de réalisme entraîne souvent un cynisme chargé d’impolitesses et d’inciviles contradictions.
UN CERVEAU D’ACROBATE
J’ai trop d’estime, de respect, d’admiration et d’affection envers cette Grande Dame pour ne pas vivre ces débats électoralistes sans souffrance intérieure… Mais, Simone avait été prévenue : entre Le Pen et Veil, Sarkozy n’est pas seulement condamné à des écarts de langage mais à de grands écarts politiques, moraux, éthiques, philosophiques… Sarkozy doit avoir un cerveau d’ acrobate !
J’en parlais hier avec Philippe Val, essayiste de talent et patron de Charlie Hebdo. Il ne faut certes pas diaboliser Sarkozy. Le Pen, bien que respectueux du suffrage universel, se situe hors du champ de la démocratie. Il est porteur d’une idéologie antidémocrate. Ni confondre, ni assimiler avec d’autres, ni même comparer à d’autres. « A force de voir tout le monde très à droite, on va finir par se retrouver avec un vrai facho quand il sera trop tard pour faire le tri » dit justement Val.
Mais dans le même temps, ce n’est pas en courant après Le Pen que l’on combat le lepénisme et la gangrène qu’il génère. « S’inspirer de », c’est « conférer légitimité à… ». La récupération d’électeurs est une chose, un « copié-collé » des idées en est une autre… « Les gens préfèrent toujours l’original », s’amuse le leader du FN en moquant Sarkozy.
D'AUTRES REMEDES AU VOTE LE PEN...
Le « vote Le Pen » a des raisons socio-historiques qui ne se combattent que par une pédagogie trop négligée, des causes sociologiques qui réclament de la compréhension mais qui ne s’éliminent pas par des « remèdes pires que le mal », des causes politiques qui s’enracinent dans les vices de notre actuelle démocratie cogérée depuis 25 ans par qui l’on sait et des raisons sociales auxquelles il importe de s’attaquer sérieusement, notamment la « smigardisation » et la précarisation des classes moyennes. Autant de sujets sur lesquels Sarkozy ne propose rien de sérieux !

Mais ce n’est pas en s’inspirant des propositions répressives, sélectives, discriminatoires, contraires aux engagements internationaux de la France en termes de droits de l’Homme, de droits des réfugiés, de dignité humaine de Le Pen que l’on combat les fléaux que l’on dénonce. Ou prétend dénoncer. Et que tout Républicain se doit de combattre. Sans démagogie, sans populisme, sans céder aux tentations des réflexes archaïques de « l’espèce », donc de l’animalité et de la barbarie qui sont constitutifs de « l’humanitude ».
LA TENTATION DE L’ « EXCEPTION »…ORDINAIRE
Sarkozy pousse le vice jusqu’à promettre que ce projet de loi (mal préparé aux conséquences mal évaluées, comme le montre sa formulation même) serait adoptée dès la session « extraordinaire » du Parlement qu'il convoquerait en juillet. Une session d’ « exception » pour une loi (et d’autres) d’ « exception » afin de faire en cinq semaines ce qui n’a pas été fait en cinq ans (heureusement en l’occurrence).
Terrible et effrayante cette tentation de faire de « l’exception » un quotidien, un banal, un normal. « L’exception ordinaire », c’est la négation des institutions médiatrices, c’est l’extinction de la séparation des pouvoirs, c’est l’étouffement des valeurs républicaines et personnalistes sur l’autel de l’efficacité. C’est l’un des points essentiels (parmi d’autres) qui le distinguent de François Bayrou, si soucieux comme Montesquieu nous l’a appris du poids des contre-pouvoirs.
En liant comme il le fait immigration et identité nationale, Sarkozy vise l’Ordre et la Pureté. Mais sa « tentation d’exception » (qu’il partage avec d’autres « grands démocrates », comme Bush par exemple) peut s’étendre à d’autres domaines qui lui tiennent particulièrement à cœur : les libertés (de la presse notamment), les droits de protestation, de contestation, de grève et les « contre-pouvoirs » (judiciaires notamment) qui nuisent à l’efficacité de son autorité, aux intérêts du « marché », et au dynamisme du « business »…
LA FASCINATION DE NAPOLEON III
Procès d’intentions ? Non. Hélas ! Trop de signes ne trompent pas. Sa fascination pour l’autoritarisme de Napoléon III n’est pas feinte. Quel Victor Hugo face à Sarko-le-petit, déjà « syndic de faillite du gaullisme » comme l’écrit si bien Philippe Val et possible Maître exceptionnel d’une République d’exception ?
« C’est ma conviction à moi, personnellement », si l’on veut reprendre l’un de ses tics de langage. Mais attention, « çà va saigner », comme il dit souvent, en privé, à ceux qui le contredisent, lui résistent ou travaillent dans des « journaux de merde »… Il a raison, Sarkozy, sur un point : « être Français, c’est d’abord parler français ». Il devrait juste ajouter : « bien parler un bon français ».En ayant une pleine conscience du « sens des mots ». Surtout quand on prétend (ce qui reste « exceptionnel ») accéder à la Présidence ! Mais ce n'est qu'un "détail" dirait Le Pen qui lui sait manier les mots....
Daniel RIOT
19:50 Publié dans Edito | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : sarkozy, le pen, bayrou, PS, immigration, droits de l'Homme, justice
02/03/2007
Mon carnet de campagne : La « commisération » très charitable du " Tonton flingueur " de l’UDF envers le Duo de l’UMPS…
>>> Ségolène « cogne » sur la droite : c’est de bonne guerre. Elle met « Sarkozy et Bayrou dans le même sac » : c’est une erreur de jugement, une malhonnêteté intellectuelle, un signe de panique, un défaut d’analyse et une bourde électorale… Chez Lang, c'est de la polémique (et un refrain quotidien) Chez elle, c'est de l'irresponsabilité.
>>> Sarkozy est plus fin : il laisse ses snipers tirer sur Bayrou. Bizarre : eux aussi disent qu’il est très « à droite » tout en l’accusant de flirter avec la "gauche". Moi je n’y comprends pas grand’chose à ce type de raisonnement.... Sans doute parce "droite" et "gauche" ne veulent plus dire grand chose.Un signe; je connais des conservateurs dits "à gauche" et des progressistes dits à "droite". Pas vous?
>>> Elkabbach dans une analyse sur France 2 : Bayrou est sympathique, mais son pari est impossible…Même face aux paris possibles mais antipathiques et nocifs pour la France de « Sarko l’inepte et de Ségo l’inapte » pour reprendre une expression du Nouvel Obs ?
>>> Autre analyse sur France 2. Celle de Cohn-Bendit : « Bayrou joue Matignon. Il veut être le premier ministre de l’une ou de l’autre ». Pauvre Dany ! Je l’ai connu plus inspiré et moins ridicule. Cette vision est même insultante. Matignon, Bayrou n’aurait-il pas pu déjà l’avoir en étant plus docile. Raffarin l’a échappé belle… Si même Dany réduit les engagements à des chasses aux postes, il n’y a vraiment plus de plage sous les pavés…Il est interdit d’interdire, il est vrai. Même des conneries infamantes et diffamatoires de celui qui s’est fait taper sur les doigts pour prôner une alliance UDF-PS-Verts?
>>> La droite et la gauche sont les premiers promoteurs de Le Pen. Ils agitent les deux le « péril » pour prêcher un « vote utile » qui pourrait décourager des électeurs potentiels de Bayrou. Faut-il combattre un populisme avec d’autres populismes ? Ils jouent avec le feu les sarkozystes et les royaliens. Il est vrai que Le pen a fait sa poussée grâce au PS et que sarkozy est expert en pêche dans les eaux troubles du lepénisme. Il est vrai aussi,certaines formules de sarko et de ségo le confirme, que la lepénisation des esprits dépasse les clivages archaïques. C’est Marine qui rigole : « Au bout du compte les populismes des deux favoris des sondages vont faire notre jeu »…
>>> Les attaques contre Bayrou vont encore s’accentuer après les derniers sondages : Avec 58% d'opinions favorables, François Bayrou devance désormais Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal, tous deux à 52% dans le baromètre de popularité TNS Sofres. Il a bondi de 19 points en février le candidat au tracteur…

>>> François Bayrou (dit « le tonton flingueur » par de Robien) juge "un peu pathétiques" les attaques de l'UMP et du PS contre lui. Cela lui inspire même de la « commisération »… Charitable le Béarnais… « Ils font flèche de tout bois, ils tremblent, ils multiplient les accusations, ils mettent des comités en place chargés de me surveiller, de me cibler, de me pister et vont dire n'importe quoi sur mon compte. (…)Tout ça est un peu pathétique, mais qu'est-ce que vous voulez qu'ils fassent d'autre, les pauvres! (…).Ils sont en train, tout d'un coup, de découvrir que le peuple français a une volonté qu'ils ne soupçonnaient pas (…) Rien n’est gagné, bien sûr,j’ai les pieds sur terre, mais je suis déterminé à porter ce combat jusqu'à son terme (…)Je suis ému et encouragé par cet immense mouvement de confiance qui est en train de se former parmi les Français. Ce mouvement de confiance va aller jusqu'au 22 avril et au 6 mai ». pour le reste, Bayrou préfère défendre et expliquer son projet que de répondre aux attaques. Il est vrai que, lui, a un projet cohérent.
>>> Les signatures n’ont pas de prix. Intéressante l’histoire de Roger Lechevalier, maire sans étiquette de Saint-Pierre-d'Arthéglise (Manche) qui avait parrainé Jean-Marie Le Pen en 2002… Il affirme avoir reçu un don de 1.000 euros en faveur d'une association des Amis du patrimoine de la part du représentant du Front national qui venait lui demander le renouvellement de son parrainage. Après avoir accordé sa signature à Jean-Marie Le Pen en 2002, le maire de la petite commune dit dans un entretien au "Parisien/Aujourd'hui en France" avoir reçu "un représentant du Front national" qui lui a "donné 5.000FF (environ 750 euros) pour notre comité des fêtes". Cette année, le même représentant local du FN "m'a envoyé un chèque de 1.000 euros. Encore une fois, ce n'était pas pour moi. C'est pour l'association 'Les amis du patrimoine' que j'ai créée pour restaurer les monuments de la commune", témoigne l'élu.
Mais après avoir connu "beaucoup de problèmes", notamment des "menaces", pour avoir parrainé Jean-Marie Le Pen "au nom de la démocratie", Roger Lechevalier a décidé de ne pas accorder sa signature au FN cette fois. "Je vais brûler les formulaires de parrainage et renvoyer le chèque", explique-t-il, "je ne signe pour personne".
Deux anomalies : la rétribution des signatures et les menaces. Mais ces anomalies ne sont pas le monopole du FN, en l'occurence à la fois coupable et victime. Les chantages aux subventions des conseils généraux sur les petits maires sont à le foisune forme de rétribution et de chantage. On dit (mais que ne dit-on pas ) que l'UMP et le PS savent très bien les pratiquer...
02:00 Publié dans Présidentielles 2007: carnet de campagne | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : bayrou, royal, sarkozy, le pen, politique, présidentielles
25/02/2007
Mon carnet de campagne: Le Dieu des fourmis et des étoiles...
Le Pen : « L’Etna, c’est moi »…
Le candidat du « peuple », du « capitalisme éclairé », de « la vie » qui aura « la victoire » grâce aux soutiens du « Dieu des fourmis » et du « Dieu des étoiles »… Il veut sauver la France et le monde, JMP attentif aux genêts qui repoussent sur l’Etna… Vol au-dessus d’un volcan. Avec, cette fois, un programme qui se veut « de gouvernement ».
Mais oui, c’est Marine qui le dit. Avec une conviction dans le regard et la voix qui ferait oublier tous les « détails » qui font que chez son père le naturel revient vite au galop et que ce naturel fait de la « culture de l’Autre (du trop semblable ou du différent) une négation de l’Autre et des autres… Avec tous les dangers « visibles » et « invisibles » que cela comporte. Au niveau où il est et où il peut encore monter dans les sondages, « le décor de la tragédie est déjà en place », pour reprendre une formule du patron du FN. L'Etna, c'est lui, mais si c'était l'Etat...

Les boucs émissaires classiques du FN
Une fois de plus, le dirigeant d'extrême droite s'est présenté comme le seul recours face aux « Sarkozy, Royal, Bayrou, Buffet, cartel de ministres et anciens ministres des gouvernements qui se sont succédé au pouvoir depuis 30 ans » et portent la responsabilité du « désastre actuel. ». Comme si la République pouvait être sauvée par un non (ou un anti) républicain.
Une fois encore JMP trouve des solutions miracles en attaquant l’immigration et la construction européenne, ces bouc émissaires qu’il faudrait inventer s’ils n’existaient pas : Vive la France repliée sur elle-même vivant en autarcie et fonçant vers l’avenir à reculons !
« L’incident du 11 septembre »
A propos, avez-vous noté deux sorties de JMP cette semaine (en plus de ses remarques sur Papon, bien sûr)… Dans un entretien au quotidien La Croix (de mercredi), Jean-Marie Le Pen qualifie les attentats du 11-Septembre à New-York d’un "incident". "Sur le moment, l'événement du 11-Septembre, pour ne pas dire l'incident, a conduit un certain nombre de gens à prendre leurs distances pour ne pas tomber sous le coup des accusations qui étaient alors lancées", affirme-t-il. "3000 morts, c'est ce qu'il y a en un mois en Irak" et "c'est beaucoup moins que les bombardements de Marseille ou de Dresde à la fin de la Seconde guerre mondiale". Ces derniers bombardements "étaient aussi des actes terroristes car ils visaient expressément des populations civiles pour faire capituler des militaires."

Chez les chasseurs, il a lancé : "Dans le Marais de Paris, on peut chasser le chapon sans date d'ouverture ou de fermeture, mais dans le marais de Picardie, on ne peut chasser le canard en février". Un artiste, ce Le Pen ! La « France moisie », comme disait Sollers qui donne son soutien à Ségolène (parce qu’elle est une héroïne de « roman ») reste bien vivante.

Bayrou la cible (suite)
En attendant la suite, les lepénistes se lancent aussi dans la chasse au Bayrou…Comme les snipers de SEGO et de SARKO, Marine Le Pen tire à boulet rouge sur le leader de l’UDF…. « Ce n'est ni droite ni gauche. C’est et la droite et la gauche'! ». Dans les sondages, « la certitude de vote pour M. Bayrou est de 30%, celle pour Jean-Marie Le Pen est de 70% », a-t-elle souligné. « Par conséquent, M. Bayrou peut très bien rechuter demain aussi rapidement qu'il est monté ».
Marine se montre même d’accord avec Gilles de Robien qui prétend que « Bayrou fait le jeu de Le Pen » : « A partir du moment où M. Sarkozy prend une posture sécuritaire, où Mme Royal le fait aussi (...), où M. Bayrou vient dire comme nous que le système est pourri, les gens se disent: 'tiens, le système est pourri, ça me rappelle quelque chose », ironise Marine …
De Robien peut être content de lui. C’est une tête pensante, de Robiens : il se donne jusqu’au début avril pour dire pour qui il va faire campagne. Il faut croire que personne n’avait remarqué que ses interventions quotidiennes contre Bayrou étaient des manifestations de soutien à Sarkozy (même si Sarko est le premier à démolir son bilan de ministre de l’éducation dont il est si fier le hobereau, vice-champion toutes catégories de l’auto-satisfaction gouvernementale… après Sarkozy, bien sûr)

« Speedy Sarko »
J’avais adoré l'émission "Cinq ans avec..." sur M6 avec Bayrou. Ce dimanche je me suis ennuyé avec Sarkostar qui, contrairement à l’une de chansons de Johnny, son idole de toujours, ne « donne guère envie d’avoir envie ».Seul son portrait (esquissé par l’excellente Anne –Elisabeth Lemoine) était prenant. Mais le « Speedy Sarko », « Sarko-Turbo », ce héros de « c’est du propre », ce « concentré de Super Nanny », ce « couteau suisse capable de tout faire », cette « bande annonce pour tous les programmes d’ M6 » n’a pas été à la hauteur de ses talents d’animateurs.
Il s’est montré tel qu’il se veut serein, calme, riche d’une humanité trop longtemps cachée, « authentique ». Et soporifique. Peut-être parce qu’il n’a plus rien de mystérieux sauf … ce qu’il pourrait devenir une fois au pouvoir. « J’ai choppé la grosse tête une fois, en 1993, quand j’ai été nommé ministre et je me suis juré que je ne l’aurais plus ». Rassurant…
« Cours plus vite, Charly »…
Les sondages qui montrent que Ségolène surnage ? Pas de panique : « Les sondages j'en ai tous les jours. Les 25 sondages précédents, où j'étais en tête, je ne me suis pas dit une seconde que c'était gagné parce que je sais très bien que l'élection présidentielle c'est une longue histoire, qu'elle se mérite et que ce ne sont pas les sondages qui font l'élection". C’est politiquement fort. Vous imaginez un instant qu’il ait dit le contraire ? « Cours plus vite Charly » : c’est sa chanson préférée de son idole…
A propos de la campagne, une précision : l’UMP dément les infos dont je m’étais fait l’écho sur foi de dépêches d’agence. Il n’y a pas une cellule « spéciale bayrou » à l’UMP. « L’Observatoire » observe tous les candidats… Quel est le « con » comme on dit dans ces milieux qui fait des confidences inopportunes (car ce type d’info ne s’invente pas) ? Il n’y a pas que dans « l’équipe Royal » qu’il y a des boulons à serrer…

Des « cerveaux » pour Ségo
Déçu par « Cinq ans avec… », j’ai zappé sur Ripostes dont je suis un fidèle. Qui parlait de la défaite de la pensée ? Là elle s’est étalée… Un scoop : des intellectuels vont publier une pétition de soutien à Ségolène. Je comprends que Bayrou ait refusé tout Comité de soutien. Mais je comprends que Royal ait besoin d’appuis cérébraux.
Quand je lis ses goûts et ses propositions culturelles dans « Télérama », je me dis que Finkielkraut a raison de parler de « vacuité » à son propos et de déplorer son « relativisme culturel ». Sur ce point, Sarkozy n’a rien à lui envier, il est vrai. Bayrou a une supériorité sur les deux : c’est un vrai lecteur de vrais livres. Le paysan lettré du Béarn a une culture qui ne relève pas de la « com’cu », de la « cuculture marketing ».

Rocard proscrit : Mendès, réveilles-toi !
Bonne question de Finkielkraut dans Riposte : « pourquoi Rocard ne fait-il pas partie du troupeau des éléphants ? » Rocard, c’est l’héritage de Mendès-France en effet. Mais PMF pour qui éthique et politique faisaient couple n’était déjà pas bien en cour sous Mitterrand… Pourquoi le serait-il sous Royal ? il est vrai que Rocard avait oser dire à propos de la candidate du PS « On ne confie pas un camion plein de TNT à quelqu’un qui a à peine son permis »… Mais d’autres (récupérés) avaient été plus méchants (ou plus pertinents) encore… Sans doute Rocard a-t-il de vrais principes, lui.

A propos de PMF, un livre attendu depuis longtemps sur lequel je reviendrai : une biographie signée Eric Roussel et publiée chez Gallimard. Un livre un peu épais pour des « grands » candidats qui ne savent lire que des fiches… Pourtant, chez Mendès, le mot « République » prend un sens qu’il n’a plus guère sur les plateaux télé et surtout pas dans la bouche des deux grands spécialistes de l’infantilisation de la société qui sont en tête des sondages. C’est douloureux l’exigence… démocratique !
20:30 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : présidentielles, le pen, sarkozy, royal, politique, bayrou
19/02/2007
Déshonneur et Patrie
Pimpon, pimpon : Le naturel et le culturel reviennent au galop chez Le PEN…. Qui peut s’en étonner ? Ceux qui ne veulent pas voir qui le chef du FN reste derrière ses sourires de grand père assagi et quoi se profile toujours derrière ses propos si bien limés et huilée par sa fille Marine la futée…
Oh ! Il ne s’agit bien sûr que « d’un point de détail » : une affaire de médaille sur un cadavre. Même les vers de terre ne doivent pas apprécier cette breloque laissée en héritage par le Premier Consul Bonaparte par sa loi du 29 Floréal an X (19 mai 1802)… On ne va tout de même pas chercher des noises à une famille dans la douleur soucieuse de respecter les dernières volontés (illégales et immorales) d’un défunt qui n’a joué qu’un rôle de « bouc émissaire ». Paix des cimetières, SVP.
D’ailleurs, l’ancien « sous-préfet » Papon est mort d’un arrêt du cœur : cela prouve qu’il en avait un. Respect des tombeaux, de grâce...De surcroit, qui pourrait empêcher quelqu'un d'arborer mort ce qu'on lui a retiré de son vivant? "Cette médaille est mieux dans un cercueil que dans la poussière d'un placard familial", lâche Le Pen. Et, poussons le raisonnement: où est l'injustice, dans le fait qu'on lui donné cette décoration ou dans celui qu'on lui ait ordonné de ne plus la porter? Les croque morts ne verbalisent pas leurs hôtes...

Logique, non ?… Chez Le Pen sans aucun doute...
Tant pis pour les familles des victimes de ce bourreau bureaucratique : elles ne votent pas Le Pen.
Tant pis pour celles et ceux qui ont de « l’Honneur » une autre perception, de « la patrie » un autre sens et de la République une autre conception : ils ne votent pas Le Pen.
Tant pis pour celles et ceux qui ont de l’Histoire une autre vision, de la Justice une autre culture et pour les responsabilités individuelles et collectives d’autres exigences : ils ne votent pas Le Pen.
Tant pis pour celles et ceux qui sont pris de dégoût devant le destin de Papon et face aux réactions de Le Pen : la solidarité posthume de « Jean-Marie » pour « Maurice » ne ressuscite pas le second qui jusqu’à son dernier souffle a redit qu’il ne regrettait rien ("Si j’avais à refaire ce que j’ai fait, je le referais") et conforte une partie de l’électorat du second.

Qu’y pouvons-nous ? L’Honneur, pour certains se mérite avec le sang des autres. Et la Patrie n’est-elle pas pour trop « d’humains trop humains » un de ces lieux où, selon la formule de Voltaire, « l’âme est enchaînée » et l’une des sources d’autolégitimation de la Barbarie.
"Honneur et Patrie": c'est la devise de la Grande Chancellerie de la Légion d'Honneur...
On en perd même l’envie de plaisanter sur la vanité de ce que Bonaparte, expert en démagogie jusqu’à la folle mégalomanie, nommait un « hochet » et sur cette France où le « deuil des convictions se porte en rouge et à la boutonnière », selon le trait d’humour de Jules Renard…
Daniel RIOT
15:10 Publié dans Edito | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : le pen, papon, justice, histoire, droits de l'homme
22/01/2007
Mon carnet de campagne:Sarko en prison, Hollande à la maison, Weachter en pleine déraison, Le Pen tel qu'en lui-même...
L’Abbé Pierre dans la campagne
Logique. Quel candidat, quel leader ne lui a-t-il pas rendu hommage ? Un hommage mérité. Jacques Chirac a évidemment bien fait de décider un hommage national. Un seul problème dans les hommages des politiques. Ce résistant, ce révolté, cet homme d’action qui a su faire des pauvres les propres acteurs de leur arrachement à la misère, a passé sa vie (comme tant de militants associatifs) à pallier les insuffisances de l’Etat, donc des politiques. Des imperfections, donc des… perfectibilités. Il nous a appris à ne jamais baisser les bras, à refuser la résignation, à nous lancer dans « l’insurrection de la bonté ». Cela passe (aussi) par les urnes.
Le Sarko nouveau en prison
Heureuse, mme boutin. Nicolas a suivi ses conseils. Il est allé visiter une prison (de femmes, en plus). Histoire de changer son image : le partisan du « tout carcéral » a-t-il pris conscience de la honte nationale que provoque des prisons scandaleuses, surpeuplées et devenues les premières écoles du crime ? Il veut créer des « hôpitaux-prisons » pour séparer les malades des délinquants. Il annonce aussi des réformes qui auraient dûes être faites depuis longtemps. A quand la « tolérance zéro » envers les responsables politiques qui nous font payer les factures de ce que Pisani appelle « les décision non prises à temps » ?

La retraite à 70 ans ?
ITW économique et sociale de Sarko dans le Monde. Extraits : « La retraite, ce n'est pas un problème d'épargne mais de travail. Si cela vous intéresse de travailler jusqu'à 70 ans et de partir ensuite en vacances plutôt qu'acheter un appartement pour vos petits-enfants, c'est votre droit. Mais en travaillant davantage, vous contribuez à résoudre le problème de l'équilibre des retraites.
-70 ans, est-ce un cap à fixer ?
-Non, le cap c'est la liberté. Il faut que celui qui veut travailler plus longtemps puisse le faire. Je souhaite une société du libre choix.
-Faut-il garder la retraite à 60 ans ?
-Le droit à la retraite à 60 ans doit demeurer, de même que les 35 heures continueront d'être la durée hebdomadaire légale du travail. Que ce soit un minimum, cela me va très bien. Ce que je n'accepte pas est que cela soit aussi un maximum. Quelle drôle d'idée que d'interdire aux Français de travailler plus pour gagner plus. »
Et pour ceux qui cherchent du travail mais n’en ont pas ? Quelle drôle de question, sans doute…

Finies les scènes de ménage:" Des roses dans le ciel"
« Ensemble, tout est possible ». Chez les Royal-Hollande, on applique à la lettre le slogan de Sarko. « Programme commun » pour un couple dont les français percevaient mal la cohérence politique… dès aujourd’hui, c’est ensemble qu’ils ont orchestré une « opération portes ouvertes » dans le QG de campagne de la compagne du premier secrétaire du PS. D’ailleurs, toute la famille des éléphants étaient là, sauf Fabius (ce qui ne veut rien dire)
Ségo a galvanisé ses généraux et ses troupes. Il était temps…"Battons-nous! Je donne le coup d'envoi de cette bataille", a-t-elle lancé devant un panneau bleu sur lequel était inscrit son slogan - provisoire - de campagne : "Le progrès pour tous, le respect pour chacun".
"Cette bataille, je veux la gagner avec tous et toutes, tous ceux qui considèrent qu'en voilà assez de ces gaspillages, de ces brutalités, de ces violences, de ce libéralisme outrancier", a-t-elle ajouté, sans citer le nom de Nicolas Sarkozy, mais en promettant d’être « la présidente de toutes celles et tous ceux qui jusqu'à aujourd'hui n'ont pas eu la parole, ceux qui étaient sans voix ». Tiens, tiens, elle pique des formule à Bayrou, Mme Royal…
Ce nouveau souffle (promis) a inspiré Hollande : « Nous voulons que la campagne (...) permette d'accrocher des roses au ciel et si ce n'est pas possible, nous les accrocherons nous-mêmes" ». C’est beau la poésie. On n’en fait pas assez à l’ENA…
Il est vrai que le sens des formules et l’humour au deuxième degré de Hollande est bien connu. N’a-t-il pas dit l’autre jour , « Le charisme de Ségolène, c’est qu’elle n’en a pas » ?
Ce nouveau souffle n’a pas encore suffit à rassurer les « cadres » de cette campagne toujours dans le « trou d’air ». La rose au poing a bien des épines… même si l’on fait abstraction des calomnies et des rumeurs diffamantes et infamantes distillées (par qui ?) sur internent : la justice sera saisie. Le couple royal a raison.

Où Sarko a raison…
A la question « Que répondez-vous à la gauche qui vous accuse d'avoir capté son héritage, en citant Jaurès, Blum et Zola ? » Sarkozy répond :
« Il n'y a pas d'histoire de gauche et d'histoire de droite. Il y a l'histoire de France. La France, c'est une synthèse et ne pas le comprendre, c'est ne rien comprendre à la France. Voilà donc que François Hollande développe une lecture communautariste de l'histoire. Je suis très heureux d'avoir redonné à la gauche le goût de Blum ! Je ne reconnais plus le socialisme de Mitterrand. Au moins, celui-là avait-il des lettres. Et quand l'ancien président allait parler de la mort avec Jean Guitton, est-ce qu'il se posait la question de savoir s'il était de droite ? Je me dois d'être à l'écoute de l'électorat de gauche quand il est à ce point trahi et abandonné dans ses valeurs par les actuels dirigeants socialistes ». Sur ce point précis, il joue sur du velours , Sarko-le-lettré à la main de fer qui se veut caressante…

Le Pen : le naturel revient au galop.
Marine fait des efforts et en fait faire à son père, mais le vieux proverbe , « chassez le naturel , il revient au galop » se vérifie. C’est dur de « changer »….Pour le président du Front national (FN), il y a deux catégories d'enfants qui naissent sur le territoire français, ceux des familles françaises " de souche " et les autres. Quand " les spécialistes de l'INED - Institut national d'études démographiques - se félicitent que le nombre d'enfants par femme soit passé à deux en 2006 ", Jean-Marie Le Pen répond qu'" il s'agit là de la fécondité de la totalité des femmes résidant en France et non des femmes d'origine française ", ce qu'il déplore en parlant de " substitution de population " : « Le vrai bilan démographique, c'est l'effondrement des naissances françaises »
Le candidat Le Pen s'engage à demander, par référendum, à la fin du mandat présidentiel, l'inscription dans la Constitution du " caractère sacré de la vie ". Un moyen de revenir sur la loi permettant l'interruption volontaire de grossesse. Une loi honnie par la branche catholique du parti, dont plusieurs des représentants participaient, dimanche, à une « marche pour la vie »
Nous voilà loin, très loin de l’Abbé Pierre...Un "curé rouge", sans doute pour Le Pen

Le relais de HULOT…
Chez les Verts, les hommages rendus à Nicolas Hulot ont un coté requiem de joie… Un écolo se dit triste et déçu : Antoine Waechter. Mais, il ne doute de rien, le haut-Rhinois : « Je suis celui qui prend le relais de Hulot. Aussi, je vais lancer un appel aux maires qui attendaient la décision de Hulot pour s'engager, leur demandant de reporter leur parrainage sur ma candidature, représentation de l'écologie indépendante ». C’est beau la foi qui peut soulever les montagnes. Mais n’est pas l’abbé Pierre qui voudrait…
21:00 Publié dans Présidentielles 2007: carnet de campagne | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, royal, sarkozy, le pen, hulot
16/01/2007
STRASBOURG:Suivre le Parlement européen sur Relatio
14:40 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : strasbourg, europe, le pen
14/01/2007
Mon Carnet de campagne : En attendant Hulot…
Les Verts rouges de colère
22 janvier ! Qui ne redoute pas le 22 janvier ? Le duo Sarko-Ségo risquerait de perdre des voix. Bayrou aussi. Et les Verts seraient comme laminés… Le 22 janvier, Nicolas Hulot annonce sa décision. Un vrai couperet pour Voynet et Lepage…
Déjà, la marmite bout chez les Verts. Mercredi dernier, trois députés européens - Jean-Luc Bennahmias, Marianne Isler-Béguin et Marie-Hélène Aubert - ont lancé un appel sur le site www.citron-vert.info en faveur d'une candidature unique des écologistes incarnée par l'animateur de télévision. Le texte a été repris par Libération le lendemain.

Cela s’ajoute à d’autres prises de positions, comme celle d’Yves Cochet qui voit mal comment les Verts pourraient faire le poids avec leur 1à 2%...La direction des Verts a aussitôt réagi en "condamnant" l'initiative. Avec des motifs plus politiciens qu’avec des arguments : « il nous faut un groupe parlementaire », dit Voynet. "Il y en a qui oublient sur quelle étiquette ils ont été élus", assure le porte-parole Yann Wehrling.
Mme Voynet continue, sans ciller, à affirmer qu'elle ne se retirera pas. "J'irai jusqu'au bout", insiste-t-elle depuis plusieurs jours.
Corine Lepage refuse, elle aussi, d'envisager son ralliement. La présidente de Cap 21 a estimé, dans une tribune publiée par Libération, le 11 janvier, qu'elle voyait "mal comment quelqu'un qui n'a à son actif aucun combat, (...) qui a une fondation qui est quand même alimentée par des entreprises contre lesquelles les écologistes se battent quasiment au quotidien, peut représenter les écologistes".
Un livre de plus en perspective pour Sarko-le-tragique
L'écrivain et dramaturge Yasmina Reza suit, pas à pas, Sarkozy depuis le printemps 2006. Objectif : un livre-enquête sur Sarkozy en campagne, Du coup, l'auteur de Art s'est embarquée elle aussi dans ce que Le Monde appelle le "cirque Sarkozy".
« Flatté qu'un écrivain reconnu et populaire s'attache à ses pas, le ministre lui a ouvert des portes fermées aux journalistes. Elle assiste à des réunions en petit comité. Il la reçoit à sa demande, l'invite dans son avion. Il lui a même permis de le suivre encore durant un mois après le second tour de la présidentielle. Quel qu'en soit le résultat. C'est sa fierté. » ; écrit Le Monde en rapportant deux propos de maître Nicolas

« Quoi que je leur dise, ils écrivent ce qu'ils veulent », grince-t-il à propos des journalistes politiques . « Tant de livres et si peu de talent », soupire-t-il, « vachard et désabusé », à propos des ouvrages qui lui sont consacrés. Catherine Ney se sentira-t-elle visée ?
Le Monde rapporte aussi une appréciation de Yasmina Reza : Sarko a une dimension tragique. Ah !bon… "Seule une fin malheureuse donnerait du sens à cette histoire.", aurait-elle dit. Qu’est-ce à dire ? Avec Sarkozy « tout est possible »…Même la défaite de l’UMP ? Que Ségolène ne se réjouisse pas trop. Elle aussi doit avoir un coté tragique bien dissimulé…
Requin lepéniste de l’UMP
Le sénateur-maire de Nice sera-t-il de la fête du « Sarkosacre » d’aujourd’hui ? Des élus de l'UMP ont demandé des sanctions à l'encontre de Jacques Peyrat, après la parution d'un entretien dans Nice Matin, du 11 janvier, dans lequel le maire de Nice et sénateur des Alpes-Maritimes explique qu'en cas de second tour entre Ségolène Royal (PS) et Jean-Marie Le Pen (FN) à la présidentielle, il voterait pour ce dernier.
"Je ne voterai jamais socialiste. (...) Jamais pour ceux qui ont soutenu le Vietminh et le FLN", a-t-il ainsi déclaré. " Je ne vais tout de même pas cracher sur ceux qui appartiennent de près ou de loin à ma famille", a ajouté celui qui fut membre du FN, de sa création à 1995.
Peyrat a le mérite de la franchise. Mais l’UMP aurait-elle dû l’accepter dans ses rangs ? A force de pêcher dans les eaux de l’extrême-droite, l’UMP se fait mordre par des requins lepénistes. Le Pen, lui, a dû éclater de rire…

Une injure…radicale
Un autre membre (associé) de l'UMP agace sérieusement la Cour de Sarko-Roi : Mourad Ghazli, membre du comité exécutif du Parti radical, dans Le Choc du mois, un mensuel qui s'est donné pour mission de « désenclaver » l'extrême droite, s'en prend violemment à Nicolas Sarkozy.
Il lui reproche d'avoir "manqué de respect" aux "familles modestes" en disant vouloir "passer des quartiers entiers au Kärcher". Et ce n’est pas tout… « Nicolas Sarkozy dit qu'il faut aimer la France ou la quitter. Mais c'est lui qui déteste la France, qui l'insulte lors d'un voyage officiel à Washington (...), qui la fait huer en Afrique et qui veut l'aligner sur le modèle américain qui ne sera jamais le nôtre. Alors, si Sarkozy hait tant la France, qu'il la quitte, comme il dit ! »
Une appréciation…radicale ! Un crime de lèse-majesté. Et une injure insupportable. Qu’en pensent Borloo et Loos ?

De Villiers rejette les avances de Le Pen
Bonne nouvelle pour ceux qui craignent un « trop score » de Le Pen. Selon le porte-parole du président du MPF, Philippe de Villiers, candidat à la présidentielle, exclut, tout « accord avec le trio Le Pen-Mégret-Dieudonné qui appartient au passé ». « Jean-Marie Le Pen, par ses jeux de mots douteux, son refus systématique de gouverner et ses amitiés malsaines comme Dieudonné, a caricaturé et décrédibilisé les idées patriotes », a ajouté Guillaume Peltier. Selon le MPF, « le FN est dans une impasse politique ». A l'inverse, selon Guillaume Peltier, Philippe de Villiers est « la seule alternative crédible à la gauche dangereuse de Ségolène Royal et la droite frileuse de Nicolas Sarkozy ».
Un bémol à la satisfaction que peut susciter la division de l’extrême-droite. Le refus du maître du Puits du FOU de pactiser avec le FN est peut-être un signe de reconnaissance envers Sarko : L'UMP n'a pas investi de candidat dans la circonscription vendéenne où la députée sortante appartient au MPF.

Les humoristes pris de court…
Le Monde publie un excellent article de Macha Séry sur Humour et politique. Une conclusion…qui n’est pas drôle : les politiques se transforment tellement en histrions que les humoristes en perdent l’inspiration.
Tout se passe « comme si la politique, devenue un spectacle avec ses piques assassines de tous côtés, ses sentences prudhomesques, ses " raffarinades ", ses maladresses langagières et ses mensonges éhontés prêtant autant à l'affliction qu'à la galéjade, pouvait se passer désormais de la satire ».
C'est ce que laissait crûment entendre Guy Bedos à propos de Jacques Chirac, en 2002, rappelle Macha Séry : " Il n'a pas besoin des "Guignols" ou de moi. Il s'autoguignolise tout seul. Il n'y a rien à faire. Tu répètes ce qu'il dit, et les gens : "Ah, ce qu'il est con !'' Un exemple parmi d’autres de jeux de rôles pas drôles.

Sur certains plateaux de télé, certains vont jusqu’à rire… d’eux-mêmes. Peut-être parce que, comme disent les québécois, « le rire est une belle façon de montrer les dents ». Pour mordre ou pour rayer le parquet ? Personnellement, cela ne ma fait pas rire…
Les élus ne doivent être ni des histrions ni des top modèle pour couverture de magazines. Encore une dérive de la démocratie ! Tous les moyens sont bons pour séduire l’électeur-consommateur qui zappe quand le sérieux l’emporte sur la frivolité.
Ne cherchez pas sur la carte la « présipauté » du « Groland » : elle se situe sur les bords de Seine. Au train où l’on va, Jules-Edouard Moustic (l’animateur de l’émission de Canal+) présentera le 20 heures de TF1…

01:10 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, Verts, hulot, le pen, humour
21/12/2006
Mon carnet de campagne: le rapport qui fait mal à Sarkozy...
>>> Un vrai scoop du Figaro et une info qui va secouer le monde entier : le Dr Douste-Blazy choisit dès maintenant Sarkozy ! Il n’attend pas même la décision de Chirac pour lequel il avait trahi ses idéaux centristes. Il aura tout de même fait une belle carrière, Philippe ! Tout le Quai d’Orsay en rit encore. Jaune. Depuis quand la France avait-elle aussi bien représentée sur la scène internationale ? En incarnation du déclin, le Dr « No-miracle » est une figure idéale…
>>> Dure la vie en couple ! Il paraît que çà barde entre Hollande et Royal. Spéculations… Comme je n’en sais rien, je n’en pense rien. Il paraît que Le Pen et Mégret sont réconciliés. Une bonne nouvelle pour les extrémistes de droite qui tirent déjà un parti considérable du duo Sarko-Ségo lequel nourrit un archéo ou un néo populisme dont Jean-Marie , en « Grand-Papy de la Nation », n’osait rêvé …

>>> Le Canard enchaîné a dû déchaîner la colère de « Sarko-le-pompier-pyromane » des banlieues ! Selon une enquête réalisée par le Cevipof et la Sofres pour le ministre de l'intérieur, 52 % des 2 039 banlieusards interrogés estiment que ce sont "les propos de Nicolas Sarkozy" qui ont le plus lourdement contribué aux émeutes de novembre 2005. Suivent d'autres raisons expliquant l'embrasement des banlieues il y a un an : la télévision a "facilité l'escalade", pour 44,5 % des sondés, loin devant "le harcèlement et les violences de la police" (25 %) et le rôle des "mafias" (20 %). Ce dernier a souvent été mis en avant par Nicolas Sarkozy pour expliquer la coordination des "bandes" qui ont brûlé des voitures, malgré les réserves des renseignements généraux.
>>> Ségolène Royal s'est prononcée ce soir à Illkirch-Graffenstaden, près de Strasbourg, contre une Europe "naïve", prônant "des mécanismes qui protègent notre industrie" dans la compétition mondiale, dans un discours où elle a exalté le rôle de "la puissance publique". Comment ? Mystère. Avec quelles mesures ? Mystère. Juste une jolie « raffarinade » :"non seulement l'Etat peut encore servir à quelque chose, mais il doit servir à quelque chose". Que c’est beau ! Hors de toute naïveté...
02:05 Publié dans Présidentielles 2007: carnet de campagne | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : présidentielles, sarkozy, royal, le pen
21/11/2006
carnet de campagne: Vous avez dit "sondages?

>>> « Rien n’est joué », a dit, sourire aux lèvres, Dominique de Villepin. Même si on ne croit pas aux sondages (en dehors de ce qu’ils sont, c’est-à-dire une photographie de l’opinion à un moment T et dans des circonstances C) le thermomètre IFOP à paraître jeudi dans Paris-Match, lui donne raison… Ségolène Royal l'emporterait contre Nicolas Sarkozy par 51% contre 49% au second tour de l'élection présidentielle. C’est peu, très peu. « Rien n’est joué », en effet, même si la candidate socialiste à la présidentielle gagne ainsi quatre points et si Nicolas Sarkozy en perd autant par rapport au sondage IFOP du mois précédent.
>>> « L'étude » montre aussi que Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal arriveraient à égalité au premier tour de l'élection avec 29 % des suffrages. Si Jacques Chirac était candidat à la place de Nicolas Sarkozy, il obtiendrait 15% des voix et perdrait au second tour contre Ségolène Royal par 41% contre 59%. Mais comment trouver crédible de sondage dans les circonstances actuelles. Nous sommes en plein « virtuel »…

>>>François Bayrou et Jean-Marie Le Pen arriveraient eux aussi à égalité, avec 11% des intentions de vote, selon le même sondage. L’un n’est pas encore candidat déclaré, l’autre n’a pas encore ses 500 signatures…Et les deux font d’autres « scores » dans d’autres baro-thermomètres. La France était-elle tellement malade qu’elle doive prendre sa température (et sa tension) tous les jours ou plusieurs fois par jour ?
>>> Selon le même « état des humeurs et des intentions » , Olivier Besancenot obtiendrait 5%, Marie-George Buffet 4%, Arlette Laguiller, 3%, Jean-Pierre Chevènement 2%, Dominique Voynet 2% , Philippe de Villiers, 2%, Corinne Lepage 1% et Frédéric Nihous, candidat de Chasse, Pêche, Nature, Traditions, 1%. Tiens, tiens on ne parle pas de Hulot … Dommage.
>>> On aurait pu le mettre en concurrence avec Drucker pour son art du consensus,Georges Pernoud, champion du grand large, PPDA pour sa popularité, Ruquier (l’éditorialiste le plus influent de France), Denisot (pour sa réussite en sports, sauf au PSG), Christine Ockrendt (pour ses engagements européens), Pernod (qui sent si bien la « France profonde », plus basse que celle « d’en bas » si chère à Raffarin), pour ne citer que quelques « info-stars », parmi d’autres dans d’autres secteurs…Un Jamel, par exemple. Un Bedos. Un Zavatta (ah ! Non : Il est mort).
>>> « Ne se prononcent pas: 5% », dit encore « l’étude »… Ce dernier score est le plus surprenant : les Français sont-ils aussi « décidés » dans un paysage aussi « fluide », comme dit de Villepin ? L'IFOP fait bien de rappeler "que les résultats de cette enquête doivent être interprétés comme une indication significative de l'état des rapports de force actuels dans la perspective du prochain scrutin présidentiel" mais qu'"en aucun cas, ils ne constituent un élément prédictif des résultats le jour du vote".
>>> A quoi cela sert-il alors ? L’info-intox, la démo-doxo, et la sondo-mania démonétisent la démocratie. A force de panels, qui tombe dans le panneau ? Je n’en parle ici que pour en rire … jaune. Et crier « Assez ! ». Dominique de Villepin a raison sur ce point aussi : « les Français se rebellent contre toute décision qui leur semblent imposer ». Le malheur, c’est que les phénomènes de mode, les réflexes de « mimétisme de masse » et les aspirations identitaires de celles et de ceux qui adorent voler au secours de la victoire annoncée s’opposent à cette « rébellion »
« Je suis leur cheftaine, donc je les suis »…
>>> Revenons à l’essentiel (du moment) : SEGOSTAR ! Ségolène Royal a déclaré sur TF1 qu'elle ferait une campagne présidentielle "participative" pour "remettre le peuple français au coeur du projet des socialistes" et "construire avec lui les réformes" qu'elle mettrait en oeuvre si elle est élue chef de l'Etat. C’est beau çà ! Et plus facile que de rénover structurellement la « démocratie représentative »… « Maintenant que les socialistes ont beaucoup parlé entre eux, nous allons nous tourner vers les Français, conquérir leur confiance", a déclaré Mme Royal, en exprimant sa volonté "de ne pas décevoir" et en réaffirmant que son "objectif" était "de remettre le peuple français au coeur du projet des socialistes pour construire avec lui les réformes que nous ferons demain".
Elle a annoncé qu'elle allait "lancer une campagne participative pour que tous ceux qui veulent participer, venir dans le projet des socialistes, y apporter des précisions, des idées neuves - n'ayons pas peur des idées neuves! -, puissent le faire." Le projet de la candidate sera "sans doute complété (...), plus concret" que celui du PS, a déclaré Ségolène Royal. Il faut "aller plus loin dans la hiérarchie des priorités et dans les idées neuves qui surgiront dans cette campagne", a-t-elle affirmé. La première phase de sa campagne, a-t-elle expliqué, sera "une phase d'écoute, pour (...) agir juste, partir des vrais problèmes des gens et y répondre".

Allô, allô, j’écoute… Les sondages, surtout. . « Je suis leur chef(taine), donc je les suis ». D’ailleurs, "Un leader doit cesser de considérer qu'il ne sait pas tout seul et qu'en voilà assez des politiques qui assènent sur la tête des autres ce qu'il faut penser, ce qu'il faut dire et ce qu'il faut faire"… Et si le vent tourne ? C’est l’esprit d’Edgar Faure qui va souffler : « Ce n’est pas la girouette qui tourne, c’est le vent ». La modernité néo-socialiste et archéo-politique sera opportuniste ou ne sera pas.
>>>« Participative » jusqu’où ? Cela deviendra vite la question clef… en cas de crise, de contestation. Je n’apprécie pas toutes les analyses de l’excellent Alain-Gérard Slama, mais celle faite dans le FIGARO de ce lundi exprime bien ce que je crains…pour un avenir proche. Aucune des réponses que donne jusqu’ici Ségolène « ne tend à rendre les citoyens plus responsables. Ils relèvent, pour la plupart, de la palabre communautaire - le blog - favorisée par la Toile et du « toujours prêt » secouriste, plutôt que de la solidarité et de l'intégration. La pente de sa personnalité, influencée par les nouveaux théoriciens de la démocratie participative, incline Ségolène Royal à ne pas distinguer la sphère publique de la sphère privée, le politique du social, la prévention de la sanction, et à mettre en place un État à la fois transparent et s'occupant de tout, et d'autant plus liberticide qu'il sera plus faible ». Un peu comme Sarkozy, si j’écoute bien…
>>> Marie-George Buffet a haussé le ton face à la nouvelle candidate socialiste. Et multiplié les appels du pied aux collectifs antilibéraux, en estimant que la période était "cruciale" pour "le maintien d'une alternative à gauche". Convoqué dans l'urgence, ce conseil national avait pour objectif de répondre à la situation nouvelle créée par la désignation de Ségolène Royal. L'ancienne ministre de la jeunesse et des sports a accusé la candidate socialiste de vouloir incarner l'"air du temps" en se fondant sur "une démocratie d'opinion". Selon elle, "Ségolène Royal ne prend en compte que les insatisfactions et les solutions immédiatement palpables". "Un renoncement au courage politique" pour la secrétaire générale du PCF, qui estime que l'alternative à gauche doit se construire avec ceux "que la dérive du Parti socialiste laisse au bord du chemin." "Les objectifs politiques que Ségolène Royal assigne à sa campagne sont à l'encontre de l'exigence de rassemblement de la gauche pour répondre aux attentes populaires. C'est en cela que la situation est grave", a-t-elle ajouté.
>>> Arnaud Montebourg, porte-parole de Ségolène Royal, ne savoure qu’à moitié la victoire de sa championne, selon Le Point : « Je suis inquiet pour la suite. Il va falloir maintenant qu’on se mette sérieusement à élaborer le programme de gouvernement de la candidate. On va devoir faire en 4 mois ce que François Hollande n’a pas fait en 4 ans ». Montebourg se demande qui peut « cadrer » Ségolène Royal. Il se souvient que récemment François Hollande lui a demandé de « se charger de cadrer Ségolène Royal ». « Il en est hors de question », s’exclame-t-il, « c’est son mec et en plus c’est le 1er secrétaire du Parti »
La belle « unité » de l’UMP
>>> Belle unité ! Dans une interview publiée dans Le Parisien, le ministre délégué à l’Enseignement supérieur, François Goulard, a critiqué vertement le programme du parti de la majorité. Un « programme attrape-tout pour ne pas dire attrape-nigaud ». Joli, non ? Pas faux, en tous cas… « Sarkozy est incapable d’admettre un avis différent du sien. Il se bloque dès qu’une autre voix se fait entendre », explique-t-il encore au Parisien. Qu’est-ce que cela va être s’il gagne aux Présidentielles !

>>> Chirac a raison : la question de la sécurité devrait « réunir les Français », dit-il devant les Maires de France. Mais le ministre d’Etat qui en est chargé ne cesse de les diviser… Alors ? Qui est le chef de qui ? Qui est responsable de quoi ? Ne faudrait-il pas aussi, parfois, parler de « fautes professionnelles » chez les ministres ? Le malheur, c’est que les (vagues) propositions faites en la matière par Ségolène ne sont guère plus rassurantes (et réunificatrices) Mais elle peut changer d’avis grâce à sa campagne « participative »…peut-être !
23:35 Publié dans Présidentielles 2007: carnet de campagne | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : politique, présidentielles, sondages, bayrou, sarkozy, Royal, Le pen
12/11/2006
Carnet de campagne (suite):HEU-REUX, LE PEN.ENTRE LA GIROUETTE et LA GAFFEUSE..
"Myster Caméléon" et "Lady Nunuche"...
Faut-il parler de Le Pen ? Combattre ses adversaires, c’est les connaître et, surtout, ne pas les sous-estimer. Au Bourget, Le Pen a sorti quelques formules qui font tilt. On aimerait en rire. Mais nous ne sommes pas aux « guignols » 
Je cite :
*« Sacré Sarko, atlantiste en Amérique pour plaire à ses mentors, tiers-mondiste au Sénégal pour doubler Ségolène... et Français de retour en France, sitôt qu'il chute dans les sondages »(…) « Fabius le comparaît à un caniche mais il a tort. Comme animal politique, il tiendrait plutôt du caméléon »
* Ségolène Royal « en fait le moins possible », pour ne pas montrer les mêmes « incohérences » que M. Sarkozy.
« C'est Lady Nunuche ou la fée Gribouille » qui « se tait, déjà échaudée par ses multiples bourdes »
* « Sarko la girouette et Ségo la gaffeuse », leurs "popularités virtuelles se dégonflent déjà dans les sondages ».

Jean-Marie Le Pen s'est félicité que « tous à gauche, comme à droite s'accordent enfin sur notre diagnostic », à savoir la nécessité d'un « redressement national », après avoir « menti » sur l'état réel du pays et « tout cassé depuis 30 ans » (alors qu’il était déjà protestataire et opposant bien avant ces « 30 ans »…)"Vilipendés comme réactionnaires, extrémistes, fascistes par tous ces arrogants doctrinaires, ces idéologues sectaires, nous étions en réalité l'avant-garde, l'espoir de renouveau (...) et la conscience progressiste de ce pays" Toujours pas de quoi rire...
Son grand atout, c’est effectivement la « lepénisation des esprits ». Et la banalisation des idées "lepénistes" dans un contexte liberticide, « souverainiste, « nationaliste », « protectionniste », « autarcique » et « populiste » bien étranger au gaullisme authentique, au socialisme intelligent et au centrisme « central et humaniste » pertinent.
Comme le constate Rocard, c'est la gauche qui n'a pas su conserver l'électotat "populaire" qui fait les régiments du FN. Grave question. Il faut lire l'excellent essais de Pierre Rosanvalon ("La contre-démocratie", au Seuil). mais nos responsables politiques ne lisent pas assez...
Précision: Le PCF démend avoir invité Dieudonné (qui a fait un tour chez Le Pen) à la fête de l'Humanité. c'est rassurant pour le PC, mais pas pour Dieudonné qui, à tous ses défauts, semble ajouter le pire:le mensonge. Ou la preuve d'une maladie mentale. Cet "humoriste" ne fait vraiment rire que ceux qui oubient que le rire, ce "propre de l'homme", est aussi une forme d'expression ...politique. Sans rire.
Fabius cogne dur...contre Ségolène
Laurent Fabius a déclaré ce soir à Paris qu'il serait "paradoxal" que les militants socialistes élisent jeudi un candidat à l'Elysée qui défende "des positions en contradiction totale avec le projet socialiste"... "Allô, Ségolène? il n'y a personne au numéro que vous demandez.".

A quatre jours du vote des adhérents, c'est une démonstration de l'unité faite autour de lui qu'a tenté d'apporter le candidat, dans un lieu emblématique de la gauche (La Bellevilloise, à Ménilmontant), où prirent la parole Jaurès, Blum, mais aussi Lénine et Trotski. Belles références...
Devant plusieurs centaines de militants parisiens qui l'ont ovationné, aux cris de "Laurent, président!", M. Fabius en a appelé aux "fondamentaux de la gauche". "Ce serait un extraordinaire paradoxe que les socialistes choisissent quelqu'un dont les positions qui sont en flèche sont en contradiction totale avec le projet socialiste", a affirmé le candidat. Mais n'est-ce pas le "projet socialiste" qui devrait être mis en cause. Les majoritaires ont été trahis par un goût de la synthèse de François Hollande, meilleur stratège (pour Ryal) que vraiment porteur d'un vrai programme...
"Je ne veux pas choisir entre mes deux compétiteurs. Regardez sur quoi nos amis font l'essentiel de leur campagne: un jour l'encadrement militaire (...), un autre que le professeur s'occupe de l'enseignement tandis que quelqu'un d'autre s'occupe de la discipline (...)", a déclaré M. Fabius à propos des positions de Mme Royal. Eh! Oui... il y a plus, même...OU plutôt moins.
L'ancien Premier ministre a demandé que, "si on ne donne pas une prime supplémentaire à celui qui soutient le projet socialiste, qu'au moins il ne reçoive pas un handicap!". Un voeux pieux.
Dans une allusion à la prise de position de Mme Royal pour les 35 heures hebdomadaire de présence effective des enseignants dans les collèges et lycées, le député de Seine-Maritime a souligné qu'il est "important de dire la même chose devant les militants et devant les Français". C'est la moindre des choses, en effet...
"Il faut assez peu connaître le métier d'enseignant pour penser que la charge de travail s'arrête au moment où vous avez quitté l'établissement", a-t-il dit. "L'école est la priorité, alors, ne détruisons pas le système français", a-t-il mis en garde. Mais Ségolène va encore crier au "coup bas"...
Parlant des sondages faits auprès des sympathisants PS, M. Fabius a dénoncé "cette opération extraordinaire qui consiste (...) à sonder des personnes qui ne voteront pas pour expliquer à ceux qui voteront ce qu'ils doivent faire". Un déni de démocratie, en quelque sorte. Qui parlait de "mascarade"? Ah! Oui...Rocard...Trop sage et trop bien, trop pertinent et trop intelligent pour être dans le "coup". Et pourtant, n'a-t-il pas raison sur le fond et dans la forme, Rocard?
Une lettre de Fabius aux militants
Lêm à l'heure d'inernet, la poste reste irremplaçable...Laurent Fabius a écrit une lettre aux militants du PS (que publie METRO).Il appelle les militants socialistes à opter pour une gauche "d'alternance" et non "d'apparence" jeudi, lors de leur vote pour désigner le candidat du PS à la présidentielle."Ensemble nous ferons reculer le mur des injustices dans notre pays (...) Nous sommes le parti socialiste, pas le parti fataliste" (...) "En 2007, le temps de la gauche est venu. Une gauche d'alternance, pas une gauche d'apparence. Il faut d'urgence une autre politique pour la France. Chirac a échoué, Sarkozy fait peur, Le Pen est en embuscade, le changement doit venir de nous", dit notamment le candidat de la "France forte et solidaire" qui renvoie dos-à-dos ses deux rivaux: "Je ne crois pas qu'il soit vraiment moderne de vouloir copier la social-démocratie des Trente Glorieuses ou le blairisme qui a fini par s'allier avec Bush en Irak".
21:00 Publié dans Présidentielles 2007: carnet de campagne | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : politique, présidenteille, le pen, PS, udf
11/11/2006
Carnet de campagne: Vous avez dit "légitimité"?
L’humour (particulier) de Dieudonné…
Alors qu'il visitait les stands de la fête "Bleu blanc rouge" -rebaptisée "convention présidentielle"- du Front national au Bourget, Jean-Marie Le Pen a eu la surprise samedi 11 novembre de se retrouver nez à nez avec l'ex-candidat à la présidentielle Dieudonné, venu se faire un avis "citoyen" hors de toute "diabolisation". C’est d’un drôle ces rencontres de personnages opposés qui se ressemblent tant sur bien des points (poings ?)"Ce n'est pas du tout un appel à voter Jean-Marie Le Pen", a assuré (sans rire ) « l'humoriste » alors qu'on l'interrogeait sur les raisons de sa présence. "Je suis pour l'apaisement entre communautés", a-t-il ajouté.

"Dans ce climat de tension extrême, il est important de discuter, plutôt que diaboliser les gens. Ouvrons le dialogue". C’est beau, cela, non ? "Il est le bienvenu", a dit Golnisch…"Vous êtes le bienvenu", lui a aussi assuré Jany Le Pen. "Il a un grand talent il paraît" et "c'est bien dommage qu'on lui ait coupé la parole", a jugé bon de préciser l'épouse du leader d'extrême droite. La France plurielle est très singulière en certaines circonstances.
Ségolène, la « légitime »
Le JJD pour Ségo en ce dernier dimanche avant le premier tour de scrutin au PS. "A l'issue de ce processus, ma légitimité n'est plus contestable et le PS en sort grandi. C'est bien!", déclare-t-elle dans les colonnes du journal où elle estime être "la seule à pouvoir l'emporter sur la droite" dit-elle. "J'incarne le changement profond que réclament les gens. Pour beaucoup je suis la candidate contre les pouvoirs en place, contre les pesanteurs, contre ceux qui sont propriétaires de la chose publique", souligne-t-elle, en affirmant qu'il y a "un côté insoumission chez mes partisans" et en prenant soin d’enfoncer le clou qu’elle préfère : "Que la symbolique du père de la Nation puisse être une femme, ça c'est une révolution!"…

Pas « rancunière, mais »….
Ségolène Royal constate que "le parti a pris le risque d'affaiblir son candidat" quand il a accepté les débats internes « exigés » par ses deux rivaux Dominique Strauss-Kahn et Laurent Fabius."Doutant de mes capacités, ce sont les deux autres qui ont voulu ces débats. Et s'ils ont exigé six, c'est qu'ils pensaient que je ne tiendrais pas la distance", dénonce-t-elle avant de déplorer les "attaques très violentes" dont elle a été l'objet et auxquelles elle a refusé "de répondre"."Finalement, les militants ont permis que tout se déroule correctement", se réjouit-elle. "Si j'étais tombée dans la polémique, cela aurait pu très mal se terminer". Pour qui ? En tous cas, elle ne se voit pas « rancunière » (ce qui ménage cet inscrit nulle part…) Rancunière, elle ? "Non! Pas assez, c'est peut-être ma faiblesse. Mais comme je vais de l'avant, je ne traîne pas avec moi les scories du passé, toutes les méchancetés, les humiliations...".
L’espoir de DSK : un deuxième tour
Il a bénéficié d’un excellent soutien de Rocard sur TF1, ce soir, DSK. Mais que pèse Rocard sur les militants du PS. Ce n’est pas parce qu’il a raison qu’on lui donne … raison. Le « syndrome PMF » handicape toujours ce parti que Mitterrand avait eu le mérite de relever et qui risque de redevenir la bonne SFIO d’un mollétisme non social, autoritaire et peu cohérent… « Si Ségolène Royal fait un score inférieur à 46%, elle n'aura plus de réserve, tandis que je pourrai compter sur tous ceux qui n'ont pas voté pour elle, comme par exemple les jospinistes »,dit-il « Mais déjà ce débat dans le parti a permis de montrer que les trois candidats n'ont pas les mêmes positions, ni les mêmes capacités à combattre Nicolas Sarkozy". Et pour battre Sarkozy, le meilleur, à ses yeux, c’est lui. Il n’a pas forcément tort. Mais ce n’est pas lui va décider… DSK a la « légitimité « de la crédibilité », Ségolène a celle des sondages. Qu’est-ce qui compte le plus aujourd’hui ?

Fabius puise dans la boîte à idées de Bayrou
Fabius, lui, a quelle légitimité ? La sienne, d’ancien plus jeune PM de France, celle des ses trahisons (d’idéal et de parti) sur l’Europe et celle de réseaux bien organisés que DSK n’a pas au sein du PS et… ailleurs. Lui aussi mise sur un second tour. Et ce champion de l’Europe par la gauche, de la « gauche » gauche n’hésite pas à se servir de l’udf comme d’une boite çà idées
Il l’a dit dans une ITW au Monde ; ce second tour "opposera sans doute Ségolène Royal et moi-même, c'est-à-dire deux visions politiques différentes, l'une qu'on pourrait appeler le blairisme régionalisé et l'autre qui est tout simplement socialiste".
Ne dites surtout l’ex-jeune premier du PS qu’il est « archaïque ». « Au Ps, on appelle ainsi ceux avec qui on a un désaccord ».
En cette dernière ligne droite, après avoir repris à son compte quelques idées de Bayrou (sur l’écologie et sur l’indépendance des média par rapport à certains industriels, notamment), il se fait le Chevalier rose d’une laïcité renforcée. Il souhaite "adosser à la Constitution une charte de la laïcité", applicable "notamment à l'hôpital". "Je défends les principes laïques, en particulier parce que ce sont des principes de paix", explique-t-il dans Le Monde.

Cette laïcité réaffirmée est "d'autant plus nécessaire" dans une France plus diverse et multiculturelle. "Est-ce que la crise de nos banlieues disqualifie la République? Au contraire! Cette crise confirme l'actualité de la République, à condition que celle-ci ne devienne pas une République des apparences", poursuit M. Fabius. "Si dans un quartier vous n'avez ni école de qualité, ni logements décents, ni sécurité au quotidien, ni propositions d'emplois, ni lutte contre les discriminations, la République se transforme en une abstraction. Je suis hostile au modèle communautariste religieux, ethnique ou régional et j'entends bien, si je suis investi, que ce soit là un des grands débats que j'aurai avec M. Sarkozy, dont la démarche me semble inverse de la mienne", ajoute-t-il. Avec une tonalité très proche (là aussi) de celle de Bayrou. Sans doute parce que Fabius, en dépit de ses handicaps carriétistes, reste intelligent:l'UDF a en matière de "programme" la légitimité que donne le travail sérieux, en profondeur, sans tapage, mais avec courage et cohérence...
Pour Fabius, (et là encore on retrouve curieusement, bizarrement,paradoxalement, des accents de Bayrou) "la source de nos difficultés économiques résulte de la mauvaise spéculation de notre économie et de l'insuffisance de notre effort de formation et de recherche. La solution est alors dans le redéploiement, l'innovation, la formation. C'est ce que l'idéologie dominante appelle mon 'archaïsme"'.
La vidéo qui fait mal ?
Interrogé sur la vidéo pirate concernant Ségolène Royal, DSK (dont l’un des proches est mis au banc des accusés) a condamné la méthode qui, dit-il, "n'aura aucune conséquence sur le scrutin de jeudi". Il a en revanche refusé de se prononcer sur le fond: "je ne l'ai pas encore vu, mais on m'en a beaucoup parlé. Ce qui est certain, c'est que nos enfants ont grand besoin de plus de soutien scolaire. Mais il serait complètement illusoire de croire qu'on peut avancer dans ce domaine sans les enseignants".
Fabius , lui, sur ce point, est clair : "Je ne sais pas dans quelles conditions cette vidéo a été prise" et "c'est toujours un peu désagréable d'utiliser des choses faites à l'insu de quelqu'un", mais "un candidat doit tenir le même langage quelque soient les circonstances". "C'est quand même le b.a.ba".
"Je ne pense pas que ce soit une bonne idée de dire: finalement, les enseignants ils ne travaillent pas". "Il y a des réformes à faire dans l'Education nationale, mais cela doit se faire avec les enseignants et non pas en les prenant comme bouc-émissaires".
Le pire, c’est que Ségolène dans cette affaire joue la victimisation plus que l’argumentation. Un style de gouvernement ? Nombre de ses supporters au PS peuvent retrouver des réflexes de militants. Qui sait ? Mais, malgré ses bourdes, Ségolène, semble continuer à réussir dans le registre d’une séduction plus poeple que politique… Le 16 novembre, c’est bientôt.

Sarkozy des deux cotés de la caméra
L'intégration dans certains reportages télévisés d'images fournies par la société de production ETC suscite des remous à France Télévisions…Cela se comprend ! ETC, chargée par Nicolas Sarkozy de filmer ses meetings de campagne, bénéficie de conditions privilégiées pour tourner des images du ministre-candidat (ou du candidat-ministre), notamment une caméra réalisant des travellings spectaculaires, tandis que les journalistes télé, parqués sur les côtés de la salle, n'ont que de mauvais angles de vue.
Les journalistes CGT de France Télévisions protestent contre les «images de propagande» d'ETC qui sont parfois reprises dans les journaux télévisés, comme l'a révélé une enquête du Monde. Le contrôle des images est en passe de devenir une des polémiques dans la campagne présidentielle. A droite comme à gauche d'ailleurs, puisque ni caméra, ni appareil photo, ni même magnétophone n’ont été autorisés à enregistrer les trois débats en province des candidats socialistes, dont celui de Toulouse. Limites de la transparence… et de la démocratie. Avec quelle légitimité?
23:55 Publié dans Présidentielles 2007: carnet de campagne | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Présidentielles, ^politique, Royal, DSK, Fabius, Le Pen, bayrou
10/11/2006
Carnet de campagne:Quelle "réconciliation nationale " pour quelle réformes?
Jean-Louis Borloo : Pour une « réforme » globale et « radicale »
Il veut concilier et voir mener de front la « réconciliation nationale » (qui doit être la priorité des priorités du prochain président) et une réforme globale, générale et radicale de « toutes les politiques publiques ». Joli programme. Généreux. Qui pourrait être contre ?
« Si j'étais président de la République, le sujet crucial, historique, auquel je m'attaquerais, c'est cette concorde nationale et cette réconciliation », a déclaré sur France-2 le ministre de l'Emploi et de la Cohésion sociale, ajoutant qu'avec « le défi écologique », ce défi était « le plus important » pour l'avenir du pays.

Faisant allusion aux nombreux Français d'origine étrangère qui composent la société française, Jean-Louis Borloo a également dénoncé « une espèce de non-dit », concernant l'identité collective française. Il s’en dit « terriblement inquiet ». Il n’est pas le seul…
« L'indifférence a amené quelques tensions, puis quelques violences urbaines. Ca peut aller plus mal », a-t-il estimé, en admettant toutefois que « depuis deux ans », la société française était " « en train de prendre conscience » de ce problème, grâce aux instances de lutte contre la discrimination et pour l'égalité des chances, "grâce à des artistes" ou "des chefs d'entreprise". Et grâce au gouvernement auquel il appartient ? Voilà un ton qui n’est guère « sarkozien »…
Pour parvenir à cette "concorde nationale", Jean-Louis Borloo propose « de revoir toutes les politiques publiques », notamment dans les moyens d'accès aux grandes écoles des jeunes de toutes origines sociales ou ethniques. Pourquoi diable ne pas l’avoir fait ces cinq dernières années ?

Question personnelle : pourquoi Borloo ne fait-il pas équipe avec Bayrou ? Hasards de ce « loto politique » qui fait que souvent les étiquettes ne collent pas aux « contenants » ? Nécessité tactique pour carrière ministérielle ? Il est franchement plus dans une ligne UDF que une mouvance UMP plus libéralo-autoritaire que gaulliste (en dépit des cantiques de Sarkozy), plus « républicaine » (au sens américain du terme) que « démocrate » (au sens des traditions françaises démocrate-chrétienne et radicale), plus « économique » que « sociale ».
D’ailleurs, comment imaginer une « réconciliation nationale » sans appliquer ce que prône François Bayrou : ce dépassement des faux clivages politiciens et des vrais calculs politiques, des sectarismes et du saucissonnage des « disciplines » et des « spécialités » ? Mais peut-être Borloo, dans le secret de l’isoloir, va-t-il voter Bayrou si Sarkozy est effectivement le candidat UMP. Je n’en sais rien.
Hulot : L’EXPRESS soutient, mobilise et fait un joli coup de marketing politique.
Réchauffement de la planète et glaciation de l'Europe...
La semaine où l’on pleure JJSS, ce précurseur, l’Express a trouvé son « Monsieur X » de ce début de siècle : c’est Monsieur N.H, Nicolas Hulot…« Aggravation des périls, maturation des esprits: un seuil vient d'être franchi dans la conscience collective. Si l'environnement est menacé, l'homme est en danger. Pour agir avant qu'il ne soit trop tard, Nicolas Hulot interpelle le prochain chef de l'Etat français et lui propose de s'engager Pour un pacte écologique (Calmann-Lévy). Un combat que rejoint L'Express, parce qu'il est décisif pour l'avenir ».

Mais quelles armes utiliser pour ce « combat » ? J’ai suggéré à l’Express de se mobiliser aussi pour le « Plan Fitoussi », si complémentaire (et moins publicitaire) que le « plan Hulot) : j’attends la réponse. L’Europe intelligente et efficace est sans doute moins « vendeuse » que la grande peur d’une « fin du monde annoncée ».
Pourtant Fitoussi a le mérite de lier écologie, économie, recherche et construction européenne. Il va plus loin d’une façon plus pertinente. Mais la mode est au réchauffement de la planète, non à la glaciation de l’Europe. La seconde aggrave la première pourtant….
Coup tordu ou témoignage révélateur ? Ségolène et les enseignants: la vidéo qui fait mal

Une vidéo pirate enregistrée par un anonyme lors d'une réunion à Angers en janvier 2006, dans laquelle Ségolène Royal propose que les enseignants restent 35 heures au collège, au-delà de leurs seules heures de cours, provoque la colère de enseignants, alors que les « royalistes » dénonçent une "malveillance", un « coup tordu », un « coup bas », de « malveillance ». Des réactions bien normales...
Dans cette vidéo, simplement signée "Jules Ferry", la candidate à l'investiture socialiste à la présidentielle propose "de faire les 35 heures au collège, c'est-à-dire que les enseignants restent 35 heures au collège. Et dans ce paquet global, il y a des cours, mais ils ne quittent pas le collège quand ils ont fini leurs cours".
Car "on est quand même dans un système absurde où aujourd'hui en France, on a maintenant des entreprises cotées en bourse de soutien scolaire" et "ceux qui font cours dans ces entreprises, ce sont les profs du secteur public!", souligne-t-elle.
"Comment se fait-il que des enseignants du secteur public aient le temps d'aller faire du soutien individualisé payant et ils n'ont pas le temps de faire du soutien individualisé gratuit dans les établissements solaires?" Ségolène Royal propose donc de faire "un pas, y compris pourquoi pas avec les nouvelles générations d'enseignants, si les autres nous disent: ben non, droits acquis, 17h de cours et puis on s'en va!"

Cela ne manque pas de bon sens même si cela donne des enseignants une image que bien peu méritent "Ce sont des propos faciles, et qui pourraient laisser croire qu'en dehors de leurs 18 heures de cours, les enseignants font plein d'autres choses et vaquent à leurs occupations alors qu'ils ont tout un travail de corrections, de préparation des cours", a réagi aujourd'hui Patrick Gonthier, secrétaire général de l'UNSA-Education. "On souhaite que les collègues ne soient pas tiraillés, mis en accusation par des propos faciles, qu'ils viennent de la droite ou de la gauche", a-t-il dit à l'Associated Press et à d’autres correspondants de presse.
Mais le plus grave, pour moi, ce n’est pas cette proposition. C’est le commentaire qui l’accompagne, de la bouche même de Ségolène : "Je ne vais pas encore la crier sur les toits parce que je veux pas prendre des coups des organisations syndicales enseignantes". C’est beau le « parler vrai », le « franc parler ». Mendès-France reviens !
Anecdote relevée par Le Monde « L'UNSA-Education a trouvé le coupable grâce à un lapsus de l'AFP : ces propos "simplistes" sont imputables à la "compagne interne" du PS. Vous avez dit cOmpagne ? Celle a pu fausser la cAmpagne… Mais c’est la vie…

DSK ne fait-il pas un peu une belle campagne grâce à sa compagne ? Je l’ai trouvée royale, ce soir sur Canal+…même si elle n’a pas très bien répondu à une remarque de Jean-Michel Apathie sur Ségolène Royale : »j’ai une idée, mais je ne vous la donnerai pas. Je préfère parler de mon mari. » C’est beau l’amour. Le ré-enchantement de la politique par le cœur ? Qui parlait de « poeple-démocratie » ?
Je dis cela sans aucune acidité : j’ai apprécié, professionnellement et personnellement, Anne Sinclair bien avant qu’elle soit la première admiratrice du « candidat le moins démagogique » aux Présidentielles. Il est vrai aussi qu’elle ferait une belle « première Dame » de France Anne. Elle aurait même pu être une excellente candidate du PS pour les Présidentielles. Profondeur, crédibilité, savoir, courage, vrai sens de l’Etat, esprit de rsponsabilité…Tout ce qui ne manque pas à Mme Clinton… Mais DSK n’est pas FH…Je m’égare.
Oh ! La belle cohérence de l’UMP face à LE PEN !
Les agences : « Le président du groupe UMP de l'Assemblée, Bernard Accoyer, n'envisage pas qu'un élu UMP puisse parrainer la candidature de Jean-Marie Le Pen pour l'élection présidentielle."Le combat contre les extrêmes passe par le débat démocratique et la réfutation de leurs idées devant les Français", affirme-t-il dans un communiqué publié aujourd’hui.
Ah bon ? Ce n’est pas ce que j’avais entendu ce matin au réveil. Désinformation de ces journalistes qui résument « tout mal » sans doute… J’avais eu l’impression (comme Hollande d’ailleurs que les sarkozistes faisaient le forcing pour que Le Pen ait ses « signatures ».
D'ailleurs Le Pen et sa fille en rient ...."Les déclarations contradictoires du chiraquien Mariton et du sarkozyste Novelli [ainsi que de Bernard Accoyer]" accréditent la thèse selon laquelle l'Elysée souhaiterait "tout faire pour m'empêcher de me présenter"pendant que de son côté, M. Sarkozy "jugerait que mon absence au premier tour pourrait lui coûter sa victoire au second tour". "Les uns et les autres ne raisonnent qu'en fonction de leurs intérêts stratégiques personnels", ajoute le président du Front national. "Ils en sont venus à penser que les signatures de maires, qui ne devraient être qu'une formalité, sont devenues des armes entre candidats d'un même parti",.."Je me félicite de ces déclarations", a déclaré Marine Le Pen sur France-Info, répondant à M. Accoyer. Selon la directrice stratégique de la campagne du président du FN, "s'il n'y a pas de pression sur les maires, très probablement, [le Front national] obtiendra sans difficulté les signatures puisque c'étaient ces mêmes pressions qui [l'empêchaient] de les avoir". La fille de Jean-Marie Le Pen a toutefois récusé l'idée d'une "main tendue" de l'UMP. Contrairement à ce que dit Fabius. Allez savoir... Le Pen a construit son "magot" électoral sur la fonte des "forces" du PCF par l'art de....Mitterrand. Qui tente d'instrumentaliser qui aujourd'hui?
Peu importe…Dans la forme, il ne faut pas que Le Pen se coule une fois de plus dans un rôle de victime. Sur le fond, je suis trop démocrate pour que Le Pen soit empêché, par un artifice bureucratico-politichien de se présenter. Ce système des 500 signatures, avec les chantages qu’il implique aux niveaux locaux et régionaux, est complètement débile. Un reflet de cette France archaïque : celle des notables non représentatifs...mais influents
Je suis donc d’accord, sur ce point, avec le Premier ministre Dominique de Villepin : « Je pense que dans la vie d'un grand pays démocratique comme la France, il est important que tous ceux qui expriment une opinion et qui, par ailleurs, trouvent un écho dans la vie de notre pays puissent se présenter à une élection présidentielle ». Il faudrait que cela soit vrai (et pas seulement pour le FN) à l’Assemblée nationale et au Sénat. C’est une autre affaire… Mais les Présidentielles n’auraient pas le même visage avec une « représentation législative » plus conforme à la société française.
Le Pen face à la concurrence de Villiers
Le président du Front national a donné aujourd’hui le coup d'envoi de sa cinquième campagne, lors de la « convention présidentielle » au Bourget. La cinquième… A 78 ans. La dernière ? La plus belle, pour lui. Plus belle même que celle qui a mis Jospin hors course et en retraite…. Moins il parle, plus il grimpe dans les sondages.
Pourtant, le président du FN devra compter, cette fois, avec un Nicolas Sarkozy qui chasse ouvertement, délibérément, ostensiblement sur ses terres, ses terroirs, ses viviers (piqués à l’extrême-gauche et au PCF notamment) mais également avec Philippe de Villiers.

Le président du Mouvement pour la France (MPF), qui a inauguré cette semaine son siège de campagne, espère bien parvenir à réunir les 500 signatures nécessaires à sa candidature. Après avoir longtemps cherché à se démarquer de Jean-Marie Le Pen, il a depuis quelques mois, et surtout ces derniers temps, radicalisé son discours, notamment sur la question de l’immigration et de l’islam. L’un étant lié à l’autre, avec une malhonnêteté intellectuelle et un esprit de « voyourisme politique » qui font bondir celles et ceux qui ne réfléchissent pas que dans leur miroir, mais qui en séduisent bien d’autres. Qui ne sont pas que Vendéens…
Plus « libéral » que Jean-Marie Le Pen sur les questions économiques, Philippe de Villiers sait que c’est sur le thème de la sécurité et de l’immigration qu’il pourra prendre des voix au Front national. Dans ce domaine, bien que les deux hommes s’en défendent, leurs projets présentent de nombreuses similitudes, qu’il s’agisse de défendre la préférence nationale, l’immigration zéro ou le rétablissement de la peine de mort.
« Philippe de Villiers reste un homme du système, explique Jean-Marie Le Pen. Il vient sur le terrain de mes propositions et parfois de manière exagérée. » (…)« Il aborde le problème de l’immigration à l’envers, par le rôle de l’islam. Or, les questions posées par l’islam sont la conséquence de l’immigration », insiste le président du Front national.
« Il y a dans ce domaine une différence de vision et de contenu. Pour Le Pen, l’immigration pose la question de la race, pour moi, celle de la civilisation. », martèle De Villiers. Quelles nuances !

Philippe de Villiers a tout de même un argument que ne peut pas avoir Le Pen : sa légitimité d’élu et de président du conseil général de Vendée lui permet de défendre sa « crédibilité » et de dénoncer le parti «de la protestation et pas de l’action».
La course entre les deux hommes est donc bel et bien lancée. Aucun n’ira à l’Elysée. Mais les deux peuvent troubler la course. Au fait, avec lequel des deux Sarkozy préférerait-il « composer », en cas de besoin ? « Les pommes de terre contre l’ennui, pensez-y » : c’est une campagne publicitaire sur les chaînes de télévision. « Vous souffrez de troubles de l’érection ? » : C’est une autre campagne du même type. Pourquoi en parler ici ? « Consultez votre médecin », dit la Pub….
20:35 Publié dans Présidentielles 2007: carnet de campagne | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : présidenteilles, politique, udf, PS Borloo, le pen, de Villiers, Ségolène Royal
05/11/2006
Carnet de campagne: Le Pen et son "vivier pupulaire"
DSK: Ah! Si les sympathisants votaient...

"Les derniers jours de la campagne sont décisifs"…. assuré Dominique Strauss-Khan. Nous y sommes. le 16 novembre c’est demain. Et bien malin quii peut prévoir le score. Le vote des militants n’est pas celui des sympathisants. Dans les trois camps, on tente de faire le plein au premier tour. Fabius peut compter sur 20-21 %, si son électorat du Mans ne s’est pas effrité. Ségolène « tient » la direction de la majorité des Fédérations. Mais DSK ?
L’enthousiasme de ses supporters ne se dément pas. Preuve en a été faite ce samedi à Strasbourg où il a fait un discours-fleuve, bien construit, sériieux et riche. Entouré du sénateur maire PS de Mulhouse, Jean-Marie Bockel, et de deux députés européens, Catherine Trautman et Pierre Moscovici, il a évidemment mis en avant son credo européen, s'engageant, s'il est investi par le PS et élu par les Français, à relancer "la construction européenne" et à "rehausser le statut de Strasbourg comme capitale européenne"
Une tonalité mendésiste : "La gauche doit revoir ses rapports avec la vérité et ne pas faire des promesses qu'elle ne peut pas tenir",(…) c'est "en raison des promesses non tenues" que la gauche a perdu le pouvoir à trois reprises depuis 1981.Mais DSK est comme pris sous les feux croisés de Fabius et de Royal. Ségolène a même dit qu’en cas de deuxième tour, elle préfèrerait affronter Laurent Fabius
Julien Dray, partisan de Ségolène Royal, se réjouit ouvertement que «la Sainte-Alliance Fabius-DSK ait explosé : cela permet enfin de caractériser politiquement Strauss-Kahn». Pur lui, : «Il y a plus un effet Euro-RSCG qu'un effet Strauss-Kahn» grâce à «la mise en scène» par les communicants du candidat de «succès que Dominique est le seul à percevoir...». Il ironise sur le dernier sondage -baromètre TNS-Sofres, publié aujourd'hui le Figaro-Magazine (+11 points): «La droite a choisi son candidat puisque Dominique progresse surtout parmi les électeurs de droite...»
L'électorat de Le Pen pour le rétabissement de ma peine de mort

Problème sérieux pour la gauche et l’ultra-gauche (mais aussi pour la droite): le vote Le PEN. Une étude de l’IFOP(dont Le Monde rend compte en détail) le montre bien, ou plutôt le confirme : les ouvriers, les employés, les retraités, autrement dit ceux qui ont le plus de difficulté à joindre les deux bouts, constituent toujours l'essentiel du vivier du Front national (FN).
*La catégorie la mieux représentée chez les sympathisants du FN est celle des ouvriers (qui représente 25 % de l'électorat FN contre 14 % des Français). Viennent ensuite les employés (22 % contre 18 %) et les retraités, même si la proportion de ces derniers est un peu moindre que dans la population totale (23 % contre 25 %).
* La légère surreprésentation des agriculteurs par rapport à la moyenne nationale (1,5 % contre 1 %) confirme la percée du FN notée à la présidentielle de 2002 dans cette population. Une percéee que Le pen est décidé à accentuer : il se lance dans « marche verte », à travers les campagnes françaises.
*Les professions libérales, les cadres supérieurs comme les professions intermédiaires résistent mieux aux sirènes frontistes (2,5 % et 8 % contre 7 et 14 %).
*Le portrait esquissé par l'étude montre que le sympathisant du FN est plus souvent un homme (52 %) âgé de 35 à 49 ans (32 % alors que ce créneau d'âge ne réunit que 28 % de Français) ou de 50 à 64 ans (23 contre 21 %).
*Les plus de 65 ans comme les 18-24 ans sont moins représentés que dans l'ensemble de la population (17 % et 9 % contre 21 % et 11 %).
*Plus souvent que les autres Français, ce sympathisant FN déclare avoir "peu ou pas du tout" d'"intérêt pour la politique" (67 % contre 56 %). En revanche, il participe plus souvent aux élections (52 % contre 50 %). S'il participe moins fréquemment que le reste de la population aux manifestations (47 contre 50 %), le noyau de ceux qui manifestent régulièrement est plus important que celui de l'ensemble des Français (28 % contre 25 %). Cette tendance protestataire peut trouver sa source dans le fait que 68 % des personnes se déclarant "proches" du Front national déclarent "vivre difficilement" avec les revenus du foyer alors qu'ils sont 54 % à le dire dans l'ensemble de la population. De même, 81 % contre 76 % pensent que les jeunes ont moins de chances de réussir que leurs parents.
Sur les « idées », pas de surprises L'immigration est le premier thème mobilisateur chez ces sympathisants du FN. Un sujet qu'ils lient, comme Jean-Marie Le Pen, à celui de l'insécurité. 86 % d'entre eux estiment, selon l'Ifop, qu'il y a trop d'immigrés en France soit 33 points de plus que la moyenne nationale. 54 % contre 40 % pour l'ensemble des Français pensent qu'"on ne se sent en sécurité nulle part". Ils sont 78 % à réclamer le rétablissement de la peine de mort "
AZOUZ BEGAG :"Une petite bombe"... pour avril

Azouz Begag, écrivain et sociologue d'origine algérienne, aujourd'hui ministre délégué à la Promotion de l'égalité des chances, joue les empêcheurs de tourner en rond. Sur France 5, dimanche dernier , il affirmait haut et fort : « Moi je voterai De Villepin …même s’il ne se présente pas ». Et il brouille les cartes de Perben en annonçant sa condidature aux municipales ou aux législatives à Lyon. « Sans étiquette », dit-il….
Begag prépare un livre, «qui raconte l'épopée d'un chercheur au CNRS écrivain, débarqué en politique sans le code de la route», Une chronique à l'adresse de tous ceux qui le prennent pour «l'Arabe de service». "Une petite bombe", laisse-t-il entendre, qui devrait sortir en avril, juste avant la présidentielle. Sarkozy devrait essayer d'avoir quelsques bonnes feuillees...
Sur le WEB: l'udf de Bayrou crève le toile
L’UDF plus influent que l’UMP sur le Web? Un article intéressant sur AGORAVOX >>>>>>>
06:10 Publié dans Présidentielles 2007: carnet de campagne | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, PS, DSK, Royal, Fabius, le pen, Lyon
25/09/2006
"Fils de sage-femme", c'est beau...
Remarquable, le sens de la famille de Jospin:"Je suis le fils d'une sage-femme, j'irai au terme", a dit l'ancien premier ministre, sur Europe 1 en précisant que "rien" ne pouvait l'empêcher "d'y aller"...
Dur-dur l'accouchement d'un candidat du PS aux Présidentielles! "C'est la preuve de notre fonctionnement démocratique", me dit un "camarade" socialiste qui m'avait déjà vanté les mérites des "campagnes internes" du PS avant le référendum sur le traité cconstitutionnel pour l'Union européenne...
Emmanuelli, lui, demande à Hollande d'être candidat. Logique: c'est le seul PS d'Europe dont le chef (depuis dix ans) n'est pas le leader.Problème.
Mais rien n'est grave: Aubry vient ( à 'ancienneté) d'être nommée au Conseil d'Etat. Dans le sérail politico-étatique, le mot solidarité veut dire bien des choses.
C'est Le Pen qui rigole. Et ce n'est pas rigolo..."Au terme", on va tous y aller, mais en quels termes? Bonne cure...aux thermes. (illustration >>>>)
On pourrait évidemment en rajouter...
Les querelles de la "la gauche de la gauche" sont encore plus ridicules. Pauvre Buffet! Mais que font donc les "têtes pensantes" de l'alter-mondialisme, les cerveaux du monde diplomatique, d'attac, de copernic, de tous ceux qui ont su si bien dire NON à l'europe sans dire OUI à l'avenir?
Ils sont comme génétiquement modifiés. José Bové va-t-il les sauver? Non.
Bové est un type (classique) d'extràme-droite qui joue à gauche. On avait déjà connu ce type de personnage sous la troisième République: le populisme dépasse les clivages droite-gauche. Qui ne le voit pas?
Les VERTS, nonn plus ne sont pas d'un grand recours, surtouts'ils suivent Madame VOYNET, celle qui a pris l'énorme responsabilité d'imposer (avec le soutien de la gauche jospinesque) la suppression de la liaison fluviale Rhin-Rhône tout en condamnant les camions... Elle pédale dans la cancoillotte, Dominique... C'est un crime contre cette spécialité franc-comtoise.
Alors qui , à gauche? DSK; le meilleur? Il est le Bayrou du PS. Il est dans le vrai, mais il a tout faux...Trop bon pour pour le suffrage universel, comme Mendes
Jack Lang? Ségolène le déborde dans ses acrobaties "poeple": un comble.
Fabius? A Lens, il a été le meilleur orateur. Mais sa
campagne en faveur du NON à un Union européenne qu'il a servi et construit d'une façon hyper-libéraliste l'a discrédité. L'escroc au "plan B", c'est lui... Et il n'a aucun remède pour soigner les maux qu'il dénoonce.. C'est le candidat de l'impuissance.
Comme dit Kouchner (pardon de me répéter), c'est vraiment dur d'être de gauche en
France aujourd'hui, surtout quand on n'est pas de droite...
16:05 Publié dans humeur, Présidentielles 2007: carnet de campagne, Rioteries | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : résidentielles 2007, politique, jospin, le pen










