19/06/2007

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MoDem : peu d’élus mais de nombreux électeurs... décisifs

Mon article sur "les Petites leçons du deuxième tour des législatives: ce sont les électeurs du MoDem qui ont permis d’éviter le raz-de-marée annoncé" a tté repris par Agoravox. Dejà plus de 50 réactions. participez au forum >>>>>>

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Petites leçons du deuxième tour des Législatives : Ce sont les électeurs du MoDem qui ont permis d’éviter le raz-de-marée annoncé

« Doulce France »… Toujours prête, de plus en plus même, à se laisser aller d’une humeur à l’autre. Pour se faire peur, ou plaisir. Pour fuir les réalités, souvent.

Lundi dernier : alerte rouge, raz-de-marée annoncé ! La Chambre « introuvable », « bleue encre », s’inscrit dans les sondages. Un succès à igraver dans le Livre des records pour l’UMP, qui pourtant, a  un  bilan (passé sous silence) à mettre plus à son passif qu’à son actif. Le premier ministre, vrai chef de guerre, annonce l’objectif : plus de 400 députés. Et le spectre du « parti unique » apparaît.

Huit jours plus tard : « une vaguelette bleue pâle, avec des poissons rouges ». La gauche dans le coma s’est réveillée. Le PC assassiné est ressuscité. Un « Oui mais » titre Le Figaro. Un « avertissement à Sarkozy » lance un éditorialiste. La « fin de l’état de grâce », ose un autre…Les Français sont inconstants, pour les plus pessimistes. Ils sont intelligents, pour les plus optimistes…

En fait, le fait qu’un deuxième tour rectifie le premier dans des élections législatives   n’a rien d’exceptionnel. Même si cette "correction" est plus nette que dans de précédents scrutins. Et l’important n’est pas ce qui est mis la  plupart du temps en valeur depuis dimanche soir, mais ce qui est caché par ce qui est médiatiquement valorisé.

Un «recul » de l’UMP ? Allons donc. La majorité présidentielle est « absolue ». C’est la réalité. Et Sarkozy tient tous les pouvoirs dans ce beau pays de Montesquieu. La victoire de l’UMP et de ses satellites est incontestable. Pas écrasante (ce qui est mieux pour la majorité), mais ample, large, digne de rester dans les annales.

Un « bon réflexe de pluralisme » ? Oui. Le MoDem y a beaucoup contribué. Mais la bonne moitié des français n’est pas représentée, et  notre système reste plus électif que représentatif. Pour les partis, bien sûr : le Modem de Bayrou le sait mieux que personne, mais il n’est pas le seul à être écrasé par les deux rouleaux compresseurs d’un bi-partisme qui s’auto-reproduit. Pour les catégories socio-professionnelles. Pour les jeunes. Et pour les  « minorités visibles »…Bien blanche, la Chambre!

Même l’arrivée, (« massive » aie-je entendu), de femmes est à relativiser :la France, machiste, était au 89 ième rang mondial. Elle fait un bond pour se classer … 56 ième ! Que de progrès encore à accomplir pour être dignes de notre autosatisfaction. Vous avez dit "parité"? La prochaine fois, peut-être... Quand on limitera (enfin) le cumul et la succession des mandats!

Le phénomène essentiel du deuxième tour est le même que celui du premier : l’importance historique et périlleuse de l’ABSTENTION. C’est la preuve du bien-fondé des diagnostics de Bayrou. C’est la démonstration que les Français, malgré l’effet loupe, des Présidentielles transformées en festival de politique-spectacle, ne sont pas du tout réconcilier avec la politique telle qu’elle se pratique.

Problèmes d’éducation (dès l’école), d’information (soirée clips sur M6), de structures non démocratiques, d’état d’esprit oligarchique, de culture (plus monarchique que républicaine, malgré les cantiques laïcs des « élites »)…

ll est vraiment impératif que le MoDem ouvre les « voies nouvelles ». J’attends beaucoup des Conférences de citoyens que Chantal Cutajar lance sur Strasbourg, en appliquant concrètement les exhortations de Bayrou : si elles tiennent leurs promesses, il faudra les étendre à d’autres villes. La démocratie doit être une pratique permanente, sans cesse à améliorer,  et non un état de fait célébré plus ou moins bien périodiquement

En termes d’analyse politique, il importe bien sûr d’être prudent. Et ne pas s’en tenir à quelques impressions données par des cas particuliers (défaites de Juppé et de Chevènement, par exemple) ou par des  calculs partiels et estimations superficielles. Mais trois lignes de forces valent d’être mise en relief:

>>> L’échec du front national, réjouissant pour tous les démocrates et logique après la déroute de Le Pen aux présidentielles (due en grande partie au siphonage réussi de Sarkozy), ne marque en rien la fin sociologique de l’extrême-droite française. Déboussolés ou récupérés, les électeurs lepénistes se sont réfugiés dans une abstention plus dépitée que résignée. Gare aux réveils !

>>> Le sauvetage du PC n’est pas forcément une bonne nouvelle pour tous ceux qui souhaitent une rénovation ou une refondation de la « gauche ». Marie Georges Buffet   revient de très loin. Mais où veut-elle et peut-elle aller ? Et avec qui ? Le conservatisme de gauche se porte mieux qu’on pouvait le penser : ce n’est pas une bonne nouvelle pour ceux qui se veulent d’authentique réformateurs d’une pensée et d’une action adaptées à ce siècle. Cela rend plus ambigu encore le projet de Hollande et de quelques autres de constituer une « UMP de gauche «  qui irait du PC au centre ». Le PS  va être peut-être encore plus tiraillé par une logique de partition entre deux lignes. L’une, « classique », appuyée sur le flanc gauche du PS et donc des alliances à sa gauche. La seconde partisane d’alliances au centre ou avec le centre….

>>> Le bonheur des socialistes, qui en oublient qu’ils ont perdu et que la droite a gagné, a quelques cotés amusants… Après la vague rose des régionales, le même concert d’auto-satisfaction avait rendu sourd les plus lucides.   

Il est vrai qu’au regard de la débâcle qui lui était promise par les sondeurs au soir du premier tour, et de la campagne politiquement nulle que ses dirigeants ont mené entre les deux tours,  le PS a fait mieux que se défendre. Le parti socialiste et ses alliés gagnent même une quarantaine de sièges,  contre toute attente. Une « divine surprise », pour Hollande. Et une « surprise contrariante » pour Royal…

Mais une « surprise » provoquée par quoi ?

Ne croyons pas que subitement ce deuxième tour a été transformé par l’habileté de Fabius, en un referendum pour ou contre la TVA anti-sociale…

Ne croyons pas non plus à une « mobilisation exceptionnelle » des électeurs PS : Claude Patriat, professeur de sciences politiques à l'Université de Bourgogne, sur la base de 150 circonscriptions clés passées à la loupe peut affirmer le contraire. Et d’autres études sérieuses (dont la mienne, si je peux me permettre) aussi : « Le PS n’a pas été mieux servi par son électorat au deuxième tour qu’au premier »

Paradoxe ? En fait, le PS a été servi par l’absence de triangulaire. Il n’y en a qu’une , et elle a été gagné par le MoDem…

Il a été surtout servi par l’électorat du MoDem, y compris dans des circonscriptions où il a perdu de peu et où (fait d’exception)  la candidate éliminée du MoDem avait appelé à voter contre lui (deuxième circonscription de Strasbourg)

Claude Patriat explique :  «  Il n’y a pas eu de sursaut du Parti socialiste. Quand on regarde précisément les résultats du 1er tour on constate que sur 150 circonscriptions, les voix du Modem pouvaient lui permettre de faire la différence à condition que se constitue un front anti-UMP. Or c’est exactement ce qui s’est passé. ».

Les éléphants et les aspirants « lions » du PS se sont bien gardés de le souligner, mais le fait est là : le PS a  bénéficié massivement des voix du Modem. En dépit de l’absence de consigne de vote de Bayrou. Les électeurs seuls ont décidés.

C’est logique puisque l’électorat de centre droit avait déjà voté UMP, en suivant le  « général Morin ». C’est encourageant, non parce que cette fois le PS en bénéficie, mais parce que le MoDem montre ainsi sa puissance d’arbitrage. C’est ce qui fait dire à que les sceptiques ont tort : le phénomène Bayrou va perdurer. La Revolution Orange d’un Centre Indépendant et Libre répond à de vraies aspirations.

Cet appui du moDem est d’ailleurs confirmé par les sondages sorties des urnes : 58% des électeurs du MoDem du premier tour auraient voté pour le PS, 25 pour l’UMP et 17% se  seraient abstenus ou auraient voté blanc.

A noter au passage la faible abstention des  électeurs du MoDem pourtant en deuil de leurs espérances du premier tour : c’est  le signe d’une motivation civique forte chez celle et  ceux qui optent pour l’orange. Cela aussi est très encourageant pour le mouvement de Bayrou.

Ces données sont évidemment importantes pour tenter d’imaginer la recomposition en gestation du paysage politique. Revoici des débats en vue entre les champions de la bipolarisation et ceux qui suivent le cap Bayrou : l’émergence d’une troisième force entre l’UMP et la gauche pure et dure. Cela dépendra d’abord de la capacité du moDem à se donner les moyens de ses ambitions. Une affaire de structures et de mentalité.

Daniel RIOT

 

 

14/06/2007

Oh !le beau débat strasbourgeois…Médiocratie, salle de la Bourse

La politique, c’est le moyen d’être plus intelligent ensemble… Du moins, c’est la conception que j’en ai. En compagnie de Chantal Cutajar et de quelques idéalistes qui la soutiennent parce qu’ils partagent cette idée noble, forte et …de bon sens de la politique, j’ai assisté au débat des DNA opposant, salle de la Bourse,entre les cnadidats du deuxième tour.

D'un coté,  la jeune femme lisse qui propulsée par le « Tandem UMP » porte les couleurs de l’UPS (Union pour Sarkozy), Frédérique Loutrel. De l'autre l’homme qui devrait être cité en référence pour faire réfléchir les candidats à la députation quand ils choisissent leur suppléant, Armand Jung, sortant PS, installé au  siècle dernier au Palais Bourbon par Catherine Trautmann dépassée par son succès de l’époque… Las ! La politique, dans ces conditions, c’est la démonstration  qu’il  est  encore plus difficile d’être intelligent à plusieurs que séparément.

Vous avez dit « débat » ? Les deux journalistes qui tentaient de l’animer n’y sont pour rien : ils ont fait ce qu’ils ont pu…

La qualité d’une joute dépend de la qualité des jouteurs non de celle des arbitres. Et pour qu’il y ait débat, il faut qu’il y ait des idées. La juxtaposition de deux partitions (trop connues) donne deux monologues, mais pas un dialogue. La force de la claque des jeunes de l'UMP n'y change rien...

Par égard par Dame Loutrel et Sieur Jung, par respect pour le suffrage universel et pour ne pas encourager les abstentionnistes, je renonce à coucher sur ce blog ce que m’inspire cet étalage de la médiocratie qui m’a rajeuni : même la plus jeune faisait très passéiste, comme prisonnière d’un discours politique d’un autre âge.

Nous étions loin, très loin, des perspectives que pouvait offrir le débat, sur le fond, à partir de la grille de lecture des valeurs et du projet du moDem, proposé aux deux « finalistes » par Chantal Cutajar.

A l’heure où j’écris ces lignes, Armand Jung a répondu par l’affirmative à cette invitation destinée à éclairer le choix des électeurs qui s’étaient portés sur la candidate du Modem au premier tour. Et Frédérique Loutrel, en bonne imitatrice de pratiques bien connues chez les locataires de l’Hôtel de Ville et de la CUS, s’est cantonnée dans un silence d’impolitesse pour ne pas dire de mépris arrogant. Politique et politesse ont pourtant la même racine…

Mais peut-être donnera-t-elle une réponse le 18 ou le 19… Il est vrai que dans un tel débat, les fiches récitées ou criées n’auraient pas suffi. Mais elle a sans doute eu tort de faire ce « coup du mépris » :elle a peut-être, outre la docilité , des qualités cachées ou encore mal montrées qui auraient pu se révéler. Comme Chantal Cutajar, je crois en la perfectibilité de toutes les natures humaines.

Cela dit, ne dramatisons rien. Dans le prochain Parlement, les qualités de débateurs ne compteront guère : il n’y aura que très peu de vrais débats. Une chambre d’enregistrement avalise  ce qu’on lui fait avaler. Vote et tais-toi ! Alors ?... Le combat pour une démocratie qui ne soit pas qu’élective mais représentative et délibérative ne fait que commencer.

Et ne désespérons pas : l’Alsace compte tout de même quelques parlementaires UMP de qualité. Je les connais et les apprécie. Dommage : ils ne sont pas strasbourgeois.

Daniel RIOT      

 

13/06/2007

Strasbourg: Au clubde la presse

Points de vue sur les législatives
Avec Chantal Cutajar (MoDem), Roland Ries (PS) et Emile Blessig (UMP)

Jeudi 14 juin
12h30 - 14h
Brasserie à l'ancienne douane

(si vous voulez y participer, inscrivez-vous au Club de la presse mailto:info@club-presse-strasbourg.com ou vmuller@club-presse-strasbourg.com    (tel. 08 77 45 66 46
Fax 03 51 12 22 25)

09/06/2007

Le TGV à Strasbourg : Un Très Grand Vote…

La métropole alsacienne a vécu aujourd’hui, dans la liesse et un festival d’autosatisfactions « umpistes »,  le plus grand meeting de la campagne des  Législatives

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Le TGV-est européen ne mérite son nom qu’entre Paris et Baudrecourt. (Vous ne connaissez pas ? C’est en Moselle)

Sa dimension est-européenne ne viendra effective que dans quelques années, peut-être.

Son utilité optimale ne sera là que lorsque une ligne Nord-Sud croisera la ligne Est-Ouest.

Le consommateur-voyageur, une fois sorti des tarifs promotionnels, va perdre en argent ce qu’il va gagner en temps.

Et  les collectivités locales et territoriales de l’Est (donc les contribuables) ont déjà dû payer cher, très cher, pour avoir en dernier ce qu’elles auraient dû avoir en premier… si Giscard n’avait pas fait qu’un effet de manche en parlant de « l’Alsace vitrine de l’Alsace sur le Rhin »… et si les gouvernements successifs s’étaient souvenus que Strasbourg, selon l’étymologie, c’est le « carrefour des routes »…

Une illustration de la décentralisation à la française : Paris décide de faire ou de na pas faire. Et l’Etat tout puissant accorde aux Régions et aux Villes le droit de payer ce qui fait la grandeur et le dynamisme du pays, « le génie français », comme a dit Fillon.

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Passons : un événement attendu depuis…28 ans est un heureux événement. A fêter obligatoirement. Dans la liesse populaire retransmise par la télévision. Dans un déploiement, une débauche, de publicité, de réclames, de campagnes de « com ».

Une fête qui fait passer pour  grincheux et rabat joie tout esprit un peu lucide. Une fête  qui, surtout, autorise tous les festivals officiels d’autosatisfaction, tous les discours les plus chargés d’une émotion euphorisante très opportune en période électorale, toutes les images les plus dignes de cette propagande appelée « com’ » sans laquelle la « politique-spectacle » serait bien terne….

Fillon et Juppé étaient là, cote à cote pour cette inauguration « historique ». Ils n’étaient pas trop de deux pour remplacer celui qui aurait pu (aurait dû) venir honorer de sa présence cet événement après lequel « rien ne sera comme avant »… Mais, on le sait : Sarkozy, le Président à quadriréacteur,  préfère l’avion au train (même à grande vitesse).

C’est que cette fête du TGV a été d’abord et surtout, indirectement, par une « coïncidence » ( ?) de calendrier, par l’omniprésence des élus UMP locaux et régionaux, par l’ampleur du rassemblement populaire (avec Olivia RUIZ en concert gratuit), par ses relais médiatiques,  le plus grand meeting jamais organisé pour une fin de campagne électorale. Qui parle seulement de la "vague bleue",du "ras-de-marée" ou du bulldozer de l'UMP? Le TGV, pour les troupes d'élites de Sarkozy, c'est la mise sur rails du TRES GRAND VOTE... 

C’est légal ? Oui… sans doute. Le mot « Législatives » n’a été prononcé dans les journaux télé ou radio qu’avant  ou après les séquences sur le TGV, train à grandes virtualités…

Mais est-ce normal ? Est-ce correct ? Est-ce admissible ? Quand on pense aux fausses rigueurs imposées par le CSA en matière de temps de parole et aux contraintes que doivent respecter les candidats à partir du vendredi 0 heures, on se sent miné par quelques questions troublantes…

« Cela n’a rien à voir, il n’y a pas de lien entre le TGV et les élections. D’ailleurs les gens ne sont pas dupes : ils savent ne pas mélanger les choses », souligne un adjoint strasbourgeois (UMP) avec cette force de conviction qui naît chez ceux pour qui le pouvoir est d’abord le pouvoir de n’en faire qu’à sa tête… C’est vrai, je dois avoir un esprit mesquin et chagrin : après 28 ans d’attente, on ne pouvait pas décaler de quinze jours cette fête de l’avenir sur rails…

D’ailleurs 15 jours n’auraient pas suffi pour que les travaux de la gare de Strasbourg rattrapent leur retard… Un retard dû non à des recours abusifs comme l’exécutif strasbourgeois le chante, mais par une mauvaise concertation citoyenne,une pédagogie insuffisante et une mauvaise gestion administrative du dossier.

D’ailleurs, cette gare n’a peut-être pas fini de faire parler d’elle. La verrière est belle parce que neuve. Mais le verre, c’est salissant. Et même « incassable », c’est fragile…  Je n’ose imaginer l’impact d’une bombe terroriste sur une telle surface : effets de fragmentation assuré ! Mais là n’est pas le sujet de ce jour :le pire n’est jamais sûr, sauf quand on ne l’a pas prévu !

Pour en revenir à la fête du jour (qui continue en ce dimanche de scrutin), je me souviens, en citoyen un peu bête « qui politise tout », avoir vu  des scrutins être annulés pour des dérives et des mélanges des genres beaucoup moins graves. Mais sans doute suis-je un rabat-joie, un pisse-vinaigre, un trouble fête. Un con, en somme !

Daniel RIOT

 

Les mirages de Sarkozy-le-magicien....

Le calice jusqu’à la lie pour Bayrou ? Un champ de ruines, "l’extrême Centre" ? Les sondages sur l’UDF-MoDem pour dimanche laissent prévoir des résultats (en voix et en sièges) indignes de son score aux Présidentielles… Le PS dans les choux ? C’est moins grave puisque les socialistes sont déjà (et encore) plus préoccupés par leur campagne interne que par les Législatives. Mauvais opposants, ils l'ont été durant cinq ans: Le peu de meubles qu’ils sauveront seront pour eux des cadeaux non du ciel, mais d’un mode de scrutin qui ne nourrit que les gros…  

Les explications de cet état de fait ne manquent pas. Plus ou moins rationnelles…

Injustice et caractère anti démocratique du mode de scrutin, archaïsme du découpage des circonscriptions (qui date de 1986 et se base sur le recensement de 1982), spirale ascendante des supporters de Sarkozy, effet bulldozer de l’UMP, prime aux sortants (y compris au PS !), conséquences de la stratégie élyséenne de vampirisation du  « bayrouisme » (avoué publiquement par le Président), effets désastreux des troupes mercenaires du « général Morin » qui non seulement  ont déserté l’UDF de Bayrou mais ont retourné  leurs armes contre leur leader et ami d’ hier, confusions délibérément entretenues autour de l’étiquette « UDF» …

L’une de ces explications, il importe de le reconnaître, vient des qualités affichées par Nicola Sarkozy dans ses habits neufs de Président.

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Une affaire de « com’ » et d’images ? Un peu (beaucoup bien sûr). Les Français aiment bien son coté « Lapin Duracell » , avec ses piles gonflées à bloc, son dynamisme  et son activisme (ou son « bougisme »), son discours dignes d’un «  Zizou de la politique » sur  « la France qui gagne » , son sens de l’autorité (envers ses ministres d’abord), ses dons d’ ubiquité , son art d’adapter ses postures et sa voix aux circonstances, sa convivialité délibérée avec ses interlocuteurs syndicalistes, sa volonté d’appliquer son « projet » vite et bien. Et ses « castings » réussis à commencer par  Kouchner le « populaire sollicité parce que populaire ») et  Rachida Dati (« qui donne d’un coup vingt ans à MAM »)….

L’effet d’image est d’autant plus efficace que le contraste est frappant avec le style de son prédécesseur… Du Roi fainéant à l’Empereur sans peur et sans reproche.

« Illusionniste », comme dit Hollande ? Peut-être. Mais un bon prestidigitateur. Un excellent même… Même quand on n’est pas dupe de ses ficelles, de ses tours et de ses trucs, on est sous le charme. Bluffant, Sarkozy ! Un vrai pro de la politique spectacle, cet enfant de la télé qui a tout compris du maniement des images, ce pur produit du coté « fils de pup » de mai 68 qui sait trouver (ou bien utiliser) les mots slogans, cet artiste qui sait piquer, grappiller, plagier ceux qu’il combat (à commencer par Bayrou)…

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L’effet d’amplification des médias, l’effet ressort de l’omniprésence quotidienne ou presque et l’effet spirale de la victoire qui appelle la victoire font le reste : une coté de popularité sans précédent, un « état de grâce » jamais vu, un gommage complet des aspect inquiétants de  son image d’imprévisible, de caractériel, de chef cynique, d’obsédé du pouvoir pour le pouvoir, de néo-bonapartiste à la mode des néo-conservateurs…

La Sarkomania ambiante  donne même à cette personnalité composé de plusieurs personnages  un charisme qu’il n’avait guère avant son sacre ;le pouvoir ne crée pas que l’organe, il fait aussi l’auréole. Surtout dans cette République plus monarchique que jamais.

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De Gaulle en imposait, lui s’impose ! De Gaulle enthousiasmait les foules par sa dimension historique, son épaisseur humaine, sa culture d’honnête homme. Sarkozy déchaîne les passions comme une bête de scène envoûte ses fans. Ou comme un champion fait rêver les enfants qui rêvent de performances. Supermann à l’Elysée ! Que demande le peuple ?

Le peuple est content. Heureux même. Le pouvoir comme un jeu : on en oublie le pain… Ses troupes de militants, ou plutôt de supporters,  sombrent  presque dans ce culte de la personnalité si dénoncé chez d’autres en d’autres temps...De la magie? Jusqu'à l'hypnose collective... 

"
medium_hypnose.jpg"l'hypnose est un savoir, non un pouvoir"

Résultats : avec lui, tout semble devenu vraiment  « possible » (en apparence). Y compris la réélection de députés sortants au bilan déplorable et la victoire de candidats par procuration qui n’ont qu’un seul mérite :  leur étiquette politique collée sur un flacon de docilité…   

L’UMP joue d’ailleurs les Législatives comme pour inscrire son score dans le Livre des records. Ah ! Si cette Chambre ne pouvait qu’être bleue… Pourquoi pas au point où l’on en est ? Le PS brûle. Bayrou est « kärchérisé ». Le FN est mangé. L’extrême gauche fait sourire. Et les  Verts sont noyés.

A  quand Besancenot au gouvernement ? « L’ouverture va continuer » assure le Président qui doit secrètement rêver d’être candidat unique d’un parti unique au plébiscite présidentiel de 2012 … Je ne plaisante qu’à moitié.

Mais l’état de grâce par définition n’a qu’un…temps. Le temps que les mines deviennent grises. Et que les joggings télévisés du président  ne fassent plus oublier la sueur des « Français qui se lèvent tôt » ou qui se couchent tard pour gagner durement leur vie, pour tenter d’assurer une bonne éducation à leurs enfants, pour soigner leurs parents dans des maisons de retraites chères et souvent peu confortables, pour épargner en vue d’une retraite non garantie. Ou tout simplement pour payer l’électricité, le chauffage, le loyer, une « malbouffe » et des fringues en solde ou d’occasion…

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Ce tsunami électoral  aura un coût, en effet. Et devinez qui va payer ? Il est des cadeaux chers, très chers…. Entre 12 et 20 milliards d'euros, selon des estimations d’experts non engagés politqiuement,  rien que pour le «  choc fiscal » que le chef de d'Etat et son équipe veulent provoquer.

Mais heureusement, il y a des limites la duperie. Un signe parmi d’autres : Serge July recouvre des qualités éditoriales perdues depuis longtemps.. Je cite sa chronique sur RTL :  « La détaxation des heures supplémentaires est une manière de petit chef d'oeuvre diabolique : en rapprochant le coût pour l'employeur d'une heure supplémentaire  d'une heure travaillée normalement, la durée légale du travail existe peut-être encore dans les textes, mais concrètement c'est fini. Même si ça n'encourage pas spécialement l'embauche, et donc la baisse du chômage. Qui paie ? L'Etat. C'est-à-dire nous. Même chose pour l'ISF, avec le bouclier fiscal à 50% de tous les revenus, qui prend en compte la CSG et le CRDS : le sigle ISF reste, mais l'impôt qui s'y rattache a quasi disparu »

C’est peut-être bien mais quels en seront les vrais bienfaits pour les « Français moyens » et sur l’économie française, donc sur cette croissance qui nous fait tant défaut…

Trois remarques :

>>>> Le côut de ces cadeaux  faits aux plus favorisés (ce qui état dans son programme) va alourdir la dette (ce qui n'était pas dans son projet)... D'ores et déjà, la France se fait sévèrement rappeler à l'ordre par le président de l'Eurogroupe : "Toutes les bonnes et les mauvaises idées doivent être prises selon les règles du pacte de stabilité et de croissance".  Cela n’a rien de dogmatique, c’est une leçon d’expériences : « Ce qui marche en Europe », comme dirait Nicolas Sarkozy,  montre que lorsque la croissance repart, c'est le moment où il faut baisser les déficits, pas les augmenter, ce qui va être le cas pour la France seule de la Zone euro avec le Portugal

.>>>  Les 15 milliards d'euros (de 11 à 20) qui permettraient de financer des réformes structurelles ne seront plus là pour les entreprendre (et il faudra quand même les mettre en chantier!) , ce qui nous promet des impots supplémentaires, donc sans doute, une hausse de la TVA payée par tous.

>>> Le problème français actuel, ce n'est ni la demande, ni la consommation qui tirent la croissance depuis 1999, mais l'état de l'appareil productif en partie inadapté, la faiblesse des PME, l'engagement dérisoire en ce qui concerne la recherche et l'état de l'enseignement supérieur. Ce n'est pas le choix qui a été fait. A sa façon, avec d’autres cibles, Sarkozy fait les mêmes erreurs de stratégie économiques qui étaient inscrits dans le programme de …Ségolène Royal

L’ami Serge July remarque : " Nicolas Sarkozy fait du François Mitterrand. Il faut appliquer les grandes lignes du programme sur lequel on a été élu, quel qu'il soit. On rectifie après. Même si c'est cher, très cher "…

Après 81, il y a eu 83, efectivement…

Mais deux ans de fausse route dans la situation où nous sommes, c’est grave. Mais qu’y pouvons-nous ? Sarkozy a tellement de qualités qui répondent aux critères de la démocratie d’opinion…Un jeune UMP à qui je confiais mes craintes m’a dit : "Mais vous méprisez le suffrage universel et vous prenez les Français pour des cons "…

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Je n’ai jamais méprisé les gens qui s’émerveillent du génie d’un excellent magicien. Mais, je n’oublie pas non plus le mot de De Gaulle, « les Français sont des veaux »… Le mimétisme de masse n’est pas une garantie de lucidité. D’où l’extrême versatilité de ce qu’on appelle l’opinion.

Le respect du suffrage universel, c’est d’abord le devoir pour ceux qui en tirent la légitimité de leur pouvoir de mener des politiques qui ne font pas illusion…Ou qui sacrifie le futur au présent.  Mais la « sarko ttitude » consiste d’abord à faire taire les Cassandre .

Législatives à STRASBOURG I: Le dernier message de Chantal CUTAJAR avant le premier tour

« RIEN NE PEUT SE FAIRE SANS VOUS »

Dans cette campagne du premier tour des Législatives, qui s’ajoute à la campagne active  menée pour soutenir, aux Présidentielles,  François Bayrou, ses idées, son projet et sa conception noble de la politique, j’ai beaucoup appris. Grâce aux femmes et aux hommes rencontrés, grâce aux échanges d’idées multipliés, grâce (aussi) aux critiques et aux contestations formulées.

Ma foi dans la perfectibilité de l’Homme (à commencer par la mienne) et de la Société, s’en trouve renforcée.

Ma volonté de prolonger mes engagements professionnels et associatifs par une activité politique plus marquée s’en trouve décuplée. Tant est à faire ! Tant peut et doit être fait !

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PAS DE PROMESSES DE CIRCONSTANCES..."QUI N'ENGAGENT QUE CEUX QUI LES ECOUTENT"

Je suis trop soucieuse du respect des faits et j’applique trop le « principe de réalité » pour me bercer d’illusions et surtout pour faire des promesses que je ne pourrais pas tenir ou prendre des engagements dont la réalisation dépendrait d’autres…

Je sais les difficultés de la France et les problèmes des Français d’aujourd’hui,

J’ai conscience de l’âpreté des combats à venir.

Je connais l’ampleur de la tâche et des responsabilités qui m’attendent si,  avec vous, grâce à vous, pour vous, j’ai l’honneur de représenter la première circonscription de Strasbourg dans ce Parlement. Ce dernier ne doit ni une Chambre d’enregistrement ni, comme on disait en quelques époques, un « Parlement croupion » ni une « Assemblée alibi ».

Au-delà de la conjoncture politique actuelle et des aléas électoraux, ce Parlement doit recouvrer les pouvoirs d’influence et de contrôle que les assemblées législatives ont dans les démocraties pluralistes européennes qui respectent les principes si écornés de la séparation des pouvoirs édictée par Montesquieu.

LIBERTE ET INDEPENDANCE

Ces responsabilités, je suis prête à les assumer dans l’esprit du MoDem, du Mouvement démocrate de François Bayrou : Liberté, Indépendance, courage d’assumer ses convictions, refus des démagogies et des arguments populistes, Transparence et clarté.

Je ne veux pas en cette veille de scrutin redire ce que j’ai déjà, beaucoup martelé.

Juste un rappel : Voter utile et efficace, c’est dimanche voter pour un Parti de POSITIONS et non d’opposition systématique et pour un parti de PROPOSITIONS CONSTRUCTIVES et non pour un parti d’approbation inconditionnelle, pour des élus qui obéissent à leur CONSCIENCE et non à des CONSIGNES. Pour réussir au mieux cette conciliation toujours difficile entre les intérêts particuliers, souvent antagonistes et l'intérêt général. Pour concilier la LIBERTE indispensable à l'épanouissement des Personnes et l'EGALITE ,ciment du  "lien social" grâce à un esprit de FRATERNITE , cette école du RESPECT, de soi-même et des Autres. 

C’est la philosophie d’action et la raison d'être du MoDem pour qui le mot « valeur » est chargé de sens.

EN PHASE AVEC  FRANCOIS BAYROU

Ma dernière rencontre avec François Bayrou, lundi dernier, à Colmar m’a confortée dans mes engagements à ses côtés. Avec lui. Pour que le MoDem fort de ses 82 000 pré adhérents (dont plus de 1200 dans le Bas-Rhin) tiennent ses promesses et redonne au Centre « central » l’influence qu’il a  eu et qu’il a dans d’autres pays européens. J’ose faire mienne cette phrase de Pierre Pflimlin, l’un des grands inspirateurs de François Bayrou qui a travaillé à ses cotés à la Présidence du Parlement européen :

« L’essentiel pour un parti porteur de valeurs,

ce n’est pas d’être majoritaire :

C’est être en mesure d’imposer des idées »

Dans l’épreuve personnelle et politique que traverse François BAYROU,  son comportement , à mes yeux, est digne, admirable et exemplaire. En toute lucididité,  je pense pouvoir me reconnaître dans ses manifestations de  courage et de ténacité, même si, bien sûr,  nous ne pratiquons au même niveau  "ce sport de combat  aux règles pas toujours respectées" qu'est la politique...

 Mais c’est sur le fond des réflexions menées et des actions à entreprendre que je me retrouve pleinement en accord, en phase,  avec lui.

Nous  avons en commun le même sens de l’éthique politique. C'est pour moi un critère fondamental, décisif, et un préalable à toute adhésion à un mouvement. Les vertus de clarté, de transparence, d'exigence et de loyauté ne sont pas si fréquentes dans ce monde politique où la citoyenne "de la société civile" que je suis a fait bien des découvertes...

Nous faisons les mêmes diagnostics sur les maux français et préconisons les mêmes  remèdes. Avec des règles de comportement dictées par le bon sens : halte au creusement de la dette ! assez de « social » réduit à des réflexes caritatifs à droite et des comportements d’assistanat d’Etat à gauche, oui à des investissements porteurs d’avenir, à des économies bien étudiées et à une croissance aux fruits équitablement répartis.

AMELIORER CONCRETEMENT LA VIE DES FRANCAIS

Nous avons  le même souci d’allier réalisme et idéalisme et la même volonté de poursuivre sur cette « voie nouvelle » adaptée aux impératifs du XXI ième siècle qui doit conduire à la « révolution citoyenne », Une révolution sereine, tranquille, paisible. Pour ré-enchanter la vie politique, pour en finir avec des mœurs qui instrumentalisent, confisquent ou détournent les votes citoyens. Et pour que les LOIS soient prises avec le souci d’améliorer CONCRETEMENT la vie QUOTIDIENNE des Françaises et des Français. Des Français fiers, sans arrogance,  de la France et soucieux d’être pleinement ACTEURS d’une Europe en construction  confrontée à un monde qui évolue vite, très vite.

Tout bien sûr dépend de vous. Rien ne se fera sans vous. Merci  pour votre attention et votre confiance.

 VOTER : UN DROIT ET UN DEVOIR

Encore un mot qui n’est en rien militant mais strictement civique, donc moral. Même si vos choix ne sont pas les miens, même si votre bulletin de vote n’est pas celui que j’espère, n’oubliez pas d’aller voter. Trop de gens ont été tués pour que le suffrage universel soit la règle. Trop de peuples sur cette planète rêvent encore du droit d’aller voter et de maîtriser leur sort.  La démocratie est un bien trop fragile pour ne pas être cultivée, par chacune et par chacun. En passant par l’isoloir. Bon dimanche.

Chantal CUTAJAR

"Une société démocratique peut-elle vivre sans culture ?"

Tel était le titre de la Rencontre-débat organisée ce  vendredi à  l'Art Café au Musée d'Art Moderne de Starsbourg, par Chantal Cutajar avec la participation (entre autres) de David Romieux, metteur en scène, Eric Guerrier, musicien, Pierre Diependaële, metteur en scène, Nathalie Mercier, comédienne, Anne Schneider, professeur de classes artistiques. 

 

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Cette rencontre, riche en enseignements,  était le dernier débat public de cette campagne avant le premier tour des Législatives. Ils seront suivis par d’autres, puisque Chantal Cutajar ne conçoit son engagement politique que dans la perspective et la réalité d’une « révolution citoyenne ».

Révolution, le mot n’est pas exagéré ou emphatique puisque le but est de redonner aux citoyens les moyens d’être pleinement acteur des mesures qui les concernent.

Pas de démocratie représentative, sans démocratie délibérative et participative ! Surtout en cette ère où les nouvelles technologies facilitent les rencontres, les échanges, les concertations, les confrontations civiques d’opinions et d’intérêts.

Entre autres engagements :

>>> Des « TGV de la démocratie ».   Faire à l’Assemblée nationale ce que les eurodéputés font au parlement européen : faire mieux connaître, de l’intérieur,  aux  électeurs de la circonscription les rouages des pouvoirs centraux.

>>> Des conférences de citoyens. Dix fois par an, au moins, organiser des rencontres , thématiques ou générales, avec les citoyens pour les informer des travaux législatifs en préparation, recueillir leurs avis et rendre compte de mes activités de députée. Faire le point de ce qui est fait, anticiper ce que devrait être fait, mesurer les effets concrets de ce qui a été fait ou pas fait : c’est une action permanente. Finissons-en avec les compte-rendus de mandat, formels et artificiels, qui sont faits une fois par an, ou tous les cinq ans !

>>> Créer un type nouveau de « permanence parlementaire ». Celle-ci ne doit pas être un centre de clientélisme où l’on confond toutes les compétences. Un député est au service des électeurs de sa circonscription, mais il n’a pas, en tant que tel,   des compétences de conseiller général ou régional ou d’élu local.

La transparence en politique consiste à ne pas développer des faux semblants et à ne pas mélanger les genres. Dans l’état actuel de notre système, les champs de compétences qui voisinent ou se superposent sont perçus comme des champs d’incompétences qui rivalisent et se neutralisent.

>>> Transformer le blog politique de Chantal CUTAJAR en forum citoyen permanent, en outil performant  d’informations et d’échanges, en levier d’un approfondissement et d’enrichissement de la démocratie active.Ces quatre dernières semaines, vous avez été près de 16 000 visiteurs de ce blog politique qui compte plus de 1100 notes. Les abonnés à la « newsletter » ont quintuplé ces dernières semaines.

Ce sont des signes qui ne trompent pas. Internet joue un rôle clef dans la création du MoDem. Il le jouera aussi dans les activités parlementaires de la candidate du MoDem… si elle est élue.

Ce débat sur la culture de cet après-midi fait suite à de nombreuses rencontres organisées ces dernières semaines. Pour mémoire, et sans être exhaustifs :

<<<  « Un député pour quoi faire ? »

<<< « Etre mère et travailler : comment concilier les deux ? »

<<< « Comment construire l'Europe des citoyens ? »

<<< « L’éducation, la clef de l’avenir »

<<< « L’Université et la recherche, Des investissements impératifs »

<<< « L’écologie, une dimension à intégrer dans tous les secteurs et à tous les niveaux »

<<< « Les Droits de l’Homme, un ciment du Vivre ensemble »

<<< « La justice sociale au cœur de l’économie »

<<< « Social-économie et démocratie sociale : remettre l’Homme au centre de toutes les activités » 

<<< « La SECURITE : Allier prévention, répression, réisertion et aides effectives aux victimes »

<<< « Lutter contre les corruptions et l’économie criminelle »

<<< « Associations : Pour une société civile mieux organisée »

<<< « L’Europe De Strasbourg : Des valeurs qui prennent leur sens dans l’action concrète »

07/06/2007

UMP et PS: Bilans de "sortants"...Participez aux débats

Mon article sur "La victoire de l'UMP annoncée est d'abord un constat d'échec et de carences du PS" a été repris par AGORAVOX. Participez au forum >>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>

La même analyse a été reprise sur Média Citoyen.fr . Autre forum. Même invitation >>>>>>>>>

06/06/2007

Petite histoire politique strasbourgeoise qui vaut leçons pour tous ceux qui plongent la première fois dans la piscine des désillusions qu'on appelle "politique"...

 « L’Extrême-Centre révolutionnaire »: C'est le choix de François Bayrou et de ceux qui l'accompagnent dans sa "Révolution citoyenne" rendue difficile par notre système électoral. Et par une bipolarisation artificielle, caduque mais entretenue par la droite "décomplexée" et par la gauche "défigurée". Mangeons des oranges...Et buvons du jus d'Orange! Notre vie politique a toujours besoin de vitamines, même si "l'effet footing" de Sarkozy peut faire illusion...

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"Tu es du centre, mais tu penches de quel coté?":Une question mille fois entendue...Comme si au sein même du "centre", il y avait une "droite" et une "gauche", ou une droite gauche et une gauche maladroite! Dans le dialogue que j'ai eu , hors campagne électorale, avec Chantal Cutajar, c'est l'une des questions  abordées. En ce moment, c'est son positionnement à elle qui importe le plus , non le mien. D'où l'extrait publié çi-dessous.

Dans le foulée, je reprends ici (en partie) la narration de la première expérience politique de Chantal Cutajar, qui avait été élue, en troisième position, sans étiquette, comme représentante de la "société civile" sur la liste Keller-Grossmann qui a gagné devant des socialistes divisée et minés par leurs contradictions internes: la crise du PS ne date pas d'aujourd'hui...

Chantal Cutajar s'est vite coupée de ce "Tandem UDF-UMP" devenu "UMP". En fait , elle a été dépouillée de ses attributions avant d'être virée... Ce n'est pas ce qui s'appelle une "dissidente", ni une "lâcheuse", mais une victime de ses convictions et de sa lucidité. Cela ne l'a pas découragée.Tant mieux. mais c'est le genre de situation douloureuse. Comme dit Bayrou,"la politique est un sport de combat où l'esprit gentleman est rare"...

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Son expérience peut être utile à toutes les "personnalités de la société civile" qui plongent, par engagement civique,  dans la piscine de la politique, sans toujours se préoccuper de la qualité et de la quantité de l'eau... Et qui se retrouvent souvent dans un bassin de cruelles désillusions.

Cette petite histoire strasbourgeoise a une portée qui ne se limite pas à cette Ville, bien sûr. Je suis certain que ce type de mésaventures s'illustre dans bien des collectivités, de toute couleur politique...

Ce n'est évidemment pas une raison que que les bonnes volontés se découragent: ce sont les moeurs politiques qu'il faut changer. Cela est possible... puisque l'art politique dans toute sa noblesse consiste précisément à rendre possible le souhaitable. Ou le nécessaire.

C'est cela aussi, et peut-être d'abord, la "Révolution citoyenne" que tentent Bayrou et le MoDem. Cette Révolution Orange qui ne fait que commencer... Orange, la couleur de la vigilance, de la vitalité, du dynamisme.Et de la Liberté!

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Cet entretien a été publié sur le site politique de Chantal Cutajar

 DR : Tu es culturellement plus de droite que de gauche non ?

CC : Ah ! Les vieux clivages ! Là c’est ton coté provocateur qui pointe le nez… Je suis d’abord anti-totalitaire, anti-autoritaire, anti-hitlérienne, anti-stalinienne, anti-intégriste, anti-impérialiste…

Est-ce de gauche ou de droite ?

Cela, c’est viscéral, tripal, presque charnel.

La juriste que je suis déteste les injustices, y compris sociales. La chrétienne que je suis mène des combats depuis longtemps contre tout ce qui porte atteinte à la dignité humaine, à la dignité des Personnes, y compris et surtout aux êtres qui sont sur le bords du chemin, pour ce que tu appelles les « Floués du progrès », aux victimes de toutes les « exploitations de l’homme par l’homme ».

Est-ce de gauche ou de droite ?

L’humaniste que je suis a horreur de toutes les discriminations, de toutes les pratiques qui violent les règles du Respect, de toutes les idéologies qui, comme tu dis encore, transforment la culture de l’Autre en négation de l’autre.

Est-ce de gauche ou de droite ?

DR : Je comprends....Personnellement,  j’ai toujours eu beaucoup de respect pour tous les hommes d’Etat (que je différencie des hommes ou des femmes politiques) quelle soit leur couleur politique. Et pour les élus qui assument leurs responsabilité. En dehors de leur étiquette politique, des étiquettes   qui varient d’ailleurs. Jeune, Pompidou n’était-il pas de « gauche » ? Déat n’a-t-il pas été socialiste ? Mitterrand a-t-il été vraiment de gauche ? Comme disait de Gaulle : « Ce n’est pas la droite, la France. Ce n’est pas la gauche, la France. Prétendre représenter la France au nom d’une fraction, c’est  une erreur nationale impardonnable ».

Mais je reviens à ma question : Avant de t’affirmer de « l’extrême-centre », une expression forgée par Jean-Marie Cavada et adoptée par Bayrou, tu te situais où ? Tu t’es engagée en politique sur une liste de droite…

CC : Si la droite, c’est l’ordre si nécessaire à la Liberté, j’étais de droite. Si la gauche, c’est la justice, j’étais de gauche. Mais comme toi je connais trop de conservateurs de gauche et de progressistes de droite pour réduire la droite à un ordre (qu’elle sait si mal assurer) et la gauche à une justice (qu’elle sait si mal garantir).

Quant au Centre, avant « l’udf libre et indépendante » de Bayrou, je m’y suis toujours reconnue dans les valeurs proclamées mais pas toujours dans les méthodes pratiquées….

Pour moi, la politique, c’est une éthique, une morale, une mission, un moyen de faire non d’être, de servir non de se servir, une manière de payer mes dettes envers un pays, une Nation, une société, une école républicaine qui m’ont aidée à devenir qui je suis.

Le Centre avant Bayrou et ses décisions courageuses, c’était le Marais, un milieu mou et lâche, un repère d’opportunistes, de frustrés de droite qui avançaient masqués et de frustrés de gauche qui avançaient avec un faux nez…Le MRP de jadis, oui. Le Centre fait de « sang triste » comme disait Pasqua, non. Les « centristes, disait Chirac, on les roule dans la farine et on les fait frire ». Ce centrisme-là, non. Hélas, des « sangs-tristes », on en compte encore…

Il suffit de voir à quel point le pouvoir attire les esprit faibles comme une lampe les moustiques…Mais il faut compter sur l’électrochoc qu’a provoqué Bayrou. Il a et il aura des conséquences : le MoDem en est à ses débuts. Avec de belles valeurs humanistes, de beaux engagements européens et une belle vocation sociale en héritage. Et le modernisme, la jeunesse, le dynamisme…

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« Le tandem et moi » : Petite histoire d’une grande  désillusion

DR. D’accord, mais tu a été élue sur une liste UDF-UMP, tu as même été tentée par un passage à l’UMP avant d’opter pour l’UDF. Et tu as été la première des adjointes de Keller et Grosmann… pendant peu de temps, il est vrai !

CC : Je n’oublie rien, je ne cache rien et je ne regrette qu’une chose : avoir été plongée en politique sans avoir la pleine conscience que je me lançais dans un sport de combats où les règles ne sont pas toujours très claires.

En fait, je suis entrée en politique parce que l’on m’y a invitée. Par convocation en quelque sorte.

Fabienne Keller et Robert Grossmann sont venus me chercher (sans doute pour tirer parti de ma crédibilité de juriste et d’universitaire) pour être, en tant que « personnalité qualifiée, représentant la société civile », numéro trois de leur liste. J’ai accepté non sans hésiter non sans réflexion,  mais parce que je leur ai fait confiance.

La confiance, c’est l’un de mes défauts. Ou plutôt, mes excès de confiance, mon manque de méfiance. Sans doute est-ce un revers de mon humanisme qui est d’abord un acte de confiance en la Personne humaine même si je ne sous-estime pas le côté cannibale des humains…Peut-être est-ce aussi l’un des résultats de mon inexpérience politique à l’époque, je veux dire de la politique telle qu’elle est si souvent pratiquée…

Mme Keller et M. Grossmann me proposaient un poste, des fonctions, une mission que je ne pouvais pas refuser : lé sécurité de la Ville en une époque où l’insécurité était, à tort ou à raison, l’un des défis politiques les plus grands à relever.

La fille de commissaire, la juriste, la pénaliste, la femme de bonne volonté aimant le dialogue, la concertation, la femme de caractère qui prétend savoir affronter les réalités en face, la pacificatrice (et non la pacifiste ou la laxiste)  que j’étais (et demeure) ne pouvait pas ne pas accepter. En plus, ils me confiaient la charge de défendre les intérêts de Strasbourg l’Européenne dans la préparation des développements prévus de l’ « Europe de la sécurité et de la Justice ».

DR : Et alors ? Que s’est-il passé ?  Le mariage est la première cause de divorces comme dit un humoriste… Un « tandem », c’est déjà difficile à conduire. A trois sur deux selles, cela devient impossible…

CC : Il ne s’est en rien agi de cela. Je ne souffre pas d’un ego démesuré. Du caractère, j’en ai. Oui. Mais je n’ai pas un mauvais caractère. Je n’ai aucune susceptibilité mal placée. Et je suis trop respectueuse du suffrage universel pour savoir faire la différence entre les deux « patrons » choisis par les urnes et les autres membres de la liste, pour ne pas  me soumettre aux lois de l’autorité et pour respecter autant que faire se peut les règles de la solidarité d’une équipe, de la loyauté envers ceux qui détiennent les responsabilités suprêmes dans la Ville et dans la Communauté urbaine. De plus (au risque de me répéter),  j’étais trop inexpérimentée en politique pour jouer les politicardes…

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DR : Venons-en aux problèmes…

CC : Le problème, pour résumer et sans vouloir polémiquer avec qui que ce soit, a été triple : les engagements pris envers moi n’ont pas été tenus ; ma conception de la sécurité réelle et effective a été très vite incompatible avec les réflexes sécuritaires du « tandem » ; et l’atmosphère de travail est rapidement devenue peu supportable, non seulement par moi mais par d’autres.

DR : Il nous faut reprendre ces trois points un par un … L’ambiance, d’abord…

CC : Je n’insisterai pas. Quel Strasbourgeois (pas seulement salarié de la CUS) ne sait pas de quoi je parle ? L’autorité n’est pas l’autoritarisme, le pouvoir n’est pas le fait du prince (et de la princesse), la concertation ne se fait pas dans le mépris des autres, le débat cesse de mériter son nom quand il y a une règle non écrite mais effective : « Tu es pour ou tu la ferme »...

De mon coté, j’ai sans doute quelques torts : les couleuvres, les clous tordus, les peaux de bananes ne font pas partie de mon régime alimentaire… J’ai des réflexes de rejet. Heureusement d’ailleurs. Et je n’ai guère de patience devant ce qui me révolte. Il est de saines colères. Elles sont le fondement même de cet esprit de résistance qui pour moi est une qualité indispensable quand on se veut citoyen responsable et à plus forte raison quand on a obtenu (fusse sur une liste) la confiance des électrices et des électeurs

DR : Tu as attaqué le « tandem » quand il était au plus bas dans le thermomètre local de la popularité… Ce n’était pas très gentil, çà. Pas très « solidaire ». Pas très « esprit d’équipe ».

CC : Je n’ai pas attaqué. J’ai dit ce que je pensais à un moment que je n’ai pas choisi. Trop c’était trop. Nous avions été élus sur un programme et sur une méthode de gouvernement. Ni l’un ni l’autre n’était respectés. J’ai craqué, on peut presque dire cela comme cela, même si c’est mal interprété, parce que je respecte (trop pour certains?) le suffrage universel et les électeurs.

Ce n’était ni un mouvement d’humeur incontrôlé ni un calcul politicien prémédité, mais un cri du cœur et de la tête poussé au nom du respect des citoyens, des engagements pris.

Le « tandem » qui, sur le fond ne m’a jamais rien reproché, peut réécrire cette histoire comme il le veut et comme il le voudra. Dieu sait qu’il a déjà fait beaucoup pour tenter de me discréditer… Mais là comme ailleurs, transparence oblige (y compris de moi vis-à-vis de moi),  je le répète : ce qui a été jugé par certains comme une attitude « inadmissible » a été l’expression d’une rébellion dictée par mon respect des électeurs et de moi-même. On ne respecte les Autres que si l’on se respecte soi-même.

DR : Point deux : la divergences de fond…

CC : C’est ce qui me séparerait, en matière de lutte contre l’insécurité, à la fois  de Sarkozy et de Mme Royale. C’est l’une des raisons pour lesquelles je me suis engagée aux cotés de Bayrou. Pour moi, Prévention, Répression, Réadaptation doivent être liées. Indissolublement. Avec souci des victimes, bien sûr. Un souci réel, non une simple compassion de circonstance, une émotion affichée.

Il ne s’agit pas seulement de rassurer par des mots, des effets de manche et quelques mesures « sécuritaires » démagogiques contre les sentiments d’insécurité de la population, amis d’assurer une vraie SURETE.

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En réagissant avec fermeté quand les circonstances l’imposent : je suis de ceux (rares) qui trouvent dans le droit pénal, donc répressif par nature, des vertus préventives, pédagogiques, éducatives…

Mais aussi en ayant une stratégie globale  de SURETE, où chacun à sa place et dans ses fonctions doit remplir des missions : le policier, le juge, l’éducateur, le responsable associatif, l’ « adjoint » de quartier, le responsable de la politique sociale, le responsable de l’habitat, l’architecte, l’urbaniste…

DR : La Sûreté, c’est un droit de l’homme, garanti comme tel. Et c’est l’un de ces mots que l’on a eu tort de rayer du vocabulaire. Les mots disent toujours plus que l’on croit. Politique, police et politesse ont la même racine. Comme urbain et urbanité. Le « tandem » n’avait pas ou n’a pas  cette conception ?

CC : Encore une question qui relève de tes fausses provocations ! Je ne serai pas méchante au point de reproduire ici quelques mots entendus auprès desquels « racailles » ou « Kärcher » font pâle figure de litotes. La Sûreté c’est une cité policée, non policière ou… militaire. Je n’insiste pas.

Comme je ne m’étendrai pas sur les moyens promis mais enlevés sournoisement, pernicieusement, progressivement, secrètement. Imagines-tu   une adjointe chargée de la sécurité et être privée de tout contact avec la police municipale ?

Pire : ordre avait été donné de me tenir à l’écart de toute information concernant la sécurité. J’ai horreur des faux semblants. J’assume la responsabilité de ce que je fais, non de ce que je ne peux pas faire… Je pourrais citer des exemples précis, qui ne concernent pas que la sécurité, d’ailleurs. La concertation citoyenne, la démocratie participative dans les quartiers telle qu’elle a été (et reste) pratiquée n’avait rien à voir avec celles que nous nous étions engagés à pratiquer et à développer durant notre campagne pour les municipales.

Mais je ne veux pas amoindrir la qualité de notre conversation par   un réquisitoire contre le « tandem ». Je déteste trop le mélange des genres pour tomber dans ce piège. Ce que j’aurais encore à dire, je le dirai peut-être un jour… Si certains faits sont narrés par d’autres d’une façon trop altérée.

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Du Courage , de la Liberté et de l'esprit de résistance....

DR : Tu as vécu cette expérience dans la douleur, tout de même. Tu en souffres encore, non ?

CC : A un point que personne ne peut imaginer. Déprime, bien sûr. On se sent devenir un peu parano dans de tels contextes... On me vire, et on me traite de dissidente. De « traître » aie-je même lu, voilà peu encore dans une « opinion » publiée dans les DNA ! Je suis victime d’un mode de « gouvernement » que je condamne, et on fait de moi une fautive, une coupable. J’ose dire tout haut ce que beaucoup pensent tout bas, et c’est moi qui « fait du tort » à la municipalité… Et une foule de gens qui me gênait par leurs excès d’éloges se sont mis à me balancer des peaux de banane, à me tirer dans le dos, à me dénigrer. Et je paye mon intégrité intellectuelle par toute une série d’attaques personnelles viles, de manoeuvres indignes, de tentatives de décrédibilisation, de campagne d’insinuations et de rumeurs stupides…

Mais si j’ai une bonne mémoire, je ne suis pas portée ni vers la rancœur ni vers  la rancune. Je n’ai de « compte personnel » à régler avec personne, contrairement à ce que j’ai lu récemment encore dans des propos de personnages mesquins qui ont dans la presse locale un écho disproportionné par rapport à leur représentativité. En fait, je dois remercier Mme Keller et M. Grossmann.

DR : Pardon ?

CC : Mais oui… D’abord, comme je viens de le dire, ce sont eux qui m’ont fait franchir le Rubicon de l’engagement en politique. A la politique, je ne pensais pas…

Ensuite, ils m’ont permis de voir ce qu’il ne faut surtout pas faire si l’on veut que le mot « politique « recouvre sa noblesse perdue… Ils m’ont appris (avec bien d’autres proches d’eux) à limer mes excès de confiance en des paroles données, aux promesses « qui n’engagent que ceux qui les entendent » comme dit Pasqua.

J’étais (et je reste encore un peu) naïve. J’aime nager dans des eaux propres. Les eaux troubles me révulsent.    Ils m’ont appris (directement ou indirectement) le sens de mots que je connaissais mal : hypocrisie, calculs « politichiens » (comme disait DE Gaulle), opportunisme, carriérisme, contre-vérité… Toutes les expériences (même celles chargées de désillusions) sont profitables.

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Ma volonté naturelle de transparence s’en est trouvée  renforcée. Mes soifs d’exigences se sont trouvées augmentées. Et toi, tu te sens  de « gauche » plus que de droite, pour reprendre ta « provocation » ?

DR : J’ai toujours eu beaucoup de respect pour tous les hommes d’Etat (que je différencie des hommes ou des femmes politiques) quelle soit leur couleur politique. Et pour les élus qui assument leurs responsabilité. En dehors de leur étiquette politique, des étiquettes   qui varient d’ailleurs. Jeune, Pompidou n’était-il pas de « gauche » ? Déat n’a-t-il pas été socialiste ? Mitterrand a-t-il été vraiment de gauche ? Comme disait de Gaulle : « Ce n’est pas la droite, la France. Ce n’est pas la gauche, la France. Prétendre représenter la France au nom d’une fraction, c’est  une erreur nationale impardonnable ».

CC : Une phrase qui n’a  pas échappé à Bayrou… Mais qui n’est guère honorée par « la droite décomplexée »…Tu m’as dit ne jamais avoir eu qu’une carte de presse jusqu’à ton engagement au MoDem

DR : Oui, En fait, le citoyen que j’ai toujours été (le vrai journalisme est un civisme) a plus voté à gauche qu’à droite. Mais l’engagement européen a toujours été et reste mon premier critère de jugement, avec le sens des responsabilités et la crédibilité des candidats.

Depuis très longtemps habité politiquement par quatre personnages de notre Histoire nationale : Monnet et Schuman, qui ont formé un vrai tandem, Mendès-France et Charles de Gaulle.

Monnet et Schuman m’ont longtemps troublé parce qu’ils étaient effectivement plus de droite que de gauche. Selon des critères bien dépassés.

Mendès m’a longtemps mis mal à l’aise en raison de l’échec qui lui est imputable de la CED, de ce projet d’Union politique européenne qui allait de pair (ou l’oublie) avec le plan d’une Communauté européenne de défense. Quant à de Gaulle… je fais mienne la définition d’Edgar Pisani : « Je n’ai jamais été gaulliste mais je reste gaullien ».

Si aujourd’hui je ne cache pas mon soutien actif à François Bayrou, c’est surtout parce que je retrouve chez lui cette triple inspiration.

Voilà des années que je pense qu’il faut, pour la France et pour l’Europe, une réconciliation des idées de Monnet-Schuman, de De Gaulle et de Mendès. La revitalisation de la politique et la restauration d’une France influente, prospère et équilibrée dans une Europe-puissance passe par là. Et cela dépasse effectivement les clivages archaïques, « préhistoriques », dit Bayrou entre la droite et la gauche.

CC Je me sens complètement en phase vec ce que tu viens de dire. Les deux singuliers accolés à « droite «  et à « gauche » sont d’ailleurs faux, mensongers, fallacieux. Il y a DES droites et DES gauches. Alors qu’il ne peut y avoir qu’un Centre… Même si en ce moment, il n’a jamais été autant disputé.

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 « L’essentiel pour un parti porteur de valeurs,

ce n’est pas d’être majoritaire :

C’est être en mesure d’imposer des idées »

(Pierre PFLIMLIN)

D'autres extraits de ces conversations >>>>>

Mieux connaître Chantal CUTAJAR

« Ce n’est pas la gauche, la France.  

Ce n’est pas la droite, la France.

Prétendre représenter la France au nom d’une fraction, 

 c’ est commettre une erreur impardonnable »  

Charles de Gaulle

A bâtons rompus avec Chantal Cutajar, par Daniel RIOT

medium_DR.7.JPGDernière ligne droite avant le premier tour des Législatives. Chantal CUTAJAR a mené une campagne très active, sur le terrain, en faveur de Bayrou pour les Présidentielles et pour elle-même et les idées de l’UDF-MODEM (la seule UDF !) pour ces Législatives.

Celles et à ceux qui veulent la connaître trouveront dans ces extraits de ces dialogues à bâtons rompus matière à satisfaire leur légitime curiosité.

Ils y trouveront surtout quelques clarifications qui s’imposent après les opérations « brouillage d’image » qui sont menés contre elle depuis qu’elle a pris ses distances par rapport au « Tandem UMP » qui dirige la Ville.

Ces  « conversations » ont été nouées et développées, dans une perspective éditoriale non liée aux échéances électorales. Mais les extraits ici publiés sont pleinement d’actualité : Les DNA de ce jour ne consacrent-ils pas  un grand article aux  Législatives à Strasbourg en ne parlant que des prochaines … municipales ?  N’illustrent-ils pas leur « papier » par une photo du « Tandem UMP »,  dans un de ces mélanges des genres et des scrutins qui est devenu habituel dans le paysage  médiatico-politique  français ?

Puisse cette note (un peu longue, j'en conviens) permettre aux lectrices et aux lecteurs de ce blog de mieux connaître Chantal CUTAJAR qui (croyez-moi) appartient à cette catégorie de personnalités qui…gagnent à être connues…

 Daniel RIOT

 

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04/06/2007

Rappel: François Bayrou aujourd'hui à Colmar

INVITATION: VOUS ETES TOUS LES BIENVENUS AU KOLFHUSS 

Le MoDem: parti de l'avenir pour une Alsace fidèle aux valeurs de l'humanisme rhénan, à ses traditions authentiquement centristes, à ses aspirations décentralisatrices et à ses engagements  clairs en faveur d'une Europe politique concrète 

medium_bayriu_modem.jpgFrançois BAYROU en Alsace: c'est logique et normal. Pour les Présidentielelles, il était venu tenit un grand meeting à Strasbourg. Pour les Législatives, il vient à Colmar. En cette terre d'Alsace où le MoDem puise en grand partie ses valeurs, ses convictions et la force de ses engagements.

Cet ancien collaboratuer de Pierre PFLIMLIN (quand il était Président du Parlment européen) sera à COLMAR, salle du KOLFHUSS  (Salle Roesselmann) le ludi 4 juin, à 17 heures. Un rendez-vous à ne pas manquer que vous soyez ou non membre du MoDem. Les 16 candidates et candidats du MoDem en Alsace vous invitent à participer à ce rassemblement citoyen.

Le MoDem, le parti de l'avenir: PLURALISME, INDEPENDANCE,LIBERTE. "Penser libre pour agir efficace". Le parti des candidats qui n'obéiront pas à des CONSIGNES mais à leurs CONSCIENCES et ne seront gidés que par une motivation: servir au mieux l'intérêt général, les   intérêts des Alsaciens en France et en Europe et aux aspirations des électrices et de leurs électeurs.

Au MoDem, la démocratie ne se réduit pas à quelques dimanches électoraux. Rejoignez -le, enrichissez-le de vos idées et de vos suggestions. La social-économie (donc l'éco-économie) et la démocratie sociale (donc une démocratie sans cesse approfodie) qi sont les deux piliers de son projet font de chaucune et de chacun des ACTEURS et non de simples spectateurs.

"Etre de droite ou de gauche, c'est prendre le risque d'être hémiplégique" (Raymond ARON)

Nous sommes 77 000 pré-inscrits sur le plan national (dont plus de 1200 dans le Bas-RHIN) REJOIGNEZ-NOUS

medium_oranger.2.jpgLe PARTI ORANGE, parti de la vigilance, de la vitalité et de la LIBERTE.

Le parti de la social-économie, de l'écologie moderne, de la démocratie sociale et des valeurs humanistes.

Le Parti des réformes en profondeur, aussi.

>>Pour que la DEMOCRATIE FRANCAISE SOIT PLUS VIVANTE, avec des instutions moins monarchques et oligarchiques.

>>Pour que l'Etat impartial soit garant d'une REPUBLIQUE PROPRE, fidèle à ses idéaux.

>>Pour que l'HOMME soit remis au coeur de toute action.

Le Parti de la REVOLUTION CITOYENNE.

Avec et POUR BAYROU, VOTEZ MoDem!

VOTER MoDem, C'est voter UTILE et EFFICACE!

03/06/2007

Mon carnet de campagne: Pour une vraie RUPTURE

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Les déçus du sarko-centrisme: la soupe amère du Chateau

Pas plus de trente, en tout ! C’est le mot d’ordre , pardon l’ordre, tout simplement, donné  par Sarkozy à  Fillon… 30 ministres et secrétaires d’Etat : il est des promesses de strapontins qui vont être difficiles à tenir. Surtout quand on voit la course aux demi-maroquins dans laquelle sont engagés en attente de reconnaissance des anciens du « Nouveau centre » qui ont cru sur parole ce qu’on leur promettaient en échange de leur retournement de veste, de chaussettes et de slips. "On leur laisse une chance de ne pas être battus aux législatives, c’est déjà beaucoup, non ? " s’amusent les « umpistes » qui savent ce qu’avaler veut dire…

Qui se souvient de « démocratie libérale », par exemple ? Qui se souvient que   les » forces vives de l’udf »  étaient des centristes avant leur ralliement à l’UMP en 2002 ?  Qui, Baylet mis à part, sait que Borloo est un radical ? UMPisés , le bonhomme… et son parti ! C'est cher la soupe aux choux du pouvoir. La soupe offerte par le Chateau. Et souvent, elle est amère...

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 A propos, des internautes ont lancé de vrais concurs le logos pour les centreux morinesques. j'ai reçu entre celui-là de la  part d'un groupe qui veut créer une section strasbourgeoise de cette chapelle du diocèse de Notre dame de l'UMP. Il se passe toujours aux galeries sarkozyennes... Outils et matériaux, chez Sarko, il y tout ce qu'il faut!

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Du simple bon sens: Oui à une vraie rupture

Bonne, la couverture de Marianne, non ? Elle a fait mouche dans les kiosques. Surtout chez les nombreux élus UMP qui sont sûrs d’être réélus, non parce qu’ils bien travaillé mais parce qu’ils portent la bonne étiquette. L’événement, c’est qu’aucune de ces vieilles barbes  n’en tirent les conséquences.

Quelqu’un d’intelligent, pétri de l’intérêt général, nourri au lait de la Patrie bien servie et de la France  à servir, comme André Schneider, par exemple, devrait logiquement en tirer leçon. Il affronte deux femmes qu’il dit estimer et respecter beaucoup, avec la condescendance machiste de ceux qui lancent : « Elles sont très bien , très courageuses…mais ce ne sont que des femmes. Les femmes, c’est fait pour la Chambre, mais pas pour celle des députés, non » ? C'est pas grave: bien des femmes votent pour eux... Encore La Boétie: "De la Servitude volontaire"...

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Parenthèse : C’est drôle le Sarkozysme…Au sommet on exhibe quelques belles têtes bien faites et bien pleines de « Sarkogirls » de classe (Rachida et Valérie, notamment), amis sur le terrain… Les rares femmes investies que je connais sont là comme par obligation d’une parité mal respectée. Et les hommes, oh, les hommes… KKK, Kinder, Kirsche, Küche et...Fantasmes: la modernité a ses mimites...! Je ferme la parenthèse. Et j’en reviens à André Schneider qui va me remercier pour la publicité que je lui fais.

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Bornia Tarall: l'une des candidates de la vraie rupture, celle du MoDem. Et si L'UMP se distait en sa faveur? On peut rêver, non? ... Qu'est-ce que  ce serait bien....pour la France."Votez moderne, votez MoDem"...

ET SI UN "UMPISTE" INCONNU DEVENAIT CELEBRE....

André, avec ton sens de l’Etat,  pourquoi ne tires-tu donc pas parti de cette dernière semaine de campagne d’avant le premier tour pour te désister en faveur de Bornia Tarall, par exemple. Pour l'exemple.

Bien sûr, tu te ferais enguirlander par tes amis. Mais tu ferais l’événement. Un événement national. Sous les feux de la rampe, André ! A la Une du JT de TF1 même! Surtout, tu servirais la démocratie dont tu parles tant,  la France qui vaut tous les sacrifices, ta circonscription qui va finir par ne pas savoir ce qu’est un bon député au XXI ième siècle…

Je plaisante, bien sûr. Et je rêve...Et alors?

Mais je te connais assez, cher André,  pour savoir que tu n’ignores pas que Bornia Tarall et Marc Merger , son suppléant, seraient d’excellents représentants du peuple dans une France où la rupture est exhortée au sommet. Oui, elle est vraiment bonne cette couverture de Marianne sur le thème de la vraie rupture.

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LE "VIEIL ARMAND", HOMME-SYMBOLE....

Il est vrai que bien des sortants du PS devraient la prendre pour eux aussi, cette couverture…Faible , trop faible le "renouvellement" dans cette machinerie qui tourne à vide pour cause de trop plein de conservatismes et de conformismes réactionnaires. 

 Ils labourent le terrain, çà, c’est vrai. Et ils verrouillent leurs sections...

Rubans, coupe, anniversaires, décès, fêtes de paroisses, AG d’associations, bistrots, salons de thé, maisons de retraites, hôpitaux, trottoirs, petits commerces, grandes surfaces, monuments aux morts, petits services…. Toulouse-Lautrec se régalerait, avec de tels modèles....

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Ils labourent, mais sèment-ils ce que le Législateur devrait semer ?

Mon copain « Trampo », inventeur des Mariannes d’Or devrait créer un Oscar spécial pour les députés-laboureurs qui ne sèment rien d’autres que ce qui peut rapporter des voix au prochain scrutin. Quel système !  Après, on fait des thèses sur le populisme et le clientélisme…

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Cette couverture là, de Charlie, n'est pas mauvaise non plus, non?

Dans le Bas-Rhin, le seul député bas-rhinois du PS a un peu beaucoup ce profil. Cela   ne le rend  pas antipathique: il est plutôt sympa, vu d'un oeil,  le « Vieil Armand », comme quelques uns de ses  amis le surnomment. Il ne fait que tirer parti d’un système qui est pathétique ! Où elle est la rupture? Et où est la perspective d’une rénovation dans le PS. ? Cité neuf ou dix fois dans les compte rendus des séances plénières de l’Assemblée nationale, l'Armand : beau bilan, non ? C’est deux fois par an…  Que voulez-vous ? Paris c’est loin.  Avec le TGV, tout ira mieux… Il le promet... s'il est rélu  grâce à ses labours citadins!

LA SAGESSE D'UN SORTANT :LA FIN DES DEPUTES-TAVERNES

Comme me confiait un député strasbourgeois qui a eu la sagesse de se retirer (ou la faiblesse d’obéir à des consignes  ou à quelques chantages), donc qui a, lui, tiré les leçons du besoin de rupture : 

« Je ne suis pas mécontent d’arrêter. Avec Schneider, Jung, Bur et quelques autres nous étions les derniers députés d’un style classique qui est dépassé. Nous avons changé de siècle, d’époque. Il faut du sang neuf, de nouvelles méthodes. Il faut redonner aux parlementaires leur rôle de Législateurs.  Les élus du peuple ne doivent pas être des super assistantes sociales et il faut en finir avec la confusion des compétences. Un député, c’est un député, pas un élu local, cantonal ou régional. » Eh! oui, comme dirait Degas; le temps des "députés Tavernes ", des élections qui se jouent d'abord dans les cafés, les bistrots, les brasseries et les bars se termine. Tout change...

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Belle lucidité, non ? Cet ex-centriste (mal) digéré par l’UMP pourrait retrouver sa vraie famille au MoDem. Son expérience y serait utile. En plus, il a un bon sens politique , une excellente mémoire et  un esprit vif. Hommage sincère lui soit rendu. Mais son suppléant devenu remplaçant répond-il aux critères des "députés de la rupture"? Je n'ai qu'un avis très  personnel et peu optimiste pour l'esprit de rupture authentique...

(Pardon, vous ne connaissez pas André Schneider? Si vous n’habitez pas  Strasbourg, c’est logique... même  dans cette Ville il n’est guère connu. Excusez-moi, vous ne connaissez pas Armand Jung ? Même réponse.... Pardon à mes lecteurs internautes non alsaciens : cette chronique s’ancre de plus en plus dans le terroir. C’est dans la logique de ces Législatives qui sont nationales par le jeu des étiquettes et très locales en raison des détournements de la fonction législative… ) 

Clin d'oeil dominical, en pensant à la France hypnotisée... 

Un bon coup de crayon, Christian Antonelli, talentueux donneur de coups de griffes...

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Mais tout cela n'a rien de grave, ce dessin de Charlie en témoigne....

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Puisqu'on essaie de rire, je ne résiste pas à vous inviter à jouer un peu; Révélez votre pensée secrète dominante, en ce moment... c'est beau l'hyponose collective, l'illuionsime et la propogande efficace: m^me ceux qui vous critiquent font votre jeu. Après le TTS, voici (pour combien de temps? ) le RSS (Rien Sauf Sarko). Elles et ils ont bien du mérité celles et ceux qui n'ont pas joué à l'UMP, ce jeu qui rapporte plus que le PMU quand on veut faire de la politqiue... VOUS CLIQUEZ: Ce n'est qu'un TEST...
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02/06/2007

Mon carnet de campagne : Le bluff du « renouvellement », sauf au MoDem où nécessité (positive) fait (excellente) loi…

Parité: De la poudre aux yeux

Mettons le MoDem à part : nécessité (positive)  fait Loi (positive). En  l’occurrence,  c’est bien. Excellent même : 501 nouveaux candidats, dont des jeunes, des femmes, des représentants de la société civile et  de ce que l’on appelle les minorités « visibles ». Mais dans les autres partis… L’UMP, qui ne respecte en rien la parité (elle a les moyens de payer les amendes !), refuse de publier des statistiques. Conformisme, conservatisme et gérontocratie… Le PS qui ne cesse de parler de renouvellement affiche 55 « nouveaux » sur …535 ! De qui se moque-t-on ? 

 

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"Le renouveau mis en avant par les partis, c'est de la poudre aux yeux", tranche le politologue Dominique Reynié, professeur des universités à l'Institut d'études politiques de Paris, pour qui l'avancée dans le domaine de la diversité est "homéopathique". Parmi les 7 639 candidats, on compte 3 177 femmes, soit 41,6 %, un taux en augmentation de 2,7 points par rapport à 2002. Insuffisant, selon Dominique Reynié : «  L'Assemblée nationale ne comptera pas plus de femmes qu'en 1946-1947 ! »

Pour  cause : les candidats du renouveau sont présentés dans des circonscriptions difficilement gagnables, voire perdues d'avance. « Les partis restent des organisations conservatrices et ne peuvent s'empêcher de préserver les intérêts des sortants », estime Dominique Reynié.  « Le problème, c'est qu'être élu est un métier à risque, ce qui favorise les candidatures de retraités et de fonctionnaires, déplore. C'est aussi pour cela que l'ouverture des partis à la société civile, hors fonctionnaires, reste très limitée. »

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Pour faire avancer les choses, plus que sur la bonne volonté relative des partis, il faudrait compter sur des réformes institutionnelles, souligne le politologue. Il plaide pour "un statut de l'élu", qui offrirait par exemple une assurance sociale et un système de reconversion aux élus limités à deux mandats. Tiens, tiens : c’est ce que proposait Bayrou…

Les assemblées élues à la proportionnelle (élections régionales ou européennes), sont de loin les plus féminisées, souligne aussi M. Reynié. Outre le non-cumul des mandats, appliqué de façon très inégale par les politiques, il défend enfin l'importance de la "rotation des charges électives", qui limite le nombre de mandats dans le temps. Tiens, tiens, c’est ce que proposait Bayrou…

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Un peu gonflée, Ségolène…

Ah ! Si François Bayrou avait répondu à ses appels entre les deux tours de la présidentielle... Le Monde écrit :"Il aurait dû fusionner, il aurait eu Matignon, affirme Mme Royal en petit comité. Je ne sais pas comment le PS aurait réagi mais l'opinion aurait suivi, les Français auraient adhéré, c'est la rénovation qu'ils voulaient... A un moment, l'histoire passe, il faut la capter. Il a manqué d'audace."

Comme si l’engagement de Bayrou pouvait se résumer à l’horizon Matignon. Comme si le poste de premier ministre ne lui avait pas été proposé (entre autres ministères importants. Comme si l’on pouvait oublier les attaques injustes et inféodées dont Bayrou avait été victime de la part de Ségo avant le premier tour.   Comme si les enjeux politiques se résumaient à ce type de calculs… Drôle de conception de la refondation du PS et de la rénovation de la politique ! 

Depuis le 6 mai, l'ancien candidat centriste n'a plus donné signe de vie, regrette-elle. Et alors ? Vous voulez son portable, Madame ? Bayrou ne passe pas d’une soumission à l’autre : Le Centre, c’est le Centre ! Il faut le savoir à gauche, comme à droite.  Mais, à l'avenir, rien n'est exclu , précise Le Monde, puisque Mme Royal revendique un PS ouvert, "sans frontière". "Localement", avec le MoDem, "il va se passer des choses pour les municipales", pronostique l'ex-candidate et future patrone du PS

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Cette ouverture-là fera partie du travail de rénovation auquel devront s'atteler les socialistes après les législatives avec, chez Mme Royal, le dessein de recourir de nouveau à la méthode des débats participatifs. Dans ce cadre, elle compte réfléchir sur le succès du slogan de Nicolas Sarkozy "travailler plus pour gagner plus" comparé à la recette "traditionnelle" de l'augmentation du Smic à 1 500 euros. Il est temps ! Elle devrait (enfin) lire le projet de… Bayrou !

Le refuge des amateurs de rata: Les niches du PSLE

Finalement Morin, le Ministre de l’attaque contre Bayrou et son « armée orange » a bien fait de créer le PSLE, « Nouveau Centre »... d’accueil des opportunistes et des invertébrés du Marais, des amateurs de soupe (ou plutôt de  rata), des orphelins de l’idéalisme, des gloutons de pouvoir et des honneurs…Ils peuvent y entrer en gardant leurs godillods aux pieds... 

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Au-delà des machines  à réélections d’une poignée de notables  du centrisme borgne, le PSLE offre un abri pour les bisés du grand écart, les schizophrènes de l’engagement politichien qui dans nos belles provinces et nos villes voudraient être plus « umpiste » que l’UMP tout en se recommandant du centrisme, plus sarkozyste que Sarkozy tout en restant fidèles aux idéaux  du christianisme social, aux principes de subsidiarité et aux messages européens de Robert Schuman.

Exclus de l’UDF-MoDem, ils trouvent dans le PSLE (Parti social libéral européen, un nom qui sonne comme une partie de la droite extrême italienne)  la niche qui leur manquait. Cela favorise les clarifications. Même si "on" triche encore avec des étiquettes usurpées, histoire de tenter de prendre les électeurs pour des gogos. Quel sens du respect de l'électeur chez ces usurpateurs! Je le vois sur Strasbourg : un microcosme qui mérite une étude de politologie sérieuse…  

L’élan Sarkozy à tous les niveaux…L'immobilisme en mouvement

Oh ! Ils l’aiment Sarkozy ! Et ils s’en inspirent dans leur campagne !  Dynamisme, volontarisme et culture intensive d’une communication efficace ! Décomplexés, les champions du Superchampion d’une France qui hésite encore entre une nouvelle Monarchie de Juillet, un Second Empire (bis) et une République bananière d’un type russo-texan futuriste…

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A Strasbourg, Yves BUR n’hésite pas à mettre en relief un slogan qui fait mouche : « Mettre la France en mouvement » (dna de ce matin) . Le seul problème, c’est qu’il en est à sa quatrième campagne. Qu’a-t-il fait pendant ses mandats précédents ? Il a plongé la France dans l’immobilisme ? C’est cela le miracle Sarko : le pompier sait faire oublier qu’il fut pyromane…

Des primaires triangulaires à droite à Strasbourg I

Puisque je parle de Strasbourg, les admirateurs de Sarkozy dans la première circonscription,  ont une chance fantastique.  Ils ont, au premier tour des Législatives, le choix entre trois candidats… Qui disait que  Sarkozy  faisait des rêves de parti unique ? Qui disait que le même Sarkozy avait repris à son compte le thème du « rassemblement » De très mauvaises langues.

Je résume pour les non initiés sans entrer dans les détails villageois…

medium_mégalomane.JPG"moi, mégalo?"

>>>Le consultant  zig-zag et mégalo-gentil

Première affiche:Un consultant (international, bien sûr !) qui a crée son propre parti pour la circonstance... et l'avenir. Pas mégalo du tout, ce déjà vieux jeune homme… Ou plutôt un mégalo gentil. Qui sait donner de la voix saans ouvrir ses oreilles.  "Schaff n’a", selon un de ses amis,  "qu’un problème dans cette campagne : ne pas dépasser les budgets autorisés"… La faim justifie les moyens, non? Et on ne va pas critiquer ceux qui en travaillant plus  dépensent plus. Ce n'est pas dans l'air du temps. De ce temps où Guizot hante les palais présidentiels. "Enrichissez-vous!"

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C’est le candidat zig-zag : il a frappé à la porte de Sarko, puis de Bayrou avant de re-sonner chez Sarko. Ses références locales ? Il a été conseiller d’un ancien maire fort respecté, Marcel Rudloff, qui a perdu les municipales parce qu’il… était mal conseillé ! C’est prometteur, non, pour cet expert en consulting aux références impressionnantes ?

>>> « La Grande Dame Hermès »

Deuxième tête d'affiche: Une Grande Dame, vice-présidente du Conseil régional, qui fait du social comme on aimait en faire  à l’époque des dames patronnesses. Quand Daumier moquait les riches généreux sur leurs blacons...

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Moi, je l’aime bien, cette femme de classe: Elle a un coté mère poule de l'époque des crinolines  rassurant. Je l’estime beaucoup parce qu’elle a du caractère, la Dame. Et parce qu’elle  mérite mieux que le mépris dans lequel ses (faux) « amis » qui dirigent la municipalit... Ils l’appellent la « Candidate Hermès » ou « Miss Chanel », « CocoCaldé »,  comme si le textile et la parfumerie  de luxe n’étaient pas une richesse et une fierté nationales! Ou encore la "Bourge aux dents longues". Ce qui est tout simplement stupide. Dormez, madame. Et rêvez... Ce sont eux qu'aujourd'hui Daumier croquerait... 

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Je l’aime bien surtout (c’est sans doute mon coté Zorro!)  parce qu’elle est victime d’une injustice de parti : elle a été exclue de l’UMP après avoir été encouragée à juste titre à se présenter par de nombreuses personnalités UMP dont Adrien Zeller. Mais  le « Tandem UMP » qui veut que les vélos  grillent les feux rouges  dans la Ville a toujours  craint sa forte personnalité. Il  lui a préféré la filleule de Madame la maire, un "membre de notre exécutif qui a toujours été loyale", dit Robert Grossmann. C’est beau l’esprit de famille, non ? Il est des moments et des leiux où il vaut mieux regarder le ciel...

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>>> La filleule docile

La troisième affiche, qui se voit en tout en haut, c’est cette filleule, précisément. Avec elle, le « tandem UMP » peut devenir un tricycle….Elle a déjà, sur un plateau de télévision, les sourires amusés et blasés de ceux qui (la fonction créant l’organe) se protègent par une arrogance teintée de mépris pour celles et ceux qui osent la contredire (ou plutôt être en désaccord avec les fiches soigneusement apprise par cœur qu’elle récite bien). C’est dommage. Elle aurait été mieux , à meilleure école, sans doute.

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Mais, elle se voit déjà gagnante, cette femme qui pourrait être si charmante : la vague bleue la porte. Elle en est sûre. D’ailleurs, elle doit adorer l’écume… Et elle se dépense, avec sa marraine, la machine UMP, les jeunes sarkolâtres de l'UPS, les "convoqués d'office", les réquisitionnés,   les exclus de l’udf, les ambitieux en quête d'éligibilté aux prochaines municipales... C'est de la grande distribution: tracts en masse, promesses à la pelle, bonbons (dans les maisons de retraite) et sourires magnétiques…

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La vague la portera, c'est sûr … ou la noiera ! Le surf, c’est risqué. Surtout quand les requins ne sont pas loin... Surtout pour les non « décomplexés » : cette UMP, comme tant d’autres en cette belle Alsace, se recommande du centrisme, non de la droite… La publicité mensongère, cela existe en politique? Quand la gêne reste plus forte que le cynisme...

Le handicap de la femme lisse : Le « tandem UMP »

Elle a un petit handicap, cette jeune femme bien lisse : elle n’a guère l’étoffe d’une députée.Y compris de l'avis de quelques uns de ses "soutiens".  Mais, si on la compare aux autres sortants de l’UMP dans la Ville, ce n’est pas grave : André Schneider la guidera… Il adore jouer les tuteurs de jeunes femmes, cet ancien proviseur sympathique et bon vivant qui tient son fief, comme il tenait sa cour de récréation.

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Cette jeune femme lisse  a un autre handicap un peu plus pesant, mais c’est un crime de lèse-majesté de le dire : Le « tandem UMP » qui la pousse, la tire, la soutient, n’a pas l’art de se faire beaucoup aimer dans cette Ville qui, comme dit l’ancien conseiller Zig-Zag de Rudloff, « mérite vraiment mieux et doit regarder au-delà de Schiltigheim » (la ville voisine qui n’est pas  mise en bière malgré  la crise des brasseries). Bref, pour elle, le "Tandem UMP ", c’est tout :le meilleur (en terme de promotion) et le pire (en termes de valorisation). Quelle communication complexe....

Mais son programme est très fort : "Je veux donner une majorité au président Sarkozy ". Comme s’il n’était pas sûr de l’avoir… Tout est dit.  Cela ne doit pas être très drôle de quémander des « votes utiles"  en jouant d’avance les inutilités pendant cinq ans. En matière d'émancipation politique, il nous reste des efforts à faire, en dépit des progrès accomplis depuis Daumier...

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Le « vote utile et efficace » : MoDem

Je sais : on va me dire que j’écris cela parce que je soutiens personnellement (avec force, conviction et clarté) la SEULE candidate du Centre dans cette circonscription. (Comme je soutiens, entre autres, la fantastique mais trop méconnu  Bornia Tarall et son suppléant Marc Merger dans le secteur de Schneider, ou la jeune Anne Meunier dans le fief de Bur)….

Oui, c’est vrai. Et alors ? Cela ne m’empêche pas de faire des remarques  pertinentes,, dictées par des constats de réalité. Et ce que je dis n’engage que moi. "Arrête ton délire" vont me redire mes amis de droite (j'en ai encore quelques uns; à gauche aussi, d'ailleurs)

Si méchanceté légère, il peut y avoir, elle n’est que très homéopathique… si on la compare aux attaques sournoises, perfides, acrimonieuses, haineuses, diffamantes, infamantes et mensongères que subit depuis des années (ce matin encore dans les dna de la part d’un élu municipal qui rêvait d’être candidat !) Chantal Cutajar, la candidate de l’UDF-MoDem dans la « UNE »…

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D’ailleurs, je ne suis  méchant envers personne : que celles et ceux qui se sentent offensés daignent me croire. Je crois seulement  aux vertus de l’ironie justifiée. L’humour acide est un révélateur. Et  la politique n’est pas toujours tragique… Heureusement !

Je voulais juste mettre en relief la chance des électeurs sarkozystes de la première  circonscription …

Ce n’est pas partout qu’ils  sont trois  à faire ainsi la même offre pour la même demande. C’est une situation d’intérêt national.

Il est vrai que l’emballage du produit n’est pas le même chez les trois : les rêves mégalos et  impossibles sur papier glacé chez le premier, de vraies convictions  chez la deuxième et une docilité d’élève modèle chez la troisième (qui rêve d’être première).

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En termes  de « vote utile et efficace », ce n’est pas sur ces étals-là qu’il faut chercher, bien sûr, même si l’on a voté Sarkozy à la Présidentielles ! On peut être pour Sarkozy sans être sarkolâtre, heureusement. Et sarko-compatible sans être sarko-soumis. Un bon député, c’est un élu à l’esprit critique, donc LIBRE, et CONSTRUCTIF, donc nuancé et sans œillères partisanes. En sport, on peut être « supporter inconditionnel », pas dans les affaires publiques   Mais c’est là une affaire de conscience, non de consigne, comme on dit (avec raison) au MoDem.

J’arrête là. Un jus d’orange m’attend. Je n’ai jamais aimé autant les oranges…Bayrou aurait dû se faire sponsorisé : c’est tout de plus haut en couleur, plus riche en sens, plus chargé de vitamines que le « mangez des pommes » de Chirac. C’est une pomme qui a fait de nous de pauvres pêcheurs, non une Orange. «La terre est bleue comme une orange », chantait Paul Eluard …

Daniel RIOT

 

01/06/2007

Sur le blog politique de Chantal Cutajar...

L'UDF à Strasbourg: Enfin, un peu de ménage....

Il est des clarifications qui s'imposaient!

La Stras’Académie d’Alsaflop

C’est décidé : j’adhère au MoDem !

Une seule chose me faisait encore hésiter : la trop grande patience de l’UDF (départementale et nationale) face aux mini-Santini, aux mini-de Robien, aux mini-Morin, donc aux maxi-traîtres, maxi-taupes, maxi-opportunistes, aux maxi-carriéristes et aux marionnettes géantes (pas comiques du tout) télécommandées par le « tandem  UMP» du « Sarkoland-am-Rhein », comme dit un observateur lucide qui s’auto-censure dans son journal.

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Durant les Présidentielles, j’ai été outré, effrayé, scandalisé par les voix que ces petits « agents doubles » faisaient perdre à Bayrou par leur conduite qui ne visait qu’à mettre des balles dans les pieds de l’Udf, qu’à tirer à vue sur des personnalités UDF taxées d’indocilité par le « tandem UMP », qu’à entretenir des confusions. Que de communiqués publiés dans les dna pour eux si ouvertes malgré leur non-représentativité ! Que de « permanence » tenues au nom d’eux-mêmes ! Que de ragots par eux répandus par seul souci de nuire à ceux (et celles) qui refusent la servilité ! "La fidélité, vertu canine", disait un sage...

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« Papy Riot » l’a dit devant le Club de la presse dans un débat sur le « PHENOMENE Bayrou ». « Si Bayrou a seulement double son score de 2002 sur Strasbourg et non triplé comme dans l’ensemble de la France, c’est en partie parce que la mobilisation de ses partisans a été délibérément insuffisante ou carrément contre-productive sur le centre ». C’est vrai que j’ai suivi les efforts de Chantal CUTAJAR et de son équipe en cette période : elles étaient bien seules à « labourer le terrain ». C’est toujours très dur de devoir travailler contre une partie de son propre camp : la cinquième colonne n’est pas un mythe…

Hier encore quand je voyais l’usage abusif, moralement indigne, politiquement honteux qui était (et est encore) fait du sigle UDF par des suppléants de candidats UMP, je me disais que les pratiques politiques étaient trop pourries pour que je m’engage (même en simple militant) dans ce qui apparaissait comme un marécage réservés aux grenouillages.

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Il est vrai que les petits nains de jardins du pseudo-centrisme local peuvent mettre en avant les (mauvais) exemples donnés par le sommet..

Bayrou doit avoir (encore) la naïveté des enfants de chœur (c'est une vertu) pour avoir fait confiance (c'est un tort) à des élus qui confondent liberté de vote et liberté de trahir, liberté de penser et liberté de changer de convictions, liberté d’action et liberté de faire de mauvaise sa actions.

Sur Strasbourg, Fabienne, ingrate fille politique de Daniel Hoeffel le rigoureux, fait plus et mieux. Elle se fait élire UDF, elle passe à l’UMP tout en continuant à se réclamer du centrisme et tente de mettre la main sur l’UDF locale par agents spéciaux infiltrés, par commandos dociles, par soldats (soldates) d’une Légion très spéciale. Faux nez et faux culs, garde à vous ! Sonnez la charge !

Heureusement, Bayrou a eu le courage de maintenir son cap : le Centre, c’est au Centre. Pas exclusivement à cette gauche de la droite qui s’appelle le Centre droit., ou  maladroit !

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Au Centre, on regarde avec deux yeux (on n’est pas borgne), on écoute avec deux oreilles, on agit avec deux mains , et on marche sur deux pieds. Mieux : On n’a pas le cul entre deux chaises, mais on est assis, sur ses deux  fesses,  sur une  troisième chaise. Vouloir RASSEMBLER et UNIR, ce n’est pas vouloir tout mêler n’importe qui n’importe quoi n’importe comment. Retour et références aux « Ordres » de Blaise Pascal ! Et c’est vouloir agir dans la clarté et la transparence, pas dans la magouille, avec  des pratiques fripouilles et des convictions d’andouilles (c’est pour la rime, vous l’aurez compris !)

Mais je cause, je cause … et j’en oublie mon propos ! Oui, aujourd’hui j'adhère (enfin !) au MoDem, parce que j’ai lu dans les dna (il faut bien chercher, dans les échos, pas dans les infos,  mais cela se trouve !) qu’enfin les pendules étaient mises à l’heure à l’UDF sur Strasbourg. Et que quelques moutons noirs devraient quuitter le troupeau. Et surtout ne plus s'en recommander ou s'en réclamer...

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Des exclusions, des suspensions et des mises au point. Je cite :

>>>> « Laurent Spiero, Alain Lévy, Gilbert Wentz, Emmanuelle Vierling-Kovar, tous les quatre élus au Conseil municipal de Strasbourg ainsi que Bertrandt Hirtz et Pascal Boes de Schiltigheim et Yasmina Sadarnac, candidate dissidente dans la troisième circonscription sont « suspendues de l’UDF-MODEM dans l’&ttente d’une mesure d’exclusion qui sera prononcée par a commission nationale d’arbitrage et de contrôle ».Tous d'illustres inconnus qui ne sont célèbres que par leur appétit de glouton.Faim de pouvoir.faim d'Honneurs.Faim d'une bonne place sur la prochaine liste Keller-Grossamnn pour les prochaines municipales.Vous connaissez les "gloutons"? Des animaux bizarres...Ils ont nombreux dans le "Nouveau Centre" , ce PSLE du petit Morin qui veut devenir grand...

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>>>> A cette liste d’exclus s’ajoute le conseiller général Jean-Daniel Zeter, suppléant d’Yves Bur, (député UMP sortant), l’homme dont l’Ump n’a pas voulu au perchoir de l’Assemblée (m^me pour trois mois) , celui qui se préoccupe (un peu) des buralistes après (et non avant) de promouvoir la campagne anti-tabac que l’on sait, celui qui… Non il s’agit là d’autres sujets ! Pardon pour mes digressions :je ne suis qu’un journaliste stagiaire pigiste amateur…Ces UDF qui jouent la carte UMP quand l'UMP veut "kärcheriser" Bayrou jusque dans son fief, ils son de quel ordre dans le règne animal? Des suceurs, peut-être. Ou des piqueurs. Mais là je ne vise pas que M. Zeter que je ne connais qu'à travers une récente ITW à la télé où il expliquait avec mauvaise foi toute sa bonne foi...

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>>>> Dans le même communiqué (je fais toujours confiance aux DNA puisque je n’ai pas reçu ce texte), les responsables  départementaux du MoDem rappellent que les adjoints strasbourgeois Anne Schumann (celle qui n’arrête pas de cogner sur Pascal Jurdant-Peiffer, dieu sait pourquoi) et Harry Lapp « ne font pas partie du mouvement ». Ils ne sont plus "gloutons". Dans la genre, ils seraient plutôt piqueurs. Ou des piqueurs. je sais: c'est la même chose que pour les précédents mais pas dans le même ordre. Comme faire la différence entre un Douste et un de Robien? D'ailluers les piqueurs sont souvent des suceurs.... 

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>>> Frédéric Le Géant, (« également membre de la majorité de Fabienne Keller », précise utilement les DNA, sans craindre le pléonasme) « n’est en aucun cas porte –parole de l’udf-MoDem du Bas-Rhin ».

Alors, çà, c’est vraiment Géant ! Un usurpateur cet homme que je ne connais que par ses annonces (toujours publiées dans  les DNA) de « permanence » dans un café en face de la poste ! Il ne porte donc que sa propre parole, mais il fallait le dire plus tôt. Il était temps de lui clouer le bec à ce coucou qui pique le nids des autres pour pondre ses oeufs !

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Je vais peut-être suivre son "exemple" et signaler mes activités de brasserie dans les dna....

Vous voyez le genre : « Alsaflop qui n’engage que lui-même tiendra sa permanence au Snack’Michel tous les matins de 8 à 9 heures. Est à la disposition de tous les Sarko-Centreux qui sont aux ordres du tandem UMP pour se faire offrir un café, avec ou sans croissant, afin de mesurer la qualité de leurs arguments et ses propres qualités de résistance à toute avance politique corruptrice qui pourrait lui être faite »...

Le Nain, pardon Le Géant,  viendrait peut-être à ma table… Pour s’y mettre… à table ! Après tout il doit avoir des qualités, cet homme pour être ainsi utilisé par l’UPS, l’Union pour Sarko (mince, encore un lapsus) pour Strasbourg. Le coucou est un malin.Comme une fouine, dit-on...

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J’insiste : ces infos ne devraient pas être dans les « échos », surtout quand on se souvient du tapage fait par les DNA autour du moindre éternuement de ces (vrais) « dissidents » depuis longtemps ! Mais ce n’est pas moi qui vais donner des leçons en matière de hiérarchie de l’information…. Comme me dit un journaliste expérimenté, « tous les journaux locaux sont un peu tributaires des annonces municipales. C’est la loi du système ». Un débat qui me dépasse… mai, maoi dans l'ordre animalier, je sui plutôt du style singe.(Histoire de démontrer que mes allégories animalières n'ont rien de désobligeant pour les animaux. Je me rêve bonobo. Allez savoir pourquoi...

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Ces « échos » en chapelet sont titrés « UDF-MoDem : la Purge ».

Purge : dans quel sens prendre le mot ?

Médicalement, ce n’est pas mal vu. Il s’agit en effet d’un traitement purgatif. Mais cette « purgation » est bien tardive pour qu’on parle de « purge de cheval »…

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Techniquement, le mot n’est pas mal choisi non plus : « évacuation d’un fluide dont la présence dans une conduite ou un récipient nuit au bon fonctionnement d’un appareil », dit le Dictionnaire. Ce « purgeage » s’imposait en effet.

Politiquement, c’est plus douteux, mais c’est sans doute à ce sens que les DNA voulaient se référer, avec ironie j’espère : cela implique un « acte d’autorité contre des indésirables » (toujours selon le dictionnaire). Mais cela a un aspect péjoratif que ne mérite pas la trop tendre UDF. Sinon la « purge » se serait faite plus vite et aurait eu plus d’ampleur.

C’est sans aucun doute sur le plan moral que le mot « purge « des DNA se justifie le plus : il est synonyme de purification….

Il est vrai que c’est à confesse que les pêchés de ces démocrates chrétiens proclamés pourront (peut-être) leur être pardonnés… En termes laïcs, qu’ils règlent eux-mêmes leurs problèmes de conscience, eux qui obéissent tant aux consignes. Mais là je deviens très polémique. Ce qui n’est guère charitable…

En tous cas, c’est en conscience que maintenant, ce « ménage » étant fait, je peux adhérer au MoDem, non comme une huître ou un sot, mais en Acteur. Vous faites comme moi ?

ALSAFLOP

31/05/2007

Déjà des petits et de grands dysfonctionnements dans la « France d’après »

 En guise de Carnet de campagne....

  L'ETAT DOIT DES HEURES SUPPLEMENTAIRES A LA POLICE

>>>> L'administration du ministère de l'intérieur a une épine dans le pied depuis des années : les heures supplémentaires effectuées par les policiers. Aucun recensement précis et incontestable n'existe, mais on estime que le volume global, en sécurité publique, s'élèverait à 12 millions d'heures. Ce problème se pose de façon plus aiguë pour les officiers. A la suite de la réforme des corps et carrières, signée en juin 2004, ces derniers vont intégrer la catégorie A (cadres) de la fonction publique à compter du 1er janvier 2008. Mais avant cette date butoir, l'administration doit régler le passif accumulé ces dernières années. Excusez-moi : qui déjà était ministre de l’intérieur ? Ah ! Le premier flic de France qui faisait des heures supplémentaires pour faire une campagne présidentielle pleinement réussie

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Les deux syndicats des officiers, Synergie et le SNOP, dénoncent dès à présent les manoeuvres du ministère, qui n'aurait pas attendu le cycle de négociation - sur le point de s'ouvrir - pour avancer. "Régler le seul problème des heures supplémentaires ne m'intéresse pas, car il est posé de façon injuste, affirme Bruno Beschizza, secrétaire général de Synergie. Dans certains services, comme à la préfecture de police de Paris, beaucoup de fonctionnaires n'ont pas marqué leurs heures. Il faut aborder cette question dans le cadre d'une négociation globale, sur le régime indemnitaire. Mettons tout sur la table !". Il est temps : Sarko a mis ses copains à la tête de la police. Et MAM est une femme d’action tellement irremplaçable que même Morin a pu prendre sa place à la défense.

L'ETAT DOIT PLUS DE CINQ MILLIARDS D'EUROS A LA SECU

>>>>Un détail : La  dette de l'Etat à l'égard des organismes de Sécurité sociale s'élève à 5,257 milliards d'euros fin 2006. Selon le compte général 2006 de l'Etat, qui a été détaillé, le 30 mai à Bercy, l'Etat doit en effet 412 millions d'euros à la Caisse nationale d'allocations familiales au titre de l'allocation adulte handicapé et 255 millions au titre de l'allocation de parent isolé ; 373 millions à la Caisse nationale d'assurance-maladie des travailleurs salariés au titre de l'aide médicale d'Etat et 118 millions au titre de l'allocation spéciale d'invalidité.

Les exonérations de cotisations sociales, dont l'ampleur a été critiquée pendant la campagne, représentent un total de charges à payer de 3,22 milliards d'euros, le reste - 875 millions - étant constitué de dettes de fonctionnement.

Que de chiffres ! Des nombres plutôt…. Mais tout cela est à mettre au passif du bilan des « sortants », c’est-à-dire de ceux qui reviennent. Après « rupture » avec leur passé. Vive la France ! D’ailleurs, selon l’INSEE, le moral des ménages français s’est considérablement amélioré en mai. Avec Sarkozy Président, tout est vraiment possible. La preuve.

L'ETAT PIEGE PAR LA CARTE ORANGE: CARTON ROUGE

>>>> Encore un salle coup des « sortants ». Là c’est Juppé qui en hérite. Sacré de Villepin ! …Alain Juppé va vivre, en effet,  son premier baptême du feu avec sa  double casquette de l'environnement et des transports. La bombe à retardement : une ordonnance du 12 mars, exhumée par le site Internet du Journal du dimanche, permet au gouvernement Fillon de demander aux employeurs de rembourser 100 % de la carte orange aux salariés d'Ile-de-France, avant mars 2008.

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Au milieu de 143 pages d'annexes (c’est beau la bureaucratie !), l'ordonnance prévoit en effet, dans sa sous-section 1 et son article L3261-2, que "l'employeur situé à l'intérieur de la zone de compétence de l'autorité organisatrice des transports dans la région d'Ile-de-France prend en charge le prix des titres d'abonnements souscrits par ses salariés pour leurs déplacements accomplis au moyen de transports publics de personnes, entre leur résidence habituelle et leur lieu de travail".

Ce présent de l'indicatif diffère de la version précédente de la loi du 4 août 1982 qui prévoyait une prise en charge par l'employeur "aux taux de 40 % à compter du 1er novembre 1982 et de 50 % à compter du 1er octobre 1983". Vous suivez ? Moi, pas trop….Mais ce  nouveau texte affole la région, le Syndicat des transports d'Ile-de-France et les patrons franciliens. Là encore, on jongle avec les millions d’euros…. On attend des décrets ! C’est bien connu : la démocratie décrétée c’est bon. Demandez à de Robien….

L'ETAT  DIT CONSULTER ET IMPOSE: PASSAGE EN FORCE

>>>> Valérie Pecresse sait ce que le mot concertation veut dire. Elle a réuni une vingtaine de délégations d'étudiants, enseignants, chercheurs, personnels et présidents d'université. Et elle a parlé !  La ministre de l'enseignement supérieur  a annoncé avoir constitué trois groupes de travail qui rendront leur synthèse le 22 juin sur la future loi sur l'autonomie des universités. Vite fait, sans doute. Bien fait ? A voir. Passage en force. Avec la bénédiction du suffrage universel.

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On comprend les « consultés » : « On ne veut pas qu'une loi soit votée pendant qu'il n'y a personne dans les facs et qu'après la loi, alors qu'il y a eu des engagements sur cinq autres chantiers, on s'arrête", a souligné Bruno Julliard, président de l'UNEF, en sortant de la rencontre.

Evoquant "une grand-messe", Thiébault Weber, président des étudiants de la FAGE, a de son côté rappelé qu'il souhaitait des "garanties" que la loi votée en juillet serait "suivie d'une réforme profonde" de l'université, passant notamment par "la lutte contre l'échec en premier cycle" et par l’ocroi de nouveaux moyens, comme promis par le candidat Sarkozy. "D'ABORD ON TRAVAILLE, ENSUITE LES MOYENS SUIVRONT", a lancé Valérie Pecresse. Et à Bercy, on en pense quoi ? Ce qu'en pensera l'Elysée...

L'ETAT ENTRETIENT UN EXCECUTIF D'EXECUTANTS

>>>> Excellente      tournée des ministères dans le Monde : « Equation à peu d'inconnues : sachant que le chef de l'Etat entend être "un président qui gouverne", et que le premier ministre a accepté de devenir son "super directeur de cabinet", quelle peut être la fonction des autres membres du gouvernement Fillon ? C'est sur cet exercice que planchent les ministres depuis leur nomination. ».  Qu’ils travaillent en silence ! C’est tout ce que l’Elysée leur demande. Comme on demandera aux élus de la majorité présidentielle d dire Oui à tout ce qui vient du gouvernement en fermant les yeux !

29/05/2007

Mon carnet de campagne : Le « bon choix » de Sarkozy

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Le Havre, port d’attache ! A jumeler avec Verdun-sur-le Doubs où Giscard Président indiquait son « Bon choix pour la France » à des Français qui lui ont dit vite « Bonchoir »…

On feint de s’en scandaliser à gauche, où l’on oublie l’interventionnisme électoral de François Mitterrand. Ce qui permet à Patrick Devedjian, le nouveau Gardien en chef de l’Armée UMP de confirmer que la droite au pouvoir est  totalement « décomplexée » : "Le président de la République est cohérent. Le projet qu'il a défendu à l'occasion de l'élection présidentielle, il le défend à l'occasion des élections législatives", a-t-il déclaré. "C'est beaucoup plus honnête de défendre son projet dans un cadre politique (...) que de vouloir faire croire qu'il est au-dessus de tous les partis". De Gaulle, reveilles-toi...

Sarkozy, lui sourit : il sait que les images qui seront diffusées sur cette  « réunion républicaine » auront plus d’impact que celles statiques d’une intervention télévisée sur l’importance des enjeux et la nécessité d’aller (bien) voter. Au fait, si contre tous les pronostics, L’UMP perdait les Législatives, le nouveau Président ferait-il ce que feront les ministres candidats battus ? Scénario impossible…Je devrais aller faire un jogging:il paraî que c'est un bon moyen de passer dans les JT...

D’ailleurs, dans sa prestation havraise, Sarkozy ne pense pas qu’aux Législatives : il est accompagné de la ministre de l'Agriculture, Christine Lagarde. Cette Havraise d'origine pourrait former avec Antoine Rufenacht un ticket lors des municipales de 2008…

Les municipales, qui n’y pense pas ?

Quand on lit un peu ce qui s’écrit dans les journaux sur la situation dans quelques circonscription, que trouve-t-on ? Des études de rapports de forces dans des circonscriptions « incertaines » (la première à Strasbourg, par exemple) ou chargée de force symbolique (celle de Bayrou) par exemple. Des clins d’œil « people » ( Francis Lalanne parachuté par Waechter  contre le porte parole des Verts à Strasbourg, par exemple). Et surtout, partout, des projections sur les municipales… A croire qu’en France, il faut toujours avoir dans la tête une élection d’avance… Ce qui n’est évidemment  fait ni pour clarifier les enjeux (et les jeux) et ni pour respecter les champs de compétences (ou d’incompétences) des instances et des élus. Tant pis si les citoyens s'y perdent!

Je me suis régalé (si l’on peut dire) en lisant les articles du Figaro et de Libération consacrés aux Législatives dans la première circonscription de Strasbourg. On fait parler le « tandem UMP » qui dirige la Ville plus que les candidats aux Législatives.

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Les tireurs de ficelles

Il est vrai que le « tandem » tire bien des ficelles dans cette circonscription (et dans les trois autres de l’agglomération)… Parlant de la défaite de Robert Grossmann dans cette « Une » lors du dernier scrutin, la journaliste du Figaro (que Yolande me pardonne !) fait un joli lapsus en évoquant le fait que l’actuel sortant socialiste avait battu « Robert Grossmann et Fabienne Keller de 121 voix ».  Unis même dans la défaite, la sénateur--maire et l’ancien Président national de l’UJP ! Unis surtout dans leurs soutiens et dans leurs calculs politiciens. Des calculs peu payants pour Sarkozy au deuxième tour des Présidentielles, comme s'il avait souffert d'un réflexe anti-tandem au bénéfice de Ségolène Royal.

A Strasbourg, la droite se paye le luxe  d’une   primaire entre une conseillère régionale connue (exclue de l’UMP) parce que le « tandem » a voulu une candidate bien à lui, fidèle et reconnaissante, bien de la famille » même. Elle sera portée par la « vague bleue », bien que l’exclue s’inscrive elle aussi dans le « courant Sarkozy ».Et comme dit Grossmann dans Libé, « il est important d'avoir un député qui appartient à l'exécutif de la municipalité.» 

C’est sans doute pour cela que dans cette circonscription, le suppléant de la candidate UMP investie est flanquée d’un élu municipal qui s’accroche abusivement (recours est lancé) à l’étiquette UDF. Cela entretient la confusion au Centre et vise d’abord à gêner Chantal CUTAJAR, qui est  investie par l’UDF-Modem et qui avait été virée de "l’exécutif" municipal à la suite de désaccords de forme et surtout de fond  avec le « tandem » qui avait utilisé la bonne image, la crédibilité et les compétences de cette « personnalité de la société civile » durant sa campagne, avant de se rendre compte qu’elle avait trop de compétences , d’exigences et de force de caractère pour jouer les dociles servantes d’un « exécutif » expert en exécutions et pour cautionner une politique avec laquelle elle avait (et a) bien des désaccords.

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Des éléphants aux mamouths

Dommage que dans ce type d’articles, les journalistes ne s’attardent pas davantage à la personnalité des candidats en concurrence : cela privilégie les « étiquettes » alors que l’élection d’un député devrait d’abord être un contrat de confiance entre une personne et le peuple.

Ce que je viens d’écrire est en partie faux : Les articles de Libé décrivent bien le secret de la réussite du sortant socialiste de cette première circonscription : «  labourer le terrain sans relâche ». Son précepte est simple : «Là où il y a des gens réunis, j'y vais.» Son agenda ne prévoit pas de grande réunion publique. «Je fais rue par rue, quartier par quartier, raconte le député. En ce moment, j'ai trois réunions par jour, avec 10 à 50 personnes, dans des salons de thé, des restaurants, chez des particuliers. Mais ça fait des années que j'agis comme ça. Ça ne se voit pas mais c'est terriblement efficace. C'est comme ça que j'ai pu tisser un maillage.» 

Le problème, c’est que son bilan législatif est plutôt maigre… On ne peut pas tout faire : du labourage de conseiller général et une représentation du peuple digne de ce nom à Paris. Quand la convivialité fait office de crédibilité…

C’est aussi avec ce type de candidat que la parti des éléphants est devenu celui des mammouths. La « rénovation » annoncée au PS aurait sans doute dû commencer par un renouvellement  de quelques sortants du parti de la « rose au poing ». Mais les laboureurs de terrains sont aussi des verrouilleurs de sections. Ainsi prospèrent les poids lourds et les poids morts. Mais le PS n’a pas le monopole de ces pratiques arthritiques…

Bayrou avait le mérite de prévoir des « mandats uniques et exclusifs » pour les députés… mais c’est peut-être cela qui explique (aussi) l’hémorragie « morinesque » vers le PSLE /Nouveau centre Celui s'est crée ce matin avec un souci tactique clair:tirer parti du succès de Bayrou pour le "kärcheriser", conformément aux ordres de l'Elysée. Le miniqtre de la défense passe à l'attaque.

A propos, dans « 20 minutes », Morin reconnaît qu’il ne se fonde pas dans l’UMP pour permettre à la « majorité présidentielle » d’afficher plusieurs couleurs et   pour que son groupe puisse bénéficier de l’aide publique  aux partis politiques… Belle  franchise ! Culte des apparences et intérêts bien compris…

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«Mes racines sont mes branches »

Francis Lalanne ne fait pas ce genre de calculs. Antoine Waechter , patron du MEI,  les fait pour lui. Je ne résiste pas au plaisir de citer un extrait l’article de Libération : 

« Pour se décrire, Francis Lalanne aime les images : «Je suis un arbre en voyage, mes racines sont mes branches.» Voilà que le vent a porté l'arbre jusqu'à Strasbourg pour l'y planter, il y a dix jours, au beau milieu de la 2e circonscription du Bas-Rhin, l'une des plus ouvertes du département. Francis Lalanne était chanteur, «poète» et «intellectuel».  Désormais, il se lance en politique (…)

Ecolo, Lalanne ? «Il suffit d'écouter mes chansons.» Les fans jugeront. Il explique être contre «l' homo politicus et la mainmise des grands et moyens partis», qu'il compare à des «sectes».  «On a besoin de voir arriver dans la vie politique une émanation du peuple souverain» , estime le chanteur, qui se présente aux électeurs en «homme libre qui offre ses services à la cité comme un chevalier offrait son épée au service du prince».  «Francis a une sensibilité romantique, reconnaît Antoine Waechter. Mais il a une grande intelligence de situation, de la repartie et de la présence dans les médias. Je l'accepte volontiers comme porte-parole.» 

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Pour l'autre candidat écologiste, l'ex-secrétaire national des Verts Yann Wehrling, c'est la soupe à la grimace. Que le MEI lui balance le chanteur dans les pattes «est un acte particulièrement belliqueux» , estime celui qui a décidé de «travailler son ancrage local» : «J'ai vingt ans de militantisme derrière moi, Lalanne débarque et il donne des leçons à tout le monde, c'est insupportable !» lâche Wehrling, qui n'a pas digéré les saillies de l'homme au catogan contre l'ancrage à gauche des Verts («Le vert avec du rose dedans, ça fait du marron») .

Pour lui, la situation est d'autant plus difficile que, faute d'accord avec le PS, il doit faire face au socialiste Philippe Bies, conseiller général de l'un des cantons de la circonscription. En 2002, la candidate des Verts avait réuni 4,03 % des suffrages. Wehrling fera-t-il mieux ? Bien décidé à lui couper l'herbe sous le pied, Francis Lalanne annonce qu'il va «mouiller le maillot». Chez les Verts, on surnomme désormais Waechter «le maître chanteur». 

Pendant ce temps-là les écologistes se rallie au MoDem où "cap 21" de Corinne Lepage inscrit son action avec intelligence. l'Orange et le Vert se marient bien , non. Vigilance etespérance!

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Quel concert au Zénith ?

A propos de « chanteurs », qui poussera le mieux la voix de l’unité ce soir au Zénith ? Delanoë voulait chanter le premier. Pour donner le ton. Ségolène a imposé son « la »… Après trois semaines de flottement et un meeting tristounet, "couleur marron",  mercredi à Bordeaux, les poids lourds PS se retrouvent, en effet ce soir, pour la première fois depuis… les primaires internes de la fin 2006. Mobilisation en vue des législatives et discrétion quant à leurs ambitions de rigueur. Mais Royal, Delanoë, Strauss-Kahn, Fabius et Hollande, outre dix minutes de temps de parole chacun, ont, en commun, de la suite dans les idées. Et dans les arrière-pensées !

 « Je n’exclus rien et je  ne m’interdis rien » répète Ségolène à qui veut l’entendre. Pour l'ancienne candidate socialiste, "aujourd'hui, le temps est à la mobilisation pour les élections législatives et ensuite il faudra refonder le logiciel de la gauche". "Il faudra s'inscrire dans la continuité de l'élection présidentielle ». C’est-à-dire ? Dans la continuité de la défaite ? Là, je deviens méchant. Plus que Baylet le radical…"Tous ensemble, tous ensemble, tous..."

Daniel RIOT

Avec Chantal CUTAJAR dans la première circonscription de Strasbourg

medium_cc_portrait_7.2.jpgPOUR UNE REVOLUTION CITOYENNE...

Social-économie et  Démocratie sociale

Je suis candidate  UDF-MODEM aux Législatives  dans la  circonscription I de STRASBOURG

INDEPENDANCE ET LIBERTE Dire OUI et NON aux projets et propositions de LOIS en conscience, en pensant à l'intérêt général, et non en suivant des consignes partisanes dictées par des considérations politiciennes.medium_logo_modem_2.5.jpg

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Réflexions de campagne, par Chantal CUTAJAR

A lire sur le BLOG POLITIQUE DE CHANTAL CUTAJAR >>>>>>>>>>

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>>>>>>OSEZ LE MODEM

>>>>>> RENCONTRE AUTOUR DE L'UNIVERSITE  ET LA RECHERCHE

>>>>>> LA BATAILLE DE LA CARTE SCOLAIRE

>>>>>>> RENTECÔTE

Une journée « bizarre »…

 

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28/05/2007

Au PS, coups de collier, coups bas et coups de gueule

Offensif, le pauvre Hollande

Il en devient émouvant ! Et son sens du devoir envers son parti doit au moins être respecté :il se bat, se montre offensif et Fillon a tort d’ironiser sur ses « pitreries »… Il y a des mauvais perdants, peut-être. Mais rien n’est pire qu’un vainqueur qui gère mal sa victoire en la traduisant par du mépris et de l’arrogance… Il fait ce qu’il peut, le futur ex-patron du PS. Il en donne des coups de colliers malgré tous les coups (y compris bas ) qu'il recoit dans sa famille et chez ses cousins radicaux...

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"Il faut de la combativité, il faut de la pugnacité, il faut de la volonté, il faut qu'on dise qu'on est là, qu'on n'est pas seulement au service d'un parti, d'un camp, mais qu'on est au service des Français", a-t-il exhorté sur Canal+

"Ne croyez pas que l'élection serait jouée parce qu'on nous l'aurait annoncé ou parce que Nicolas Sarkozy veut avoir tous les pouvoirs", a-t-il estimé. "Ce n'est pas un 3e tour", a-t-il dit en évoquant les élections législatives, "on ne va pas empêcher Nicolas Sarkozy d'être président de la République, on veut l'empêcher de mener sa politique". Belle formule, mais c’est Jospin qui a eu l’idée de faire  les Législatives dans la foulée de la Présidentielle… Pour provoquer un effet boule de neige en faveur de l’élu.

La France a besoin effectivement d’une bonne opposition. Mais sous Chirac, le PS a-til été une bonne force d’opposition.Les opposants systématiques sont aussi jugés sur leur bilan de « sortants », surtout quand ils s’accrochent  à un programme plutôt flou, bricolé, et une vision manichéenne des clivages droite-gauche  qu’ils n’entretiennent que par intérêts de parti. Qui parlait de duo plus que de duel ? Ah ! Oui. Bayrou. Dans cette analyse-là aussi il avait (et a toujours) raison…

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Le « coup de gueule » de Fabius le dviseur

Il se fâche Fafa et il pousse un coup de guele dans le JDD (fier de cette exclusivité). Unité ! Rassemblement ! Fin des querelles stériles ! Discipline ! Dans sa bouche, c’’est (presque ) drôle. Quand on pense à l’esprit de parti , de discipline, de rassemblement qui fut le sien après le referendum interne au PS sur le projet de Constitution… Ne s’est-il pas rendu  compte, avec son intelligence brillante (comme celle de Juppé) que la PS aux Présidentielles a surtout payé la facture et les fractures de son attitude anti-européenne (lui le très libéral devenu anti-libral, lui l’européen devenu anti-européen)…J’ai lu son « coup de gueule » : qui lui donnera un bon coup de pieds dans les fesses ? Il en est où, au fait, Fabius, dans sa définition personnelle du « socialisme » ?

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Quand Le Pen lance des fleurs à Sarko, le « siphonneur »…

Interrogé sur les débuts du nouveau président, Jean-Marie Le Pen dit vouloir attendre "100 jours" pour voir les résultats de "son action", avec cette petite pique "ce n'est pas en faisant du jogging qu'on va régler les problèmes"…. A ce propos, le président du FN estime que Nicolas Sarkozy "en fait trop". Jogger, serrer les mains des passants... "Tout cela, c'est du cinéma. Et parfois, c'est too much".

Mais il ne cache pas son admiration Le Pen, en bon connaisseur : Si Ségolène Royal "sur le fond n'a pas fait une mauvaise campagne", Nicolas Sarkozy "a été assez original et performant. Il a fait une campagne à l'américaine exemplaire. C'est même un modèle qu'on pourra étudier plus tard à Sciences Po".

Le leader du FN  se souvient même avoir trouvé que "l'homme a du charme" quand il l'a rencontré notamment au ministère de l'Intérieur.

Ce faisant, bien sûr, "Sarkozy est venu siphonner une partie de mes voix". Les électeurs "ont préféré voter pour celui qu'ils tiennent pour mon disciple et qui parle comme moi" … il est des compliments qui cachent quelques méchancetés !

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Arlette telle qu’en elle-même

Elle a du mérite, Arlette. Mais elle a une conception de la démocratie représentative un peu paradoxale : La « travailleuse » Laguiller affirme que le programme des 563 candidats LO aux législatives n'est pas un « programme électoral » mais « prépare les luttes ouvrières de demain ». Bizarre… c’est moins grave que de promettre des lendemains qui chantent…. Ou des « grands soirs » !

27/05/2007

Strasbourg: L'Europe au coeur de la campagne de Chantal CUTAJAR

SELECTION  SUR LE SITE  DE CHANTAL CUTAJAR

POUR UNE DEMOCRATIE LOCALE VIVIFIEE

medium_c_c.10.jpgDes engagements pour une

citoyenneté mieux respectée !

Cette semaine à Strasbourg se tient la session du Congrès des pouvoirs locaux et régionaux du Conseil de l’Europe. Des travaux peu médiatisés, mais très importants : depuis 50 ans, grâce à une initiative de Jacques Chaban- Delmas, Strasbourg est ainsi le siège d’une organisation qui approfondit cette démocratie locale dont on parle tant, mais qui reste tellement à parfaire,à améliorer, à enrichir. Pour, par et au service des citoyens.

Son action est particulièrement importante  en une époque où la mondialisation commence dans nos salons (par les télévision), dans nos cuisines (avec des produits venant du monde entier) et dans nos activités concrètes, quotidiennes. Surtout en ce monde où les vrais centres et réseaux du pouvoir nous apparraisent trop souvent si lointain

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Si j’avais accepté d’être présentée (en tant que personnalité civile) sur une liste municipale,c’est (entres autres motivations civiques) parce que le programme que je soutenais comportait un approfondissement réel de cette démocratie locale. Promesses trop peu et mal tenues, bien malgré moi, ou plutôt contre moi. D’où (entre autres raisons) ma prise de distance avec le « Tandem UMP » qui dirige la Ville et la CUS... Liberté , indépendance et respect de soi-même et des engagements pris envers les électeurs !

La démocratie locale, c’est celle qui conditionne le plus directement notre vie quotidienne. C’est aussi au niveau local que chacune et chacun peut (si on lui en laisse les moyens) apporter sa pierre au « Vivre ensemble », au « destin commun », à cette construction permanente qui s’appelle la Cité. La politique, c’est polis, la Cité au sens propre et au sens général du mot. En cela, la démocratie locale est la pierre angulaire de la Démocratie en général.  Régionale, nationale, européenne. Et mondiale (puisque nous sommes tous des citoyens du monde).

Les travaux strasbourgeois du Congrès ont permis des progrès considérables, par confrontations des expériences et « limage des intelligences », dans plusieurs domaines : répartition des pouvoirs entre les différentes sphères (c’est ce que l’on appelle la « subsidiarité »), association de la société civile organisée aux pouvoirs politiques, encouragement à la création d’eurorégions, stimulation des jumelages « sans frontières », et surtout actions locales concrètes pour relever des défis généraux

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